boom bitch
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 galaad&fantine ✗ it feels like falling
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Sujet: galaad&fantine ✗ it feels like falling Sam 21 Jan - 17:48 ()


it feels like falling
galaad & fantine ✗ 99 red balloons
99 dreams I have had, in every one a red balloon. It's all over and I'm standin' pretty, in this dust that was a city. If I could find one souvenir, just to prove the world was here. Here it is, a red balloon, and I think of you and let it go.

C’était comme acquis, pour Fantine, d’avoir sa famille auprès d’elle. Soutien inébranlable, promesses qu’elles pouvaient croire sans crainte. C’était une certitude qui la protégeait contre tout le reste. Parce que le monde, elle ne pensait pas qu’il pouvait s’écrouler. Et pourtant, elle était là, au bord du précipice, face à un vide qu’elle ne pouvait pas combler. Pluie qui coulait sur ses joues pour se mélanger à la douleur, à la rage. Protection vaine qui finissait par tomber après avoir reçu trop de coups, après être tombée au fond d’un gouffre. Révolution qui lui prenait tout, sans qu’elle ne s’en plaigne. Parce qu’au moins, elle avait encore quelque chose à perdre, à donner. Elle aurait aimé avoir un dernier au revoir. Mots qu’elle pourrait cacher au fond de son cœur, souvenirs qu’elle pourrait revivre de temps en temps, comme pour rendre l’absence plus facile. Mais il ne restait rien. Quelques vielles photos emballées dans un carton qu’elle avait trop peur d’ouvrir. Quelques miracles qui ne s’étaient pas réalisés. Prières silencieuses qu’elle refusait d’avouer avoir prononcé. Cachées quelque part entre la honte et la fierté. Fantine, elle avait tout perdu, le jour du grand départ. Et plus le temps passait, plus elle ressentait cette douleur vive dans son cœur, celle qui écrasait ses poumons et qui lui coupait le souffle. C’était plus simple de l’utiliser pour se battre. Mais au fond, elle avait aussi peur d’y croire. Peur que derrière la vérité, elle ne trouve pas les réponses qu’elle attendait. Peur de savoir qu’ils étaient partis sans véritable raison, peur de savoir qu’elle ne pourrait jamais la retrouver. Empoisonnée par ses propres pensées, elle se battait, la rage dans ses poings et le cœur frémissant à chaque émeute.

Elle avait rejeté tout ce qui pouvait ressembler à une famille, à tout ce qui lui rappelait ce qu’elle avait perdu. Comme Galaad. Frère aîné la protégeant parfois contre elle-même, contre ses erreurs et contre sa fierté. Voix de la raison qu’elle peinait à ignorer, quand elle se retrouvait là, frigorifiée, avec ses mains en sang et des bleus sur son visage pâle. Comme si dans son absence, il restait une part de lui en elle. Quelque chose qu’elle ne pouvait pas faire disparaître. Elle continue à marcher dans les ruelles sombres, Fantine. Elle sait que chez elle, il fera aussi froid que dehors. L’émeute s’était terminée il y a quelques heures déjà. La nuit avait enveloppé la ville d’un manteau de froid et de gel. Quelques âmes égarées se perdaient sur les pavés parisiens, sans se regarder, sans se voir ni se toucher. Comme s’ils s’étaient habitués à déambuler au milieu d’une foule sans visage. Elle allume une cigarette. Nicotine qui brûle instantanément ses poumons, fumée qui s’échappe d’elle comme un cri à l’aide. Elle lève les yeux, et elle le voit, Galaad. Sans vraiment savoir si c’est une illusion ou l’amère réalité. « J’arrive pas à y croire, t’es là pour faire ta bonne action de la journée ? » Elle secoue la tête. Un peu trop fatiguée pour fuir, pour s’échapper d’un frère qu’elle a encore peur de perdre. Même si déjà, il était trop loin pour qu’elle ne puisse l’atteindre. Mensonges qu’elle racontait autour d’elle, ressemblant étrangement à ceux qu’elle se répétait devant le miroir. Elle a peur qu’il parte, Fantine. Peut-être tout autant qu’elle a peur qu’il puisse rester. « Vas filer une pièce au SDF là-bas, et dégages. »

