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 Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo)
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the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.

Sujet: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Mar 25 Avr - 20:02 ()
electric souls
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La lumière qui commence à tomber et les bureaux qui se vident. Les conversations qui s’arrêtent, les regards qui commencent à se tourner vers les horloges sur les murs. Ils leur tardent de rentrer chez eux, de retrouver leurs proches et d’oublier cette journée. Même s’il ne s’agit là que d’apparences pour la plupart. Le problème, avec les apparences, c’est qu’elles ne tiennent jamais bien longtemps. Parce qu’il arrive toujours un moment où les maintenir devient beaucoup plus difficile que les laisser tomber. Et Athena, elle n’a plus la force de se battre pour les conserver. C’est insensé et cela ne lui ressemble pas. Mais c’est comme ça. Elle est incapable d’évoluer au milieu des humains. D’agir comme eux. De se fondre dans la masse. Et l’échec, il a du mal à passer. Alors ce soir, elle reste dans ces bureaux qui finissent par devenir déserts, elle laisse la nuit avaler le jour et les regrets prendre le dessus. Il y a des dossiers qui trainent, des affaires qu’elle doit résoudre. D’autres, qu’elle doit faire échouer. Parce que cela concerne les dieux et qu’elle se doit de les protéger. C’est ce qu’elle a toujours fait. Mais aujourd’hui, elle n’est plus certaine que ça en vaille la peine. Ils se déchirent et jouent un jeu dans l’ombre. Il y a des trahisons au grand jour et des alliés qui finissent par trahir dans l’ombre. Bientôt, ils seront découverts et la guerre éclatera. Bientôt, plus rien n’aura de sens.

Un nom qui attire son regard, un soupir qui s’échappe de ses lèvres. Ce dossier, on lui a déposé sur son bureau dans l’après midi, mais elle ne l’a pas encore ouvert. Depuis qu’elle l’a arrêté lors de l’émeute de la Concorde, quelqu’un a décidé qu’il est de sa responsabilité. Sauf que la responsabilité d’un humain, elle n’en veut pas. Elle a échoué avec la famille de son hôte. Elle a échoué avec celui qui fut le grand amour de Louise. Une confiance qui n’a jamais réussi à s’installer, une mission qui a mal tourné. C’est tout ce qu’il avait fallu pour qu’elle perde la dernière personne à laquelle Louise tenait. Et ça, elle ne parvient pas à l’encaisser. Le problème avec Athena, c’est qu’elle endosse vite la responsabilité et qu’elle n’accepte pas que certaines choses puissent lui échapper. A Paris, tout est différent. Elle ne maitrise rien. Et tout fout le camp. Alors de ce révolutionnaire, elle n’en veut pas. Elle ne les comprend même pas. Ils prétendent vouloir des réponses mais se contentent de détruire une ville. Ils affirment vouloir découvrir les secrets du grand départ, mais ils ne laissent que des ruines derrière eux. Alors, lorsqu’elle décide de se lever, c’est par curiosité. C’est parce qu’elle n’a rien de mieux à faire. C’est parce qu’elle veut en finir au plus vite avec ces conneries. C’est tout ça à la fois, et rien de cela. Elle prend le temps de passer par la machine à café, de servir deux tasses. Le café, c’est une addiction qu’elle a développée depuis son arrivée sur terre. Un signe de tête à l’officier de garde devant les cellules, elle ignore son regard surpris et la voilà qui entre dans celle du révolutionnaire la seconde suivante. Si elle était humaine, elle ferait sans doute une blague stupide. Elle aurait un dossier sous le bras, l’amènerait dans la salle d’interrogatoire. Elle remplira le rapport et n’oublierait pas de le menacer au passage. Mais humaine, elle ne l’est pas et ce soir elle a arrêté de faire semblant. Elle dépose la tasse devant lui, va s’installer contre le mur en face de lui sans un mot. Assise à même le sol, jambe en tailleur, elle a le regard dans le vide un instant et prend une gorgée de son café. « Alors, qu’est ce que t’as foutu cette fois ? »

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Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 30 Avr - 22:42 ()
burnt out and lost
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Les yeux rivés sur le mur d’en face, Léo compte les secondes jusqu’à la liberté. Ca fait quelques heures qu’il a arrêté de le frapper, ce mur. Du sang sur les poings, les yeux sont vides. Enfermé dans son désert cruel, il crève. A chaque fois qu'on le prive du ciel, de l'horizon, il sait plus respirer. Autour de lui, rien. La porte est verrouillée sur son silence, et le néant le prive du monde. Il en a besoin, pourtant, des cris qui scindent la ville en deux. Ouais, il a besoin de la colère qui se cache dans les craquelures du béton, de la nuit troublée par la fumée des voitures brûlées, des yeux qui brillent un peu trop fort et de l'espoir qui guide, l'espoir qui survit, difficilement, qui asphyxie dans les particules fines d'une ville qui a repris son cours comme si rien ne s'était passé, mais il y a quatre ans de ça, le monde a basculé, et il arrive pas à l'oublier.

Il supporte pas cette pièce. Il supporte pas les souvenirs qui lui sont attachés. Les entretiens après les disparitions. Les soupçons qui ont pesé sur lui. Les yeux qui ne le croient pas lorsqu’il leur jure qu’elle a disparu, qu'elle s'est évaporée, qu'en l'espace de cinq secondes, elle n'était plus qu'un mirage reflété par une mémoire avide.  

La porte s’ouvre sur Louise Hardy et c'est suffisant pour le tirer de sa léthargie. C’est pas la première fois qu’ils se rencontrent. Dans ses yeux, toujours la même incompréhension. Cherche pas, tu peux pas comprendre. C’est pas de sa faute, la colère ça s’explique pas. Il la regarde, déposer un café juste en face de lui et s’asseoir à même le sol de cette cellule un peu trop blanche. Elle est la première à briser le silence.

