boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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quand on est un vrai
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 C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette
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Sujet: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Ven 23 Déc - 0:21 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


C'est un lieu hautement symbolique dans Paris, un lieu que tu arpentes de temps en temps, mais pas forcément de ton plein gré. On ne te force pas à venir ici, non, mais c'est plutôt qu'on t'indique d'y venir parce que ta présence est fortement recommandée parfois. Oui, il y a souvent des blessés par ici, sans que tu en comprennes la raison parce que le lieu est bien gardé. C'est souvent la nuit que les agressions ont lieu, et que l'aide-soignante, que tu es, est requise. Pourquoi toi ? Parce que tu n'as pas peur de venir ici contrairement à d'autres, parce que tu ne juges pas à l'apparence non plus, parce que ce que tu veux, c'est sauver ton prochain, voilà tout. Pourtant, c'est ici que tout aurait pu basculer pour toi, basculer vers la folie furieuse, vers une mort presque certaine, vers de graves blessures, mais ça n'a pas été le cas, comme si autour de toi, il y avait une aura protectrice, comme si c'était en quelques sortes ton pouvoir alors que tu n'en as aucun. Tu ne sais même pas qu'il existe des personnes avec des capacités hors du commun à vrai dire, mais un jour tu le sauras sans doute. Pour le moment en tout cas, tu as la chance d'être en vie et de sauver des centaines d'autres pour ainsi dire. Tu ne sais pourtant pas dans quoi tu t'engages bien souvent, mais tu fonces, c'est une de tes qualités, et en fonçant de la sorte, tu passes pour le moment à travers les gouttes de cette pluie de sang comme si tu étais totalement immaculée. Pourtant, un soir, alors qu'un appel anonyme t'avait amené ici pour que tu viennes prendre soin d'un blessé, tu as été témoin d'une autre agression. Le fait que tu sois venue ce soir là aurait pu t'attirer des ennuis, mais au contraire, tu as fait fuir l'agresseur, qui s'avère être un tueur en série. Tu es venue pour aider quelqu'un et au final, tu as aidé deux personnes, même si tu ne l'as pas fait exprès. Ce tueur aurait pu s'en prendre à toi, mais non, il a été lâche, laissant sa victime agonisante en plein milieu du champs de mars, son sang coulant lentement mais sûrement sur l'herbe bien taillée. C'est à cause de cela que tu as été interrogée par la police, notamment, ton amie d'enfance Juliette Gibson. Vous n'étiez pas les meilleures amies du monde, non, mais vous étiez dans le même cercle d'amies puisque vous avez le même âge. Sans doute que pour toi, cela a été plus facile de parler à la jeune femme que quelqu'un d'autres au poste de police. Du coup, vous êtes là aujourd'hui pour reconstituer ce que tu as vu ce soir-là. C'est la journée, mais avec le black-out, le champ de mars est bien différent de ce qu'il est habituellement. Il n'y a aucun hologramme indiquant qu'il fait beau même si ce n'est pas les grandes chaleurs, rien de ce genre là. C'est presque triste, limite déroutant, néanmoins, il reste les stands qui vendent les souvenirs de la ville, comme si dans cette déroute électrique, il y avait quand même un semblant de vie. Tu arrives sur les lieux, Juliette n'est pas encore arrivée, mais ça ne devrait pas tarder.

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these streets : Juliette, elle est au courant de tout. En tant que templier, elle sait que quelqu'un a brisé le pacte, et que les démons ainsi que les anges sont revenus sur Terre. Cependant, elle ignore tout de la présence des Dieux dans la capitale.
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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Mer 28 Déc - 13:10 ()

https://www.youtube.com/watch?v=7qd7WYJEa3o
As heavy as a history book can be,
I will carry it with me, oh Lord.
And maybe when the bitterness has gone,
There'll be sweetness on our tongues once more.


La vie est faite de choix. Avec le temps, elle les faisait sans s’en rendre compte. Ils glissaient sur sa peau comme de vagues souvenirs, comme les mouvements d’une partie d’échec qui ne s’arrêterait jamais. Ses choix, ils brûlaient, et le goût du regret, il se glissait dans ses rêves, ceux qu’elle avait peur de raconter à la lueur du jour. Cachés dans la nuit, ils se perdaient dans les ténèbres et ils disparaissaient du monde matériel pour rejoindre celui de ses illusions. Reflet qu’elle peinait à affronter le lendemain matin, quand à son réveil elle se rappelait de ce qu’elle n’avait pas pu oublier. Miracle dissimulé au fond des abysses, quelque part entre ce qu’elle voulait être et ce qu’elle avait peur de devenir. Elle voulait avancer, Juliette. Une arme à la main et son sourire dissimulé derrière un visage de glace. Statue de pierre qui s’abandonnait au cœur d’une cause qui la maintenait en vie. Cause qui lui faisait perdre son humanité, un peu plus chaque jour, entre les coups qu’elle assénait à ses ennemis pour se rappeler qu’elle, elle était encore en vie. Elle avait la peur au ventre, Juliette. Elle vivait dans la crainte de se perdre elle-même, dans une bataille qu’elle ne voulait pas vraiment combattre.

Le temps, il courrait toujours de plus en plus vite pour elle. Il s’agrippait à elle comme pour lui rappeler qu’elle n’avait pas d’autre chemin à suivre. Elle était là, face au monde entier qui tournait trop vite, et elle ne parvenait pas à l’arrêter. Larmes que personne ne pourrait consoler, elles s’échappaient quand elle rentrait chez elle le soir. Seule dans une maison vide, elle avait appris à survivre aux larmes, Juliette. Même si parfois, elles arrivaient presque à lui ôter sa respiration, même si parfois, elles lui prenaient tout ce qui lui restait. Elle avait appris à vivre derrière une façade, en oubliant son passé et en craignant son futur. C’était facile de dire qu’elle était courageuse, de se battre. Son courage, il n’était qu’un mensonge de plus. Un subterfuge pour se battre contre les monstres qu’elle était trop terrifiée d’affronter. Peut-être qu’elle n’était pas faite, pour faire partie de celles qui ne se posaient pas de questions et qui refusaient de faire les choix les plus complexes. Peut-être qu’elle était seule parce qu’elle faisait partie de celles qui se choisissent toujours en premier. Celles qui se battent pour la liberté, avant tout.

