boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 walking through the fields of gold (garance)
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the mighty bush : aveuglement ; lève comme un voile devant les rétines de sa victime, lui donnant qu'une vision blanche, éclatante, brouillée des alentours.
these streets : rien, absolument rien. Les pieds trop sur terre, il vit dans le déni, s'y complaît et laisse les hypothèses fantasques aux autres.
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Sujet: walking through the fields of gold (garance) Mer 15 Mar - 17:54 ()
Walking through the fields of gold
Look at me in the apocalypse
La bière entre ses doigts atterrit à côté de l'invitation qui campe depuis deux semaines sur la table basse. Les prunelles s'arrêtent sur l'enveloppe blanche, l'hésitation qui cogne contre le crâne. Se forcer à aller là où l'attend ou se faire remarquer par son absence. Il n'aime pas ce genre de soirées dégoulinantes de luxe où grouillent des gens aussi prétentieux que riches. Il fait partie de ce monde depuis le début, traîné dans des mondanités dès l'âge où il savait à peu près se tenir. Traumatisé par l'ennui de ces futilités, avant qu'il ne rencontre une petite blonde avec qui se cacher des adultes sous les tables. Et maintenant il s'amuse plus ailleurs, là où il peut dissimuler son visage et son nom pour faire tout et surtout n'importe quoi. Et il a beau être aussi arrogant que les autres invités, ils ne sent pas toujours à l'aise là bas, parce qu'il doit tenir le masque qu'il aime faire tomber une fois le studio de télévision quitté. Ça ne l'empêche pas de s'y montrer de temps en temps, souvent sous l'insistance agaçante de ses collèges de travail ou quand il n'a rien de mieux à faire pour occuper ses nuits. Exactement comme ce soir, poussant l'hésitation de côté. Alors après une douche, un costume d'enfilé, il grimpe dans un taxi, le carton d'invitation soigneusement rangé dans sa poche.

Et il n'est pas déçu en arrivant sur le toit où prend place la soirée. Les lumières clinquantes, la porcelaine délicate, les étoffes précieuses en guise de nappes, les litres de champagne les plus raffinés, le son du piano, tout est parfaitement réunis pour mettre en scène un cliché ambulant du monde des bourgeois. Même le ciel étoilé et dégagé a décidé de s'harmoniser avec le reste, complétant un temps pas capricieux qui offre une légère brise fraîche à la foule. Comme si les organisateurs avaient assez dans leurs poches pour régler le climat extérieur. Les flûtes à champagne sont alignées au millimètre près, pas une nappe de travers, pas de tâche sur les tonnelles immaculés et cirées qui trônent pour abriter les invités. Même les guirlandes de lumières étincellent de trop. C'est trop ordonné, trop parfait pour les yeux du présentateur. Il aimerait tellement pouvoir casser le cristal ou foutre un coup de pied dans une chaise pour casser l'ambiance supérieure qui règne autour de lui. Il rêve de provoquer des regards interloqués pour remplacer l'argent et l'or qui brillent dans les yeux qui papillonnent dans le décor. Mais au lieu de ça, bien docile, il se sert à boire, se mêle aux silhouettes aux habits brossés et amidonnés. Il entame des conversations, le sourire d'habitude offert aux caméras s'affiche pour mieux rentrer dans la ronde. Les rouages du manège tourne en même temps que l'alcool qu'il essaye bien malgré lui de modérer. Parce que pas de dérapage permis, pas dans ce monde là, pas avec ce public qui arriverait à le reconnaître de dos.

Il finit par s'éloigner, il se réfugie ailleurs, les coudes posés sur la rambarde, une nouvelle flûte pleine entre les mains suspendue dans le vide. Il perd son regard au sol où les parisiens fourmillent, laissant un instant tomber le masque du mec sympathique. Il se laisse quelques minutes avant d'y retourner, de rencontrer d'autres visages fardés qui veulent lui donner son avis sur la une qu'il a présenté hier. Avant d'écouter les plaintes de bourgeois sans problème et de compatir devant leur air scandalisé quand les tags aux murs sont mentionnés. Il aime ce monde autant qu'il le déteste. Cet univers qu'il a toujours renié pour finalement mieux s'y intégrer quand ça lui chante. L'héritage des Osmane dans ses gênes contre lequel il n'a pas suffisamment su ou voulu lutter. Malgré ce qu'il a toujours voulu démontrer à son père, malgré sa rage et sa détermination pour lui prouver qu'il ne serait jamais son double. Raté. Il n'a simplement plus besoin de lui pour le pousser à se rendre aux soirées pompeuses.

Il tourne poliment la tête lorsqu'il sent une présence s'imposer à ses côtés. Putain on peut pas lui foutre la paix deux minutes. Sa faute, il aurait très bien pu ne pas ramener son cul au milieu de ces gens étouffants. Il se redresse légèrement pour se montrer courtois et aimable à la blonde venue briser sa bulle. « Bonsoir. » Il force le sourire sans trop de peine, cachant l'irritation qui fait pomper son palpitant plus rapidement. Il se retourne, le dos contre la rambarde, il lève la main tenant le verre pour pointer subtilement du doigt la soirée qui continue de se jouer devant eux. « Belle soirée n'est ce pas ? »

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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Sam 18 Mar - 19:06 ()
Walking through the fields of gold
I'm way too bored to leave you in peace.


Le milieu mondain ressemble à un théâtre aussi grotesque que superficiel depuis la nuit des temps mais il n'appartient qu'aux gens suffisamment puissants pour savoir que le ridicule ne tue pas. Tout n'est que chorégraphie, étiquette et esthétique. Pour exister dans ce monde, il faut briller et savoir condamner les autres à n'être que grisaille et déception. La perfection est une exigence de tous les instants. Si bien qu'ils y perdent leurs âmes, un peu plus chaque jour, dans l'espoir d'atteindre un éclat vaguement plus remarquable que les autres... Les puissants, ceux qui se pensent importants, se privent et se frustrent pour tenter de correspondre à l'idée qu'ils se font de la perfection. Chez les grands seigneurs du paraître, la Discorde est maîtresse et Garance affiche un sourire satisfait au cœur des festivités. Quelques amis ont désiré organiser une soirée, puis les pseudo-penseurs de chez YSL ont voulu se joindre à l'événement, permettant à la pétasse éternelle de jeter en pâture quelques idées bien pensées et de laisser les autres se déchirer pour s'en attribuer les mérites.

