boom bitch
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
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 this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18)
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Sujet: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Mar 28 Fév - 13:27 ()
This is a game, no wrongs, no right
Only a winner and a loser
Les cris, les rires, tout s'emmêle, tout se multiplie et se dissout dans l'alcool. Les verres s'enchaînent alors que la lune commence déjà à descendre dans le ciel obscur. Il défit Eden de boire toujours plus, la réprimande quand ça lui chante et elle l'envoie prêtre aussi souvent qu'elle ouvre sa bouche trop grande. Mais ils s'amusent les deux abrutis. Ça leur plaît de s'engueuler pour tout et surtout pour rien, ça leur plaît de se défoncer ensemble pour mieux sombrer. Encore une nuit où la débauche est reine, encore une nuit où ils partent en vrille au nom de leur liberté, de leurs envies, et de leurs conneries. Les heures passent, le paysage des bars et des rues défilent et ils ne redescendent toujours pas sur terre. Toujours dans la bulle d'excès qu'ils se sont créés, ils s'enferment, ils flânent, ils jouent. Ils perdent leur temps. La bulle éclate seulement quand leur défilé sur une avenue bondée de gens qui concurrence leur grammes d'alcool dans le sang, un chaud lapin raté soulève au passage légèrement la jupe d'Eden. Un geste maladroit, déplacé, preuve que l'homme n'a toujours pas évolué, bloqué dans un manque de civilisation d'une ampleur trop grande. Parce qu'il y a des limites à respecter. Une ligne à ne pas franchir, de celle que même le taux d'alcoolémie ne peut pas excuser. Et pour punir l'affront, le poing de Kaïs s'écrase contre la mâchoire de l'ivrogne impudent. Et la seconde d'après sa main attrape celle de la jeune femme pour s'élancer dans une course saluée par les insultes du rustre agressé. Ils courent jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à ce perdre eux même. Et après avoir enfin ralenti et sous les plaintes agaçante d'Eden, elle finit par se retrouver sur le dos de Kaïs, bien trop serviable, mais bien trop ravi d'entendre les jérémiades cesser. Et il la porte jusqu'à chez lui, sentant sa tête s'affaisser sur son épaule un peu plus à chaque pas. Elle s'est endormie la sale gosse. Et il se retrouve comme un con devant sa porte, ne sachant trop comment l'ouvrir sans laisser le poids encombrant sur son dos tomber. Il finit par y arriver, à force de tortillages et de grognements, secouant la poupée toujours empêtrée dans un sommeil appuyé par trop d'alcool.

Il la dépose sans grande délicatesse sur son lit, le gentleman ayant ses propres limites. Il aurait jeté un sac de carottes dans un chariot de la même façon, avec la même tendresse chimérique. Mais il ne veut surtout pas être extirpé de son sommeil si la gamine se rend compte qu'il ne lui a offert qu'un canapé. Alors il la laisse là, allongée sur ses draps, sans berceuse, sans lui ôter ses chaussures comme un prince. Et il rejoint le sofa qu'elle lui a attribué dès sa première nuit ici avec ses airs de môme capricieuse qui l'irrite toujours autant. Parce qu'elle n'a pas cessé malgré les compromis, l'hospitalité et les gestes conciliants offerts par Kaïs. Putain, qu'est ce qu'elle peut l'énerver parfois. Et il est prêt à faire beaucoup – trop – pour qu'elle se la ferme. Quitte à lui céder son propre lit lorsqu'elle décide de squatter dans le quartier.

Le soleil est déjà à son apogée lorsqu'il ouvre les yeux et il va presque immédiatement vérifier si la belle n'est pas déjà partie avec une montre ou table de nuit pendant qu'il dormait encore. Mais elle est toujours là, inerte, sur son foutu matelas à lui. Il prend machinalement un oreiller pour le balancer sans aucune politesse ou délicatesse à sacrifier. « Hey princesse » Il courbe l'échine pour la secouer, au cas où le premier réveil n'était pas assez efficace. Ou simplement pour l'emmerder dès les premières secondes d'éveil. « Finit de ronfler et de baver sur les draps. »

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Dernière édition par Kaïs Osmane le Jeu 30 Mar - 21:17, édité 2 fois
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Mar 28 Fév - 18:16 ()
this is a game, no wrongs, no right
Le jeu est la passion des hommes désœuvrés et des âmes oisives
Doux sommeil pour une tempétueuse nuit. Une soirée parmi une multitude d'autres qu'elle passait avec Kaïs. Ces moments où l'alcool teintait le sang dans ses veines aussi vite qu'une bactérie virale. Où il n'y avait plus d'interdits dans le nombre de verres. Pourquoi se fixer une limite ? L'excès n'en avait jamais. Parthénope ne s'était pas privé dans le choix de ses poisons, les plus forts, les plus sucrés, les plus enivrants. Elle avait ce corps frêle qui, il y a peu de temps, était encore pure, sain. Et en quelques années, la Sirène avait forgé cette enveloppe charnelle afin de faire face au moindre petit péché qu'offrait ce monde. Les débuts étaient difficiles, Eden était cette petite chose fragile qui n'osait pas faire du mal à une mouche. Alors, les premières fois se résumaient à de catastrophiques essais. Ne finissant jamais une soirée, car la douillette était bien trop occupée à rejeter dans les toilettes tous les vices durement absorbés. Et voilà que désormais, la décadence passait comme une lettre à la poste.

Bien emmitouflée dans des draps qui lui étaient devenus familiers, elle ne daigna pas bouger d'un pouce lorsqu'un objet mou s'écrasa sur son visage. Cette merveilleuse sensation qu'être dans un lit bien plus accueillant que le sommaire qu'était le sien, elle ne risquait point de s'en défaire. En tout cas, Eden ne voulait pas. Et quand elle ne voulait pas... Mais le doux sommeil fut perturbé par un certain camarade. Kaïs, enfin si elle avait encore les idées bien en place, malgré les fourmillements matinaux qui semblaient embrumer son cerveau vagabond. Des secousses extérieures désirant réveiller son corps baigné dans le monde des songes. Et malheureusement, cela parvint à l'extirper de son moment de bien-être. Celui qui était à l'origine de cette torture allait le payer. Déjà qu'à l'accoutumée, la Sirène était chiante, alors le matin...

