boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
Pour vous inscrire à l'event, c'est par là.
quand on est un vrai
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 juliette&jasper ✗ All exits look the same
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Allegeance : En tant que chevalier de l'Ordre, elle est très respectée, parfois crainte. Elle est dévouée à la cause des templiers, parce que c'est comme une mission pour elle, c'est son devoir. Elle est assez froide, et pas très liante, ce qui la rend parfois antipathique pour les autres.
these streets : Juliette, elle est au courant de tout. En tant que templier, elle sait que quelqu'un a brisé le pacte, et que les démons ainsi que les anges sont revenus sur Terre. Cependant, elle ignore tout de la présence des Dieux dans la capitale.
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Sujet: juliette&jasper ✗ All exits look the same Jeu 22 Déc - 0:44 ()

https://www.youtube.com/watch?v=T0eSpAgqrWo
Brooklyn Brooklyn take me in
Are you aware the shape I'm in ?
My hands they shake my head it spins
Brooklyn Brooklyn take me in.


Elle aurait aimé être courageuse, Juliette. Elle aurait voulu que chacune de ses actions aient un sens, elle aurait voulu que le combat soit simple. Elle aurait voulu avoir une raison de se battre. Une autre que celle qui la poussait à se lever le matin, c’est-à-dire d’avancer. Au fond, elle n’avait pas vraiment voulu de cette vie. Elle, elle rêvait d’une alternative, elle rêvait de tout laisser tomber parfois, parce que c’était plus simple que de se battre contre des mots qui avaient perdus tout leur sens. Elle avait accepté son destin. Silencieusement, comme un fardeau qu’elle se devait de porter, comme une promesse qu’elle se devait de remplir. Elle refusait d’admettre ses erreurs et elle avançait en se disant qu’elle avait fait les meilleurs choix possibles, et elle recommençait le même rituel. C’était devenu facile, de se cacher derrière un masque. Ses larmes et ses cris, ils étaient devenus poussière, et elle, Juliette, elle demeurait statue. Le marbre, il recouvrait son visage comme pour cacher tout ce qu’elle refusait de voir. Elle avait appris à le porter, ce masque, si bien qu’aujourd’hui il faisait partie d’elle. Elle avait peur qu’en essayant de l’enlever, elle arracherait sa propre peau. Peut-être que c’était ça, sa plus grande peur. De perdre tout ce qu’elle était à tout ce qu’elle aurait dû devenir.

Elle arpentait les rues comme un fantôme, Juliette. Elle se mêlait à la foule et elle respirait le même air. Elle se glissait dans l’ombre et dans les mensonges. L’obscurité, elle la connaissait. Elle avait appris à la maîtriser, à la contrôler, comme quand on se retrouve au milieu d’un océan déchaîné et qu’il faut pouvoir retrouver son cap. Elle les regardait tous se battre pour quelque chose, pour la vérité, pour l’oubli, pour un quotidien qu’ils refusaient d’abandonner. Au final, ils n’avaient rien, à part l’illusion de tout avoir. C’était comme une malédiction parfois, de regarder leur visage et de lire en eux comme dans un livre ouvert. Elle avait toujours compris les autres. Depuis toute petite, elle les avait observé, comme lorsqu’on se perd dans les traits d’un visage inconnu. Elle s’était amusée à se raconter leur histoire, à la réécrire comme si elle était capable de la deviner. C’était rassurant, en un sens.

Elle s’était habituée aux missions. Toujours les mêmes techniques, toujours le même comportement pour espérer rafler la mise. Tout est calculé, tout est préparé, comme si elle répétait la même mélodie, encore et encore. Les notes, elle les connaissait par cœur, Juliette. Elle refusait l’imprévu, elle le fuyait comme pour espérer s’accrocher à quelque chose de vrai encore quelques instants. Elle ne s’attendait pas à se retrouver dehors sans rien. Sans les informations qu’elle espérait obtenir chez les démons. Se battre pour les templiers, c’était devenu sa seule réussite. Après sa famille brisée, après son mariage raté. Elle se cachait dans les illusions qu’elle avait appris à se créer, comme si elles pouvaient changer tout ce qui s’était déjà passé. Le mensonge, il avait facile à croire, pour elle. Les talons de ses bottes, ils claquent sur le sol, ils meurtrissent la rue de coups rapides, et son visage, il pâlit au contact de la lumière grisâtre du ciel. Elle est là et en même temps, elle est déjà loin. Elle joue un jeu, Juliette. Elle n’a qu’à fermer les yeux, et en l’espace d’un instant, elle se retrouve sur scène. Jouant un rôle déjà bien préparé. Peut-être trop. « Hey, toi ! » Un pas plus rapide, plus agile pour rattraper le type. Un visage familier et en même temps inconnu. Celui d’un homme qu’elle avait brièvement rencontré avant les disparitions. C’était comme se plonger dans le passé, que de regarder dans ses yeux. « Tu te fous de moi, c’est ça ? »