Sur les toits de Paris, ce soir, ils sont des dizaines de nombrils à se regarder, à se mettre en scène dans le seul but de gratter un peu de gloire et de reconnaissance. Bien sûr, le traiteur choisi est le meilleur de la Capitale, les serveurs triés sur le volet des plus grands professionnels, l'orchestre a déjà quelques dates célèbres à son actif... Des compositions florales et des tapis persans viennent souligner le thème de la soirée, se voulant une garden party urbaine, où les jeunes femmes en fleur paraissent plus fanées que le décor. Les mannequins se pavanent aux bras des acteurs, les stylistes échangent avec des photographes, les célébrités locales trinquent avec des politiciens... Ils sont tous beaux, apprêtés, prêts à tout... Ils sont tous chiants, incapables d'originalité. La porcelaine fine des services luit à la lumière lunaire, dont les nuances bleutées contrastent avec la chaleur des éclairages. Elle porte une robe en soie bleue comme la nuit, Garance, dessinée pour ses courbes longilignes. On la complimente, bien sûr, car ce serait une faute terrible que de ne pas remarquer la griffe de son frère sur sa silhouette ni de chercher à s'attirer les faveurs de l'hôte de la soirée. Elle sourit, Malphas, à chaque petite hypocrisie qui vient résonner à ses oreilles... Le rictus ourlant ses lèvres carmines s'accentue avec les bulles de champagne. Ce soir, la Connasse respire la retenue et l'attention. Autour d'elle, comme une aura mortelle, la Discorde ondule.

« La chaîne Believe est là... J'ai même croisé son présentateur, vous savez... Kaïs Osmane ? C'est bien ça ?
- Comme si j'en avais quelque chose à foutre, Serge...
- Vous devriez, non ? Believe est particulièrement ancrée à nos pratiques... »

Nos pratiques, c'est ta façon de me rappeler que tu es un démon inférieur de plus qui essaye de grimper quelques échelons, c'est ça? La Garce plante un regard moqueur dans celui de son interlocuteur, l'obligeant à le détourner. Elle part nager parmi d'autres poissons, plus ou moins gros, s'amusant de tout et se foutant du reste... Puis elle l'aperçoit un peu plus loin, le visage qui bouge des lèvres muettes dans son salon, quelques fois, quand les employés allument la télévision pour se tenir compagnie et qu'elle en coupe le son pour ne pas en écouter les inepties. Garance sait ce qu'il se dit sur les ondes puisqu'elle fait partie de ceux qui en décident le contenu. Pourquoi pas..? Haussant des épaules pour elle-même, elle abandonne la conversation à laquelle elle prenait part pour venir s'accouder à la rambarde, à côté de lui, attendant qu'il daigne la remarquer... Une cigarette est allumée tandis qu'il s'agace.

« Bonsoir... »

La fumée argentée s'échappe de ses lèvres et part rejoindre les étoiles, quelque part en direction de l'immensité absurde d'un univers qui n'a plus de sens depuis des siècles.

« Belle soirée ? Vraiment ? N'est-ce pas ce qu'il convient de dire pour débuter une conversation inintéressante dans l'espoir d'y échapper ? »

Un rire léger cavale le long de sa gorge, elle se retourne pour s'adosser à son tour, non sans avoir passé en revue les traits de son visage. T'as l'air plus grand sur petit écran.

« Cette soirée est chiante à mourir... Ils savent tous ce qu'ils doivent faire, ce qu'ils doivent dire... Et ils s'y tiennent avec une exactitude qui touche à l'obscénité. A-t-on idée d'être aussi... Fades... »

L'honnêteté brutale et sans appel dont elle fait preuve détonne probablement avec la douceur de son visage... Elle a entendu parler de lui, et pas qu'en bien, mais il lui semble bien avoir retenu quelques détails qui pourraient la divertir, ce soir.

« Kaïs Osmane, c'est ça ? Je suis Garance Lesquen. Enchantée. »

Tu fais partie de ces connards qui aiment qu'on les reconnaisse, je suis de ces pétasses qui aiment se présenter. Une lueur de défi illumine quelque peu le bleu de ses yeux derrière la coupe de champagne dont elle s'accorde une gorgée.

« Vous comptez passer une belle soirée, Kaïs ? Ou vous avez envie de vous amuser un peu ? »

Elle se tourne franchement vers lui, prenant un air sérieux.

« Personnellement, je n'ai pas spécialement envie de continuer à m'emmerder... Vous voulez jouer ? »

Allez, dis oui... Qu'on s'éclate un peu cette nuit.

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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Jeu 30 Mar - 16:26 ()
Walking through the fields of gold
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« Belle soirée ? Vraiment ? » Non ? N'est-ce pas ça qu'il est censé chanter en échange d'un sourire poli et d'autres commentaires futiles ? Il pensait connaître le tempo par cœur à force de se voir offrir de gentils mot en retour de ses niaiseries qui plaisent toujours. « N'est-ce pas ce qu'il convient de dire pour débuter une conversation inintéressante dans l'espoir d'y échapper ? » Mais qui est cette femme qui l'oblige à accompagner son rire du sien ? Aurait-il enfin trouver quelqu'un de moins conditionné dans cette foule d'invités où tous se ressemblent malgré l'envie ambiante de vouloir être différent, unique. « Vous m'avez eu. » Il boit une autre gorgée de champagne, par réflexe, comme pour cacher son vrai visage enfin dévoilé. « Cette soirée est chiante à mourir ... Ils savent tous ce qu'ils doivent faire, ce qu'ils doivent dire ... Et ils s'y tiennent avec une exactitude qui touche à l'obscénité. » L'intérêt de Kaïs est presque immédiatement fauchée par les paroles de la blonde. Ils sont sur la même longueur d'onde, ils partagent le même sentiment sur ces marionnettes réglées à la même cadence qui tournent toujours en face d'eux. « A-t-on idée d'être aussi ... Fades ... » Il se sent presque vexé, parce qu'il fait parti de ces cons, il le sait. Même s'il se croit au dessus pour en avoir conscience et pour avoir le choix d'échapper à ce manège lorsqu'il a mieux à faire. Mais il rentre dans leur ronde, parce qu'il le doit, parce qu'il a une image à tenir, parce que ça fait du bien aussi de se sentir admiré. Oui, il fait parti de ces cons. Et non, vraiment, il ne se considère pas comme fade. Merci.

