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 les grands brûlés (joachim)
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Invité
the last young renegades
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Sujet: les grands brûlés (joachim) Mar 18 Avr - 0:19 ()
les grands brulés
ft joachim

Quoi que l'on dise, ce sont toujours nos décisions qui nous mènent et dirigent notre vie et il n'y a aucune part de destin là dedans, nos actes et nos paroles seuls décident de notre avenir et c'est par leur force qu'il se forge pour prendre la forme que l'on a décidé qu'il prendrait. Tout repose sur nos épaules, aussi maigres soit-elles. Le templier n'avait jamais été un bon chrétien et n'avait jamais su correctement prier quand ses parents essayaient de le mener à l'église et même le jour où il est arrivé devant l'autel, il se souvient avoir répété sans conviction toute ses promesses de mariage, les trouvant plutôt vaines, évidentes même. Dès le départ, il n'avait pas accordé beaucoup de crédit à la spiritualité, il était un homme de lettre de de savoir, les pieds sur terre et qui croyait surtout ce qu'il voyait, malgré son implication dans l'ordre des Templiers. Avec le recul, peut-être qu'à ce moment, il savait d'avance que quelque chose n'allait pas fonctionner dans son couple ou qu'il n'était pas prêt à s'y investir autant que ce qu'on attendait de lui. Et pourtant il s'y était donné à fond, jeté corps et âme dans leur relation, pensant sincèrement que cela pourrait marcher, parce qu'il n'y avait aucune raison que les choses se passent mal. Tout ça pour en arriver là aujourd'hui, à se battre pour obtenir un foutu divorce. Et quoi qu'on puisse dire, c'est lui qui en avait fait le choix. Il aurait pu continuer à ignorer ses actes et sauter dans ses bras à son retour, mais il avait choisit de mener cette croisade contre Arla. Il aurait tout aussi bien pu régler le problème en engageant le meilleur avocat, ce n'est pas l'argent qui manque, mais il avait fait le choix de régler seul son problème. Quoi qu'il advienne, tout ce qui se joue, se joue uniquement selon son bon vouloir. Qu'il perdre ou qu'il gagne. Alors ça avait aussi été son choix quand les visions sont apparues et ont commencé à se manifester, il s'était renfermé sur lui même, forcé à ne plus en dormir jusqu'à ce que son corps lui disent d'arrêter.

Cela avait réduit considérablement son efficacité, qu'il veuille l'admettre ou non. Alors quand il s'est pointé à l'angle d'un café après avoir été averti qu'un démon s'y était présenté, il s'est aussitôt retrouvé face à son véritable problème. Le manque de sommeil considérable que des mois de jeu avec ses rythmes biologiques avait crée, un véritable gouffre qu'il ne pouvait plus rattraper. Sauf s'il décidait d'hiberner comme un ours. Ses réflexes diminués, moins alerte, il a faillit perdre contre un démon mineur, simplement par inattention et sa victoire repose uniquement sur son expérience et sans doute un peu de chance. L'habitude, cette même rengaine, encore et toujours traquer jusqu'en enfer ces esprits égarés. Parce que l'enfer lui même s'est répandu sur terre, s'est abreuvé dans des foyers sans défense et a corrompu la ville et son innocence. Plus personne n'a les mains totalement blanches maintenant, ils sont tous un peu souillés par le sang de quelqu'un, d'un proche. Pourquoi ? Il n'aura sans doute jamais la réponse, la fin de l'histoire, le dernier chapitre, l'acte final. Abel n'est pas dupe, a son rythme actuel, il ne tiendra pas plus d'un an et encore il se montre optimiste et ne prend pas en compte ce que son activité de templier implique. S'il continue de noyer ses problèmes dans l'alcool et les somnifères, il finira probablement par tomber de fatigue et ne pas se réveiller. Si un cancer du poumon ne l'a pas consumé,  force de se venger sur une clope chaque soir, chaque matin, entre chaque mission, à chaque repas. Et il aimerait être effrayé plus que ça à cette idée, mais ces derniers temps, il n'y a qu'un sentiment d'apathie constante qui prend le dessus sur sa conscience et fait taire sa petite voix sensée lui rappeler sa priorité. Prendre soin de lui. Accepter sa nature. Accepter qu'il puisse apercevoir l'avenir par bribes, aussi floues et vagues puissent-elles êtres. Savoir où mèneront des choix, mais ne pas savoir lesquels changer pour modifier ce qui doit arriver. Car il craint le jour où il verra quelque chose de plus grave encore que des disparitions où des démons. Et il n'en revient pas lui même de sa propre pensée, dans quel monde on vit pour que quelque chose de plus grave puisse arriver, plus grave qu'une invasion de créatures surnaturelles. Jusqu'à peu, tout ceci était resté très fantaisiste et lointain à ses yeux. Mais il est devant les fait accomplis et les marquent sur son corps parlent d'elles mêmes. C'est bien un démon  qui s'est attaqué à lui, dans le corps d'une jeune fille innocente.Qui avait une vie elle aussi avant.

