boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 I'll Find You. (Andy)
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the mighty bush : Contrôle de la douleur – Capacité à absorber comme à provoquer la douleur chez sa victime. C'est un pouvoir qui nécessite beaucoup d'énergie mais qui vit aussi au gré des humeurs de son propriétaire, l'obligeant à se maîtriser de son mieux. Il peut également transférer la douleur d'une personne à une autre... L'absorption de la douleur a tendance à laisser des marques sur ses propres nerfs tandis que le don de celle-ci va lui faire perdre de sa sensibilité.
Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.
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Sujet: I'll Find You. (Andy) Lun 3 Avr - 20:37 ()
I'll find you
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La soirée a été longue.
C'est ce qu'il se dit quand sa carcasse s'écroule finalement dans le canapé. Son collègue l'a déposé en camion et c'est à peine s'il a ôté son uniforme avant de s'abandonner au soupir fatigué du meuble en cuir. La soirée a été longue, c'est le cas de le dire, à cette époque où les nuits sont encore trop fraîches pour ne pas mettre la vie des miséreux en danger. Ce soir étrange où la lune n'est pas haute mais où les silhouettes se jettent dans des bars, derrière des comptoirs. Sous les roues d'une voiture. Il s'est lavé les mains, il avait encore du sang sous les ongles. L'homme souffle doucement, s'allumant une cigarette. Et Aymeric contemple l'obscurité, sentant son esprit s'alléger, se vider. Il n'y a rien de plus qu'un immense silence, une absence de tout. Aucun souvenir. Juste les ombres qui courent le long du mur, à mesure que les voitures passent dans la rue, balayant son intérieur de leurs phares. Juste le calme omniprésent dans son appartement. Personne pour l'emmerder, pour l'arracher ni à ses bonnes résolutions ni à la fatigue qui lui pince la nuque. Il sourit, bien malgré lui. La soirée a été longue. Marquante. Il sourit, pourtant.
Aymeric finit son café.
Il écrase sa cigarette.
Aymeric est fatigué.
Et il s'endort sans avoir eu la bonne idée d'aller se coucher.

Qui oserait le réveiller ?

Elle osera en toutes circonstances. Ça résonne, d'abord, comme un vieil air de blues qui vient claquer dans le silence. Une voix d'un autre temps se lamente sur les femmes. Trouble. Cette femme. Il grogne, l'homme, l'ours, quand on l'arrache de force aux bras chaleureux de Morphée. Il décroche avant d'avoir ouvert les yeux, la reconnaît sans avoir besoin de regarder l'écran. Il devine avant qu'elle ne parle. Une main vient essayer de défroisser ses traits tandis que sa voix rauque remplace la sonnerie de son téléphone.

« Qu'est-ce que tu me veux, chérie ? »

Il daigne enfin jeter un œil à l'heure, soupire doucement. Il sait déjà ce qu'elle veut, ou du moins n'a pas grande difficulté à se faire une liste relativement exhaustive de toutes les choses qu'elle pourrait lui balancer au milieu de la nuit. Et dire qu'il l'appelle encore Andy Chérie, sa dévoreuse de rêves, son démon de minuit, son empêcheuse de tourner en rond. Qu'il est con, aussi, à toujours lui céder, à toujours répondre présent... Vraiment con.

« Viens me chercher. »

Bingo. Gagné. Il grommelle. Bien sûr qu'il viendra la chercher, même si Monsieur aimerait bien l'envoyer chier. Lui dire de se démerder. Juste une fois. Comme ça. Pour voir comment ça fait... Mais il s'arrachera à son canapé, passera son blouson en cuir et sautera dans ses bottes sans réfléchir plus que ça. Il viendra. Elle le sait, d'ailleurs, c'est pour ça qu'elle l'appelle toujours quand elle est dans cet état là.

« Est-ce que tu sais où tu es, au moins ? »

Non.
Pour changer.
Elle finira bien par réussir à l'user. Rompu par l'habitude, il se détache du confort nocturne et précaire de son lit de fortune. Tout n'est plus que réflexe, pour un temps. Il avance au radar. Il lui demande où elle est, encore, ce qu'elle voit autour d'elle, s'il y a des gens avec elle, s'il peut leur parler. Il dresse dans son esprit l'ordre de priorité dans lequel il va appeler ses amis. Leurs connaissances communes. Les autres idées qu'il pourrait avoir. Et pendant ce temps, il passe un débardeur, enfile machinalement sa veste de moto, lace ses bottes de deux mains, son téléphone coincé entre son oreille et son épaule. Elle quémande, à l'autre bout du fil. Elle réclame, la Poupée.

« Bien sûr, que je viens te chercher. Tu sais bien que je viens toujours. Et que je vais te trouver... »

La chorégraphie, ils la connaissent par cœur. Il raccroche en attrapant les clés de sa bécane, commence à descendre les escaliers d'un pas vif, à mesure que le sommeil ôte ses griffes de son esprit embrumé. Il appelle les personnes susceptibles d'être avec elle, réfléchit à l'itinéraire le plus efficace pour explorer tous les recoins de ses lieux de décadence préférés. Si bien qu'il ne remarque pas tout de suite que la porte de son garage n'est pas tout à fait fermée. Aurait-il failli ? Manqué de respect à sa vieille Harley ? Il se fige, oubliant pour une seconde la blonde en détresse qui l'attend quelque part dans Paris. Il serre déjà les poings. Les mâchoires, aussi. Il est prêt à tout, surtout au pire. La porte de taule est soulevée sans aucune délicatesse... Puis il fronce les sourcils. Pendant deux battements de cœur, il ne comprend pas vraiment ce qu'il a sous les yeux, Aymeric. Finalement, il soupire, passant une main lasse sur son visage, masquant les quelques étincelles soulagées qui viennent illuminer son regard.
Parce que son Harley n'a rien.
Parce que sa blonde va bien.

« Andy... Qu'est-ce que tu fais là ? »

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Allegeance : elle sait que les révolutionnaires seront les premiers à découvrir la vérité et elle est prête à tout pour les aider, même à utiliser son pouvoir qu'elle maudit.
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mar 4 Avr - 18:25 ()
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Le ciel pleure et elle l'accompagne. Les gouttes tombent sur son crâne, d'autres glissent sur ses joues, le maquillage bave, le noir coule, et elle coule avec lui. Accrochée à sa bouteille en verre, elle renifle. Elle a froid sur son bout de trottoir, elle a faim, soif, elle a mal Andy. L'heure passe, l'alcool aussi. Quelques silhouettes abritées par des parapluies se fondent avec la nuit parce que la vue se trouble. Ça empêche la mémoire de prendre le dessus sur la vieille poupée. Elle est trempée, mais elle ne se déloge pas tout de suite de son squat. Il lui faut du temps pour réapprendre à marcher. Il lui faut du temps pour que son monde arrête de tourner.

Et les abysses l'appellent.

Un battement de cils. Puis deux. Elle se réveille dans le noir, allongée sur un sol trop dur pour sa peau délicate. Ça tambourine dans le crâne, ça fait éclore la peur dans le ventre. Il lui faut Aymeric. La pensée est automatique, la pensée est naturelle. Elle attrape péniblement le portable coincé dans la poche de son jean encore humide. Et ça sonne. D'autres larmes menacent de couler quand elle patiente. Parce qu'elle ne sait faire que ça. Chialer. Pour rien, pour tout. Mais surtout pour lui. Et enfin, il décroche. Enfin, il lui accorde l'attention qu'elle réclame. « Qu'est-ce que tu me veux, chérie ? » Lui. Toujours lui. « Viens me chercher. » Mais elle ne s'est pas où elle s'est encore égarée cette fois. Il y avait la pluie et la rue. Andy et le trottoir. L'alcool et la peine. Et maintenant tout est sombre. Elle s'est trouvée un nouveau lit, un nouveau nid inconnu. Et elle a peur, elle sait pas où elle a atterri. Y'a pas de lumière pour la rassurer, y'a pas les bras d'Aymeric pour la calmer. « Est-ce que tu sais où tu es, au moins ? » « Non. » Elle geint, les doigts se crispant sur le téléphone dans une main, les ongles griffant la bouteille vide dans l'autre. « J'me suis perdue. » Encore. Une nouvelle fois désorientée par une quantité d'alcool que son corps n'a toujours pas appris à gérer. Par une habitude malsaine et le réconfort que ça fout dans sa tête. Ça fait taire sa mémoire, ça la soulage. Et toutes les raisons du monde sont bonnes pour continuer de s'enfoncer dans ses conneries. Elle peut pas dégager ses routines sans y perdre l'équilibre. Alors elle continue, elle tourne en rond. Et advienne que pourra.