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the mighty bush : persuasion . Très utile pour un démon de la sphère de la paresse. Il n'a qu'à prononcer un ordre pour que celui-ci soit exécuté. Il tire les ficelles, comme un marionnettiste, d'une décadence orchestrée. Il injecte des idées, des volontés, des souhaits, dans des cervelles atrophiées par un monde décomposé.
pyrokinésie . contrôle du feu
Allegeance : Sa loyauté va à Lucifer et à tous les démons qui le suivent. Il préfère ne pas prendre de risque et ne se fondra jamais dans une rebellion qui sera muselée et anéantie en quelques heures. Le pouvoir, il n'en veut pas.
these streets : Il ne sait pas grand chose. Certains pensent que les anges sont à l'origine du grand schisme mais c'est une hypothèse qui lui semble peu probable. Pour autant, il ne croit que ce qu'il voit, et, pour l'instant, il n'a pas vu grand chose...
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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Jeu 22 Déc - 10:38 ()
you gottwo black eyes
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https://www.youtube.com/watch?v=JvCdA8CasKI


« Pss. » Une autre tentative d’attirer leur attention, en vain. Accoudé au comptoir du bar, lui, il l’a su, dès qu’elle est entrée, que cette femme, c’était un templier. Pas parce qu’il avait un instinct surdéveloppé pour ce genre de choses, mais parce qu’il l’avait déjà croisée. Elle avait fait une descente au lotus noir avec ses amis chevaliers quelques jours auparavant. Comme à son habitude, il avait réussi à s’enfuir à temps, mais il s’en était fallu de peu. A Paris, il vivait sans cesse sur un fil. Il jouait avec le feu. Il provoquait Mammon en faisant semblant de ne pas se soucier des conséquences. Mais, après tout, s’il était dans ce bar, à ce moment précis, c’était exactement pour éviter son patron. Il se doutait bien qu’un jour, tout ce qu’il fuyait finirait par lui exploser à la gueule. Prisonnier d’un jeu qui le dépassait, et qui les dépassait tous. Chacun croyant avoir la maîtrise de la situation, chacun la perdant la seconde d’après. Paris changeait de camp tous les jours. Un coup alliée, un coup traîtresse, méfiance instantanée à chaque rencontre qu’il faisait. Alors, justement, tout n’était plus qu’apparences. Des masques qu’il était hors de question de faire tomber, parce que plus que des masques, c’était des boucliers. Là, par exemple, il joue le rôle du démon sur qui on peut compter. Parce que lui, il est censé avoir un devoir de loyauté envers les siens, même lorsque les siens sont particulièrement stupides. Après tout, il ne peut pas leur en vouloir. Elle est douée, la templière. Il l’observe depuis qu’elle est entrée. De ses techniques et ses manœuvres, il n’aurait vu que du feu s’il ne connaissait pas sa réelle identité. Ils ne l’ont pas entendu. Elle captive leur attention, à ces deux démons qui croient encore avoir le contrôle. Lui, il lève les yeux au ciel avant de hausser le ton. « Oh. » Ca y est. Leur visage se tournent vers lui dans un même mouvement, ce qui lui arrache un sourire. « Ah bah, c’est pas trop tôt. » Il se rapproche d’eux, comme s’il voulait les mettre dans une confidence. Il ne sait pas s’il a toujours eu le goût pour la violence. S’attirer des ennuis, c’était devenu son plaisir personnel. Il se demandait s’il était né comme ça, ou si c’était une partie de lui qu’on avait fabriqué. Récemment, il n’arrivait plus à faire la différence entre ce qui lui appartenait, et ce qu’on était venu lui greffer en enfer. Quoi qu’il en soit, le voilà, avec son sourire en coin, s’apprêtant à orchestrer le chaos. « Spoiler alert : vous êtes en train de parler à un templier. » Un clin d’œil, qu’il leur adresse en buvant les dernières gouttes de son verre. La vérité, c’est qu’il ne sent plus vraiment l’effet de l’alcool. Depuis le temps, il se demande ce que ce corps sent encore. Il pose son verre sur le comptoir, mais ne paye pas. « Vous m’remercierez plus tard. » Un champ de bataille s’est formé, entre les démons et la templière. Lui, il déserte. Il remet son blouson en cuir et sort du café sans se poser plus de questions, alors qu’il peut entendre les premiers coups partir. Les premiers verres se briser sur le sol. On ne sort pas d’un repaire de démons aussi facilement qu’on y est entré, elle devrait le savoir. A l’heure des choses statiques, où la nuit paralyse toute une ville, un peu de mouvement ne fait pas de mal. Ses pas sur la rue l’éloignent de la guerre qu’il vient de déclarer. Il s’en va toujours avant que ça dégénère. S’il peut éviter de se battre, il le fait. Pas parce qu’il a des remords. Non, les remords, il ne connaît pas, il ne connaît plus. Seulement parce qu’il n’en a pas envie. Il n’est pas colère, il est paresse et décadence. Inertie. Son titre, il a dû l’acheter avec son âme. Il ne se souvient plus des conditions. Plus vraiment. Il sait ce que Mammon veut bien lui dire. Et puis il y a ces rêves (souvenirs ?). R ê v e r i e s. La conscience d’avoir été autre chose. En Enfer, on l’a modelé, on l’a fabriqué pour le faire obéir à un plan beaucoup plus grand que lui,  plus grand qu’eux, plus grand que Mammon lui-même. Il trahit dieu, jour après jour, sous les néons de Paris. Sauf que ce soir, il n’y a pas de néon, il y a coupure de courant. Et, alors, qu’il s’éloigne des bougies, il se fond dans les ténèbres, jusqu’à ce qu’elle le rattrape.  « Hey, toi ! » La templière, en face de lui. Il lit la colère sur son visage. Il hausse un sourcil, feignant l’innocence. « Moi ? » Un faux air étonné. Mais, tout aussi rapidement, son sourire en coin reprend possession de son visage.  « Tu te fous de moi, c’est ça ? » Une guerre à ciel ouvert. En trois ans, il n’a jamais été directement confronté à un templier. Il a su les éviter. Il est rusé, lorsqu’il le veut. Il sait saisir les occasions de se tirer. Mais cette fois, il n’y a pas vraiment d’issue. Alors, il gagne du temps. « Voyons…. Question intéressante qui demande réflexion… » Prince des illusions et des diversions, il joue avec ses nerfs. Il fait mine de réfléchir, il provoque. Il ne risque rien. Pas là, pas au grand jour. Une voiture passe et éclaire leur visage. Elle, blessée dans son orgueil. Elle qui croyait tout contrôler et qui se retrouve sans rien. Lui, le regard glorieux de celui qui triomphe. « La réponse est oui. » Il lui fait un clin d’œil. « A bon entendeur, salut. » Il s’en va.