Elle se rappelait de Pascaline comme dans un souvenir dont on arrive à peine à se rappeler. Changement difficile à accepter, passé qui s’efface au fil des visages qui se dissipent. Elle l’avait connue, dans un autre monde, à une autre époque. Juliette, elle avait changée. Le monde, il l’avait rendu plus faible et plus forte à la fois. Pascaline, elle était douceur et elle était simplicité. Elle était ce sourire rassurant, comme la montagne qui ne s’écrase pas face au vent. Elle s’en approche, son sourire, il a disparu, à Juliette. Il est mirage et il est lointain. Il disparaît au gré des tornades pour plonger au milieu de l’abysse. « On peut y aller ? » Ses talons, ils ont claqués contre le pavé avant de l’atteindre, et elle la regarde, scrutant la moindre faille, la moindre cassure. « Il a déjà fait 6 victimes, je tiens pas à traîner. » Elle les voit, les brûlures, les plaies encore infectées. L’optimisme éclatant et les rêves qui se sont effacés. Les gens comme Pascaline, ils donnaient tout sans concessions. Peut-être que c’était ça, son secret. Donner, pour oublier ce qu’elle avait perdu. « T’as pas vraiment changé, c’est bizarre. »

@Pascaline E. Sabot

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Mer 28 Déc - 18:54 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


Des questions vont arrivées, des réponses tu t'efforceras de donner même si tu n'es sûre de rien, parce que les choses se sont passées bien rapidement, dans la pénombre de la nuit, mais ton témoignage pourrait être clé pour coffrer ce tueur en série, alors tu ne vas pas t'en priver. Tu as vu certaines choses dans certains pays d'Afrique ou d'Asie, cela aurait pu te faire perdre la foi en l'humanité, mais ce n'est pas le cas, bien au contraire. Tu sais que ton rôle est plus que capital pour que l'ordre puisse revenir un tant soi peu. C'est vrai, à ton niveau, tu ne peux pas faire de miracles, tu le sais clairement mais tu as toujours en toi cet espoir, celui d'un monde meilleur quoique l'on puisse t'en dire. Personne ne pourra t'enlever ça de la tête, absolument personne, non. Beaucoup pense que tu es naïve de croire cela, et dans un sens, c'est presque la réalité des choses si on y repense bien. C'est naïf de penser que le monde va changer, s'améliorer de lui-même mais tu y crois dur comme fer. Le témoignage que tu vas apporter t'aider à aller dans ce sens, en arrêtant les mauvaises personnes, tu espères qu'il ne restera que les bonnes sur terre, douce utopie, douce fantaisie, mais c'est la tienne, celle que tu cueille au creux de tes mains.

C'est alors qu'au loin tu vois arriver Juliette, tu la reconnais, elle n'a pas tellement changé physiquement parlant, même si elle est devenue comme toi, une belle jeune femme à présent. Pourtant, en la regardant de plus prêt, quelques choses dénote grandement par rapport à toi. Tu ne peux t'empêcher de t'en rendre compte de façon immédiate. Le temps semble lui avoir fait perdre toute cette insouciance, on pourrait même croire qu'elle porte le poids du monde sur ces épaules, que la vie a réussi à la fatiguer plus qu'il ne le faudrait pour une raison que tu ignores, à moitié. Elle n'a sans doute pas choisie la voie la plus reposante, la plus joyeuse pour sa carrière. Tu peux en dire autant cependant, ton choix n'est pas le plus simple non plus. Néanmoins, si l'on devait comparé vos photos d'il y a une dizaine d'années, la différence serait assez nette. Toi Pascaline, tu n'aurais pas vraiment changé, tu serais toujours la petite blonde souriante, qui croque la vie à pleine dent. Juliette serait bien différente comme si la vie lui avait pris son sourire, comme si sa joie était à présent dissimulée au fond de la boite de Pandore, comme l'espoir de l'humanité tout entière. C'est à ce moment là que tu regrettes un peu de ne pas avoir mieux gardé contact avec elle, parce que la différence te saute aux yeux. Tu ne sais pas quelles horreurs elle a pu voir, peut être plus que toi dans la police, mais elle est marquée, marquée comme au fer rouge, comme si elle n'était plus vraiment de ce monde, comme si ce monde avait réussi à la prendre tout entière pour en faire une autre personne, comme si elle était entré dans le moule d'une autre Juliette. Avait-elle un homme dans sa vie ? Avait-elle fondée une famille ? Tu n'en savais rien, sans doute avait-elle jeté toutes ces forces dans la bataille pour faire régner la loi et la justice, un peu comme toi finalement, à cette différence là, que toi, tu as gardé ton sourire, un vrai sourire, et que le sien est devenu celui de la façade qu'elle se doit d'aborder chaque jour avec tout le monde. Ces retrouvailles auraient-elles vraiment eu lieu si tu n'avais pas été témoin de cette agression, de ce tueur en série ? Tu en doutes, parce que chacune, vous auriez vaqué à vos occupations. Elle te parle, te disant que vous pouviez y aller, son regard est déterminé, elle ne compte pas s’appesantir sur ton sort, elle ne compte pas renouer avec un passé qui pourrait lui faire peut être plus de bien qu'elle ne le pense. Elle veut avoir ce salopard qui a déjà fait six victimes, six de trop. Mais derrière cette façade, la Juliette d'il y a quelques années ressort un instant. Elle te regarde l'air de rien avant de lâcher la petite phrase qui te fait sourire malgré la gravité de la situation. Tu pourrais lui jeter à la figure qu'elle en comparaison n'est plus vraiment la même mais tu ne le feras pas.

" Six victimes de trop, et si je n'avais pas été présente ce soir-là, peut être qu'il y en aurait eu une septième. Mais rassure-toi Juliette, nous allons l'avoir. Ensemble, on peut le faire, on peut changer la face du monde, comme nous le rêvions, il y a quelques années. "

Et chacune vous étiez parties dans un sens pour sauver votre monde déjà en pleine déliquescence, elle du côté de la police, toi du côté de l'humanitaire. Vous aviez réussies votre coup, à votre niveau, dans vos domaines, sauf que l'une avait réussi à garder sa positivité, l'autre semblait avoir sombré petit à petit, en même temps que ce monde de fou.