« Kaïs Osmane, c'est ça ? Je suis Garance Lesquen. Enchantée. » Il ne tend pas la main comme il l'aurait fait avec le reste des pantins trop fardés qui défilent dans les mondanités. Il a l'air de pouvoir être moins soumis aux règles de ce genre de soirée avec cette Garance. À tort ou à raison, peu importe. On l'accusera de caprice de « star » et on oubliera la semaine suivante. « Enchanté. » Il ne confirme pas son identité. Il n'a plus besoin d'être présenté dans ce monde qui empeste le luxe. Tout le monde ici doit connaître son visage et son nom. Et parfois, mais seulement parfois, c'est un peu flippant et déstabilisant de ne pas plus posséder cet anonymat qu'il se plaît à conserver dans les rues.

« Vous comptez passer une belle soirée, Kaïs ? Ou vous avez envie de vous amuser un peu ? » Il dit jamais non aux belles propositions. Mais … « Ici ? » Il a cette image à ne pas ternir, cette réputation à préserver. Et pourtant avec tout ce qu'il balance devant la caméra, toutes les petites graines d'anarchie qu'il implante, il y trouverait un peu de cohérence à mettre plus d'ambiance à cette soirée particulièrement assommante. « Personnellement, je n'ai pas spécialement envie de continuer à m'emmerder ... Vous voulez jouer ? » Il hésite deux secondes. Il ne sait pas trop où elle veut en venir, il ne sait pas trop dans quel merdier elle souhaite le foutre. Dans la rue, sous sa capuche, c'est tellement plus simple de dire oui à tout. Ici, dans cet univers là, il a jamais osé. Il se plie à la bienséance en vigueur, au début pour ne pas risquer son poste, maintenant par habitude. Mais il continue de se plier. Pour quelles obscures raison d'ailleurs ?

« Un jeu, vraiment ? » Il gagne du temps pour peser le pour et le contre. Mais de il se moque ? Quand il a commencé à fréquenter ce monde là, l'adolescent qu'il était n'hésitait jamais à tirer sur une nappe ou à voler les desserts en cuisine pour repeindre les chaises des invités. C'est presque un affront pour ce qu'il était que de rester si sage. Même s'il n'y a plus de père à énerver et à humilier par son comportement pour le pousser dans ses conneries. « Qu'est ce que vous avez en tête exactement ? » Le oui au bord des lèvres, il est tenté Kaïs. Trop peut-être. « On peut rien faire avec ces abrutis sans qu'ils ne soient … » Le cerveau bouillonne, la lumière s'allume. « C'est ça que vous voulez faire ? Les chahuter un peu ? »

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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Dim 2 Avr - 17:35 ()
Walking through the fields of gold
I'll probably let you in pieces.


Kaïs Osmane, le présentateur du journal télévisé. Le diseur de bonnes nouvelles, l'annonceur de mauvaises nouvelles... Semeur de troubles et prédicateur de merveilles, de la dernière guerre aux prochaines soldes... Tout pour que le spectateur reste pendu à ses lèvres, hors d'haleine, piqué au vif, fasciné entre le morbide et le splendide. Kaïs Osmane, le charismatique, le pantin sympathique. Celui qui dit ce que ses supérieurs lui ordonnent, qui prodigue pour eux la bonne parole. Le fidèle petit soldat de Believe, celui dont on a usurpé le visage pour en faire une figure de style, qu'on a dérobé à l'anonymat et érigé en star nationale... Le petit Kaïs, qui ne lit pas bien ses cartons d'invitation. Le sourire de Garance prend un accent moqueur en le voyant la saluer, s'amusant le voir attester sans un mot de son identité, semblant ignorer celle de son interlocutrice et hôte pour la soirée. Peut-être devrait-elle prendre le temps de lui décliner son pedigree, pour ne pas le prendre en traître plus tard, quand il ne sera plus que le fantôme de cette silhouette élancée qui est la sienne, de ce corps connu du monde entier, de ce rictus prédateur qui fait trembler les plus fieffés menteurs. La garce s'abstient, pourtant, préférant s'éviter le péché d'orgueil, pour une fois. Le secret lui va bien au teint, estime-t-elle dans un silence de circonstances. Il ne connaît pas bien la royauté parisienne, vraisemblablement, ignore tout de l'événement auquel il prend part... Et ce n'est pas plus mal, finalement, le reste n'en sera que plus fracassant. Quand la vérité t'explosera au visage, j'ose espérer que tu sauras garder ton joli masque et ton arrogance maîtrisée.

Il a des airs d'enfant, ballotté entre son envie de s'amuser et son hésitation à lui céder. Qui est-elle donc, cette blonde, pour venir l'arracher au scénario fort bien rédigé de ce qu'il a prévu pour la nuit ? Elle se mord la lèvre inférieure, charmeuse, avant de s'autoriser une gorgée de champagne. Monts et merveilles, c'est une promesse un peu sibylline, vaguement mensongère, sans doute fort exigeante... Et à double tranchant. Mais Garance fera rêver Kaïs jusqu'au bout de la Nuit s'il accepte de jouer. Avec et contre elle. Surtout contre elle. Ici ? Bien sûr. Ici, la porcelaine est si fine qu'elle a la voix des anges lorsqu'elle éclate contre le béton trop dur et rebondit sur les tapis persans trop cher. Elle hoche du chef, le port de tête royal. Ici, les poupées portent des robes qui ne cachent pas leurs airs effrayés quand elles sont défiées et les hommes s'étouffent derrière leur cravate si tôt qu'ils sont pris au dépourvu. Il n'y a pas plus beau terrain de jeu que ce genre de soirée. Ici. Maintenant. Et nul part ailleurs. Impératrice imaginaire, cruelle et sanguinaire, Malphas se délecte de voir le grand Kaïs Osmane tenter de gagner du temps... Elle se fait patiente, pour un instant, découpant les traits de son visage de ses prunelles acérées, savourant le combat entre la raison et le caprice qui se joue juste derrière ses iris. S'il était plus conscient de son environnement, il pourrait sans doute sentir le danger rouler le long de sa langue pour venir s'infiltrer en lui et embrumer son esprit. Puis les questions se bousculent... Un rire lui échappe, à la blonde, un rire attendri et cajoleur.