« Alors, qu’est ce que t’as foutu cette fois ? »  Rien. Pas grand chose. Une broutille. Une connerie qui fait luire ses yeux et qui étire son sourire au coin de ses lèvres. Capitale en proie à ses démons, une voiture qui brûle dans les mille feux de son décor, Léo qui trône au travers de la fumée, avec les paroles explosives. Dans sa gorge, il y a des paradis assassinés, des excuses méprisées, des vérités qui ne suffisent plus et des mensonges qui lui coupent le souffle. Un silence. Et une voix rauque. « Il va me falloir plus que ton café dégueulasse pour passer aux aveux, Louise. » Il évite les questions, tout en sachant que ça ne suffira pas. Il gagne du temps, se mure dans l'insolence de son sourire et choisit les mots qui provoquent.  « La nuit va être longue. Le vin accélère le temps, tu sais ? » Il la toise d'un regard suffisant, secoue la tête. Ses yeux croisent le vide un instant pour se noyer dans les siens quelques secondes plus tard. « Tu te poses les mauvaises questions. » Ou peut-être que c'est lui, qui n'a pas les bonnes réponses. « Ce qui compte, c’est pas ce que j’ai fait, c’est pourquoi j’l’ai fait. » Ce qui compte, c'est pas les moyens, c'est la fin. Et la fin, elle est grande, la fin, ils l'attendent tous avec impatience, la fin, c'est la vérité qui éclate et qui brille si fort que personne ne peut la nier. La fin, c'est le retour de ceux qui ont disparu, et qu'ils ont jamais pu retrouver. La fin, c'est le passé qui revient triomphant, le futur qu'on oublie aussitôt. « Le reste, ça appartient à l’histoire. »

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Sam 13 Mai - 22:41 ()
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Elle l’observe, alors qu’il a l’insolence qui brille dans le regard. Il a un air de petit con, elle a un froncement de sourcils en réponse. Elle désapprouve, parce qu’elle sait déjà que ce qu’il va dire ne lui plaira pas. Ce n’est pas sa faute, ils sont trop différents. Et elle, elle n’est pas faite pour comprendre ceux qui comme lui, veulent changer le monde juste parce que ça les éclate. Juste parce qu’ils ont besoin de voir des injustices partout et de se battre contre du vent. « Il va me falloir plus que ton café dégueulasse pour passer aux aveux, Louise. » Elle hausse les épaules, prend un air blasé. Le café, elle s’en fout. Si ça ne tenait qu’à elle, elle ne serait même pas dans cette cellule. Mais ça, elle ne lui dit pas. « Tu devrais le goûter, il est bon lui. » C’est la vérité, parce qu’elle est difficile, Athena. Alors le café, c’est celui qu’elle emmène elle-même. Mais ce n’est pas le sujet qui l’intéresse. « La nuit va être longue. Le vin accélère le temps, tu sais ? » Elle secoue la tête, il l’exaspère. Il joue avec elle, juste comme ça, parce que ça l’éclate. Et Athena, elle porte sa fierté comme un étendard. On ne l’écorche pas. Pas sans conséquence. « L’alcool est interdit pendant le service. » Une réponse qui sort par réflexe, une règle qu'elle énonce par défaut. Son ton, en revanche, il est exaspéré. Elle n’a jamais eu de la patience. Surtout pas pour ça. Ou peut être pas lorsqu’il est concerné. « Tu te poses les mauvaises questions. » Elle n’y croit pas. Les révolutionnaires, ce sont ceux sans repère et qui ne savent pas comment exprimer leur colère. Ce sont ceux qui ont perdu beaucoup et qui ont besoin de trouver des responsables. Mais il n’y a personne à blâmer, pourtant. « Ce qui compte, c’est pas ce que j’ai fait, c’est pourquoi j’l’ai fait. » Les raisons, elle les connaît déjà. Parce qu’ils ont tous les mêmes et que de toute façon, elle ne les saisit pas. Ils veulent une vérité qu’ils ne sont pas prêts à accepter. Alors lorsqu’elle n’est pas loin, ils détournent le regard et continuent de tout briser sur leur passage. « Le reste, ça appartient à l’histoire. » Il gagne du temps, elle le sait, mais elle ne dit rien. Ou presque. « L’histoire est pourtant la base de tout. » Elle est bien placée pour le savoir. Elle observe les murs de la cellule, cherche à comprendre comment il peut revenir ici encore et encore sans devenir fou. Elle n’y est que depuis quelques minutes et déjà, elle ne le supporte plus. « Mais puisqu’on a toute la nuit, explique moi alors. Pourquoi tu fais tout ça ? » Elle veut donner une intonation blasée à sa voix, mais il y a quelque chose d'autre qui sort malgré elle. Quelque chose qui ne devrait pas être là. Parce qu'il n'est qu'un parmi des centaines d'autres, parce qu'il n'est qu'un visage au milieu d'une foule en colère. « T’en as pas marre de venir ici ? »