@N. Galaad De Stahl

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Sujet: Re: galaad&fantine ✗ it feels like falling Mer 1 Fév - 19:43 ()
Fantine & Galaad
it feels like falling

Le souffle glacial de Borée lui caresse la peau, laissant apparaître des traînées glaciales sur son passage. Chaque cellule du corps de son réceptacle semble protester contre le traitement que lui inflige le vent du Nord, et pourtant, les pieds du jeune homme continuent inlassablement à fouler le bitume parisien. Lui, qui habituellement doute tant de l'intérêt de ses actions, semble avoir trouvé une nouvelle détermination. La cause de ce comportement si étrange pour Antéros est bien simple : quelques mots, soufflés au détour d'un couloir, voilà tout ce qu'il avait fallu pour que le jeune dieu brave le titan au souffle glacial et s'aventure dans ce quartier tant touché par les émeutes. Et si ces mots ont une si grande influence sur son comportement, c'est bien parce qu'ils ont été prononcés par Apollon en personne. Prophète des Dieux, les visions de ce dernier ne se trompent jamais, et c'est bien pour cela qu'Antéros a fini par demander de l'aide à son ami pour une tache qu'il s'est imposée depuis son arrivée sur terre : surveiller ce qui restait de la famille de son réceptacle. Des trois sœurs de Galaad, deux de ses trois sœurs ont-elles-aussi fait parties des disparus. Quant au petit frère de son réceptacle, celui-ci semble avoir entièrement disparu. Le grand départ a brisé cette famille autrefois si unie, pour que n'en restent plus que des fragments individuels. Et si anges et dieux qui ont pris possessions des diverses membres de cette famille peuvent parfaitement vivre avec cette situation, cela est bien moins le cas de Fantine. Observant de loin la seule des cinq enfants du couple de Stahl qui n'ait pas disparue, Antéros a pu lire la douleur dans les yeux de cette dernière - sans pour autant chercher à se rapprocher d'elle. Car comment le pourrait-il, alors qu'il sait parfaitement que le grand frère qu'elle a connu à disparu pour de bon ? A sa place se trouve un Dieu sans doute aussi perdu qu'elle - et qui finalement est bien loin de comprendre les relations qui unissaient les membres de cette famille avant le grand départ. Enfant d'un adultère, en constant conflit avec son frère aîné, il n'a jamais connu des liens similaires à ceux qui semblaient avoir existé au sein de cette famille. Alors comment aurait-il pu aider ? Alors il s'est contenté de surveiller cette "sœur" de loin, bien décidé de n'intervenir qu'une fois que cela s'avérerait être nécessaire. Et si l'on croit à la vision de son ami Apollon, ce moment semble arrivé. La coupure de courant la met à rude épreuve, elle ainsi que beaucoup d'autres parisiens. Alors, il s'empresse à la rencontre de cette simple humaine, de cette "sœur" qui lui est une inconnue, sans réellement savoir ce qu'il pourrait bien lui dire lorsqu'il se trouvait face à elle.

