boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
Pour vous inscrire à l'event, c'est par là.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 Les pauses sont optionnelles [Jessica]
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
the last young renegades
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Les pauses sont optionnelles [Jessica] Jeu 2 Fév - 4:48 ()
Au devant de lui, la mer de la foule s'écarte
Et elle fait bien. Le pas vif du couturier résonne sur le parquet des lieux – tak, tak, tak – et chaque petite main, chaque paire de jambe, chaque regard inquiet s'efface de son chemin, comme si le moindre employé craignait qu'à être seulement à portée de souffle, il se retrouve au pilori. Ce n'est pas exactement faux, au juste, c'est même assez vrai, et c'est de notoriété publique. Il est un requin au milieu d'un banc de poissons : la moindre faiblesse, le moindre prétexte, il va attaquer. Attention aux saignements de nez, il paraît que ça excite les bêtes. Le harcèlement moral est aussi fréquent que les aiguilles perdues et les crises de larmes dans les toilettes. Il fait toute la dorure de l'enseigne, patine l'excellence, brise les faibles. Du moins, c'est la seule justification donnée lorsqu'il y a une plainte sur les exigences des maîtres des lieux, juste avant la mise à pied.

Tak tak tak. Ses chaussures sont un tambour de guerre, le costume irréprochable qu'il arbore son uniforme de général. Le couloir est remonté, les rumeurs se sont tues autour de lui – il ne faut pas qu'il entende papoter, encore moins rire – et, le visage à son classeur, Cecil ouvre la porte du bureau de sa sœur après avoir frappé deux coups secs. Tak tak. Ca l'annonce. Il entre, le pas toujours aussi vif, tournant une page de ses dessins sous blister en ouvrant la bouche.


« Dis-moi, tu... »

Il cille. Elle n'est pas là. Elle ne lui avait pas dit qu'elle avait rendez-vous – la garce, elle lui avait même dit qu'elle serait disponible – et il sent une pointe d'agacement lui trotter dans les sinus. Elle le fait exprès. Bien sûr qu'elle le fait exprès, à quoi s'attendait-il ? Coup d’œil à sa montre, presque treize heures. Il a tout un panneau de présentation à monter. Une montagne de choix à trier pour les défilés privés. Quelques poignées d'invitations diverses à traiter et un restaurant à choisir pour se soir. Comment espère-t-elle régler tout ça – avec autant de personnes à devoir adresser la parole – si elle n'est même pas là ?


« Hm. Bonjour, mademoiselle... »

Il approche du bureau de la secrétaire, soulève la plaquette à son nom d'une main – comme toujours – gantée. Acquiesce, avisant d'un regard clairement réprobateur la fourchette qu'elle a en main, les narines s'écarquillant devant l'odeur de la nourriture.


« Myers, oui, mademoiselle Myers, poursuit-il, considérant le lettrage. Jessica. Elle s'appelle Jessica. N'y a-t-il donc plus aucun parent pour avoir du goût pour les prénoms ? Je suppose que Garance est en rendez-vous extérieur et qu'elle ne reviendra pas avant quelques heures ? »

Parce qu'elle sait qu'il a horreur du retard, bien entendu, et qu'elle sait qu'il fallait faire quelque chose ce jour même... Il sent que la soirée va être excellente. Excellente. Qu'est-ce qu'elle s'imagine lui faire payer, au juste ? Cette remarque qu'il avait faite sur son tailleur ? La pluie de la veille ? Le cour de la canne à sucre ? A-t-elle besoin d'un prétexte ?


« Peu importe. Posez-moi cette fourchette, nous allons nous mettre au travail. »

Que lui importe sa pause déjeuner, les femmes mangent déjà trop de base, c'est une loi. Il lance plus qu'il ne pose son classeur sur le coin du bureau de la secrétaire, daignant – enfin – lever les yeux vers son visage, puis sa mine, ses vêtements, la passant au crible de son humeur au naturel contraire, et à présent franchement brusquée. Elle a certes la délicatesse d'être blonde, mais... Souriante. Une femme souriante. N'y a-t-il donc qu'une semaine qu'elle est ici pour arborer cet air-là ? Ou est-ce qu'on les fait naître avec ce genre de face, de nos jours, pour s'épargner la peine de leur apprendre à présenter ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
the last young renegades
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Re: Les pauses sont optionnelles [Jessica] Ven 17 Fév - 0:52 ()

 
 
LES PAUSES SONT OPTIONNELLES
mais pourtant nécessaires


C’est la voix de Martha qui me tire de mon sommeil ô combien profond.

