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Dans tous les cas, c'est par .
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 adèle&fantine ✗ there's a rupture to the structure of this house that we built
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Sujet: adèle&fantine ✗ there's a rupture to the structure of this house that we built Jeu 29 Déc - 12:57 ()

https://www.youtube.com/watch?v=oPoHJboMgFQ
Well you give me no reason to doubt your word
But I still somehow still have my reasons
And I'm sorry I don't mean to scare you at all
I'm just trying to drain all this bad blood
All my bad blood


La bombe, elle avait explosé, et elle avait tout emporté sur son passage. Les cris, ils étaient étouffés dans son esprit, ils brûlaient encore sa gorge et ils cassaient les murs de cette façade qu’elle avait construite. Mots qui se perdaient au creux de souvenirs si douloureux qu’elle ne pouvait que fermer ses yeux. Ses paupières, elles étaient collées au ciment comme pour éviter de voir les conséquences de l’explosion. Feu qui lèche sa peau, larmes qui brûlent ses joues ; elle vivait dans une léthargie qui la tuait un peu plus chaque jour. Les miracles, ils n’existaient pas pour Fantine. Morts qui étaient devenues habituelles, le quotidien de soldats qui ne savaient pas dans quelle guerre ils s’étaient engagés. Culpabilité qui la rongeait, qui déchirait sa peau et la plongeait dans l’obscurité. Elle l’avait tenue, sa main à Adèle. Elle l’avait agrippée comme pour se rappeler qu’elle était encore en vie, elle lui avait dit que tout irait bien, que sa vie, elle pourrait en faire quelque chose de nouveau, de plus grand. Que le feu, il n’avait pas tout emporté, que les pierres, elles étaient tombées, mais pas assez fort pour la briser. Elle lui a promis qu’elle s’en sortirait, qu’elle marcherait en un rien de temps. Que les souvenirs, avec le temps, ils finiraient par s’effacer. Que les cauchemars, ils n’étaient qu’illusions, chimères qui ne pouvaient que disparaître. Elle était restée, Fantine, parce qu’au fond, elle avait peur. La Vox Populi, c’était devenu sa famille, c’était devenu une promesse tacite. Unique espoir qu’elle avait réussi à trouver au cœur des abysses.  Sauf que la bombe, elle avait explosé, et elle avait tout emporté sur son passage.

Du bout des doigts, elle touche la porte en bois. Fantine, elle a presque peur de frapper, presque peur de savoir ce qui se cache derrière. Peur d’entendre les cris dans ses yeux, peur de ne pas faire ce qu’il faut, peur de ne pas pouvoir la rattraper à temps. Elle voudrait sauver le monde, Fantine. Pourtant, elle n’a pas su les sauver, eux. Il retentit, un coup rapide. La porte, elle s’ouvre, et ellle la voit. « Wow, Ad’, j’te jure, si tu pouvais voir ta gueule… » Un rire affiché sur ses lèvres. Humour à peine dissimulé derrière de l’inquiétude. Elle préférait se cacher derrière des illusions. « J’t’assure, c’est pas comme ça qu’Anthony va tomber dans ton lit, hein. Faut commencer à mettre le paquet, là. » Elle entre, son pas léger qui caresse le parquet, bouteille à la main. « Heureusement pour toi, j’ai du vin. » Elle s’assoit sur le canapé. Adèle, elle la regarde sans la regarder. « Alors ? Toujours à pleurer sur ton sort ? Tu regardes Titanic dans le noir en mangeant des bonbons ? » Elle se relève, elle attrape deux verres dans les placards, avant de les servir pour se rassoir. Une gorgée, comme pour se donner du courage. « Sans rire, ça va mieux ? »

@A. Kaliss Duval

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Sujet: Re: adèle&fantine ✗ there's a rupture to the structure of this house that we built Dim 16 Avr - 23:41 ()
ça a fait boum puis crac, sa tête contre le dur, contre le solide, alors que son corps s'envole. c'est beau un instant, ses bras qui essaient de s'accrocher au concret et qui échouent, les mouvements désespérés de l'enfant désabusée, qui essaie, qui essaie.
l'athée avec des prières plaquées sur les lèvres, son dieu tout contre elle alors qu'elle sombre dans le néant de ses paupières. l'absolution que l'on ne trouve qu'avec la tête fracassée, sa plainte délicate qui s'échappe tout doucement. le prénom de jo, comme l'ultime mot, coincé au travers de sa gorge alors qu'elle s'endort.