Bientôt, le vent du Nord semble perdre en force, alors que l'homme s'enfonce dans le labyrinthe de ruelles. Ici et là, des inscriptions sur les murs semblent vouloir rappeler au passant que la Vox populi avait la main mise sur le papier, mais comme les voix des révolutionnaires, même les inscriptions semblent être peu à peu emportés par les vents d'hiver. Par endroit, des lettres sont effacés, rendant la lecture des graffitis délicates - mais l'homme n'y fait pas attention. Remontant le col de son manteau, il se continue à avancer sans regarder autour de lui. Et alors que les ténèbres referment encore d'avantage leurs griffes autour de la capital, il finit enfin par apercevoir ce minois à la fois si familier et étranger. Fantine. Bien que cela fait des minutes qu'il ère à sa recherche, il n'est toujours pas parvenu à se décider comment l'approcher. Dieu distant, il n'a jamais eu pour habitude de communiquer avec des humains, et même si ces dernières années lui ont fournit une certaine pratique dans ce domaine, rien ne l'a préparer à affronter la sœur de son réceptacle. Il pourrait la considérer comme n'importe quel autre humain, ne voir en elle qu'un être futile bien en dessous de lui, mais il sait parfaitement qu'il n'en est pas capable. Pendant des années, il s'est comporté pour elle comme un ange gardien, la surveillant de loin sans - par simple sentiment d'obligation envers Galaad au départ, mais au cours du temps, est né un certain attachement envers cette rousse tant malmenée par le destin. Désormais, ce n'est plus uniquement ce sentiment d'obligation qui le pousse à veiller sur elle, et c'est bien cela qui rend la situation plus délicate à ses yeux. Voulant éviter de la souffrir encore d'avantage, il cherche les bons mots pour l'interpeller. Les mots que Galaad aurait pu utiliser s'il était encore ici. Mais avant qu'il ne puisse se décider sur le comportement à adopter, la belle rousse relève la tête et lui lance un regard où se mêlent surprise et douleur. Elle ne veut pas de lui, cela ne semble que trop évident en vue de ses paroles, et pourtant, Antéros ne peut s'empêcher de croire qu'il ne s'agit là uniquement d'un mécanisme de protection de soi. Trop blessée par la disparition de ses frères et sœurs, elle tente d'éviter de devoir revivre une telle chose. Ce n'est là qu'une théorie, fondée sur relation avec son propre frère Eros, et rien ne lui dit qu'elle s'appliquait également à la jeune femme, mais cela vaut le coup de vérifier.

« Tu sais, je n'ai jamais été boy-scout... du coup, les bonnes actions, c'est pas vraiment mon truc. »

Voilà au moins un point sur lequel Antéros peut s'identifier au frère de son interlocutrice : les bonnes actions - ou plutôt, leur manque. Dieu bienveillant, il n'a jamais hésité à venir en aide aux humains qui, selon lui, le méritaient - mais rarement sans contre-partie. Bien plus souvent s'est-il montré comme Dieu vengeur et tortionnaire. Peut-être son réceptacle n'a jamais partagé cette tendance à la vengeance, et pourtant, d'après ce qu'il a cru comprendre des récits comptés par l'ami d'enfance de ce dernier, le jeune homme a été quelqu'un de bien trop égocentrique pour gaspiller son précieux temps à des bonnes actions - excepté si les bénéficiaires étaient des membres de sa famille ou encore des amis proches. Doucement, ses pas ralentissent. S'arrêtent. Son regard posé sur elle, il tente de lire en son visage ses prochaines réactions. Sans succès.

« Tu ne crois pas que tu devrais d'abord me donner une chance de dire pourquoi je suis venu ? Tu pourras toujours me demander de partir après - et qui sait, peut-être que je t'écouterais. » ajoute-t-il sur un ton doux, sans pour autant pouvoir s'empêcher les sourcils d'un air amusé. En venant ici, il s'est attendu à bien des choses, y compris à ce qu'on lui demande de partir - mais dans son imagination, cette scène n'a jamais été aussi calme. Est-ce justement là la preuve que le froid a déjà bien trop rongé les réserves de Fantine ? D'un geste de main, il montre un bar-café situé de l'autre côté de la rue, et dans les fenêtres duquel vacillent les lumières de quelques bougies. Malgré la coupure de courant, l'endroit semble ouvert, alors avec un peu de chance peuvent-ils y avoir un repas chaud...  « Laisses moi au moins te commander quelque chose de chaud - au pire des cas, ça te servira de projectiles pour m'obliger à partir. » Il sait qu'il n'a certainement pas choisi la meilleure option, qu'elle risque de refuser son invitation par principe. Qu'il aurait certainement été mieux de commencer à s'excuser, à tenter de lui fournir des explications - mais ça, il ne peut pas le faire. Il ne peut pas lui donner les réponses dont elle a besoin, mais ce qu'il peut faire, c'est de s'assurer qu'elle se réchauffe - même si cela ne sera peut-être que pendant un court instant. Bien sûr, il pourrait aussi tenter de la ramener chez lui, où un petit poêle de bois fournit au moins un peu de chaleur - ou de trouver un autre arrangement évitant qu'elle ne soit constamment exposée à ces températures hivernales. Mais il ne sait que trop bien que jamais elle n'acceptera. Du moins pas si rapidement. Il faut lui laisser le temps, tenter de renouer une relation - mais pas dans ce vent glacial.