Au début, elle ne répondit pas, faisant la sourde oreille. Mauvais jeu de mot, puisqu'il avait beau essayé de l'interpeller, ses tympans inertes ne percevaient aucun son. Ses mains chassèrent instinctivement les vaines tentatives de Kaïs, mais elle peina également à atteindre sa cible. De léger gémissements se transformèrent en de capricieuses plaintes, mais rien ne changea. Il n'abdiquait pas à sa subtile demande. Puis, souhaitant définitivement se débarrasser de la nuisance, la belle au bois dormant se permit d'ouvrir un oeil. Apparu dans son champ de vision l'emmerdeur et elle ne se priva pas de le repousser en écrasant grossièrement son visage avec sa paume de main. « Pas toi. » Toujours aussi délicate dès le matin. C'était une princesse, à sa manière. Mais lorsque l'on commandait une Eden, la politesse ne faisait pas partie de ses options.

Une grimace peignit sa figure, alors qu'elle mouva son corps sous les couvertures, tournant le dos à Kaïs. Il fallait qu'il comprenne qu'elle n'avait pas le temps de s'occuper de lui, prolonger sa nuit était bien plus important. « Laisse-moi dormir encore un peu. » Ah ces humains, enfin surtout cet Osmane. Mais avant de remonter la couette sur son crâne engourdi, elle lui accorda quelques mots de plus. « Occupe toi du petit-déjeuner en attendant, tu seras gentil. » Oui, parce qu'elle avait aussi un appétit d'ogre lorsqu'elle se réveillait, pour de bon. Elle dévalisait généralement les placards, surtout ceux du côté sucré. Et vous aviez intérêt à avoir de quoi faire un chocolat chaud, parce que si elle n'avait pas sa dose de cacao, imbuvable elle devenait. Donc, s'il n'avait rien à faire à part gâcher sa grasse matinée, Kaïs pouvait bien se montrer utile, pour une fois. Ainsi, naturellement, ses paupières se renfermèrent, attendant patiemment la deuxième vague de sommeil.

 
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Sam 4 Mar - 14:43 ()
This is a game, no wrongs, no right
Only a winner and a loser
La gamine ne se réveille pas, pas complètement, les grognements commencent et la bousculade continue. Esquivant les menottes fébriles de l'endormie, il ne se décourage pas, déterminé à la sortir du lit, le sien, trop facilement offert. Mais comme une routine malsaine, elle abuse, profite et dépasse les limites de la gentillesse données par Kaïs la mâchoire crispée. Et si parfois il cède pour avoir la paix, d'autres fois, il la pousse à bout. Pour la faire chier, pour s'amuser, ou simplement parce qu'elle le pousse à bout aussi. Il ne lui demande pas la lune bordel. Juste de bien vouloir lever ses fesses de ses draps. Parce que le squat s'éternise, et il sait qu'avec elle, il peut ne jamais avoir de fin si elle ne trouve pas un autre couche à voler. Mais pour ça, il faut qu'elle sorte de chez lui, volontairement ou non. La soirée était sympa, mais elle est terminée. Comme doit l'être sa visite dépourvue de courtoisie.

« Pas toi. » L'hôte ne s'offusque pas. Elle l'a trop habitué à ses paroles froides, parfois vexantes. Et à toutes les conneries qu'elle arrive à débiter avec sa bouche trop grande. « Ouais, bonjour à toi aussi. » Mais le corps se tourne, n'ayant plus qu'un dos à offrir à sa vision durcie par les sourcils froncés. Elle l'emmerde putain. Mais ce ne serait pas Eden si la tâche était facile n'est ce pas ?« Sors de là. » « Laisse-moi dormir encore un peu. » Non. Certainement pas. La patience commence à se perdre, à se demander pourquoi il ne l'a pas laissé avec l'ivrogne curieux de voir ce que cache sa jupe. Ça aurait eu le mérite d'avoir la possibilité de profiter d'une certaine tranquillité le lendemain. Mais non, il a fallut qu'il s'en mêle. Qu'il joue au preux chevalier pour secourir la belle fragile. Qu'il montre ses muscles pour un rien. Mais le prince se rappelle que la princesse n'est qu'une chieuse, de celles qu'on renvoie, par remords et désespoir, dans sa tour gardée par un dragon. « Occupe toi du petit-déjeuner en attendant, tu seras gentil. » Non. Il n'a jamais été à ce point son esclave, les liens à ses poignées ne sont pas assez solides pour ça, pas encore. La marionnette se rebelle encore de temps en temps, le jouet dysfonctionne. Et le service après-vente est fermé aujourd'hui. Il est chez lui bordel, c'est lui qui décide. Et monsieur grognon y tient, que les rôles s'inversent de temps en temps. Parce qu'il n'a qu'à demi conscience de qui est soumis à l'autre.

