boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
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let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
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quand on est un vrai
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 (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone
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legends never die : Commandant de la peur. Le prince de la terreur a gravi les échelons un à un, détrônant les empereurs. On a rarement vu un commandant si jeune, on a rarement vu une telle soif de pouvoir dans des yeux aussi noirs. Anarazel, c'est le prince de la peur, c'est l'écho des cauchemars et les cris qui partent en fumée. Anarazel, l'insolence au coin des lèvres et le calme glaçant d'un orage déchaîné.
the mighty bush : hallucinations caucheardesques . les peurs ne l'amusent que lorsqu'elles sont coincées dans l'esprit de ses victimes et, Anarazel, il peut provoquer les mirages les plus troublants. Toutefois, la fabrique de ces hallucinations demandent beaucoup d'énergie au jeune commandant qui a parfois du mal à les faire durer.
pyrokinésie . c'est le premier pouvoir dont on l'a doté, celui qu'il contrôle le mieux et celui auquel il ne renoncera jamais.
weapon : baton de moise dérobé à l'ancien commandant de la peur qui est désormais son sbire, ce bâton, lorsqu'il est utilisé, permet de répandre les ténèbres.
Allegeance : Loyal envers lui même avant tout, l'arriviste se dévouera toujours au plus offrant.
these streets : Il ne sait pas grand chose et, à vrai dire, il n'en a pas grand chose à foutre. Quand on lui a rapporté que les dieux étaient, eux aussi, descendus sur terre, sa seule réponse a été "Et alors ?".
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admin du dimanche

Sujet: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Mer 28 Déc - 23:39 ()
https://www.youtube.com/watch?v=aG91y3T3Rr4


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C’est simple. Elle l’a appelé, et il a rappliqué. Pas de question, ce n’était pas un sujet ouvert à la discussion. Ils avaient défini les termes du contrat dès le début : pas de sentiments, pas d’attachement. Ils s’appellent, ils baisent et ils se cassent. Promesses en suspension, fragile équilibre qui n’était pas destiné à durer, mais qu’ils avaient réussi à conserver.  Jeu de silence, entre eux, ils n’ont pas besoin de parler pour se comprendre. Ils ont des regards qui veulent tout dire et des gestes qui valent mieux que de longs discours. Pourtant, ils sont deux étrangers. Des inconnus qui se sont bien trouvés. Il sait plus exactement comment, et ça n’a pas grande importance. Dans sa vie, elle est éphémère. Une oasis sous les tropiques. A bien y réfléchir, ils ont jamais eu une conversation de plus de cinq minutes. Tout ce qu’il sait d’elle c’est qu’elle s’appelle Fantine et qu’elle a l’âge légal. Elle a des yeux bleus et il a un truc pour les yeux bleus mais ça, c’est accessoire. Jolie fille, la voix qui tremble, le cœur en miettes. Il sait pas ce qu’elle a vécu et il veut pas le savoir. Frontières, barrières, remparts, tout ce qu’il ne faut jamais laisser l’autre voir.

C’est simple. Il est arrivé, elle l’attendait. Pas de bonjour, pas de ça va, pas de bien, et toi ?  juste des corps qui s’entrechoquent et des souffles qui s’entremêlent. Il a léché l’alcool sur ses lèvres pendant qu’elle déboutonnait son pantalon. Pas de regards, pas le temps pour ça. L’envie d’oublier, quoi ? Non, qui. Aucune importance, ils s’évadent. Autour d’eux, il n’y a plus le monde, plus la ville, plus de Paris décrépie, juste le noir électrique des quelques minutes qui les unissent. Ils n’entendent pas la radio qui grésille, pas le bruit des voitures, pas les conspirations silencieuses d’une guerre qui les dépasse. Il n’y a que leurs souffles, et leur vie qui en dépendent. Des gestes certains, experts, même. Ses mains qui se baladent sur le corps de Fantine. Entre eux, c’est pas doux mais c’est jamais brutal. C’est tout un art. Lui, il n’a pas d’interdits. Il est l’étendue des possibles. Un monde, un univers. Il est plaisir et sensations fortes. Il est son cœur qui palpite et son souffle qui s’accélère. Il est quelques minutes d’oubli. Voyage hors de la réalité, à des années lumières de tout ce qu’ils cherchent à fuir. Une fuite à deux, voilà ce que c’est. Voilà ce que ça reste.

Ca se complique. Il est allongé dans ses draps et elle fume une cigarette. D’habitude, elle dit quelques mots, il contemple son sourire et il s’en va. Mais là, c’est différent. Silence de plomb, effluves d’alcool, maquillage qui a coulé autour de ses yeux. Yeux perdus dans le vide, souffle coupé. « C’était si nul que ça ? » Il tente de l’apprivoiser, Fantine, mais c’est difficile. Il n’est pas censé être quelqu’un à qui on se confie. Lui, c’est juste un corps, porteur de vices. Pas d’attachement, on avait dit. Mais c’est trop tard. Humanité étranglée qui transparaît enfin. Il est censé être le venin, est-ce qu’il pourrait aussi être l’antidote ? De la compassion, ou de l’empathie. C’est l’un des deux. Mais c’est pas bon pour les affaires. Il veut partir, mais il veut aussi rester. Il veut savoir ce que ça fait, que d’être humain. Il veut jouer à un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.  « J’pars ou j’reste ? »  Pas assez humain pour demander comment ça va. Pas assez démon pour s'en aller sans dire un mot.



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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Ven 30 Déc - 0:38 ()

https://www.youtube.com/watch?v=GySIToHCPac
Do you walk in the valley of kings ?
Do you walk in the shadow of men
who sold their lives to a dream ?
Do you ponder the manner of things,
in the dark ?