ça fait boum puis crac puis rien. c'est terrifiant et revigorant à la fois, parce qu'elle est horrifiée et émerveillée de ce qui s'est passé. elle aurait pu mourir, ad, mais elle est là. elle est là. il faut parfois lui répéter quelques fois parce qu'elle s'en va, on ne sait pas où, et elle y reste. ses yeux se perdent dans les virages, dans les mirages, et son tête semble tellement loin que même son prénom sur les lèvres de sa cadette ne la ramène pas.
laïla lui a même demandé une fois si c'était bien, dans le coin où elle va, parce qu'elle n'a jamais l'air de vouloir en revenir. et ça fait mal, comme un couteau dans l'estomac, que la petite puisse penser qu'il y ait un endroit où elle préférerait être que là, maintenant, en vie. ad, elle se contente de pas grand-chose si elle le doit.
elle est un peu cabossée mais elle se dit que ça ira.

c'est juste que parfois, les cauchemars lui prennent tout ce qu'elle a et ne laissent que les ténèbres pour l'avaler.
c'est juste que parfois, elle pense à zahreen et anthony et jo et fantine dans sa chambre d'hôpital et les questions tournent et retournent et se détournent tellement qu'elle en devient parano.
genre fantine.
la rousse avec les yeux brillants qu'à l'air affolée, en ce moment. comme quand elle s'est faite attrapée, y'a quelques temps, et qu'ad est arrivée pour la sortir. le même air à demi-peiné parce qu'elle sait qu'elle a merdé sans qu'elle ne sache trop comment ça s'est passé. le feu de la culpabilité dans son regard baissé, du genre qui pousse même les innocents à s'excuser.
ad ne comprend pas.

boum et crac, la porte qui s'ouvre sur la silhouette du loup. ad, elle met un peu de temps à se redresser de son canapé: le docteur a dit que les vertiges, c'était normal, que ça passerait, mais ça lui donne envie de vomir à chaque fois. même pas foutue de se lever sans avoir le mal de mer.
« un vrai rayon de soleil, de stahl. comme d'hab'. » sourire amusé qui ponctue ses mots. tout le monde a tellement eu peur qu'adèle se fracasse qu'ils font tous attention, maintenant, comme si elle était un morceau de cristal déjà bien amoché. ça lui remonte un peu le moral que fantine y aille plus franco, comme d'habitude. elle se dit que certaines choses ne changent pas.
quand elle parle d'anthony, la brune hausse un sourcil et se retient bien de lui dire que franchement, c'est le cadet de ses soucis. surtout qu'elle connaît le leader et que ce n'est pas exactement sa mauvaise mine qui va le freiner si elle prend le temps de le convaincre. faut dire qu'adèle, à défaut d'être du genre délicate, a au moins de quoi faire sous le tee-shirt pour soutenir ses propos.
« si tu savais. » ce qui, en somme, résume bien adèle; elle en dit toujours trop sans en expliquer assez. ça agace, ça énerve, et surtout, c'est épuisant d'essayer de comprendre ce qu'elle voulait dire par là. mais pour le moment, ça n'alarme pas grandement duval qui préfère fixer fantine: toujours cette inquiétude dissimulée. quand elle se laisse tomber sur le canapé, adèle la suit. après tout, elle a du vin, et la policière n'a rien bu depuis l'accident. (courtoisie de jo qui, je cite, ne veut pas qu'elle se noie dans de la tequila, tout ça parce qu'elle a quelques vertiges)
« c'est le moulin rouge, pas titanic, et va te faire foutre. » qu'elle répond, sans venin. c'est plus facile de répondre à ce genre de question qu'au 'ça va mieux', qui suit. parce qu'elle en a aucune idée. c'est comme hier. elle regarde son reflet dans le miroir, passe ses doigts sur les écorchures qu'elle a ici et là, et ça lui donne la nausée. suffit d'entendre un truc tomber sur le sol pour qu'elle ait envie de s'échapper.
c'est pas ce qu'elle appellerait 'aller mieux', mais elle ne sait pas grand-chose à ce sujet. alors elle ne répond rien. « et toi, comment tu vas? » tout en délicatesse, duval.
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Sujet: Re: adèle&fantine ✗ there's a rupture to the structure of this house that we built Mar 6 Juin - 0:01 ()


