boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend
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these streets : Dire que Matt ne sait rien est un euphémisme. En vérité, il se fiche un peu de ce qui est arrivé à Paris et, même s'il entend souvent parler de Lucifer & co dans son restaurant, il n'y prête pas la moindre attention.
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Sujet: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Dim 19 Fév - 22:04 ()

Back to where your heart is
charlie & matt ↯ come home
* * * * *



Blouson en cuir, tatouages qui dépassent de l’encolure de son sweatshirt, cigarette au bec. Yeux écrasés par la fatigue, fatigue d’une vie vécue un peu trop vite. Vitesse de la lumière, cœur électrique, tension dans l’air. Un air inquiet sur son visage quand il quitte son boulot un peu trop tôt pour aller retrouver Charlie. Elle s’est encore foutue dans la merde et il lui en veut pas, il sait qu’elle est comme ça. Machine à angoisse et sueurs froides, il a toujours la peur au ventre quand il voit son nom sur son téléphone. Charlie et Matt, ça fait des jours qu’ils se sont pas vus, et, entre eux, les jours, c’est comme des siècles. Ils ont besoin l’un de l’autre pour fonctionner, ça a toujours été comme ça. Tantôt défouloirs, tantôt confidents, pour autant qu’il s’en souvienne, elle a toujours été là quand il touchait le fond. Toujours, oui, mais pas cette fois.

Il y a eu la soirée de la convention et Matt, piégé dans l’explosion. Il y a eu une engueulade et des mots qui ont fusé un peu trop vite mais qui ont été pardonnés aussitôt. Manque de confiance et besoin d’air. Des heures de silence, un no man’s land. Il fallait qu’ils changent d’atmosphère. Deux potes séparés par un précipice. L’une s’est barré, l’autre est tombé. Ils sont partis en vrille et tout a foutu le camp. Matt sans Charlie et Charlie sans Matt, c’est comme deux ouragans. Ca détruit tout sur son passage, y compris lui, y compris elle. Il leur faut toujours du temps pour reconnaître qu’ils ont besoin l’un de l’autre, mais il leur faut jamais plus d’une seconde pour arriver à la rescousse. Personne à contacter en cas d’urgence. Et aujourd'hui, il y a urgence.

Il prend la voiture avec un sourire quand il repense à tous ses reproches sur sa conduite. Elle a beau lui avoir donné des cours, il a jamais été capable du moindre progrès. Démarrage en trombes qui fait sursauter les passants. Il en a rien à foutre. Elle lui dit viens me trouver et il accourt comme un labrador parce qu’il est comme ça, Matt. Pour ses amis, il fait tout, même ce qu’il faut pas. Avec elle, en tout cas, ça a toujours été comme ça. De là où il est, il aperçoit les fumigènes. Révolution sous la tour Eiffel. Dans quelle merde tu t’es foutu, qu’il se demande en contemplant l’étendue des dégâts. Il aime pas ça, Matt, quand elle fait la révolution. Il a toujours peur qu’il lui arrive un truc et qu’elle s’en remette pas. Il lui dit, tu sais, y’a des gens qui meurent dans des explosions. Il le sait, il était là. Sauf qu’elle s’en fout, elle vit trop vite pour ses conneries, ça lui fait mal, mais il le sait. Il arrive et il se gare un peu à l’écart. Il lui envoie un message. J’suis là. Il sort de sa voiture, s’assoit sur le capot et regarde la foule des émeutiers. Hors de question qu’il s’y aventure pour aller la chercher. Ca fait pas partie du deal. Alors, il attend. Il fume et il attend. Lorsqu’il la voit arriver, il lui lance les clés. « Attrape. » Il s’installe sur le siège passager, à côté d’elle. Ils font leur check secret, tradition ridicule qu’ils ont toujours conservée. « C’était bien, la prison, terroriste ? » Il a le sourire au coin des lèvres.