Comme Icare, elle a cru toucher le soleil, Fantine. Elle s’en était rapprochée, elle avait pu le sentir brûler, du bout de ses doigts fins. Elle avait cru qu’il lui ferait moins mal. Espoir qui s’était tissé autour de son cœur, détruisant ses organes et affaiblissant ses membres. Léthargie dont elle ne pouvait se défaire depuis qu’elle entendait ses mots à lui, résonner dans le creux de ses souvenirs. Boom, le coup était parti. Et il l’avait atteint, en plein cœur. Mots qui l’avaient transpercée, ils la plient en deux, comme une poupée de chiffon qu’on aurait maltraité. Elle accuse le coup, elle sèche ses larmes. Ses yeux, elle les ferme si fort qu’elle espère perdre la vue. Elle veut l’effacer, comme on détruit un courrier, comme on supprime un fichier indésirable. Elle veut que sa mémoire dissipe ses traits, son sourire, ses yeux. Elle veut qu’il ne soit que poussière et cendre. Elle veut que sa voix ne devienne qu’une chimère, qu’un vieux souvenir dont on refuse de se rappeler. Elle a mal, Fantine, elle a mal à en crever, parce qu’il ne reste plus rien, d’elle et de Matt. Parce qu’il semblait différent et qu’il ne l’était pas. Parce qu’il lui a fait croire que tout irait bien. Mais aujourd’hui, il n’était pas là. Il était retourné, disparaître au milieu de la foule.

« C’était si nul que ça ? » Jasper, sa voix elle la réveille d’un songe. Il était habitude et il était distraction. Il était ce visage qu’elle n’avait aperçu que dans l’obscurité. Ce souffle qui se perdait dans son cou et qui se cachait dans les ombres. Un simple prénom, un simple numéro qu’elle avait appelé pour oublier pendant l’espace d’un instant. Peur de se retrouver seule, peur de perdre pied, peur d’être abandonnée dans un monde qui brûlait à petit feu. Elle prend une cigarette, l’allume. La nicotine, elle brûle sa gorge quand elle atteint ses poumons. Elle regarde le plafond. Mort lente qui lui rappelle que tout était perdu. « Non. T’en fais pas pour ton égo. » Jasper, il était un mystère de plus, une énigme qu’elle n’avait pas essayé de résoudre. Jasper, c’était juste un corps qui se tenait à ses côtés, c’était son cœur qui ne battait pas plus vite, quand il était là.

« J’pars ou j’reste ? » D’habitude, il partait. Il s’en allait sans un mot. Peut-être qu’il avait peur d’être seul aussi, ce soir. « Peu importe. » Ses lèvres, elles bougent mais dans sa tête, elle lui demande de rester. Bizarrement, c’était presque comme s’il l’avait entendu. Parce qu’il ne bouge pas, lui. « Y’a ce gars… » Elle tire sur sa cigarette. Sa voix, elle est rauque, fragile et douce à la fois. Brisée, un peu comme eux. « On étaient bien ensembles, tu vois. Ce genre de truc où tu te dis que c’est différent. » Elle n’osait pas vraiment le regarder, Jasper. Protection inutile contre une muraille en train de s’effondrer. Un tissu de secrets qui se défait au fil des secondes. « Sauf que maintenant, il est plus là. » Elle aurait aimé ne pas les dire, ces mots-là. Elle aurait aimé avoir tort, elle aurait aimé pouvoir dire qu’en fait, ils ne partent pas tous. Elle lui avait tout donné, et en quelques secondes il avait tout repris. « Parce qu’en fait pour lui, c’était pas si différent que ça. » Peut-être qu’elle se berçait d’illusions, Fantine. Peut-être que c’était ça, qu’ils faisaient au milieu d’une nuit sans la moindre étoile. Ils se cachaient du passé qui les avaient brisé, ils se cachaient de la douleur qui écrasait leur poitrine. « Et tout ce que j’veux c’est oublier qu’il existe, mais… » Elle secoue sa tête. « Laisses tomber. J’suis pathétique. » En réalité, elle n’était pas vraiment pathétique. Elle était juste un peu brisée, Fantine.

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pyrokinésie . c'est le premier pouvoir dont on l'a doté, celui qu'il contrôle le mieux et celui auquel il ne renoncera jamais.
weapon : baton de moise dérobé à l'ancien commandant de la peur qui est désormais son sbire, ce bâton, lorsqu'il est utilisé, permet de répandre les ténèbres.
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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Ven 30 Déc - 14:18 ()
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« Peu importe. » Peu importe, dans ce contexte, ça veut dire tu restes. Alors il reste. Il se tourne vers elle et il la regarde perdre pied. Décadence, le voilà dans son élément. Voix écorchée, regard plongé dans le vide. Visage illuminé par la lueur chancelante d’une bougie. Il ne sait que trop bien que le néant peut avoir l’effet d’un aimant. Attraction magnétique entre la jolie fille et le vide. Fantine en chute libre, attendant impatiemment l’impact qui réussira à la faire exploser. Souffrance à retardement, il le sait, il fait maintenant partie du poison. Est-ce qu’il a déjà douté d’être autre chose ? Oui, un peu. Combat perdu d’avance entre son âme déchiquetée et les ténèbres qui l’ont remplacée. Elle subsiste, pourtant, cette goûte d’humanité qui apaise un instant les braises de l’enfer. Elle subsiste et elle se bat contre tout ce qu’il n’est pas, tout ce qu’il est forcé d’être, parce que d’autres l’ont voulu, et qu’on ne lui a pas laissé le choix. Alors, non, ça ne fait aucun doute, qu’il est venin propulsé dans son sang, parce qu’il est le vide qu’elle recherche tant. Torpeur de fin de soirée, noirceur invétérée, il est comme un trou noir qui aspire tout sur son passage. On ne lui survit pas.