Il rentre tout pataud au quartier général des templiers, sans plus s'attarder en ville, se faisant plutôt discret pour ne pas éveiller les soupçons qu'un homme balafré et couvert de sang sont sensés attirer, il épargne aux passants une frayeur de plus. Ils ont leur compte. Et puis Paris, il connaît la capitale par coeur, il l'a arpentée tant de fois qu'il pourrait se reconvertir en guide touristique s'il s'en sort. Parce qu'après tout, il doit s'en sortir. Il s'est habitué aux néons, à la sensation que la nuit ne prend jamais réellement fin et que même en pleine journée, il y ait quelque chose de sombre qui rôde dans l'air. Paris ne ressemble plus à rien, ses quartiers sont éventrés. La concorde n'est plus. La plus belle ville du monde s'est transformé en vestige de civilisation.  Avant même qu'il n'y ait un gagnant, il n'y aura même plus de champ de bataille. Il se demande parfois si ailleurs, l'herbe est plus verte. Cet ailleurs qu'il n'a jamais envié mais auquel il songe parfois quand il s'accorde le droit de rêver. Alors il rêve de verdure et de paix, de nuits calmes et limpides à rêver d'amour et d'eau fraîche. Ce sont des rêves qu'il ne partage qu'avec lui même et qu'il ne compte pas avouer un jour. Il se sent presque faible de songer un seul instant qu'il pourrait raccrocher et prendre sa retraite. Il est trop amoureux de son travail pour ça, bientôt ses blessures deviendront des trophées et le souvenir de la chasse une réserve d'adrénaline prête à s'injecter lors de la prochaine. Il est debout parce qu'il marche, dès qu'il sera immobile, il mourra. En attendant il décide de profiter des services de soins qu'offrent les templiers, de leur compagnie en général. Rien de bien grand, il n'est pas non pus dans un hôpital, il préfère l'intimité de leur repaire au Louvre. Il se sent comme James Bond pensant seul ses plaies, lui, il revient toujours. Abel revient toujours. Jusqu'au jour où il ne reviendra pas. Il a fait ses marques dans l'enceinte du bâtiment, s'il doit ne pas revenir un jour, il veut garder une trace du lieu dans sa mémoire. Lui dire au revoir. C'est tellement stupide, mais c'est important.

Il s'égare dans l'infirmerie et s'écroule, les muscles ankylosés. Et il soupire de lassitude plus que de fatigue, songeant à un bon bain chaud et une tisane, une petite cigarette juste pour se détendre et surtout, dormir. Quoique qu'il se passe dans sa tête pendant qu'il a les yeux fermés. Quand sa solitude paisible est troublée par Joachim. Il sursaute à peine, c'est le bruit qui attise d'abord les réflexes. Joachim, il ne le connait pas plus que ça, il sait seulement qu'il soigne bien du fait qu'il travaille en temps qu'infirmier, pour le civil, du reste, ce n'est pas un templier avec qui il a partagé plus de choses que ça et ce soir, peut-être que c'est le moment d'y remédier. Ce n'est jamais le bon moment quoi qu'il advienne, alors il saisit l'instant aussi étranger soit-il pour placer une histoire, une voix, derrière un prénom dont il ne connait que les lettres et pas le sens. « Est-ce que tu peux m'aider s'il te plaît ? » C'est une manière comme une autre de profiter de son service, sans avoir l'air de quémander toute l'attention, comme un gamin le ferait avec ses parents. Il n'en a pas besoin, Abel, il vit très bien tout seul, il ne réclame pas grand chose. Tout ce qu'il veut, il ne peut pas l'avoir et ça s'arrête ici. A partir de là, c'est plus facile de comprendre ses excès de colère. Ses doutes. Ses frustrations et cette peine qui l'accable dans les mauvais jours. Le reste du temps il s'en sort haut la main sans qu'on ait besoin de l'épauler, pourtant, il apprécie toujours  d'avoir quelqu'un de vivant à ses cotés. Les murs de sa maison ne parlent pas. Il n'y a plus de vie là bas et tout ce dont il a besoin Abel, c'est de vie. Réellement. Et c'est quelque chose qu'il peut encore obtenir.  « Tu as sans doute eu une journée chargée je suis désolé de t'embêter mais je sais pas si je vais y arriver tout seul. » Parfois il se sait faible, parfois il se sait capable de flancher. Et il préfère flancher en face de ses frères qu'en face de l'ennemi, quand il doit avouer ses faiblesses,  ses peines, que le masque tombe le long de son visage et peint la douleur. Eux comprennent et ne jugent pas. Eux savent ce qu'il en est. « Joachim c'est ça ? » Eux. Ils tient à eux comme  la prunelle de ses yeux, si ce n'est plus.
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