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 14 Mai - 0:23 ()
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« L’histoire est pourtant la base de tout. » Deux grands yeux intrigués se posent sur l’officier de police. Voilà une réponse à laquelle il ne s’attendait pas. Surtout pas de sa part à elle. Il ne sait même pas pourquoi elle est là, avec lui. Louise, elle est pas du genre à s’attarder. Elle est pas du genre à rentrer dans son jeu non plus, à écouter des réponses aux questions qu’elle n’a jamais posées. Il l’observe, comme si elle lui tendait un piège, comme s’il allait tomber dedans, comme s'il avait déjà perdu la bataille avant d'avoir déclaré la guerre. « Mais puisqu’on a toute la nuit, explique moi alors. Pourquoi tu fais tout ça ? » Il soutient son regard, mais se mure dans un silence qui ne lui ressemble pas. Lui, il pensait pouvoir s'en tirer avec des parades. Quelques tirades lancées au hasard, juste assez pour la faire partir. Sauf qu'elle est toujours là, prête à écouter ce que personne n'a jamais voulu entendre. « T’en as pas marre de venir ici ? » Pendant quelques secondes encore, il conserve le silence.  Il n’est pas censé parler aux policiers. Il n’est pas censé pactiser avec eux. La consigne, c’est de se taire et d’attendre. Mais Léo, il a jamais suivi les règles. Et Alors, le silence, il le brise. Un peu trop brutalement peut-être, comme si les mots cherchaient à s’échapper de sa gorge.
Des rêves brisés bordent ses iris.
« T’as déjà aimé quelqu’un plus que ta propre vie ? J’te parle pas du truc qui s’oublie, du flirt ou de l’amourette qui s’en va. J’te parle du vrai deal, du grand amour, du truc qui te tue mais sans quoi tu peux pas vivre. Le truc qui te coupe le souffle, qui te fout à l’envers, qui t’empêche de dormir, de penser, d’exister. » Il attend pas de réponse de sa part. Il sait qu’elle est discrète. Il est rare qu’elle lui adresse plus de deux mots. Lui, c’est tout le contraire. Il a l’insolence qui déblatère. Rétines en feu, la folie en combustion, le mec a tout perdu et cherche encore. Sa voix se heurte à ses récifs, il sait plus exactement comment cacher sa colère ou sa peine, il arrive plus à faire la différence de toute façon. « Tu sais c’que ça fait de perdre ça ? Imagine. Tu fermes les yeux une seconde. Une petit seconde. Et quand tu te retournes, plus personne. Disparue. Tu la cherches, pendant des jours, t’y crois pas, tu penses que c’est une blague, un complot, qu’elle va finir par revenir. T’appelles son téléphone mais il est dans ton appart. Elle l’a pas pris avec elle. Tu regardes ses dépenses, mais il y en a aucune. Toutes ses affaires sont encore chez toi, comme si elle allait revenir. T’as encore son parfum, des souvenirs plein les yeux, des photos plein le portable. Comme si elle était jamais partie. Sauf qu’elle est plus là. Tu sais c’que ça fait, mh ? » Ca fait mal. Pas la douleur qui passe avec le temps. La douleur qui pulvérise tout sur son passage, et qui recommence jusqu’à ce qu’il ne resteplus rien. La douleur que tu peux pas oublier, que l’alcool n’efface pas et que la drogue ignore. Des milliards de questions qui restent sans réponse. Des millièmes de cris saccadés coincés au creux de sa gorge. « De se demander pourquoi on l’a pris elle et pas toi… » Il avait voulu la rejoindre. Il avait interrogé le ciel, mais seul le silence lui était revenu. Le silence et l’écho de ses prières. Des nuits passés à contempler les étoiles, à tracer les constellations, à croire à tout ce qu’il avait toujours refusé.  A prier dans le vide, il avait fini par se perdre, Léo.  « De se faire interroger par des personnes qui te croient pas. Qui pensent que tu l’as tuée. Que tu profites des disparitions pour couvrir ton meurtre. »  Les souvenirs le brûlent. Il reprend son souffle. Sa voix s’apaise. Son visage se laisse conquérir par l’amertume. « Je sais, elle est revenue. Enfin, ’revenue’…» Elle le reconnaît plus. Marine, quand elle le regarde, elle a plus les yeux qui brillent. L’indifférence la plus totale. Et il le supporte pas. « Et oui. Brûler une voiture, c’est peut-être un peu excessif. » Une concession déguisée. Son regard se perd dans le vide, se fige dans la colère.  « Mais quand on ne répond pas à tes lettres, quand on n’entend pas tes demandes, il ne te reste plus que ça. Des voitures à brûler. Et l’espoir que ça change quelque chose. » Il baisse les yeux. Un soupir résigné se fait la malle entre ses lèvres. « J’l’aimais plus que ma liberté. » Arpenter les couloirs désertiques du commissariat ne lui fait pas peur. Il fait partie de ceux qui n'ont plus rien à perdre. Tout ce à quoi il tenait a été emporté en un souffle le 4 décembre. Et depuis, plus rien. Alors, il hausse les épaules. « Si j’dois passer ma vie ici pour la retrouver, ou pour comprendre pourquoi elle est partie, alors ansi soit-il, comme on dit. » Il relève les yeux vers elle. « T’as pas une cigarette ? »




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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 14 Mai - 16:08 ()
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Elle la voit, l’hésitation dans son regard. La surprise aussi. Les révolutionnaires, ils ne parlent pas aux flics. C’est comme ça. C’est une règle établie, une promesse qu’ils ont faite et à laquelle ils se tiennent. Elle les sait loyaux entres eux. Mais, ce soir, ce n’est pas un piège qu’elle lui tend. Alors lorsqu’il ne bouge pas, elle se dit qu’il va faire comme tous les autres et garder le silence. Elle est déçue, mais elle ne le montre pas. Parce que ça n’a aucun sens. Et puis les mots s’échappent et tout ce qu’elle peut faire, c’est écouter.  Il lui parle de grand amour et son premier réflexe, c’est de lâcher un soupir. Les humains, ils ont cette façon bien particulière de concevoir l’amour. Ils ont besoin de quelque chose de fort pour avancer, de quelque chose qui les guide pour donner un sens à leur vie. Quelque chose de définitif dans une vie éphémère. Et Léo, il n’échappe pas à la règle. Elle le voit lorsqu’il en parle, lorsque les mots s’enflamment pour quelque chose qu’il a perdu. Elle ne lui répond pas, parce que non, elle ne sait pas ce que ça fait. Athena, elle a mené une existence de solitaire. Elle s’est toujours interdit de tomber pour quelqu’un parce qu’elle savait que cela signerait sa propre perte. Parce qu’elle déteste montrer ses faiblesses et qu’elle ne peut pas se permettre de faire confiance à quelqu’un à ce point là. Parce qu’elle ne peut pas se permettre de se laisser aller, parce qu’elle doit toujours garder la maitrise d’elle-même. Parce qu’elle a peur, tout simplement. Il a la colère sur le bout de la langue et le sentiment d’avoir été trahi. Par cette femme qui a disparu, par ceux qui ont refusé de l’écouter. Le sentiment de s’être retrouvé seul contre le reste du monde. Elle a son regard qui se perd dans le vide. Perdre quelqu’un, elle sait ce que c’est. Elle connaît le vide et la sensation de manque. L’incompréhension et le sentiment d’injustice, la culpabilité aussi. Mais ça non plus, elle ne peut pas lui dire.  Ils ont été nombreux à réagir comme lui. Et elle se dit que si cela avait été mieux gérer, peut-être qu’ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Si les humains avaient compris que quelque chose de plus grand qu’un simple meurtre était en train de se passer. Paris ne serait pas en train de tomber. Ou peut-être que cela n’aurait rien changé. Il a les mots qui accusent, il a les questions qui n’en finissent plus. Et elle ne peut répondre à aucune. La vérité, c’est qu’elle comprend un peu trop tout ce dont il est en train de parler. Mais qu’elle ne le reconnaitra jamais.

