boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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quand on est un vrai
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 endlessly (blanche)
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the last young renegades
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Sujet: endlessly (blanche) Ven 31 Mar - 12:11 ()
endlessyly
Hopelessly I'll love you endlessly
Hopelessly I'll give you everything
But I won't give you up
I won't let you down
And I won't leave you falling
If the moment ever comes
Il est fier de lui Kaïs. Depuis le retour de Blanche, pas une seule fois il ne s'est servi de son portable pour voir ce qu'elle pouvait bien bricoler de son côté. La routine brisée dès sa porte claquée, la haine n'a pas cessé de gonfler sa poitrine. Parce que la scène des retrouvailles joue en boucle dans son crâne, parce qu'il revit l'espoir éclos et fané en moins d'une demi heure. Parce qu'il ne l'a jamais vraiment oublié et qu'elle est venue avec ses grands yeux tristes et son ventre de femme enceinte pour le narguer et lui rappeler qu'elle existe, en chair et en os, pas simplement sur l'écran de son portable. Avant d'emporter avec elle quelques morceaux du palpitant déjà disloqué douze ans plus tôt. S'il croyait naïvement qu'il pouvait gérer ce fantôme du passé et qu'Alexia était la seule et unique à personnifier sa faiblesse, il a maintenant conscience de l'ampleur de son erreur. Blanche signifie encore trop pour lui, elle représente tout ce qu'il aurait pu avoir et tout ce qu'il aurait aimé avoir. Un autre essentiel. Quelque chose de similaire au lien étroit qu'il conserve depuis longtemps avec sa sœur. Mais peut-être plus encore, parce que les scénarios de leur histoire sont déclinables à l'infini mais ont été soufflé par l'ouragan Blanche lorsqu'elle a quitté son appartement. C'est ce qu'ils auraient pu être et qu'ils ne seront jamais, toutes ces possibilités qui ne bourgeonneront pas, qui peignent sa dépendance à la poupée blonde. Et ça l'énerve. Il s’énerve. Elle l'énerve. Mais il semble sur la bonne voie, sur celle de la guérison, la désintoxication se met en place. Ses veines se lavent du poison des mots de Blanche. D'une lenteur incroyable, mais l'organisme se nettoie assez pour qu'il arrive à espérer décrocher un jour complètement de la tyrannie de son premier amour. Il n'a pas bronché lorsqu'il a appris les intentions de Lola. Il n'a pas couru vers Blanche pour tout lui rapporter, pour lui annoncer l'identité de celle qui s'acharne à la voir morte pour une erreur d'adolescente apeurée. Mais parce qu'au fond, il pense pouvoir la gérer, lui retirer son obsession pour la blonde alors que lui même en est toujours prisonnier. Sa façon à lui de la protéger. Malgré tout. Même s'il ne se l'avouera jamais clairement.

Tout ça était très bien, ça s'annonçait bien. Mais voilà qu'on revient lui foutre Blanche dans son décor. Sur son plateau, l'obligeant à lui parler, sans la possibilité de cracher sa peine et sa haine. La présence des caméras le contraignant à rester correct et professionnel. Il n'a pas fait le malin quand on a lui a annoncé le nom de son invité. Il s'est retrouvé con avec les questions dans la main et une interview à préparer avec celle qu'il aurait aimé ne pas recroiser tout de suite. Putain, douze ans d'absence, douze longues années à ne pas se croiser et voilà qu'elle débarque chez lui et à son boulot en l'espace d'une semaine. Le sort s'acharne, le disque se raye. Et il se retrouve devant la loge de l'invitée avant que le JT ne commence. Il hésite à frapper, il hésite à la renvoyer hors de son studio. Mais il s'enfuie rapidement lorsqu'il capte de l'agitation derrière la porte. Non, il ne peut pas gérer seul les prunelles clairs de Blanche. Il va avoir besoin de monde autour, de l'équipe, des caméras, des téléspectateurs pour ne pas perdre pieds, pour se contrôler. Alors il souffle, il va se mettre à sa place, on l'équipe et bientôt il entend les vannes nulles de Mathys dans son oreillette. « … et du coup il tombe à l'eau. » Mais il ne rit pas Kaïs, il est pas d'humeur le gosse. « Bah alors qu'est ce que t'as aujourd'hui ? C'est madame avec une brioche au four qui t'a fait perdre ton humour ? » Il n'aurait pas dû lui raconter, il connaît pas les limites Mathys. Mais quand il a cherché un compagnon qui irait dans son sens pour vomir sur Blanche, il n'a trouvé que lui. Il est le meilleur pour ça, mais il ne sait pas se retenir. Et clairement là, Kaïs aurait besoin qu'il apprenne à se contrôler et à déceler les bornes à ne pas dépasser. « C'est pas grave si elle attend un kinder surprise va, je t'en trouverai une autre si tu veux procréer, une pas difficile parce que … » « Tais toi. » Et enfin la nuisance sonore dans son oreille disparaît. Quelques minutes d'accalmie avant qu'enfin … « Attention, l'infanterie arrive. » Et Blanche arrive sur le plateau, la mâchoire se serre pendant qu'elle s'installe. Aucune formule de politesse ne franchit ses lèvres, même pas un simple bonjour. L'accueil est froid, et il se remercie déjà de ne pas caser un mot déplacé alors qu'ils sont coincés encore un moment ensemble. Il évite même de croiser ses iris, faisant semblant de fouiller dans ses fiches.