Pour signaler son refus, ses mains viennent attraper ses épaules, interdisant à l’effrontée de lui tourner le dos. « Non, princesse, t'as assez dormi. » Ses doigts glissent sous les draps, sous le corps frêle et quelques tortillages et une lutte agitée plus tard il finit par la hisser sur une de ses épaules, les mains bloquant ses jambes contre son torse pour les empêcher de le frapper. Il conduit le poids mort jusqu'à la salle de bain. Et pas tortionnaire non plus, il fait gaffe à ne pas cogner la tête qui s'agite dans son dos contre l'encadrement d'une porte ou contre le coin d'un mur, même si ce n'est pas l'envie qui manque n'est ce pas ? Se servant des jambes et des fesses d'Eden devant lui pour pousser la porte de la pièce, il la jette presque dans la baignoire vide, le cul le premier contre la fonte émaillée. Bon prince il n'active pas le robinet d'eau tout de suite. Ça ne ferait qu'augmenter un peu plus ses cris déjà agaçant dès le réveil. « Lave toi, tu pues. » Le doigt faussement menaçant pointé vers elle, mais aucun sourire pour adoucir ses traits, Kaïs parle d'une voix forte, comme si ça pouvait donner l'illusion d'un homme plus imposant, plus autoritaire. « Et si tu m'emmerdes plus, t'auras le droit à un café et une pomme, rien de plus. » Et il claque la porte sans plus de cérémonie, la laissant barboter dans l'eau ou inonder sa salle de bain si ça lui chante. Il rejoint la cuisine ouverte sur le salon pour faire couler le café, se sortant une clope pour patienter jusqu'au retour de l'envahisseur. Il tire les rideaux rarement écartés pour ouvrir la fenêtre, soufflant la fumée sur la rue d'en bas déjà animée.

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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Lun 6 Mar - 22:03 ()
this is a game, no wrongs, no right
Le jeu est la passion des hommes désœuvrés et des âmes oisives
Eden avait beau se battre et se débattre, elle ne parvint pas à l'arrêter. Kaïs eut l'audace d'employer la force, face à la faiblesse de son corps actuel. Bien avant, Parthénope était une jeune femme forte, endurante et à présent elle devait se réduire à une enveloppe de muscle et de chair qui possédait la puissance d'une mouche. Malgré ses séances de natation, elle semblait encore incapable de repousser ce genre prises ou d'attaques. Ce qui la frustrait davantage. Ajouté au fait que celui qui la soumettait dans une telle position était un humain et bien la Sirène, sentait son sang tamponner au creux de sa cervelle. Elle était furieuse. Criait, hurlait, frappait tout ce qu'elle pouvait frapper, principalement le dos de son agresseur. Tentant de lui rendre le périple jusqu'à la salle de bain impossible. Mais malgré elle, ce fut les fesses les premières, qu'Eden tomba dans la baignoire. Ce garçon n'avait aucune manière, un véritable homme des cavernes.

Difficile de la comprendre clairement avec ses phrases déformées par la colère. Parthénope fut outrée d'une telle rébellion de la part de son pantin. Ce n'était pas comme ça que ça devait marcher. Elle aurait pu chanter, l'ensorceler, mais l'épuisement mêlé à l'hystérie l'empêchait de se concentrer correctement. Et puis ses cordes vocales semblaient au bord de la dérive. Il devait jubiler de la voir dans un tel état. Il l'emmerdait et il aimait ça. Il l'emmerdait aussi, parce qu'il n'avait pas le choix. Elle vit son expression s'assombrir et les traits d'Eden empruntèrent le même chemin. Tel un animal blessé, reculé dans un cul-de-sac, elle montrait les dents, grognait. Un ours que l'on venait de sortir de force de sa tanière. Humiliée, elle se sentait. Vulnérable, elle vouait une profonde haine envers Kaïs pour l'avoir rendue ainsi. Jamais elle ne s'habituerait à ce genre d'actes malpropres. « Je te déteste ! »

Elle le détestait, le haïssait, le maudissait, le méprisait. Et de tout son être. Et tandis qu'elle perçut sur ses lèvres venimeuses, son idée du petit-déjeuner, qui ne lui convenait absolument pas, Eden croisa les bras telle une enfant effrontée. Oh oui, une vraie gamine. Mais elle s'en contre-fichait, Kaïs était un tyran qui n'avait pas conscience de sa valeur apparemment. Car sinon, il ne la traiterait pas comme tel. Mais lorsqu'elle se rendit compte que ce dernier était sérieux sur ses propos et son comportement, cela l'irrita davantage. Et même en étant seule, délaissée, abandonnée, dans sa baignoire, elle continua d'exprimer son mécontentement.   « T'as pas le droit ! » Elle aurait pu bouger, se lever et le suivre, mais cela aurait été trop facile. Non il devait revenir de lui-même et s'apercevoir qu'il n'avait pas agi de la plus noble des manières. Il devrait d'ailleurs s'excuser. Sauf que la porte demeura définitivement close et Parthénope en fut désespérée.  « Kaïs ! »

L'impulsion du moment retomba, quand ses appels de détresses étaient sans réponses et que le silence prit doucement place dans la pièce froide. Mais toujours en maugréant dans sa barbe, Eden se résolut à laver son corps poisseux de la veille. Cependant, elle ne se fit pas prier en épuisant les ressources d'eaux chaudes. Tout comme l'état chaotique de la salle de bain. La sirène se prit un malin plaisir de la transformer en une piscine municipale. Et lorsque son merveilleux carnage fut achevé, elle passa d'abord par la case chambre pour trouver quelques vêtements propres à enfiler. Elle ne faisait pas vraiment confiance à sa précédente tenue pour avoir une hygiène irréprochable. Alors, elle mit son nez dans les pauvres placard de son hôte, tentant de dénicher une pièce décente. Satisfaite avec un simple pull et un jean trop ample pour sa frêle morphologie, ce fut toute pimpante qu'elle rejoint son humain de compagnie dans la cuisine.

C'était comme si la scène des cris et des tambourinages, venait de s’éclipser de son esprit. Mais la jeune femme était ainsi, impulsive, à tendance lunatique, chieuse, mais savait passer rapidement à autre chose. Enfin, cela dépendait de ses humeurs et des situations. Et puis, elle désirait encore profiter de la maison de Osmane. En l'apercevant fumer vers la fenêtre, un élan d'affection la poussa à l'enlacer par derrière.  « Oh tu m'as manqué ! » Dit-elle de manière dramatiquement fausse, les bras se glissant autour de son ventre. Évidemment, son animal de compagnie ne pouvait pas seulement se contenter de hurlements et de caprices. Eden savait donner un peu d'amour quand elle le voulait. Mais l'embrassade fut brève, puisqu'elle en profita, d'une main baladeuse, pour voler la cigarette de Kaïs dt se la mettre au bec. A son tour, elle s'installa à ses côtés, goûtant à la lumière naturelle chatouillant sa peau. Étrangement, cette sensation avait le don de l'apaiser.