« Tu viens ? » Elle a toujours cette angoisse dans le cœur qu'il cesse de répondre à ses appels de détresse, qu'il ne soit plus là pour la rattraper lorsqu'elle saute. « Bien sûr, que je viens te chercher. Tu sais bien que je viens toujours. » Pour l'instant. Elle attend ce jour où il ne répondra plus, ce jour où elle l'aura enfin dégoutté pour de bon. Elle cherche pourtant les solutions pour repousser ce jour fatidique, pour l'éradiquer complètement si c'est encore possible. « Et que je vais te trouver ... » « Okay … » Et elle se retrouve à nouveau seule. Livrée à elle même, avec  une peur, aussi rationnelle que celle d'une gosse de quatre ans, pour seule compagnie. Elle imagine les monstres venus la bouffer dans l'ombre, elle imagine le sol craqueler sous son poids, les scénarios déraillent, ils font pomper le sang plus vite. Elle ose pas bouger par crainte de se jeter dans la gueule d'un loup affamé qui n'aurait pas encore remarqué la présence de la viande à deux trois pattes de lui. Alors elle serre la bouteille contre son cœur pour se protéger inutilement.

Mais bientôt la lumière vient brûler ses rétines fragiles. Et Aymeric apparaît sous un halo éclatant, l'ange descendu du ciel, le chevalier servant sans sa monture venu pour sauver la princesse de ses démons. « Andy ... Qu'est-ce que tu fais là ? » La réponse ne vient pas tout de suite. Elle protège d'abord ses prunelles de la clarté, le bras en guise de barrière placé sur son visage. Elle se retourne, dos à la lumière, dos au prince. « Nothing. » L'anglais résonne, le naturel revient quand elle a la tête en vrac, quand elle s'assomme. Elle en oublie parfois la langue de Molière, faible sacrifice pour tout ce que ça lui apporte en échange.

Elle sait même pas où elle a foutu les pieds, elle se souvient pas d'avoir bougé de son morceau de béton. Elle se souvient pas, et ça fait du bien putain. « J'ai rien fait. »  Elle est innocente, il ne peut rien lui reprocher sinon soigner ce que lui ne peut pas soigner. Mais sa culpabilité transperce chacun de ses mots. « Sorry. Désolée. » Sa voix de gamine prise en faute n'est pas le moins du monde masqué. Elle veut qu'il soit tendre avec elle, Andy elle aime pas ses sermons, elle aime pas voir la désolation assombrir ses mrettes quand il la regarde. « M'en veux pas. » Un « J'ai pas fait exprès » qu'elle retient de justesse. « J'ai froid Aymeric. » Elle réclame encore, se rappelant des vêtements qui collent à la peau, du froid qui glace encore ses os. Lui mentionnant au passage qu'elle a besoin d'attention et qu'on s'occupe d'elle puisque impossible de le faire soi même. Comme si l'un d'eux pouvait l'oublier.

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N. dit
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Dernière édition par Andy Brixton le Jeu 6 Avr - 21:59, édité 2 fois
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 5 Avr - 0:09 ()
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Nothing.
Rien de plus que d'habitude. Rien de moins que d'habitude. Rien qui ne la rende plus vivante ou qui la mette plus en danger. Rien qui ne la blesse davantage qu'à l'accoutumé. Rien qu'il ne saurait guérir, de nouveau. Son regard s'ancre à sa silhouette, elle qui lui tourne le dos et refuse la lumière. Andy refuse toujours la lumière et Aymeric soupire en silence, pour ne pas qu'elle l'entende, pour ne pas qu'elle ait mal. Rien de franchement nouveau dans leur univers.

La partition est respectée scrupuleusement.
Il devine déjà sa culpabilité, ses larmes, sa voix de petite fille. Il sait déjà ses tremblements et ses désespoirs. Il sait déjà qu'il va lui céder sans même essayer de prendre les armes. Parce que c'est Andy. Parce que c'est Aymeric. Parce que c'est écrit, que c'est comme ça. Il s'approche doucement, tandis qu'elle lui annonce qu'elle n'a rien fait. Rien du tout. Nothing. Qu'elle est désolée, bien sûr, parce qu'elle préfère avoir son pardon que ses sermons. Elle lui demande de ne pas lui en vouloir, et lui s'accroupit à côté d'elle, la couvant d'un regard fatigué. Et elle a froid.

« I'm glad you're okay... »

Sa petite poupée.
Il soupire doucement, une seconde fois, caresse sa joue humide du bout des doigts et les laisse courir jusqu'à la bouteille vide qu'il ôte de ses bras. Le verre sur le béton résonne un moment dans le garage, comme l'écho fantasmagorique de toute la boisson qu'elle a avalée. À même le goulot. Comme un bonhomme. Doing it like a dude, Babe. Elle est fragile, Andy, elle n'est pas comme lui. Il était brisé, lui aussi, mais il a toujours été plus grand. Plus fort. Plus décidé. Lui s'est relevé... Et elle n'a fait que sombrer. Les mâchoires serrées, sans dégoiser un mot de plus, l'homme observe sa blonde d'une prunelle qu'il voudrait tranquille et bienveillante. Il est sans doute un peu trop tard pour ça, la bienveillance s'arrête vers une heure et quart, quand il n'est pas de nuit. Doucement, il ôte son blouson et sa chemise, se retrouvant en débardeur dans l'obscurité grelottante qui l'entoure toute entière. Elle. D'une main experte, qui la connaît par cœur, il lui enlève son pull et l'enroule dans sa chemise, la recouvrant de sa veste. Sans s'arracher d'un commentaire, ni d'un reproche, il se relève et la prend dans ses bras, la décollant du sol pour la lover contre son torse. Elle est légère, Andy. Elle l'a toujours été, depuis le premier soir où il l'a soulevée pour la plaquer contre un mur, pour s'approprier son corps de poupée. Il lui semble parfois qu'elle est chaque jour un peu plus légère, un peu plus malade, un peu plus morte de l'intérieur.

Le cadavre de la bouteille est abandonné derrière eux.
Le garage se fera, pour une nuit, cimetière de mauvaises idées. Malgré lui, il vérifie deux fois que le cadenas est bien fermé avant de se détourner et de prendre la direction des escaliers. Elle n'aime pas les ascenseurs. Pas quand elle a le mal de mer. Son fardeau dans les bras, Aymeric grimpe les marches, évitant de la regarder pour le moment, pour délaver tout ce que son regard pourrait dire à sa place. Il sourit un peu quand il sent ses bras s'enrouler autour de sa nuque.

« Je t'ai dit que je te trouverai... Tu n'as pas été difficile à chercher. »

Pour une fois.
Ils arrivent au sixième, puis dans son salon. Il l'installe sur son canapé sans même réfléchir, embrasse son front pour excuser son abandon, quand il se redresse et la laisse seule pour un instant. C'est une valse à laquelle ils ne savent plus échapper. Surtout pas lui... Lui qui répond, à chaque appel, et qui la cherche à chaque supplique. Lui qui l'a quittée sans jamais vraiment réussir à l'oublier, qui continue de brutaliser ses mecs dès qu'il voit une larme dans ses yeux, qui défonce les gueules des dealers qu'il croise, qui fait des nuits blanches pour la chercher dans les rues et les nuits parisiennes... Lui qui reparaît déjà, des serviettes dans les bras, et qui commence à sécher ses cheveux sans un mot, avant de lui ôter ses chaussures, de faire glisser son jean trempée le long de ses cuisses aussi pâles que frigorifiées. Il la déshabille petit à petit, la sèche sans dire un mot, avant de l'enrouler dans un plaid épais en polaire.
Aymeric est un homme de peu de mots et, sa tâche accomplie, il sourit doucement.

« Tu veux manger..? »

Tout ce qu'il pourrait lui dire dort dans le fond de ses prunelles, dans les obscurités qui ne sont pas bavardes, près des illusions qu'il ne berce plus depuis longtemps. Ce soir, il est juste soulagé de l'avoir trouvée, sans doute parce que ça a été facile, parce qu'il n'a pas eu le temps d'avoir peur... Les reproches se sont envolés avant même d'être formulés. Il n'y a plus que la Poupée, ses tremblements hypothermiques et son besoin d'Aymeric. Ce qu'il ne lui refusera pas. Parce que ça aurait pu être pire. Parce que ça aurait pu être quelque chose. Alors il lui sourit, un peu tristement, un peu discrètement, sans doute distraitement. Il lui sourit pour lui dire que ça va aller, que ce n'est sans doute rien et qu'il est content que ce ne soit pas davantage que ça. Rien. Un coup de fil. Six étages à descendre. Une blonde dans un garage. Six étages à remonter. Il lui sourit parce qu'elle est belle, Andy chérie, surtout quand elle est calme. Surtout quand elle a l'odeur de la pluie et que l'eau tombée des cieux a lessivé celle de l'alcool.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 5 Avr - 20:14 ()
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« I'm glad you're okay ... » « I'm not okay » qu'elle retient entre ses lèvres. Elle va jamais bien Andy, à croire que le soleil ne brille plus dans son décor, à croire qu'il n'a jamais existé. C'est plus facile de s'apitoyer et de s'enfoncer dans les ténèbres que de se relever. Elle est pathétique la poupée. Elle mérite pas l'attention d'Aymeric, elle mérite pas d'aller mieux. Riley a raison de l'engueuler, il a raison de lui offrir une pelle pour creuser son trou. Mais ça s'accroche, là, quelque part dans ses tripes. Ça s'accroche à la vie, à l'espoir. Même s'il n'est plus qu'un point lumineux lointain. Merci la lâcheté qui ne la fait pas sauter, merci cette mémoire qu'elle maudit et qui pourtant lui rappelle pourquoi elle doit continuer de tourner avec le reste du monde. Elle n'est pas totalement perdue encore, elle tangue au dessus du gouffre, elle vacille près du vide, mais elle est toujours là la blonde. Elle résiste. Mal, très mal. Mais elle lutte à sa manière. Assez pour faire croire au prince qu'il y a encore quelqu'un à sauver.