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the mighty bush : audition angélique. Elle les entend, eux qui pensent pouvoir se fondre dans la masse. Ces anges qui se font passer pour des humains, leurs conversations que personne d'autre que eux peut entendre. Mais pour Charlie, cela devient de plus en plus clair
Allegeance : elle a rejoint les révolutionnaires peu de temps après le grand retour, lorsque son pouvoir a commencé à se manifester. Mais elle avait déjà foulé les rues de Paris avec eux, lors des émeutes. Parce qu’elle avait des amis parmi eux, parce qu’elle aussi, voulait comprendre. Elle aussi, avait perdu quelqu’un et n’acceptait pas les explications données. Elle est curieuse de nature, Charlie et surtout, elle est trop têtue pour renoncer. Et pour défendre une cause qui lui est chère, elle est capable de tout plaquer.
these streets : Elle ne sait rien sur le grand départ, comme la majorité de la population parisienne. Elle n'a pu faire que des suppositions, sans de réel fondement. Et pourtant, ces suppositions commencent à prendre forme, grace à son pouvoir. Des anges, des démons, des créatures qui ne devraient pas exister.
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Sujet: Re: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Lun 20 Fév - 12:31 ()
Elle n’a jamais peur quand elle est avec les révolutionnaires. Il n’y a que la montée d’adrénaline et ce besoin de se faire entendre, qui comptent. Il n’y a que ceux avec qui elle se bat, qui importent. Charlie, elle vit l’instant présent sans se soucier des lendemains, elle a la mauvaise manie d’oublier bien vite les erreurs du passé et de refuser de penser aux conséquences qui sont pourtant inévitables. Aujourd’hui n’échappe pas à la règle. A peine sortie du commissariat qu’elle est déjà de retour sur les lieux du supposé crime. A peine l’électricité revenue, qu’elle est déjà à la recherche de nouvelles vérités. Mais aujourd’hui, c’est différent. Elle les voit, les regards sur elle des forces de police présentes. Elle les voit, surveiller ses moindres mouvements. Alors elle met ça sur le compte de la fatigue. Deux jours au milieu d’eux, ça l’a épuisée, parce qu’elle les a passé à luter contre son pouvoir. A avoir l’impression d’être folle, à perdre la tête à cause de ces voix qui ne lui appartiennent pas. Mais lorsqu’elle s’approche un peu trop près de la tour Eiffel et que le groupe anti-émeute se met en mouvement, elle comprend que ce n’est pas juste son imagination. Ils ont noté son identité et l’ont questionnée pendant sa garde à vue et maintenant, elle est fichée. Si l’émeute dégénère, elle sera la première à tomber. Elle n’est pas de ceux qui tremblent à la moindre menace, mais à cet instant, Charlie doute. La vérité, c’est qu’elle est affaiblie de ces deux derniers jours. C’est qu’elle ne sait pas quoi faire des secrets qu’elle a entendu malgré elle, dans ce poste de police et qu’elle ne sait pas quoi penser de ce blackout qui est terminé. Alors pour la première, elle a peur de ce qui pourrait arriver. Peur de ne pas réussir à s’en sortir, de ne pas réussir à s’échapper. Et Charlie, lorsqu’elle a peur, il n’y a qu’une seule personne qu’elle appelle. Qu’importe les engueulades et la distance qu’ils ont pris ces derniers temps. Qu’importe les reproches et la culpabilité. C’est Matt et entre eux, il n’y a rien qui pourrait les retenir d’accourir vers l’autre. Sans lui, elle perd pied et n’a plus de repère. Elle s’est promis de ne plus l’appeler. Parce qu’une bombe a explosé et qu’elle est dans le camp de ceux qui l’ont posée. Parce qu’elle aurait du savoir ce qui allait arriver et le prévenir lui, plus que les autres. Elle s’en veut et elle ne sait pas vivre avec sa culpabilité. Ça lui tord les tripes et ça lui arrache le cœur de penser à tous ceux qui ont été bloqués dans les décombres. De tous ceux qui sont morts. Alors elle a fuit, elle a couru après le temps sans parvenir à le rattraper. Elle le sait, que ça ne sert à rien. Mais c’est presque instinctif, chez elle.