« T'as vu ? Je suis toute propre ! »Eden écarta ses bras en l'air, le menton relevé et le torse bombé, imitant une pose victorieuse. Et bien oui, elle se pavanait d'une telle action. Il fallait bien qu'elle ait son moment de gloire dans la journée. Et puis d'un côté, lui aussi pouvait être fier de l'avoir en tant qu'invité. « Même si tu n'as pas été très sympa.» Et encore, "sympa" était un euphémisme. Même si la tension précédente semblait s'être échappée, elle ne pouvait s'empêcher de lui rappeler qu'il ne savait pas la traiter avec gentillesse et attention. Il avait encore tant de choses à apprendre d'elle.
 
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Mer 8 Mar - 16:44 ()
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Les cris résonnent dans l'appartement, ils cognent contre son crâne, lui arrachent un sourire satisfait alors qu'il avale une autre bouffée de fumée. Du bruit agaçant qui pourtant sonne comme une douce mélodie aux oreilles du gosse. Des braillements qui incarnent un semblant de victoire, la sienne. Et le silence qui annonce le renoncement gonfle un peu plus ce sentiment triomphant déplacé. Le jouet sait parfois se détacher des fils noués autour de ses poignées, il sait inverser les rôles, même si ce n'est que pour un court temps. Et il est fier, l'insolent. Des gamineries ni plus ni moins, une vieille routine malsaine qui leur colle aux trains, les rendant inconsciemment dépendants l'un de l'autre. Mais l'avouer à voix haute ou à soi même serait un affront à cette relation sans nom qu'ils ont créé à coups de beuglements tapageurs et chamailleries enfantines. Il imagine néanmoins l'état de sa salle de bain, un chaos laissé par une poupée contrariée, par une Eden égale à elle même. Parce qu'il le veuille ou non, il commence à la connaître, trop. Il devine ses réactions, ses ripostes, et ne se trompe que rarement. Il suffit simplement de se représenter le comportement d'une enfant de quatre ans, n'est ce pas ? Oh parfois elle réussit encore à le surprendre, à grappiller des années pour atteindre l'adolescence, comme lorsqu'il sent ses bras frêles l'enlacer, des mots presque trop doux pour elle qui s'échappent des lèvres qu'il aimerait parfois coudre. Il se laisse faire les quelques secondes de l'accolade, reprenant un instant son rôle de pantin qu'elle s'acharne à lui faire endosser.

Et la cigarette bientôt perdue, il ne proteste pas face au vol, profitant de ce moment d’accalmie toujours bancal entre eux. Des moments précieux qui contre balancent l'explosibilité de leur quotidien. Une vague de douceur qui apporte le repos nécessaire avant de reprendre toujours plus fort. « T'as vu ? Je suis toute propre ! »Les prunelles clairs observent son manège, provoquant un sourire presque attendri sur ce visage qui était encore crispé il y a dix minutes. Si seulement, elle pouvait être plus souvent comme ça, calme, moins grognonne, moins bruyante. Il s'ennuierait certainement, mais ça lui écorcherait la bouche de l'avouer. Alors il bat des mains trois fois pour l'applaudir. Comme s'il s'agissait là d'un exploit incroyable de garder un semblant d'hygiène. Mais ça l'est. Parce que madame la gosse arrive à prendre son bain toute seule, comme une grande. « Même si tu n'as pas été très sympa. » Il ne l'est jamais avec elle, ou pas assez, selon les dires de la jeune femme. Une vieille rengaine, parfois aux accents de vérité, mais plus fréquemment des mensonges et des reproches qui n'ont pas lieu d'être, évidemment. « Oui j'ai cru comprendre. » Entre deux braillements de phoque qu'elle a bien voulu lui balancer, de la salive et de l'énergie sacrifiées pour lui rappeler qu'elles existent, elle et ses caprices. « Apparemment tu me détestes. » Il n'est pas blessé, vexé, ou d'autres de ces conneries sentimentales, mais il peut le feindre, il peut jouer.

Le sourire perdu, il s'approche d'un pas de la belle, les opales baissées sur la gosse, il récupère la clope - ou ce qu'il en reste – des doigts délicats d'Eden, avant de jeter le mégot par la fenêtre. « Alors que je te sauve des griffes d'un pervers alcoolique cette nuit, que je t'offre mon lit, ma baignoire, et je n'ai aucune récompense pour supporter tes caprices de princesse ? » Le ton est doux, un chuchotement glissé en guise de ligne de départ d'un nouveau jeu. « Pas de merci et juste des cris. Et malgré ça, tu oses me gueuler que tu me détestes ? » Il ne sait pas où il va, mais il en devine la fin. Parce que c'est toujours la même avec elle, parce que ça fini toujours pas des hurlements et de la casse. Parce que c'est Eden et Kaïs. « Et c'est moi le pas sympa dans l'histoire ? » La fausse expression meurtrie ne dupe personne. Un simple témoin d'une envie perpétuelle d'accrochages, de duel qu'il ne veut pas voir s'éteindre. Une dépendance qu'il n'avouera jamais, parce que bien trop comparable à celle camé désespéré et irrécupérable.

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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Jeu 9 Mar - 1:42 ()
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Le jeu est la passion des hommes désœuvrés et des âmes oisives
Ce qu'elle détestait chez Kaïs, mais à la fois ce qu'elle aimait malgré elle, était sa capacité à se balancer entre deux tableaux avec elle. Tous deux pouvaient alterner parmi plusieurs essences, des plus claires aux plus sombres. À l'accoutumée, Eden tenait les reines, menait à la baguette ses proies et se jouait de leurs sentiments. C'était elle le maître du jeu, c'était elle qui tenait les cartes en main. Et la plupart du temps avec son pantin d'humain, c'était ainsi. Mais Kaïs parvenait toujours à tricher. Il fraudait en contournant les règles, en écrivant son propre script. Et cela la dépassait. Non, le mot était trop fort pour qu'elle puisse l'admettre. Disons plutôt que cela avait le don de légèrement la déboussoler. Mais elle ne comptait pas perdre ses moyens sous son regard. Justement, Parthénope l'intrépide avait la ferme attention de s'élever, de prouver qu'on ne pouvait pas la duper.