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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Lun 2 Jan - 23:26 ()

https://www.youtube.com/watch?v=519_pOvP9xs
Tu nous entends l’Univers ? Tu nous entends ?
Si tu nous entends, attends-nous ! On arrive
On voudrait : tout comprendre, tout savoir,
tout voir, tout vivre
On cherche la porte du nouveau monde
pour pouvoir s’y fondre en grand


L’espoir de Juliette, il avait fini par disparaître. Enfermé au milieu d’un mirage de déceptions, il n’a pu que s’en aller. Tornade qui a tout arraché sur son passage pour la laisser couler. Elle n’y croyait plus, en ce nouveau monde, celui qu’elle pensait pouvoir découvrir en grandissant. Elle l’imaginait beau et elle imaginait pouvoir même le changer. Elle voyait les miracles se dessiner à chacun de ses sourires. Il était beau, ce monde, celui où les dragons se mêlaient aux héros qui pouvaient les combattre. Celui où le travail payait et amenait les miracles. Mais désormais, elle en voulait aux étoiles, Juliette, pour lui avoir tout pris. Elle leur en voulait parce qu’elle n’avait pas vraiment de courage. Elle avait juste la force d’avancer et de se dire que le lendemain ne serait qu’une répétition d’aujourd’hui. Travail qui lui montrait à quel point la race humaine pouvait tout emporter sur son passage. Cruauté qui se dessinait dans chacun de leurs gestes, dans le sang qui glissait sur leurs mains, comme de l’eau. Elle ne croyait plus en eux, parce qu’ils n’étaient plus assez forts pour croire en eux-mêmes.

Les étoiles, elles étaient contre elle. Contre ce qu’elle aurait aimé croire, contre ce qu’elle aurait aimé pouvoir changer. Alors elle s’était habituée au destin, à celui qui lui prenait tout et qui ne lui rendait rien. Elle s’est habituée à ce destin qui refusait de la soulager, ne serait-ce que pour quelques temps. Combat qui ne s’était jamais vraiment arrêté, train qui avançait à toute allure pour faucher les rêves des uns et les promesses des autres. Cauchemar qui refusait de se terminer, monde qui ne tournait plus rond depuis trop longtemps. « Six victimes de trop, et si je n'avais pas été présente ce soir-là, peut-être qu'il y en aurait eu une septième. Mais rassure-toi Juliette, nous allons l'avoir. Ensemble, on peut le faire, on peut changer la face du monde, comme nous le rêvions, il y a quelques années. »

Elle l’écoute, Pascaline, et elle aurait aimé l’avoir gardé, cet optimisme. Elle aurait voulu croire, aveuglément, même si ça devait la tuer. Fierté qui la réduisait en cendre, assise sur un trône fait de raison et de logique, de chiffres qui composaient les énigmes qu’elle aimait résoudre. Juliette, elle n’avait que le mystère pour la faire avancer. Mais Pascaline, elle le voyait, cet autre monde, elle l’attendait, avec un sourire béat et des étoiles dans les yeux. Autrefois, elles l’avaient construit ensemble. Maintenant, il ne restait que des ruines, dans l’esprit de Juliette. Palais fait de poussière et de cendre. Sa voix, elle est froide, glaciale, sèche en plongeant son regard dans celui de son amie. « Non. Parce que maintenant on sait qu’on peut pas le faire. » Puis elle regarde ailleurs, droit devant elle. Elle essaie de dessiner les contours d’une histoire qu’elle ne connait que trop bien. « On étaient des gamines, Pascaline. On parlait un peu trop et on n’avait aucune idée de ce qui nous attendait.  » Elle secoue sa tête, comme pour tenter d’oublier cette image si claire, celle qu’elle avait quand elle croyait quelque chose en quelque chose de plus grand. Quand elle croyait que ses gestes n’étaient pas tissés autour d’un destin bien précis. « Le monde est comme il est, et on doit faire avec. Des gens continueront à mourir. Le sang continuera à couler. C’est comme ça. »

@Pascaline E. Sabot

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Jeu 5 Jan - 14:19 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
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L'espoir semblait avoir forgé Juliette, bien plus que tu ne l'aurais pensée au préalable. Elle semblait avoir ouvert la boite de Pandore, et voyant tous les maux en sortir, elle avait fini par enfermer l'espoir au fond de celle-ci sans possibilité de le laisser ressortir parce qu'elle avait fermé la boite à clé et que cette boite, elle l'avait jetée au fond de l'eau. Pourtant, tu étais persuadée qu'elle gardait la clé autour de son coup, juste au cas où, juste pour ne pas sombrer de façon totalement définitive. Mais elle avait mal, elle avait vraiment mal, parce que ce monde dans lequel vous vivez est devenu un cauchemar perpétuel, et Juliette le vivait au plus près avec son métier. Pourtant, toi aussi tu vois bien des choses en tant qu'aide-soignante, tu vois le malheur, mais d'un point de vue différent sans doute, parce que tu es là pour réparer ce qui peux l'être. Juliette est bien souvent là après, quand il est trop tard et qu'il faut tenter de trouver des coupables. Alors, elle est sans doute bien plus désabusée que tu ne l'es, tout simplement parce qu'elle n'y croit plus, contrairement à toi qui malgré tout cela y croit encore et même solidement. Tu es peut être là seule, ou l'une des seules d'ailleurs, mais tu t'accroches à cet idéal, telle une moule à son rocher. Tu vois clairement que tes propos ne rassurent en rien ton amie, que malgré ton intervention sans doute involontaire, il y a quand même eu ces victimes là. Elle te regarde dans les yeux, pleine de fatalité, comme si cela était parfaitement implacable, qu'on ne pouvait plus rien y faire. Pourtant, tu es persuadée du contraire, tu es persuadée que vous pourriez faire quelques choses, mais il va être difficile de convaincre celle qui enquête depuis trop longtemps sur des meurtres en tout genre. Pour elle le monde ne peut plus être changé, impossible de faire machine arrière tellement ce monde est sclérosé de mauvaises choses, comme si ce monde était un château de cartes en train de s'écrouler. Elle te ferait presque de la peine tellement elle est sombre et pessimiste. Si tu avais su, tu serais resté à ces côtés, bien plus présente pour lui faire garder ton optimisme ambiant.