Les doigts coulent contre sa joue avant de voler le précieux doudou d'une nuit. L'amie d'un soir est arrachée, et elle geint légèrement quand il la lui retire. Peut-être qu'il y restait quelques gouttes pour son palais asséché. Elle n'aime pas le gaspillage, surtout quand il est question de ses compagnons Vodka, Whisky et Rhum. « But … » Mais rien du tout. Sa plainte est dissipée par le pull qui passe au dessus de sa tête. Et bientôt l'odeur d'Aymeric l'enveloppe, lui ôtant toutes les lamentations de la bouche. Pour l'instant. Parce qu'elle en a toujours en stock dans sa gorge, l'ingrate. Mais là, elle se détend, elle se laisse rassurer par l'aura du sauveur, bientôt ballottée dans ses bras, bientôt bercée par les mouvements. Blottie contre son torse, elle se sent enfin à sa place dans ce monde. Ses mains viennent se verrouiller derrière sa nuque, elle est bien là Andy. Elle aimerait que le temps s'arrête un peu pour profiter.

« Je t'ai dit que je te trouverai ... Tu n'as pas été difficile à chercher. » Elle comprend pas. Elle a pas capté de s'être échouée dans son garage, d'avoir voulu dormir près de sa moto. La mémoire fonctionne plus. Elle sait pas où et comment elle a foutu les pieds là où il l'a trouvé. Elle se souviendra quand le sang aura fini de se diluer à l'alcool. Parce que les souvenirs finissent toujours pas revenir, comme un boomerang reviendrait en pleine tronche. « Merci. » Elle ne sait pas pour quoi elle le remercie exactement. Pour l'avoir trouvé ou pour avoir voulu la chercher. Mais elle ne le lui dira jamais assez, n'est ce pas ? Elle le bredouille une nouvelle fois quand son cul touche le canapé. Elle le souffle encore quand ses lèvres se déposent délicatement sur son front. Mais il se redresse, et la désapprobation d'Andy aussi. « Don't … » Mais il est déjà parti. Et l'attente semble paraître une éternité. Elle a le temps de se tourner et retourner au fond du canapé. Elle a le temps de balayer les yeux du sol à la recherche d'un chouchou ou d'une culotte abandonnée qui ne lui appartiendrait pas. Elle a le temps de faire valser sa tête en dessous et derrière le sofa. Ça bouge à l'intérieur du crâne, ça râle d'être bousculé. Mais elle ne peut pas s'empêcher de vérifier. Même si elle n'a plus le droit de faire péter des crises de jalousie ou de crier à l'adultère, elle s'inquiète qu'il en rencontre une autre, la bonne. Celle qui l'arrachera définitivement à elle. Elle se remet en place quand il revient, soulagée et satisfaite de ne pas avoir trouvé quoi que ce soit pour troubler son cœur déjà en vrac. Elle se laisse manipuler entre les doigts habitués d'Aymeric. Elle oserait presque pas parler la poupée pour pas bousculer la routine. Elle se dit que c'est dommage qu'elle ait besoin d'être dans cet état de merde pour avoir son attention. Elle se dit qu'elle n'a plus que ça pour le retenir et le faire revenir. Elle a rien compris Andy, mais ça ne l'empêche pas d'y croire.  Le rituel se termine et elle se sentirait presque mieux maintenant au chaud avec la présence du prince dans le coin. « Tu veux manger ..? » L'estomac se réveille à la question, elle a faim, elle aurait besoin d'éponger l'alcool. Mais les images et les odeurs de bouffe font monter l'acide sur sa langue, la salive vient remplir sa bouche. « Oui. » Elle va se forcer, parce qu'elle est quasiment sûre de pas avoir bouffé depuis 24h. Y'a que l'alcool qui danse dans son ventre.

« Aymeric attends. » Elle veut pas qu'il s'en aille si vite. Elle tend sa main pour attraper la sienne, le forçant comme elle peut à s'asseoir près d'elle. « Juste deux minutes. » Deux minutes de calme. Deux minutes pour profiter. Aussi parce qu'elle ne peut pas s'empêcher de toujours réclamer plus. La tête posée contre l'épaule du pompier, les paupières closes, elle s'envole un peu la blonde. Mais la tête vide commence à se remplir, la sieste improvisée l'a éloignée de son moment de flottement. Alors les pensées reviennent se bousculer pour préparer le terrain et dérouler le tapis rouge aux souvenirs. Et dans cette cacophonie de pensées, y'a un truc qui émerge. Un truc qu'elle aurait bien voulu confier à Aymeric. Là, maintenant. Comme si c'était la meilleure idée du monde. « Aymeric ? J'ai pas été tout à fait … » Mais le téléphone sonne dans son jean roulé en boule sur le sol. La sonnerie interrompt le fil de ses pensées déjà désordonnées, ça la réveille comme un électrochoc. Elle s'emmêle avec le plaid pour tendre la main vers le pantalon, tombant à moitié du canapé dans sa lutte. Elle sait qui c'est. Elle avait promis de rester éveillée pour son appel. Le portable est trouvé avant que la sonnerie ne s'arrête et elle décroche sans réfléchir. Alors qu'elle aurait dû. Elle n'est pas dans les meilleures conditions pour lui parler. « Hey dad. » La voix paternelle répond mais ce n'est plus qu'un écho, elle a trop chahuté la poupée. Elle se défait du cocon fabriqué par Aymeric, parce qu'elle sent que ça va mal tourner. « Just … hold on. Wait. Attends. Don't hang up. » Elle croit qu'il grommelle à propos de la communication trop chère mais elle tend déjà le téléphone au prince avant de se ruer vers les toilettes. « Me suis pas. » qu'elle gueule au loin. Elle veut pas qu'il la voit vomir, pas encore.

Sur le chemin elle manque de s'étaler sur le sol à plusieurs reprises, bambi était pas encore prêt à marcher, encore moins à courir. Elle se met à genoux rapidement devant la cuvette et … et rien. Fausse alerte putain. Mais elle ne revient pas au salon, pas tout de suite. Elle va d'abord croiser son reflet pathétique dans le miroir de la salle de bain, sa main venant négligemment effacer le peu de noir qui lui restait sur le visage. Elle ressemble à rien, encore et toujours. Elle déteste ce qu'elle voit, alors ses prunelles se décalent, tombent ironiquement sur la fenêtre qu'elle rêverait de franchir si elle en avait le courage. Elle est là pourtant, elle l'appelle. Appel. Merde. Papa. Elle revient au salon à la même cadence que sa fuite. Mais le portable n'est plus dans les mains d'Aymeric. « Il a raccroché ? »

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Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Jeu 6 Avr - 22:33 ()
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Oui.
Et cette chanson lui revient. Andy. Dis-moi oui. Chérie.
Il lui sourit, Aymeric. Il aime qu'elle lui dise oui... Cela dépend de la question, sans doute. Il y a longtemps c'était pour savoir si elle avait pensé à racheter du whisky. Aujourd'hui, c'est juste pour espérer qu'elle acceptera de s'alimenter. De survivre, un jour de plus. Parce que s'il ne peut plus vivre au quotidien avec elle, s'il la trouve dangereuse, irresponsable, égoïste... Parce que s'il sait qu'elle le manipule, qu'elle abuse de lui, qu'elle sera toujours prête à tout... Il n'envisage de vivre dans un monde où elle n'existerait pas, au moins quelque part, même loin de lui. Surtout loin de lui. Peut-être. À ce sujet, il est toujours très contradictoire... C'est pour ça qu'ils en sont , ce soir.
Alors il sourit, parce qu'il est content de l'entendre dire qu'elle veut manger. C'est stupide, un peu niais, terriblement indétectable derrière l'épaisseur de sa barbe, mais il est content. Le mastodonte se redresse, s'apprête à aller examiner le contenu de son réfrigérateur masculin mais sevré, en espérant y trouver de quoi faire un repas digne de ce nom.

« Aymeric attends. »  

Il attend, se retourne, regarde cette main frêle qui s'enroule autour de la sienne. Elle a toujours été ridiculement fine et lui ridiculement fort. Il retient un rire en la voyant essayer de tirer, de toutes ses forces épuisées, s'étonne même d'être d'aussi bonne humeur en sa présence, lui qui est plus habitué à ne ressentir qu'angoisse et frustration. Parce qu'il ne la voit que dans cet état, ou presque. Quand elle pue l'alcool, qu'il a passé une partie de la nuit à la chercher, l'autre à la défendre, et enfin à la remettre en état avant de s'écrouler dans son lit, vidé. Ce soir, le schéma est plus simple, plus facile à appréhender, et il se surprend à ne pas être agacé, tout juste fatigué. Ce soir, il est d'excellente composition et s'installe à côté d'elle dès qu'elle le réclame, ne se contente pas de mettre son corps à disposition du sien et ose même refermer ses bras autour d'elle pour la serrer contre lui. Ce soir, Aymeric aussi se surprend à vouloir oublier et pose une main contre sa nuque pour la bercer. L'homme se surveille, pour ne pas se prendre au jeu, pour ne pas y prendre trop goût, pour ne pas glisser ses doigts dans les mèches claires et trempées qui chatouillent cette main, posée sur cette nuque. Un soupir s'échappe de ses lèvres et il la serre davantage. Andy se calme, s'apaise, on pourrait la croire prête à s'endormir. Elle parle, pourtant. Elle n'a pas été tout à fait... Sonnerie intempestive, qui vient briser la bulle délicate qui les entourait.