« Je sais, elle est revenue. Enfin, ’revenue’…» Il a y quelque chose qui change dans sa voix, elle a les pupilles qui se posent sur son visage par automatisme. Et sa culpabilité, elle lui revient en plein visage. Il ne la retrouvera jamais, cette femme qu’il a tant aimée. Ils ne reviendront jamais, tous ces disparus qu’ils recherchent tous. A la place, il ne reste que des imposteurs. Ceux qui ont pris leur vie et qui ne pourront jamais la rendre. Ceux qui, comme elle, se sont retrouvés là un peu par hasard, un peu par défaut. « Et oui. Brûler une voiture, c’est peut-être un peu excessif. » Elle fronce les sourcils, a sa langue qui claque sur son palais pour désapprouver. L’histoire de la voiture brûlée du maire, on lui a raconté dans l’après midi. Elle n’y avait pas prêté attention, alors. Elle aurait pourtant du comprendre que cela ne pouvait être que lui, le responsable. « Mais quand on ne répond pas à tes lettres, quand on n’entend pas tes demandes, il ne te reste plus que ça. Des voitures à brûler. Et l’espoir que ça change quelque chose. » C’est là où ils ne seront sans doute jamais d’accord. Tout détruire, prendre des risques inutiles, semer le chaos derrière lui. Il ne sait faire que ça. « J’l’aimais plus que ma liberté. » C’est là où il se trompe. Comme tous ceux qui comme lui, veulent faire entendre leur voix à n’importe quel prix. « Si j’dois passer ma vie ici pour la retrouver, ou pour comprendre pourquoi elle est partie, alors ansi soit-il, comme on dit. » Elle secoue la tête, lâche un soupir blasé. « Tu ne sais pas de quoi tu parles. » Il ne sait pas, parce qu’il ne voit pas plus loin que sa propre histoire. Et pourtant, elle n’arrive pas à le blâmer. Parce qu’elle comprend. Un peu trop, sans doute. Alors elle n’ajoute rien. « T’as pas une cigarette ? » Elle secoue la tête, répond un peu trop vite d’une voix un peu trop monocorde. « Il est interdit de fumer dans les lieux publics. » Les règles, elle les applique. Parce que c’est comme ça. Mais lorsqu’elle repose son regard sur lui, elle abdique. Avec lui, elle n’est pas certaine que cela serve à quelque chose. Alors elle se lève, attrape sa tasse et ouvre la porte de la cellule. Un signe de tête pour l’inviter à la suivre, un avertissement qu’elle lâche à demi mot. « Evite de t’enfuir, tu n’aimeras pas ce qui suivra. » Un signe au flic assis à son bureau, elle le guide jusqu’à l’extérieur. Dehors, il fait nuit et il ne reste plus personne sur les bords de la Seine. Elle sort son paquet de cigarettes de la poche de son blouson en cuir et lui tend. « La voiture du maire, ce n’était pas très intelligent. Il y a plein d’autres bagnoles à cramer dans Paris. » Plein d’autres choses à faire que de s’attirer l’attention de Zeus. Elle prend une gorgée de son café, a son regard qui se perd dans la nuit. « Et s’il n’y avait pas de réponse à tes questions ? S’il n’y avait pas de raisons à tout ce bordel ? »

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 14 Mai - 18:08 ()
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« Il est interdit de fumer dans les lieux publics. » Un sourire un peu faiblard se faufile au coin de ses lèvres. Face à lui, un visage de marbre et deux grands yeux bleu, imperturbables. C’est pas faute d’essayer, de provoquer la colère, une réaction, n’importe quoi. Léo, il vit dans la riposte, il réfléchit après coup. Mais avec elle, c’est différent. Elle écoute, elle entend. Peut-être même qu’elle comprend. Il pourrait pas le savoir, elle laisse rien transparaître Louise. Lui, c’est tout le contraire. Il peut rien cacher. Il essaye, pourtant, mais il échoue toujours. Il a des jaillissements d’aurore dans les yeux. Il est né avec. « Ah, qu’est-ce qu’on serait sans la police… » Elle se lève, il fronce les sourcils. Pars pas, pas tout de suite, il a d’autres choses à te raconter, Léo. Il a les rêves coincés dans la gorge, les revendications cacophoniques, il sature l’air de ses espoirs et de ses souvenirs et l’air en conséquence devient plus lourd, il le sait, il s’en excuse à demi mot, il peut pas faire autrement. Il brille un peu trop, il brûle un peu trop, c’est comme ça, lui en veux pas. Il ouvre la bouche, mais elle le devance. Un geste pour lui dire de le suivre. Et, juste comme ça, le sourire repart à la conquête de son visage. Il se lève à son tour pour lui emboîter le pas. « Evite de t’enfuir, tu n’aimeras pas ce qui suivra. » Il hoche la tête. Un éclair dans les yeux, un sourire dédaigneux. « Chef, oui chef. » Il a le sang rebelle, il peut pas s’en empêcher. Il pense pas à mal, faut pas lui en vouloir, Léo, pour vivre, il a besoin d'exploser. On lui a jamais appris à faire autrement. Alors, il glisse un clin d’œil au flic devant lequel ils passent pour s’échapper dans une éclipse.

