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Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
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 [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia
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Sujet: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Ven 21 Avr - 0:28 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
Antonia & Allison
« Fais ce que tu veux, je m’en moque, mais quand je rentre ce soir, je veux que tu ne sois plus là ! » Plus rien n’allait dans le foyer de la famille Devilliers. La colère, la rancœur, les infidélités avaient peu à peu détruits ce couple si soudé et alors qu’à une époque, Allison aurait pu tout faire pour son mari, aujourd’hui le simple fait de le voir la rendait folle. Elle avait envie de tout envoyer balader. De prendre chacune de ses affaires pour les balancer par la fenêtre, lui avec. Elle voulait détruire leurs souvenirs et tout balancer au feu. Tout oublier pour repartir sur une autre base. Elle souhaitait changer de vie. Une vie loin de lui et de son omnipotence. Pendant trop longtemps, elle avait vécu pour lui et pour leurs enfants, mais elle s’était oubliée elle, en tant que femme et en tant que personne. Tout ça pourquoi ? Pour qu’il couche avec sa secrétaire parce que sa libido n’était plus ce qu’elle était. Qu’elle idiote, elle qui pensait que l’amour était plus fort que tout, elle aurait mieux fait de s’envoyer en l’air avec le boulanger qui lui offrait toujours une chocolatine de plus. Il était charmant, sympathique, jeune et bien foutu, alors qu’attendait-elle ? L’aval de Guillaume ? Elle n’en avait pas besoin, parce qu’elle était libre et qu’elle allait bientôt reléguer ce mariage aux oubliettes. « Allie... » Il tente bien d’apaiser sa femme, mais la colère est trop forte chez Allison, elle est trahie, blessée et fatiguée. «  Ne m’appelle plus jamais comme ça. » C’était une façon trop tendre de l’appeler, trop proche, elle ne le supportait plus quand il était prononcé par ses lèvres. Elle referma la main sur la porte d’entrée. « Ah oui !!! Et je garde le chien ! » Elle siffla et le berger australien bleu merle sortit de la maison en trottinant. Visiblement ravie de quitter cette ambiance quelque peu électrique. Boogie était son chien, son compagnon de vie et de travail aussi, vu qu’elle l’avait formé pour qu’il devienne chien d’assistance. Avec lui, elle se rendait parfois dans des maisons de retraite ou bien des écoles. Parfois, elle redonnait un peu de sourires aux gens, de la mobilité aussi. Il est toujours impressionnant de voir ce dont les personnes âgées sont capables pour lancer une balle, mais aussi pour apprendre aux enfants à biens se comporter face à un chien et ainsi éviter des morsures. Il était donc hors de question qu’elle se sépare de son chien, comme de ses enfants ! Vu la situation qui était la sienne, elle avait préféré les envoyer tous les trois en vacances chez leur grand-même dans le Sud de la France. Au moins, ils étaient loin des tensions entre leurs parents et pouvaient profiter d’une vie paisible au bord de la mer. Elle ne savait juste pas comment elle allait pouvoir leur annoncer leur divorce. Les papiers étaient dans son bureau. Ils étaient remplis, elle n’avait plus qu’à les déposer chez l’avocat. Elle fera ça dans la semaine, pour le moment, elle avait d’autre chose à gérer. La jeune femme ne mit pas longtemps à atteindre sa voiture. Elle démarra en trombe et quitta cette maison qui lui donnait désormais envie de vomir. Elle ne fit même pas un kilomètre avant de s’arrêter pour éclater en sanglots. Ah, elle était belle avec sa vie parfaite. Tout le monde autour d’elle l’enviait, comment pouvait-elle leur dire que toute sa vie était un échec cuisant. Elle ressentit tout à coup une envie folle de prendre la route pour une destination inconnue. Vivre une aventure, loin de tout ça, pour se rappeler du sentiment que ça faisait de vraiment vivre. Mais Allison était une femme terre-à-terre et rêver n’était bon que les éternels optimistes. Hélas, elle ne l’avait jamais été. Sa vie était bien trop cartésienne pour ça. Non, elle allait se rendre au travail comme 5 fois dans la semaine et elle allait prendre sur elle. Surtout qu’elle adorait son métier, ce n’était pas comme si elle y allait à reculons. Les enfants qu’elle recevait, possédaient un passif lourd. Ils étaient jeunes et souffraient bien plus qu’elle. Alors qui était-elle pour faire passer sa souffrance avant celle des autres ? Personne.


Allison essuya ses larmes et reprit sa route. Peu à peu, la grisaille de Paris, laissa place à la verdure de la banlieue proche, jusqu’à ce qu’elle en sorte complètement et se retrouve entourée de champs. Après quelques minutes de routes campagnardes, elle mit son clignotant et tourna à gauche pour gagner le centre équestre. Elle avait un partenariat avec eux. Enfin pas vraiment elle, mais la boite qui l’embauchait. Avec un large sourire sur les lèvres, elle salua la monitrice d’équitation, ainsi que les gérants et partit en direction des prés. C’était son petit bonheur à elle, se retrouver ici avec les chevaux et Boogie qui la suivait comme son ombre. « Salut, mon beau. » Elle caressa avec tendresse le chanfrein de l’hongre noir qui lui faisait face. Black était un quarter-horse d’un noir de jais, gentil, doux, un peu flemmard et têtu, il était parfait pour ce genre de travail, parce qu’il remettait constamment les gens en questions, mais il le faisait toujours en douceur et c’était le but recherché. Allison le montait régulièrement pour entretenir sa forme bien sûr, mais aussi son écoute du cavalier et sa musculature. Elle mêlait ainsi sa passion des chevaux à celle des enfants. Elle aimait foncièrement son travail, elle y trouvait une certaine paix, un certain bonheur à aider les enfants qui n’avaient pas eu beaucoup de chance depuis leur naissance. Aujourd’hui, elle allait travailler avec Antonia, une jeune femme assez renfermée sur elle-même qui commençait doucement à s’ouvrir grâce aux séances qui s’étalaient désormais sur quelques mois. L’équithérapie permettait aux gens de s’ouvrir, tout en prenant confiance en eux. Quand on arrive à manipuler un cheval de 600 kilos dans la douceur, le monde nous apparaît différent. Sans oublier qu’il y a quelque chose de doux quand on se laisse bercer par le pas d’un cheval. Selon les chercheurs, cela serait dû à la sensation éprouvée, semblable à celle du bébé dans le ventre de sa mère, cela expliquerait l’apaisement ressentit par la personne sur le dos du cheval. Ce qui était certain, c’est que les chevaux possédaient un vrai don pour apaiser les gens et leur faire oublier leurs soucis. Allison aimait les comparer aux reflets de l’âme, parce qu’ils possèdent cette capacité à vous déchiffrer dès qu’ils vous aperçoivent.