« Un jeu. Vraiment. »

Madame Lesquen n'a pas l'habitude qu'on refuse ses invitations, elle espère qu'il en aura instinctivement conscience... Puis les autres questions, celles qui apparaissent avec une compréhension fort attendue. La tentation se lit jusque dans le moindre de ses gestes. N'essaye pas de me résister. Ce serait du gâchis, tu sais... Puis il commence enfin à fléchir et réfléchir. Le Monstre se détend, se prélasse dans les remous de son impatience, dans ses envies dévorantes. Doucement, face à lui, elle hausse des épaules avec flegme.

« Un peu ? Qui a dit « un peu » ? C'est triste... Un peu... Quitte à faire les choses, autant marquer les esprits... Ne soyons pas de petits joueurs, Monsieur Osmane... »

Ses appétits sont grandioses. Elle louvoie un peu, pour se rapprocher, l'effleurer avec délicatesse, de cette peau qu'une robe de soirée noire a laissée dénudée. La cigarette qui flirte avec ses lèvres dégueule un épais nuage de fumée tandis qu'elle lui désigne l'assemblée du menton.

« Vous voyez cet homme avec le costume bleu marine et la cravate écrue ? Il s'agit de Christian DesHayes, un grand nom de l'industrie française... Il a quelques secrets bien cachés, des cadavres plein les placards... Mais, surtout, il est vaguement connu pour sa tendance à forcer un peu trop sur la boisson, particulièrement dans ce genre de soirée. Comme il est riche et influent, les gens tolèrent ce genre de comportement en silence... Et payent même les serveuses qui ont été troussées dans des recoins obscurs pour qu'elles la ferment. Qu'elles ne se plaignent surtout pas. Il a l'alcool mauvais, en plus... » Quel joli portrait elle lui tire, à cette vieille connaissance. « Je vous propose d'aller le délester de sa coupe de champagne en lui expliquant poliment qu'il devrait faire attention. On ne sait jamais, après tout, ce serait dommage qu'il gâche la soirée de tout le monde... » Un rire, pour la lune. Et pour lui. Garance penche légèrement la tête sur le côté, dans sa direction. « Voyez ça comme une entrée en matière. En échange, je vous dirai qui je suis et ce que je peux faire pour vous... Et sans doute pourrez-vous initier la manche suivante. »

Elle finit sa coupe, d'un trait, satisfaite de sa petite idée qui vient mettre en péril cette si jolie réception. Cela n'a pas d'intérêt, aucun impact sur elle... Garance n'aime pas s'ennuyer. Malphas n'aime pas se museler.

« Je vous promets que vous vous amuserez... Et je suis une femme de parole, croyez-moi. »

Tu ne le regretteras pas.

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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Dim 16 Avr - 20:27 ()
Walking through the fields of gold
Look at me in the apocalypse
Il ne devrait pas songer à s'écarter de ses petites habitudes. Pas ici. Il est réglé comme du papier à musique, et si la cadence est effrénée dans la rue, ici la mélodie est calme, douce, aucun son n'y déraille. Et tout fonctionne très bien jusqu'à maintenant. Pourtant il est tenté par les idées qu'ils devinent dans la tête de l'inconnue. Il est tenté, et c'est donc déjà foutu. « Un peu ? Qui a dit « un peu » ? C'est triste ... Un peu ... Quitte à faire les choses, autant marquer les esprits ... Ne soyons pas de petits joueurs, Monsieur Osmane ... » Il ne comprend pas encore pourquoi il n'est jamais tombé avant ce soir sur cette femme aux idées larges et envies folles. Comment est-ce possible ? Il semblait connaître au moins via les jugements des autres à peu près tout le monde ici. Et une personne avec ce discours là en bouche ,e lui aurait certainement pas échappé. « Je vous écoute alors. » L'intérêt du présentateur est trop attisé par les sous-entendus de l'inconnue, trop titillée par une rencontre surprenante et quelques mots agréables. « Vous voyez cet homme avec le costume bleu marine et la cravate écrue ? » Il suit le trajet de ses yeux, y trouvant au bout ce fameux Christian DesHayes. Un type plus arrogant que la moyenne, à qui il a déjà parlé quelques fois parce que ce monde est trop petit. Il reconnaît dans le monologue de la blonde quelques rumeurs qu'on été venu lui chuchoter à l'oreille. Mais il n'en savait pas tant. Et il s'en foutait bien d'en apprendre tant. Alors il patiente jusqu'à l'énoncé de son défi, souriant à l’évocation d'un échange. Comme s'ils étaient déjà deux partenaires de jeu, comme s'il lui fallait une carotte devant le nez pour bousculer un peu l'ordre établie dans ses soirées millimétrées. Comme s'il ne manquait pas grand chose pour le faire accepter.

« Je vous promets que vous vous amuserez ... Et je suis une femme de parole, croyez-moi. » Alors il part, l'hésitation enfin muselée, il s'en va jouer. Il dépose son verre sur une table sur le chemin avant de rejoindre la victime entourée d'autres pantins friqués, serrant des poignets de mains moites au passage. Il engage la conversation, s'impose, sourit, rit, se permet même de passer un bras amical autour des épaules de DesHayes après une blague de riche. Comme si ils étaient les meilleurs amis du monde. Parce qu'ils le sont tous en face, moins quand les dos se tournent, là, ce moment où les langues se délient et les vipères sont de sortie. Le climat léger est installé, les traits sont tirés par la bonne humeur et la bienséance obligatoires. Alors, il se permet de sa main libre d'aller voler le verre des doigts boudinés de sa cible. « Christian, ce n'est pas raisonnable. » Le ton est toujours rieur, le sérieux patiente encore un peu. « Pardon ? » La peau rougie pour avoir trop ri, d'avoir trop bougé le gras autour de son col trop serré, il montre encore ses dents dans un sourire qui ne tardera pas à s'effacer. Parce que Kaïs est lancé, il joue, il ne se défile jamais lorsqu'il est challengé.

