boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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quand on est un vrai
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 there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia.
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Sujet: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Mar 2 Mai - 0:21 ()
there's something dangerous about the boredom of teenage girls
ft. antonia m. de beaulieu.
dare or die hante les écrans. le principe du jeu est pervers, distordu, mais hestia gravite vers lui par nécessité. elle n'a jamais été riche, vit du fond de ses poches depuis le grand retour, de petits boulots et de ce qu'elle peut voler. c'est pas une vie, qu'elle se dit certaines nuits, c'est pas une vie de devoir vivre comme un chien. mais elle n'est pas la seule, pas l'unique âme à tirer ce qu'elle peut des fonds de paris, donc elle prend sur elle, continue son chemin comme elle peut.
au moins, elle ne peut pas mourir de faim.
mais dare or die est une option facile. les défis qui changent, les défis qui évoluent et augmentent de prix régulièrement. pas tous, remarque-t-elle, sont ce qu'on pourrait qualifier d'ignobles. oui, il y a là des indécences, des actes de délinquance qui du temps de l'olympe l'auraient peut-être choquée, mais ça fait des années qu'elle est sur terre, bree, et elle a vu pire. c'est terrible de se dire ça, de réaliser qu'on peut être blasé du mal, ignorer ce dont on n'est pas censé se détourner pour poursuivre sa vie comme si de rien n'était. mais c'est le paris des anges et des démons, le paris des monstres, le paris possédé, et elle sent que rien ne pourra jamais revenir comme avant. alors elle tire son épingle du jeu, avant qu'il soit trop tard.

elle a des principes, hestia. aucun défi qui nuit véritablement, physiquement, à son prochain. elle refuse catégoriquement de blesser ou tuer quoi que ce soit, mais les actes de vandalisme, passe encore. surtout lorsqu'il s'agit de défigurer les affiches de propagande du maire, de son très cher frère à qui le pouvoir semble être monté à la tête. elle est grande soeur, hestia, avec l'exaspération et les parcelles d'indulgence qui vont avec, mais les olympiens ont dépassé ce qui s'appelle normalement une vie de famille plus ou moins saine. il ne le saura jamais, de toute façon, pense-t-elle pour se consoler. il lui reste seulement à trouver de quoi passer à l'acte.

le huitième arrondissement grouille de ces affiches, le visage de celui qui se fait appeler silas archembault la dévisageant à tous les coins de rue. elle tire la langue à l'une de ces faces sereines, en tire une étrange, naïve satisfaction. allons bon. la police y patrouille moins qu'on pourrait penser, étant donnée la présence du palais de l'élysée. peut-être est-ce tout simplement là l'influence démoniaque, celle qui chasse les justes et droits anges ( un rictus à ses lèvres ) des rues du huitième pour y enchanter les humains en paix. c'est une véritable propagande, et plus elle en voit, moins bree a de scrupules à vouloir vandaliser ce sourire mielleux, à vouloir déchirer le secret et le lui faire avaler. apparemment, elle n'est pas la seule. le pschiit d'une bombe de peinture, un flash de cheveux roux, et la voilà qui se tourne pour regarder l'inconnue dessiner sur les affiches. c'est qu'elle s'y prend bien, en plus. elle pourrait être membre de la vox populi, mais quelque chose lui dit qu'elle aussi, elle est là pour dare or die. le jeu a pris le contrôle de paris, est devenu la nouvelle addiction des parisiens. « besoin d'aide? » lance-t-elle, s'avançant vers la rousse. à quelques pas, elle sent l'aura du surnaturel qui entoure l'artiste en herbe. sûrement pas un ange ; ils sont probablement trop haut sur leurs piédestaux pour s'abaisser à jouer. non, démone ou déesse, elle en mettrait sa main à couper. « je pourrais filmer, aussi. »


Dernière édition par Bree Windermere le Jeu 8 Juin - 0:11, édité 1 fois
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legends never die : Némésis est la déesse vengeresse qui réprouve tous les excès, elle est aussi l'incarnation de la jalousie divine qui punit les mortels prétendant être l'égal des dieux. Certaines légendes la disent mère d'Hélène de Troie, conçue tandis que Zeus abusait d'elle dans son sommeil.
the mighty bush : VERITE IRRESISTIBLE + Il est inutile de lui mentir, car elle est capable de lire en vous comme dans un livre ouvert. Pour elle, vos intentions sont claires comme de l'eau de roche. Elle n'est pas de ceux que l'on peut duper aisément, malgré son joli teint de porcelaine et ses grands yeux de biche. Si elle n'est pas satisfaite de la réponse donnée, elle peut vous faire courber l'échine et vous contraindre à révéler vos plus sombres secrets.

MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
these streets : Elle a accès à des connaissances dont vous n'avez même pas idée. Déesse millénaire, elle a vu tous les fléaux s'abattre sur Terre et décimer des populations entières. Celui-là n'en est qu'un parmi tant d'autres, la fin d'une ère et le début d'une nouvelle. Elle savait, et pourtant, elle n'a rien fait parce qu'elle estime qu'il faut en passer par là pour que le monde renaisse, comme il l'a toujours fait.
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Mer 24 Mai - 22:07 ()
There's something dangerous about the boredom of teenage girls
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Chassez le naturel et il revient au galop, disait le dicton. Il pouvait tout à fait s’appliquer à la plupart des surnaturels qui étaient apparus après le Grand Schisme. Nous avons dû nous adapter à la vie de nos hôtes afin que nos identités secrètes soient préservées. Silas Archambault ne faisait pas exception à la règle. Comme tous les autres, il était soumis à des contraintes et l’anonymat en faisait partie. J’étais certaine qu’il s’agissait d’un surnaturel, reste à savoir qui se planquait sous ce masque. Le maire de Paris étant de plus en plus impopulaire, je pouvais en profiter pour l’atteindre et le pousser à se dévoiler. A première vue, mon plan était bancale mais je savais parfaitement ce que je faisais. Participer à ce jeu absurde en faisait partie. C’était la combine rêvée : non seulement je pouvais me défouler et assouvir mes pulsions vengeresses, mais en plus je pouvais fouiner et essayer de remonter à la source. C’était ce qui s’appelait allier l’utile à l’agréable. En m’opposant aussi ouvertement au maire en fonction, je ne prenais pas trop de risques. Pour une fois , mes convictions étaient en accord avec celles d’Antonia. En tant que Némésis, la main armée de la justice divine, il était de mon devoir de pourchasser et punir ceux qui dépassaient les limites. Je devais veiller à ce que chacun reste à la place qui lui avait été assignée dès la naissance afin de préserver l’équilibre fragile du monde. Ces derniers mois, Silas Archambault avait commis des exactions qui provoquaient la colère du peuple. Des émeutes sans précédent avaient éclaté ça et là à Paris et il ne s’agissait pas d’événements isolés. Je savais aussi qu’il existait un réseau qui se faisait appeler Vox Populi et qu’il fallait démanteler pour espérer ramener l’ordre. Autrement dit, j’avais du boulot en ce moment, et en plus de ça je devais agir dans l’ombre pour ne pas attirer l’attention des autres surnaturels sur notre existence. C’était terriblement frustrant parce que je préférais agir frontalement plutôt que de faire mes coups en douce. Comme je n’avais pas le choix, il fallait que je prenne mon mal en patience.  

Cette fois là, je m’étais munie d’affiches pour faire du collage, comme n’importe quel militant. Les affiches en question portaient des messages de propagande contre le maire. En soi , je ne me préoccupais pas tant que ça du message véhiculé par ces affiches, je les avais piquées au QG d’un des opposants du Maire. Au lieu de s’en offusquer, ils feraient mieux de me remercier, en semant ces affiches un peu partout je leur faisais de la pub gratuite. Je m’étais munie de pinceaux et de colle à papier peint, facile à fabriquer sur place et donc pratique à transporter. Dans mon sac à dos, il y avait des bombes de peinture et des bâtons d’explosifs parce que j’avais prévu de faire sauter quelques poubelles dans le jardin public le plus proche. Avec un peu de chance je parviendrai peut être à dénicher un membre de la Vox Populi, c’était tout à fait leur style de faire ce genre de grabuge. Quoiqu’il en soit mon expédition de vandale ne sera pas inutile , j’en étais persuadée. Je commençai alors à placarder mes affiches volées un peu partout, en prenant un soin particulier à recouvrir les portraits du Maire qui souriait timidement. Ce sourire n'était qu'une façade, il ne fallait pas être un politologue aguerri pour comprendre qu'il transpirait l'arrogance et se considérait en terrain conquis. Je n'eus donc aucun remords à remplacer ces portraits outranciers. Lorsque je n'étais pas en train de coller des affiches, je dégainais la bombe de peinture pour tracer des slogans parfois obscènes. C'était toujours plus sympathique quand c'était dit en rose fluo. Je tirais presque la langue sous l'effet de la concentration. Je m'éloignai quelques instants pour contempler mon œuvre. J'étais fière de moi, à ne pas douter. J'avais recouvert le bas de mon visage avec une écharpe noire, pour ne pas respirer les émanations de peinture. Je dégageai l'écharpe pour pouvoir respirer, juste cinq petites minutes. J'allais à nouveau recouvrir le bas de mon visage, quand mon attention fut accaparée par un mouvement sur ma gauche. Une fille venait de s'adresser à moi, pour me demander si j'avais besoin d'aide. Je jaugeai rapidement l'inconnue du regard, avant de lui adresser un grand sourire.  

