boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
Pour vous inscrire à l'event, c'est par là.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ]
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
the last young renegades
homecoming : 13/12/2016
Messages : 1321
Louis d'or : 53
pretty face : Ashley Nicolette Frangipane
julius caesar : Joa, me & Tumblr
the mighty bush : Adaptation évolutive : Capacité darwiniste innée qui permet au corps de s'adapter au mieux à son environnement extérieur dans le but d'y survivre. Par exemple, sous l'eau des branchies apparaissent pour permettre de respirer, le corps se protège pour résister à des températures avoisinants les 100° ou au contraire, aux températures les plus glaciales). Plus la demande d'adaptation est forte, moins le pouvoir sera efficace car il demandera beaucoup d'énergie à son possesseur pour s'adapter totalement. Le possesseur ne pourra pas résister indéfiniment à une pression trop forte.
Pour l'heure, elle est surtout persuadée d'être amphibie car c'est le seul aspect de son pouvoir qu'elle a pu expérimenter.
these streets : Elle a beaucoup de théories mais peu d'éléments probants pour le moment. Par contre, elle cherche.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t994-callista-p-solal-the-gi
Humains

Sujet: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Lun 20 Fév - 11:14 ()
 

VAGUE A L'ÂME

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.




Tout bourdonne, à l'image d'une ruche à l'organisation aussi drastique que hiérarchisée. Les maquilleuses, les coiffeuses, les stylistes s'activent autour des invités. Les ingénieurs sons, vidéos et lumières vont d'un côté du studio à l'autre. Les stars, elles, se déchirent tout autant qu'elles se saluent et s'admirent. Au milieu de toute cette activité, à la fois sereine et un peu gênée, Callista observe l'endroit de ses grands yeux et laisse la coiffeuse qui s'occupe d'elle commenter la couleur de ses cheveux. Ce n'est pas son premier passage dans les studios de Believe mais elle n'est jamais vraiment à sa place, l'artiste des rues, l'âme folle des scènes en bois et aux rideaux pourpres. Cela fait quelques mois qu'elle a été repérée dans un club par un producteur, puis auditionnée, et a finalement décroché quelques contrats pour se produire dans différentes émissions de la chaîne, pour accompagner d'autres artistes. Chanteurs, danseurs, performeurs, ils sont autant à se plier à la rythmique de ses notes... Et l'expérience paye bien. Mais cet univers n'est pas le sien. Tout est trop saturée, trop intense, trop faux... Trop scénarisé. Ici, la spontanéité est absente et Calli hoche du chef pour signaler à l'assistant de plateau qu'elle a bien compris ce qu'elle doit faire, comment elle doit le faire et quand elle doit sourire. Il y a aussi le moment où elle doit répondre à une question qu'on lui posera, celui où elle devra saluer la foule et bien évidemment celui où elle serrera dans ses bras le chanteur qu'elle accompagne ce soir. Et ceux qui ne respectent pas les instructions sont des sauvages qu'on ne réinvite jamais... Un soupir lui échappe, au cœur du plaisir qu'elle ressent malgré tout à l'idée d'être ici. Son regard se perd sur la marée humaine, cherche un visage familier qui n'apparaît pas. T'es où? Une vieille chanson du début du troisième millénaire lui revient malgré elle. Pas là. Il n'est pas là.

« Et c'est non sans plaisir que nous accueillons parmi nous notre invité de ce soir... » La voix du présentateur résonne dans les loges, amenant l'assistante la plus proche à l'attraper par le coude et à la coller à côté d'un brun immense au sourire de tombeur. Le chanteur.

« Bonsoir... Vous n'étiez pas aux répétitions... Je m'appelle Callista.
- C'est parce que j'y vais au talent, Callista... Tu apprendras.
- Ah ? Oh. Très bien. »

Il ne lui a même pas dit son nom. Parce que je dois savoir qui tu es, je suppose? C'est exactement ça. Il faudra qu'elle pense à récupérer l'information dans le discours du présentateur... Les deux artistes entrent dans la lumière des projecteurs et elle se dirige immédiatement vers le piano à queue qui l'attend patiemment. Ils lui ont demandé de réécrire un vieux morceau de jazz, dans une tonalité précise, et Mademoiselle Solal s'est exécutée sans demander son reste. Devant les blanches et les noires, la demoiselle en perdition sourit. Le monde peut s'écrouler, désormais. La pianiste s'abandonne à son instrument, ses doigts parcourent la planète entière en réécrivant le solfège et sa silhouette danse bien malgré elle au dessus des nuages. Lui – la célébrité – joue parfaitement son rôle mais l'oblige à quelques modulations pour qu'il ne sonne pas faux. Lui l'empêche de s'évader totalement, il lui rappelle qu'elle doit suivre sa partition et ne pas faire de vague. Un jour, on l'inviterait pour n'écouter qu'elle, sans l'obliger à se museler ni rajouter des caisses de résonances et des effets à ses morceaux. La magie fait son effet, néanmoins, et le chanteur et la pianiste se retrouvent quelque part au milieu d'un monde onirique qu'elle a bâti pour eux. Un sourire, un regard, la complicité éphémère est parfaitement captée par les caméras, de cela elle ne doute pas. Puis les derniers accords se plaquent, le dernier filet de voix transperce le silence, cette seconde de béatitude sereine brisée par les applaudissements du public qui se lève et des présentateurs qui commencent déjà à parler, à présenter, à débiter des propos auxquels ses oreilles ne s'accrochent pas. Callista s'astreint à son rôle. Lève-toi. Salue. Serre-le dans tes bras et casse-toi. Elle se lève, sourire aux lèvres, se tourne vers le public, qu'elle salue, envoie un baiser à l'intention du présentateur, se tourne vers le chanteur qui la serre dans ses bras, l'empêche de partir et l'invite à saluer à nouveau le public. Tu vas m'embrouiller, toi. Il murmure un truc pas très clair à son oreille, avant de la laisser filer, elle se dit qu'elle va vraiment devoir se débrouiller pour trouver comment diable s'appelle cet homme. Alors que si tu t'étais présenté, hein... Enfin je dis ça... Je dis rien.

Passer d'un théâtre à l'autre. Fini la scène, les projecteurs, le reste, la voilà de nouveau en backstage, à serrer des mains, prendre des selfies, avoir un peu le tournis. Arrêtez le monde, je voudrais descendre. S'il vous plaît. Après quelques nouvelles félicitations, appréciations, quelques hochements de tête, de sourires calibrés et d'échanges d'adresses mail, la pianiste obtient – enfin – le droit de rejoindre sa petite loge. C'est fou comme six minutes d'antenne arrivent à l'épuiser. Redressant les yeux, une silhouette l'attend déjà sur place. Callista se fige, porte une main à ses lèvres qui forment un O sous la surprise avant de trépigner un peu sur ses deux pieds.

« Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Kaïs Osmane est dans ma loge ! » Elle entrouvre légèrement la porte pour répéter l'information dans le couloir, dans un murmure à peine perceptible. « Kaïs Osmane est dans ma looooooge ! »

Amusée, elle referme la porte, hilare, avant de lever les mains en signe de reddition. C'est là que j'arrête mes conneries. Il n'empêche qu'elle est ravie de le voir, lui qu'elle n'a pu se retenir de chercher du regard, alors même qu'elle ne joue pas du tout pour son émission. Monsieur Osmane est le seul à avoir réussi à la voir par delà la mise en scène à laquelle on la soumet entre ces murs... Elle ne sait toujours pas très bien pourquoi, ni comment... Toujours est-il qu'elle s'approche pour embrasser sa joue dans un sourire attendri.

« Ca me fait plaisir de te voir... » La jeune femme invite son hôte à s'installer sur l'un des deux fauteuils de sa loge tout en allant chercher deux petites bouteilles d'eau. « Que me vaut le plaisir ? Tu vas bien ? »

Ses prunelles parcourent ses traits, ceux-là même qui fascinent une partie de la France à chaque fois qu'il passe sur le petit écran. Il sait qu'elle ne regarde pas beaucoup la télévision, ne doit pas trop lui en tenir rigueur à ce sujet. Dans cette petite loge à la lumière chaleureuse, c'est comme si le marasme de paillettes et de faux semblant extérieur ne parvenait pas à les atteindre... Et Callista tourne doucement le visage vers les quelques fleurs blanches qui ont été mises là pour rendre l'endroit plus agréable. Des Lys. Des Roses. Des fleurs nobles. Et un petit coquelicot. Oh? Voilà qui est inédit. L'air songeur – mais qui a pu mettre ce coquelicot ici – elle revient plonger son regard dans le sien, s'autorisant une longue gorgée d'eau minérale avant de reprendre.

« Par un heureux hasard, serais-tu mon héros et connaîtrais-tu l'identité du chanteur avec qui j'ai joué ? Ce con n'a pas voulu me donner son nom... Et je crois qu'il va revenir me voir, plus tard. Alors si tu pouvais m'aider, soit à l'identifier soit à lui échapper... »

Encore que l'option échappatoire n'apparaît pas la plus brillante pour qui entend vivre de son art.

 
Lilie

_________________

▬ Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. I'm only human after all Don't put your blame on me Take a look in the mirror and what do you see Do you see it clearer or are you deceived in what you believe

Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 07/02/2017
Messages : 1308
Louis d'or : 23
pretty face : rami malek
julius caesar : ethel (av) matt (sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, lui donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Mer 22 Fév - 11:24 ()
vague à l'âme
I find myself in yours melodies
Il est là, il rôde le gosse. Dans l'ombre des coulisses, les prunelles rivées sur la silhouette de la musicienne. Il est là, ça ne pouvait pas en être autrement, il se devait d'être présent. Pour elle. Mais égoïstement aussi pour lui. Parce que dès les premières notes, l'apaisement revient l'habiter. Cette sérénité presque salvatrice qu'elle seule arrive à créer avec son instrument. Un sensation étrange mais tellement réconfortante. La mélodie est belle grâce aux doigts délicats de Callista, la mélodie l'emporte, le transporte dans un ailleurs bien plus agréable que le monde réel. Mais bientôt il est ramené sur terre par la voix du chanteur. Aucun son d'accompagnement n'est capable d'embellir les notes de Callista, aucune. L'autre ne fait que casser un peu la magie de la musique. Alors les sourcils se froncent, essayant de faire abstraction de la personne de trop sur scène. Le doute n'est pas permis, il ne doit pas être le seul à s'en rencontre non ? Elle n'est pas faite pour rester dans l'ombre de qui que ce soit, au moins lorsqu'elle joue.

La musique s'arrête, le spectacle est terminé et il n'attend pas l'artiste. Il tourne rapidement les talons alors qu'elle n'a pas encore quitté le plateau. Il ne veut pas assister aux félicitations mielleuses scénarisées qui sont de mises dans ce studio. Il ne connaît que trop bien ce jeu et malgré tout l'honneur qu'il a de travailler pour la chaîne, voilà une chose dont il ne s'est toujours pas accommodé. Alors il décampe, se faufilant parmi les silhouettes qui se pressent déjà pour être le premier, pour s'exposer avec une personnalité assez célèbre pour apparaître devant les caméras. Pour approcher de près un semblant de gloire qu'on ne leur accordera jamais, résignés à se rendre intéressant que par le prestige du choix de leur compagnie. C'est pathétique, et ça lui donne la nausée au présentateur du JT. Pas étonnant qu'en dehors du studio, il s'évertue à rester incognito, quitte à être l'exacte opposé de ce qu'il vend aux caméras.

Il pousse la porte de la loge de la véritable star du moment. Accueilli par les bouquets étalés comme des trophées, il se sent soudain maladroit. Il n'a pas l'habitude de ça, des gestes attentionnés et des gentillesses bienséantes. On ne lui a pas appris, et il ne s'y est jamais intéressé. Non, mais là, ça le fout carrément mal à l'aise. Il aurait pu y penser, une carte, des chocolats, n'importe quoi, mais apporter plus que sa présence. Parce que c'est Callista. Et qu'avec elle, il peut être différent, une meilleure version de lui même. Il s'imagine pousser une autre porte d'une loge plus grande où y demeurent d'autres bouquets pour y choisir le plus imposant et le ramener ici mais trop tard, la porte s'ouvre déjà sur la musicienne. Et il se promet que la prochaine fois, il fera un meilleur admirateur. S'il oublie un instant d'être lui même et plutôt s'accorder un moment d'altruisme.

« Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Kaïs Osmane est dans ma loge ! »  Il sourit. D'un de ses sourires sincères, un de ceux si rare lorsque aucune caméra n'est là pour les diffuser. Et pourtant ce n'est pas un mirage, même s'il ne saisit pas totalement pourquoi elle provoque cet effet là chez lui. Quelque lié à sa musique, certainement. Si la magie existait, il qualifierait ses notes d’envoûtantes, ensorcelantes, et il en serait leur première victime. « Kaïs Osmane est dans ma looooooge ! » « Arrête tu vas finir par attirer toutes les groupies. » Il l'observe achever son manège. Et l'homme se permet d'être un instant tactile lorsque les lèvres de la belle se posent sur sa joue, la main appuyant délicatement au creux de ses reins. Un geste tendre, amical, et peut-être maladroit avec ses pattes gauches. « Ca me fait plaisir de te voir ... » Il la suit, les fesses bientôt posées sur un des fauteuils, la bouteille d'eau entre ses doigts froids, les mots pas encore totalement débloqués du nœud coincé dans la gorge. Et pourtant, il est déjà plus loquasse qu'avec la majorité des fourmis qui composent le monde. Ce n'est qu'une question de minutes, la petite poupée fait des miracles avec l'ours solitaire. « Que me vaut le plaisir ? Tu vas bien ? » Il acquiesce légèrement de la tête. Mais peu importe comment il se porte aujourd'hui. Aujourd'hui ce n'est pas lui la star. Aujourd'hui et tous les autres jours ce doit être elle. « J'pouvais absolument pas louper ton passage ici. » Déjà qu'il se ramène les mains vides, le malpoli. Il suit son regard sur les pétales blanches, et pas une seule venant de lui justement. « Visiblement j'ai du souci à me faire, on essaye de me voler la place de fan numéro un. » Oh ce dépit dans le son de sa voix. Et ce cœur alourdi par une rivalité inconnue. Une première.