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Allegeance : En tant que chevalier de l'Ordre, elle est très respectée, parfois crainte. Elle est dévouée à la cause des templiers, parce que c'est comme une mission pour elle, c'est son devoir. Elle est assez froide, et pas très liante, ce qui la rend parfois antipathique pour les autres.
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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Sam 24 Déc - 17:03 ()

https://www.youtube.com/watch?v=zPJQQeeYDYI
Up against the wall
There's something dying on the street
When they knock you down
You're gonna get back on your feet.


Elle avait fini par se forger une armure, Juliette. Elle s’était cachée derrière ce mur de glace, derrière ce visage figé. Elle avait trouvé des réponses là où il ne restait que des questions. Elle avait voulu avancer, pour se battre. Parce que c’était devenu ça, sa manière de faire face. Ça n’a jamais été vraiment un choix. Elle ne faisait pas partie de ceux qui avaient tout donnés, ceux qui avait choisi ce combat impossible contre des anges, des démons et des dieux. Elle faisait partie de ceux qui essayaient de se lever, chaque matin, les paupières collées au ciment et le cœur à l’abandon. Son cœur, ça faisait longtemps qu’il ne battait plus vraiment, à Juliette. Il s’était retrouvé perdu entre tout ce qu’elle refusait de faire ou d’admettre. Elle l’avait laissé de côté comme pour essayer de d’oublier qu’il voulait la faire souffrir. Elle l’avait mis dans une boîte, en espérant qu’il disparaisse, en espérant qu’il lui rappelle autre chose que le passé, et toutes ces choses qu’elle ne pouvait plus espérer aujourd’hui. C’était facile, de se glisser dans la peau de celle qui se cachait derrière un tel masque. Facile de regarder autour d’elle et de ne voir que des pions, prêts à être joués dans une partie d’échec. Peut-être que les voir comme autre chose que des êtres humains avait rendu les choses plus simples pour elle, parce qu’elle refusait d’admettre qu’elle avait tort, Juliette. Elle se cachait derrière de belles paroles et derrière un mental d’acier. On la pensait courageuse, on la pensait forte. Sauf qu’à la fin de la journée, il ne restait qu’elle, face à son propre reflet dans le miroir. Un reflet qu’elle avait l’impression de ne connaître que trop peu. Elle s’était égarée, depuis longtemps. Si bien qu’aujourd’hui, à travers ses mensonges et ses faux semblants, elle ne pouvait plus démêler le vrai du faux.

Elle s’en rappelait, de Jasper. Ou du moins, elle se rappelait de celui qu’il était avant. Elle l’avait connu, ombre se cachant parmi la foule, un sourire affiché sur ses lèvres, un rire offrant à chaque fois une nouvelle promesse. C’était comme une musique douce, comme le calme après la pluie. Comme un léger moment de calme, ceux qui vous arrachent les larmes aux yeux, et qui vous laissent avec un sourire béat sans vraiment savoir pourquoi. Elle l’avait vécu comme ça. Comme la promesse d’un lendemain. Elle n’espérait pas grand-chose, parce qu’elle savait à quel point les autres peuvent vous décevoir. Elle avait vécu le pire et elle n’attendait même plus le meilleur. Elle savait qu’il était loi, comme hors de sa portée.