Mais cette décadence-là, cette chute, un peu trop rapide et un peu trop brutale, il a du mal à la regarder avec autant de plaisir que d’habitude. Elle a l’arrière-goût amer d’un trophée non mérité. Il devrait s’en délecter, pourtant, de sa douleur et de son cœur qui ne bat plus assez fort.  Mais, quand il l’écoute lui parler de son ex, ce n’est pas la souffrance qui le captive. Il examine chacun des traits de son visage amaigri. Et quand il regarde ses joues creusées par la douleur, il se demande ce que ça fait d’aimer quelqu’un au point de ne plus jamais vouloir aimer personne. Il la comprend, un peu. Du moins, c’est ce qu’il pense. Lui aussi il aimerait avoir quelque chose de différent. Condamné à ne plus rien ressentir, le démon, drogué aux sensations, vit par procuration.  Elle veut arrêter de ressentir. Lui, il veut ressentir pour de bon. Il veut une explosion. Il veut ressentir la même douleur qu’elle à la séparation. Il sait qu’il en est capable. Parce que dans ses rêves (souvenirs ?), il n’est jamais seul. Visage inconnu, trop flou pour être réel, mais pas assez pour n’être que pur produit de son imagination. Son regard dévie. Il se surprend à penser à Juliette. Un peu. Parce que c’est « différent » avec elle, pas vrai ? C’est pas que physique, il y a autre chose. Il ne saurait pas dire ce que c’est, exactement. Attraction, non, dépendance, besoin, envie. Il devrait peut-être en parler à Fantine. Elle lui dirait, elle, si ça en vaut la peine. Il est pas fait pour aimer, il le sait, mais il a du mal à s’y résoudre. Alors il l’envie, même si elle souffre, un peu, beaucoup.

« Laisses tomber. J’suis pathétique. » Il hausse les épaules. Cigarette dérobée à même ses lèvres avant qu’elle ne puisse lui opposer résistance. Il tire sur la nicotine, pensif. Est-ce qu’elle est vraiment pathétique ? Il en sait rien. Parce que sa douleur, il la comprend. Il n’en connaît juste pas le remède. L’avantage d’être un démon, c’est qu’on ne la ressent pas, cette douleur qui rend les humains si faibles. Cœur engourdi par la mort, il vit dans la plus totale apathie. Incapacité à ressentir quoi que ce soit. Délivrance et liberté pour certains. Pour lui, prison. « Ouais, j’vois. Tu t’es fait larguer, quoi. » Sourire en coin, regard audacieux. Il est maladroit, parce qu’il n’a jamais eu à faire ça. Il n’est pas censé réconforter qui que ce soit. Il est un puit de douleur, désespoir à l’état pue. Il est censé s’abreuver de chaque millimètre de sa peine, et, si possible, l’aider dans sa quête d’autodestruction. A quoi il joue ? A l’humain. Et ça en devient ridicule. Il baisse les yeux.  « Il doit être sacrément con, non, pour avoir laissé tomber une fille comme toi ? » Avec elle, il n’a pas l’impression de perdre son temps. Il apprend l’humanité, sans trop savoir ce que ça veut dire. Il ne sait pas comment, il ne sait pas pourquoi, il a envie qu’elle se sente mieux. Ca le brûle un peu, là, juste sous sa peau. Parce qu’à chaque seconde qu’il passe avec elle, il trahit sa vraie nature. A nouveau, il braque son regard sur elle. « T’es pas pathétique. T’es juste… Déçue. Tu croyais avoir trouvé quelqu’un de bien, tu croyais qu’il était honnête avec toi, mais en fin de compte, il s’est foutu de toi. Moi, à ta place, j’l’aurais buté. D’ailleurs, si tu veux, on y va. On peut brûler sa voiture. Ca fera du chauffage… Quoi que… Non, j’suis sûr qu’il habite trop loin et j’ai la flemme… » Sauf que la vraie nature reprend toujours le dessus, un peu trop vite d’ailleurs.



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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Mar 3 Jan - 17:04 ()

https://www.youtube.com/watch?v=OlHVrYRcPvE
And it feels like I've been away for an era
but nothing has changed at all.
And it feels like I was with you, but what did we do
and where have you gone?


Fantine, elle s’était perdue dans ses yeux noisette et ses sourires qui arrivaient à consumer le soleil, à Matt. Elle était de ceux qui entraient dans l’arène, en espérant un jour nouveau, qui combattait les mensonges avec des coups de poing et avec des hurlements dans les rues bondées. Ceux qui se révélaient en pleine lumière, qui avait pourtant semblés s’éteindre pendant des années. Ceux qui avaient fini par s’habituer à la honte, à la solitude et à la lâcheté. Ceux qui mourraient un petit peu plus chaque jour. Pourriture qui rongeait leur corps ferme et leurs yeux à peine ouverts. Monde qui avait fini par faire partie de son quotidien, comme si elle avait à tout jamais renoncé à l’idée de le sauver. Pourtant, il était là, en pleine dérive, les vagues l’emmenaient au loin, là où personne ne pourrait y faire quelque chose. Fantine, avant, elle s’était habituée à son petit monde, celui où elle se souciait plus de la robe qu’elle allait porter plutôt que du clochard qui était en train de crever à sa gauche quand son pas martelait le pavé de Paris. Des centaines d’âmes qui se regardaient sans se voir, qui refusaient d’accepter un reflet peut-être un peu trop marqué par la laideur, par la poussière et par la peur. L’abandon par omission, celui qui habitait encore le cœur de ceux qui refusaient de se battre pour une vérité qu’ils ne parvenaient pas à obtenir. Ceux qui avaient arrêté de regarder tout autour d’eux, qui avaient arrêté de croire en la beauté du monde. Fantine, elle avait peur d’oublier, et peut-être que c’était ça qui la maintenait en vie, jour après jour. Peut-être que c’était ça qui l’aidait à supporter les coups et les cicatrices.