« Jessica ! Jessica, tu vas être en retard à ton travail…. Rah ne veux-tu donc pas faire l’enfant et t’enrouler dans tes draps, c’est pour toi que je dis ça.
-Hum mouai hum qu’est-ce qu’il y a Martha raaaah je dooooors.
-Il y a votre travail mademoiselle la marmotte !
-Mais noooon c’est dimaaaaanche. Chuuuuuut.
-On est Lundi, Jessica. Lundi.
-QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!????? MAIS TU NE POUVAIS PAS LE DIRE AVANT ! Oh non ! Oh non ! »

Je me lève dans un bond digne d’un sacré petit lapin. Je regarde mon téléphone qui a décidé de me lâcher pile poil aujourd’hui. Je le balance par-dessus mon épaule, trottine jusqu’à la cuisine pour voir l’heure s’y afficher. J’ai dix minutes pour me préparer. Oh chiotte ! crotte ! merde ! bordel !
Je cours dans la salle de bain, oublie la douche pour me contenter d’un débarbouillage express. La  trousse de maquillage rejoint maladroitement mon sac à main. Le déodorant est dispersé en même temps que je cours jusque dans ma chambre pour enfiler une robe. Quatre minutes. Je récupère les dossiers, fourre le tout dans mon sac qui est au bord de craquer. J’enfile une paire d’escarpins et profite des trois minutes restantes pour faire un chignon express avec deux trois barrettes pour tenir le tout. Clac clac clac clac clac. Le bruit de mes talons sur le parquet. J’attrape le petit pain que me tend Martha au passage et l’enfourne directement dans ma bouche avant de sortir. Je fais demi-tour en une demi-seconde pour lui embrasser la joue et récupérer mon lunch bag. « Merci Martha, A ce soir ! ». J’enfile ma veste en même temps que je dévale les escaliers - pieds nus pour ne pas perdre de temps. Je m’engouffre dans le taxi qui m’attend déjà juste devant mon immeuble.

« Dépêchez-vous s’il vous plait. Mais vraiment, d’accord. Si je suis en retard olala vous n’imaginez pas mon désespoir. Je vais me faire virer. Ou pire. Mettre au placard vous comprenez ? »

Je me maquille en même temps que je lui parle. Une bosse me fait mettre du mascara dans mon œil.

« Mais aïeuh !
-Vous m’avez dit de me presser Madame, vous souhaitez que je ralentisse ?
-Mais non ! Mais pas du tout voyons, continuez s’il vous plait. Bon alors donc je vous disais que ce serait apocalyptique vous comprenez ? Si ma patronne n’a pas son café posé, bien chaud, sur son dessous de verre avant qu’elle ne franchisse la porte de son bureau je suis cuite ! Mais cuite ! Elle commencera mal sa journée et – j’applique le rouge la lèvre, en retire sur ma dent en une vilaine grimace – et si elle commence mal sa journée la mienne sera... Horrible. HO-RRI-BLE. Ils vont tous me détester et elle aussi me détestera. Des têtes vont tomber alors BON DIEU appuyez moi donc sur ce champignon !!!! »

Il me dépose devant les portes d’YSL, je lui donne probablement beaucoup trop d’argent puisqu’il hurle dès que je sors.

« Attendez ! Votre monnaie !
-gardez tout, tout, j’ai pas le temps ! »

Et je me prends pour ce petit lapin blanc dans Alice au pays des merveilles. Sauf qu’ici la reine de cœur n’est autre que mademoiselle Garance et que la Alice, elle a déjà perdu sa tête il y a longtemps. Mais si, c’était l’assistante de direction de la semaine dernière, elle était jolie, blonde, un peu nunuche mais adorable. Elle n’a tenu que deux heures. DEUX HEURES !

« ATTENDEZ ! ATTENDEZ ! »