Elle le regardait aujourd’hui et ses sourires, bizarrement, ils avaient presque la même saveur. Elle a toujours été douée pour cerner les gens, Juliette. Elle voyait ce qui se cachait derrière leurs manies, derrière leurs habitudes. Derrière les mots qu’ils employaient et ceux qu’ils ne parvenaient même pas à dire. Et dans son regard, elle voyait l’humanité, même si c’était dur de se l’avouer. Il était capable d’arracher le moindre sourire, Jasper. Il avait ce quelque chose, qui était comme caché derrière les ténèbres et la colère. Comme dissimulé derrière un masque, une illusion de plus se mêlant aux autres. Pourtant, elle ne vacille pas. Elle le regarde, ses yeux aussi froids que de la glace. Elle savait mieux que quiconque que parfois, on peut se tromper. « Voyons…. Question intéressante qui demande réflexion… » Ses bras, ils se croisent. Elle, elle est comme exaspérée par la situation, comme perdue au milieu d’un océan déchaîné, sans pouvoir bouger ni fuir. « La réponse est oui. » Un sourcil qui se lève, elle se demande s’il sait vraiment ce qui l’attend, Jasper. Au fond, il ne le savait pas vraiment, et elle non plus. Ils ne pouvaient pas se préparer à tout perdre et à tout gagner à la fois. Ils étaient comme en train de sombrer dans les abysses, et pourtant, c’était peut-être la meilleure chose qui pourrait leur arriver. Mais jusqu’au bout, elle refuserait d’y croire, Juliette. Parce que l’espoir, c’était pour les autres. « A bon entendeur, salut. » Elle le regarde partir, puis d’un pas rapide, agile, elle le plaque contre le mur, son genou bloquant sa jambe et son bras en travers de sa gorge. « Tu tiens vraiment à ta vie ? Parce qu’on ne dirait pas. » Son regard, il est noir et il est brutal. Il est le feu dans les profondeurs de l’océan. « C’est quoi, ton problème, t’es suicidaire ? » Elle ressert son emprise. « J’imagine que t’es pas un ancien. Ils sont pas assez stupides pour faire ça. »

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the mighty bush : persuasion . Très utile pour un démon de la sphère de la paresse. Il n'a qu'à prononcer un ordre pour que celui-ci soit exécuté. Il tire les ficelles, comme un marionnettiste, d'une décadence orchestrée. Il injecte des idées, des volontés, des souhaits, dans des cervelles atrophiées par un monde décomposé.
pyrokinésie . contrôle du feu
Allegeance : Sa loyauté va à Lucifer et à tous les démons qui le suivent. Il préfère ne pas prendre de risque et ne se fondra jamais dans une rebellion qui sera muselée et anéantie en quelques heures. Le pouvoir, il n'en veut pas.
these streets : Il ne sait pas grand chose. Certains pensent que les anges sont à l'origine du grand schisme mais c'est une hypothèse qui lui semble peu probable. Pour autant, il ne croit que ce qu'il voit, et, pour l'instant, il n'a pas vu grand chose...
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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Lun 26 Déc - 18:10 ()
firemeet gasoline
there's two of us, we're certain with desire
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https://www.youtube.com/watch?v=K8LkYw-GFK0


Dos plaqué contre le mur, gorge serrée contre un bras, mouvements bloqués par un genou. Oui, il est coincé. En apparence, du moins. S’il le voulait, il pourrait l’envoyer se fracasser le crâne contre le mur d’en face en une poussée. Seulement, ça lui demanderait trop d’efforts. Alors, il n’oppose aucune résistance. N’est pas démon de la paresse qui veut et, pour conserver ce titre malgré les projets et les ambitions de Mammon, il avait dû faire ses preuves. Petit prince de la somnolence, prisonnier d’une toile trop grande pour qu’il puisse en voir l’issue, il s’est illustré par son indifférence. Il ne fait pas partie de ces démons qui détruisent tout ce qu’ils voient. Non, les explosions et les flammes ne l’ont jamais intéressé. Lui, il est décadence et inertie. Il est royaumes effondrés, tombés dans l’oubli. Il est ces particules de poussière en suspension, qu’éclairerait le soleil, ou les lampadaires, s’ils fonctionnaient encore. C’est pour ça qu’à ce moment précis, il ne se débat pas. Evaluation des risques. Bon endroit et bon moment. La rue est sombre, mais trop fréquentée pour qu’il se passe quoi que ce soit. Il est convaincu qu’elle ne lui fera rien. A vrai dire, sa seule consolation, c’est l’assurance que les templiers sont des êtres orgueilleux et prudents. Contrairement à lui, ils tiennent à leurs valeurs et appliquent leurs principes. Elle est l’ordre, là où il est le chaos qu’elle plaque, dos au mur. Elle essaye d’attraper des ténèbres qui lui filent déjà entre les doigts. Ils savent tous les deux qu’il ne crèvera pas ce soir.
Alors à quoi bon ?