La demoiselle se précipite, trébuche, se tortille et récupère son téléphone dans le fond de sa poche. C'est un miracle que l'appareil daigne encore fonctionner en considérant la quantité d'eau qu'il a dû absorber. Hey dad. Ses prunelles se posent dans son dos et il la voit déjà faillir, trembler, s'abandonner au vertige. Il se redresse d'un bond, pour l'accompagner jusque dans les tréfonds de sa déchéance, sans la moindre hésitation... Ce qu'elle lui refuse, lui collant le téléphone d'autorité dans les mains pour lui interdire de la suivre. Aymeric soupire. Des vagues de souvenirs viennent lui claquer à la gueule et lui arrachent un grondement sourd. Son regard tombe sur l'écran. Ses oreilles perçoivent les piaillements anglophones de son père. Il prend la communication tandis que ses yeux s'ancrent à l'encadrement du couloir, pour la guetter.

« Hi William... She's not feeling well.. She worked really hard today and she was quite tired... »

Lui trouver des excuses est l'une de ses spécialités. Les deux hommes échangent encore un moment, pour quelques secondes concises que leur virilité renforce d'une distance cordiale. Puis elle revient et il devine sa silhouette avant même qu'elle ne tangue dans sa direction. Le téléphone a été déposé sur la table basse, les vêtements trempés ramassés et balancés dans la machine à laver.

« Il a raccroché ?
- Oui. »

Mais ce n'est pas tout.
Il en fait sans doute un peu trop... Mais il s'en fout.

« You're sleeping here, tonight. Il tâchera de rester éveillé, tu l'appelleras avec mon ordinateur demain matin. Je te réveillerai, je te ferai ton café... »

Il a des airs durs, comme ça, le barbu... Des airs, surtout. Des attitudes. Des blindages multiples pour le protéger des autres. Mais pas d'elle. Il aimerait bien, d'ailleurs, savoir vraiment se protéger d'elle... Il suffit qu'elle le regarde avec ses grands yeux bleus pour faire voler ses belles résolutions en éclats. Deux pas les séparent, qu'il franchit d'un seul pour l'entraîner derrière lui, l'emmener jusque dans la salle de bain et nettoyer son maquillage de poupée triste. Il s'applique, de gestes qu'il aimerait tendres mais dont il n'est pas entièrement convaincu de la douceur. Il fait de son mieux. Il récupère un tee-shirt à lui qu'il l'aide à enfiler pour couvrir son corps un peu mieux que ne le faisaient ses sous-vêtements. Avec la même douceur, le même silence, il en profite pour vérifier rapidement qu'elle n'est pas blessée puis il prend sa main et la promène jusque la cuisine.

« Do you remember when we lived in Chicago ? We were coming home so late I made you breakfast before going to bed... »

Le réfrigérateur illumine la pièce de sa lumière criarde. Il sort des œufs, du bacon, des haricots blancs et des saucisses. Il récupère du pain de mie dans un placard, allume le toaster et sort une poêle. La cafetière et la bouilloire sont mises en route. Monsieur s'applique à préparer le petit-déjeuner britannique de ses souvenirs, celui qu'il dévorait dans les pubs de Londres, après son service, avant de rentrer chez lui, celui qui a hanté son palais pendant des années, qu'il a appris à cuisiner jusqu'à le réaliser par pur automatisme, même avec trois grammes dans chaque bras.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Lun 10 Avr - 23:28 ()
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Il a raccroché, et elle fronce les sourcils Andy, elle voulait parler au papa, la capricieuse. C'était ce qui était prévu, alors pourquoi a-t-il raccroché avant de lui raconter où est-ce qu'il avait atterri cette fois ? La question n'a pas le temps de naître sur sa langue, il reprend déjà les rênes de la conversation. « You're sleeping here, tonight. » « But he … » « Il tâchera de rester éveillé, tu l'appelleras avec mon ordinateur demain matin. Je te réveillerai, je te ferai ton café ... » « Okay. » Elle peut pas refuser la poupée. Pas quand Aymeric lui offre un lit et ses services. Et une nuit avec lui surtout. Il a tout prévu, alors elle murmure un nouveau merci avant de se faire entraîner ailleurs. Vers cette fenêtre qu'elle rêve toujours de franchir, qu'elle continue d'observer pendant qu'il s'occupe d'elle. L'effort est monstrueux mais elle arrive à détacher le regard de la vitre qui continue de chuchoter son nom. Et elle les voit ces deux brosses à dents qui la narguent dans leur verre. Ces deux objets du quotidien qui se font reines dans la salle de bain de son prince. Y'en a une de trop, y'en a une qui devient plus importante qu'elle ne le devrait. Mais quand elle ouvre la bouche pour questionner, protester, reprocher, elle est interrompue par le t-shirt qu'Aymeric essaye de lui enfiler. Et quand il vérifie son corps, elle vérifie avec lui distraitement. La lèvre inférieure mordillée à la recherche de bleus que Riley aurait pu laisser. Mais il n'y a aucune marque de propriété du roi sur sa peau nacrée. Pas cette fois. Les anciennes blessures ont disparus alors que les nouvelles n'attendent qu'un geste de Riley pour apparaître.

Et bientôt elle est emmenée loin de cette foutue brosse à dents qui fait éclore trop de réclamations dans son ventre. Elle sait qu'elle n'a plus aucun droit, Andy, et surtout pas celui de laisser exprimer sa jalousie. Elle n'a plus lieu d'être depuis qu'il est parti. Et pourtant ça lui bouffe les tripes, ça lui ronge à l'acide le palpitant au ralenti. Et c'est pire lorsqu'il évoque la ville où il l'a quitté. Soulagée de ne pas avoir sa mémoire pour mettre les images sur ses émotions, elle tourne autour du pompier, ses pas dans les siens. Pire qu'un toutou qui suit son maître, elle s'arrête quand il s'arrête, les doigts venant frôler le bras dénudé. « I do remember. » Elle gémit la poupée, parce qu'elle n'aime pas qu'il lui rappelle ce qu'ils n'ont plus et ce qu'il ne pourront plus avoir. Ça lui manque cette vie, elle a l'impression d'avoir été moins triste à l'époque, parce qu'il y avait toujours un mot d'Aymeric pour la faire sourire ou ses bras pour la rassurer. Parce qu'ils étaient deux contre le reste du monde et qu'elle était à sa place.

Y'a les larmes au bord des yeux, le sourire triste et les jambes qui s'éloignent. Y'a le cul qui se pose sur une chaise et les doigts qui tapotent le bois de la table pour occuper l'esprit. L'homme s'affaire pendant que la princesse attend, rumine, subissant les effets de l'alcool qui se dissipent peu à peu. Quelques flashs flous éclatent devant ses yeux. Elle y décèle la silhouette d'Aymeric, elle imagine très bien ce que sa mémoire essaye de lui imposer. Et ça la fait hésiter un instant, est-ce qu'elle devrait chopper dans la poche de son jean un bonbon magique qui la calmerait avant d'aller dormir. ? C'est l’éveil de sa mémoire qui répond, qui rappelle qu'elle a laissé le stock chez elle. Elle va devoir rester sage et accuser le coup de sa cervelle qui va continuer à s'activer. « I can't forget, Aymeric. » Sauf quand elle boit à s'en bousiller les neurones ou s'assomme pour ne plus penser. Là, elle arrive presque à oublier un peu ce qui lui manque. Et pourtant, ses mains trouvent encore automatiquement le numéro du sauveur. Parce qu'elle l'a dans la peau d'après l'expression, pas seulement dans la tête.