Il tapote gentiment l'épaule de Christian, le bras toujours autour de son corps saucissonné dans un costume hors de prix, les prunelles glissant sur les visages du cercle qui attendent la suite de la plaisanterie. « On sait tous que l'alcool ne vous réussit pas. » Et le silence gêné tombe sur le petit groupe. Il n'y a plus que Kaïs qui semble encore s'amuser. Il n'y a plus que son sourire pour contrasté avec les mines qui se referment autour de lui. « Et ce serait dommage de gâcher une si belle soirée, n'est-ce-pas ? » Il tourne discrètement la tête vers la lanceuse de défi, un clin d’œil vite placé avant de retourner son attention sur le plateau de jeu. « Donnez-nous une chance de ne pas subir une fête abîmée par vos travers. Au moins une fois. » Il est décontenancé le Christian, comme le reste des invités qui se tassent sur eux même, n'osant même plus ouvrir la bouche. « Enfin, Kaïs … » Il tente de reprendre le verre dérobé, peut-être ose-t-il encore espérer à une blague. Ou qu'au moins le présentateur lâche l'affaire et finisse par lui foutre la paix. Mais y'a l'adrénaline qui coule dans ses veines, lui rappelant la douceur de l'euphorie à l'approche du point de rupture. « Non vraiment, faut arrêter de boire. » L'ordre est donné, l'air grave est offert. Le jeu continue.

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legends never die : Démon de la Discorde et de la Frustration, Commandant de la sphère de la Discorde, Intendante de l'Impatience, Instigatrice des réactions disproportionnées et des caprices inutiles, Destructrice de la sérénité. Progéniture de l'Infini. Éternelle pétasse des Enfers.
the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Mar 18 Avr - 19:01 ()
Walking through the fields of gold
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Kaïs n'est pas difficile à convaincre, pas difficile à bousculer, pas difficile à faire basculer du bon côté de l'amusement et du mauvais côté de la conscience. Elle sourit, la Garce, parce que c'est comme une vieille chanson des Beatles. You were only waiting for this moment to be free. Malphas a toujours nourri une tendresse particulière pour ces moments où une âme cède à la tentation de l'interdit et de la méchanceté, celui-ci ne faisant pas exception à la règle tandis que l'homme s'éloigne déjà en direction de sa cible. Le pauvre Christian DesHayes n'a aucune idée des passions qu'il va déchaîner, ce soir, et elle s'accoude à la rambarde, sa flûte de champagne au bord des lèvres, se faisant spectatrice d'une scène inattendue.

La méchanceté et la mesquinerie sont choses faciles, à bien des égards, mais toujours par intérêt. On rabaisse les autres pour se défendre soi-même, pour paraître plus brillant, pour gagner en pouvoir, en influence, ou encore pour impressionner la conquête que l'on espère ramener chez soi... Rarement par simple amour du jeu, par faiblesse du cœur ou par sentiment artistique. Garance se mord la lèvre inférieure, gourmande, en observant Kaïs se fondre à la masse et s'approcher de sa victime de la façon la plus cordiale qui soit. C'est le passage à l'acte qui la fascine, cet instant parfait où les apparences basculent dans un fracas pour altérer l'ordre établi et faire sombrer l'équilibre social en mettant en difficultés tous les participants de cette belle mascarade. Au milieu de la bienséance de circonstances, il ose. Lui qui n'a rien à perdre ni rien à gagner enroule son bras autour de l'épaule du vieux briscard et s'empare du verre maudit tout en soufflant à l'oreille de l'homme d'affaire que ce n'est pas raisonnable. Autour de lui, le choc dessine des ondes sur les visages alentours, sur les traits de ceux qui ne comprennent pas mais n'oseront rien dire. Il a raison, après tout... Qui pourrait s'opposer à un tel acte de bravoure, quand bien même il crucifie dans la plus grande amabilité un puissant parmi les autres ? Kaïs prend les autres à partie, insistant avec élégance, établissant un nouvel ordre autour de lui. Ils ne savent plus où se mettre, eux comme sa victime, lui qui baisse un peu les yeux et dont les prunelles se remplissent d'incompréhension. Personne n'ose jamais le défier, il n'est pas sûr d'avoir saisi ce que le présentateur du journal télévisé vient de lui déclarer. La Garce offre un sourire à son partenaire de jeu lorsqu'il se tourne vers elle avant de retourner à ses affaires. J'aime ton style, sobre et efficace, d'une concision qui mérite une once de respect. L'autre se débat comme il peut, tente de faire bonne figure tout en essayant de récupérer son verre et d'effacer l'insulte qui vient de lui être crachée au visage... Il retient la vague de colère qui menace de s'échapper de ses dents que l'alcool n'a pas su abîmer par faute de richesse et du talent d'un dentiste fort cher payé pour maintenir les apparences. Le joueur se fait plus ferme, moins cordial, plus autoritaire... Et un frisson parcourt la foule quand la Discorde vient leur lécher l'échine pour mordre leur cervelet. Sous sa couche de graisse et ses airs civils, Monsieur DesHayes n'est pas satisfait.

« Mais pour qui diable te prends-tu, exactement ? »

L'offense fait craquer le vernis des apparences. C'est tout ce qu'elle demandait, Garance, et elle n'attend pas davantage pour venir se mêler à la petite assemblée, le regard hautain et le sourire amusé.

« N'est-il pas... Percutant ? »

Certains sursautent, d'autres se figent, la contemplant avec déférence sans comprendre. Elle s'approche de Kaïs plutôt que de leur prêter la moindre attention, passant une main sur sa joue avant de lui voler ses lèvres dans un geste aussi théâtral que parfaitement mesuré.

« Garance... Sais-tu ce qu'il vient de...
- Je sais. Ou du moins j'ai cru comprendre... »

Son visage d'ange se tourne vers Christian et pose deux prunelles inquisitrices dans les siennes, voilées par l'humiliation. Elle finit sa coupe de champagne, comme pour le narguer, avant de reprendre le plus insolemment du monde.