« ça se pourrait bien » lançai-je d'un ton joyeux. « J'étais justement en train de coller des affiches avant de passer à la peinture mais je n'ai que deux bras et je ne peux pas tout faire en même temps, alors il faut choisir. Tiens, prends les affiches et colle-les, le seau avec la colle à papier peint est à mes pieds et il y a un pinceau, t'as plus qu'à les placarder où tu veux, tant que tu recouvres la tronche de ce mec. Sa tête ne me revient vraiment pas. »

Comme si c'était une raison suffisante pour vandaliser ses affiches. Bien entendu, je ne pouvais pas dire à cette inconnue pourquoi j'étais là. Pour n'importe qui, j'étais une étudiante lambda qui s'était laissée gagner par la fièvre du jeu et qui suivait cette émission avec passion. Je ne pouvais pas dire qu'en réalité, j'y voyais une occasion de débusquer des membres de la Vox Populi. J'allais remettre mon écharpe sur mon nez, quand je m'interrompis dans mon mouvement, comme si j'avais oublié quelque chose et que je venais de m'en rappeler.  

« Puisque tu parles de filmer, fais-donc, je t'en prie. » Même dans ces moments là, je ne pouvais pas m'empêcher d'être directive, de donner des ordres. « Comme je disais je n'ai que deux bras. J'ai mis mon portable sur un stick à selfie pour pouvoir me filmer pendant que je travaille sur cette magnifique œuvre d'art, mais ce n'est vraiment pas pratique. »

J'illustrai alors mes dires en brandissant le stick à selfie comme une épée. Le visage de la jolie brunette s'afficha sur l'écran de mon smartphone. L'appareil captura une séquence de quelques minutes seulement. Puis, sans prévenir, je pris la fille par les épaules et pressai mes lèvres contre les siennes, mon portable continuant à filmer la scène le temps que dura ce baiser.  

« Bienvenue dans mon équipe. » dis-je en remettant mon écharpe sur mon nez. « Ne le prends surtout pas mal. J'ai pas l'habitude d'embrasser des inconnus dans la rue quand ça me chante, c'est uniquement pour les besoins du jeu. D'ailleurs si tu veux participer, tu ferais mieux de t'y mettre dès maintenant. »

Sur-ce, je recommençai à taguer des slogans sur les affiches flambant neuves de Silas Archambault. Qu'elle soit humaine, dieu, ange ou démon, je n'en avais absolument rien à foutre. Je ne posais pas de questions, et j'espérais qu'elle ait au moins la décence d'en faire de même. Ce soir, je n'avais pas envie de jouer aux questions réponses, j'avais un but à atteindre et je ne comptais pas me laisser distraire.  
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Jeu 8 Juin - 1:18 ()
there's something dangerous about the boredom of teenage girls
ft. antonia m. de beaulieu.
plus elle regarde les affiches du maire - de son frère -, moins hestia se sent coupable à l'idée de les abîmer un peu. il y a un air pompeux qu'elle reconnaît de l'olympe, un subtil mélange entre sa façade bienveillante et ses humeurs d'orage. elle n'a jamais fait face à cette rage, hestia, toujours effacée, toujours volontairement à l'écart des plus grands scandales du reste de sa famille. elle est celle à qui l'on va pour de l'aide, pas pour sa complicité dans elle ne sait quel coup bas. c'est qu'elle se souvient encore de la tentative de coup d'état avortée de poséidon et héra, d'être restée assise sur son habituel coussin à côté du feu sacré tandis que les dieux passaient l'un après l'autre sous le jugement de zeus. loyale, qu'il l'a appelée, alors. elle l'était, dévouée et tendre, avant que son frère ne devienne - elle ne sait comment, devine seulement - maire de paris et ne se délecte du chaos qui embrase la ville, des choses qui empirent de jour en jour.
elle se demande s'il est encore possible de le raisonner. probablement pas. c'est paris qui plonge dans une folie surnaturelle, et bree suppose que celui qui est censé en être le leader ne constitue pas une exception.