Son téléphone vibre à nouveau dans sa poche, indiquant qu’il est arrivé. Elle, tout ce qu’elle voit, c’est le soulagement qui lui fait relâcher la pression. Juste un peu. Elle se faufile dans la foule, évite les fumigènes et les gardes avec soin. Et lorsqu’elle sort enfin de là et qu’elle l’aperçoit sur sa voiture, elle oublie tout le reste. « Attrape. » Le sourire aux lèvres et le pas presque léger, elle attrape les clés dans un réflexe. Sans cela, elle ne serait pas montée dans la voiture. Elle ne tient pas à finir encastrée dans un mur ou dans la Seine. Elle s’installe derrière le volant, fait le check et lui jette un coup d’œil sévère. « C’était bien, la prison, terroriste ? » Entre eux, pas d’excuse, pas de reproche. C’est comme si une éternité s’est écoulé depuis la dernière fois et en même temps, rien n’a changé. « Une grande aventure, tu aurais du venir. Tu as écrasé combien de personne en venant ici ? » Elle lance la voiture dans la circulation sans attendre, oubliant qu’il s’agit de celle de Matt et non la sienne. Elle va pour râler parce qu’elle est trop lente, ouvre la bouche pour insulter ce moteur qui ne réagit pas assez vite à son goût. Mais elle se ravise de justesse alors qu’elle lui lance un nouveau regard. « Tu as sale gueule, Matty. Qu’est ce que tu as encore foutu ? » Ils ont le même reflet dans le regard, pourtant. De ceux qui en ont déjà trop vu et qui ne pourront pas oublier.

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Sujet: Re: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Lun 20 Fév - 13:17 ()

I've been better when the sky was red
charlie & matt ↯ been better
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« Une grande aventure, tu aurais dû venir. Tu as écrasé combien de personne en venant ici ? » Matt, il a tout du cliché du parisien. Il a l’air blasé quand il regarde la masse de touristes agglutinées sur les trottoirs. L’œil hautain, le soupir dégouté. Il a envie de leur dire circulez, ya rien à voir, Paris c’est fini, Paris sombre sous les décombres. Il l’avouera pas, mais il les envie un peu dans le fond. Eux, ils peuvent se barrer. Lui, il est coincé ici confronté au reflet de ses regrets. Et s’il avait pu fuir, il est même pas sûr qu’il aurait eu la force de le faire. Le regard jeté dehors, il répond d’une voix monotone. « Pas assez. » Regarde-moi tous ces chinois... Ca, il se retient de le dire. Pas parce qu'il est raciste, c'est juste une blague. Mais parce que c'est leur blague, à Fantine et à lui, et que ça lui fait mal d'y penser. Une cigarette. La deuxième depuis qu’il a quitté le restaurant. La dixième depuis qu’il s’est levé. Il brûle un peu trop pour faire semblant. Il s’en rend plus compte, qu’il a l’air d’une épave et que ses sourires ont mince allure sur son visage un peu trop sombre. Il fait plus vraiment attention, ça fait des jours qu’il s’est pas rasé. Le grand brûlé a la peau un peu trop pâle. Il dort plus, il boit trop. Sans Fantine, il dérive. Il regarde son portable, toujours pas de message. Il sait même pas ce qu’il espérait. Charlie le sort de ses pensées quand elle se met à insulter sa voiture et un éclat de rire meurt dans sa gorge. « Tu as une sale gueule, Matty. Qu’est-ce que tu as encore foutu ? » Il la regarde et il a les yeux un peu vides. Il sait pas par où commencer, ya trop de choses qui se sont passées. Il sait pas ce qu’il a foutu, à vrai dire, il est parti en vrille, le mec, et ya plus personne aux commandes. Il se dit jusqu’ici tout va bien, mais il est en chute libre et il attend l’impact autant qu’il le redoute. Le point de départ, c’est Fantine qui s’est barrée parce qu’il a merdé. Mais depuis y’a eu Lily et il sait plus où il en est. Il sait qu’il doit passer à autre chose parce qu’elle reviendra pas, Fantine, mais il a pas envie. Il passe le plus clair de son temps à penser à elle, à ce qu’il lui a dit et à ce qu’il lui a fait. Sans elle, il erre sans but. Sans elle, y’a rien qui a du goût. Alors, quand elle lui demande ce qu’il a foutu, il a les regrets coincés au creux de sa gorge et il a du mal à parler. Il hausse les épaules, il évite la question, il change de sujet. « Rien. Le boulot. » Il a pas pour habitude de mentir à Charlie parce qu’il sait qu’elle voit clair dans son jeu. Ils se connaissent depuis trop longtemps pour qu’il puisse lui cacher quoi que ce soit, mais il essaye quand même. Pas parce qu’il sait qu’elle va certainement l’engueuler, mais parce que le mec a le cœur en miettes et que le fait même de prononcer le prénom de Fantine lui fout les larmes aux yeux. « T’as besoin que j’efface quoi exactement ? Ils vont pas trouver ça louche, les flics, que t’aies disparu de la circulation ? » Charlie, c’est la seule personne qui sait qu’il a ce pouvoir un peu étrange de contrôler la technologie à distance. Lui, ça lui a foutu la trouille quand il a compris qu’il pouvait faire péter un ordi sous le coup de la colère. Elle, elle a trouvé ça cool. Y’a pas grand chose qui lui fait peur, à Charlie. C’est ça qu’il aime chez elle. « Et j’suis p’têtre pas un expert mais aller chez les flics en plein jour, j'suis pas sûr que ça soit le meilleur bail.  »