Elle venait tout juste d’attacher Black quand son téléphone sonna. En voyant qu’il s’agissait de son mari, elle mit quelques secondes à décrocher tout en partant se réfugier dans la sellerie pour ne pas que la conversation devienne publique. « Quoi ? » Guillaume venait de trouver les papiers du divorce. « T’as fouillé dans mes affaires ? » C’était la seule chose qui lui venait à l’esprit. Elle se moquait de l’impact que la nouvelle pouvait avoir sur lui. Elle était trop énervée pour vraiment penser à ça. D’une certaine manière, elle voulait le voir, souffrir et détruire sa petite vie bien rangée qui semblait si bien lui convenir. « Ne me dis pas que ça t’étonne ? » C’était une suite logique, le seul moyen pour elle de reprendre sa liberté et elle n’allait pas rater l’opportunité. « Tu m’aimes ? Tu m’aimais quand tu as couché avec ta secrétaire ? » Oui, elle y pensait souvent et ça la rendait folle. « Va te faire voir Guillaume. Demain, je vais voir l’avocat et je lui file les papiers du divorce. » Que tu lui veuilles ou non. À l’autre bout du fil, il commença à s’énerver et tapa dans le sujet le plus électrique qui soit. « La garde des enfants ? T’es jamais là Guillaume ! Tu crois vraiment qu’un juge te la donnera. Tu me sépareras jamais d’eux ! » Elle entend un bruit, léger qui attire son regard, c’est alors qu’elle remarque Antonia qui se trouve juste derrière. « Je te laisse... » Dit-elle tout en raccrochant le téléphone et pour ne pas qu’il a dérange, elle préfère l’éteindre. « Je suis vraiment désolée.. » Qu’elle ait entendu tout ça, ce n’était franchement pas le but de la manœuvre. « Ce n'est pas très facile à ce moment. » Se contenta-t-elle de dire en attrapant la boite de pansage, histoire de faire une beauté à Black qui attendait sagement dehors. « Bon, on va brosser la bête ? » Tout commençait par là, le toucher, les caresses, l’acceptation de l’autre malgré sa différence. Elle esquissa un sourire avant de sortir de la sellerie et déposa le sac avec les brosses à côté du cheval. « Allez, c’est parti. » Elle tendit une étrille à la jeune femme, tandis qu’elle prenait une brosse à crins, Black n’allait pas tarder à briller comme un sou neuf. 


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legends never die : Némésis est la déesse vengeresse qui réprouve tous les excès, elle est aussi l'incarnation de la jalousie divine qui punit les mortels prétendant être l'égal des dieux. Certaines légendes la disent mère d'Hélène de Troie, conçue tandis que Zeus abusait d'elle dans son sommeil.
the mighty bush : DÉTECTION DE MENSONGES + Il est inutile de lui mentir, car elle est capable de lire en vous comme dans un livre ouvert. Pour elle, vos intentions sont claires comme de l'eau de roche. Elle n'est pas de ceux que l'on peut duper aisément, malgré son joli teint de porcelaine et ses yeux bleus de poupée. De ce fait, elle a toujours une longueur d'avance sur vous, attention de ne pas vous faire damer le pion car vous pourriez le regretter.

MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
these streets : Elle a accès à des connaissances dont vous n'avez même pas idée. Déesse millénaire, elle a vu tous les fléaux s'abattre sur Terre et décimer des populations entières. Celui-là n'en est qu'un parmi tant d'autres, la fin d'une ère et le début d'une nouvelle. Elle savait, et pourtant, elle n'a rien fait parce qu'elle estime qu'il faut en passer par là pour que le monde renaisse, comme il l'a toujours fait.
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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Mar 16 Mai - 20:06 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
Antonia & Allison
You could have turned around but you keep letting yourself down. When your whole world comes crashing to the grounds say who's got you now.