« Par un heureux hasard, serais-tu mon héros et connaîtrais-tu l'identité du chanteur avec qui j'ai joué ? Ce con n'a pas voulu me donner son nom ... Et je crois qu'il va revenir me voir, plus tard. » Ah. « Alors si tu pouvais m'aider, soit à l'identifier soit à lui échapper ... » Un nouveau sourire. Il ne connaît évidemment pas qui peut bien être ce foutu chanteur. A part Callista, Kaïs n'écoute que distraitement les chansons diffusées ici et là. Mais aucun son ne l'attire autant que ceux de la belle. « Ah il a un nom celui là ? » Mis à part deux trois noms d'oiseaux qu'il aimerait cracher pour ce – en toute objectivité bien sûr - briseur de mélodie. « T'en fais pas, je m'occuperai de ça s'il ose nous interrompre et si sa tête arrive à passer l'encadrement de la porte. Sinon si on croise un nom qui sonne prétentieux sur l'une des portes des loges … » Il sait déjà comment jouer si cet être suffisant laisse apparaître le bout de son nez. Son talent d'orateur avec une pointe de sarcasme feront très bien l'affaire.

Il pose la bouteille d'eau sur la petite table basse devant eux. « Mais assez parlé de lui. » Revenons à eux plutôt, à ceux qui ont plus d'importance à ses yeux empruntés à Narcisse. « Je t'ai pas apporté de fleurs, de bonbons, ou je sais pas ce qu'on offre exactement aux stars de la musique. J'irai bien voler un bouquet dans une loge voisine mais je préférerai que tu me réserves ta soirée. » Mais au fond, il ordonne le gamin. Un caprice encore, qu'il essaye de camoufler en une repentance sincère alors qu'il ne s'agit simplement que d'un problème d'ego face à ces foutues fleurs dont il n'est pas l'expéditeur, n'est ce pas ? Néanmoins il exige poliment. Pour une fois. Peut-être que finalement le désir d'amnistie est plus réel qu'il ne le pense. « En espérant que madame la star n'est pas déjà overbookée évidemment. »

- a game of shadows, shall we play ?  -
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 13/12/2016
Messages : 1321
Louis d'or : 53
pretty face : Ashley Nicolette Frangipane
julius caesar : Joa, me & Tumblr
the mighty bush : Adaptation évolutive : Capacité darwiniste innée qui permet au corps de s'adapter au mieux à son environnement extérieur dans le but d'y survivre. Par exemple, sous l'eau des branchies apparaissent pour permettre de respirer, le corps se protège pour résister à des températures avoisinants les 100° ou au contraire, aux températures les plus glaciales). Plus la demande d'adaptation est forte, moins le pouvoir sera efficace car il demandera beaucoup d'énergie à son possesseur pour s'adapter totalement. Le possesseur ne pourra pas résister indéfiniment à une pression trop forte.
Pour l'heure, elle est surtout persuadée d'être amphibie car c'est le seul aspect de son pouvoir qu'elle a pu expérimenter.
these streets : Elle a beaucoup de théories mais peu d'éléments probants pour le moment. Par contre, elle cherche.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t994-callista-p-solal-the-gi
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Dim 26 Fév - 13:38 ()
 

VAGUE A L'ÂME

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.




C'est étonnant, quelque part, comme Kaïs et Callista ont su se rencontrer au carrefour de leurs contradictions. Sourire aux lèvres, cet indécrottable sourire dont elle ne se départit jamais vraiment, la jeune pianiste prend la mesure de la présence de cet homme-ci dans sa loge, de ce visage connu de la France entière, plus âgé qu'elle, qui n'a aucun intérêt à la fréquenter, même de loin, et dont elle ne comprend toujours pas vraiment ce qui l'a poussé à venir la trouver, ce premier jour... Mais elle ne s'en plaint pas, loin de là. Il dégage un orage électrique et envoûtant à chaque seconde, équilibriste sur le fil du rasoir, clair-obscur d'humanité délicate. Un sourcil s'arque avec amusement sur le visage de l'artiste, quand il lui dit qu'il ne pouvait pas décemment manquer son passage ici...

« Pourtant, tu aurais pu regarder la diffusion sur petit écran... Puis ce n'est pas comme si tu ne pouvais pas m'entendre jouer ailleurs qu'ici, tu sais... »

La fascination de Kaïs pour sa musique l'attendrit et l'interroge. Cet intérêt la touche, bien sûr, sans doute plus qu'il ne pourra jamais se l'imaginer, elle ne peut néanmoins s'empêcher de penser qu'elle a usurpé toute cette attention, qu'elle est une fraude qu'il ne tardera plus à découvrir, un jour, entre le fromage et le dessert, le café et le digestif.

« Visiblement j'ai du souci à me faire, on essaye de me voler la place de fan numéro un.
- Je ne crois pas... C'est la chaîne qui a fourni les fleurs, non ? Je ne sais pas. » Sa question est parfaitement innocente. « Enfin sauf le petit coquelicot. Mignon mais pas très malin... »

Parce que les coquelicots ne sont pas faits pour survivre hors de la terre et encore moins dans un vase. Voilà qui la rendrait presque triste, dans le fond... Le sort de la fleur aux éclats rouges est éludé d'une longue gorgée d'eau fraîche, tandis qu'elle scrute les traits de son interlocuteur. Ça l'aurait arrangé qu'il connaisse le nom de ce fichu chanteur, parce qu'elle ne pense pas que son interview va durer des heures et qu'elle risque de se sentir vraiment très gauche si d'aventure elle doit admettre ne pas avoir la moindre idée de la personne pour qui elle a joué. Pour qui. Pas avec. J'ai bien appris ma leçon.