Léo et Louise, sous un ciel océanique. La nuit se fait silence, une légère brise explore leur visage. Il s’adosse contre le mur, reste juste là, juste à côté d’elle, à espionner chacun de ses traits, à essayer de comprendre ce qui se cache derrière ses armures. Elle lui tend un paquet de clopes. Il en prend une.  « La voiture du maire, ce n’était pas très intelligent. Il y a plein d’autres bagnoles à cramer dans Paris. » La voiture du maire, c'était pas son idée, mais, comme à son habitude, il a suivi avec le sourire. Il a versé l'essence et il a jeté le briquet sur le véhicule officiel. Les explosions symphoniques de la colère de tout un peuple. Il ne lui donne pas les détails qu'elle demande. Il ne trahit pas les noms dont elle a besoin. Il est le seul à s'être fait attraper aujourd'hui. Il le sait, ce qui arrive aux révolutionnaires, désormais. Chassés aux quatre coins de la ville, enfermés pendant des semaines jusqu'à ce que la patience s'évanouisse. A Paris, il est devenu dangereux d'être libre. Lui, il s'en fout, ils peuvent lui faire ce qu'il veulent. Enfermez un homme qui n'a rien à perdre, privez le de ce qu'il n'a déjà plus. Il a peur de rien, Léo. Paris est un désert depuis qu'elle est partie. Mais il est pas l'heure de faire la guerre. Alors, son visage s'adoucit, ses yeux se perdent sur les lumières de la ville.  « C’est vrai. Peut-être que j’devrais me concentrer sur celles qui sont mal garées à l’avenir. Pour apporter quelque chose à la société, tout ça… » Il s'en fiche, d'avoir l'air con ou intelligent. e geste compte moins que le symbole. « Et s’il n’y avait pas de réponse à tes questions ? S’il n’y avait pas de raisons à tout ce bordel ? » Cette question, il se l'est posée des centaines de fois. Si tout ça, c'était du vent, si c'était pour rien, s'il criait vraiment dans le vide, s'il n'y avait pas de vérité, pas de raison, juste un bug dans la matrice, s'il ne restait vraiment rien d'elle, si tout avait vraiment disparu, si c'était vraiment la fin du monde, alors quoi ? Sa tête bascule en arrière, pour offrir sa gorge à l’horizon. Il expire la fumée face aux étoiles. Il laisse les secondes s’écouler. Il vit pour ces moments là, ces éclipses où le silence se fait dans la capitale. Plus un bruit, plus un souffle à part le leur. Il hausse les épaules et plonge son regard dans le sien. « Alors, au moins, j’aurais cherché à en trouver une. » C'est le seul moyen de survivre, après ce qui s'est passé. Se persuader qu'il y a quelque chose à trouver, qu'un mensonge s'apprête à être découvert. C'est le seul moyen d'avancer, que de creuser dans le passé. Il a rien trouvé d'autre. Il détourne le regard, explore les lumières d'une ville encore endormie. « Si j’arrête, autant me jeter dans la Seine. Sans vouloir être dramatique. » Mais dramatique, il l’est toujours un peu Léo. Il vit dans l’excès, il en fait toujours un peu trop. C’est pas de sa faute, c’est dans son sang, une maladie qui lui pourrit la vie une fois sur deux. Ses yeux retrouvent ceux de l'agent. « Moi, c’que j’crois, Louise, c’est qu’il y a une raison à tout. Et toi ? »





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the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.

Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 14 Mai - 19:39 ()
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Sous le ciel noir, à l’heure où les lumières de la ville concurrence avec les étoiles, il y a deux opposés qui cherchent à comprendre comment l’autre fonctionne. Il y a une trêve qui s’installe, juste pour quelques heures, juste pour cette nuit, pendant que personne ne peut les voir. « Alors, au moins, j’aurais cherché à en trouver une. » Elle observe son visage plein d’illusions et de rêves, elle sait que cela ne lui suffira pas. Le problème, c’est qu’il ne trouvera jamais de réponse. Parce qu’il n’y en a pas. C’est ce qu’elle commence à se dire, après ces trois années à tenter de comprendre. Et de toute façon, elle a arrêté d’essayer, elle n’a plus le temps. Il y a d’autres choses qui se jouent dans l’ombre. Pendant que des voitures flambent, il y a une guerre qui se prépare. Juste sous leur nez à tous. Mais ils ne regardent pas au bon endroit. « Si j’arrête, autant me jeter dans la Seine. Sans vouloir être dramatique. » Elle a un sourire qui danse au coin des lèvres, son regard qui vient explorer la Seine. Elle finit par hausser les épaules, et s’asseoir sur la murette en face de lui. Jambes qui pendent dans le vide, deux mains qui tiennent sa tasse pour tenter d’en tirer sa chaleur. « Évite la Seine quand même, on sait pas trop ce qu’il y a dedans. » Elle veut lui dire qu’il doit passer à autre chose, qu’il doit laisser le passé derrière lui et avaler le présent. Que cela ne sert à rien à courir après des chimères, parce que rien de bon n’en sort jamais. Mais il n’y a rien qui sort. « Moi, c’que j’crois, Louise, c’est qu’il y a une raison à tout. Et toi ? » Ce qu’elle croit, c’est qu’il y a des puissances qui jouent avec la vie de chacun et qui les dépassent largement. Ce qu’elle croit, c’est que tout finira par exploser et qu’il ne restera plus rien. Ce qu’elle croit, c’est qu’à force de jouer avec le feu, ils vont finir par tout perdre. « Je crois qu’il y a des choses qui nous dépassent. » Des choses qu’ils ne peuvent pas contrôler, qui font que la vie est injuste et qu’ils ne peuvent rien faire d’autre que d’accepter. Ces choses là, elle ne peut pas lui en parler. Parce qu’il n’est qu’un humain et qu’elle doit d’abord penser aux siens. Aux siens qui sont probablement en train de se déchirer une nouvelle fois, à l’heure qu’il est. Aux siens qui refusent d’entendre raison et qui ne mettront pas longtemps à se jeter dans la guerre. Et, à cet instant, elle ne voit plus de raison de se battre. Alors elle a les mots qui finissent par sortir bien malgré elle. « Je fais partie de ces disparus, tu sais. On m’a dit que j’étais au milieu d’un repas. Je me suis levée pour attraper une bouteille de vin dans la cuisine, et je ne suis jamais revenue. » C’est la dernière chose qu’a fait Louise, avant de voir son existence disparaître en une fraction de seconde. Partager un repas avec l'homme qu'elle aimait et attraper une bouteille de vin. Juste comme ça, en un battement de cils, elle est devenue un souvenir parmi tant d'autres. « Je ne sais pas pourquoi il a fallu que ce soit moi plutôt qu’un autre, ou un autre plutôt que tous ceux qui sont restés. Je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé, je ne sais pas ce qui est arrivé pendant un an. On a été nombreux à chercher des réponses, à vouloir comprendre. Mais regarde nous, bientôt quatre ans après, on en est toujours au même stade. » Cette histoire, elle a l’habitude de la raconter. Parce que quand ils ont cru retrouver Louise, ils ont tous voulu savoir. Ils ont tous voulu comprendre. Alors elle a répété toujours les mêmes mots, inlassablement. Elle a tenté de détourner l’attention, de les faire passer à autre chose. Mais ce soir, elle sait que cela ne sera pas suffisant. Alors elle continue, même si cela ne changera rien. « Je ne sais pas pourquoi on est revenus. Aussi facilement que ça, je ne sais pas ce qu’on fout ici. » Elle ne sait pas pourquoi ils ont pris des vies qui ne leur appartenaient pas. Et cela la rend folle de rage. Athena, elle est celle qui apporte la sagesse et la justice. Pas celle qui vole la vie d’une autre. La culpabilité, c’est une ombre qui ne la quitte pas. C’est pour ça qu’elle s’est occupée de la famille de Louise et de tous ses proches. Même maladroitement, même malgré eux. « Tu as sans doute raison, il y a une raison à tout. Mais il y a des choses qu’on ne pourra jamais découvrir. C’est comme ça. »