Alors, quand il peint grossièrement sur son visage un air dramatique, au lieu de faire tomber le masque, la belle en fit de même. Elle entra dans le jeu et porta son propre déguisement. Kaïs était un si mauvais acteur. Lorsqu'il l'applaudit, elle fit une révérence et quand il jeta la cigarette usée, Eden mima un air admiratif. Ses yeux intrusifs décelaient toutes ses attentions, toutes ses pensées. Mais Eden savait bien qu'à force ses blessantes paroles n'avaient plus d'effet. En la côtoyant bien trop souvent, il s'était forgé une carapace à son insu, une protection contre sa perfidie et ses caprices. Sauf qu'elle avait encore des cartes dans sa manche. Leur quotidien ne se résumait qu'à des bluffs permanents. La vérité se mêlait si bien au mensonge. Et le mensonge camouflait si bien la vérité. Mais jamais elle ne s'était perdue. Enfin, c'était ce qu'elle disait fermement afin de convaincre. Jamais, elle ne risquerait de dériver dans les abysses d'une autre fin. Elle aimait le non-contrôle, tout en contrôlant ce qui l'entourait.

Et au moment où il s'avança, prenant ses aises dans son périmètre vital, chantant son discours larmoyant, Eden sortit également les violons. Ces instants, tranchants avec les cris et insultes, faisaient également partis de leur rengaine. Ils étaient différents, mais également appréciables. Mais tout tournait toujours autour de leurs gamineries incessantes aux humeurs changeantes. Parfois elle se demandait comment ils pouvaient se supporter. Comme d'autres fois, la question inverse où une relation plus calme, plus fade, aurait été mieux. Mais à celle-ci, la réponse s'avère éternellement négative. Son quotidien ne peut se résoudre à être monotone, à avoir cette routine que ces humains désirent obtenir ou s'embourbent inconsciemment. Est-ce cela une vie heureuse ? Avoir un job, une maison, la même compagnie ennuyante en rentrant le soir ? Pourquoi pas, des enfants, un chien et s'enfermer dans ce cercle vicieux où l'on n'est plus des êtres conscients, mais des robots téléguidés par un train train quotidien. Eden refuse tout cela. Déjà qu'elle ne peut s'accoutumer de cette existence mortelle, alors, d'une vie banale dont l'histoire était déjà écrite, elle ne pouvait point s'y résoudre.

Elle lit sur ses lèvres non enjouées, des paroles empruntées d'un monologue d'un preux chevalier exigeant une reconnaissance vaine. Demander des remerciements à Eden était peine perdue. Sincères en tout cas. Elle savait qu'au fond il ne pouvait s'empêcher au fond de la laisser entrer dans sa vie. Parce qu'elle ramenait cette lumière dans cette maison un peu trop vide, triste. Sauf qu'elle aussi avait besoin de cette étincelle dans son quotidien et Kaïs était celui avec qui elle partageait le mieux ce feu de joie. Alors, la gosse ne se désarma pas, d'ailleurs, elle n'hésita pas à empiéter l'espace de son "sauveur" comme il aimait se définir. Expression qui la faisait doucement rire. Et lorsqu'il eut terminé avec la rhétorique, Eden imita un air explosant d'adulation. Mimant un émerveillement, telle une demoiselle en détresse, elle s'éventa le visage avec exagération, comme si une vague de chaleur émanait de son être. « Oh mon dieu Kaïs ! Heureusement que tu es là. »

Ne s'arrêtant pas un si bon chemin, elle continua son manège, y prenant véritablement goût. Faisant papillonner ses paupières, accentuant son doux regard de biche. « Moi, te détester ? Comment pourrais-je ? Tu es si brave, si fort, si beau ! » Évidemment qu'elle le haïssait, elle ne pouvait pas ressentir autre chose à son égard. Elle ne pouvait pas avouer une réelle affection, ce n'était pas la Parthénope qu'elle était. Puis elle ponctua ses louanges, par un changement brusque de comportement. La belle haussa les épaules, roula les yeux en direction du ciel, toute adulation quittant son être. Un soupira émana de ses lèvres désabusées, alors qu'elle s'éloigna de Kaïs pour s'installer sur le canapé le plus proche. « Si c'est ça que tu veux entendre tous les jours, tu te fourres le doigt dans l'oeil mon cher Osmane. » Etait-elle moqueuse ? Juste un peu. Mais sa dépendance croissante envers lui se riait d'elle également.
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Ven 10 Mar - 21:36 ()
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La poupée continue de danser, elle entre dans la ronde hypocrite qu'il a commencé. Imitant parfaitement les artifices d'une princesse, les gestes, les mimiques, la même suffisance insupportable. Toute la panoplie au complet poussée à l'exagération pour souffler une bourrasque d'ironie à la face de Kaïs. « Oh mon dieu Kaïs ! Heureusement que tu es là. » Toujours dans le rôle modeste du sauveur, il porte une main à son cœur, l'air profondément touché par ses paroles sur ses traits. Alors que les moqueries d'Eden ne lui arrachent ni rire, ni satisfaction. « Et pourtant ça ne t'empêche pas me cracher toue ta haine. » Il insiste, il ressasse, comme si au final il accordait une importance à ce qu'elle peut bien penser de lui. L'ego est toujours là c'est vrai, mais avec elle il n'est pas de question de ça. Parce qu'elle et ses mots tranchants n'ont pas autant de valeur pour l'écorcher. Jamais. Elle n'est que cette gamine qu'il accueille par pitié sous son toit, une version féminine de ce qu'il était à son âge, et c'est seulement pour cette ressemblance qu'il se force à la supporter. De la nostalgie pour une jeunesse qui continue de s'envoler jour après jour. C'est ce qu'il aime croire, que leur jeu de gamins turbulents est autorisé par les grandes instances uniquement pour lui offrir un hommage de son propre passé. Une pensée putain d'égoïste, une croyance assez épaisse pour se voiler la face. « Moi, te détester ? Comment pourrais-je ? Tu es si brave, si fort, si beau ! » Et le manège tourne court, il prend fin lorsqu'elle rejoint le canapé. Parce qu'elle le décide, parce que c'est comme ça. Mais le pantin n'est pas vraiment d'accord. C'est trop facile. Alors il la suit jusqu'au sofa, parce que monsieur n'a pas fini de jouer, lui. Il prend ses aises Kaïs, aujourd'hui plus qu'hier, grignotant les cordes nouées autour de ses poignées pour fragiliser le lien, la poitrine gonflée par trop d'assurance. Encore un moment où il pense ne pas se faire dicter par les humeurs d'une gosse. C'est impossible, pas lui. Pas le gamin insolent qui se croit au dessus de tous, intouchable, insoumis, de ceux qu'on ne peut assujettir par des cris et des courbettes feintes. « Si c'est ça que tu veux entendre tous les jours, tu te fourres le doigt dans l’œil mon cher Osmane. » Évidemment. Il n'a pas choisi la bonne personne pour ramper à ses pieds et baiser ses mains spontanément. Mais c'est pas ça qu'il veut Kaïs. Pas avec elle. Peut-être qu'il se découvre un côté maso, à chercher la résistance d'Eden, à rentrer en collision pour le meilleur mais surtout le pire. Il a trouvé son double, et il quémande toujours plus d'étincelles, qu'elles soient le résultat d'une tempête ou de la foudre elle même.