« Ah il a un nom celui là ?
- Bien sûr qu'il a un nom. Ou un pseudo... Un truc, quoi... »

Elle n'a pas à s'en faire et ses prunelles s'emplissent de reconnaissance lorsque Kaïs se laisse aller à ses instincts les plus naturels, lui dessinant les contours d'un échange particulièrement bref mais efficace au cours duquel Mademoiselle Solal perdrait toute opportunité de travailler avec une célébrité, tout en évitant de passer pour une cruche... Il est tellement sérieux, le présentateur du JT, quand il rappelle sa supériorité indéniable sur son royaume. J'hésite entre t'inviter à me faire visiter ton château ou me cacher sous mon fauteuil pour éviter tes foudres, Ta Majesté. La chevelure bleue se fend de quelques vagues folles, lorsque sa propriétaire secoue la tête, le rictus amusé devant tant d'animosité, surtout qu'elle n'est pas particulièrement méritée. Cet homme est un chevalier des temps modernes, avec une bonne dose de violence interne pour sublimer le tableau... Et Callista ne s'en offusque pas, s'étonnant toujours des étendues rocambolesques de ses humeurs. Ils peuvent être qui ils veulent et comme ils le souhaitent, dans l'intimité de cette toute petite loge à l'odeur de lys blanc, dans cette pièce où le marasme organique extérieur ne parvient pas à les atteindre...

Mais assez parlé de lui.

Ce qu'on offre aux stars de la musique, Calli ne le sait pas davantage, mais elle s'amuse de l'entendre avoir ce genre de considérations avant de l'entendre lui réclamer sa soirée.

« En espérant que madame la star n'est pas déjà overbookée évidemment. »

L'éclat de rire qui lui répond résonne un instant entre les pétales blanches et le miroir. Madame la star, rien que ça. Il doit y avoir erreur sur la personne. Le sourire se cache une seconde derrière la petite bouteille en plastique avant que celle-ci ne soit déposée sur la table basse à son tour.

« Je ne crois pas qu'une petite assistante de direction dans des thermes qui joue à la pianiste sur son temps libre puisse vraiment être qualifiée de star de la musique, vil flatteur. » Si elle n'était pas d'un naturel extravagant, elle en aurait même rougi. « Je suis sure qu'ils ne me rappellent que parce que mes cheveux passent bien à l'écran. »

Le pire, c'est que c'est probablement vrai. Levant sa main pour lui faire signe d'attendre, elle récupère son téléphone et vérifie rapidement son agenda, non pas qu'elle soit particulièrement occupée mais il lui arrive de se perdre un peu dans son quotidien. Une fois, par surplus d'enthousiasme, elle a failli oublier qu'elle devait jouer dans un club de blues et partir à Amsterdam à la place.

« Je suis libre comme l'air, Monsieur Osmane, vous pouvez donc compter sur ma présence à vos côtés ce soir. » La demoiselle repose son téléphone et croise les mains sur son ventre, d'un air faussement grave et concerné. « Puis-je savoir ce que vous prévoyez ? Dois-je prévoir une tenue particulière ? Affaires de sport, tenue affriolante ou combinaison de plongée ? »

Même quand elle essaye, Callista n'arrive jamais vraiment à se prendre au sérieux. Et ça commence à s'agiter, dans les couloirs, arrachant à l'instant un peu de sa douceur pour l'obliger à contempler la porte de sourcils légèrement froncés. De tels éclats de félicitations et d'applaudissements ne peuvent vouloir dire qu'une seule chose, la plongeant dans un léger état de malaise. Oups.

« L'homme inconnu arrive, je crois... »

C'est totalement le cas, puisque trois coups frappent le panneau de bois, incitant Calli à rester parfaitement immobile. Si on arrête de respirer, ce sera comme si nous n'avions jamais existé. Et il se lassera pour retourner à sa vie de célébrité nationale, n'est-ce pas?

 
Lilie

_________________

▬ Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. I'm only human after all Don't put your blame on me Take a look in the mirror and what do you see Do you see it clearer or are you deceived in what you believe

Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 07/02/2017
Messages : 1308
Louis d'or : 23
pretty face : rami malek
julius caesar : ethel (av) matt (sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, lui donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Lun 27 Fév - 19:30 ()
vague à l'âme
I find myself in yours melodies
Son rire envahit la pièce, déclenche un nouveau sourire de Kaïs. Et mieux encore, l'apaisement presque magique de ses mélodies semblent s'étendre à la simple présence de Callista. Mieux qu'un xanac avalé désespérément ou le confort d'une couette face à la peur enfantine de l'orage. « Je ne crois pas qu'une petite assistante de direction dans des thermes qui joue à la pianiste sur son temps libre puisse vraiment être qualifiée de star de la musique, vil flatteur. » « Quelle modestie Calli. » « Je suis sure qu'ils ne me rappellent que parce que mes cheveux passent bien à l'écran. » S'il suffisait de se teindre les cheveux pour se voir accorder un temps à l'écran, il n'y aurait plus assez de temps d'antenne pour les désespéré de la gloire. Mais elle ne se rend pas compte du talent qu'elle possède. Ou alors est-ce seulement lui qui est à ce point envoûté par ses notes pour en oublier l'objectivité ?

Docile, il attend poliment qu'elle vérifie le fil de sa vie, jetant un dernier coup d’œil aux lys qui décidément l'accable de culpabilité. Peut-être qu'elle a raison, ce ne sont que des bouquets offerts par la chaîne. Mais même, ça continue de le foutre mal à l'aise. Et il ne comprend pas pourquoi, le maladroit. D'habitude il en a rien à foutre de rentrer dans les clous, de faire ce qu'il convient de faire justement. Mais … « Je suis libre comme l'air, Monsieur Osmane, vous pouvez donc compter sur ma présence à vos côtés ce soir. » « Parfait. » Il se serait senti vexé si elle avait refusé, il le sait. Parce que quand il décide, il préfère qu'on s'y plie. Un semblant de virilité qui gonfle un ego un peu macho, un peu con surtout.« Puis-je savoir ce que vous prévoyez ? Dois-je prévoir une tenue particulière ? Affaires de sport, tenue affriolante ou combinaison de plongée ? » Pour l'instant, il n'ose pas avouer qu'il n'en a aucune idée. Il a prévu cette soirée sur un coup de tête, une impulsivité qui lui colle à la peau, poussé par des foutues pétales qui continuent de le narguer depuis leur trône. « Viens comme tu veux princesse. » Il trouvera forcément quelque chose plus tard, quelque chose à la hauteur de ce qu'elle mérite. Depuis le temps qu'il vagabonde dans les rues parisiennes il a apprit à connaître les endroits pour sortir la nuit. La créativité suivra.