Jasper, par moments, on aurait dit qu’il avait un peu oublié. Volonté de se souvenir d’un monde auquel il n’appartenait plus vraiment. Cœur de pierre dont les remparts ne pouvaient pas tenir, retenus par un simple brouillard. Elle se demandait si Jasper aussi, il pensait que la souffrance, au fond, elle le gardait en vie. Douleur lancinante qui les protégeait d’une léthargie trop cruelle. Elle avait peur de s’habituer à la mort, Fantine. Peur qu’à force de se briser, son cœur finisse par accepter la solitude. Elle ne voulait pas perdre espoir, et peut-être que Jasper, tout ce qu’il voulait, c’était un peu le retrouver aussi. Savoir que le monde, parfois, il pouvait s’arrêter de tourner pour eux. Violence qui se déchaînait comme un océan dans le flot de ses pensées, miracle à peine rêvé qui finissait toujours par disparaître. Matt, elle a beau se dire qu’elle aurait préféré ne jamais le connaître, elle avait déjà trop peur d’oublier le moindre de ses traits. « Ouais, j’vois. Tu t’es fait larguer, quoi. » Ses mots, ils résonnent comme un poids qui tombe sur le sol, comme une vérité qu’elle avait peur d’entendre. Peut-être qu’elle n’était pas aussi courageuse qu’elle aurait aimé le penser, Fantine. Peut-être que le monde n’était pas assez grand pour elle, peut-être qu’il n’était pas assez brisé.

« Il doit être sacrément con, non, pour avoir laissé tomber une fille comme toi ? » Sauf qu’il avait tort. Matt, il avait arrêté de se battre parce qu’il savait que c’était en vain. Monde qu’il avait fini par accepter dans ses moindres défauts, dans ses moindres erreurs. Peut-être que c’était là où elle s’était trompée, Fantine. « T’es pas pathétique. T’es juste… Déçue. Tu croyais avoir trouvé quelqu’un de bien, tu croyais qu’il était honnête avec toi, mais en fin de compte, il s’est foutu de toi. Moi, à ta place, j’l’aurais buté. D’ailleurs, si tu veux, on y va. On peut brûler sa voiture. Ca fera du chauffage… Quoi que… Non, j’suis sûr qu’il habite trop loin et j’ai la flemme… » Rire qui s’échappe de sa bouche sans y penser, avant de reprendre sa clope. Fumée qui étouffe ses poumons comme pour lui rappeler qu’elle n’était pas faite pour respirer très longtemps, au fond. Vie qui s’échappait d’elle à chaque latte, à chaque émeute, à chaque cicatrice. « T’es con. » Ses yeux, ils fixent encore le plafond. « J’pense qu’il a eu raison. J’voulais juste pas qu’il parte lui aussi. » Abandon de plus qui s’ajoutait à une liste déjà bien remplie. Elle n’avait plus rien que des souvenirs, Fantine. Et Jasper, lui, il se noyait dans des menaces qu’il n’arrivait même pas à concevoir. Menteurs qui avaient décidés de se noyer dans leurs propres chimères. « Il méritait probablement mieux, de toutes façons. J’le savais. Je voulais juste pas que ça soit vrai. » Son visage se tourne vers lui, interrogateur. « T’as l’air de savoir de quoi tu parles. T’as une jolie blonde en tête, c’est ça ? » Plus elle le regarde, plus elle a l’air de comprendre. Incrédule face à une vérité qui n’a jamais été aussi claire. « Oh merde… T’es amoureux, c’est ça ? J’aurai pas parié 20 balles dessus. »