« Mais après toutes ces années de consommation excessive, Christian, tu devais bien te douter que cela finirait par venir te hanter... Tout le monde le sait, ici, et personne ne dit rien... Parce qu'ils te craignent, sans doute... Mais est-ce vraiment te rendre service que de te laisser agir ainsi ? » Elle prend un air faussement compatissant, amical. « Je ne peux qu'admirer le courage de Kaïs Osmane à te dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas... Tu as un problème, mon ami, et je crois qu'il est temps d'y mettre un terme. Tu ne peux pas continuer comme ça et nous n'avons pas à tolérer cela. Il faut que tu te fasses aider. »

Quel courage, quelle force de caractère. Il aura fallu deux jeunes âmes un peu folles et un peu fougueuses pour oser défier les habitudes et remettre sur le droit chemin cet homme... Ou simplement l'humilier publiquement et ne pas lui laisser la moindre chance de répondre à l'attaque. Se défendre n'aurait aucun sens, que pourrait-il faire ? Si ce n'est reprendre un verre et donner de l'eau au moulin de ses accusateurs. La mine basse et le sourire embarrassé, il laisse ses épaules s'affaisser, sous le regard prédateur de son vis-à-vis qui n'en démordra pas.

« Je...
- Christian, j'ai été très heureuse de te recevoir ce soir... Mais je crois que tu devrais faire appeler ton chauffeur et rentrer chez toi... Prends rendez-vous chez ton médecin, essaye de sortir plus fort de cette malheureuse expérience et pense à remercier Kaïs quand tu iras mieux. »

Parce que j'aime à le faire passer pour ton héros, lui qui vient de réduire à néant des décades de silence pour écraser ta réputation. Sans le moindre effort. Par simple amour du jeu. Elle ne lui laisse pas le temps de répondre, l'écrasant d'un regard qui ne laisse place à rien de plus qu'à une sage soumission. Ils régleront leurs comptes plus tard, à n'en point douter, quand elle aura tout le loisir d'en rajouter des tonnes et de lui cracher au visage... Le sourire aux lèvres, Malphas s'empare d'une nouvelle coupe de champagne et du bras de Kaïs, l'invitant à la suivre pour un tour de la terrasse, à un rythme modéré.

« Très joliment amené, Monsieur Osmane... » Elle donne à leur échange le ton de la conversation, ignorant royalement les serveurs et les invités qui leur bourdonnent autour. « Et je vous ai promis de vous dire qui j'étais, si vous décidiez de jouer... Comme j'ai pu vous l'indiquer, je m'appelle Garance Lesquen. Il s'avère que je suis la riche héritière d'une famille de nobles qui a investi dans la pierre dès les premières heures. Je connais tout Paris et tout Paris me connaît, je dirais. Enfin j'en étais persuadée jusqu'à ce soir... » Un rire lui échappe, charmant et charmeur. « Que dire d'autres ? Je suis une ancienne égérie de mode, j'ai été longtemps la muse d'YSL et en suit désormais la directrice communication et marketing. Mon frère, Cecil Lesquen, en est le créateur attitré depuis quelques années maintenant. Nous avons des attaches un peu partout... Cette soirée est la mienne, d'ailleurs. » Madame sait aménager ses suspenses. « Mais que puis-je faire pour vous ? Je veux dire, je me contente de vous expliquer que je suis riche et que je connais du monde. Certes. Mais je suis aussi actionnaire de Believe et l'une des plus proches amis de Christopher Lion votre directeur... » Voilà qui est plus intéressant pour toi, n'est-ce pas? « Sans doute pourrais-je avoir quelques utilités bien choisies pour votre carrière... »

Sans doute. Du moins vient-elle de le décider, estimant que cette capacité à tout bousculer par seul plaisir mérite toute son attention. Les semeurs de Discorde, elle s'en fascine et s'en nourrit. L'air serein et prédateur, Garance s'arrête pour lui désigner l'assemblée, la parcourant d'une prunelle tranquille.

« Alors, dites-moi... Une idée pour la suite de cette soirée? »

C'est le moment de briller, de ne pas décevoir.

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Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Dernière édition par Garance M. Lesquen le Jeu 27 Avr - 19:22, édité 1 fois
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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Dim 23 Avr - 0:27 ()
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Les doigts boudinés s'agitent fébrilement sous le nez de Kaïs qui éloigne le verre toujours un peu plus de la menotte moite de sa victime. « Doucement Christian. » qu'il chuchote à son oreille avant d'enfin lâché sa prise. « Mais pour qui diable te prends-tu, exactement ? » Il sourit toujours, l'insolent. Le genre de sourire de gosse taquin et impertinent qui agace. Il est trop satisfait d'être celui qui fait baisser les yeux, celui qui coud les bouches et qui réussit à rendre le prétentieux mal à l'aise en public. Trop heureux d'avoir eu Garance sur sa route pour le déloger de son confort dans lequel il pourrit depuis plusieurs années. « Je veux juste t'aider. » Il ose encore répondre, il ose encore accentuer le problème, lui et l'alcool. Lui et ses travers. « N'est-il pas... Percutant ? » Il tourne la tête vers la blonde avant de se faire surprendre par un baiser. Mais toujours amusé, il continuer de jouer le jeu comme si ses lèvres sur les siennes étaient la chose la plus naturel au monde, la main coulant doucement dans le dos de sa muse. Il glisse un clin d’œil à une des spectatrices aux airs déconcertés qui abaisse le regard à nouveau face à l'audace du présentateur.

« Garance... Sais-tu ce qu'il vient de... » « Je sais. Ou du moins j'ai cru comprendre... » Il écoute sagement la suite du discours de sa nouvelle partenaire, gonflant légèrement le torse quand des compliments lui sont adressés. Le héro de la soirée, le sauveur des gens aux gueules moins grande que la sienne. Un titre remporté pour avoir flanqué une étiquette « humiliation » sur un front transpirant. Et pourtant la culpabilité n'éclate pas au dessus de son crâne, il est trop bien protégée par sa bulle de fierté qui l'enveloppe. Et bientôt l'homme est renvoyé proprement et lui emmené ailleurs par la blonde à son bras. « Très joliment amené, Monsieur Osmane... » « Et quelle intervention triomphante Madame Lesquen. » C'est moins brut, plus mesuré, et plus fourbe que les conneries qu'il peut faire avec Jo, Eden ou Riley. C'est moins barbare, plus insidieux, c'est d'un autre niveau. Mais l'excitation est la même, l'adrénaline qui se noue à ses tripes lui fait le même effet que lorsqu'il accompagne les coups de poing du meilleur ami sur un ivrogne impudent, juste comme ça, pour s'amuser. Il a trouvé un nouvel espace de jeu, d'autres territoires pour ses talents d'orateur. D'autres lieux pour ne plus jamais frôler la modestie.