Il pose l'assiette devant elle mais elle ne touche pas à la nourriture. L'estomac est noué par le reste d'alcool qui y danse, et par ce qu'elle a vu dans la salle de bain. Elle s'accroche aux détails, aux trucs insignifiants qui pourtant la dérange. Il est loin le soulagement de ne pas avoir trouvé de culotte sous le canapé. « Can I take a shower first ? » Elle est chiante, Andy. Elle s'en doute. Mais elle n'ose même pas regarder le contenu de l'assiette maintenant que la mémoire revient la titiller. Au risque de fondre en larme pour une poignet de haricots. Elle veut s'éloigner de là, des souvenirs qui menacent de refaire surface à chaque regard qui glisse.
« And … Aymeric ? Why … I  noti… you've two toothbrushs. »

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mar 11 Avr - 7:59 ()
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Ça sent le bacon, tout ça.
Ca n'a pas l'odeur de la tristesse, ça ne sent pas davantage les remontées gastriques, ça ne sent pas l'alcool. Ça sent le bacon. À quelques détails près, ça ressemble même à ce qu'il rêvait pour eux, quelques fois, après le petit-déjeuner nocturne, quand ils se tenaient l'un l'autre dans les draps en position fœtale comme des noyés pour repousser les vertiges éthyliques et garder leur repas dans le fond de leur estomac. Ça ressemble vraiment à ce quotidien un peu paresseux et tendre qu'il s'imaginait être le leur dans ses moments d'errance où il rêvait de devenir sobre. Ça. Ça n'a pas vraiment de sens, ça n'a pas vraiment de cohérence, ça est instinctif, reptilien, possessif. Ça, c'est Andy et Aymeric, Aymeric et Andy, Brixton and Strauss. Ça, c'est le frisson qui cavale malgré lui le long de son échine quand elle effleure sa peau. Ça, c'est la morsure de nostalgie au creux de son ventre qui lui rappelle qu'il n'a jamais vraiment su se détacher d'elle. Qu'il l'aime un peu moins à chaque fois qu'elle boit, qu'il l'aime un peu plus à chaque fois qu'elle l'appelle pour qu'il la sauve. Qu'elle a la peau douce. Qu'il y a eu une époque où sa vie était plus douce, plus romantique. Ça, c'est le souvenir un peu trop prenant du temps où Andy appartenait à ses bras.

& you do remember.
Well, so do I.
Mais quoi qu'il fasse, il se surprend à la détester à chaque bouteille d'alcool qu'elle boit, qu'il aimerait partager avec elle. Aymeric soupire, pour disperser les nuages de sentiments et de souvenirs qui viennent lui embrumer la tête. Il ne peut pas. Il ne peut plus. Il en crèverait. Même s'il sait bien, l'Ours, qu'elle sera toujours là. Que, dans le fond, il ne la laissera jamais partir. Qu'il ne veut pas être guéri d'elle. Ça, et tout son contraire. Ça et son rêve de devenir pompier, de parvenir à être suffisamment sobre pour repartir sur les routes dès qu'il en aura l'occasion, dès qu'aura abouti la Révolution. Ça et son besoin de la savoir loin, pour qu'elle ne le tente pas, pour qu'elle ne le brise pas. Ça, c'est tout ce qu'elle le perturbe. Et ça marche à chaque fois.
Elle le sait.
Il la soupçonne d'en être parfaitement consciente et de venir foutre le bordel dans son crâne consciemment.
Pour s'amuser.
Il en est persuadé.

Perdu dans ses pensées, l'homme peine à réaliser qu'il a déjà fini de cuisiner. Il se lave les mains, prépare les assiettes. Installée sur la table à manger de la cuisine, la seule de tout l'appartement, Andy a des airs d'enfant perdu quand il dépose son repas devant elle. Des larmes se sont accrochées à ses cils. Sans doute parce qu'elle vient de réaliser qu'il n'y aura pas une goutte d'alcool de plus pour la soulager ce soir. Pas ici. Pas chez lui. Il ferme les paupières, une seconde, avant de les rouvrir. Elle est belle Andy, mais elle est folle, aussi. L'assiette ne l'intéresse plus. Elle veut prendre une douche.

« Tu dois reprendre des forces, avant... Sinon tu vas faire une chute de tension. »

Il sait de quoi il parle. Il imagine déjà le scénario catastrophe. La blonde qui s'effondre, qui se fracasse le crâne. Ce ne sont que des arguments qui viennent alimenter l'instinct premier qu'elle cherche à attiser chez lui. Ce ne sont que des raisons de plus pour qu'il ne la laisse pas seule dans la salle de bain. Son regard caresse l'angle de son visage, redessine la finesse délicate de ses traits. Elle est belle, putain, mais il ne supporte plus les larmes dans ses yeux. Elle doit manger. Elle le sait. C'est l'une des pulsions les plus naturelles du corps humain, ce n'est pourtant pas compliqué. Aymeric ne touche pas davantage à son assiette, la main posée sur sa fourchette. Aymeric est agacé. Il la contemple, comme un tableau dont on aurait du mal à percevoir le sens sans pouvoir en détacher les yeux.
Parle.
Tais tes inepties.
Et parle-moi.
Parce qu'elle doit bien vouloir en venir quelque part, n'est-ce pas ?

« And … Aymeric ? Why … I  noti… you've two toothbrushs. » Et son cœur rate un battement. La vision lui serre le palpitant, pour une longue seconde où l'homme peut sentir l'onde de douleur partir de sa poitrine et courir jusqu'à son encéphale. Elle le ramène des années en arrière. Et il ne supporte plus l'angoisse qu'il lit dans ses grands yeux bleus. Quand bien même elle n'a pas le droit de lui demander quoi que ce soit. Quand bien même il ne devrait pas lui répondre. Parce qu'il en ramène, des nanas. Et il y a celles qu'il ne ramène pas. Mais aucune ne s'installe. Jamais. Alors il sourit, bien malgré lui, derrière sa barbe. Sa jalousie le détruit autant qu'elle le renforce. Ça n'a pas fini de les faire sombrer.

« Come here... » dit-il, en décalant sa chaise et en ouvrant les bras, attendant qu'elle se lève, contourne la table et vienne s'installer sur ses genoux. Il a la voix rauque, Aymeric, mais le timbre tendre. Sa voix a toujours été plus bavarde que lui, son ton plus éloquent que son visage. Il se maudit d'agir ainsi dès qu'il l'emprisonne dans ses bras et respire l'odeur de sa gorge. Il est dans la merde et il continue de creuser gaiement sa tombe. Si seulement elle avait pu lui faire perdre trois heures à la chercher pour le forcer à se battre en arrivant et l'insulter au passage, ça aurait été plus simple, d'une certaine manière.

« I have two toothbrushes, indeed... But you already know the answer to your question... » Il embrasse sa joue et la tourne délicatement vers son assiette à lui, tend le bras pour récupérer la deuxième fourchette, la pose de son côté à elle. « The second one is Eden's. » La petite sœur. Sa petite sœur. La prunelle de ses yeux. « Elle passe beaucoup à la maison, elle a des affaires ici... »

Et ce n'est rien de plus compliqué.
Rien de plus alambiqué que sa petite sœur.
Celle pour qui il l'a quittée, en son temps, répliquera-t-elle. Il s'en fout. Aymeric s'empare de sa fourchette et amène une bouchée de haricots entre ses crocs. À bien y réfléchir, il lui semble qu'il a oublié de manger en rentrant, lui aussi. « Tu dois manger. Just one or two bites. Et ensuite, douche. » Son bras libre s'enroule autour de ses hanches, la maintient distraitement contre lui, dans une gestuelle forgée par l'habitude. « S'il te plaît. Pour moi. » Elle a besoin de nourriture pour éponger l'alcool qui danse encore quelque part dans son ventre. Qui menace de lui retourner les tripes. Et il sait que, en formulant la chose ainsi, elle ne la lui refusera pas. Ça les rend faibles, tous les deux.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 12 Avr - 21:37 ()
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« Come here ... » Et elle obéit la poupée docile, elle s'en va sur les genoux du prince. Elle tangue moins sur le chemin, heureusement que le trajet est court, et la cadence est lente. Au cas où. Elle s'installe sur Aymeric comme une gosse qu'un adulte ne sait plus comment calmer. « I have two toothbrushes, indeed ... But you already know the answer to your question ... » Elle en est pas certaine Andy, elle aurait pas osé poser la question sinon. Ou peut-être que si. Juste pour être sûre. Juste pour vérifier qu'une autre n'est pas en train de prendre sa place. Parce que ça finira bien par arriver, elle s'en doute.« Maybe not. » « The second one is Eden's. » Elle n'aime pas ce nom. Ce prénom a détruit leur couple, c'est à cause de sa foutue disparition qu'Aymeric a voulu partir, et Andy le retenir. De la mauvaise manière, certainement. À coup de chantage mal placé et de crise exagérée. Mais elle était prise au dépourvu Andy. Elle aussi avait une annonce à faire. Un truc qu'elle a jamais osé lui confier depuis. Alors oui, elle a horreur de cette sœur qui a fait basculer sa vie dans le vide. Mais vaut mieux que ce soit elle plutôt qu'une Marie ou une Elodie, n'est-ce pas ? « Elle passe beaucoup à la maison, elle a des affaires ici ... » « Great » qu'elle aimerait rétorquer sèchement, qu'elle retient entre ses dents serrées. La question était déjà de trop, elle a pas le droit d'en rajouter. Alors elle n'en rajoute pas. Malgré la contestation qui lui brûle la langue.