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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Dim 8 Jan - 10:55 ()
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Elle éclate de rire et il sourit. Jasper et Fantine se sont frôlés tant de fois, mais ils se rencontrent enfin. C’est l’histoire d’un démon et d’une fille cassée par la vie, et c’est pas une histoire qui va bien se finir, en principe, du moins. Tout repose sur elle. Parce que lui, il est perdu. Il est prisonnier de sa propre nature. Au moindre faux pas, il la guidera vers le mauvais chemin et elle se perdra encore plus qu’elle ne l’est déjà. Il a toutes les armes pour la blesser, mais c’est à elle de choisir son poison. Quoi qu’elle fasse, il s’infiltrera dans sa vie comme du venin. Sans qu’elle le sache, sans qu’elle le voit. De toute façon, quand elle s’en rendra compte, il sera déjà trop tard. « T’es con. » Oscillation entre compassion et destruction. C’est l’occasion rêvée, pourtant. S’il le voulait, il pourrait la persuader de se jeter de sa fenêtre, là, tout de suite. Il n’a que quelques mots à prononcer, et c’est pas l’envie qui manque. Mais, pour une raison qu’il ignore, il ne garde le silence et il attend. « J’pense qu’il a eu raison. J’voulais juste pas qu’il parte lui aussi. » Il la regarde. Plus précisément, il la regarde couler. Elle se noie, Fantine, et il devrait lui tendre la main. Mais son instinct lui dicte l’inertie. Il n’est pas censé la tirer vers le haut. II n’est pas sa bouffée d’air, il n’est pas l’oxygène salvateur. Il est l’air saturée par la souffrance, l’odeur de rouille, l’eau qui s’infiltre dans ses poumons. Il est celui qui lui tient la tête dans l’eau, qui la regarde se débattre, s’étouffer, jusqu’à ce que, de Fantine, il ne reste plus rien. Destruction assistée de Fantine. Il est l’étincelle, elle est la dynamite. Il est la décadence lancinante, la chute à retardement. Il est sa douleur, celle qui la dévore. Sauf que là, il n’a rien à faire. Fantine se détruit elle-même, à chaque fois qu’elle tire sur sa cigarette, à chaque fois qu’elle couche avec le premier venu, à chaque fois qu’elle pense à ce mec qui l’a laissée tomber, et qu’elle décide d’ouvrir une nouvelle bouteille. Elle perd tous ses repères et il la regarde s’égarer. Il n’est pas boussole, il n’est pas guide. Il est ténèbres et les ténèbres, ça attire les gens comme elle comme des aimants. Un véritable trou noir qui aspire tout sur son passage. « Il méritait probablement mieux, de toutes façons. J’le savais. Je voulais juste pas que ça soit vrai. » Le démon est perdu, coincé dans ses questions. Il ne sait pas s’il doit décupler sa douleur ou essayer de la transformer en autre chose. Il entrouvre les lèvres en silence. Réflexe d’humain qui transperce l’âme déchiquetée du démon. Fantine ne le voit pas, le combat qui s’est formé entre les cendres et les braises. Elle ne voit que l’apparence. Le masque qu’il arbore en permanence. Du moins, c’était ce qu’il croyait jusqu’à ce qu’elle lui pose cette question. « T’as l’air de savoir de quoi tu parles. T’as une jolie blonde en tête, c’est ça ? » Il se tourne vers elle en fronçant les sourcils. Jasper a du mal avec le second degré, parfois. Souvent. L’enfer a amputé son sens de l’humour. Un siècle de torture rendrait tout homme hermétique à ce genre de choses. Comment tu sais, pour Juliette ? Elle ne sait pas, justement, et il le comprend un peu trop tard, mais juste assez tôt pour que Fantine se rende compte qu’elle avait tapé dans le mille. Pris à son propre piège, l’humain vulnérable fend le masque du démon apathique en deux. « Oh merde… T’es amoureux, c’est ça ? J’aurais pas parié 20 balles dessus. » Lui non plus, à vrai dire. Mais il l’avait pas fait exprès. Ca lui était tombé dessus, juste comme ça. Et puis, il sait pas trop ce que c’est, d’être amoureux. Tout ce qu’il sait, c’est que Juliette, contrairement à Fantine, il ne lui ferait jamais de mal.

Il prend la cigarette qu’elle tient entre ses doigts et tire dessus, en haussant les épaules. Démon perdu, démon qui rêve, démon hanté par les souvenirs d’une autre vie, démon qui échoue à sa mission et qui choisit de ne pas la détruire, pas tout de suite. Il a des questions et elle est mieux placée que lui pour avoir les réponses, parce qu’elle est tout ce qu’il n’est pas.  « J’sais pas, p’têtre bien. » La vérité, c’est qu’il n’en sait rien. Il porte en lui ce fameux néant, fait de tous les arrachements. Il n’a plus aucune idée de ce que c’est que l’amour. Enfin, si, justement. Il pense savoir. Il ne sait pas par où commencer. Juliette et lui, c’est pas une longue histoire, c’est juste une histoire dont il ne peut pas lui livrer toutes les nuances parce qu’il y a des choses qu’il ne doit pas dire. Elle ne peut pas savoir ce qu’il est réellement, et, de toute façon, elle ne le comprendrait pas.  « En fait, c’est compliqué. » Compliqué n’est peut être pas le juste mot. Parce qu’entre eux, c’est plus que compliqué. Juliette, le templier, qui cherche à l’anéantir, mais qui se retient de le faire depuis qu’ils se sont rencontrés. Et lui, qui refuse de la tuer, ou même de la blesser, et en tout cas, de la détruire. Peut-être même qu’il veut la sauver, parfois. Juliette et Jasper qui défient toutes les lois et trahissent dieu à chaque seconde passée ensemble, à chaque fois qu’il finit dans son lit et qu’il se surprend à la serrer contre lui pendant qu’elle dort. Juliette et Jasper qui vont finir par devoir le faire, ce choix, qu’ils évitent depuis qu’ils se sont rencontrés. Juliette et Jasper, accrochés l’un à l’autre, jusqu’à ce que mort s’en suive. « J’sais pas comment expliquer. Mais quand j’suis avec elle, c’est différent. Je ressens des choses. Sans vouloir t’offenser, t’es jolie, t’es sympa, mais voilà, on sait qu’entre nous ça s’arrête là. Avec elle… Ouais, avec elle, j’ai pas envie que ça s’arrête là, tu vois. Elle est belle, intelligente, elle sait ce qu’elle veut. Elle est magnifique, cette femme, j’ai jamais vu ça de ma vie… J’crois bien que j’suis accro. J’pourrais la regarder pendant des heures, je verrais pas le temps passer, mais… » Mais c’est un templier, et lui, c’est un démon, et entre eux, c’était terminé avant même d’avoir commencé. Sauf que ça, il peut pas lui dire, à Fantine. Alors il cherche un autre moyen de le faire. « Mais, c’est pas possible entre nous… » Il baisse les yeux, il veut pas y penser. Mais, après tout, c’est pour ça qu’il est là avec elle et pas avec Juliette. Parce que c’est pas possible et que ça le sera jamais. Il soupire de la fumée, une partie de son cœur qui rejoint l’air ambiant. « Elle… Son job, c’est d’arrêter les gens comme moi.  C’est son choix, tu vois, j’peux rien y changer. C’est pas faute d’avoir essayé. » Résignation constante de la paresse face à la lutte. Juliette, templier, ne voudrait jamais d’un démon. Et lui, il devrait continuer à faire comme s’il n’en avait rien à foutre. « Et c'est pas cool... Elle aurait pu le dire dès le début... »