" Nous étions jeunes, mais le monde était déjà dans une certaine déliquescence qu'on le veuille ou non. Il y a toujours moyen de faire en sorte que tout aille mieux, même ici, même depuis le grand retour. Tout est possible, il suffit simplement d'en avoir la volonté Juliette. En attrapant ce sale type, nous contribuerons à rendre ce monde meilleur crois-moi même si le sang continuera à couler malheureusement. "

Un discours réaliste que tu as tenté de teinter d'optimisme, un peu plus que ce qu'elle a pu dire juste avant. Tu ne sais pas si cela sera suffisant, mais quelle importance pour le moment ? Il faut faire les choses simplement. La simplicité est la sophistication suprême disait Léonard de Vinci, et là, c'est ce qu'il faut faire. Agir simplement pour trouver la clé qui vous permettra de résoudre cette énigme.

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Mer 11 Jan - 21:29 ()

https://www.youtube.com/watch?v=AILsB9G8qEw
Swallowed by a vicious vengeful sea
Darker days are raining over me
In the deepest depths I lost myself
See myself through someone else


Des rêves, elle en avait fait, Juliette. Elle avait vu un monde où personne ne disparaîtrait, happé par sa propre solitude. Elle avait essayé de se noyer dans les promesses de ses illusions. Elle avait essayé de se poser la même question, encore et encore, à la recherche d’une réponse qui ne viendrait jamais vraiment. Doux mensonge qu’elle aimait se raconter, parce que le soir, c’était tout ce qui lui restait, quand ses yeux ils restaient ouverts pendant des heures, fixant son plafond en se demandant ce qu’elle a pu faire pour en arriver là. Mais au fond, Juliette, elle s’était habituée aux mensonges des autres. Au fait que la vérité, il n’y avait qu’elle pour la trouver. Foule qu’elle avait appris à détester parce qu’autour d’elle, ils se noyaient dans des mensonges. Confiance qu’elle ne s’accordait qu’à elle-même. L’énigme, elle n’avait besoin de personne pour la résoudre. Du moins, c’était ce qu’elle se disait aussi.

« Nous étions jeunes, mais le monde était déjà dans une certaine déliquescence qu'on le veuille ou non. Il y a toujours moyen de faire en sorte que tout aille mieux, même ici, même depuis le grand retour. Tout est possible, il suffit simplement d'en avoir la volonté Juliette. En attrapant ce sale type, nous contribuerons à rendre ce monde meilleur crois-moi même si le sang continuera à couler malheureusement. » Elle l’écoute parler, Pascaline, comme l’écho de souvenirs qu’elle avait peur de revivre. Elle avait des étoiles plein les yeux en parlant d’un futur hypothétique, en parlant d’un monde qui ne pourra jamais vraiment exister. « Le monde sera pas meilleur. Il sera juste ce qu’il est, c’est tout. » Elle l’avait appris à ses dépens, Juliette. Elle voulait lui dire que le monde, il n’était pas rose. Il ne changeait pas vraiment. Il continuait à tourner, dans sa course folle. Il n’oubliait jamais personne. Boucher qui arrachait ses victimes en plein vol. Désespoir qui se lisait dans chacun de leurs gestes, alors qu’ils mourraient à petit peu.

« Tu sais, t’as beau essayer de croire que les choses vont s’arranger, ça se passe pas comme ça, dans la réalité. » Elle la regarde. Ses yeux, ils lui hurlaient de continuer à croire. Raison qui la forçait à lui dire qu’elle avait tort. L’espoir, il aurait fini par la tuer, Juliette. « Rien n’ira mieux. Des tueurs continueront de tuer. Des gens continueront de mourir. Ce qu’on fait là, c’est… Du nettoyage. On essaie de trouver le type pour empêcher une mort de plus. Mais au fond, on ne peut rien faire d’autre. » Elle s’était habituée aux cadavres, aux meurtres, à la vérité crue, celle qui brûle et arrachait sa peau. C’était peut-être plus facile, comme ça. De se soigner avec des solutions qui avaient peut-être un peu trop de sens pour les autres.  « J’y crois plus, à ce qu’on pensait pouvoir faire à l’époque. Ça sert à rien. »

@Pascaline E. Sabot

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Ven 13 Jan - 1:17 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


Le discours était tranché, terriblement fataliste, vous étiez comme les deux faces d'une pièce, proche mais opposée. Tu étais le côté pile, celui qui voit la lumière et ce qui est bon, elle était le côté face, celui qui voit les ténèbres et ce qui est mauvais dans ce monde là. Le constat était terrible à tes oreilles. Il te décevait, et te rendait triste de voir que celle qui fut une amie à une époque avait été bouffée jusqu'à la moelle par ce système et qu'elle n'arrivait plus à en voir les qualités comme ça l'était il y a quelques temps. Sa réalité n'était pas ta réalité. Son monde ne semblait pas être ton monde aussi étonnant que cela puisse paraître. Pourtant vos métiers vous font bien voir les bassesses de ces être vivants qu'on appelle humains, n'est ce pas ? Oui, elle est dans la police et si vous vous rencontrez aujourd'hui, c'est pour parler d'un tueur en série, mais toi tu es dans la médecine, et même si tu n'es qu'aide-soignante, tu vois parfois des choses assez horribles que l'être humain s'inflige à lui même. Pourtant, tu n'as pas perdu l'espoir d'un monde meilleur contrairement à Juliette, tu n'as rien perdu de ton optimisme, rien du tout, parce qu'il est dans ta nature profonde, tu es d'une grande bonté Pascaline, et c'est peut être ce qui te mènera à ta perte, petit à petit, à petit feu. Tu ne t'en rends pas compte, mais en acceptant d'aider certaines personnes, tu mets ta vie en danger plus que tu ne le veux, plus que tu ne t'en rends même compte.