« L'homme inconnu arrive, je crois... » Trois coups, et le spectacle commence. Il se lève, prêt à jouer comme si le rideau venait de se hisser. Il ouvre la porte comme on ouvrirait le premier acte d'une pièce de théâtre. Il découvre comme attendu le chanteur anonyme et l'accueille avec un demi sourire qu'il réserve en temps normal aux caméras. Il lui tend la main, la bienséance faisant partie intégrante du jeu. La poignée de main ferme, le regard planté dans celui de l'usurpateur, il rit intérieurement face à sa surprise et peut-être la pointe de déception qui l'accompagne. Non ce n'est pas sa musicienne d'un soir qui l'accueille. Et il décale légèrement la porte lorsque l'inconnu tente un regard derrière son épaule, lui cachant le bijou qu'il est certainement venu admirer. « Kaïs Osmane et vous êtes … ? » L'air offusqué de l'homme en face ne le démonte pas et il maintient les traits neutres du mec qui attend patiemment une réponse. Le silence se suspend encore quelques secondes, les quelques secondes nécessaires au chanteur pour réaliser que le présentateur ne plaisante pas. « Félix Gainsbourg. » Il finit par avoir sa réponse, brave garçon docile. Mais effectivement Kaïs n'en a jamais entendu parler. Encore un prétentieux qui pense approcher la carrière et la célébrité que Beyoncé a pu avoir en son temps. « Comme le chat des vieilles pub télévisées ? » La tête du chanteur s'enfonce dans ses épaules, en même temps que ses mains viennent se réfugier dans ses poches, refusant de répondre à la moquerie de Kaïs. « La pianiste est … » « Elle est là oui, je peux passer un message peut-être ? » La scène continue et Kaïs semble être le seul protagoniste à en connaître la fin. « Je pensais plutôt à aller lui parler directement. » Oh parce qu'il ose prétendre penser en plus. « On essaye de séduire la jolie pianiste ? » « Je … » Putain mais c'est ça. Il connaît ce regard ambitieux pour l'avoir porté lui même à plusieurs reprises. Il est là pour emmener sa proie du jour sous ses draps. Un homme comme un autre en somme. « Pas aujourd'hui Felix. Mademoiselle Solal a un emploi du temps chargé et je n'ai pas vu de Felix dans son planning. Une autre fois peut-être. » Il commence à refermer la porte, avant de s'arrêter dans sa course. « Oh et la prochaine fois, attention aux fausses notes. La France entière risque de vous en vouloir à force. Ou au moins la chaîne Believe. » Et cette fois la porte se referme au nez de ce Don Juan amateur.

Il se tourne vers Callista, enfin. « J'espère que tu n'avais pas prévu quoi que ce soit avec lui, sinon je viens de te casser ton coup du soir. » Et il n'en éprouve pas vraiment de remords. Il imagine qu'elle n'a claquer des doigts pour qu'un mec tombe à ses pieds, de ceux mieux que ce chanteur vaniteux. « Mais je pense que ce Félix Gainsbourg reviendra ramper à tes pieds quand même. Mais pas ce soir. » Non ce soir c'est seulement elle et lui.

- a game of shadows, shall we play ?  -
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 13/12/2016
Messages : 1321
Louis d'or : 53
pretty face : Ashley Nicolette Frangipane
julius caesar : Joa, me & Tumblr
the mighty bush : Adaptation évolutive : Capacité darwiniste innée qui permet au corps de s'adapter au mieux à son environnement extérieur dans le but d'y survivre. Par exemple, sous l'eau des branchies apparaissent pour permettre de respirer, le corps se protège pour résister à des températures avoisinants les 100° ou au contraire, aux températures les plus glaciales). Plus la demande d'adaptation est forte, moins le pouvoir sera efficace car il demandera beaucoup d'énergie à son possesseur pour s'adapter totalement. Le possesseur ne pourra pas résister indéfiniment à une pression trop forte.
Pour l'heure, elle est surtout persuadée d'être amphibie car c'est le seul aspect de son pouvoir qu'elle a pu expérimenter.
these streets : Elle a beaucoup de théories mais peu d'éléments probants pour le moment. Par contre, elle cherche.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t994-callista-p-solal-the-gi
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Mer 8 Mar - 22:19 ()
 

VAGUE A L'ÂME

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.




La modestie n'est pas une qualité que Callista s'attribuerait... Mais il ne serait pas tout à fait faux d'affirmer qu'il n'y aurait rien de plus pédant que de s'affirmer modeste, déclarant ainsi être bien plus douée que l'on ferait semblant de le penser, s'estimant bien meilleure que les autres, se faisant d'une hypocrisie à peine supportable... Calli n'est pas modeste, sans doute même pas humble, juste consciente de ses propres limites, de ce temps qu'elle ne passe pas à jouer, du talent des autres. Ou peut-être l'est-elle, justement, modeste, mais elle ne le verra probablement jamais, trop perdue dans son art et le reste... Peut-être qu'elle s'en fout, surtout. Tant qu'elle peut jouer. Tant qu'elle peut partager un peu de sa vision du monde et beaucoup de ses éclats de rire. Le petit poisson n'en demande pas plus, il ne négocie même pas ses cachets. Elle dit d'accord, elle dit qu'elle veut bien, elle dit qu'elle est contente, ravie, honorée. La pianiste n'a aucune velléité, à ce sujet, ça la dépasse. Kaïs l'engueulerait sûrement, s'il savait. Elle sourit. Heureusement qu'il ne sait pas.

« Viens comme tu veux princesse. » Elle acquiesce doucement, s'amusant de cette formulation passée dans la culture populaire comme la marque d'une grande enseigne de fast-food. Il ne faut pas me dire ça, tu sais... C'est un risque, de laisser l'esprit d'une personne comme Callista face au doute et à l'expression libre, elle qui ne fait jamais ce qu'il faudrait, qui se définit par l'improbable et la spontanéité... Elle pourrait venir en tutu ou en jean baskets, en robe de soirée ou en tenue de sport, peut-être même en maillot de bain, comme ça, juste pour voir. S'il était en costume, elle se sentirait maladroite, ou décevante. Elle fera de son mieux, bien sûr, essaiera de faire attention à pouvoir se fondre à la masse, se prendra la tête comme la femme qu'elle est devant son dressing trop grand et pas assez bien rangé. Je viendrai comme je suis, le maquillage en moins, la liberté en plus. Et ce sera très bien. La perspective d'une soirée avec Kaïs la réjouit, c'est un beau cadeau qu'il lui fait en lui accordant ainsi un peu de son temps et une opportunité d'apprendre à mieux le connaître, à profiter des recoins tortueux de son encéphale et de l'acidité aigre-douce de son intellect. Il y a quelque chose chez cet homme qui la fascine, qui l'intrigue et qui ne cesse de taquiner sa curiosité. La force brute et sauvage qui émane de lui, alors même qu'il s'astreint à une retenue constante, lui inspire des morceaux et des photographies qu'elle ne lui dévoilera jamais... Elle les jouera pour lui, un jour, à n'en point douter. Mais pas tout de suite. Ils dansent une valse abstraite, quelque part aux extrêmes de leurs différences et aux confins de ce qui les rassemble.