© Starseed


@Fantine C. De Stahl
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Sujet: Re: galaad&fantine ✗ it feels like falling Dim 19 Fév - 2:00 ()


it feels like falling
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Well I don't even know if I believe, I don't even know if I wanna believe anything you're trying to say to me. So, open up my eyes, tell me I'm alive. This is never gonna go our way, if I'm gonna have to guess what's on your mind.

Peut-être que le rêve était plus aisé que l’illusion. Peut-être que le mensonge était plus facile à croire que la vérité. Peut-être que les visages qui se perdaient au cœur de Paris n’étaient pas ceux qu’on croyait, mais Fantine, elle s’en fichait. Elle hurlait après une vérité qui n’avait pas de sens, qui n’avait pas de but. Mais elle vivait, au fond, la révolutionnaire. Son cœur battait la chamade quand les chants s’élevaient dans l’ABC café. Et son sourire pouvait presque rester toute la soirée, quand elle regardait les visages dans la foule s’illuminer. Famille qui l’avait sauvé du précipice, alors qu’elle était en train de tomber. Elle ne voyait que les noms, elle ne voyait que les mensonges qu’on lui crachait au visage, et elle ne supportait plus d’entendre les mêmes, inlassablement. Alors elle vivait comme un fantôme, qui erre parmi les ombres, comme un imposteur qui refuse d’avouer sa faute. Elle se glissait dans le rôle de celle qui pouvait tout avoir, qui n’avait pas vraiment mal. Elle se glissait dans le rôle de celle qui ne souffrait pas de l’absence d’une famille pour laquelle elle aurait tout donné. Parce qu’accepter d’avoir mal, c’était ça, le plus dur. Se dire qu’elle ne pourrait jamais vraiment gagner, puisqu’elle avait déjà tout perdu. Elle n’était pas comme les autres, Fantine, comme ceux qui arrivent à se relever même quand le monde vient de s’écrouler devant leurs yeux. Elle est de ceux qui ont mal, de ceux qui brûlent, de ceux qui se perdent un peu, aussi. Elle est de ceux qui n’arrivent pas à respirer, qui s’effondrent sous le poids du monde et qui essaient de se relever, en vain. Une fois, puis deux, puis trois. Avant, Galaad était là, pour la relever. Présence rassurante d’un grand frère qu’elle aurait refusé d’échanger contre qui que ce soit d’autre. Galaad, il avait cet air, toujours aimant, celui qui voulait dire que tout irait bien, que tout pourrait s’arranger. Il avait cette façon de donner, sans jamais reprendre. Il était cette certitude, celle qu’elle aurait aimé pouvoir retrouver, aujourd’hui, celle qui semblait presque impossible à comprendre, tandis que les néons brûlaient ses yeux un peu trop fatigués.