Il s'installe à côté d'elle lourdement, passant un bras sur le dossier, derrière la tête d'Eden. « Quelle déception. » Il aimerait pourtant la voir céder une fois, qu'elle lui accorde ce qu'elle aurait déjà dû lui concilier depuis longtemps. Il aimerait qu'elle abandonne ses airs farouches pour lui glisser un peu de sincérité, une phrase, un mot qu'il crève presque d'entendre de sa bouche entre deux beuglements. Et sans que ça ne lui demande trop d'effort et d'énergie à sacrifier pour ce qu'une autre personne aurait déjà déclaré après tant d'hospitalité. Mais voilà, elle n'est pas une autre. Alors il glisse deux doigts sous son menton pour l'obliger à accrocher son regard du sien. « Ça t'écorcherait la bouche un simple merci ?  » Il resserre légèrement ses doigts sur sa mâchoire. Dans une vaine tentative d'autorité, de virilité mal placé. Une prise ferme mais indolore, toujours pas peur de la casser sûrement. « Tu te crois peut-être trop précieuse pour que je ne te foute pas dehors malgré tes caprices et ton attitude de princesse pourrie gâtée ? » Il pourrait. Il le sait. La jeter à la rue parce que ses limites ont été dépassé, bafoué. Elle joue déjà trop souvent avec les bornes qu'ils essayent de lui fixer. Et si parfois il pense qu'avec ça, la monotonie et l'ennuie ne risquent pas de s'installer, ça l'énerve et il sait qu'il y a un point de rupture qu'elle tente d'approcher à chaque fois qu'elle ouvre sa bouche. « Tes parents t'ont jamais appris à être poli et reconnaissante ? J'te demande pas une tirade que je ne croirais pas de toute façon. Juste reconnaît que j'suis putain de patient avec toi, et que oui tu m'en dois une pour hier soir. T'aurais pas été capable de te débattre si je t'avais laissé avec cet ivrogne. »

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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Sam 11 Mar - 20:15 ()
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« Un quoi ? » Oui, ça lui écorcherait la bouche de dire merci. Ça lui arracherait les entrailles, rien que de prononcer ce mot. Parce que sa reconnaissance, il fallait la mériter. Pour l'obtenir, valait mieux se dissocier de tous les autres pantins dont elle s'amusait également. La sueur devait couler; les muscles, agoniser; le mental, s'acharner. Toujours. Et encore parfois ce n'était pas suffisant. Néanmoins, il pouvait être fier, Kaïs. C'était avec lui, parmi tous les autres jouets, qu'elle prenait davantage le soin. Et le malheureux, ne rendait pas compte. À la place, elle faisait face à ses plaintes, ses gémissements. Le voir se geindre, tentant de lui faire décrocher des phrases qu'elle-même ne connaissait guère le sens. Et pourtant il n'abandonnait pas. Sa persévérance, une qualité qui faisait mouche. Même si aux yeux de la sirène, il n'y avait que des appels de détresses. Et pourtant elle le laisse essayer, car sinon ce n'était pas drôle. L'observer prendre possession de son visage, de son regard, alors qu'il crachait son venin. Mais elle ne répondait pas. Elle laissait en suspens ses questions, dont il connaît les réponses. Il désirait de la tester, mais c'était par son silence, qu'elle renversait la tendance. L'expression d'Eden parlait d'elle-même. Pas besoin de mot, quand dans ses yeux flambaient cette arrogance perpétuelle nourrie par la naïveté de son jouet.