« Dis donc c'est vrai qu'elle a pris du poids, elle ... » Il essaye de ne pas écouter, cherchant Mathys des yeux derrière les caméras pour lui faire comprendre qu'il est temps d'arrêter ses conneries. « … bientôt le corps d'un cachalot. On ira la harponner quand elle se sera échouée sur les quais de Seine si tu veux. Ça doit se revendre cher la peau de ses bestioles bourgeoises, non ? » Et le silence retombe alors que l'équipe autour d'eux s'agite, le direct est dans quelques minutes. Et il n'est pas vraiment prêt à sourire avec Blanche à ses côtés, sur son plateau. Qu'est ce qui lui a pris de foutre les pieds ici putain. Elle n'avait pas une échographie à faire ou un autre mec à emmerder plutôt que de s'acharner sur lui ? N'ont-ils pas fait un accord tacite quand elle claqué la porte, celui de ne plus jamais se revoir ? Il aurait signé tout de suite pourtant si elle lui avait tendu le stylo. Non … non bien sûr que non, il n'aurait pas signé. Il n'arrive pas à se leurrer à ce point Kaïs.

« Vous un peu chiants là, je veux du sang moi. Propose lui un verre d'eau. » Le présentateur fait non de la tête. Non. Hors de question de briser la glace. Il est trop buté, trop blessé. « Va y. Ou je chante. » Et il chante, le son des casseroles dans son oreille réussit à le faire craquer en quelques secondes seulement. « Tu veux un verre d'eau ? » Une question balancée de but en blanc. Une question futile, inutile, mais qui lui fait faire le premier pas quand même. Putain de Mathys.

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Spoiler:
 