« Tu dois manger. Just one or two bites. Et ensuite, douche. » Non, c'est pas ça qu'elle a demandé. Elle veut se laver de cette odeur d'alcool qui lui donne la nausée, de cette odeur de bouffe qui rempli sa bouche d'acide. « But I ... » « S'il te plaît. Pour moi. » Elle attrape la fourchette, résignée. Elle peut pas lui refuser ça, ils le savent. Alors elle se force à prendre des haricots, une fois, deux fois. Et elle tourne la tête pour camoufler la larme qui roule sur sa joue, un mélange d'images vaporeuses de petit-déjeuner, d'Aymeric et de son père devant les yeux. Une troisième bouchée pour souligner l'effort. Les choses qui lui manquent défilent encore au fond de ses opales. Les contours deviennent plus nets, les sons s'en mêlent. Le temps de répit a été trop court. Combien de temps a duré sa sieste improvisée pour que les effets se dissipent aussi rapidement au réveil ? « Okay, done. » Elle laisse tomber la fourchette dans l'assiette, ici, là et dans plusieurs tableaux du passé. Et elle file sans l'attendre, elle ne peut pas rester avec lui maintenant que les souvenirs se multiplient. C'est trop douloureux. Ce n'est pas pour rien qu'elle « s'arrange » toujours pour le voir avec une mémoire silencieuse. C'est pour elle, pour ce cœur meurtri qui en peut plus de souffrir, qu'il cesse de se renverser aux souvenirs d'Aymeric et de leur vie d'avant.

Elle retourne dans la salle de bain, comme elle peut, c'est toujours pas évident de mettre un pied devant l'autre. Elle hésite un instant à balancer la brosse à dents d'Eden par la fenêtre qui continue de la narguer, mais elle est sage Andy, elle se contente d'ouvrir le robinet de la douche.

La douche, l'eau, la pluie.
Et la mémoire qui revient.

Elle voit la pharmacie, ses clés qui tournent dans la serrure, la bouteille en verre encore à moitié remplie dans la main. Elle se rappelle, le trou noir se comble. Elle voit son ombre fouiller, voler ce qu'elle ne vole pas normalement. Elle sait ce qu'elle a fait. Même si les visions sont encore vagues. Mais elles le sont suffisamment pour qu'elle ressente ce besoin de vérifier. Alors elle coupe déjà l'eau avant de rejoindre de nouveau le salon, les doigts explorent à nouveau le jean. Mais pas pour le portable cette fois, c'est pour le bâtonnet qu'elle a volé.

Trouvé.
« Fuck. »

Mais pas moyen de savoir si elle l'a utilisé et si non s'il est encore utilisable avec l'humidité du pantalon. Elle subit sa mémoire, elle la maîtrise pas, c'est elle qui contrôle Andy. La malédiction serait trop légère sinon.

Mais y'a les pas d'Aymeric dans son dos qui la fait sursauter. Et sa main qui fourre précipitamment le test de grossesse dans la poche. Les souvenirs du premier positif y'a quelques années dans le crâne. Elle se redresse, l'air coupable d'une gosse de quatre ans prise en train de faire une bêtise. « You … » Non, il a rien vu. Impossible. « J'vais me doucher. »

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Ven 14 Avr - 19:05 ()
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« Okay, done. » La résistance a été de courte durée, à peine existante. Suffisante, en somme. Chaque fois qu'elle se bat contre les instincts les plus naturels de son anatomie, il a envie de la dévorer, de la fondre à son corps, si bien qu'elle ne pourra plus se blesser. Chaque fois qu'Andy refuse d'être en vie, il se surprend à rêver de violences qu'elle n'imagine pas, pour la forcer à exister, parce qu'il y a trop de bordel dans sa tête pour qu'il puisse lui expliquer pourquoi elle doit le faire. Rester en vie. Pour lui. Il ne peut pas le lui dire. Il n'en a pas le droit. Ça se bouscule, avec la fatigue. Ça se bouscule mais il ne dit rien. Il ne parle pas, Aymeric, c'est une constante dans son univers... Ca évite de ne pas pouvoir revenir en arrière. Il sourit et murmure un « merci » qu'elle n'entendra sans doute pas, tandis qu'il caresse sa nuque du bout des doigts. Il en est là, à devoir la remercier de bien vouloir bouffer... Et, le pire, c'est que ça ne l'interroge même pas. La poupée s'échappe, lui file entre les doigts, l'abandonnant devant son assiette. Qu'à cela ne tienne, il la laisse s'en aller, préférant finir son repas...
Ou presque.
Parce qu'elle est là.
Toujours.
Quelque part.

L'oreille du géant traîne, malgré tout, suit son périple avec attention. La salle de bain, d'abord... Cette salle de bain gigantesque, assez grande pour contenir son corps aux proportions monstrueuses, recouverte de carrelage, pleine de dangers pour une silhouette trop fine et chancelante. Il se déteste de s'inquiéter ainsi pour elle. À chaque détour. À chaque idée. Le monde n'est pas digne d'elle. Le monde est trop dangereux pour elle. L'eau dans la douche, habituelle mélodie rassurante, l'angoisse un peu... Aymeric repose sa fourchette et soupire. Aymeric s'agace lui-même. Il se lève, débarrasse la table et se passe une claque d'eau fraîche sur le visage. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit. Il s'énerve. L'Ours secoue la tête et se fait une raison à sa propre connerie. C'est toujours comme ça, quand il s'agit d'Andy. Il fait toujours n'importe quoi. La table de la cuisine est nettoyée, la vaisselle balancée dans l'évier. Il entend ses pas courir dans le couloir, en direction du salon. Se chercherait-elle une sucrerie ? Pas ici. Pas chez lui. Il la rejoint, sans aucune discrétion, pour lui laisser une chance de se planquer, pour éviter la dispute... Elle est là, assise devant son jean, une main dans la poche. Il ne pose même pas de questions, la dévisageant avec calme. Il serait temps d'être adulte, non ? Ou peut-être pas. Elle le fuit, encore, et retourne dans la salle de bain...

Tantale.
Corneille.
Il erre en plein dilemme.
Il grommelle, surtout, comme l'animal qu'il sait être, quand il se sent acculé contre un mur. Sans raison. Le pompier soupire doucement et s'en fait une, de raison, prêt à la perdre dans une seconde ou deux. D'un pas toujours aussi léger, il suit la trace de la poupée pour rejoindre la salle de bain, hésite une seconde.

« Andy..? » Elle pourrait tomber. Elle pourrait se briser, en deux. Sa poupée. Il passe la porte après trois secondes d'hésitation, trouvant son tee-shirt sur le carrelage. Elle est déjà sous l'eau, sa silhouette abandonnée à l'eau chaude et à la buée derrière le panneau opaque qui la dérobe à ses yeux. Un mal pour un bien, sans doute. Il y a des souvenirs qui se bousculent, sous son crâne, et qui dansent derrière ses prunelles. L'homme se fige, s'arrête. Il ne sait pas quoi dire, hésite à signaler sa présence... Elle doit bien l'avoir entendu, non ? Il se sent gauche. Il n'aime pas ça. Elle le désarme à chaque fois. Et il ne soupire jamais autant que quand elle lui traîne dans les pattes. Aymeric finit par se gratter le fond de la gorge.

« Chérie... Je reste là... Au cas où t'aurais besoin de moi... So you don't get hurt. »

Voilà.
Parfait.
Très bien.
Il se détourne, s'adosse au mur, se laisse glisser au sol. Il cale ses coudes contre ses genoux, planque sa barbe dans ses bras, se contente d'écouter le ruissellement de l'eau, qui court contre le carrelage, contre le verre sombre qui les sépare, contre sa peau. Il cherche le chant de sa respiration à elle, cale la sienne sur ce rythme, par mimétisme, par habitude. Faire le vide. Oublier. Il essaye de ne pas se rappeler... Chicago. Leur loft, avec leur terrasse toit. Ils n'invitaient jamais personne. Ils avaient choisi un endroit sans mur. Ils ne s'échappaient jamais, si ce n'était dans le vice. Dans l'alcool. Il y avait la douche italienne. La baignoire ancienne. Ils aimaient l'eau. Il aime toujours l'eau. C'est pour ça qu'il a une salle de bain trop grande, un appartement trop vide. L'homme soupire, suit toujours ce souffle qui perdure sous la douche, au milieu des gouttes brûlantes qui courent le long des parois, de ses cuisses. Il pourrait dessiner son corps les yeux fermés. Il préfère oublier. Il fait noir, dans sa caboche. Il fait froid, aussi. L'ours préfère le froid et ses morsures rassurantes. Il se demande s'il y a une serviette à la disposition de la princesse. Se rappelle que oui. Continue de se raccrocher à la mélodie timide du jet d'eau. Et oublier, encore pour un instant, chasser les fantômes du passé, ne pas céder à la nostalgie. Il se laisse porter, finalement, par le murmure de son souffle qui fait écho au sien, se cale peu à peu sur son pouls qui le berce sans un mot.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 19 Avr - 17:36 ()
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Elle n'est pas enceinte. Sa mémoire lui ferait un malin plaisir à le lui rappeler si c'était le cas. Le bâtonnet n'est que le fruit d'un doute d'une âme égarée et enivrée. Elle n'a pas besoin de s'en inquiéter. Elle fuit sous les images nébuleuses qui éclatent là où elle ose poser son regard. Partout, sur le sol, sur les murs, sur les portes, partout. Sauf sur le visage d'Aymeric. Surtout pas sur lui. Elle se réfugie rapidement dans la salle de bain, se déshabille et file sous la douche sans attendre que l'eau se réchauffe. La tête en arrière, elle rêve de se noyer sous le jet, elle rêve de cracher sa haine, sa colère et surtout le désespoir de cette douleur mentale qui refait surface. Elle rêve d'expulser tout ça Andy, de ses entrailles, de son cœur, de ses poumons. La poitrine irradiée par les plaintes silencieuses de l'alcool qui s'envole, elle aimerait vomir le nœud d'émotions coincé à l'intérieur. Mais aucun son ne s'échappe de sa gueule ouverte sous le jet. Pas plus que la peine qui reste bien agrippée à ses muscles chimériques, à ses tripes. Pas prête à la quitter, elle comprime son corps entier, elle fait mal, elle déchire. Et elle n'a plus de remède sous la main pour calmer la tempête qui se soulève. « Andy..? »  Et y'a son prénom qui se répète dans un écho assourdissant au creux de son oreille. Toutes les fois où elle l'a entendu l’appeler se transforment en millier de murmures agaçants. Une nuisance sonore qui s'éternise, à en rendre folle la poupée. À vouloir crier « dégagez» aux voix dans sa tête, à vouloir s'arracher littéralement les cheveux pour occuper ses sens ailleurs. Y'a d'ailleurs ses doigts qui se collent à ses tempes pour calmer naïvement le supplice. C'est désagréable, c'est de la torture même avec  la voix du prince. C'est oppressant, surtout avec la voix du prince.