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Allegeance : elle a rejoint les révolutionnaires peu de temps après le grand retour, lorsque son pouvoir a commencé à se manifester. Mais elle avait déjà foulé les rues de Paris avec eux, lors des émeutes. Parce qu’elle avait des amis parmi eux, parce qu’elle aussi, voulait comprendre. Elle aussi, avait perdu quelqu’un et n’acceptait pas les explications données. Elle est curieuse de nature, Charlie et surtout, elle est trop têtue pour renoncer. Et pour défendre une cause qui lui est chère, elle est capable de tout plaquer.
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Sujet: Re: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Lun 20 Fév - 15:46 ()
Matt, c’est un fantôme à côté d’elle et elle ne le reconnait presque plus. Il a des cernes sous les yeux et une barbe de plusieurs jours. Il a le teint pale et le regard fuyant. Et Charlie, elle se dit que c’est de sa faute. Que la bombe continue de le hanter et son estomac se serre. C’est toujours la même rengaine depuis cette journée, toujours les mêmes peurs qui reviennent. Toujours les mêmes questions. « Pas assez. » Elle fronce les sourcils, mais ne répond pas. Elle n’aime pas le voir comme ça. Elle n’a que peu de proches, la gosse des rues. Bien souvent, elle a trop peur pour se laisser approcher, bien trop peur d’être abandonnée à nouveau. Alors pour ceux auxquels elle tient, c’est à la vie, à la mort. S’ils chutent, elle chute avec eux, sans aucun compromis possible. Et là, Matt, il est proche du point de non retour. « Rien. Le boulot. » Il lui ment sans grande conviction et elle a un rire s’échappe de ses lèvres. Il n’y a aucune joie dedans, juste de l’ironie. Elle finira par savoir ce qu’il ne veut pas dire, mais dans cette voiture, ce n’est pas le moment. Alors elle change de sujet aussi, avec la tête de ceux qui ne comptent pas abandonner les questions. « Démissionne pour ouvrir ton resto. Depuis le temps que je te le répète. » Il perd son temps et gaspille son talent, mais il refuse de l’entendre. Alors elle lui répète à la moindre occasion, parce que c’est un peu son rôle.