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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Lun 16 Jan - 13:06 ()


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I brush the dust off, gain composure for another round, when did my life become a series of countdowns ? I curse the heavens for pulling you away from me.At the same time I pray that you'll find everything you seek.

Elle avait toujours trouvé ça surfait, l’amour, Fantine. Mensonges qui s’empilaient afin de créer une vie parfaite. Sourires qui cessaient d’être vrais au bout d’un certain temps, remplacés par la colère et le ressentiment. C’était plus simple de se battre que de tout donner. Plus simple de se cacher plutôt que de tendre la main. Elle savait ce que c’était, de faire le choix facile, parce que c’est ce qu’elle a toujours fait. Sauf avec Matt. Avec Matt, elle avait tout donné, et elle avait tout perdu. Elle avait cru que si elle ne cachait rien, elle pourrait réussir, elle aussi, à avoir droit aux sourires qui ne s’effacent pas et aux rires qui retentissent. Mais il est parti, comme tous les autres. Et Fantine, elle n’arrivait pas à l’accepter, qu’il soit plus là. Erreur qu’elle ne parvenait pas à se pardonner. Equation impossible qui se formait autour d’elle. Alors elle se battait. Elle frappait et elle hurlait contre des réponses qu’elle avait peur d’avoir. Elle hurlait contre une vérité toujours aussi lointaine, toujours aussi absente. Elle hurlait contre le monde qui tournait trop vite, et qui prenait tout trop tôt. Elle s’était habituée à la douleur, parce qu’elle était tout ce qui lui restait. Jasper, lui aussi il rêvait de ressentir quelque chose. Souffrance qui leur rappelait en quelques sortes qu’ils étaient encore en vie. « J’sais pas, p’têtre bien. » Elle le regarde, Jasper. Parce que derrière ses illusions, parfois elle trouve la vérité. Parfois elle trouve quelque chose de plus. « En fait, c’est compliqué. » « J’sais pas comment expliquer. Mais quand j’suis avec elle, c’est différent. Je ressens des choses. Sans vouloir t’offenser, t’es jolie, t’es sympa, mais voilà, on sait qu’entre nous ça s’arrête là. Avec elle… Ouais, avec elle, j’ai pas envie que ça s’arrête là, tu vois. Elle est belle, intelligente, elle sait ce qu’elle veut. Elle est magnifique, cette femme, j’ai jamais vu ça de ma vie… J’crois bien que j’suis accro. J’pourrais la regarder pendant des heures, je verrais pas le temps passer, mais… » Sourire qui se dessine sur ses lèvres. Elle savait ce qu’il ressentait parce qu’elle a attendu trop de fois les mêmes mots de la part de Matt. Elle aurait aimé qu’il pense ça, d’elle. Apparemment, c’était tout sauf le cas. « Mais, c’est pas possible entre nous… » Secret qu’il semble garder pour lui, comme quelque chose de précieux. Joyau qui vaudrait tout l’or du monde, qui tromperait la mort. « Elle… Son job, c’est d’arrêter les gens comme moi.  C’est son choix, tu vois, j’peux rien y changer. C’est pas faute d’avoir essayé. » Regard qui se baisse. Avouant que parfois, on ne gagne pas. Parfois, on se perd et on abandonne tout au passage. « Et c'est pas cool... Elle aurait pu le dire dès le début... »

Elle voulait avoir des histoires à raconter, Fantine. Elle voulait se rappeler de tout ce qu’elle n’avait pas eu. Elle voulait des souvenirs et elle voulait qu’ils soient beaux, grandioses. Mots qui s’échapperaient de sa bouche comme des aventures, fierté qu’elle aurait parce que ça serait elle, l’héroïne de l’histoire. Mais elle n’avait pas d’histoires à raconter. Pas de combats épiques ni de sacrifices à conter. Il n’y avait qu’elle, celle qui pensait tout avoir et qui avait tout perdu. Sa vie, elle ne tenait qu’à un fil. Et aujourd’hui, il était sur le point de se couper. « Ouais, je sais, t’as envie que ça s’arrête jamais. T’as envie que rien ne change. Que tout s’arrête pour un moment. » Mais le monde, il ne s’arrête pas de tourner. Il continue dans sa course folle, et peu importe ceux qui se retrouvent laissés sur le côté. Vérité qu’elle peinait à avouer tout haut, de peur qu’elle ne devienne réelle. Regard qui se pose sur lui, question qu’elle ne regrette pas vraiment d’avoir posé. Ça les rend plus humains, au fond. « Elle est flic, c’est ça ? » Elle se retourne pour s’allonger sur le ventre. Echo d’un souvenir qu’elle a presque peur de transposer. Peur d’oublier, aussi. Parce que Jasper, c’est pas Matty. Et c’est peut-être le plus dur à se dire. Parce qu’elle a peur de toujours le rechercher, chez quelqu’un d’autre. « J’pense que tu devrais essayer. Tu devrais lui dire. Même si elle dit non. Même si t’es pas sûr, dis-lui. » Son cœur, il parle pour elle, à Fantine. « Tu veux pas passer ta vie à regretter quelque chose. Tu peux jamais savoir ce qu’elle dira. » Alors elle avait appris à tout donner. Parce qu’elle préférait avoir des réponses plutôt que de vivre dans l’ignorance. Parce qu’elle préférait hurler plutôt que de se taire dans un silence de plomb. Et alors, elle se battait, toujours un peu plus fort. « Si tu l’aimes vraiment, tu dois lui dire. » Elle lui avait dit, elle. Et aujourd’hui, il n’était plus là. Mais ça, elle ne lui dirait pas, à Jasper.