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Dim 14 Mai - 21:51 ()
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« Je crois qu’il y a des choses qui nous dépassent. » Là. C’est à ce moment-là qu’elle lui dit tout, qu’elle lui sort la meilleure version d’une histoire qu’il ne connaîtra jamais. Une seconde et elle a disparu. Une seconde et puis plus rien. Lui, il a ses grands yeux posés braqués sur elle. Il attend qu’elle lui livre la vérité. Il attend qu’elle réponde à ses questions. Il attend qu’elle lui dise ce que personne d’autre ne sait. Sauf qu’elle ne lui dit rien. Parce qu’elle en sait pas plus que lui. Parce qu’un jour, elle a disparu, qu’un an plus tard, elle est revenue. Et qu’entre les deux, il n’y a rien. Parce que de tout ce qu’elle a été un jour, il ne reste plus que des souvenirs, dans la mémoire d’inconnus. La vérité est décevante comme un coup de poing dans l’estomac. Il a le souffle coupé, le visage qui s’effondre. L’histoire, il la connaît pourtant. Il l’a entendue de la bouche de Marine, de la bouche des autres, aussi, de la sienne, maintenant. Il baisse la tête. On l’entendrait presque, le bruit de son cœur abîmé, du mécanisme rouillé. A trop courir après ses rêves, il se perd, Léo. Il fuit la ville livide, crève un peu plus tous les soirs sous les étoiles. Il brûle ses poumons pour trouver des soleils qui n’existent plus. Mais il y a plus rien pour lui. Du moins, c'est ce dont il a fini par se convaincre. « Je ne sais pas pourquoi on est revenus. Aussi facilement que ça, je ne sais pas ce qu’on fout ici. » Il tire sur sa clope, laisse son regard dévier dans un ailleurs. Fixer le vide, repenser à elle, à ce qu’elle a ressenti au moment où elle a disparu. Est-ce qu’elle a eu mal ? Lui oui. Son cœur s’est déchiré à la seconde où il a compris qu’elle ne reviendrait pas. Alors, il a prétendu le contraire. Il a fait comme si elle allait revenir, comme si tout ça n’était qu’une vaste supercherie. Une supercherie qui dure depuis quatre ans. Depuis, Léo, il galope après les souvenirs, des boulevards à flics aux chemins de saint-germain, il efface les nuits pour s'imaginer voleur de feu, comme s'il pouvait défier les dés qui sont déjà jetés, comme s'il pouvait rivaliser avec un dieu qui refuse d'entendre la moindre de ses prières. Les miracles, il y croit encore, un peu, et il en veut au reste du monde d'avoir continué à tourner alors qu'elle n'est jamais vraiment revenue.  « Tu as sans doute raison, il y a une raison à tout. Mais il y a des choses qu’on ne pourra jamais découvrir. C’est comme ça. » Collision entre leurs regards avec pertes et fracas. Le silence s'installe entre eux. Il y a des regrets à l'état de fumée qui s'échappent d'entre ses lèvres. Il y a des souvenirs carnassiers qui dévorent ses prunelles. Il se demande si elle le sait, qu'il souffre. Que c'est pour ça qu'il crame des voitures, qu'il se bat avec les flics et qu'il hurle une colère feinte dans les rues. Il est plus en colère, Léo. Plus vraiment. Il est perdu, et il a plus rien à quoi se raccrocher. Un sourire finit par se former au coin de ses lèvres. Il oublie.  « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien, hein ? » Il s’assoit à côté d’elle, le prof de littérature est pas peu fier de sa citation. Il murmure un « Socrate. » avec un air provocateur. Le voilà qui la dévisage pendant un moment. Il cherche les détails qu’elle cache. Ceux qui pourraient la trahir. Mais sur le visage de Louise, il n’y a rien d’autre que ce qu’elle lui montre. « Donc, y a un mec qui attend toujours sa bouteille de vin, c'est ça ? » C'est pas drôle et il le sait, mais il a un éclat de rire qui meurt dans le fond sa gorge. Voyant qu'elle reste impassible, il trouve une parade et tire sur sa clope. « A qui tu manques, Louise ? »