" Pourquoi ça ne servirait à rien ? Même si nous côtoyons la mort chaque jour, il ne sert à rien de voir le monde en noir, dans une version faites de teintes de gris, de noir et de blancs. Même si la réalité est ce qu'elle, ce n'est pas si mauvais que ça de donner quelques touches de couleurs à ce qui passe devant nos yeux Juliette. Je pense pas que broyer du noir est la meilleure chose à faire. Faudrait que je passe plus de temps avec toi, à force, je suis sûre que j'arriverais à mettre un peu de rose dans cette vision bien terne du monde. "

Tu souris, parce que tu veux redonner un peu le sourire à celle qui fut une bonne amie à une époque, mais là, elle te fait de la peine même si au fond de toi tu l'aime de tout ton coeur. Tu aimerais pouvoir réaliser les paroles que tu viens de dire, mais tu sais au fond qu'elle ne le voudra pas qu'elle n'y arrivera pas tellement son coeur est corrodé par ce monde qui vous entoure.

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Sam 21 Jan - 1:13 ()


C'est ici que tout aurait pu basculer
pascaline & juliette ✗ bones bad bones
I am growing out of my skin to break the silence by the river. Don’t you see how I watch your every move ? Don’t throw me to the dogs, you don’t have a bad bone in you.

Misère qu’apportait l’espoir. Doux souvenir qui avait fini par s’effacer, jour après jour. Elle avait choisi d’abandonner. Y croire, c’était perdre un peu tous les jours. Elle a préféré s’enfermer dans un monde de logique et de certitudes. Vérité qu’elle voulait contrôler, comme si c’était tout ce qui comptait. Tout savoir, tout maîtriser. Elle avait rangé tout ce qui lui faisait mal dans une boîte, Juliette. Peut-être que tout cacher, c’était la seule manière d’avancer, pour elle. Se dire que son cœur n’avait plus la force de combattre. Se dire que ses jambes n’avaient que la force d’avancer. Et continuer, encore et encore, même si ça voulait dire qu’elle tomberait un jour. Au fond, on finit tous par tomber, pas vrai ? C’était ça qu’elle se répétait, Juliette, encore et encore, comme pour justifier le sang qui coulait toujours sur ses mains. Le monde coulait, et elle avec. Mais ça n’avait plus vraiment d’importance pour elle. Peut-être que c’était la peur, qui la rendait stupide, ou plus forte. Alors elle continuait à la cacher. La dissimuler derrière un masque, en espérant que ça irait mieux, que ça la protègerait. « Pourquoi ça ne servirait à rien ? Même si nous côtoyons la mort chaque jour, il ne sert à rien de voir le monde en noir, dans une version faites de teintes de gris, de noir et de blancs. Même si la réalité est ce qu'elle, ce n'est pas si mauvais que ça de donner quelques touches de couleurs à ce qui passe devant nos yeux Juliette. Je pense pas que broyer du noir est la meilleure chose à faire. Faudrait que je passe plus de temps avec toi, à force, je suis sûre que j'arriverais à mettre un peu de rose dans cette vision bien terne du monde. »

Elle secoue la tête. Parce qu’à l’époque, Pascaline et elle, elles croyaient en quelque chose de plus grand, de plus beau. Mais il ne restait plus grand-chose de ce monde-là, celui qu’elles avaient construit en espérant qu’il pourrait les sauver. Il ne restait que des ruines de ce royaume fait de poussière et d’os. La rouille qui grouillait sur chacun d’entre eux. Habitants d’un monde à la dérive. Elles avaient le sourire aux lèvres en pensant qu’elles avaient déjà gagné, alors qu’en réalité, elles avaient tout perdu. Le rêve était rassurant. Peut-être qu’elle y avait cru parce qu’il semblait plus beau, d’avoir quelque chose d’autre que le vide. Peut-être qu’elle s’y était accrochée comme un homme qui se tenait à une bouée pour éviter de se noyer en pleine mer. « Je pense pas, Pascaline. » Des soirées passées à refaire le monde. Et aujourd’hui, il ne restait que des souvenirs. Des choix qu’elles n’ont pas fait, des chemins qu’elles n’ont pas choisi de prendre. C’était ça, qui leur restait. « Blâmer le reste du monde ne sert à rien. Peut-être que j’suis simplement imbuvable, hein ? » Un léger sourire qui fend l’armure. Qui craquèle sa peau gelée par le froid et par la solitude. « C’est pas une vision. C’est la réalité, qu’on le veuille ou non. » Elle l’avait accepté. Mais ça n’était pas vraiment comme ça, pour Pascaline. Elle continuait de rêver, d’espérer. Peut-être que ça la briserait un jour. Juliette, elle préférait se dire que c’était ça, qui se passerait. Qu’un jour, elle serait au bord du précipice, et qu’elle tomberait. « Je broie pas du noir. Je vois juste les choses telles qu’elles sont. Et ce qui se passe, c’est que tu vis dans l’illusion qu’il y a quelque chose de plus. T’en dors peut-être mieux la nuit. »

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Sam 21 Jan - 23:39 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


Comme Juliette avait abandonné l'espoir au fond de la boite de Pandore, tu allais abandonner toi aussi. Il ne servait à rien de chercher à la convaincre, la noirceur de ce monde l'avait atteint jusqu'au coeur, jusqu'à la moelle de ses os, et rien, même pas toi ne pourrait y faire quelques choses, c'était plus qu'une certitude. Pourtant, tu n'es pas du genre à abandonner de la sorte, mais là, c'était trop pour toi, même si cela ne te dérangerait pas de parler durant des heures autour de ce discours vide de sens et stérile. Tu n'étais pas ici pour la convaincre que le monde pourrait un jour redevenir meilleur, mais pour parler de ce que tu avais vu ce soir là, ce soir où tout aurait pu basculer pour toi, véritablement. Tu n'avais pas été la victime, ni même un dommage collatéral, juste une témoin de cette scène absurde mais terriblement dangereuse. Tu écoutais pourtant, ce qu'elle te disait en réagissant à tes propos. La vie l'avait complètement blasée, à un point absolument impressionnant. Tu en as croisé pourtant du monde durant tes périples, et même dans les pays les plus pauvres, même là où les gens n'ont rien pour vivre, leur vision du monde est moins noire que celle que possédait Juliette. Il y avait toi, qui voyait le monde avec des millions de nuances de couleurs, un monde utopique, idyllique, il y avait le monde vu par ces personnes qui n'ont pas grand chose mais qui arrive à vivre tant bien que mal, fait de quelques nuances de couleurs, une palette moins large que la tienne, mais avec des touches de jaune, de vert, de rose. Et puis il y avait Juliette avec son monde fait de nuances de noir, de gris et de blanc, un monde où personne ne voudrait vivre, mais c'était son monde à elle, bien plus terne que la réalité. Alors, si tu pouvais admettre que tu étais trop optimiste, elle devait admettre qu'elle était bien trop défaitiste, négative, n'est ce pas ? Elle aurait du mal à se l'avouer, et encore plus à te l'avouer de toute évidence. Tu savais qu'elle n'était pas imbuvable, sinon vous n'auriez jamais été amie, il y a de cela des années, non, tu l'aurais simplement zappée complètement de ta vie, si cela était le cas, elle ne l'était donc pas, absolument pas. Tu te demandais cependant qui était dans l'illusion la plus improbable entre elle et toi ?