tell me where your heart is
matt & fantine ✗ ghost on the shore
Lie where I land let my bones turn to sand, I was born on the lake and I don't want to leave it. Every eye on the coast ever more, will remember the sight of the ghost on the shore

« éviter les questions par une autre question, malin, Ad’. » Art qu’elle maîtrisait à la perfection, Fantine. Parce que dans ses malheurs, elle a essayé de raconter des histoires.
D’autres histoires. D’autres promesses.
Peut-être que personne pouvait la croire, et que c’est pour ça qu’aujourd’hui elle se réfugiait au cours d’une révolution qui avait perdu tout son sens. Peut-être que c’était pour ça qu’elle était incapable d’en vouloir à Adèle, pour tous ces gens morts, ceux qui s’réveilleront pas, qui rentreront pas chez eux. Elle avait pas le cœur assez fort pour penser à tout ça. Parce que ça rendait tout ça définitif. Irrémédiable. Comme si, peu importe ce qu’elle faisait, ça les ramènerait pas. Et Fantine, elle voulait croire que les choses pouvaient être différentes. Elle rêvait de miracles et de changement. De vérité et de promesses qu’on peut tenir.

Sauf qu’ici, rien ne pouvait être changé. Elle a vu les corps tomber, et elle a failli courir. Et on l’a retenu. Et tout ce qu’elle voit, dans ses cauchemars, ce sont des grands yeux émeraude qui la fixent. Qui l’implorent de revenir. Sauf qu’elle était déjà loin. Tout était déjà fini. Les dés étaient lancés, et elle aurait pas le choix, elle aurait pas la possibilité de leur dire de s’écarter au dernier moment. Elle aurait juste des regrets. Des souvenirs qu’elle aimerait effacer. « J’sais pas trop, à vrai dire. » Elle boit son verre. Elle sait pas si un jour, les images finiraient par se dissiper. Si elle finirait par oublier les noms, les visages. Ils étaient pas partis pour revenir un peu plus tard. Ils étaient partis, pour de bon. Ils reviendraient jamais. Ils n’auraient plus la chance de prononcer une dernière tirade. Plus jamais le temps de quoi que ce soit. Pas d’adieu, pas de dignité. Y’en a jamais eu, dans la mort. C’était des conneries qu’on racontait pour se soulager. Pour se donner l’impression qu’il y avait quelque chose de beau, de grand. Une histoire à raconter.

« Les gens parlent. Ils disent des conneries sur toi. » Elle baisse les yeux. Elle veut pas qu’Ad, elle se sente responsable. Elle veut pas qu’elle porte ça sur ses épaules, comme si c’était elle et personne d’autre qui était responsable. Parce qu’elle le voyait, dans ses yeux, les regrets. Les yeux qui ont peut-être un peu trop vu. Qui aimeraient revenir en arrière aussi, parfois. Elles avaient le même regard. Celui qui voulait dire que la réalité devenait un peu trop dur à supporter. « J’ai peut-être frappé un gars ou deux. » Sourire fier. Elle vivait dans l’excès, Fantine. Mais Ad, c’était sa famille. Ad, c’était le feu de la révolution, celui qui l’avait aidé à guérir quand il ne lui restait que des larmes et des photos qui n’avaient plus de sens aujourd’hui, alors qu’ils étaient tous partis. Révolution qui lui avait redonné quelque chose, un nouveau but, une nouvelle raison de continuer. « T’es pas sortie depuis, c’est ça hein ? »

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Sujet: Re: adèle&fantine ✗ there's a rupture to the structure of this house that we built ()
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