« Tes parents t'ont jamais appris à être poli et reconnaissante ? J'te demande pas une tirade que je ne croirait pas de toute façon... » Elle rit. Simplement, franchement, quoique, légèrement provocatrice. L'énonciation de ses parents eut le don de titiller ses entrailles. Quels parents ? Parthénope avait une mère et un père, une muse et un dieux, deux personnes aussi présentes que la pluie dans un désert. Elle n'en avait nullement été affectée, puisque dans leur monde, la famille était affaire de complication. Sauf que la Sirène avait ses sœurs, deux femmes de la même chair et du même sang avec qui elle était indissociable. Mais le Grand Retour avait résolu ces temps de bonheur où la Parthénope d'avant vivait des instants singuliers avec Thelxiopé et Molpé. A présent, elle errait telle une âme esseulée, dépourvue de repères. Par moment, la belle se sentait creuse. Un vide constitué de néant. Et la Eden d'aujourd'hui n'avait pas un plan familial des plus palpitant. Certes, l'argent pouvait contribuer à sa satisfaction, mais vivre enchaînée; elle refusait de s'y soumettre. Elle avait déjà trop donné aux dieux dans sa précédente vie. Dans les deux cas, ses parents ne lui ont jamais prodigué une éducation digne des attentes de Kaïs. Elle était seule à apprendre désormais. Et c'était cette ironique réalisation qui mit fin à son éclat de rire, un parfum amer dont elle ne voulait point s'habituer.

Puis prise d'un feu téméraire, Parthénope l'enjamba. Tel un serpent glissant sur sa proie, elle s'installa nonchalamment sur Kaïs. Il prenait ses aises alors elle aussi. Ses mains posée de part et d'autres de son crâne, la belle venait d'instaurer sa propre prison. C'était ainsi qu'elle voyait les choses. Un humain dans ses filets. Kaïs entre ses griffes. Son jouet tiré par ses ficelles. Elle se délecta de son expression figée, renfrognée, tentant d'être sévère. Et cela la toucha guère, au contraire, puisqu'elle en profita pour rentrer dedans. Le regard fiévreux encré dans le sein azur en guise d'emprise supplémentaire, ses yeux se plissèrent d'inquisition, scrutant l'âme de son prisonnier. « Mais vas-y Osmane. Dis-moi qu'est-ce qu'il aurait fait cet ivrogne ? » Avançant son visage, traduisant sa ferveur, jusqu'à que la pointe de ses mèches rebelles chatouillèrent la figure de ce dernier. Les pupilles dilatées par ce nouveau défi, telle une véritable drogue, associées à une mesquinerie qui se dessinait dans l'ombre d'un sourire peint sur ses lèvres charnues. Ses pions étaient en place près à faire échec et mat, à écraser son adversaire. L'envergure d'un nouveau challenge se profilait à l'horizon. Et si son partenaire de jeu déclinait son offre, Eden savait pertinemment qu'elle avait déjà gagné. Son refus serait alors synonyme d'abandon et de ce fait, d'échec. Une victoire facile, trop facile. Kaïs était un livre ouvert et pourtant, au fond, il y avait ce désir enfoui qu'il la surprenne encore, qu'il titille davantage son intérêt. « Montre-moi. Comme ça, on verra si je suis pas capable de me débattre. » Eden jouait avec le feu et elle aimait ça. Elle pouvait se brûler et alors ? Les risques alimentaient son quotidien déroutant et faisait vibrer son âme sulfureuse.
 
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Mer 15 Mar - 3:20 ()
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Il la laisse prendre place et s'installer sur ses cuisses, malgré l'air suffisant qu'il essaye de conserver, malgré la contenance qu'il n'est pas prêt à lâcher face au regard d'Eden qui le perse pour chercher une faille. Il en a. Trop. Mais elle n'est pas capable de les déceler, non. Pas comme ça. C'est trop enfoui sous un paquet de déni, le rejet pesant son poids. Et leur relation n'a jamais atteint ce stade où les confidences s'emmêlent et ça continuera ainsi sûrement jusqu'à ce qu'un jour il la foute dehors par désespoir de cette gosse inapaisable. « Mais vas-y Osmane. Dis-moi qu'est-ce qu'il aurait fait cet ivrogne ? » Et le défi commence. Et il ne veut pas perdre, par fierté mal placée mais aussi par curiosité. Il veut voir les limites qu'elle s'est imposée, si elle s'en est imposée, il veut savoir si elle prête à tout comme lui juste pour un jeu stupide qui se met déjà à déraper. Il veut mettre en compétition leur ego respectif, leur obstination. Il veut lui prouver qu'il est le plus, surtout. Une envie et un besoin de victoire qui le poussent à faire n'importe quoi. Quitte à s'égarer trop loin juste pour prouver ci ou ça.  Parce qu'il a toujours été joueur. Ils se sont toujours poussés, jamais freinés ces deux idiots. Mais il attend le feu vert, jouant impatiemment avec les passants de la ceinture du pantalon emprunté qui baille contre lui. Il devine déjà où ils vont, ce qu'invitent les cuisses de la poupée qui l'encadrent. Et s'il ne s'est jamais imaginé franchir cette ligne avec Eden. Mais il suffit toujours de quelques mots de la marionnettiste pour qu'il courbe l'échine docilement, les chaînes n'ayant jamais réellement quitté ses poignées malgré les coups de poings rageurs sur la table.

« Montre-moi. Comme ça, on verra si je suis pas capable de me débattre. » Ses lèvres s'étirent en un sourire ravi alors que deux doigts viennent glisser les boucles brunes derrière son oreille avec une douceur précautionneuse avant de rouler sur sa joue. C'est elle qui l'aguiche, et il n'oserait quand même pas la repousser. Il n'est pas comme ça le pantin. Il s'est déjà rebellé quelques minutes plus tôt. Il est temps de reprendre sa place. Et ça l'arrange bien ce con au fond. « T'es sûre de vouloir jouer à ça ? » Un murmure contre ses lèvres dans une moue indécente et pleine de promesses. Mais il n'attend pas vraiment de réponse Kaïs, il attrape l'étoffe du pull trop grand pour elle qu'elle lui a volé et le faire passer au dessus de sa tête. Sans aucune pudeur, honte ou retenue. Les règles de bienséances oubliées. Parce que c'est bien ça qu'il aurait fait l'autre alcoolique, non ? Il ne lui aurait montré aucune tendresse, aucun respect sûrement aussi. Et pourtant il modère quand même ses gestes, parce qu'elle est faite en sucre, ou parce qu'il ne veut pas encore entendre ses plaintes beuglées au creux de son tympan.