C’était mon père qui m’avait poussée à aller la voir. Puisque ni Mégane, ni Félix ne pouvaient faire quoi que ce soit, peut-être qu’une tierce personne le pourra. Puisque je répugnais à m’ouvrir même à mes amis, peut-être me confierai-je davantage à une inconnue, qui ignorait tout de mon passé et qui pourra avoir un regard objectif sur ma situation, sans la juger, de préférence. En soi m, le raisonnement n’était pas absurde. Ça se tenait carrément. Qu’il s’agisse de Mégane ou de Félix, ils étaient bien trop impliqués dans ma vie . Même si leur amitié, leur amour oserais-je dire, pouvait s’avérer salvateur, je ne voulais pas les impliquer davantage dans mes galère. Que je choisisse de m’autodétruire était une chose, que j’entraîne les autres dans ma chute en était une autre. Pourtant, là se trouvait le nœud du problème. Si je refusais de parler avec mes amis, comment pourrais-je dévoiler mes peurs, mes blessures les plus profondes à une inconnue, à une professionnelle qui plus est ? Au début, je n’avais pas compris ce qu’elle faisait au juste, et comment mon père était venu à la connaître. S’agissant du dernier point, ce n’était pas mon problème, mon père était un grand garçon, il faisait bien ce qu’il voulait de sa vie privée. Concernant le métier de cette femme, en revanche, je pensais qu’elle était une sorte de psy, avant d’être rapidement détrompée. Elle n’était pas psy, elle était éducatrice spécialisée pour la petite enfance. Elle qui avait l’habitude de s’occuper d’une population très jeune, je me demandais comment elle pourrait venir en aide à une adolescente à problèmes. Malgré mon  scepticisme, j’avais toutefois décidé de lui accorder une chance. Mes propres motivations n’étaient pas très claires, je ne savais même pas ce que je cherchais auprès d’elle – une confidente, un substitut maternel ? – mais j’y suis allée, ne serait-ce que pour rassurer mon père qui avait probablement d’autres soucis à se faire que surveiller sa fille visiblement très douée pour foutre sa vie en l’air.  

Aujourd’hui Allison m’avait donné rendez-vous à un centre équestre situé dans la banlieue proche de Paris. Ce n’était pas la première fois que je venais, j’avais déjà plusieurs séances à mon actif. J’avais même repéré le palefrenier, par ailleurs plutôt mignon. En arrivant, je lui avais adressé un sourire charmant ainsi qu’un signe de la main. Je commençais à reconnaître certains visages, le tout devenait peu à peu très familier. Peut-être était-ce ce dont j’avais besoin, d’un peu de stabilité. Ma vie partait totalement en vrille, je ne maîtrisais plus rien, à commencer par mes propres émotions. Comment pourrais-je mettre de l’ordre dans ma vie si j’étais aussi instable ? J’étais inconstante jusque dans ma vie privée, accumulant les conquêtes d’un soir parce que je n’avais rien d’autre à offrir. Je m’étais également aperçue que mes sentiments pour Félix avaient changé mais je n’étais pas disposée à tenter quoi que ce soit pour le moment. Me concentrer sur mes propres désirs aurait été égoïste. Je détruisais tout ce que je touchais, je n’avais pas envie de détruire Félix également. Il était tellement adorable, presque trop bien pour moi. Lorsque j’en eus assez de me fustiger, je consultai ma montre. Allison n’était pas encore là, à moins qu’elle soit partie faire un tour ou qu’elle ait eu une affaire urgente à régler. Voyant que j’étais en train de poireauter sans trop savoir où j’étais censée aller, le palefrenier – un certain Étienne maintenant que ça me revenait – m’indiqua que Mme Devilliers était déjà en train de s’occuper  des chevaux. Je remerciai Étienne d’un signe de tête, faisant cascader mes longs cheveux roux sur mes épaules, puis je lui emboîtai le pas, le laissant me guider jusqu’à Allison. J’abusais un peu, parce que à l’évidence je connaissais parfaitement le chemin mais c’était toujours agréable de voir quelqu’un aux petits soins, c’était une denrée tellement rare qu’il aurait été criminel de s’en priver.  

Je pataugeai quelques instants dans l’herbe grasse et humide  -heureusement j’avais pensé à mettre des bottes – puis je trouvai Allison près d’un cheval, en train de s’engueuler avec quelqu’un au téléphone, si on se fiait aux trémolos qu’il y avait dans sa voix. Je me mordillai la lèvre inférieure, presque embarrassée à l’idée de m’immiscer ainsi dans sa vie privé. Je restais un peu en retrait, pour qu’elle ne s’imagine pas que j’étais en train d’écouter aux portes. Lorsque Allison eut fini son appel, elle se tourna immédiatement vers moi pour s’excuser. J’arquai un sourcil dubitatif. Elle était désolée pourquoi au juste ? D’avoir des gens casse-pieds qui l’appelaient sur son téléphone et avec lesquels elle s’engueulait ? Je n’étais certainement pas celle qui allait lui en tenir rigueur. J’avais beau exercer un métier d’un genre très particulier, cela n’empêchait pas que j’avais moi aussi affaire à une poignée d’abrutis. C’était le risque, quand on travaillait pour d’autres personnes, en leur fournissant un service. Ceci dit, c’était là le seul point commun entre mon métier et le sien, nos professions respectives n’ont strictement rien à voir l’une avec l’autre. Malgré mon malaise je lui adressai un sourire poli.  

« Je vois ça. » répondis-je évasivement, indiquant par là que je ne lui en tiendrai pas rigueur.

Je ne lui demandai même pas si ça va aller, parce que ce n’était pas mes oignons. J’étais celle qui avait supposément besoin d’aide, aussi serait-il particulièrement déplacé que je lui pose des questions indiscrètes. Mon regard se perdit quelque part, contemplant le cheval. Je n’avais pas d’affinités particulières avec les animaux mais j’avais réussi à surmonter mes quelques réticences initiales. Je m’emparai alors de l’étrille qu’Allison me tendait puis je restai quelques instants les bras ballants, ne sachant pas trop quoi faire de l’instrument. Puis, après quelques moments d’hésitation, je commençai à brosser le cheval. L’animal enfouit ses naseaux dans ma main libre. Je jetai un autre regard interloqué à Allison, puis, n’y tenant plus, je me risquai à lui poser la question qui me brûlait les lèvres.  

