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Sujet: Woops [Harry] Jeu 2 Fév - 3:03 ()
Un gémissement étouffé, c'est tout

Et pas davantage. Il referme le coffre sur la forme recroquevillée – slam – et garde le bout des gants sur le métal qu'il sait dur. Froid. Juste inerte, seulement inerte, animé parfois des petits tremblements en arrière. Dur, froid oui. Pourtant il le sent mou, lorsqu'il appuie les mains davantage. Moelleux sous les coups. Frémissant sous la pression. Tremblotant sitôt qu'il serre les doigts, jusqu'aux convulsions. Jusqu'à sentir des bulles sur la paume – et serre et serre et serre encore, encore, jusqu'à ce que ça éclate, jusqu'à ce que ça jute, que ça poisse, que les ongles en soient pleins que la peau soit couverte que les doigts s'enfoncent jusqu'à riper et que ça gargouille, coasse, grogne, grogne, grogne...

Il claque ses dents. Retire ses mains, inspire un coup sec – par le nez – un air nocturne, solitaire, froid et mauvais. Roule des épaules, craque de la nuque. Hm, il est tendu. Forçant un sourire fugace pour s'éviter de mordre l'air, il tendu et détend les doigts, commençant à contourner son véhicule. Au dedans, ça remue. Ça remue toujours. Mais il a décidé que tout allait bien – que tout allait souverainement bien – et que ce petit cochon ficelé ne lui attaquerait plus les nerfs. Non. Non, plus jamais. Bientôt terminé.

Il l'entend encore, pourtant. Il l'entendrait toujours, il le sait, s'il n'agit pas, mais il est un homme d'action, de décision. Pas un de ceux qui vont se laisser hanter par le souvenir de cette saloperie de son qui lui démange l'oreille à s'en arracher le tympan. Snrf, snrf. Il reniflait. Cet espèce d'animal en costume d'homme, de sac de tuyaux mouillés, de nez visqueux monté sur pattes reniflait au théâtre. Juste derrière lui – un peu à gauche, par dessus son épaule. Un regard n'a pas suffi à le faire déguerpir, vider l'air (les lieux, la ville) de sa sale présence bruyante. Moite. Non, il n'a pas eu cette grâce. Il va en débarrasser le monde, puisqu'il faut qu'il fasse tout lui-même.

Le parking de cette station service, quand il relève la tête, quand il le considère, est calme. Le néon bleu et blanc s'échinant à clignoter est vulgaire. Les environs sont déserts, encadrés de tags et d'arbres mal agencés. Ça sent l'essence et le vieux sandwich, autant que l'abandon et le laisser-aller. Ici, la caméra est factice – facile à voir à l'absence de câble quelconque et à la salissure de l'objectif. Un vigile coûterait sans aucun doute plus cher que réparer la vitrine à l'occasion. Les émeutes ne se font pas dans la banlieue proche, le révolutionnaire moyen préfère des cibles plus prestigieuses qu'un lavage auto à trois pompes. Et le porc à gros groin y avait ses habitudes. Con pour lui.

Crac. Un bruit.

Cecil ne s'arrête pas dans son mouvement, tendant doucement la main vers la portière avant gauche. Ses pupilles, pourtant, se dilatent. Crac, petit bruit – un frottement de gravier – dans une allée. Crac. Trop lourd pour être un animal. Il n'avait pas été suivi, pourtant. Quelqu'un d'un des immeubles au loin ? Promeneur ? Il détourne la tête. Dans la poche de sa lourde veste – ce genre de manteau épais, digne des chasseurs, que personne ne lui verrait dans un défilé – il presse le manche de sa lampe de poche. Le modèle lourd faisant office de matraque à l'occasion. Fouille le coin du regard.

Merde. Quelqu'un. Quelqu'un, effectivement. Un homme – il pense – dans la pénombre. Une présence. Qui n'a peut-être rien vu. Qui a peut-être vu quelque chose. Qui est là, en tous cas. Là. Avec lui. Lui et son ficelé. Cecil respire, doucement, posément. Ne dit rien, surtout pas bonsoir – il est Parisien de naissance – et considère. Constate. Merde. Quelqu'un. Ses doigts le lancent de nouveau, tiens. Et, même, sa mâchoire commence à le tirer un peu. Si le cochon de lait fait un bruit, il va mordre. Il pense. Il doute. Il sait.

Fort. Merde, une seconde : ce visage. Est-ce qu'il le... Connaît ?
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Woops [Harry]
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