Il n’est pas si mal loti, là, son corps contre celui de la templière. Sa violence est électrique, sa passivité, névralgique. Ils sont censés se battre. Soldats d’une guerre qu’ils n’ont jamais déclarée, ils sont ennemis avant même d’avoir pu s’affronter. Pendant que leurs soufflent s’entremêlent, ils se défient du regard et chaque seconde est une nouvelle victoire. « Tu tiens vraiment à ta vie ? Parce qu’on ne dirait pas. » C’est simple, elle l’assassine du regard. Mais il n’en démord pas. Ses yeux, ils sont plongés dans les siens. Il n’est pas impressionné, mais ce n’est pas de sa faute, à elle. Il est déjà mort, et il n’a peur de rien. « C’est quoi, ton problème, t’es suicidaire ? » Elle est là, tout contre lui. Il peut sentir ses courbes, et ce n'est pas pour lui déplaire. Alors, ses lèvres s’étirent dans un mince sourire provocateur pendant qu'il examine chaque partie de son visage en se demandant qui elle est. De toute façon, elle ne peut pas être grand chose. Une victime ou un bourreau ? Il n'en a rien à foutre. « J’imagine que t’es pas un ancien. Ils sont pas assez stupides pour faire ça. » Il lève les yeux au ciel. Il n’avait pas la carrure d’un démon originel et il le savait. La vérité, c’était qu’il faisait tout pour se faire passer par un humain. Il se disait que, comme ça, peut-être, il pourrait réussir à ressentir quelque chose. Quelque chose de vrai, quelque chose de pur.Il était à la recherche de sensations vraies, de sensations fortes, comme un junkie. Un addict. Addict à ces rêves, ou ces souvenirs, il n’en savait rien, à tout ce qui semblait le hanter. Addict aux sensations qui s’y attachaient. Addict à son identité perdue, dans les méandres d'une mémoire déchiquetée. Il voulait avoir peur. Il voulait avoir mal.  Il voulait quelque chose d’électrique, qui lui couperait le souffle. Mais pour l'instant, il n'avait rien. Alors, il rétorqua.« Blablabla… » L’air passablement énervé, la provocation au coin des lèvres. Il repoussait les limites. Il se fiche bien des conséquences. Il appuie sur la détente et il contemple le carnage. « Je sais pas quel genre de trucs sado-mazos t’excitent mais si tu pouvais me laisser en dehors de tes fantasmes, ça serait cool. » Là, dans sa tenue de templière, elle lui donnait l'impression d'une dominatrice. Il les avait toujours trouvé sensiblement ridicules, les soldats du temple, à vivre dans des traditions hypocrites et des préjugés stupides. Alors, il prenait toujours un malin plaisir à les heurter dans leur noble sensibilité. Toujours avec le même regard, triomphant. Toujours avec le même sourire, logé au coin de ses lèvres. « Ou au moins, aie la décence de me payer un verre avant, sale perverse. »


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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Jeu 29 Déc - 16:26 ()

https://www.youtube.com/watch?v=XA3OOyThhFc
I need one of these storms
One of these storms
To wash me clean


Il y avait son corps, coincé par le sien, et il y avait les néons éteints, tout autour. Les ombres elles se dessinaient au cœur d’un monde qui ne leur appartenait pas. Elle avait arrêté de vivre, la templière. Elle était devenue marionnette, suspendue au bout d’un fil qui ne pouvait être manié que par elle. Destin qu’elle refusait de reconnaître, miracles dont elle ne pouvait pas se convaincre, perdue entre les songes d’un passé trop lointain et les promesses d’un futur incertain. Les mots, ils étaient cendres dans sa bouche. Ils disparaissaient du monde matériel pour se perdre dans les chimères de ce qu’elle avait peur d’affronter. Elle avait perdu son cœur, Juliette. Parfois, elle arrivait même à oublier qu’il était là. Sa chair, elle recouvrait le palpitant et elle le protégeait, aussi. Enveloppe charnelle qui avait réussi à feindre les sentiments qu’il aurait pu avoir. On disait qu’elle ne pouvait plus pleurer, Juliette. Que les larmes, elles étaient mensonges et qu’elles étaient faiblesse. Elle ne pouvait plus se briser, parce qu’elle ne pouvait que vivre dans les fils qu’elle avait tissé elle-même. Du bout des doigts, elle pouvait presque toucher le tendre réconfort de la chaleur qu’il produisait, son cœur. Mais elle refusait de le faire, peut-être par peur de savoir qu’il était encore là.

La lumière, elle avait disparu et les visages des uns, ils se mélangeaient à ceux des autres. Juliette et Jasper, ils étaient silhouettes perdues dans la marée et ils étaient fantômes, coincés au fond des abysses. Ses yeux à lui, il se perdait dans la profondeur des siens. Elles étaient là, ses illusions à Juliette. Elles se cachaient derrière ses pupilles, elles se dissimulaient au milieu des simulacres d’une vie meilleure et à côté de ce qui restait de son âme. Pourtant, le bras contre son coup, elle avait l’impression de retrouver quelque chose. Contact qui brûlait presque sa peau blanchâtre, vaine sensation qui lui rappelait que les autres, ils lui étaient nécessaires. Elle aurait aimé être seule. La solitude, c’était facile, c’était quotidien. La solitude, c’était les larmes qui perlaient au coin de ses yeux, celles qu’elle n’avouait à personne, même pas à son propre reflet. Alors elle le regarde, Jasper, et elle se demande si lui aussi, parfois il voudrait tout ressentir à nouveau. Elle se demande si son cœur, il se brise à la volonté de battre une fois de plus. Elle se demande si Jasper, il pourrait tout détruire pour qu’on le serre dans ses bras, juste une fois. Hurler pour qu’on tienne sa main si fort que ses os se briseraient. Supplier pour une caresse, un geste, pour un souffle qui se perdrait dans son cou pour s’échouer dans sa nuque. Elle aurait fait tout ça, Juliette. Elle aurait pu écraser son poing contre un mur pour avoir l’impression de respirer. Rage qui la consumait peu à peu, dissimulée derrière un voile de fierté et de lâcheté. Courage qu’elle n’a peut-être jamais réussi à avoir.