« Vous êtes sûre que tout va bien ? » Mon regard inquisiteur la sondait, à la recherche de réponses. « Vous avez l’air…bouleversée. Je ne peux pas savoir puisque je n’ai jamais vu mes parents se disputer mais…la personne à laquelle vous parliez semblait importante pour vous. » Je me frottai la nuque, un peu gênée. « Je n’ai pas connu ma mère. C’est pour ça que mes parents ne se disputaient pas. »

On pourrait même croire que j’étais née d’une mère inconnue, si mon père ne m’avait pas donné son nom. Tout ce que je savais d’elle, c’est qu’elle s’appelait Aglaé et que j’avais hérité de son nom. Poussée par la curiosité et l’envie de connaître les circonstances de ma venue au monde, encore plus de savoir pourquoi elle m’avait abandonnée – mon père refusait catégoriquement de répondre à mes questions les rares fois où je me suis risquée à en poser – j’avais entamé des recherches mais sans succès. Aglaé de Beaulieu n’existait plus, elle semblait s’être évaporée dans la nature. C’était presque comme si elle n’avait jamais existé.    
Made by Neon Demon


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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Ven 19 Mai - 22:30 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
Antonia & Allison
La situation la dépassait. Quand son regard s’était posé sur Guillaume. Elle avait eu comme un flash. C’était l’homme de sa vie. Celui avec qui elle vieillirait dans une vieille maison à l’odeur renfermée, oubliés par leurs enfants, vivant leur propre vie. Mais ce n’était pas si grave, parce qu’ils étaient ensemble. C’était en tout cas le doux rêve d’une jeune adolescente qui croyait à cette époque-là dans la force de l’amour. Peut-être un peu trop bercé par les films romantiques de sa mère ou par la propre histoire de ses parents qui auraient pu faire l’objet d’une romance vendue par milliers d’exemplaires. Elle avait essayé de s’accrocher à cette idée de mariage, à ces sentiments qui un jour les avaient liés. Tenter de se souvenir de ce qu’elle aimait chez lui : La force de son sourire, la tendresse de ses caresses, le son cristallin de son rire. Mais si à une époque cela lui réchauffait le cœur, désormais cela ne lui apportait que colère et rancœur. À chaque fois, ces souvenirs étaient brisés par la vision de Guillaume dans les bras d’une autre femme, lui promettant monts et merveilles, alors qu’elle, elle était chez eux, à s’occuper de leurs enfants. Qu’est-ce qu’était devenu sa vie ? Elle courrait pour trouver le temps d’aller chez l’esthéticienne, n’arrivait même plus à s’accorder de temps pour elle. Sa vie se résumait désormais à s’occuper de ses enfants, travailler, rentrer chez elle, et s’occuper de la maison. Guillaume n’était plus qu’un fantôme. Il était nourri, logé, mais ne faisait pas partie de l’équilibre familial, il en était totalement absent. À peine rentrer, il s’attablait, mangé son repas sans essayer de s’intéresser à la vie de ses enfants, puis il partait dans son bureau pour continuer à travailler. Il ne la regardait plus, si bien qu’elle ne ressentait même plus le besoin de se mettre en valeur. Peut-être qu’elle commençait déjà à se flétrir. Encore quand l’occasion s’était présentée, quand un homme lui avait dit qu’elle était belle, qu’il s’était mis à la séduire, elle avait tout simplement cédé. Pourquoi résister ? Pour un mari qui passe plus de temps avec sa secrétaire qu’avec sa femme ? Pour sauver un mariage qui a déjà pris l’eau. Elle aurait pu trouver toutes les excuses du monde, aucune n’était vraiment valable. Elle en avait juste eu besoin. Cela ne lui enlevait pas sa culpabilité. Elle était là, présente, elle la rongeait, mais au moins, elle pouvait se satisfaire de l’idée qu’elle avait pour une fois vraiment décidée de quelque chose. Elle n’avait pas honte de dire qu’elle avait apprécié cette nuit et elle ne s’était pas gênée pour le dire à Guillaume. Espérant qu’au fond de lui, ça le fasse réagir, qu’il tente de se battre pour elle. Évidemment, ça n’avait pas marché. Alors elle avait décidé d’accepter la fatalité. Que son mariage ne serait plus jamais le même, qu’il était mort et que jamais elle ne pourrait pardonner à Guillaume d’être allé voir ailleurs. Comme elle ne se pardonnerait jamais de l’avoir trompé, même si leur relation n’était plus qu’un lointain souvenir. Le divorce, c’était sa bouée de sauvetage, son moyen de se sauver la vie. De tout remettre à zéro, pour tout recommencer sur une base plus saine. Loin de Guillaume, loin de Paris, loin de tout ça. Mais pour le moment, elle avait encore beaucoup de choses à régler. Comme ne pas faire participer une de ses clientes à sa querelle téléphonique. Rangeant rapidement son téléphone dans sa poche, l’éducatrice reporta toute son attention sur l’adolescente qui lui faisait face. « C’est bon, on peut y aller. »