Et il était là, aujourd’hui, ce frère qu’elle avait peur de retrouver, autant qu’elle avait peur de l’abandonner. Elle se trouvait sur un fil, Fantine, et elle tanguait dangereusement, comme si elle menaçait de tomber à tout instant, comme si elle pouvait s’écraser sur le sol comme une poupée de chiffon. Elle le regarde, ce frère, mélange de rancœur, de colère et de désespoir. Elle s’accrochait à lui sans vraiment oser le dire, elle s’accrochait parce que le laisser tomber, c’était encore trop dur. Dépendance nocive qu’elle parvenait à peine à maîtriser. Elle n’était pas comme ceux qui peuvent s’en aller sans un mot. Elle, elle se battait contre elle-même en permanence, incapable de savoir si elle devait continuer ou tout arrêter. Elle aimerait comprendre tout ce qui lui échappait. Mais aujourd’hui, elle était si loin de la vérité, que c’en était presque drôle. Elle était là, dans le froid, à attendre un jugement qu’elle ne connaissait que trop bien. Et elle avait peur d’une main tendue, parce qu’elle savait que parfois, tout pouvait se briser, tout pouvait disparaître au milieu du vent, comme des souvenirs mélangés à de trop nombreux regrets. Goût amer qu’elle avait déjà vécu de trop nombreuses fois dans le passé. Elle aimerait pouvoir lire la vérité dans ses yeux. Mais son frère, Galaad, il continuait encore d’être un mystère. Une énigme qu’elle avait peur de résoudre. Si seulement elle savait, Fantine, qu’il ne reviendrait jamais vraiment. Qu’il ne restait de lui que son visage, ses traits. Peut-être que là, elle apprendrait à abandonner. Peut-être que là, elle refuserait de connaître la vérité, aussi.

« Tu sais, je n'ai jamais été boy-scout... du coup, les bonnes actions, c'est pas vraiment mon truc. » Elle le regarde, sans trop savoir si elle doit le croire ou non. Instinct faussé auquel elle ne pouvait faire confiance. Elle tire une nouvelle fois sur sa cigarette, presque machinalement, comme pour se rappeler d’un sentiment, d’un souvenir disparu depuis déjà bien trop longtemps. « Tu ne crois pas que tu devrais d'abord me donner une chance de dire pourquoi je suis venu ? Tu pourras toujours me demander de partir après - et qui sait, peut-être que je t'écouterais. » Le problème, c’est qu’elle dépendait des autres, Fantine. Elle dépendait de leur présence, de leurs mots, de leurs gestes. Elle avait presque peur de savoir ce que ça pourrait faire, de se retrouver seule. Alors elle essayait de faire comme si elle était forte, mais son armure, elle se fissurait de plus en plus. « Laisses moi au moins te commander quelque chose de chaud - au pire des cas, ça te servira de projectiles pour m'obliger à partir. » Un léger sourire qu’elle ne peut réprimer. Contrôle qu’elle sait dérisoire. Elle ne peut se battre contre sa propre nature. Pour autant, sa méfiance demeure, parce que lui, il est parti sans un mot, et elle, elle est restée là, à l’attendre lui, et le reste de sa famille, assise contre une porte qui ne s’est jamais rouverte. Un long moment passe, avant qu’elle ne croise finalement son regard. « Pourquoi tu fais ça, alors ? » Elle hausse ses épaules, comme si elle aussi, elle ne savait pas vraiment comment trouver une explication. « Pourquoi tu fais ça maintenant alors que t’es juste parti, Gal’ ? » Douce ironie qui s’apprête à se dessiner dans ses paroles. Elle ne savait pas que ses mots pouvaient être aussi justes. « J’voulais que tu reviennes. J’savais pas quoi faire. Mais là t’es juste… J’ai l’impression que t’es plus vraiment la même personne, tu vois ? » Simple métaphore qui aurait pu lui briser le cœur, si elle réalisait le poids de ses propres mots.