« Blablabla… » Ses yeux, ils se lèvent vers le ciel. Elle n’a pas le temps pour ses mots qui se perdent dans le vent. « Je sais pas quel genre de trucs sado-masos t’excitent mais si tu pouvais me laisser en dehors de tes fantasmes, ça serait cool. » Elle le regarde, ses yeux ils sont aciers et ils sont froideur. Ses yeux à elle, ils le regardent et ils le jugent, cherchant à savoir ce qui se cache derrière le masque. « Ou au moins, aie la décence de me payer un verre avant, sale perverse. » Elle avait arrêté de rire, parce que ses lèvres, elles ne savaient plus aimer, à Juliette. Elles prenaient sans demander permission. Elles prenaient et ne laissaient jamais rien en retour. « Confonds pas tes rêves avec la réalité. » Sa voix, elle était douce, et pourtant, elle était froide. Elle était armure et elle était bourreau. Délivrant sa sentence à chaque phrase. « Ça serait trop pour toi, de toutes façons. » Un sourire un coin. Une nouvelle chimère qui continuait à protéger son cœur. « Si tu tiens à ta vie, tu vas me dire qui tu es et qu’est-ce qui t’a pris de faire ça. » Parce que Juliette, elle l’avait perdu, son cœur.

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the mighty bush : persuasion . Très utile pour un démon de la sphère de la paresse. Il n'a qu'à prononcer un ordre pour que celui-ci soit exécuté. Il tire les ficelles, comme un marionnettiste, d'une décadence orchestrée. Il injecte des idées, des volontés, des souhaits, dans des cervelles atrophiées par un monde décomposé.
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Allegeance : Sa loyauté va à Lucifer et à tous les démons qui le suivent. Il préfère ne pas prendre de risque et ne se fondra jamais dans une rebellion qui sera muselée et anéantie en quelques heures. Le pouvoir, il n'en veut pas.
these streets : Il ne sait pas grand chose. Certains pensent que les anges sont à l'origine du grand schisme mais c'est une hypothèse qui lui semble peu probable. Pour autant, il ne croit que ce qu'il voit, et, pour l'instant, il n'a pas vu grand chose...
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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Sam 7 Jan - 18:06 ()
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« Confonds pas tes rêves avec la réalité. » Sourire en coin, yeux volcaniques. Elle se prend au jeu et il s’amuse. Physiquement, il n’y a pas de rempart entre eux. Les corps se touchent, il sent ses courbes, ses formes, sa respiration. Les visages sont proches, les souffles s’entremêlent, les regards se soutiennent. Là, tout de suite, entre eux, la distance est un concept qui n’existe pas. Non, entre eux, il n’y a que les barrières artificielles, des masques qu’ils portent depuis tellement longtemps qu’ils ne se rappellent plus de comment les enlever. C’est son visage froid contre son sourire insolent. C’est son ton glacé contre sa voix glissante. Chaque geste est à la fois contrôlé et hors de contrôle. Ici, c’est une zone de guerre, un champ de mines. Ici, chaque faux pas peut être fatal et chaque battement de cœur peut être le dernier. Sauf que ce ne sont pas des ennemis, pas vraiment. Et ils ne sont certainement pas alliés. Juliette et Jasper, c’est l’histoire de deux combattants que la guerre a lassés. Etincelle après étincelle, ils ne se battent pas : ils explosent dans l’obscurité.

Il ne lui en faut pas beaucoup pour savoir qu’elle est différente. Un autre templier l’aurait déjà renvoyé d’où il vient. Après tout, il est le mal qu’ils cherchent tant à éradiquer. Il est chaque parcelle sombre de l’humanité. Il est ténèbres et désolation, il est la ruine de toute leur civilisation. Il est ces temples qui existaient autrefois, ces cathédrales qui se vident un peu plus chaque jour, la foi remplacée par la consommation, il est les prières échouées, les souhaits en suspension. Il est la poussière qui s’amoncellent dans les rues de Paris. Il est leur futur, qui ressemble déjà cruellement au passé. En principe, il n’y a rien de bon chez lui. En tout cas, on a tout fait pour. On a déchiqueté chaque parcelle de son humanité. Jasper à l’état de cendres, un brasier en combustion, un massacre à ciel ouvert. Il ne comprend pas tout à fait la raison pour laquelle elle l’épargne. Peut-être même qu’il ne la comprendra jamais. Ce n’est pas faute de sonder ses yeux.
Pas de réponse.