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legends never die : Commandant de la peur. Le prince de la terreur a gravi les échelons un à un, détrônant les empereurs. On a rarement vu un commandant si jeune, on a rarement vu une telle soif de pouvoir dans des yeux aussi noirs. Anarazel, c'est le prince de la peur, c'est l'écho des cauchemars et les cris qui partent en fumée. Anarazel, l'insolence au coin des lèvres et le calme glaçant d'un orage déchaîné.
the mighty bush : hallucinations caucheardesques . les peurs ne l'amusent que lorsqu'elles sont coincées dans l'esprit de ses victimes et, Anarazel, il peut provoquer les mirages les plus troublants. Toutefois, la fabrique de ces hallucinations demandent beaucoup d'énergie au jeune commandant qui a parfois du mal à les faire durer.
pyrokinésie . c'est le premier pouvoir dont on l'a doté, celui qu'il contrôle le mieux et celui auquel il ne renoncera jamais.
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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Jeu 23 Mar - 23:11 ()
darling
I think I saw you in my sleep, darling, I think I saw you in my dreams You were stitching up the seams On every broken promise that your body couldn't keep. I think I saw you in my sleep.



« Ouais, je sais, t’as envie que ça s’arrête jamais. T’as envie que rien ne change. Que tout s’arrête pour un moment. » Il a pas besoin de la regarder pour comprendre ce qu’elle veut dire. Il a pas besoin de la regarder pour voir sa douleur. Des yeux océaniques, perdue dans les limbes, Fantine n’est plus qu’une ombre. Et lui, les ombres, il les dévore. Démon affamé, attiré par les éclipses, les nébuleuses qui ont trop brillé et qui se meurent dans leurs propres cendres. Démon des causes perdues, de ceux qui ont abandonné, des épaves qui trônent dans l’océan de leurs regrets. Démon de la lointaine inertie, celle qui isole et qui crève le cœur. Le lit, c’est un mouroir et leurs voix elles se cassent dans l’air saturé par les cris de leurs espoirs. Fantine, la grenade a explosé. Il te reste pas grand chose, pratiquement rien. Fantine, tu traînes dans les ruines de tes rêves. Dis-moi, ça fait quoi d'avoir mal ? « Elle est flic, c’est ça ? » Il hausse les épaules. « Ouais, quelque chose comme ça. » Flic et templier, du pareil au même. Juliette, elle se bat contre l’ombre qu’il est. Elle plante des dagues dans des corps, elle affronte des menaces qui partent en fumée, elle se perd dans des mirages. Juliette, il sait pas exactement s’il doit la sauver ou s’il doit la laisser tomber. Parce que quand elle le regarde, il a pas l’impression d’être le morceau de néant qu’il est. Quand elle le regarde, il y a les choses qui font sens, les souvenirs qui sont ravivés, le cœur qui palpite. Mais il se perd, dans ses yeux, il se perd et il la met en danger et tout va finir par exploser, il le sait. « J’pense que tu devrais essayer. Tu devrais lui dire. Même si elle dit non. Même si t’es pas sûr, dis-lui.  Tu veux pas passer ta vie à regretter quelque chose. Tu peux jamais savoir ce qu’elle dira. » Peut-être qu’elle a raison. Peut-être qu’il devrait essayer. Peut-être qu’il devrait arrêter de fuir, de courir après ses chimères. Peut-être, ouais. « Si tu l’aimes vraiment, tu dois lui dire. » Pendant une seconde, une toute petite seconde, il envisage de l'écouter. Pendant une toute petite seconde, dans ses yeux, il se barre de cet appart un peu miteux, il va frapper à la porte de Juliette et il lui dit je t'aime. Pendant une toute petite seconde, il a des constellations qui tracent un avenir incertain dans les yeux, il a les rêves comme des flammes et les regrets qui s'éteignent. Et puis, tout s’effondre. Il la voit qui lui dit de se casser. Qui le regarde avec des yeux glaçants et dégoutés. Il voit la porte qui se ferme, son coeur émietté. Un démon, ça souffre. Ca passe son temps à souffrir. Et ça hurle sa douleur en parsemant Paris du sang de ses victimes. Ce soir, sa victime, c'est Fantine. Il se tourne vers elle et, le désespoir, dans ses yeux, il peut pas y résister. Sa main sur sa joue, ses yeux qui deviennent noir, des volcans en éruption. Le miroir épouse enfin sa réflexion. L'humain a foutu le camp. Il devient celui qu’il fuit. Il fait ce qu’on attend de lui. Il profite de la faiblesse, il manipule. Les yeux dans les siens, elle est à lui, la jolie poupée, marionnette à malmener.  « Ecrase ta cigarette sur ta main. » C’est un ordre. Pas le genre de choses qu'elle peut discuter. Elle a juste à s'exécuter, pendant qu'il avalera sa douleur avec le plus grand des plaisirs.  « Et crie pas. Tu voudrais pas réveiller les voisins, hein ? » Elle se souviendra de rien. Ses yeux noirs n'auront jamais existé. Les ordres n'auront jamais été prononcés. Elle n'aura que les plaies et les cicatrices. Le souvenir brûlant de la douleur.  « Tu lui as dit, à ton mec, que tu l’aimais ? » Il le sent, son coeur qui crève, qui asphyxie sans lui. C'est exactement ce qu'il ressent quand Juliette n'est pas là. Alors, quand il use de la persuasion pour accentuer ses peurs, pour provoquer les larmes et piétiner ses ruines, ses mots se font écho. « T’as vu où ça t’a menée ? Tu crois que tu lui manques ? Tu connais déjà la réponse... Il en a rien à foutre. Regarde toi, t'es pathétique. Bien sûr qu'il va trouver mieux que toi, Fantine... »