@N. Galaad De Stahl

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Sujet: Re: galaad&fantine ✗ it feels like falling Dim 12 Mar - 18:50 ()
Fantine & Galaad
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La famille. Une notion primordiale pour les humains, qui ne cessent de clamer l’importance des liens du sang. Et pourtant, de cette notion, Antéros ignore toute la douceur qui y est si souvent associée dans les récits. Depuis le moment même de sa naissance, il a été destiné  à n’être qu’une pièce sur l’échiquier divin,  une arme forgée dans le seul but de contrer les agissements d’un grand frère trop arrogant. Si bien que, pris au sein d’un conflit incessant avec un être qui lui est aussi nécessaire qu’il l’horripile, de la famille, il n’en connait finalement que des relations agonistes. Ah, qu’est-ce que Tyché doit s'amuser de le voir intégré de force à une famille autrefois si soudée, lui, dieu pour lequel famille rime avec disputes éternelles et liens de sang avec complications ! Mais la Fortune a toujours été inconstante, et son ironie souvent cinglante. Toujours a-t-elle joué des destinées comme s'il ne s'agissait là que de vulgaires balles, montrant à quiconque que jamais rien n'est conquis pour de bon - et que si la Fortune décide de vous tourner le dos, même votre essence divine ne saurait vous protéger de votre destinée. Et pourtant, il y a de ces moments où il se demande si Tyché lui a réellement tourné le dos : oui, il se trouve coincé dans une vie et une époque qu'il est incapable de comprendre - et pourtant, pour la première fois des millénaires qu'a duré son existence, une possibilité de s'écarter de cette éternelle querelle qu'est la sienne s'est offerte à lui. Et il l'a saisie. Mais s'il a échappé au combat incessant, il n'est pas moins confronté au jour le jour à la défaite qu'est la sienne, ainsi coincé dans un monde où l'Amour a depuis longtemps été remplacé par le désir. Il n'a pas sa place ici. C'est une évidence pour lui, et pourtant, le voilà dans le corps d'un homme arraché à la vie, uniquement pour servir de réceptacle à une essence surnaturelle. Nombreuses sont les familles qui se sont vues arraché un des leurs lors de la grande vague de disparitions, et pourtant, de ces familles, rares semblent celles qui ont plus souffert que les de Stahl.  Des cinq frères et sœurs, quatre ont disparus, si trois d'entre eux sont revenus possédés, de l'un d'entre eux, il ne subsiste toujours pas la moindre trace. Une seule est restée derrière, le cœur déchiré par la perte de ces êtres qui lui étaient si chères et l'esprit torturé par leurs changement soudains. Et devant une telle peine, comment Antéros pourrait-il rester insensible ? Pour la première fois, ce dieu qui s'est pourtant promis de ne pas se mêler aux affaires des hommes s'est senti attendri par cette rouquine dont la force dépasse de loin celle de ses semblables. Il veut lui aider, et il le doit à Galaad - le problème, c'est seulement qu'il ignore comment s'y prendre.  L'éternel opposition, voilà la seule relation familiale qu'il connait. La seule qu'il comprend. Et pourtant, face à cette rouquine tant ballottée par le destin, il lui faut apprendre une toute autre chose s'il veut parvenir à lui aider.

« Parce que malgré tout, je reste ton frère. Je sais que je ne me suis peut-être pas toujours comporté comme tel, mais ça ne veut pas dire que tu m'es égale. Quoiqu'il se passe, tu resteras toujours ma petite sœur, et je continuerais toujours à veiller sur toi. »

Et si ces mots ne sont que mensonge, l'inquiétude qui résonne dans sa voix et adoucie ces traits est, elle, bien réelle. En la voyant greloter dans ce froid vent d'hiver, il n'est que trop clair qu'elle a besoin d'aide, mais les paroles qu'elle lui a adressé en guise de salutation ne laissent pas de doutes possibles sur le fait que son aide reste bien la dernière chose qu'elle veuille. Ou peut-être pas ? Quelque chose dans les paroles du jeune dieu a du au moins l'emmener à accepter d'entamer le dialogue,  peut-être cette phrase trouvée gribouillée sur une ancienne photo de Fantine et Galaad qu'il a trouvé parmi les possessions de ce dernier.