Le cheval n’avait pas bougé une oreille, il attendait patiemment qu’on s’occupe de lui. Comme à chaque fois, Allison laissait le temps à ses « patients » . C’était à eux d’aller vers le cheval, pas à elle de les y pousser. Elle pouvait les supporter, les soutenir, les rassurer, mais le plus important du travail, c’était eux qui le faisait. Sans oublier les chevaux, qui comme Blacky, allaient eux même au contact. « Je crois qu’il espérait que tu aies une carotte dans ta main. » Ou l’appel de l’estomac et son petit noir était du genre gourmand.
Elle aurait sûrement préféré qu’Antonia ne mette pas le sujet sur la table. Désormais, elle ne se voyait pas botter en touche. Dans son travail, il fallait aussi savoir, partager, donner pour recevoir et ne pas faire qu’attendre. « Je crois que je suis à une étape assez charnière de ma vie. Celle où l’on doit faire un choix capital. » Le choix qui terrifie et qui vous ronge les tripes. Tout votre esprit vous conseille de ne pas le faire et pourtant, au fond de vous, vous savez que c’est indispensable. « C’était mon mari… Le père de mes enfants. J’ai décidé de divorcer, il n’est pas très d’accord avec l’idée. » Elle avait désormais du mal à dire que Guillaume était son époux. Tout simplement parce qu’elle ne le considérait plus ainsi. « Je suis désolée Antonia… » Aucun enfant ne mériterait de vivre sans sa mère, la simple idée la terrifiait. Si on essayait de la séparer de ses enfants, elle deviendrait complètement dingue. « Tu veux essayer de lui prendre les pieds ? » Demanda-t-elle à la jeune fille, tout en regardant les sabots du cheval. « As-tu essayé de la retrouver ? » C’était le schéma assez typique, parce que ces enfants de mères inconnus avaient besoin de réponses. Ils avaient besoin de savoir d’où ils venaient. Comment se construire quand on ignore d’où l’on vient ? Quand on ne connaît pas sa propre histoire ?
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MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Mar 6 Juin - 9:27 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
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Il espérait que j’aie une carotte dans la main, disait-elle, comme si c’était une évidence. J’adressai à Allison un regard interloqué. J’avais beau passer du temps avec cet animal, je ne parlais toujours pas le cheval. Je me mordillai la lèvre inférieure, contrariée. Même ça, je le faisais de travers. Je faisais tout de travers en réalité, ce n’était que le reflet de ma propre médiocrité. Cela faisait plusieurs mois que ma vie était en déroute, depuis que j’avais arrêté le sport. Le jour où je me suis faite renverser par cette putain de bagnole, j’avais perdu ma raison de vivre. J’errais désormais sans but, sans objectif à atteindre. La flamme qui brûlait en moi jadis s’éteignait peu à peu, laissant un tas de cendres qui s’éparpillaient aux quatre vents. Tu es né poussière et tu redeviendras poussière…je secouai la tête, comme pour chasser ces pensées délétères de mon esprit. Mes cheveux roux dansèrent autour de mon visage pâle, trop pâle. N’importe qui, en voyant ma dégaine, serait alerté par mon état de santé plus que précaire. J’allais mal, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure mais je n’étais pas prête à l’admettre. Je me raccrochais aux branches tant bien que mal, refusant de voir la vérité en face. Pourtant, l’appel que reçut cette femme me fit comme l’effet d’une claque dans la gueule. Elle aussi allait mal, comme tout le monde elle avait ses problèmes et pourtant elle continuait à se lever tous les matins pour aller travailler. Il en fallait du courage, pour se coltiner des cas difficiles comme moi. En refusant de m’ouvrir, je ne lui facilitais pas la tâche.

Alors sans trop savoir pourquoi, je lui avais demandé si ça allait. Pourtant, ça ne me regardait pas, c’était à moi de lui parler de mes problèmes et non l’inverse mais je l’avais quand même fait, autant parce que je voulais savoir que parce que j’avais suffisamment baissé mes défenses pour essayer d’instaurer un dialogue. Et cela fonctionna, au-delà de mes espérances. Moi qui m’attendais à me faire envoyer bouler j’en étais la première surprise. Elle m’expliqua alors qu’elle entamait une étape cruciale de son existence, qu’elle avait un choix difficile à faire. La vie était ponctuée de choix difficiles. Moi aussi, j’ai eu mon lot de choix difficiles à faire, comme par exemple quand j’ai quitté l’Espagne pour regagner la France. Grâce à mon talent, j’avais décroché une super opportunité, j’avais décroché une bourse d’études pour pouvoir continuer à pratiquer le sport tout en étudiant. J’ai dû quitter tout un tas de choses : mon pays, celui dans lequel j’avais grandi mais aussi mon père, gravement malade. Moi aussi j’ai ressenti de la culpabilité à l’idée de le laisser tout seul, alors qu’il sortait à peine de prison. Pourtant, ce qu’il me dit alors m’avait marquée durablement. Il me disait que c’était bien de réfléchir, de peser le pour et le contre de chaque situation avant de prendre une décision, mais il fallait aussi savoir écouter son instinct. Si l’instinct validait ce choix alors c’est que nous avons pris la bonne décision. Pour Allison, ce choix consistait à quitter son mari pour pouvoir voler de ses propres ailes. Pour une raison X ou Y elle se sentait enfermée dans cette situation et elle ressentait le besoin d’en sortir. Choix d’autant plus difficile qu’il y avait des enfants en jeu. Mon regard s’assombrit tandis qu’une bouffée de colère monta en moi. Ma propre mère n’avait pas tenu compte de mon existence quand elle a eu envie de se barrer. Pourtant, rester n’aurait pas été la solution, car tôt ou tard j’aurais fini par sentir que la situation lui pesait et je me serais sans doute sentie coupable. Or, je n’avais pas à porter la culpabilité de mes parents. Aucun enfant ne devrait en faire les frais d’ailleurs.

« Pour ce que ça vaut, je pense que vous devriez faire le choix qui vous convient le mieux, pour vous. » commençai-je, hésitante. « Je pense que c’est louable de faire passer vos enfants avant toute chose mais…vous ne leur rendriez pas service en sacrifiant votre vie de la sorte. Encore une fois je m’exprime en tant que gamine qui a été abandonnée par sa mère mais…nous avons beau être jeunes, nous comprenons rapidement ce qui se passe autour de nous. » Je commençais à me sentir nerveuse tandis que j’atteignais le point final de ma démonstration. « Ça m’arrive de me demander ce qui se serait passé si ma mère était restée. Peut-être que ma vie aurait été totalement différente à l’heure qu’il est. Mais je me dis aussi que si elle est partie, c’est que la situation ne lui convenait pas. Elle n’était pas heureuse. Et si elle était restée malgré tout…elle aurait fini par me le faire payer. Même si ça n’est pas voulu, on finit toujours par faire rejaillir sa propre rancune sur son entourage et ce n’est pas juste non plus. »

Je me tus, songeuse. C’était une grande première, je ne m’étais jamais exprimée de la sorte auparavant, c’était bon signe, signe que je commençais tout doucement à lui faire confiance et à m’ouvrir, ce qui n’était pas gagné au moment où nous avons commencé cette thérapie. Mes lèvres se plissèrent en une moue perplexe, tandis qu’elle me proposait de prendre les pieds du cheval. Je n’étais pas certaine d’avoir envie de laisser ses sabots m’approcher parce qu’un coup pouvait vraiment faire mal. Ceci dit, n’étais-je pas là également pour sortir de ma zone de confort ? je voyais bien que l’animal n’était pas bien méchant, c’était aussi à moi de lâcher pise et de lui faire confiance. Ma main flatta l’animal, mes doigts se perdirent dans sa crinière d’ébène. Puis pendant que je ferais ça, je pourrais toujours parler de ma mère puisqu’elle venait de me demander si je n’avais pas essayé de la retrouver.