Le poste de police n’est pas très loin de la tour Eiffel, il ne lui faut pas longtemps pour garder la voiture dans une ruelle juste derrière. Là où personne ne pourra les repérer, là où ils pourront s’enfuir rapidement s’ils en avaient besoin. « T’as besoin que j’efface quoi exactement ? Ils vont pas trouver ça louche, les flics, que t’aies disparu de la circulation ? » Elle observe le bâtiment en silence, le regard incertain. Elle n’a pas envie de retourner là dedans, au milieu de ces créatures, elle n’a pas envie de les entendre encore dans sa tête. « Et j’suis p’têtre pas un expert mais aller chez les flics en plein jour, j'suis pas sûr que ça soit le meilleur bail.  » Charlie, derrière son apparence de poupée fragile, c’est la gosse intrépide qui ne prend pas le temps de s’arrêter. Celle qui finira pas se brûler les ailes. Sauf aujourd’hui. Aujourd’hui, elle n’est faite que de doutes. Mais il n’est pas question de faire marche arrière et de renoncer. Alors lorsqu’elle finit par poser son regard azur sur lui, c’est avec un sourire de défi qui danse sur ses lèvres. Le genre de sourire qui ne devrait pas lui inspirer confiance, depuis le temps qu’il la connait. « Tu peux faire cramer tous leurs fichiers si tu veux, ça sera marrant. Surtout avec ce qui arrive en fin de mois. » Un haussement d’épaule désinvolte, le ton amusé. Elle compte bien participer à l’émeute à venir, à être en première ligne. L’inverse ne lui a même pas traversé l’esprit. « Mais sinon, juste quelques fichiers avec le mien pour noyer le poisson, ça suffit. Et je compte faire diversion, je vais foutre le feu à leur bâtiment. » Elle se retourne vers lui, se tortillant un peu pour sortir un fumigène de sa poche et lui coller sous le nez. Juste le temps de le voir paniquer un instant, juste de quoi le sortir de sa léthargie. « Tu penses que ça sera suffisant ou faut que je vise plus haut ? »


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Sujet: Re: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Lun 20 Fév - 18:29 ()