« Chérie... Je reste là... Au cas où t'aurais besoin de moi... So you don't get hurt. » Les larmes se mêlent à la cascade qui chatouille son visage. Parce qu'il est toujours là pour elle. Malgré tout. Et elle se rend bien compte qu'elle ne le mérite pas, qu'elle devrait s'en détacher pour son bien à lui. Mais elle n'arrive pas à s'y résoudre. Parce que c'est plus fort qu'elle, parce que c'est eux. Et même si elle n'osera jamais l'avouer à voix haute, elle l'aime encore. Trop. De cet amour démesuré, un peu fou, qu'elle devrait museler si elle tient tant à lui. Mais elle n'arrive pas à imaginer un monde sans Aymeric dans son décor, pour s'inquiéter, pour lui rappeler comment on vit, pour lui glisser que ça vaut encore le coup de marcher. Elle a ce besoin viscéral de continuer de s'accrocher à son bras pour ne pas sombrer, l'égoïste, elle a ce besoin vital qu'il lui retrace un monde plus beau que celui dans lequel elle erre depuis trop longtemps. Elle peut pas faire sans lui, alors les larmes coulent et se fondent avec le chapelet d'eau. Parce qu'elle lui fait mal autant qu'elle se fait mal. Et c'est pas ça qu'elle veut Andy. Elle aimerait qu'ils soient heureux. Ensemble. Mais ça semble trop demander pour la poupée craquelée.

« Okay. » Elle va pas se briser sous la douche, elle va pas fondre sous le jet. Elle est pas en sucre Andy. Elle peut survivre à l'eau chaude, sans glisser, sans se noyer. Même s'il lui arrive de vouloir trébucher juste pour qu'il puisse la rattraper. « Aymeric ? T'es toujours là ? » Elle l'entend plus, ça fait du bien à son crâne, mais ça crispe son cœur de penser qu'il pourrait la laisser. Encore. Il a foutu la peur de l'abandon dans sa poitrine, c'est à lui d'en gérer les conséquences. Peut-être qu'elle en joue un peu. Peut-être qu’inconsciemment ça l'arrange bien d'être à réparer. Parce qu'il continuer de s’intéresser encore un peu à elle. Et qu'elle n'a plus que ça pour le retenir. Plus que ses maladresses et sa chute pour les lier. « Aymeric ? » Une seconde de décalage entre ses questions, une seconde pour s'inquiéter, s'affoler, et tenter d'ouvrir la paroi vitrée de la douche pour vérifier. Mais ses doigts glissent avec l'humidité. « Aymeric ? » Sa voix grince, son cœur s'emballe. Elle se revoit coincée dans la voiture de sa mère partie acheter de l'eau. Elle revoit sa version gamine s'acharner sur la portière, coincée sous le soleil de plomb d'Australie qui tape sur la carrosserie. Elle est plus vraiment là, elle est plus vraiment sous la douche, elle ne sent même plus l'eau qui lui caresse la peau. Juste la chaleur, la peur, et cette foutue mémoire qui l'éloigne de la réalité pour l'emmener dans un cauchemar du passé. « Reviens. » C'est pas son sauveur qu'elle appelle, c'est à sa mère qu'elle crie à l'aide. Qu'elle revienne délivrer sa gosse du fourneau dans lequel elle a laissé. Un autre déserteur, un autre responsable du traumatisme qui continue de hanter sa vie.

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the mighty bush : Contrôle de la douleur – Capacité à absorber comme à provoquer la douleur chez sa victime. C'est un pouvoir qui nécessite beaucoup d'énergie mais qui vit aussi au gré des humeurs de son propriétaire, l'obligeant à se maîtriser de son mieux. Il peut également transférer la douleur d'une personne à une autre... L'absorption de la douleur a tendance à laisser des marques sur ses propres nerfs tandis que le don de celle-ci va lui faire perdre de sa sensibilité.
Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 19 Avr - 22:45 ()
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De l'art d'être . C'est tout ce qu'il sait faire, Aymeric, être là pour elle. Parce qu'il ne sait plus être à elle. Parce qu'elle l'a mis devant le fait accompli, et qu'il a guéri. Parce que ça a été compliqué. Parce que ça continue de le hanter.
Alors il y reste, là, sagement. La tête entre les épaules, à écouter sa respiration et la sienne, à se laisser bercer par le chant de l'eau sur sa peau, Aymeric reste à sa place et attend, sans broncher, sans râler, sans revendiquer rien de plus que sa santé. À elle. Avec une espèce d'acharnement qui finira par lui éclater à la gueule... Il le sait, bien sûr, mais il ne peut pas s'en empêcher. Parce qu'il répondra toujours présent, jusqu'au jour où ça lui coûtera sa santé mentale, ou sa vie, ou son âme. Il n'en sait rien, il ne sait rien, si ce n'est qu'il est dans la merde... Et qu'il continuera de ne pas mettre son téléphone en silencieux en allant au lit, même quand il est épuisé, même quand il essaye de l'oublier. Parce qu'on ne sait jamais.

« Aymeric ? T'es toujours là ? »

Sa tête se redresse, ses yeux se posent sur la paroi de verre. Qu'est-ce que tu crois? Il a envie de lui répondre que oui, que bien sûr, qu'il ne part pas. Qu'il ne part jamais vraiment, qu'il ne l'a pas quittée. Jamais. Même si c'est faux. Les prunelles rétrécies par l'adrénaline, par le doute, les questions, il suspend son souffle, les yeux rivés sur la douche. Est-ce qu'elle va bien ? Il se tait, il écoute. Pas de chute. Juste les gouttes. Et pourtant. Pourtant son nom résonne, dans la salle de bain. Aymeric. Aymeric. Reviens.

C'est de la torture.

L'homme se redresse, dans un bruit de muscles rouillés par l'attente, dans un geste porté par la précipitation et l'inquiétude, teinté d'une étrange curiosité. L'homme s'approche, de deux pas, s'arrête au coin du verre, pose une main sur l'épaisseur opaque qui les sépare, du côté de l'humidité, de celui de la poupée. Bien sûr, qu'il est . Parce qu'il l'a toujours été. Un soupir profond s'échappe de sa poitrine d'où s'évapore sa raison. Ce n'est pas une bonne idée, mais elle l'a appelé... Alors il cède. Sans réfléchir une seconde de plus, au risque de faire demi tour, il s'avance et apparaît enfin, cinq secondes après qu'elle l'ait invoqué. Il est , elle aussi. Son regard plonge dans le sien, lit sa perte et ses angoisses, les larmes qu'elle a versées et que le savon n'a pas su effacer. Elle a perdu le contrôle et lui ne cherche plus à le garder, lui qui s'approche encore sous le jet d'eau brûlant et qui vient l'entourer de ses bras, qui l'attire contre son torse et la serre dans un mélange étrange de force possessive et de douceur réconfortante.

« Toi, reviens... » murmure-t-il à son oreille, caressant l'angle d'une épaule du bout des doigts. « Moi je suis là... »

Il est toujours là, a-t-il envie de gronder, tandis qu'il la force à redresser la tête pour le regarder, pour qu'elle le voit, pour qu'elle arrête de lui échapper. Une main caresse sa joue, replace une mèche de cheveux plaquée contre sa tempe. Il ne supporte pas ses fuites, ses martyrs silencieux, alors il la vole à ses cauchemars sans le moindre remord, lui imposant sa présence sans même comprendre ce qu'il fait. Doucement ses lèvres effleurent son front, viennent apaiser ses yeux de baisers tendres, un peu fiévreux, qui chutent inexorablement vers ses lèvres, dont il s'empare sans une once d'hésitation. Il est là. Il est toujours là. Et son bras se resserre autour de sa taille, sa main accrochée à la courbe de sa mâchoire. Qu'importe la flotte, l'absurdité de la situation, il la refuse à ses démons et se l'accapare avec toute la délicatesse dont ses pulsions d'homme sont capables.