« Comment je suis supposée faire ça ? » m’enquis-je, un peu nerveuse. « Je veux dire…je lui prends le pied, comme ça ? » Je joignis le geste à la parole puis je m’emparai d’un sabot, sans vraiment savoir ce qu’il y avait à examiner. « Ma mère…je sais peu de choses sur elle, mon père refuse d’en parler. Je suppose qu’il se sent coupable pour pas mal de trucs mais…il refuse de m’en parler. Alors…j’ai contacté ma cousine, une de ses nièces et…elle a fait des recherches de son côté alors qu’elle n’était même pas obligée. Ça n’a pas donné grand-chose parce qu’elle a changé de nom. C’est…compliqué. »

Je me tus, le regard dans le vague. Tout pouvait se résumer à ce simple mot, compliqué. Tout comme c’était compliqué pour moi de m’ouvrir, encore plus à des inconnus alors que j’avais bien du mal à m’exprimer avec mes proches. C’était bon signe, non ? Un pas devant l’autre et nous pourrons avancer.
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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Jeu 22 Juin - 22:06 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
Antonia & Allison
Alisson aimait comparer les chevaux à des miroirs, car ils possédaient cette capacité à vous renvoyer votre reflet. Quand elle a travaillé avec des personnes violentes, le constat était toujours saisissant. Le cheval réagissait à la violence par la fuite, il refusait le contact. Il n’en fallait pas plus pour que la personne réagisse. Certaines se mettaient à réfléchir, d’autre s’énerver. Pour les premiers, ils suffisaient de leur comprendre que leur violence était ressentie par le cheval et qu’il agissait tout simplement de la manière la plus agréable pour lui. Pour les autres, il fallait souvent plus de temps, mais ils finissaient par arriver à la même réflexion. S’en suit alors un grand moment de réflexion, et surtout la conscience de soi. En apprenant à comprendre ce que l’on dégage pour se corriger soit même, pour apprendre à être différent. Quand vous rentrez dans le box d’un cheval, il vous identifie avant même que vous ne posiez son regard sur lui. Rien que la manière d’ouvrir la porte de son box lui suffit pour qu’il comprenne à qui il fait face. C’était le cas pour Black, il avait parfaitement identifié la jeune fille qui s’occupait d’elle. Antonia manquait un peu de confiance en elle et son petit noir ne tarderait pas à essayer de trouver les limites. Toujours avec douceur, mais avec une certaine persistance.

Les chevaux lui avaient été d’une aide précieuse dans la vie et elle espérait pouvoir aider Antonia grace à eux. Bien qu’aujourd’hui, Allison ne soit pas au mieux de sa forme, sans oublier qu’elle n’appréciait pas trop le fait que la jeune fille est entendue sa discussion. Elle n’en voulait pas du tout à celle-ci, mais bien à elle-même, parce que c’était elle qui n’avait pas su poser des limites entre vie professionnelle et vie familiale. Elle était au travail, elle n’aurait tout simplement pas dû répondre. D’un, cela aurait éviter qu’Antonia entende la conversation et de deux ça lui aurait permis de rester plus concentrer. Là, malgré tous ses efforts, elle n’arrivait pas à oublier ce que lui avait dit Guillaume. Plus elle communiquait avec lui et plus il la répugnait. Au fond d’elle, Allison le savait, il n’y avait plus rien à sauver. Entre eux, ils n’existaient plus rien que dans la rancœur et la situation ne pouvait pas continuer comme ça. Elle n’en pouvait plus. Le simple fait de le croiser dans leur propre maison lui donner envie de s’enfuir. Elle ne pouvait tout simplement plus vivre en sa présence, il la dégoutait tout simplement. Mais cela n’enlevait rien au fait qu’elle ne devait pas étalée ses problèmes devant ses patients. Pas en théorie en tout cas, mais peut-être était-ce aussi un moyen pour créer un lien, autre que soignant. « Tu as raison, on devrait pouvoir tous faire des choix de cette manière. » Cela semblait semble, mais quand on rajoutait tout ce qui gravitait autour cela se compliquer. « Quand nos choix impliquent d’autres personnes, c’est toujours plus compliqué. » On y repense à plusieurs reprises et on finit par choisir en espérant que ce choix soit le meilleur, mais rien ne peut le garantir. Alors parfois, il faut juste savoir prendre des risques et sauter dans le vide en espérant que la chute ne soit pas trop violente. Heureusement Allison croyait en ses capacités à rebondir, elle s’inquiétait plus pour ses enfants, et même pour Guillaume. Malgré tout ce qu’il lui avait fait vivre, elle s’inquiétait toujours pour lui, elle ne souhaitait pas le faire souffrir et savait pertinemment qu’il en profitait. Qu’il jouait sur ce côté de sa personnalité pour la faire culpabiliser, mais c’était terminé… plus jamais. « Je sais… ils sont les premiers à souffrir de cette situation, mais cela revient à briser la vie qu’ils connaissent. » Et ça aussi, ils risquent de mal le prendre, surtout son petit dernier. Elle n’avait plus qu’à espérer qu’après quelques temps, les enfants finissent par comprendre qu’elle a fait ce choix pour leur bien a tous… mais ça, pour le moment, ce n’était que de vagues suppositions.