It hurts sometimes
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Charlie, c’est une pile électrique. Elle a le défi dans les yeux et le sourire qui va avec. Elle vit trop vite pour le reste du monde, mais pas pour lui. Il réussit toujours à la rattraper. Charlie et Matt, ils enchaînent les conneries, ils vivent un peu trop fort. Quand ils sont ensemble, y a rien qui peut les arrêter. Ca remonte à des années, les soirées passées à escalader les murs pour aller explorer un hôpital abandonné, les nuits sur la route, à partir à l’autre bout de la France sur un coup de tête, juste parce qu’ils voulaient voir la mer. Charlie et Matt, c’est fort, ça brille et ça explose, parfois, mais c’est pas le genre de truc qu’on peut détruire. Sauf que, ce jour-là, il le sent pas. Ce jour-là, il est cassé et il a pas envie d’être réparé. Il est juste venu pour l’aider. Alors il la regarde, ses yeux sauvages et son sourire.  « Tu peux faire cramer tous leurs fichiers si tu veux, ça sera marrant. Surtout avec ce qui arrive en fin de mois. » Il lève les yeux au ciel, il secoue la tête, il désapprouve. Il aime pas la vox populi, et encore moins depuis la soirée de la convention. Elle, c’est tout le contraire, elle vit pour eux. A une époque, ils s’engueulaient souvent à cause de ça. Il acceptait pas, il avait peur. Puis il a compris qu’il la changerait pas. Forte tête, tête brûlée, personne lui dit quoi faire, à Charlie. Surtout pas lui. « Mais sinon, juste quelques fichiers avec le mien pour noyer le poisson, ça suffit. Et je compte faire diversion, je vais foutre le feu à leur bâtiment. » Il hausse les épaules, il soupire. Il est ailleurs. Il est à cette soirée où il a merdé et il essaye de trouver un moyen de remonter le temps.  « Haha… » Elle se tourne vers lui, elle se tord un peu, il comprend pas, jusqu’à ce qu’elle lui foute un fumigène dans la gueule. Par réflexe, il recule, il a le regard furieux. « Tu penses que ça sera suffisant ou faut que je vise plus haut ? » Il secoue la tête, ça le fait pas rire. Il est pas d’humeur, le mec, il est à bout de nerfs et il réagit au quart de tour. Un peu trop vite et un peu trop fort. « ‘Tain, t’as ça dans ta poche tranquille, t’es complètement folle ! » Quand il comprend qu’elle déconne, il sourit. « Tu m’casses les couilles Charlie. Vraiment. » Il sort de la voiture, il jette sa cigarette dans le caniveau. Elle le suit quand ils se rendent au commissariat. Un clin d’œil, ils partent chacun de leur côté. Elle, elle fait distraction. Il sait pas comment, mais elle rameute tous les policiers d’un côté. Lui, il cherche l’accès aux serveurs. Il se concentre et c’est difficile. Il est pas en forme, il a les pensées qui partent en vrille mais toujours dans la même direction. Il soupire, il ferme les yeux, il pose sa main sur les machines. Les fichiers sont effacés. Il saigne du nez. Il râle, il manquait plus que ça. Il demande un mouchoir à un policier, invente une excuse et sort du commissariat. Cette fois, c’est elle qui l’attend sur le capot de sa bagnole. « C’est bon. T’es plus une terroriste. » Il lui tape dans la main avec un sourire en coin. Il se fout de sa gueule, mais c'est comme ça qu'ils fonctionnent. Ils sont pas du genre à s'attendrir. « Même si dans mon cœur, tu le seras toujours. » Il monte dans sa voiture, toujours à la même place. Et quand elle est à côté de lui, il se lance.  « Tant qu’on y est… T’es opé pour… ? » Matt et Charlie, parfois, ils couchent ensemble, aussi. Pas parce qu’ils sont amoureux, juste parce qu’ils ont besoin. Et là, il a vraiment besoin d'elle pour oublier.


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Sujet: Re: (charlie) there were holes in you, the kind that I could not mend Lun 13 Mar - 1:26 ()
Elle le voit sur son visage, qu’il n’est pas d’accord avec elle. Elle le voit dans ses yeux, qu’il est contre ses choix. Il n’a jamais aimé la révolution, il n’a jamais vraiment accepté qu’elle les rejoigne. Il s’est contenté de se résigner, à défaut d’accepter. Elle s’est contentée de continuer ses conneries parce que de  toute façon, elle ne sait pas vivre autrement. Alors parfois, Matt, il explose. Comme là. C’est soudain et c’est brutal, et ça sort surtout de nul part. « ‘Tain, t’as ça dans ta poche tranquille, t’es complètement folle ! » Sa voix s’élève dans l’habitacle de la voiture et Charlie se force à prendre une profonde inspiration. Elle ne veut pas réagir. Parce que sa colère, là, tout de suite, c’est mieux que sa passivité un peu plus tôt. « Tu m’casses les couilles Charlie. Vraiment. » Il abdique, il comprend qu’elle n’est pas sérieuse. Elle lève les yeux au ciel parce que d’habitude, il comprend plus vite. « Moi aussi je t’aime. » Elle le suit hors de la voiture et reprend son air désinvolte pendant qu’ils avancent vers le commissariat. Parce que Matt, elle sait qu’il ne va pas la lâcher. Quoi qu’il arrive. Et quoi qu’elle fasse. Alors elle tente de se rassurer et de se dire que tout va bien se passer. Sur son signe, elle part de son côté. C’est facile, d’attirer l’attention sur elle. De jouer sur une détresse imaginaire, d’exagérer pour qu’ils soient tous autour d’elle. Elle ignore les murmures dans sa tête, se tient dans son rôle. Elle a une migraine qui explose, ses yeux qui commencent à lui faire mal. Mais elle continue son manège parce que de l’autre côté, il y a Matt, et que elle non plus, elle compte pas le lâcher. Quoi qu’il arrive. Et quoi qu’il fasse. Du coin de l’œil, elle le voit retirer sa main de l’ordinateur et il ne lui en faut pas plus pour sortir de là. L’atmosphère l’étouffe, elle a l’impression de devenir folle, à nouveau. Alors elle court presque dehors, certaine qu’ils finiront pas oublier son passage. Qu’ils la prendront pour la gosse un peu trop tarée et perdue.