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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Mar 16 Mai - 19:05 ()
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Ce n’est pas l’histoire à laquelle il s’attendait. Ce n’est pas ce dont il avait besoin d’entendre. Elle la voit sur son visage, la déception. Mais la vérité, il ne la connaitra sans doute jamais. Il ne serait pas capable de l’accepter, c'est une certitude. Après tout, lorsque Darius a su pour elle, son premier réflexe a été de vouloir la tuer. Alors elle ne dit rien de plus et sait que cela ne sera jamais suffisant. Qu’il n’acceptera jamais ces réponses qui n’en sont pas. Qu’il continuera à chercher, parce que la douleur est tout ce qui lui reste. La colère aussi. Louise, elle a toujours regardé les révolutionnaires agir de loin. Elle s’est toujours dit que les humains avaient besoin d’hurler leur rage à n’importe quel prix, pour n’importe quelle raison. Et Léo, il vient remettre ses certitudes en question, juste comme ça, avec son air de petit con et sa clope entre les mains. Avec ses provocations, aussi. « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien, hein ? » Elle lève les yeux, secoue la tête avec un air blasé sur le visage. Il ne peut pas s’en empêcher. Elle le regarde s’installer à côté d’elle, elle hausse les épaules lorsqu’il lâche un « Socrate. » fier. Et elle, tout ce qu’elle peut faire, c’est froncer les sourcils. « Merci de cette précision. » Elle ne sait pas à quoi il joue, elle ne sait pas ce qu’il cherche à obtenir d’elle. « Donc, y a un mec qui attend toujours sa bouteille de vin, c'est ça ? » Il y son un rire qui s’élève, elle y a son regard qui se perd dans le vide. Si c’était aussi simple que cela, elle lui répondrait que oui, il attend toujours sa bouteille de vin. Mais Darius, il a failli la conduire à sa perte. Aussi facilement que ça. « A qui tu manques, Louise ? » Elle ne sait pas comment ils en sont arrivés là. A dévoiler des vérités au milieu de la nuit, à avouer des faiblesses dans des murmures. A poser les questions qui dérangent. Et à y répondre. « A celui avec qui j’aurais passé ma vie, si je n’avais pas disparu. » Louise aurait sans doute eu une belle vie. Avec celui qu’il lui fallait, avec sa mission au sein des templiers, avec sa vie tracée d’avance. Elle a un sourire qui étire ses lèvres, mais il n’y a aucune joie dedans. Sous le ciel de Paris, ils ont les mêmes regrets au fond des yeux, mais pas pour les mêmes raisons. Son regard se pose sur lui un instant, elle finit par se souvenir qu’elle n’est pas censée lui parler. Qu’elle n’est pas censée se confier. Qu’elle n’est pas censée le comprendre ou même chercher à en savoir plus. Les ordres sont clairs. Les révolutionnaires, ce sont des cibles à neutraliser. Mais ce soir, sa mission, elle l’oublie. Elle tend la main pour attraper sa clope et la porte à ses lèvres pour tirer dessus. « Et toi Léo. A côté de qui es-tu passé, à force de courir après ton passé ? Qui as-tu écarté de ta vie ? » Elle ne lui demande pas plus d'information sur sa Marine, parce que les noms n'ont jamais été difficiles à trouver. Elle ne lui dit pas qu'elle fera des recherches sur elle. Juste pour savoir qui est revenu à sa place, juste pour s'assurer qu'elle ne foutra pas sa vie en l'air plus qu'elle ne l'a déjà fait.

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Sam 20 Mai - 16:18 ()
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« A celui avec qui j’aurais passé ma vie, si je n’avais pas disparu. » Elle a le regard dans le vide, Louise, quand elle se confie. Elle a le regard dans le vide et les mots brisés. Comme s’il n’y avait plus rien à rattraper. Comme si le passé avait disparu pour toujours. C’est pas comme ça qu’il voit les choses, Léo. Lui, le passé, il lui court après, il le courtise, il l’observe à travers des rêves goût héroïne. Le passé, Léo, c’est son oxygène, sa raison de vivre, son cœur qui bat, qui palpite. Le passé, c’est ce qui le tue, ce qui prendra sa vie avant tout le reste, c’est cette douleur qui disparaît pas, ce trou dans son cœur. Le passé, il a fait de lui un mort trop pressé de vivre dans une ville qui étale ses cadavres à ciel ouvert. Il a du mal à la comprendre. Du mal à la croire quand elle lui dit qu'elle se souvient de rien. Il doit y avoir quelque chose, une poussière de souvenir qui traîne dans son crâne. Parce que s'il n'y a plus rien, alors... Alors, il préfère ne pas y penser.  Elle lui vole sa clope. Il sourit.  « Et toi Léo. A côté de qui es-tu passé, à force de courir après ton passé ? Qui as-tu écarté de ta vie ? » Il regarde ailleurs, lui aussi. Pas parce qu'il a du vide à fixer, mais parce qu'il a un peu honte. Un peu honte de croire à tout ce que les révolutionnaires disent. Un peu honte de se noyer dans ses mensonges, de croire à ses propres illusions. Un peu peur, aussi, de la vérité qui se cache juste sous ses yeux. Alors, non, c'est décidé, il répondra pas à cette question. Il arrête de jouer le jeu. Parce que la réponse lui fait trop mal et qu'il a même pas envie de la connaître. Léo, il se voile la face, il perd son temps. Il a le cœur qui bat pour des souvenirs, des fantômes, des illusions. Il pose des questions auxquelles il ne veut pas de réponse. La vérité, c’est qu’il préfère continuer à tout détruire. La vérité, c’est qu’un jour, il finira par en crever. La vérité, c’est qu’il se demande pourquoi toutes ces conneries ne l’ont pas encore tuée. Retour à la case départ. Fini les confidences, l'heure a sonné. P'tit con au sourire royal se tourne vers l'officier de police. « Tu fais des rimes toi, maintenant ? » Sa clope, il la reprend, il tire dessus et il l’écrase contre le muret. Le cadavre d'une cigarette sur le trottoir rejoint une fleur qui pousse dans les craquelures du béton. Des rêves insensés tout autour des iris, des souvenirs saccagés par des vérités raturées. Pour une fois, il préfère oublier. Pris à son propre jeu, il bat en retraite, Léo. Il a trop mal pour aller plus loin et son coeur est prêt à exploser. « C’est une façon déguisée d’me demander si j’suis libre ? » Se cacher derrière l'insolence, il est devenu maître à ce jeu là. « J’ai pas de copine, Louise. J’suis tout à toi. »