Sans vraiment le vouloir, elle obtient d’Antonia quelques confidence. Dans ce genre de moment, son cœur de mère se réveille toujours. Elle est obligée de lutter contre la colère et l’incompréhension. Elle ne sait pas comment on peut faire pour partir en laissant son enfant. Pour elle, c’était inenvisageable, même si parfois, elle avait juste envie de disparaitre. Pourtant quand elle commençait sérieusement à vouloir fuir, ses enfants la forçaient toujours à rester, même si parfois, elle souhaitait juste rester seule. « On cherche toujours à savoir si les choses auraient pu être différente, c’est un processus humain et souvent bénéfique. Je ne sais pas pourquoi ta mère est partie, mais je suis sûre d’une chose, il n’y a sûrement pas un jour où elle ne pense pas à toi. » Peut-être ne devrait-elle pas dire ça, mais pour le coup, elle parlait en tant que mère et elle ne voyait tout simplement pas comment une femme ayant donné la vie à un enfant pouvait l’oublier, c’était juste impossible, qu’on le veuille ou pas, le lien demeurait.

« Tu laisses glisser ta main sur son antérieur, il devrait la lever seul, s’il fait sa tête de mule, tu oses un peu la voix et s’il refuse de donner le pied, tu peux ajouter plus de pression ici. » Avec délicatesse, Allison lui montre la voit à suivre. Au contact de sa main le cheval lève automatiquement l’antérieur et Allison la repose avec délicatesse. C’est à la rousse d’agir désormais. « Tu ne dois pas toucher la partie triangulaire, c’est la fourchette, c’est un endroit sensible, mais tu peux curer le reste du pied. » Pendant ce temps, Allison place un surfaix sur le dos du cheval américain avant de poser délicatement ses lèvres sur ses naseaux duveteux. « Peut-être que je peux t’aider ? Je ne garantis rien… mais qui c’est… » Allison savait que pour ses enfants, la recherche des origines était vitale pour leur évolution. Comment se construire quand on ne sait pas d’où l’on vient. « Il est fin prêt. Prête à te hisser sur ton fier destrier? » Pas de selle, ni de mors, juste un surfaix avec deux poignées sur lesquelles la jeune fille pourrait se tenir, pour le reste, elle allait devoir faire confiance à Allison, sans oublier Black. Parce qu’après tout, c’est lui qui l’avait sur le dos.

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legends never die : Némésis est la déesse vengeresse qui réprouve tous les excès, elle est aussi l'incarnation de la jalousie divine qui punit les mortels prétendant être l'égal des dieux. Certaines légendes la disent mère d'Hélène de Troie, conçue tandis que Zeus abusait d'elle dans son sommeil.
the mighty bush : DÉTECTION DE MENSONGES + Il est inutile de lui mentir, car elle est capable de lire en vous comme dans un livre ouvert. Pour elle, vos intentions sont claires comme de l'eau de roche. Elle n'est pas de ceux que l'on peut duper aisément, malgré son joli teint de porcelaine et ses yeux bleus de poupée. De ce fait, elle a toujours une longueur d'avance sur vous, attention de ne pas vous faire damer le pion car vous pourriez le regretter.

MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
these streets : Elle a accès à des connaissances dont vous n'avez même pas idée. Déesse millénaire, elle a vu tous les fléaux s'abattre sur Terre et décimer des populations entières. Celui-là n'en est qu'un parmi tant d'autres, la fin d'une ère et le début d'une nouvelle. Elle savait, et pourtant, elle n'a rien fait parce qu'elle estime qu'il faut en passer par là pour que le monde renaisse, comme il l'a toujours fait.
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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia Mar 18 Juil - 9:07 ()
Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir
Antonia & Allison
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Allison ne semblait guère convaincue par mes arguments, aussi pertinents soient-ils. Je lui avais pourtant laissé l’occasion d’entrevoir mon passé difficile mais ce n’était pas suffisant, il fallait que je trouve quelque chose d’autre. Bien sûr je n’étais qu’une adolescente à problèmes et c’était elle l’adulte dans l’histoire, d’autant plus qu’elle connaissait ses enfants mieux que quiconque et encore mieux que moi, mais au moins j’avais essayé. Une réaction, même médiocre, même faiblarde, c’était toujours mieux que pas de réaction du tout. L’image que je renvoyais à l’éducatrice devait être franchement pathétique. J’avais presque l’air résigné, comme si j’avais d’ores et déjà accepté ma condition au lieu de continuer à me battre pour en sortir, pour prétendre à mieux. Elle-même semblait se cacher derrière la solution  de facilité. Trop de chaînes l’entravaient encore, chaînes dont elle semblait réticente à se débarrasser. Faire un choix n’était jamais aisé, surtout quand on voulait tout contrôler. J’en savais quelque chose, je gérais tellement mal les impondérables, je n’aimais pas être bousculée dans mes habitudes, j’aimais maîtriser la situation de  A à Z. J’aimais pouvoir anticiper chacune des conséquences que pouvaient avoir mes actes de façon à ce que l’atterrissage soit le moins douloureux possible ne serait-ce que pour avoir une illusion de maîtrise. Oui mais voilà ça ne sera jamais qu’une illusion, ce n’était pas réel, c’était un mensonge dont on se persuadait pour se rassurer.