« Je ne suis pas parti Fantine. commence-t-il doucement. J'ignore moi aussi ce qui s'est passé... Un autre mensonge, et pourtant, il franchit les lèvres du beau brun avec une certaine aisance. De toute façon, il n'a pas d'autre choix que de lui mentir : la vérité est bien trop dangereuse pour elle. Elle risque de la détruire... alors il tente de la protéger, il tente de lui redonner ce grand frère duquel elle semblait avoir été si proche. A un moment, j'étais encore à Paris. J'étais encore avec ma famille... puis la prochaine chose dont je me rappelle, c'est d'être revenu uniquement pour qu'on m'annonce qu'une année entière venait de s'écouler. Une année dont je n'ai pas le moindre souvenir. Enfin, pas qu'une année, puisque de la vie de Galaad, il ne connait finalement que ce que lui a raconté une amie d'enfance de ce dernier, ou encore ce qu'il a deviné à partir de diverses photos trouvées dans les affaires du disparu. La vérité, c'est sans doute que j'ai foiré Fanfan. J'aurais du venir te retrouver dès mon retour, mais j'étais tellement concentré sur moi-même... »

Au moins, cette dernière phrase de son court plaidoyer n'est pas un mensonge, bien qu'elle ne reflète finalement qu'une infime partie de la vérité. Mais pour l'instant, mensonges et semi-réalités sont tout ce qu'il a à lui offrir - enfin, en apparence du moins, car au fur et à mesure qu'il parle, il use de son pouvoir, atténuant la douleur qui ronge la jeune femme. Juste un peu, juste assez pour la soulager légèrement, car au fond, c'est finalement cette douleur qui a été son compagnon quotidien pendant trois longues années qui a forgée la personne qu'elle est devenue, et ça, il ne veut pas le lui prendre.

« Si tu trouves que j'ai changé, tu as sans doute raison. Une année de ma vie s'est volatilisée sans que j'ai le moindre souvenir. Et à mon retour, tout, même cette ville, était différente. Ça change les gens. Mais ça ne changera pas que tu restes ma petite sœur, et que j'aurais toujours l'impression de devoir te protéger, même si j'ai quelque peu négligé cette tache ces dernières années. Il l'a observé de loin, veillant sur elle sans doute bien plus qu'elle ne s'en est rendue compte, mais c'est bien là une vérité qu'elle n'est sans doute pas prête à entendre. Au moins, laisses moi t'aider un peu. Pas parce que je m'y sens obligé mais parce que je le veux. »

Une précision qui semble importante en vue des paroles qu'elle lui a adressé à peine son regard s'est posé sur lui, car non, il ne lui aide pas par simple sentiment d'obligation, ou même par simple charité, mais bien parce qu'il s'est attaché à cette petite rouquine. Et parce qu'après tous les revers qu'elle a subi, elle mérite que les choses changent enfin pour elle.
©️ Starseed


@Fantine C. De Stahl désolée pour le retard hide j'ai vraiment honte de t'avoir fait attendre aussi longtemps
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Sujet: Re: galaad&fantine ✗ it feels like falling Dim 14 Mai - 21:56 ()


it feels like falling
galaad & fantine ✗ blood
Older brother, restless soul, lie down, lie for a while with your ear against the earth. And you’ll hear your sister sleep talking, say, “Your hair is long but not long enough to reach home to me, but your beard someday might be”.

Parfois, notre cœur peut se briser. A la vue de tout ce qui fait mal, de tout ce qui nous fait souffrir. Parfois, il s’écrase contre notre cage thoracique et on peine à le contrôler, on peine à savoir comment est-ce qu’on pourra aller mieux. Elle regardait le monde, le temps qui passait, elle voulait l’arrêter. Elle voulait le retenir du bout des doigts pour se dire qu’au moins, il lui restait quelque chose. Vide qui l’attirait dans ses bras, alors qu’elle s’étouffait dans un monde presque trop grand. Elle avait rêvé de beaucoup de choses, Fantine. Mais ce qui était le plus douloureux, c’était d’apprendre à avancer seule. Parce qu’il n’y avait personne, au bout du tunnel. Personne qui l’attendait. Personne qui ne pourrait la soulager quand elle s’endormait, ses joues encore mouillées. C’était cette solitude, qui l’avait brisée, parce que rien ne sera jamais comme avant. Parce que tout ce qui restait, c’était des souvenirs, des simples vagues, des promesses qui s’éloignent avec le vent. Dans l’air, il restait comme un semblant de souvenirs, comme des chimères dont elle ne pouvait pas se débarrasser. Des secrets lourds à porter. Elle le regarde se livrer, Gal’, et elle se rappelle de toutes ces fois où ils parlaient, à l’époque. Quand ils étaient une famille, quand ils avaient des rêves et qu’ils pensaient tout réussir. Aujourd’hui elle luttait contre un sommeil qui ne parvenait pas à venir la plupart du temps, et contre des illusions qui prenaient déjà trop de place. Elle avait tout et morceau par morceau, tout a fini par s’écrouler. C’était rapide, cruel, presque ironique, à quel point tout avait dégénéré. La situation avait fini par devenir de plus en plus compliquée. Et elle avait lâché prise, Fantine, elle avait choisi de se laisser couler alors que les autres continuaient à avancer, toujours de plus en plus vite.