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Soon
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Sujet: Re: endlessly (blanche) Mar 25 Avr - 18:13 ()
endlessyly
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Les talons claquent durement sur le carrelage. Les travailleurs s'écartent pour la laisser passer. Blanche comme à son habitude semble distante et froide. La tête haute, le regard caché par une paire de lunettes, elle est si figée que l'on pourrait parfois croire qu'elle n'est faite que de glace. Mais à l'intérieur, elle bouillonne Blanche. Derrière ses lunettes et sa démarche assurée, elle ne cesse de repenser à la semaine dernière où elle s'est enfuit de chez Kaïs. Ces retrouvailles, c'était une mauvaise idée, ne peut-elle s'empêcher de se persuader depuis des jours. Elle n'en a parlé à personne. En même temps, personne ne connaît réellement son passé à Blanche. Elle a coupé les ponts avec ce dernier depuis bien longtemps. Cette semaine, elle n'a cessé de penser à toutes les choses merdiques qui lui arrivent. Tout d'abord cette histoire avec Kaïs, elle n'arrive pas à s'enlever le jeune homme de la tête malgré ses efforts. Chaque nuit, elle rêve de lui. Elle se voit claquer la porte de cet appartement qu'elle n'a vu que quelques minutes. Et puis une fois la porte fermée, c'est Richard qui lui fait face. Parce que Richard, elle doit le retrouver un jour, elle le lui doit bien. Elle n'a pas encore trouvé le courage d'annoncer la nouvelle au directeur de l'Eden mais les semaines passent et bientôt, la presse ne fera qu'une bouchée de l’événement. Elle ne sait pas encore qu'elle histoire débile elle va raconter aux journalistes. Richard ne voudra certainement pas être mentionné dans tout ce tapage médiatique et elle ne peut pas lui en vouloir pour cela. Ils ne se sont jamais rien promis tous les deux. De toute façon, ce n'est pas le genre de Richard de promettre quelque chose. Mais Blanche sait qu'on attendra d'elle une réponse parce que les ragots, c'est désormais la seule chose qui reste aux Parisiens. La descendante Bonaparte, miraculeusement enceinte alors qu'elle ne fréquente personne.
«Bonjour Madame, je vais vous conduire à votre loge. Très belle... très belle robe aujourd'hui. » A travers ses lunettes, le regard acier de Blanche coule sur son assistante personnelle. Elle ne dit rien mais le message est passé. L'assistante se tait et prend les devants pour guider Blanche dans les dédales du journal. Elle sait Blanche que sa tenue a quelque chose de ridicule. Profondément attachée à l'idée de garder un 36, la jeune femme n'a pas pris la peine d'acheter d'autres vêtements malgré sa condition. Et ce qui devait arriver, arriva. Enceinte de quatre mois, elle ne rendre plus dans rien. Tôt dans la matinée, elle a commencé a expédier ses habits dans les quatre coins de la chambre en remarquant que son ventre faisait obstacle à tous les bouts de tissu. Elle a ragé, crié, hurlé, comme si sa vie n'était pas assez compliquée, il fallait aussi qu'elle voit son corps enfler. En dernier état de cause, elle n'a eu qu'une seule solution. Une horrible solution. Pressée par le temps, elle a du monter chez la voisine du dessus, chez une dame d'une cinquantaine d'années très adorable, pour lui emprunter une robe. La voilà ainsi fagotée d'une robe taille 50 et des années oubliées, génial pour passer à la télévision.
« Il y a eu quelques petits changements Madame... » Arrivée dans la loge, Blanche pose ses affaires et enlève ses lunettes. Malgré le maquillage, les cernes de plusieurs nuits d'insomnie ne sont guère cachées. Elle est affreuse aujourd'hui, rien de plus à dire. « Quel problème ? » Elle n'aime pas les surprises ou les changements de dernière minute Blanche. Elle préfère quand tout est carré, clair et concis. « Et bien finalement c'est un autre présentateur qui va vous recevoir... Monsieur Osmane. » La jolie blonde recrache l'eau qu'elle est entrain de boire. Jusqu'ici, elle n'avait jamais répondu favorablement aux demandes du journal à cause de Kaïs. Elle ne voulait pas lui faire face. Mais cette fois-ci, on lui avait juré que ce n'était pas lui, que le jeune homme était en vacance ou quelque chose comme ça. Alors Blanche avait accepté. Parce qu'elle ne pouvait décemment pas bouder le journal le plus influant de la capitale. « On s'en va. » Elle se lève, elle a envie de tout envoyer valser.  Son visage encore plus fermé, elle est a deux doigts d'exploser. Mais au moment d'ouvrir la porte de sa loge, elle se retrouve face à un homme qui lui signale que c'est à elle. Blanche réfléchit. Si elle part ainsi, adieu sa réputation, on la traitera de diva. Elle n'a pas besoin de ça en ce moment. Elle décide de prendre son courage à deux mains malgré tout ce que cela lui coûte.
Elle entre dans le plateau, la lumière se fait aveuglante. Elle fait exprès de ne pas croiser le regard de Kaïs. Elle sent sa présence, elle sait qu'il est là mais elle se refuse à voir son visage. A partir du moment où elle a décidé de quitter l'appartement en claquant la porte, elle a fait une croix sur lui. Blanche est froide, tellement froide que des murmures commencent a courir dans l'assemblée. On savait la Bonaparte femme d'affaire mais pas antipathique alors qu'elle dirige une association. Elle s'assoit dans un fauteuil qu'on lui désigne. Elle n'arrive pas à jouer la comédie. Pas cette fois, ça devient trop dur. Elle sent que quelqu'un s'assoit sur le fauteuil d’à côté, c'est Kaïs. Elle n'a pas besoin de le voir pour reconnaître son parfum. Il ne cherche pas à lui dire quelques mots, le silence est pesant entre eux. La tension gagne le plateau, à quelques minutes du direct, tout le monde commence à s'agiter.  « Tu veux un verre d'eau ? » Sur l’accoudoir, la main de Blanche se contracte, sa joue tressaute. Elle a envie de cracher son venin sur lui, de crier autant qu'elle le peut mais elle ne fait rien. « Venant de toi, je n'ai besoin de rien. » Murmure t-elle d'une voix tranchante. Personne n'est suffisamment près à part Kaïs pour l'avoir entendu.  Et puis enfin, son regard acier se lève du sol pour se braquer sur le visage du jeune homme. « Tu m'as déjà bien fait comprendre l’opinion que tu avais de moi. » Elle serre tellement des poings qu'elle peut sentir ses ongles entrer dans la paume. Il la croit profiteuse Kaïs, celle qui a besoin de lui tout simplement parce qu'elle est engrossée. « Silence sur le plateau ! » Le direct se lance, il ne durera que quelques minutes. Quand le mot direct s'allume en rouge sur un panneau, Blanche tente du mieux qu'elle peut de former un sourire sur son visage. Elle est tellement crispée qu'une veine discrète sur le côté de son cou pulse sauvagement.

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