" Tu ne penses pas que nos visions du monde sont écornées ? Je vis peut être dans un monde plus beau qu'il n'y parait, et toi dans un monde plus laid qu'il ne l'est vraiment. Tu sais, je côtoie aussi la mort dans mon métier. J'ai soigné tout un tas de personnes pendant les émeutes en ville, y'en a un paquet qui on clamsé dans mes doigts, c'est pas pour autant que je me dis que ce monde est si moche que ça. Je pense qu'il faut essayer de faire la part des choses, je te demande pas de sourire à la vie et d'y croquer à pleines dents, juste d'essayer d'y voir un peu de positif. Enfin, je vais pas t'y forcer de toute façon hein. On est pas là pour ça d'ailleurs, n'est ce pas ? "

Oui, tu avais finalement tenté une ultime tentative, qui sera vaine assurément mais bon, qui ne tente rien n'a rien, au moins, tu n'auras rien à te reprocher. Juliette risque de ne jamais regagner la lumière, car son coeur s'est trop assombri, il est dans de profonds ténèbres. Si un jour on vient t'apprendre qu'elle a mit fin à ces jours, cela ne t"étonnera qu'à moitié même si elle dit ne pas broyer du noir, elle marche clairement au bord d'un précipice, elle est proche de tomber, et tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour qu'elle s'en éloigne. La chose ne sera pas aisé, mais même si elle parait être une cause perdue, pour toi, ce n'est pas le cas, aucune cause n'est réellement perdue.

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Sam 18 Fév - 17:58 ()


C'est ici que tout aurait pu basculer
pascaline & juliette ✗ in the embers
We live and we die like fireworks. Our legacies hide in the embers. May our stories catch fire, and burn bright enough

« Tu ne penses pas que nos visions du monde sont écornées ? Je vis peut être dans un monde plus beau qu'il n'y parait, et toi dans un monde plus laid qu'il ne l'est vraiment. Tu sais, je côtoie aussi la mort dans mon métier. J'ai soigné tout un tas de personnes pendant les émeutes en ville, y'en a un paquet qui on clamsé dans mes doigts, c'est pas pour autant que je me dis que ce monde est si moche que ça. Je pense qu'il faut essayer de faire la part des choses, je te demande pas de sourire à la vie et d'y croquer à pleines dents, juste d'essayer d'y voir un peu de positif. Enfin, je vais pas t'y forcer de toute façon hein. On est pas là pour ça d'ailleurs, n'est ce pas ? » Elle aurait aimé être comme Pascaline, parfois. Voir la bonté chez les autres, comprendre que le monde n’est pas forcément noir ou hideux. Comprendre que les miracles peuvent arriver et que les promesses peuvent parfois être tenues. Elle aurait aimé croire que tout le monde ne finit pas par partir, que les visages peuvent parfois cacher des sourires heureux, que la cruauté finit toujours par disparaître. Que la mort emporte les mauvais pour ne laisser que les bons. Elle aurait aimé, croire en tout ça, Juliette. mais à chaque fois, quelque chose finissait par tout emporter. Les vagues reprenaient ce qu’elles n’avaient pas pu avoir auparavant. Juliette, elle les observait, la montagne face au vent qui refusait d’obéir à ses hurlements. Nature qui se déchaînait contre un visage tiré par la fatigue et les regrets. Mais Pascaline, elle continuait à sourire, continuait à rêver, parce que peut-être qu’il y avait de l’espoir, au fond. Peut-être que le monde tournait un peu mieux qu’elle n’osait le penser. Tout ce qu’elle savait, Juliette, c’est qu’il fallait se battre, encore et toujours, sans jamais s’arrêter. Et peut-être qu’un jour, le combat semblerait un peu moins injuste.

Elle soupire, parce qu’elle commence à comprendre qu’au fond, elle devait lui dire. Ça faisait partie de ces mots qu’il fallait dire, de ceux qu’on essaie de cacher, avant de tout avouer. De tous ceux qu’on a peur de dire, peur de prononcer parce qu’après, ils deviennent un peu trop vrai, un peu trop réel. Logique qu’elle prônait au-dessus de tout, et pourtant, là, Juliette, elle ne voyait que des espoirs qu’elle n’espérait pas vain. « Perds pas ça, Pascaline. » Elle la regarde, un peu trop honnête. Comme si le mur, il finissait par se fissurer un peu. Elle se souvient d’un temps où elles n’avaient pas à penser à ça, au temps qui passe et aux erreurs qui pèsent un peu trop lourd sur leur conscience. Aujourd’hui, elles avaient presque le monde à porter sur leurs épaules, Juliette et Pascaline. Parce qu’elles ne pouvaient plus espérer que tout irait mieux. C’était elles, qui devaient s’en sortir, se lever chaque jour et se battre pour ce qui était juste, pour ce qui comptait encore aujourd’hui. « Continues de croire que le monde est plus beau qu’il ne l’est vraiment. Parce que quand t’arrives plus à voir au-delà de ça, t’as plus rien. » Elle ne le savait que trop bien, Juliette, cette sensation que tout finit par s’effondrer, que tout finit par tomber. Alors elle voulait autre chose, pour elle. Quelque chose qui serait peut-être sans logique et sans raison, mais qui n’était pas moins vrai. « T’as toujours été l’optimiste, parmi nous, pas vrai ? » Un léger sourire. Comme si les souvenirs pouvaient couler à travers ses mimiques. Comme si les mots pouvaient raconter une histoire appartenant déjà au passé. Une histoire qu’elle avait presque oublié elle-même. « Il faut que tu continues à y croire.  » Parce que Juliette, elle, elle ne croyait plus.