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Sujet: Re: (fantine&jasper) • a replacement for the fear of being left alone Dim 28 Mai - 21:58 ()


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It feels like there's oceans between me and you once again. We hide our emotions under the surface and tryin' to pretend. But it feels like there's oceans, between you and me.

Elle voyait ses yeux, son sourire, elle entendait sa voix, son cœur qui bat. Elle sentait sa main sur son épaule. C’était ça qu’il avait laissé, Matt. Un grand vide où elle se sentait de plus en plus seule. Un grand vide où y’avait plus de place pour l’espoir. Elle avait pas besoin d’hurler pour montrer qu’il lui restait plus rien. Elle avait pas besoin d’hurler pour dire qu’elle avait mal. Et peut-être qu’il le voyait, Jasper. Qu’il faisait comme s’il comprenait pas, mais la vérité, c’est qu’elle voyait dans ses yeux, qu’il y avait autre chose. Qu’il n’était pas seulement en train de souffrir, mais qu’il regrettait, aussi. Elle a toujours aimé penser qu’elle avait le don pour voir ce genre de choses. Même si aujourd’hui, ça ne l’empêchait pas d’être seule. Il se retourne, le brun. Il la regarde avec ses yeux marron. Pendant un moment, elle a un léger sourire. Pas celui de celle qui tombe amoureuse ou des conneries du genre. Celui de la fille qui a l’impression d’être avec quelqu’un qui ressent le même manque, les mêmes craintes. Puis ça s’arrête. Y’a des grands yeux noirs qui ne la choquent pas plus que ça. Elle le sait pas, Fantine, qu’elle va tout oublier quand ça sera fini. Chaque moment a l’air de s’apparenter à un rêve. Comme si elle était en train de flotter dans un monde différent du sien.

« Ecrase ta cigarette sur ta main. » C’est peut-être pas le fait de tomber, qui est l’plus triste. C’est sa chute. Ce moment où elle pense tout avoir, et celui où elle réalise qu’elle ne va pas pouvoir se relever. Qu’elle est face à l’adversité, face à son propre désespoir. Alors elle avance la cigarette. Main qui refuse de trembler. Poids des mots qui s’embourbent au fond de sa gorge. « Et crie pas. Tu voudrais pas réveiller les voisins, hein ? » Elle s’apprête à hurler, parce que ça fait mal. Mais y’a qu’une respiration fébrile qui sort de sa bouche. Elle le regarde, et elle comprend pas pourquoi il lui dit ça. Elle comprend pas vraiment pourquoi elle le fait non plus. Elle a les larmes aux yeux. Douleur silencieuse mais visible. Parce qu’elle ne peut que subir, Fantine. « Jasper ça m’fait mal… » Voix brisée, cassée par un monde qui refuse de la laisser s’échapper, de la laisser s’en sortir. Elle aura rien de plus. Pas de pitié. Pas de paradis, ni d’enfer. « Tu lui as dit, à ton mec, que tu l’aimais ? » Elle ferme les yeux. Et elle aimerait qu’en les rouvrant, il soit là. Qu’il lui dise qu’il veut pas qu’elle s’en aille, qu’il attrape sa main. Qu’il la prenne dans ses bras, et qu’il refuse de la lâcher. Peu importe l’eau qui martèle leurs épaules, peu importe que la foule hurle à l’unisson autour d’eux. « T’as vu où ça t’a menée ? Tu crois que tu lui manques ? Tu connais déjà la réponse... Il en a rien à foutre. Regarde toi, t'es pathétique. Bien sûr qu'il va trouver mieux que toi, Fantine... »

Elle réfléchit. Il a probablement raison, Jasper. Il fait partie de ceux qui ont trop donné, à tel point que ça se voit sur leur visage. Il a beau mettre un masque, se cacher derrière des parades, il est toujours le même gars. Celui qui a pas demandé à faire partie de ces gens qui n’ont plus rien, qui n’ont que des souvenirs et des rêves qui les hantent, des regrets qu’ils ne peuvent pas effacer en un claquement de doigts. « J’lui ai dit et… » Sa voix elle est toujours aussi brisée, sa main elle tremble parce que la clope est toujours sur sa main, et qu’elle a envie de hurler. Mais elle peut pas. « ça sert plus à rien d’être ici. J’vois pas pourquoi j’me bats encore. Il s’en fout. Ça changera jamais. » Elle ferme les yeux. « Il me choisirait pas de toutes façons. » Elle les rouvre. Elle regarde ailleurs. Pensées qui s’échappent un peu trop loin. Qui lui rappelle qu’au fond, elle est pas obligée de se battre. « J’veux juste en finir. » Elle arrive à trouver la force de le regarder. « Tu t’es jamais senti comme ça ? »

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