la rouquine met de l'effort à sa tâche, au moins. les slogans la choqueraient si elle n'en avait pas vu un peu partout à force de traîner du côté de la vox populi, et les couleurs agressives, le fluo pétant qui attire l'oeil, ne gâche absolument rien. presque méthodique, pense bree, une organisation inhabituelle dans l'anarchie. pourquoi fait-elle dare or die? certains ont besoin d'argent - elle-même en fait partie -, mais d'autres s'y mettent par pur et simple amour du chaos, se jetant corps et âmes dans les défis de moins en moins humains. elle se dit qu'elle ne sombrera pas, bree, mais c'est facile de promettre, facile de planifier les choses sans prendre en compte la spirale dans laquelle dare or die entraîne ses joueurs.

hestia sursaute lorsque l'autre lui adresse la parole, presque persuadée qu'elle allait l'ignorer. elle est ouverte, même enthousiaste: indique le matériel qui gît encore à ses pieds. apparemment, elle est venue préparée, ce qui confirme sa première impression de chaos méthodique, calculé. un beau paradoxe. ça ne la dérange pas tellement, bree, que la rouquine prenne les directives. avoir des ordres précis, même s'ils sont donnés sur un ton autoritaire, a quelque chose de réconfortant. comme si elle avait une direction l'espace d'un instant, plutôt que de dériver et vivre au jour le jour, en ne se préoccupant du lendemain qu'un minimum. les questions se bousculent dans sa tête, elle sent le surnaturel comme une aura étrangère enveloppant l'inconnue, mais qu'importe, au final? elles ont un accord tacite, semble-t-il, de ne pas poser de questions indiscrètes et de se concentrer sur le jeu. « à son sujet, on est d'accord, » lance-t-elle en indiquant le portrait du maire d'un ample geste du bras, ses lèvres se retroussant en une moue dédaigneuse.

c'est qu'elle parle beaucoup, cette fille-là, mais bree ne se plaint pas. elle remplit le silence entre les phrases de la déesse, les phrases d'hestia encore timide qui ne sait qu'à moitié où se mettre. elle se saisit du seau par l'anse et du pinceau, en se demandant où l'autre a bien pu trouver l'instrument qu'elle aurait mieux vu sur un chantier de peinture en bâtiment, et déroule une affiche au hasard. les couleurs tape-à-l'œil et les slogans provocateurs marquent bien les opinions de leurs créateurs, et elle fait de son mieux pour coller la première affiche. le plus efficacement possible. peu à peu, elles recouvrent le sourire étincelant de celui qui se fait appeler silas archambault, et bree ne peut pas s'empêcher d'en ressentir une certaine satisfaction.