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Jeu 23 Fév - 18:55 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


Aider les gens n'était-il pas votre but commun ? Elle les aidait à travers la police, toi en les soignant, c'était donc la même chose à différent stade de l'humanité. Mais Juliette ne voyait qu'une noirceur si sombre, elle ne pouvait pas voir ces pointes d'espoir dans ce ciel si tourmenté, comme si finalement, elle ne voyait que le cyclone qui ravageait le monde alors que toi, tu es au cœur de celui-ci, et que tu réussis à y voir ce qui est à peu près calme à l'intérieur. Le plus fou c'est qu'à l'époque, votre vision du monde était sensiblement la même, mais le temps avait joué sur vos âmes, et si la tienne était resté dans la lumière Pascaline, celle de Juliette avait été traîné dans la saleté plus que tu ne l'aurais pensé, les ténèbres faisant à présent part intégrante de son for intérieur. Elle n'y croyait plus, peut être parce que justement, elle avait vu trop d'horreur dans ce bas monde, si bien que le peu de positif qu'il reste, elle n'arrivait plus à le voir. C'est comme si elle fixait un tableau noir incrusté de petits points blancs. Tellement, elle se concentre sur la couleur dominante du tableau que les petits points blancs, elle ne les voit plus du tout comme si le tableau était uniforme ne possédant plus qu'une seule nuance de couleurs. Puis c'est là qu'elle sort ce qu'elle retenait depuis quelques minutes sans doute, comme si tu devais garder deux fois plus d'espoir, deux fois plus d'optimisme pour elle et toi. De là à dire que Juliette portait le pessimisme pour vous deux, il n'y avait qu'un pas, mais tu ne le franchirais pas une seule seconde parce que pour toi, il n'était pas possible d'être défaitiste comme ton amie l'était. Même si parfois tu as peur, même si parfois le doute t'assaille, tu ne te laisse pas guider par ces derniers, tu sais allé de l'avant pour garder tes peurs pour toi, pour montrer le courage dont tu fais preuve aux autres parce que c'est comme ça que tu fonctionnes depuis des années. Juliette te fait cependant décroché un petit sourire lorsqu'elle te dit que cela a toujours été toi l'optimiste du duo. Elle n'a pas tord, mais auparavant, elle l'avait cette pointe d'optimisme, elle n'avait pas été couverte de pessimisme, elle était encore existante.

" Je n'ai pas l'intention d'arrêter d'y croire Juliette. Je sais qu'à une époque, tu possédais cette pointe d'optimisme même si j'ai toujours été la plus optimiste de nous deux. Je ne sais pas ce qui s'est passé pour toi, je ne sais pas tout ce que tu as pu vivre depuis ce temps là, ce temps qui semble révolu pour toi, mais il faut que tu réussisse à penser à des choses positives. Tu ne peux pas me dire que tout est négatif dans ta vie quand même ? Il y a bien des bonnes choses . Alors, penses à celles-ci et peut être que tu arriveras à voir ce monde moins pire qu'il ne l'est. Un peu comme si finalement nous étions deux faces d'une pièce, le côté pile et le côté face. L'un voit plus facilement la lumière que l'autre, mais les deux peuvent voir la lumière. Alors s'il te plait, je sais que tu peux faire cet effort là, rien qu'un tout petit peu. "

Tu avais envie de lui prendre le visage, de le prendre entre tes deux mains et de forcer ces lèvres à faire un petit sourire, comme pour sceller cet accord verbal implicite, celui où Juliette pourrait réussir à voir le monde d'une autre façon que celui qu'elle voit actuellement. Si elle voulait se confier en toi, elle le pouvait, elle pouvait te confier ces maux par des mots au creux de ton oreille. Peut être ne pourrait-elle pas tout te dire, peut être qu'elle ne pourrait pas parler précisément, mais peut être que cela pourrait faire du bien à son coeur meurtri.

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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Mar 14 Mar - 23:03 ()


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pascaline & juliette ✗ snakes
'Cause it's easier to bury my head in the sand sometimes, yes, it's easier to bury my head in the sand sometimes. And I know, I know, I know, it's not the right way to go but I pray for the ground to swallow me whole.

Les choses se terminent. Elles changent. Se transforment. Et disparaissent. Comme l’eau qui s’évapore ou le feu qui s’éteint. Les gens continuent à avancer dans ce long couloir, sans jamais vraiment savoir s’ils pourront s’en sortir. Ils changent, après que les années finissent par les détruire, peu à peu. Elle en portait beaucoup, des souvenirs, Juliette. Peut-être parce qu’elle avait déjà un peu trop vécu. Elle cachait son sourire, parce qu’il n’était pas vraiment précieux, ni unique. Mais parce qu’elle savait qu’on pouvait le lui prendre, le lui arracher avec quelques mots. L’armure qu’elle s’était construit était solide, c’était bien ça, qui l’arrangeait, au fond. Elle vivait dans un monde où il était plus simple de se cacher plutôt que de tout vivre en pleine lumière. Elle avait un peu perdu tout ce qu’elle voulait, sans savoir si elle parviendrait à le récupérer. Pascaline, elle, elle avait toujours cet espoir, cette innocence, en quelques sortes. Elles vivaient dans le même monde et pourtant il semblait si différent, à ses yeux. Cœur coincé dans sa poitrine, qui s’emballe et qui se perd dans une course à laquelle il n’a jamais voulu participer. Elle entend ses mots, et pourtant, elle a l’impression qu’ils ne peuvent pas être vrais. Elle a l’impression que tout est dépassé, et qu’au fond, elle continue sur une route qu’elle ne peut pas vraiment maîtriser.