« Come back to me, Andy... » Grondement et tendresse. « Je suis là. Je suis toujours là. »

Il sera toujours là. Un soupir, encore, qu'il étouffe contre sa peau. Il la berce, là, sous l'eau, au milieu des vapeurs et de la nostalgie, au cœur de sa révolte et malgré les ombres qui menacent de la lui voler au premier moment d'inattention. Il la berce en marmonnant un vieil air de blues, celui qui l'annonce en toutes circonstances, de cette voix trop grave qui vibre plus qu'elle ne chante. Il la berce et couvre son visage de baisers légers avant de la caler contre son torse, sous la flotte, caressant son dos du bout des doigts. L'interdit lui brûle les extrémités. Il a cédé.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mar 25 Avr - 21:16 ()
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Le retour du bâton est violent. La punition pour avoir fait taire la mémoire est brutale, presque cruelle. C'est la vengeance qui la frappe en pleine tronche. Arrachée de la douche, elle est transportée loin dans le passé, loin dans les mauvais souvenirs, de ceux que le reste du monde essayerait de refouler. Mais elle n'a pas ce luxe Andy, elle n'a pas cette chance de s'abandonner à la confusion des souvenirs d'un cerveau lambda. Alors y'a les boucles pas encore décolorées qui se collent aux tempes, les poignets qui se tordent de milles façons pour déverrouiller la portière. L'épuisement qui arrive. Y'a le soleil qui tape contre la carrosserie, y'a la chaleur qui étouffe, la peur qui comprime. Et y'a la gamine de sept ans qui fini par s'endormir déshydratée. Seule, abandonnée pour la première fois. Y'a le réveil nauséeux, les bris de glace s'envolent et viennent couvrir la silhouette affaiblie. Y'a ce passant aux allures de salvateur, la lumière qui l'extirpe des ténèbres. Et plus tard y'aura le deuil et les mensonges d'un père. Maisn ça, elle ne le revit pas là, pas maintenant.

Maintenant c'est comme dans les contes de fée, le mauvais sort est brisé par le baiser du prince.

Elle revient sur terre, dans le présent, loin de la prison coulée dans la tôle chauffée. Le décor change, la réalité reprend sa place devant ses opales fatiguées. Mais malgré la voix rassurante et les gestes de réconfort qu'Aymeric lui offre, elle aimerait hurler, écraser son crâne sur le carrelage jusqu'à ce que le cerveau soit touché. Jusqu'à ce que le nid de la mémoire se détruise dans une marrée de sang. Qu'enfin la malédiction se lève faute de cible à réprouver. Elle veut que l'enfer s'arrête pour de bon. Plus jamais de saut dans les limbes du passé. Plus jamais de ça.

Elle se laisse pourtant faire, elle se laisse bercer par le son, les mains, l'aura du bienfaiteur Et inévitablement elle vit en parallèle d'autres douches, d'autres caresses, d'autres moments partagés à deux. Des instants beaucoup plus doux, moins angoissants que l'épisode de la voiture. Les paupières closes, le visage calé contre son torse, l'intérieur de la joue mordue, elle profite du calme après la tempête. L'effet du bad trip retombe doucement. Et c'est aussi pour ça qu'elle n'arrive pas à se détacher. Parce que si certains regards croisés sont douloureux, y'a aussi l'apaisement qui s'éveille sous les doigts qui parcourent sa peau. Elle peut pas faire sans lui, elle peut pas supporter son fardeau sans son aide. Elle a pas les mains assez grandes, pas la force assez présente dans ses muscles. Un jour, elle apprendra à contrôler sa mémoire trop développée, un jour elle apprendra, et ce sera grâce à la présence d'Aymeric dans son décor. Il est son catalyseur, son tout. Elle peut pas le laisser partir une seconde fois. Elle veut plus sombrer, elle veut plus vivre sans lui. Alors, enfin ses bras s'enroulent maladroitement autour du prince. Enfin elle fait l'effort de briser son mutisme. « Don't leave me. » Again.

Elle relève son menton de poupée, cherchant l'azur de ses yeux. « Promise me. » Une plainte, une supplique. Un murmure à peine soufflé. Quelques mots pour évacuer ses appréhensions qui s'accrochent. Elle veut qu'il apaise ses craintes, encore, une fois, deux, trois, autant de fois qu'il est nécessaire. Égoïste, elle a besoin de passer en premier plan, le sien. « Aymeric… I... I'm still in love with you. »

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 26 Avr - 23:27 ()
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I don't want to rest in peace,
we can haunt each other's dreams.

Des bras. Ses bras. C'est tout ce qu'il demande.
Tout ce qui lui importe.
S'il n'était pas si grand, s'il n'était pas si fort, la douceur aigre du souvenir et du soulagement le ferait vaciller. Elle est toujours et son regard trébuche sur le haut de son crâne, l'interrogeant d'un regard qu'elle ne verra pas. Il ne réalise pas tout de suite, Aymeric, la situation dans laquelle il se trouve, bercé par l'eau, par la chaleur, par son corps qui s'enroule autour du sien et qui vient achever de le tremper complètement. Les gouttes roulent le long de ses joues émaciées par les âges invraisemblables qu'a connu son âme, se perdent sur l'angle de sa mâchoire, le long de sa barbe, jusqu'à La rejoindre. Au milieu des vapeurs étouffantes d'une douche nostalgique, tout ne le ramène qu'à elle, cette petite poupée de son et de soie qui le serre dans ses bras.

Des bras. Les siens.
Et les autres, ceux qui sont plus épais et recouverts d'encre, qui se font possessifs et la soutiennent du mieux qu'ils peuvent.
La requête trouve son oreille, juste avant qu'elle ne relève la tête et que ses grands yeux rencontrent le bleu arctiques de ses iris. Promise. Il se rappelle, inlassablement, envoûté par elle, par l'odeur de sa peau que transporte l'humidité et le chant des torrents sur leurs corps enlacés. Il se rappelle les douches à travers le monde, les caresses transatlantiques, les murmures énamourés entre deux fuseaux horaires. Il se rappelle la tendre sauvagerie des étreintes, toutes ces fois où il a cru perdre la raison entre ses bras. Ses lèvres retiennent de justesse le shut up qui veut répondre à sa confession, à cette déclaration qu'il ne veut pas entendre de peur d'y céder, encore. Une main court le long de son dos, jusqu'entre ses reins, quand l'autre s'empare de son visage, pour soutenir son regard une seconde de plus, aussi interminable qu'insupportable. Il est pris au piège de l'évidence.

« Promise. » répète-t-il, donnant corps à sa première affirmation, réalisant que le sien est là, de corps, au bout de ses doigts avides de la retrouver, de se l'approprier. Il fond sur ses lèvres pour la faire taire, pour qu'elle ne le force pas à sombrer davantage dans une folie qu'il entend consommer et consumer toute entière. Il les dévore, ses lèvres, dans un grondement de satisfaction bestiale, tandis que la silhouette d'Andy perd pieds, qu'il la soulève pour l'appuyer contre la surface la plus proche, contre les carreaux froids que son dos nu rencontre dans un dernier effort de douceur. Alors même qu'il est le premier à avoir perdu le sens et la raison, quelque part entre deux murmures. Alors même qu'il la domine pour mieux la cajoler, sans lâcher ces lèvres qui réveillent en lui des orages nostalgiques, presque délirants.

Tes bras.
Ta bouche.
Tes hanches.

Il gronde, pour qu'elle l'aide à ôter le tissus blanc collé à sa peau par la flotte, pour qu'il puisse retrouver son contact, s'impatiente presque à chaque nanoseconde où son torse n'épouse pas le sien. Il se précipite, pour ne pas changer d'avis, pour ne pas se prendre en pleine gueule ses jolies résolutions, toutes ces possibilités qui lui permettraient de se détacher d'elle, qui l'arracheraient à ses bras. Et dont il ne veut pas. Lui qui ne désire plus qu'une chose. Elle. Elle qu'il s'approprie dans son étreinte, s'accrochant déjà à son bassin, à ses cuisses trop fines, trop longues, trop affriolantes. Il soupire, s'obligeant à respirer, les lèvres orphelines.

And hold me in your arms, hold me in your arms,
I'll be buried here with you.

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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mar 2 Mai - 4:00 ()
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the mighty bush : Contrôle de la douleur – Capacité à absorber comme à provoquer la douleur chez sa victime. C'est un pouvoir qui nécessite beaucoup d'énergie mais qui vit aussi au gré des humeurs de son propriétaire, l'obligeant à se maîtriser de son mieux. Il peut également transférer la douleur d'une personne à une autre... L'absorption de la douleur a tendance à laisser des marques sur ses propres nerfs tandis que le don de celle-ci va lui faire perdre de sa sensibilité.
Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mar 2 Mai - 15:21 ()
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the mighty bush : hypermnésie ; la malédiction du cerveau, la banque à souvenirs.
Allegeance : elle sait que les révolutionnaires seront les premiers à découvrir la vérité et elle est prête à tout pour les aider, même à utiliser son pouvoir qu'elle maudit.
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Jeu 17 Aoû - 3:21 ()
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Sam 26 Aoû - 11:48 ()
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Sujet: Re: I'll Find You. (Andy) Mer 6 Sep - 6:17 ()
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