Il la bascule déjà, la détrônant pour se trouver à son tour en position de domination. Il l'allonge sur le canapé sans offrir de délicatesse en retour. Ses phalanges remontent de son ventre, effleurent sa cage thoracique et l'emplacement de son palpitant avant de filer vers sa gorge. « Tu devrais faire gaffe à ce que tu veux. » Il ne la lâche pas des yeux, laissant sa main gauche se faufiler le long de sa jambe, l'agrippant et l'enroulant autour de ses hanches. Il ne se sépare pas de son sourire, oscillant entre le charme et le vice. Peu importe ce qu'elle s'imagine, ce qu'elle prévoit, ce qu'elle pense réussir. Elle se surestime, n'est ce pas ? C'est lui le vainqueur de leur duel ridicule, il n'imagine pas d'autre fin. Et si elle s'acharne à vouloir le faire perdre, il en fera de même. Et s'il doit fléchir, qu'elle le fasse avec lui. Il ne sombrera pas seul Kaïs, il se l'interdit. Il sera satisfait qu'elle cède d'une façon ou d'une autre, de toute manière. Il veut la voir craquer avant lui, la voir s'effondrer par la perte de son propre jeu ou la voir quitter l'échiquier parce que ses gestes ne suivent pas le chemin tracé par sa trop grande bouche.

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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Ven 17 Mar - 16:24 ()
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Jeu 30 Mar - 21:16 ()
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Ils jouent, elle rit, lui non. Il prend ce jeu trop au sérieux Kaïs, il veut gagner. Il veut prouver par une virilité mal placée qu'il peut être aux commandes s'il le veut. Il peut mener la danse, la faire plier. Il veut lui prouver que les rôles peuvent être inversés, que ses fils sont trop fins pour y perdre les doigts. Il ne peut pas être qu'un jouet entre les mains d'une gamine capricieuse. Certainement pas. Non. Il se l'interdit, à lui même et à elle aussi. « Parce que tu crois savoir ce que je veux ? » Il s'en balance pas mal ce qu'elle veut. Ça n'a plus d'importance, les dés sont jetés, le jeu a commencé. Le retour en arrière n'est plus possible. Pas avec lui. Pas quand sa fierté s'y mêle, pas quand il a tout a prouvé. Il aimerait croire qu'elle est prise au piège, que les instants à venir sont remis au bon vouloir du dominant du duo, lui. Elle lui a lancé un défi, il l'a interprété, il va le relever. Fin de l'histoire. Elle n'a pas le choix. Lui non plus, guidé et aveuglé par l'ego. Il ne réfléchit plus tellement à ce qu'il fait, il ne se demande plus s'il y aura des conséquences à ce cirque malsain qu'ils sont en train de mettre en scène. Il ajoutera ce moment à sa longue liste de conneries, tant pis ou tant mieux. Il a l'habitude des idioties imprévues avec elle, peut-être n'était-ce qu'une question de temps pour en arriver là. Ils ont presque tout fait ensemble en peu de temps, jamais rien de vraiment intelligent, il ne manquait plus qu'une chose à leur palmarès déjà pourtant impressionnant.

« Je crois que tu te surestimes et que tu te fais des idées. » Mais il sent son corps sous le sien qui contredisent ses mots, à la chaleur présente contre ses reins, lui arrachant un nouveau sourire. Il se redresse légèrement lorsqu'elle s'étire pour donner un champ de vision plus grand à ses opales sur la silhouette exposée et offerte. Les yeux glissent sans décence sur les courbes qui demandent l'attention. Elle joue aussi, il ne peut pas se tromper. Ils vont sombrer ensemble. Malgré leurs comportements instables, l'issue semble déjà programmée d'avance.« N'est-ce pas ? » Il est trop tard pour rembobiner, Kaïs est empêtré dans son jeu, trop buté pour laisser passer la victoire. Il ne sait plus à quel moment cette matinée est partie en vrille, ni pourquoi, ni comment. Mais il y aperçoit le triomphe au bout, l'arrogant. Eden, cette fois, ne s'en sortira pas avec ses beuglements d'enfants ou ses caprices futiles. Il lui a retiré le pouvoir de décision, reprenant sa stature d'homme insolent et orgueilleux. Les gamineries sont mis de côtés, place aux jeux d'adultes. « Il me semble pas te voir te débattre pourtant. » Elle ne s'agite pas vraiment, ses jambes sont toujours enroulées autour de ses hanches, et elle n'a même pas encore hurlé à ses oreilles de bouger de là comme elle le fait d'habitude pour afficher bruyamment son désaccord. Cette constatation au goût presque approchant de victoire sur le palais gonfle l'envie d'aller plus loin. Toujours plus. Seulement pour toucher du bout des doigts son but. Rien de plus n'est-ce pas ? On ne le prendra pas à désirer réellement Eden qu'il pense naïvement. Il ne l'a jamais considéré comme une potentielle conquête, comme une femme à mettre dans son lit. Et pourtant … « J'me surestime ? » Et ses doigts plongent dans ses dessous, écartant sans gêne les tissus encombrants. Des gestes d'expert. Des mouvements habitués, instinctifs. Ses doigts glissent, cherchent cette zone minuscule que les femmes aiment qu'on cajole. Ils la trouvent, il le sent quand le corps se cambre sous le sien. « J'me fais des idées, t'es sûre ? » Peut-être qu'il vaudrait mieux s'arrêter là, peut-être que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Mais son pouce roule doucement contre sa joue alors que ses lèvres se rapprochent pour effleurer les siennes. C'est trop tard, ça ne sert plus à rien de se leurrer. « Sûre ? » Son souffle meurt contre sa bouche, la raison aussi.

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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Sam 1 Avr - 17:35 ()
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Dernière édition par Eden P. Strauss le Lun 3 Avr - 21:03, édité 1 fois
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Dim 2 Avr - 14:44 ()
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Lun 3 Avr - 21:04 ()
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Sujet: Re: this is a game, no wrongs, no right (eden) (-18) Mar 18 Avr - 23:45 ()
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