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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Sam 20 Mai - 18:32 ()
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Il est le premier à renoncer. Le premier à déclarer forfait. Il retrouve son sourire narquois et les mots désinvoltes. « Tu fais des rimes toi, maintenant ? » Et aussi brusquement qu’elles ont commencé, les confidences s’arrêtent. Le soulagement qui vient avec, elle ne peut pas l’ignorer. Qu’il redevienne ce révolutionnaire capable de tout détruire et elle cette flic qui se met au travers de son chemin. Parce qu’il soulève des questions bien trop dangereuses, parce qu’il la fait remettre en question ce en quoi qu’elle a toujours cru. Tout ce dont elle tente de se persuader pour continuer à avancer. Et il n’a pas le droit. Ils ne sont pas faits pour changer l’ordre des choses. Il n’est qu’un humain de plus dans cette foule sans visage, un de ceux qui finira par se fondre dans les ombres et qu’elle oubliera aussi facilement que cela. Elle arque un sourcil lorsqu’il écrase la clope et qu’il la jette, elle a les traits qui redeviennent neutres lorsqu’elle s’interdit de répondre à sa provocation. Son masque, c’est la seule chose qui la retient d’imploser. Elle a une image à maintenir, à n’importe quel prix. « C’est une façon déguisée d’me demander si j’suis libre ? » Il pousse le jeu plus loin, il a toujours les mots de trop. C’est de ça qu’il est fait. Et la colère, elle revient briller dans ses pupilles. « J’ai pas de copine, Louise. J’suis tout à toi. » Elle lève les yeux au ciel, se laisse glisser sur le sol. « Oh je t’en prie, on n’est plus à l’école maternelle. » Le ton sec, elle ne peut pas le retenir. Pas vraiment. Elle ne l’avouera sans doute jamais, mais elle a la fierté écorchée qu’il choisisse de se défiler, alors qu’elle a répondu à ses questions. Cette pause hors du temps, elle en avait sans doute autant besoin que lui. Elle a juste refusé de l’admettre. Même à elle-même. « La pause clope est finie. Bouge. » Elle ne prend pas la peine de se retourner pour s’assurer qu’il la suit, elle sait qu’il n’est pas stupide au point de s’enfuir.

Retour devant son bureau, elle a le regard qui se pose sur la porte menant aux cellules, au loin. Si elle le renvoie là dedans, il subira le même sort que les autres révolutionnaires. Des interrogatoires qui n’en finissent plus, des pressions pour qu’il dénonce les autres. Et il ne le fera pas, c’est une certitude. Il tombera sur des flics qui veulent trouver des coupables à tout prix, peu importe ceux qu’ils doivent détruire au passage. Elle ne peut pas s'y résoudre. Parce qu'Athena, elle est celle qui choisira toujours la clémence, au final. Tout, pour éviter qu’un conflit ne se transforme en une guerre. Alors bien malgré elle, elle lui désigne la chaise face à elle alors qu’elle prend place derrière son ordinateur. La technologie, ce n’est pas son fort, à Louise. Elle n’a pas eu d’autre choix que d’apprendre depuis son arrivée, mais c’est toujours avec le même air contrarié qu’elle tape sur les touches de son clavier. C’est toujours dans le même silence qu’elle se mure lorsqu’elle doit se concentrer sur son écran. Alors lorsqu’elle finit par récupérer une feuille à l’imprimante, elle devance ses arguments, parce qu’elle n’a plus de patience à lui consacrer. « Ça va, t’affole pas. Ça dit que t’as vu personne et que tu ne sais rien sur la voiture cramée. Comme t’as été assez malin pour éviter les caméras et qu'il n'y a pas de témoin, t’as juste à signer et tu peux te tirer de là. »

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Sujet: Re: Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo) Sam 20 Mai - 19:10 ()
burnt out and lost
I was burned out and lost A dusty bulb, an abandoned lot And the nighttime was the worst It shows you all the things you've lost There's no light in here now

* * * * * * * * *

« Oh je t’en prie, on n’est plus à l’école maternelle. » Un éclat de rire qui meurt dans sa gorge, gorge qu’il étire alors qu’il penche la tête en arrière. Deux grand yeux noirs ouverts sur le ciel. Ciel fermé. Fermé aux espoirs et aux prières, à eux, à tout. Quelques secondes à se demander pourquoi il a pas disparu, lui aussi. A se demander ce qui lui a manqué. Ce qu’il aurait dû faire pour s’évaporer dans les airs. Quelques secondes à chercher des réponses dans les constellations muettes. « La pause clope est finie. Bouge. » En quelques mots, leur éclipse est terminée. Un soupir. Le monde se remet à tourner, les choses rentrent dans l’ordre. Lorsqu’il repose les yeux sur elle, elle est déjà à la porte du commissariat. Là. C'est là qu'il devrait partir. Se faire la malle, se mettre à courir comme si sa vie en dépendant. Oui, mais voilà, il le veut pas. Alors il la suit, Louise, dans les couloirs en labyrinthe de l’hôtel de police. Il la suit jusqu’à son bureau, en face duquel il s'installe. Il la suit sans savoir ce qu'elle lui réserve. Il a entendu parler de ces interrogatoires, il a entendu les rumeurs de torture, il sait ce qui pourrait lui arriver s'il restait entre ces murs. Le silence de Louise s'éternise. Elle fint par se lever et, lorsqu'elle revient, elle a des papiers entre les mains. « Ça va, t’affole pas. Ça dit que t’as vu personne et que tu ne sais rien sur la voiture cramée. Comme t’as été assez malin pour éviter les caméras et qu'il n'y a pas de témoin, t’as juste à signer et tu peux te tirer de là. » Quelques secondes passent avant qu'un sourire ne se fiche sur son visage. Il a du mal à y croire, s'avance avec prudence vers celle qui lui offre sa liberté.  « Merci. » Il prend les feuilles qu’elle lui tend et signe là où elle le lui demande. Dans le processus, il oublie pas d’ajouter un détail d’une plus grande importance.  « Tiens. J'te laisse mon numéro. Si jamais tu veux que j’te rende ta clope. » Il se lève, déjà prêt à foutre le camp pour récupérer sa liberté. Mais l'insolence reprend le dessus. Pour quelque secondes, du moins. « Ou si jamais tu veux retourner à l’école maternelle. » Il fronce les sourcils. « Non, oublie, c’était un peu dégueulasse dit comme ça. » Il s'excuse avec un sourire, lui adresse un clin d'oeil. Il sait pas exactement ce qui lui vaut ce geste de clémence. Il sait pas exactement pourquoi elle le libère aussi vite. Peut-être qu'il l'a eue à l'usure. Peut-être qu'elle n'a rien pour le garder plus longtemps. Ou peut-être que c'est autre chose. « Bonne nuit, Louise. » Il espère que c'est autre chose.
Et il s'en va.
t h e . e n d










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Heart to heart and eyes to eyes is this taboo (leo)
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