Pourtant, lui aussi, il a été humain. Un jour. Il croit. Il n’en sait rien. Il l’espère. Il devrait comprendre ce qu’elle fait. La logique derrière ses gestes, derrière son ton, un peu trop sec, son sourire en coin qui se forme. Elle est une énigme. Et lui, il trahit Lucifer, tous les jours, avec des prières qui n’ont pas de destinataire. A la recherche de sa propre identité, chaque piste est une nouvelle impasse qui ne l’éloigne jamais de ce qu’il est. Démon, ou ce qu’il reste d’un homme après avoir été réduit en poussière. « Ça serait trop pour toi, de toutes façons. » Là, c’est son sourire en coin contre ses sourcils qui se haussent. C’est deux visages qui s’adoucissent pour se prêter à un jeu dont ils ne connaissent pas les règles. Il répond sur le même ton, s’accroche à la confiance qui s’est formée entre eux. Elle n’attaquera pas, et lui non plus. « Oh, je parlerais pas trop vite, si j’étais toi. » Ils ignorent qu’ils ne sont pas si différents que ça. C’est peut-être ça qui leur fait peur, d’ailleurs. Qu’il ne soit pas l’ennemi qu’elle s’évertue à pourchasser, qu’elle ne soit pas l’être cruel qu’on lui a décrit. Tout les pousse à s’entretuer. Chaque fibre de leur corps a été créée pour cette raison précise. Sauf que là, à ce moment-là, ils en sont incapable. « Si tu tiens à ta vie, tu vas me dire qui tu es et qu’est-ce qui t’a pris de faire ça. » Retour à la réalité sur un visage peu impressionné. Il ne tient pas à la vie. A vrai dire, il ne tient à rien. Il n’est pas humain, il n’a pas d’attache, il n’a pas de peur, cachée dans le noir de ses yeux tout simplement parce qu’il est la peur. Il est tout ce qui l’effraye, il est tout ce qu’elle redoute, tout ce qu’elle veut chasser de ce monde. Il est les cauchemars qui reviennent au galop, les souvenirs qui la hantent, les visions qui lui coupent le souffle. Il est son cœur qui bat à mille kilomètres par seconde lorsqu’elle se retrouve face à la noirceur du monde, et face à la plus cruelle des fatalités : quoi qu’elle fasse, elle ne pourra jamais s’en débarrasser.  « Oulalah, tu fais peur, dis donc. Je suis terrifié par cette menace. C’est pas comme si j’avais passé plus d’un siècle en enfer à voir les pires horreurs, et tout et tout. » Il remarque bien son agacement et il s’en nourrit. Il reprend un air sérieux, comme pour copier le sien. « Jasper. Deslauriers. » Il se téléporte, il est derrière elle. D’un geste brusque, mais maîtrisé, il la retourne. Inversion des rôles, l’agresseur agressé, la voilà dos contre le mur, et le voilà contre elle. Il a toujours le même sourire, toujours la même voix. « Enchanté.»



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Allegeance : En tant que chevalier de l'Ordre, elle est très respectée, parfois crainte. Elle est dévouée à la cause des templiers, parce que c'est comme une mission pour elle, c'est son devoir. Elle est assez froide, et pas très liante, ce qui la rend parfois antipathique pour les autres.
these streets : Juliette, elle est au courant de tout. En tant que templier, elle sait que quelqu'un a brisé le pacte, et que les démons ainsi que les anges sont revenus sur Terre. Cependant, elle ignore tout de la présence des Dieux dans la capitale.
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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Ven 13 Jan - 23:45 ()


All exits look the same
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Elle était rassurante la vérité, pour Juliette. Elle était armure et elle était logique. Lumière qui continuait à l’éclairer dans l’obscurité, alors qu’elle se perdait dans les méandres d’un royaume disparu dans la glace. Elle ne cherchait pas une illusion, elle ne cherchait pas des fantômes ou des mensonges. Elle la voulait, cette vérité nue, cruelle, parfois un peu trop difficile à entendre. Vision rationnelle d’un monde qui semblait ne pas vraiment tourner rond. Perdue au milieu d’un océan trop vaste, emportée par les vagues qui l’emmenaient toujours plus loin. Elle avait appris à braver les limites, à les dépasser même si ça voulait dire qu’elle perdrait un peu d’humanité. Elle avait appris à cracher la vérité comme un poison sur ceux qui avaient peur de l’entendre. Ça cachait sa solitude. Elle protégeait ses cicatrices encore fraîches, Juliette. Elle tentait tant bien que mal d’y échapper, sans savoir qu’elle était déjà condamnée. Elle prétendait être plus forte que le destin, que l’univers. Elle avait fini par s’y habituer, à cette idée qu’elle pouvait tout contrôler, en permanence. Peur qui la rongeait, la paralysait. Celle de se laisser couler sans pouvoir se rattraper. Alors elle se cachait, Juliette. Le soir, quand personne ne pouvait la voir, quand personne ne pouvait l’entendre. Elle laissait ses larmes couler en pensant au temps qui passe, en pensant à celui qui s’est enfui sans elle, l’abandonnant sur le bord de la route.

Jasper, il a des mensonges pleins les yeux, comme s’il se berçait de ses propres illusions, se faisant des promesses qu’il ne pouvait pas vraiment tenir. Elle le regarde se noyer, et pourtant, ils sont deux à se perdre dans le même océan. Peut-être que ça n’était pas pour les mêmes raisons. Elle, elle avait arrêté de croire que tout avait une raison. Cruauté qui bouffait l’Humanité toute entière à cause de son propre ennui. Monstres qui naissaient au milieu d’un champ de bataille. Ecorchés par les mêmes désillusions. Ils combattaient leurs propres démons, jour après jour. Jasper, il se battait aussi, comme les autres. Incertitude dans ses yeux. Peut-être qu’il n’était pas sûr, lui. Peut-être qu’il se perdait entre tout ce qu’il voulait et tout ce qu’il devait faire. Spectateur de sa propre vie, incapable d’avancer ou de reculer. Ils étaient deux, au bord du précipice. Mais Jasper et Juliette, ils avaient appris à le cacher derrière un masque, presque sans failles. « Oulalah, tu fais peur, dis donc. Je suis terrifié par cette menace. C’est pas comme si j’avais passé plus d’un siècle en enfer à voir les pires horreurs, et tout et tout. » Elle le regarde, et elle peut les voir, ses blessures. Celles qui n’ont pas eu le temps de guérir, celles qui se sont cachées dans son âme, en cherchant une échappatoire. « Jasper. Deslauriers. » Mains qui se perdent dans le vide, avant de réaliser qu’il est déjà derrière elle. Elle lève les yeux au ciel quand il prend sa place. Elle, plaquée contre le mur d’un immeuble sans vie. « Enchanté. »