Tout ça pour dire que tant qu’on se racontait ces mensonges, on ne passait pas à l’acte. On préférait se trouver des excuses. C’était édifiant de voir à quel point ce comportement se retrouvait dans chacun de nous, comme si c’était une caractéristique propre à l’espèce humaine.  Le déni était puissant, il annihilait toute volonté d’entreprendre des actions concrètes, en particulier quand elles exigeaient de nous de sortir de notre zone de confort. Elle se servait de ses enfants comme d’un rempart, elle arguait que quitter son mari allait briser la vie de leurs enfants mais à mon humble avis, personne ne savait aussi bien s’adapter qu’un enfant. Les enfants étaient en plein apprentissage, qu’il s’agisse de mathématiques ou de la vie au sens large, ils avaient une faculté d’adaptation extraordinaire qui faisait bien des envieux. Alors oui, c’était perturbant de voir papa uniquement les week-ends alors qu’ils avaient l’habitude de le voir tous les jours, mais si c’était pour le mieux….pour moi c’était évident : Allison calquait ses propres appréhensions sur ses enfants mais était-elle prête à entendre et surtout à admettre cette vérité, rien n’était aussi sûr. Je ne savais pas comment je pouvais lui exposer ce fait sans la froisser. Après tout le tact me faisait cruellement défaut, autant que je me taise pour ne pas la braquer et de risquer de foutre par terre tout le travail que nous avons accompli jusqu’alors.

Je n’insistai donc pas, considérant ce chapitre clos. Après tout, nous étions ici pour parler de moi et non de sa vie privée. Elle en avait partagé un fragment avec moi parce que j’avais surpris une conversation au téléphone mais ça ne me regardait pas, elle n’était pas obligée de m’en parler si elle ne le souhaitait pas. Alors je lui avais parlé de ma mère, un des gros points noirs de mon existence. A cela, Allison répondit qu’on s’imaginait tous que les choses auraient pu être différentes, que c’était humain de penser ainsi. Elle disait que c’était un processus bénéfique mais je n’étais pas vraiment de son avis. J’avais plutôt tendance à penser que c’était destructeur, parce qu’on se faisait du mal à fantasmer une vie qui ne sera jamais la nôtre. Nous ne faisions que désirer l’impossible, en somme. L’être humain débordait de désirs insatisfaits, ce qui engendrait une profonde frustration. Elle me dit alors être sûre d’une chose, c’est que ma mère pensait toujours à moi. J’émis un ricanement sans joie, tant j’étais peu convaincue par ses dires.

« C’est gentil. » dis-je d’un ton bourru, le regard soudainement sombre et empreint d’une gravité inhabituelle pour mon âge « Cependant sans vouloir remettre en cause votre capacité de jugement, je ne pense pas que ma mère se préoccupe encore de mon existence. La naissance d’un enfant ce n’est pas toujours un événement heureux, en particulier quand la grossesse n’était pas désirée à la base. Beaucoup de gens font des enfants sans en avoir réellement envie, juste parce qu’il faut le faire. Ce serait se voiler la face que de prétendre le contraire. »

Je n’avais pas besoin qu’on me rassure à ce sujet, je savais pertinemment que j’étais une enfant non désirée, un accident, un imprévu dans la vie de mes parents qui était loin d’être stable à l’époque. Même si je savais qu’ils s’étaient aimés passionnément, ce n’était pas le moment de fonder une famille. On avait beau dire tout ce qu’on voulait, quand une grossesse n’était pas désirée, l’accouchement pouvait être un véritable traumatisme et il n’y avait pas de honte à avoir à ce sujet. Or, le non désir d’enfants, en particulier chez les femmes, était encore un sujet tabou, même à notre époque. J’avais beau être jeune, j’étais parfaitement au courant de ces choses là.

Revenons à nos moutons ou tout du moins, au cheval que nous étions en train de bichonner. Allison m’expliquait comment obliger le canasson à donner la patte. J’esquissai une moue dubitative. Je n’étais pas certaine d’apprécier ces animaux en fin de compte. Ils étaient impressionnants et très farouches, un rien pouvait les braquer. Je me résignai toutefois à jouer le jeu et j’imitai Allison, avec la deuxième patte arrière cette fois ci. Joignant le geste à la parole, je fis glisser ma main le long de la patte rachitique et heureusement je n’eus pas besoin de hausser le ton pour me faire obéir. Pendant qu’Allison s’activait de son côté, je curais le pied du cheval qui se laissa tout simplement faire. Puis, le sujet de ma mère revint sur le tapis. Je jetai à Allison un regard circonspect. Peut-être pouvait-elle m’aider, même si bien sûr elle ne garantissait rien. Je me mordillai la lèvre inférieure  et flattai la croupe du cheval pour le remercier de sa coopération.

« Vous pouvez accéder à ce genre de documents, vous ? » demandai-je en haussant un sourcil. « Je croyais que vous étiez éducatrice spécialisée, pas assistante sociale. Il me semble que ces documents sont classés confidentiels. Et quand bien même, ma mère a accouché sous X. Je ne connais son prénom que parce que mon père a bien voulu me le dire, mais sinon il refuse d’en parler. Comme vous savez il a eu une vie difficile. C’est un homme très secret, mon père. Il n’est pas du genre à s’épancher sur ses états d’âme, même quand tout va mal. »

Mon  père a voulu m’apprendre la force, la résilience, mais je doutais qu’il ait réussi. Je ne me sentais ni forte ni résiliente. J’écarquillai les yeux lorsque Allison me proposa de monter sur mon noble destrier. Je sentis la panique me gagner et le cheval dut le sentir puisqu’il commençait à s’agiter.


« Vous êtes sûre ? » bredouillai-je tandis que mes joues se teintaient d’un beau rouge cerise tant je me sentais cloche. « C’est que…je ne suis jamais montée à cheval avant. »

Puis ce n’était pas tout mais j’avais peur de tomber et de me faire mal. J’étais assez abîmée comme ça, inutile d’en rajouter.
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Sujet: Re: [Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia ()
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[Flashback] Parler, c'est semer ; écouter, c'est recueillir - Antonia
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