Il lui disait qu’il serait là. Qu’il ne l’abandonnerait plus. Que lui aussi, il avait eu peur. Que lui aussi, il avait douté. Et au fond, elle avait envie de croire tout ce qu’il disait. Peut-être parce que c’était son grand frère, et qu’elle lui faisait confiance, lui plus qu’à n’importe quel autre. Parce qu’il ne l’avait jamais laissé tomber avant, et que quand il est parti, elle a été terrifiée à l’idée de souffrir, à l’idée de se retrouver dans cette position à nouveau. Regard qui se perd dans le vide, qui s’éloigne un peu du monde matériel en regardant les lumières qui dansent et qui virevoltent dans l’obscurité. Léger sourire, comme si elle essayait de se souvenir de tout ce qui n’était plus là. « Tu te rappelles, quand on étaient gosses ? » C’était une question, mais pour elle, c’était impossible, qu’il ne reste plus rien de ces moments-là. Si seulement elle savait, ce qu’il restait de leurs beaux souvenirs. « Tout était tellement plus simple, à l’époque. » Elle inspire. Elle ne sait pas si elle doit rire de toute cette situation. Elle sans espoir, et lui, qui essaie de la sauver. Avant, elle aurait cru sa famille plus que n’importe qui. Mais aujourd’hui, les doutes avaient remplacés la confiance, la joie, les rires. « On n’avaient pas à penser à se battre ou à essayer de tenir un jour de plus. » Un haussement d’épaules. Hantée par les fantômes du passé, hantée par le moment presque cruel où elle s’est retrouvée face à une maison vide. « Puis vous êtes tous partis et il restait plus rien de tout ça. » Un soupir qui se perd. Fantine elle a souvent été cette fille qui attendait, qui se demandait si elle finirait par se retrouver seule, par la force des choses. Peut-être que les choses changeaient enfin pour elle.

« J’pensais pas qu’on se retrouveraient là, Gal’. » Elle le regarde enfin, elle ose affronter tout ce qu’il n’était plus. Tous les mensonges et toutes les déceptions, celles qui l’avaient écorché vive. « J’ai peur tout le temps, peur que tu sois parti pour de bon. » Elle avait envie d’y croire à nouveau, envie de se dire que derrière l’armure, elle avait encore d’autres choses à montrer, à prouver. Autant aux autres qu’à elle-même. Confiance qu’elle prétendait avoir à la perfection, à tel point qu’on l’envierait presque. Mais c’était une simple mascarade de plus, un mensonge que personne n’aurait pu croire. Certainement pas Galaad. Il avait toujours vu, quand elle mentait, quand elle prétendait être quelqu’un qu’elle n’était pas. Il le voyait, quand elle coulait, quand il ne restait que des bribes de son être. Et il pansait les blessures, patiemment. Il écoutait. Mots qu’il choisissait avec une sagesse dont il ne maîtrisait pas encore les subtilités. « C’est un putain de bordel, en ce moment. J’sais pas quoi faire. » Une main dans ses cheveux. Le temps passe mais les choses ne changent jamais vraiment. Ils sont encore là, assis côte à côte en espérant refaire l’histoire. « Tu vas pas repartir, pas vrai ? »

@N. Galaad De Stahl

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