Elle se fichait des réponses, Juliette. Tout ce qu’elle voulait, c’était savoir pourquoi. Se battre contre la solitude, contre l’ennui. Contre son cœur qui disparaissait au fond de sa cage thoracique, comme un animal apeuré dans un monde un peu trop grand. « Plaisir non partagé. » Elle le regarde, en  se demandant si lui aussi, il aurait aimé être courageux. S’il aurait aimé avoir plus que ce qu’il n’avait. Si on lui avait tout pris, tout arraché sans qu’il ne puisse retenir la moindre bribe de souvenir. La colère, elle avait disparu, chez eux. Il ne restait que la douleur, celle qui paralyse et celle qui détruit tout sur son passage. Souffrance qu’elle avait rationnalisée à son tour. Simple variable au cœur d’une énigme qu’elle ne parvenait pas encore à résoudre. Tout n’était que donnée et raison. Tout n’était qu’une question parmi tant d’autres. Elle a un sourire amusé, rôle qu’elle a appris à jouer à la perfection. Actrice qui répétait le même monologue, inlassablement, si bien que les larmes ne coulaient même plus au tomber du rideau. « Je suppose que je devrais être impressionnée ? Oh, mince, c’est là que je commence à trembler de peur ? » Son visage qui s’approche du sien. Rester à quelques millimètres, dernier affront d’une condamnée qui ne voulait pas accepter sa sentence. Ultime provocation comme pour lui montrer qu’elle n’avait jamais rien perdu. A nouveau collée contre le mur, elle hausse les épaules. « Désolée. On dirait que je suis vraiment pas préparée pour ça. »

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Sujet: Re: juliette&jasper ✗ All exits look the same Sam 18 Fév - 0:24 ()
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« Plaisir non partagé. » Rencontre entre un soldat et un déserteur, au détour d’une rue fantomatique. Ils ont le défi dans le regard, les deux, quand ils se dévisagent. Pas assez ennemis pour s’étriper, ils jouent avec le feu, mais ils ne se brûlent pas encore. La nonchalance du démon n’a d’écho que l’insolence de la templière, qui ne lui a toujours pas donné son prénom. (En même temps, il ne le lui a pas demandé. Tant pis pour lui.) Alors il la regarde, pendant qu’elle miroite son ironie. Sa réaction l’étonne. Les templiers ne sont pas du genre à discuter, surtout pas avec les gens comme lui. Les armes sont dégainées toujours trop vite, et la torture prend place dans les ombres de Paris. Lui, le plus souvent, il a de la chance, il réussit toujours à s’enfuir avant qu’il ne soit trop tard. A vrai dire, il sait pas exactement ce qu'il fout encore là. Il aurait pu disparaître. C'était la solution de facilité, la solution qui lui assurait la rédemption. Pourtant, il reste et il pense même pas à s'enfuir. Il attend la suite, le démon. La suite de Juliette qui le provoque, du templier qui cherche la vérité, et qui se dit que, peut-être, derrière les apparences, tout n'est pas si simple. « Je suppose que je devrais être impressionnée ? Oh, mince, c’est là que je commence à trembler de peur ? » Sourire amusé quand elle approche son visage du sien. Il soutient son regard : il ne le lâcherait pour rien au monde. Elle ne tremble pas, c'est bien ça qui le surprend. Dans ces yeux, elle n'est pas un monstre. Juste un soldat du camp ennemi. Et ça ne lui fait pas peur. Si les humains ont du courage, c’est parce qu’ils ne savent pas encore ce qui les attends après la mort. Dans une autre vie, il avait été courageux, Alec. C’est ce qu’il se dit, du moins. Les souvenirs, ça va et ça vient, ça reste des flashs sans cohérence, des rêveries sans aucun sens. Il sait pas au fond, s’il a toujours été comme ça. Le plus souvent, il se dit n’y pense pas, quoi que t’aies été, tu l’es plus. Face cachée du jeune homme : les ténèbres dans les yeux, la violence au bout des poings, le mal incarné. Des années de tortures pour rendre une âme intrinsèquement mauvaise. Un semblant d’humanité subsiste assez fort pour le rendre fou. Il se rapproche d’elle et abolit toute distance entre eux. « Désolée. On dirait que je suis vraiment pas préparée pour ça. » Un éclat de rire meurt dans sa gorge. Le démon n'aime pas se battre. utiliser ses pouvoirs le fatigue (comme à peu près toute autre action). Alors, il profite de cet instant où la guerre est mise entre parenthèse. A quelques centimètres de l'ennemi, la violence n'est plus d'actualité. « Exactement. T’as encore rien vu, bébé. » Mais la désertion, si. Alors, il lui adresse un clin d'oeil. « On s’recroisera. » Et le silence se fait dans la ruelle.





the end.

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