Il n'est déjà plus l'heure de tergiverser, de refaire le monde ou de s'inventer – pour une seconde – philosophe des grands boulevards... On toque à la porte, on explose la jolie bulle de savon. Callista esquisse une moue contrariée et dévisage Kaïs avec attention. J'ai besoin d'un héros. Il se lève, elle se tasse sur son siège... La pianiste culpabilise un peu, parce qu'elle sait qu'il n'est pas tendre. Elle devine l'air confus du chanteur et recule davantage dans son fauteuil tandis que lui donne le change à la perfection, un air splendide pour seul masque, une poignée de main comme première offense. Il l'accueille pour il rencontrerait un rendez-vous sans importance ou une groupie vaguement intrusive. Ne sois pas trop méchant. Elle pense en vain. Il l'apostrophe d'une question qui poignarde l'ego de l'autre, lui arrachant son identité après un instant de flottement. Félix Gainsbourg, ça ne lui dit rien si ce n'est l'écho d'une annonce sur une chaîne de radio qu'elle aurait entendue dans un grand magasin. Elle connaît le chat, pourtant, elle connaît aussi l'artiste dont il a volé le patronyme. J'en connais un qui, lui, se revendique très certainement modeste. Et Callista s'offusque de s'entendre appeler « la pianiste ». Non pas parce qu'elle n'est pas pianiste – elle l'est jusque dans les tréfonds de son âme – mais parce que, elle, elle lui a donné son nom avant d'entrer sur scène, il n'y a pas une demie heure... La culpabilité s'évapore doucement, il l'a bien cherché. Kaïs joue son rôle à merveilles, parfait et parfaitement odieux jusque dans les moindres détails. Sans crier gare, les sourcils de Callista se froncent. Vraiment ? Il est venu juste pour mon cul? Et elle se sent conne, avec sa naïveté à deux balles et ses envies de découvrir le monde, tout à coup, persuadée qu'il comptait venir pour sa musique... Bien sûr, elle se doutait bien que la possibilité d'une nuit pourrait découler d'une collaboration éventuelle, ou que ce ne serait que joindre l'utile à l'agréable... Ce n'est qu'un connard de plus qui veut ajouter un cadavre à son tableau de chasse. Et puis il a pris de l'avance, il a déjà oublié mon nom... Je n'aurais pas retenu le sien. Ce n'est sans doute pas le vrai. Le spectacle se transforme donc en plaisir coupable, en petite vengeance mesquine, en délectable retour de bâton. Lorsque la porte se referme enfin, Callista pousse l'audace jusqu'à applaudir l'Artiste, riant doucement.

« Ne t'inquiète pas pour moi, je n'avais pas l'intention de le ramener chez moi. Et puis je suis prise, ce soir... »

Un clin d'oeil, de ces élans spontanés et malicieux, avant de se redresser sur son fauteuil, un air songeur sur son visage de poupée. Félix Gainsbourg a interrompu le fil de ses pensées, elle ne se rappelle plus ce qu'elle souhaitait dire à Kaïs et divague un peu... Vague. Un peu.

« Je n'aime pas qu'on rampe à mes pieds ou qu'on bave dessus... C'est dégueulasse, ça laisse des traces sur le plancher... Enfin, comme l'a déjà dit un grand homme, assez parlé de lui. »

Son regard repart en direction du petit coquelicot, qui lui arrache un soupir un peu mélancolique. Dommage. Mais tant pis. Puis elle papillonne, déjà, dans un autre registre de tendresse, se laissant porter par cette humeur mouvante qui est la sienne chaque fois qu'elle sort de scène. Le sourire à ses lèvres, elle lui dédie en silence avant de reprendre d'une voix tranquille...

« Et pour ce soir, on fait comment ? »

Comme elle est sage, elle retient de justesse le « chaton » qui menace de s'effondrer de ses lèvres. Le malice vient illuminer ses yeux à mesure que l'impatience vient enserrer son esprit.

****

Il est 20 heures et la nuit est froide. Sur le trottoir devant les Bains de Triton, la silhouette de Callista dans un long manteau en laine noire fume une cigarette, loin de la lumière des réverbères. La lune venue, elle aime parfois se fondre dans l'obscurité pour devenir une ombre parmi d'autres, le murmure d'ambitions et d'histoires que nul ne saurait imaginer. Ses lèvres peintes en rouge s'étirent en un sourire chaleureux dès que ses yeux aperçoivent Kaïs et que ses jambes s'activent pour le rejoindre.

« Te revoilà ! J'vais éviter d'attirer les groupies en criant ton nom, vu qu'on est dans un lieu public ! »

L'air mutin, elle jette sa cigarette au sol et l'écrase du bout de sa bottine tout en décidant d'arborer un air faussement sérieux, très peu crédible.

« Tu as pensé à prendre casquette et lunette de soleil ? Pour conserver ton anonymat ? Où est-ce que tu nous emmènes ? »

Mademoiselle trépigne.

 
Lilie

_________________

▬ Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. I'm only human after all Don't put your blame on me Take a look in the mirror and what do you see Do you see it clearer or are you deceived in what you believe

Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 07/02/2017
Messages : 1308
Louis d'or : 23
pretty face : rami malek
julius caesar : ethel (av) matt (sign)
the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, lui donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t1727-nothing-else-left-abel
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Jeu 16 Mar - 14:11 ()
vague à l'âme
I find myself in yours melodies
Il s'incline légèrement sous les applaudissements et le rire, comme un artiste empêtré dans une fausse modestie avant de sortir de scène. La main droite sur le cœur, le demi sourire en coin, tout y est. Il continue de jouer Kaïs dans cette prison sans fenêtre qui représente sa sphère. Mais il ne tape pas du pied, il contient ses crises de gosse qui n'ont de toute façon pas lieu d'être dans son univers. Et encore moins devant Callista. Elle n'est pas Jo, Eden ou Mathys avec qui il peut patauger dans des emmerdes sans nom pour mettre à l'honneur l'immaturité coincé dans sa poitrine. Non, elle est bien plus délicate, il n'a pas envie de la brusquer. Parce qu'elle réussit à l'adoucir sans qu'il ne réussisse à l'expliquer. Il a peur d'être la vague qui ferait fondre le sucre, la noirceur qui viendrait assombrir l'éclat qu'elle symbolise. Il aime s'attendrir face à un de ses sourires ou entendre chanter son cœur au rythme de son rire. Et pour tout ça, il ne s'imagine pas un instant tout gâcher par ses impulsions mal placées qu'il laisse exprimer dans la rue à l'abri d'une capuche. Et enfin, ça s'allume dans son crâne. Il sait comment organiser leur soirée pour faire compétition aux pétales blanches et lui faire comprendre ce qu'elle réveille chez lui.