Il se sent un peu con lorsqu'il apprend que la fête est organisée par ses soins. Il ne fait aucune remarque, trop poli pour l'interrompre, trop curieux pour la couper dans le cv qu'elle lui déroule. Il tique au nom de son directeur et à la mention de sa carrière. Parce que Kaïs, il se repose sur ses lauriers depuis qu'on l'a foutu sous les projecteurs du JT. Mais seulement parce qu'il n'a jamais vu en quoi son ambition pouvait lui servir, il se croyait au bout du chemin, déjà sur le trône face aux caméras. À l'aise sur son plateau, il n'a jamais aspiré à plus … Et pourtant, il ne peut pas s'empêcher de trouver les propositions vagues de Garance à son goût.

« Alors, dites-moi... Une idée pour la suite de cette soirée? » Le jeu continue donc. Tant mieux. Les prunelles glissent sur les silhouettes des invités qui traînent paresseusement, et s'arrêtent sur un visage connu. Il montre discrètement la nouvelle cible dans une robe trop clinquante pour sa peau diaphane. Le genre de femme qui essaye de compenser son manque de confiance en soi par des bijoux polies et de dissimuler ses vices sous des rires faux et trop bruyants. Le genre qui exaspère facilement, un peu trop collante, et difficile à dégager une fois agrippée aux basques. « Amélie Levy, une kleptomane un peu trop bavarde avec moi quand il s'agit de se frimer sur ses trouvailles. S'il vous manque un billet dans votre portefeuille en fin de soirée, vous pouvez être sûre qu'elle a fait le tour des manteaux pendant que tout le monde avait le dos tourné. S'il manque des fourchettes en argent sur les tables, elle les aura sûrement glissé dans son sac. Elle a tout récemment – et par récemment comprenez ce soir - « emprunté » le téléphone de ... » Le regard parcourent à nouveau deux secondes le flot d'invités. « Grégoire Desrosiers ici. Le mec en costume gris, le patron de je ne sais plus quoi. Un autre fils à papa qui ne doit que sa réussite à son héritage il me semble. Mais bon, on ne peut décemment pas laisser une voleuse impunie dans une de vos soirées, n'est-ce pas ? Ce serait dommage que Desrosiers parte sans son portable. » Il sort son téléphone de la poche intérieure de sa veste. « J'ai son numéro si vous voulez le faire sonner. Ou rajouter le votre à mon répertoire. »

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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Jeu 27 Avr - 14:20 ()
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Il a des étoiles plein les yeux, le Gosse des grands Boulevards, le visage préféré des français... Il aime déjà le jeu, sans doute un peu trop, et s'y prend sans la moindre résistance. Il deviendra l'homme de la soirée, à son bras, et Garance se redresse, toisant la foule d'un regard princier. Son sourire s'étire lorsqu'il lui montre discrètement une silhouette comme il y en a trop, dans ce genre d'événements, ces petits rats dévoreurs d'attention, qui rient trop fort et essayent de leur mieux sans jamais parvenir à sembler appartenir à l'endroit. Les prédateurs naissent en haut de la chaîne alimentaire et ne laissent aucun charognard atteindre la royale délicatesse de leurs chevilles. La blonde penche la tête vers son partenaire, donnant à ses sombres desseins des airs de confessions intimes. Elle hoche du chef, sourit de plus belle, laisse même s'échapper un rire de ses lèvres parfaitement maquillées. Tu es un joueur d'exception, mon mignon... Ses idées sont sombrement lumineuses, juste ce qu'il faut d'audacieux pour semer le trouble, et d'attendu et compréhensible pour conserver le doute sur leurs sinistres intentions. Le monde pourrait tomber en ruines et s'écrouler dans les flammes que Garance ne se détacherait pas de Kaïs, ce soir. Ils contempleraient l'humanité réduite en cendres, le sourire arrogant et le regard avide.

« Desrosiers dirige une entreprise qui tente de survivre dans le milieu de la métallurgie... On m'a dit qu'il risquait de glisser la clé sous la porte, à cause des allemands...C'est un homme inintéressant... »

Elle tend la main vers son téléphone portable, le récupère entre ses doigts fins d'un sourire qu'elle aime à penser reconnaissant ou amusé, quelque chose de ce genre, avec juste ce qu'il faut d'épicé pour le laisser s'y perdre un peu. La Garce cherche le numéro de téléphone promis, sans s'attarder ni enregistrer le sien.

« Mon numéro se mérite, Monsieur Osmane... Par ailleurs, il me semble que notre petit jeu induit que c'est vous qui faites quelque chose pour moi quand je réalise l'un de vos défis, pas l'inverse, voyez-vous... »

L'appareil est rendu à son propriétaire tandis qu'elle porte le sien à son oreille, le regard rivé sur sa victime et sa robe bien mal choisie, qui souligne l'épaisseur de ses hanches et aplatit sa poitrine. Aucune excuse, avec un budget bien choisi, tout le monde peut avoir l'air beau. Elle se détache, Garance, s'approchant d'un pas ou deux tandis que le sac d'Amélia se met à vibrer et à sonner, provoquant un air surpris sur son visage de mulot. La jeune femme se précipite, renvoie l'appel qui tombe sur la messagerie. La Terrible raccroche, recommence l'opération, louvoyant davantage dans la direction de la petite sotte. De nouveau, elle tombe sur la messagerie et réitère son geste. Et encore. Jusqu'à la quatrième fois où, mortifiée, Amélia Levy décroche enfin, provoquant chez sa chasseresse un sourire si gourmand qu'il en devient presque indécent.

« Derrière vous, Amélia. »

Car c'est bien le cas, car elle est déjà là, dans son ombre, dans son dos, le sourire certain et le regard assassin. Sa main se tend en direction de la silhouette qui se tourne lentement et qui se fige en la voyant, l'invitant ainsi à lui rendre l'objet qu'elle tient entre ses mains.