Lorsqu'il la rejoint, elle est perchée sur le capot de la voiture, à moitié allongée, à moitié en vrac. Elle ignore le regard des passants dans ce quartier un peu trop huppé, parce qu’une fille comme elle ne devrait pas se tenir ainsi. « C’est bon. T’es plus une terroriste. » Elle lui tape dans la main par réflexe, un sourire complice au coin des lèvres. Ils ne communiquent pas autrement, Matt et Charlie. Des pics qu’ils se lancent, des sourires faits de défis, des check échangés comme les sales gosses qu’ils sont. « Même si dans mon cœur, tu le seras toujours. » Elle prend une mine offusquée, souffle un peu trop bruyamment, même. Elle se laisse glisser du capot de la voiture puis s’installe de nouveau derrière le volant. « J’espère que je suis un peu plus que ça, quand même, dans ton cœur. » Parfois, Charlie a besoin d’être rassurée. Ça sort de nul part et ça n’a pas toujours d’explications, alors elle hausse les épaules pour passer à autre chose. Elle va pour allumer le contact, mais n’a pas le temps. « Tant qu’on y est… T’es opé pour… ? » Elle croit qu’il plaisante. Parce qu’il est avec Fantine maintenant que ça fait longtemps qu’elle ne l’a pas vu aussi bien avec une femme. C’est peut être même la première fois qu’elle en aime bien une, elle la gosse un peu trop possessive. La réponse, elle vient aussitôt. Un réflexe un peu trop brusque, un peu trop violent, aussi. « Mais t’es branque, et Fantine alors ? Qu’est-ce qu’il te prend ? » Il se prend un coup sur l’épaule pour appuyer ses mots, puis un second. Et un troisième. Elle n’a pas l’habitude de le rejeter, parce que quand ils couchent ensemble, il n’y a aucun sentiment amoureux. C’est le deal depuis le départ, depuis qu’ils ont craqué parce que la vie les faisait un peu trop chier et que la soirée était un peu trop arrosée. Mais le deal, c’est aussi que tout s’arrête dès que l’un a une relation. Pas d’embrouille, pas de jalousie, pas de rancœur. Alors forcément, aujourd’hui, elle ne comprend pas à quoi il joue. Puis elle pose son regard sur lui et son visage à elle, il se décompose. « Merde Matt. Qu’est ce que tu as foutu encore ? » Elle soupire, elle se pince l’arrête du nez avant de démarrer la voiture. Elle comprend maintenant son silence et son air maussade, sa mauvaise humeur et ses gestes de colère. Ce qu’elle ne comprend pas, en revanche, c’est pourquoi il ne l’a pas appelée plus tôt. Puis elle se souvient de la bombe qui a explosé et qui les a séparé. Elle se souvient de leur engueulade et du silence qui a suivi. Alors le silence, c’est elle qui le garde maintenant pendant qu’elle conduit dans Paris. Elle conduit trop vite et ne respecte pas forcément le code de la route, mais Charlie, elle est trop habituée à conduire la nuit. Elle se gare en bas de chez elle et sort aussitôt de la voiture. « Bouge Matt. » Et pour être certaine qu’il ne s’enfuit pas, elle glisse les clés au fond de la poche de son jean avant de s’engouffrer dans l’immeuble. Ce n’est qu’à l’abri dans son appartement qu’elle finit par se retourner vers lui. Sa veste en cuir abandonnée sur le sofa, les bras croisés et la mine décidée. « Bon, raconte. Qu’on voit comment arranger ça. »

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