« Ne t'inquiète pas pour moi, je n'avais pas l'intention de le ramener chez moi. Et puis je suis prise, ce soir ... » Encore un sourire sincère. Il n'est définitivement plus le même Kaïs quand l'aura de Callista vient l'envelopper de sa douceur. « Je pense que tu ne perds pas grand chose de toute façon. » Il l'a vu direct quand les spots rivés vers ce putain de faux air de lover sont venus éclairer son arrogance. Mettant en lumière aussi cet étrange sentiment de jalousie lorsqu'il l'a observé des coulisses s'adresser à sa musicienne. « Je n'aime pas qu'on rampe à mes pieds ou qu'on bave dessus ... C'est dégueulasse, ça laisse des traces sur le plancher ... Enfin, comme l'a déjà dit un grand homme, assez parlé de lui. » Sans aucun problème, le chaton est déjà oublié. « J'ferai gaffe de fermer la bouche la prochaine fois que je t'entends jouer alors. » Et le silence flotte entre eux, un de ceux qui n'ont rien d'oppressant, il n'étouffe pas Kaïs par la gêne du blanc qui s'installe. Il fourre les mains dans ses poches, attendant patiemment que sa voix vienne remplir à nouveau la loge, profitant de ce moment pour mettre en place le projet qu'il veut prévoir pour elle. Et … et ça ne va pas être simple, clairement.

« Et pour ce soir, on fait comment ? » Il se rapproche de la pianiste et lui offre une main pour poser la sienne et l'inviter à se remettre sur pieds avant de passer un bras autour de ses épaules. « Je viens te chercher. » Il fait deux pas vers la porte, emmenant Callista avec lui, la tête baissée sur son oreille. « Et si tu pouvais venir comme tu veux mais avec un truc chaud sur le dos, ce serait peut-être mieux. » Il ne faudrait pas que la belle prenne froid par sa faute. « Du coup, j'dois préparer deux trois trucs, reste sage jusqu'à ce soir. » Un baiser dans ses mèches colorées et il quitte la pièce à la recherche des collègues lui devant des faveurs qu'il n'a jamais encore quémandé. Le moment est arrivé de les réclamer.




Tout est prêt. Enfin. Il remercie les aides apportées qui ont rendu possible ce truc un peu bête, et surtout un peu emmerdant à mettre en place. C'est un peu niais aussi, il prépare pas ce genre de chose normalement Kaïs. Il est trop maladroit, trop égoïste et on lui a jamais appris à créer de gentilles attentions pour les autres. Il n'y avait personne pour ça, pour le guider, juste un père absent et une belle-mère agaçante trop préoccupée à jouer la geôlière de sa fille. Alors il s'est démerdé comme il pouvait, avec les idées qui ont bien voulu naître dans son crâne. Et après un dernier échange de poignée de mains il part chercher Callista qui lui tombe presque dessus. « Te revoilà ! J'vais éviter d'attirer les groupies en criant ton nom, vu qu'on est dans un lieu public ! » Il rit doucement à sa connerie. Il est pas naïf il sait que son visage est familier aux parisiens, c'est bien pour ça qu'il joue presque un double jeu une fois le studio de télévision quittée. Mais ce n'est pas si difficile de passer incognito, la population qui grouille dans les rues passe plus de temps à s'admirer le nombril plutôt qu'à lever le nez pour voir ce qu'il se déroule devant eux. « Oh t'inquiètes j'ai l'habitude de les gérer maintenant. Et j'ai fait gaffe à ne pas avoir été suivit. » Il n'a jamais été ce genre de parano à surveiller tous les trois pas si son ombre n'était pas pourchassé par une quelconque folle. Parce que la confiance qui gonfle sa poitrine devant les caméras est laissée en coulisses avec le reste.

« Tu as pensé à prendre casquette et lunette de soleil ? Pour conserver ton anonymat ? Où est-ce que tu nous emmènes ? » « Tu voulais que j'vienne avec un moustache et un masque du maire sur la tronche aussi ? » Son bras s'enroule à nouveau derrière la nuque de la jeune femme. Le dernier instant d'assurance qui lui reste avant de la voir lentement s'effondrer dans quelques minutes. « T'es prête ? » Il l'invite à le suivre, ils traversent les rues, s'enfoncent dans Paris sans qu'il ne révèle le moindre indice sur leur destination. Les lèvres toujours mieux scellées pour conserver la surprise. Et aussi par crainte de rendre sa préparation absurde et grotesque. Cette angoisse qui enfle malgré lui à chaque pas et qui vient se nouer autour de ses tripes.

Ils finissent par arriver dans un parc, et là au milieu de la végétation, en dessous de la voûte céleste étoilée, trône un piano entouré d'un ridicule équipement de tournage. Deux lumières et leur parapluie, une caméra. Et c'est tout. Pas de perche pour capturer le son, pas d'équipe. Juste un plateau de fortune en plein air. Une scène nocturne éphémère qui paraissait moins idiot dans son esprit. Putain, il aurait aimé être capable de faire mieux, de trouver une autre idée pour leur soirée. Mais il est coincé avec ça et des bras aux muscles douloureux pour avoir transporté ce foutu piano avec ses collègues.

Il part s'asseoir devant le clavier, les mains effleurant les touches deux secondes avant d'enfin ouvrir la bouche pour s'expliquer. « Alors euh … » Il est pas à l'aise Kaïs, il se sent à l'étroit dans ses vêtements, il pourrait presque rougir devant sa mise en scène qui lui paraît désormais d'une atroce nullité. « Je m'étais dit qu'il était temps que je reçoive mon premier cours de piano. Et après … je voulais filmer … bah … toi, au piano. Sans de chaton pour gâcher ton art, et pouvoir garder … 'fin tu comprends l'idée. » Ses mots s'égarent, il n'est pas clair, il est maladroit, une facette de sa personnalité tellement enfouie en lui qu'il en ignorait presque l'existence. Il n'est plus le gars aux allures d'artiste qui sait remettre un chanteur trop fier à sa place. Il devient presque gauche à se sentir si con d'avoir préparer ce truc. Au point d'éviter de croiser tout de suite le regard de la musicienne, de peur d'y déceler la lueur de déception qui viendrait l'achever.

- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 13/12/2016
Messages : 1321
Louis d'or : 53
pretty face : Ashley Nicolette Frangipane
julius caesar : Joa, me & Tumblr
the mighty bush : Adaptation évolutive : Capacité darwiniste innée qui permet au corps de s'adapter au mieux à son environnement extérieur dans le but d'y survivre. Par exemple, sous l'eau des branchies apparaissent pour permettre de respirer, le corps se protège pour résister à des températures avoisinants les 100° ou au contraire, aux températures les plus glaciales). Plus la demande d'adaptation est forte, moins le pouvoir sera efficace car il demandera beaucoup d'énergie à son possesseur pour s'adapter totalement. Le possesseur ne pourra pas résister indéfiniment à une pression trop forte.
Pour l'heure, elle est surtout persuadée d'être amphibie car c'est le seul aspect de son pouvoir qu'elle a pu expérimenter.
these streets : Elle a beaucoup de théories mais peu d'éléments probants pour le moment. Par contre, elle cherche.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t994-callista-p-solal-the-gi
Humains

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] Ven 14 Avr - 15:03 ()
 

VAGUE A L'ÂME

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.