Soupir qu’elle ne s’attendait presque pas à avoir. Elle regarde ailleurs. Parce qu’elle sait, Juliette, qu’elle n’arrivera pas à changer le monde. Qu’il sera toujours aussi morose, qu’il ne pourra pas s’améliorer. Elle sait que les erreurs se multiplient et que le temps brûle tout ce qu’on a de plus précieux. Elle sait aussi que la guerre qui s’abat sur Paris ne pourra jamais s’oublier dans un murmure. Elle serait toujours là, présente, douloureuse. Et il n’y avait rien de beau, dans tout ça, rien de grandiose. « J’essaierais, Pascaline. » Elle se battait par habitude. C’était ça, la différence avec Pascaline. C’est elle, elle continuait à croire en quelque chose. Mais le temps, il avait enlevé cette possibilité à Juliette. Alors elle avançait sans vraiment savoir ce qui pourrait la sauver du tourbillon de son existence. « Mais… T’sais, y’a des choses qu’on peut pas effacer, pas vraiment. » Elle avait trop peu de choses à dire, trop peu de choses qu’elle pouvait changer. Elle devait simplement s’habituer à la situation. Essayer de faire face, peu importe à quel point ça devenait de plus en plus douloureux, au fur et à mesure que les années passaient. « J’aimerais pouvoir te dire plus, tu sais. » Elle hausse les épaules. Elle ne s’évade plus dans un monde idyllique qui serait probablement meilleur. Elle ne cherche plus à fuir. Courage qui l’avait quitté depuis déjà bien trop longtemps. Entre elles deux, c’était Pascaline qui réussissait à tenir debout pour une raison. Pas elle. Elle, elle mourrait un peu plus chaque jour. Elle s’abandonnait sans savoir si elle pourrait un jour retrouver cette personne qu’elle avait été. « J’suis désolée. » Elle la regarde, et elle aurait aimé lui dire autre chose, lui donner une explication, une raison. Elle aurait aimé lui dire qu’elle avait raison, mais elle n’y arrivait pas. Alors elle détourne son regard vers le champ de mars. « On devrait continuer, concernant ce que t’as vu. » C’était plus simple de mentir plutôt que de continuer.
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Sujet: Re: C'est ici que tout aurait pu basculer - Feat Juliette Ven 17 Mar - 16:37 ()
C'est ici que tout aurait pu basculer
Juliette & Pascaline


Le jour et la nuit, voilà ce que vous étiez devenues avec le temps, comme si les deux ne pouvaient pas se marier une seule seconde, pourtant, quand la nuit vient, le jour est là proche de s'éteindre, pourtant quand la nuit s'en va, le jour arrive prêt à réchauffer les cœurs. La nuit peut être terriblement froide, glaciale & lugubre, d'une noirceur où il devient presque impossible de voir ne serais-ce qu'une forme dissolue. Mais la nuit peut être presque limpide, comme si le jour avait fusionné avec elle, notamment lorsque la lune est pleine et lumineuse. Les rayons du soleil se reflètent sur cette dernière et la rue est presque aussi claire que le jour. La nuit ne sera donc pas toujours d'une noirceur infinie, non, elle peut être dans un clair-obscur qui lui ferait voir certaines merveilles que le jour pourrait lui montrer. Mais les deux ne pouvaient être dissocié l'un de l'autre, le jour chassant la nuit, la nuit chassant le jour. Les deux ne peuvent cependant pas cohabiter ensemble, le jour ne peut pas être là en même temps que la nuit, c'est impossible. Tu ne savais pas si ton discours porterait ces fruits, tu ne savais pas si la nuit qui régnait dans l'esprit de Juliette resterait noire, ou si au contraire, elle réussirait à faire venir la lune au dessus d'elle pour y voir quelques touches d'espoir. La vie de ton amie ne pouvait pas être si morose que cela, n'est ce pas ? Elle pouvait bien se raccrocher à quelques notes d'espoir, d'optimisme, tu en avais la certitude. Alors ton visage se retrouvait souriant, lorsqu'elle te dit qu'elle allait essayé. Tu savais cependant que ce combat était loin d'être gagné, parce que le monde dans lequel vous vivez est mauvais, de plus en plus, mais même si la noirceur est là, latente, voulant tout prendre avec elle, il y avait cette lueur au loin, celle qui faisait en sorte que toi, tu croyais à un futur qui pourrait se trouver meilleur que tu ne l'aurais cru. Dans combien de temps ce futur meilleur sera-t-il en place ? Tu ne le sais pas, mais tu es persuadée que tu arriveras à voir ce monde façonné d'une bien mauvais façon retrouver un équilibre bien meilleur. Utopique te diront certains, parce que ce monde est plus que profondément enraciné dans de la mauvaise terre, mais c'est un passage impossible à éviter. Cette plante qu'est le monde a ces racines dans de la mauvaise terre, mais la bonne terre est en dessous, il suffit de s'enraciner plus profondément encore, parce que tout ceci n'a pas été fait dans un but vain. Tout ceci a été fait avec un profondeur amour et cet amour rejaillira sur terre quand le temps sera venu. Peu importe les tempêtes, les ouragans, les cyclones qu'il faudra subir avant d'en arriver là, peu importe, tu es persuadée que la bonté retrouvera le coeur de chacun en temps voulu. Et si cela ne se voyait pas actuellement, tu essayais d'y mettre du tiens pour le moment, avant que tout le monde n'agisse dans ton sens. Tu savais très bien que certaines choses ne pouvaient pas s'oublier en un instant, mais au final, de quoi vous souvenez vous lorsque vous êtes sur votre lit de mort ? Des mauvaises choses que vous avez connus dans votre vie ? Non, pas vraiment. Tout le monde se remémore ce qu'il a connu de bien, de bons dans ce monde, parce que c'est ce que notre coeur veut et aime profondément. Même les êtres les plus viles se remémoreront les bonnes choses qu'ils ont connus. Tu n'avais plus rien à lui dire ou presque.

" Ne soit pas désolée. Je sais que tu réussiras à faire ce qu'il faut, crois moi. "

Ta main était passé de ta poitrine à sa poitrine, comme pour lui faire comprendre que si ton coeur avait su resté résolument positif, le sien pouvait retrouver cette splendeur là, splendeur qu'il avait autrefois. Il faudra sans doute beaucoup de temps à Juliette pour la retrouver, mais elle ne s'est pas éteinte, elle est juste enfouie profondément, écrasée par tout un tas d'inquiétudes qu'il faudra éliminée au fur et à mesure. Mais à ce niveau là, seul le temps fera son oeuvre, le temps et sa patience.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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▬ Pascaline. Let my soul smiles through my heart and my heart smiles through my eyes, that I may scatter rich smiles in sad hearts.


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