Ma voix résonne dans le hall pour que quelqu’un retienne ce fichu ascenseur ! Il est plein mais une âme charitable, que je vais probablement remercier au moins jusqu’à demain, empêche la fermeture des portes me permettant de m’engouffrer à l’intérieur. « Pardon. Oops. Pardon. Désolée. Excusez-moi. » et c’est avec la violence d’une main qui se pose sur mes fesses que je constate avec un effarement que j’ai oublié de mettre des sous-vêtements.
Oh mon dieu… Je n’ai pas de culotte. Oh… Mon… Dieu… Le rouge me monte aux joues et j’ai soudainement l’impression que tout le monde autour de moi est au courant de cette information – pourtant bien cachée – me rendant terriblement mal à l’aise. Je tire sur ma robe couleur jade que Tom, le styliste d’YSL a retouché spécialement pour mes hanches un peu trop épaisses selon ses dires. Les gens me frôlent pour sortir et à la fin il ne reste plus que moi et un homme d’une cinquantaine d’année avec les cheveux légèrement grisonnants qui me regarde du coin de l’œil. Petit sourire en coin échangé, il tente de m’aborder. Oh non la poisse. Ca se voit que je n’ai pas de culotte c’est ça ? Ca se lit sur mon visage ? Mon dieu… Je vais passer dix heures au bureau aujourd’hui. Pourquoi… Je lève l’index, écarquille les yeux en entendant le « Ding » annonciateur de mon étage. L’ascenseur me crache dans les couloirs, je récupère le café noir de Madame avant même de poser mes sacs et le dispose sur son bureau. Je n’enlève pas encore mon manteau, triant les dossiers à mettre en évidence sur son bureau. Elle arrive au moment où je viens enfin de poser mon manteau sur le dossier de ma chaise et replacée une mèche de cheveux. Ouf. On est passé à deux doigts de la catastrophe naturelle, du séisme interplanétaire.
Je m’avachis dans mon fauteuil pour reprendre la respiration qui commençait à me manquer cruellement.  

La matinée se passe en réunion, prise de notes et quelques coups de fils. Jusqu’à ce que l’heure de la pause déjeuner ait sonné. Et lorsque je parle de sonner ce n’est pas au sens propre mais bien parce que ma patronne quitte son bureau pour à son tour se restaurer. Je me suis sentie honteuse toute la matinée alors que c’est ridicule. Personne ne peut constater que je ne porte pas de sous-vêtements. Après tout de nos jours les sous-vêtements invisibles ne laissent aucune marque. Respire Jessica.
Je repousse mon clavier, branche les écouteurs afin d’écouter un peu de musique le temps de mon déjeuner. Une salade de quinoa, avocats et tomates préparée avec amour par Martha. Une pure merveille. Je ne remarque d’ailleurs pas dans un premier temps que quelqu’un passe pas très loin de mon bureau pour pénétrer celui de Mademoiselle Garance. Je ne suis pas payée pour le surveiller après tout, il y a des caméras partout qui s’en chargent très bien.
Et je le vois. Lui. D’un geste vif je retire les écouteurs et fait taire la musique d’une simple pression sur mon clavier. La fourchette encore dans la main, prête à rejoindre ma bouche, je le regarde les yeux arrondis.

« Je.. Euh… Bonjour monsieur Lesquen. »

Et je me souviens des paroles vicieuses de Sabrina. Ne le contrariez pas. Ne respirez pas. Essayez de vous soustraire à sa vue si possible. Oh merde. Machinalement je cesse de respirer. Sa question m’interpelle. Non, bien sûr que non elle n’est pas en rendez-vous mais...

« Oui tout à fait elle… »

Je n’ai pas le temps de finir qu’il me coupe déjà la parole. Peu importe. Il me demande de poser ma fourchette et je regarde mon plat avec désolation. C’est que… je n’ai pas eu le temps de manger depuis ce matin et que j’ai vraiment, vraiment faim. Ne le contrariez pas. Je la dépose et referme le couvercle de ma boite pour la ranger alors que l’épais classeur s’échoue sur mon bureau faisant voler quelques post-it et rouler un crayon au sol, sous le bureau. Oh non pitiez. C’est la malchance du lundi ?

« Comme il vous plaira monsieur Lesquen. Que puis-je faire pour vous être utile ? »

Bien que je ne travaille pas pour lui et que je ne suis pas son assistante attitrée, je prends le parti de m’éviter quelques problèmes. S’il me déteste – et il me détestera, il déteste tout le monde à ce qu’on dit – je risquerai de perdre mon job. Et il en est hors de question.
Ramasser le crayon au sol est terriblement tentant mais je ne me sens pas à l’aise avec l’idée de cette robe beaucoup trop moulante et sur le fait que je n’ai pas de… Oh mon dieu.
Sans me départir de mon sourire j’essaye de continuer à respirer pour ne pas suffoquer.

« Tenez, prenez mon fauteuil, je vais aller chercher une chaise. »

Et pitié. Ne me regarde pas. Ne me tue pas.




Revenir en haut Aller en bas
 
Les pauses sont optionnelles [Jessica]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pourquoi les pommes sont-elles rondes ? (PV - Kallo Hone)
» Pourquoi les nègres sont-ils des xénophobes?
» ILS SONT DEVENUS FOUS! Est-ce que je mène une campagne contre Aristide au Forumh
» Ah bon ? Les Haïtiens sont des canibales !
» Cours n°1: Les moldus sont primitifs
Static palms
melt your vibe
always on the hunt

a game of shadows :: Paris :: Nord-ouest :: Huitième arrondissement