Le rire de Kaïs fait des ricochets sur les murs, éclats et caillasse, dans un écho qui résonne agréablement aux oreilles de sa compagne aux cheveux bleus. Elle aime bien l'entendre rire, Calli, parce qu'elle y perçoit des recoins de son âme qu'il ne laisse jamais paraître à la télévision... Parce que sous sa célébrité et ses airs durs et hautains, elle lui devine des traits enfantins et joviaux, qui ne demandent qu'à se laisser surprendre, qu'à se laisser aller. Ces fois où le temps s'arrête sur une seconde d'humanité ont un quelque chose de fascinant dont elle ne se lasse pas. Le sourire franc et la prunelle malicieuse, elle dévisage cette star du petit écran, elle qui ne regarde pas la télé, qui n'écoute pas la radio ; elle qui ignore royalement le monde et ses puanteurs mais qui a regardé le journal de 20heures juste pour pouvoir lui dire qu'elle l'a vu, au moins une fois, et qu'elle a eu envie de le croire, pour cette fois.

« Tu voulais que j'vienne avec un moustache et un masque du maire sur la tronche aussi ?
- Eh bien, cela m'aurait fait plaisir... Mais je ne vais pas abuser de ta grande bonté, tu vois. »

Son rire dévore la nuit, tandis qu'elle se love contre lui et qu'il enserre sa nuque, comme de vieux amis que les âges n'auraient su éroder. Bien sûr, qu'elle est prête... Elle est même impatiente, elle trépigne, comme une gosse. J'adore les surprises. Quand bien même elle est curieuse... Monstrueusement curieuse. Il l'entraîne à travers les ruelles parisiennes, les lèvres scellées tandis que les siennes sont bavardes et l'interrogent. Ses questions tombent sur le sol, sans réponse, points d'interrogation en Petit Poucet. Dans la nuit fraîche, les passants ne sont plus que des fantômes incertains, des éléments de décor qui se découpent à la lumière des lampadaires, qui valsent avec la course discrète des chats de gouttière. Le silence finit par venir les entourer, reposant, au moment où elle abandonne l'idée de lui faire cracher le morceau... Tu n'es pas très causant pour un donneur d'informations, si tu veux mon avis. Mais Callista se fait une raison et laisse la surprise remplir son esprit d'une douce impatience.

Ils arrivent finalement dans un parc et elle retient ses injonctions puériles. S'ils sont venus pour faire de la balançoire, elle sera la plus heureuse des femmes. Elle aime bien se balancer. Une madeleine de Proust, sans doute. Comme un trapèze qui me rappellerait mes premières chutes, mes premières envolées. On peut s'emparer du ciel, quand on a appris à défier la gravité, tu sais.

Et elle se fige.

Devant ses yeux écarquillés, la lune se fait seule spectatrice de son cadeau nocturne. Kaïs la libère pour rejoindre la scène éphémère, s'installe et effleure le clavier du piano à queue qui trône au milieu de la verdure endormie. Il s'explique, sans doute, mais elle ne l'entend pas, le regard rivé sur l'instrument, sur les arbres bienveillants qui les protègent du reste du monde, sur l'installation sobre, sur les efforts qu'il a mis en œuvre pour lui faire plaisir. Il lui parle de son premier cours de piano. Il lui parle de garder un souvenir. Elle reste un moment immobile, sans même réaliser qu'il est un peu mal à l'aise, un peu gauche, un peu perdu. Callista a des étoiles plein les yeux, davantage qu'il n'y en a pour éclairer la nuit. Un soupir d'aise s'échappe de ses lèvres, suivi d'un rire délicat, timide.

« C'est pour moi, tout ça ? »

Il faut dire qu'elle n'a pas vraiment l'habitude, l'artiste... En règle générale, c'est plutôt elle qui fait des trucs totalement fou pour les autres, c'est elle la pourvoyeuse de rêves, la voleuse de péniche, l'acrobate qui flirte avec l'absurde. Et le sourire qui vient illuminer son visage ne tait rien de la reconnaissance qui l'étreint.

« Wow... »

L'éloquence personnifiée. J'ai mes côtés minette, il faudra penser à me pardonner pour ça. Elle s'approche, vient effleurer du bout des doigts les courbes généreuses du piano avant de le dévisager avec attention, un peu émue, un peu émerveillée. D'une main, elle déboutonne le bas de son manteau pour libérer ses cuisses et venir s'asseoir à côté de lui. Sa tête se pose un instant sur son épaule, pour profiter de l'instant et graver l'image dans sa mémoire.

« C'est parfait... Merci... » murmure-t-elle avant de se redresser, récupérant de sa superbe et de son enthousiasme. « Ton premier cours, tu disais ? »

La pianiste enlève ses gants, étire ses doigts et fouille dans sa poche pour en sortir la paire de mitaines qui ne la quitte jamais, tellement plus pratique pour défier le froid et pouvoir continuer de jouer ou de photographier... Elle se raccroche aux branches de ce qu'elle sait faire pour ne pas perdre totalement ses moyens.

« Avant toute chose, l'élément le plus important en piano, c'est de savoir se choisir un rythme... Je joue principalement du jazz et du blues, donc des rythmes ternaires... En gros, je joue au rythme d'un palpitant. »

La musique cardiaque, celle qui vient s'emparer des tripes et embrumer les esprits, celle qui vous prend au ventre et qui fait danser les pieds et les têtes sans se faire prier. Elle pose sa main droite sur le clavier et vient chercher le poignet de Kais de ses doigts libres, qu'elle pose de façon à percevoir son pouls. Doucement, les notes s'écoulent en suivant son cœur à lui, en toute simplicité, sans fioriture.

« Et si tu suis le rythme, tu dois pouvoir jouer presque ce que tu veux avec moi, comme un vrai professionnel... Même avec une seule note. »

Elle lui donne la ligne mélodique, sans lâcher son poignet, l'observant du coin de l’œil. Et le battement de cœur du présentateur remplit le silence nocturne.

 
Lilie

_________________

▬ Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. I'm only human after all Don't put your blame on me Take a look in the mirror and what do you see Do you see it clearer or are you deceived in what you believe

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
the last young renegades
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Re: Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ] ()
Revenir en haut Aller en bas
 
Vague à l'âme [ Kaïs & Callista ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Petite excarpate [PV: Vague Hirondelle et Cannabis]
» Quand on est au creux de la vague...
» Vague de changements à Chicago
» Résultats: Vague 4 et reste de vague 1
» Etienne Tshisekedi voudrait bien provoquer une vague mais...
Static palms
melt your vibe
always on the hunt

a game of shadows :: Paris :: Sud-Ouest :: quinzième arrondissement :: Studios de télévision :: Believe