« Ce n'est pas le vôtre, me trompe-je ? »

Pour peu, elle en aurait presque l'air bienveillante, avec ses airs d'ange et sa voix douce. Le rictus qui éclaire son visage prend des aspects métalliques, acérés. Tout ce qui lui importe, c'est que personne n'ait rien à lui reprocher... En lieu et place d'une telle difficulté, la Discorde s'empare de l'esprit du premier passant alentour, pour l'étourdir et l'épingler à la scène, le nourrir d'un jugement rapide et sans appel.

« Je... Je suis désolée... Je...
- J'ai pour habitude d'espérer que tous mes invités repartent avec l'entièreté de leurs effets personnels, vous savez.
- Je... Comprends.
- Je me doute. »

Ils sont déjà nombreux, à se rassembler autour d'elles, à la condamner en silence... Le regard de Garance cherche l'inspire Desrosiers du regard, effleurant le visage de Kaïs au passage, sans s'y attarder. « Grégoire ? » appelle-t-elle, attirant l'homme comme une mouche avec du miel. Il est là, elle lui tend son téléphone, sans en rajouter, laissant la Discorde faire son office. Malphas se retire, revenant déjà vers lui, le joueur, celui qui n'a pas loupé une miette du spectacle et qui l'entraîne déjà à quelques pas de la foule. La masse humaine ne fait pas preuve de la moindre douceur à l'encontre de la demoiselle Levy, douchée par une pluie de reproches et d'accusations. La blonde sourit, le cataclysme dans son dos, taquine.

« Alors... Qu'est-ce que j'ai gagné..? » Ses pieds viennent se poser à proximité des siens. « Tu veux encore jouer ? »

Nous avons toute la soirée.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) Mer 23 Aoû - 3:12 ()
Walking through the fields of gold
Look at me in the apocalypse
Y'a rien à faire, il n'a fallut que dix minutes au gamin. De dix minutes, de belles paroles, d'un jeu débile, et peut-être d'une dizaine de coupes de champagne en trop dans le gosier. Et voilà. Le gosse s'est épris de sa maîtresse d'école. Aussi violemment qu'un coin de meuble dans le pied. Ça laisse le même « merde » au bord des lèvres. La même sensation de soulagement quand la douleur du coup finit par passer. Parce que ouais … merde. Y'a l'admiration qui éclate dans les mirettes. Y'a les mirettes qui ne lâchent pas les courbes de Garance. Y'a des compliments qui se perdent contre sa langue, y'a les applaudissement silencieux qui tambourinent dans son crâne face à l'artiste. Dans ses opales, y'a le feu d'artifice aux teintes similaires du visage d'Amélia en décomposition qui crépite. Il est ravi le salaud.

Le coup de foudre, peut-être bien. De ceux qui n'existent pas dans la vraie vie. De ceux un peu malsain, sans doute, aussi. Parce que c'est pas le corps qu'il convoite – même si clairement, il ne refuserait rien au premier écartement de cuisses –  c'est le talent souverain qui s'étale devant ses prunelles émerveillées. C'est la tyrannie dansante sous la robe Prada. Avec élégance. Et politesse. Tout est parfaitement orchestré. C'est de l'art. Le sien. Et Kaïs, il vient d'en trouver son maître.

Parce que l'humiliation publique, quand le rôle de la victime croule sur les épaules de quelqu'un d'autre, ça a quelque chose de mentalement orgasmique.
Un coup de foudre malsain, donc.

Il accueille avec modestie le retour du monarque déjà accroché à son bras. Dos au chef d’œuvre, ils s'éloignent comme deux héros d'une explosion, celle là même qui prendrait des allures salvatrices. Ils viennent de sauver le monde, au moins. La musique devrait bientôt se lancer dans la salle, les noms défiler sur l'écran, les fesses ramollies se lever. Mais le générique tarde. Les acteurs poussés par le venin du jeu en ont décidé autrement. « Alors... Qu'est-ce que j'ai gagné..? »  La récompense est déjà quémandée, et le narcissique détient la réponse entre les dents depuis le premier sourire échangé. « 06.07.08.09.10. Je te fais confiance pour le retenir. » Il insiste le toutou. S'il n'a pas réussi à choper le numéro de la belle au premier round, il trouve un moyen détourné de se voir offrir une place dans son répertoire au second. Parce qu'il ne peut décemment pas la laisser s'envoler au bout d'une nuit. Elle est celle qu'il cherchait sans chercher toute sa vie. Y'a pas d'amour, de niaiserie ou ce genre de conneries là dedans. C'est presque bien plus que ça. Il a trouvé son pilier ce soir, là, entre deux poupées fardées. Ou quelque chose d'approchant. Un truc magnifique : le respect.

Le coup de foudre qu'il se répète en boucle dans sa caboche de con. Et ça s'explique pas. Ça en tuerait la magie.

« Tu veux encore jouer ? » Il espérait une suite, il osait pas demander le faux timide. Mais ce soir tout semble lui être offert sur un plateau coulé dans l'or. C'est elle la reine, mais elle le fait sentir comme digne de siéger à ses côtés. Alors qu'il n'est encore que le fou placé là pour divertir la cour. Y'a encore ses preuves à faire. « Oui. Laisse moi au moins l'occasion de faire aussi bien que toi. » Il veut briller aussi, l'égoïste. Il veut bomber à nouveau son torse, plié par une fierté mal placée. Il veut encore se tordre dans des scènes créées par sa langue de pute et ses doigts de marionnettiste. Ça lui donne du pouvoir au présentateur. Ça le fait exister. « Puis j'imagine qu'il y a encore tellement à faire. » Y'a toute une flopée de pantins à disposition, prêt à se faire coller l'étiquette « victime » sur le front.  Maintenant que l'hésitation est balayée et l'ennui banni de la soirée, ce serait presque du gâchis de ne pas s'en servir, n'est-ce pas ? « Dis moi simplement ce que je dois faire. » Et il obéira dans la seconde. Comme ça. Un doigt pointé, et il s'inclinera. Un mot lâché, et il s'inclinera. Et ça, sans même s'apercevoir, qu'au final, lui aussi fait partie des poupons aux poignet emprisonnés, le corps pris dans la toile d'une supériorité qu'il n'oserait pas imaginer.

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Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

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Sujet: Re: walking through the fields of gold (garance) ()
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walking through the fields of gold (garance)
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