elle ne s'arrête que lorsque l'autre pose sa bombe de peinture l'espace d'un instant, juste assez pour la séquence à soumettre à dare or die. mais elle ne s'attend pas, bree, à ce que la rousse se penche vers elle et l'embrasse à pleine bouche. ses yeux s'écarquillent, et son tout premier réflexe est de chercher à se dégager avant qu'elle ne se rappelle que ces baisers impromptus figurent également sur la liste des défis de dare or die. elle aurait dû y penser: ils sont innoffensifs, ceux-là, contrairement à certains autres challenges qui font courir un frisson le long de son dos. « p-pas de problème, » balbutie la jeune fille, toujours un peu sonnée. une partie de son cerveau pense qu'elle sentait bon, la peintre en herbe, un parfum agréable sous la peinture âcre, mais c'est une pensée passagère qui fiche rapidement le camp. « passe le téléphone, » fait-elle, et il est assez facile d'appliquer les affiches sur les zones qu'elle tartine de colle tour en filmant les tags de l'inconnue. « c'est bree, au passage, » qu'elle dit après un moment, se saisissant de l'une des bombes abandonnées et traçant à grandes lettres sa propre opinion sur l'une des affiches qu'elle n'a pas encore noyé sous les idéaux de la révolution. « tu comptais continuer, après ça? » un vague geste de la main qui englobe leur nouvelle œuvre. elles ont de la chance, aucun policier ne rôde dans le coin, et les quelques civils qui passent ont l'air d'avoir mieux à faire que d'interpeller deux jeunes femmes armées de sprays à peinture. « parce qu'il y a un parc, pas très loin d'ici. » elle espère que l'autre se souvient des autres défis, voit de quoi elle veut parler — parce que tant qu'à commencer, autant accumuler autant de points que possible.
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MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Lun 12 Juin - 9:37 ()
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J’avais beau avoir la vengeance dans le sang, je n’en étais pas moins rigoureuse et organisée, précise et méthodique dans chacun de mes gestes. J’avais ce côté  control freak qui n’échappait à personne. J’aimais avoir une certaine emprise sur les événements, j’aimais avoir l’illusion que je maîtrisais la situation. Je ne laissais rien au hasard, même quand il s’agissait de coller des affiches aux couleurs criardes sur les clichés glamour du Maire. Le danger, avec Dare or die, c’est que nous étions poussés dans nos derniers retranchements, il n’y avait plus de limite. Au début les défis étaient gentillets et il y avait fort a parier que leur intensité monte crescendo jusqu’au bouquet final. La fille était venue me prêter main forte dans cette entreprise et, même si d’ordinaire je préférais agir seule, un peu d’aide n’était jamais de refus, en particulier quand il s’agissait d’accomplir des tâches aussi triviales que coller des affiches de propagande. A mesure que nous progressions, le stock d’affiches diminuait. Tant mieux, ça fera toujours ça de moins à transporter quand nous aurons fini tout ce merdier. Je ne m’étais pas encore posé la question de savoir ce que j’allais faire de tout ce matériel après, mais je songeais sérieusement à l’abandonner sur place. Ça peut toujours servir, pour les suivants.

Tout naturellement, j’avais embrassé la fille, comme si c’était parfaitement normal d’embrasser une inconnue à pleine bouche. Elle était un peu sonnée, l’ingénue, et je pourrais presque trouver ça mignon. Toute cette fraîcheur était fascinante et je me surprenais presque à l’envier. Tout au long de mon existence j’ai pu contempler l’homme dans toute son horreur et à force de punir à tour de bras, plus rien ne m’étonnait, j’arrivais tout juste à m’indigner quand c’était nécessaire. Quelque part, au fond de moi, je me demandais quel genre de créature possédait ce corps si frêle. Un ange, ou un autre dieu, peut-être ? Ces questionnements furent toutefois relégués au second plan lorsque la mignonne continua à balbutier. Lorsqu’elle me demanda de lui passer le téléphone, j’obtempérai. Puis, lorsque je me fus assurée qu’elle était bien en train de filler, je terminai une bonne fois pour toutes mon labeur. Encore une bonne chose de faite. Une fois cela fait, je m’arrêtai quelques instants pour contempler mon œuvre. Quand je reportaiy mon attention sur la dénommée Bree, mes yeux brillaient d’excitation.

« Et moi c’est Antonia. » me présentai-je à mon tour, en la gratifiant d’un clin d’œil. « enchantée. »

Les présentations faites, Bree embraya sur autre chose. Elle voulait savoir si je comptais continuer après ça. Elle me parla alors d’un parc qui se trouvait à proximité du lieu où nous étions en ce moment même. Un autre sourire satisfait vint ourler mes lèvres alors que mon regard étincelait. Voilà qui s’annonçait extrêmement intéressant.

« Puisque tu en parles, il y a un défi qui consiste à dynamiter des poubelles dans un jardin public. » Je haussai les épaules avec nonchalance. « Qu’est-ce que tu en penses ? Tu sais combien de poubelles il y a dans ce parc ? je crois qu’on gagne des points en fonction du nombre de poubelles qu’on parvient à exploser. Moi je dis que ça se prend. » Je m’interrompis, en l’espace d’un instant. « J’ai sept bâtons d’explosifs dans mon sac et un détonateur, tu crois que ce sera suffisant ? J’espère que tu sais courir vite. »

Qu’elle ne s’avise pas de me demander où j’avais pu dénicher ce matériel car je ne lui répondrai pas. A chacun ses petits secrets, après tout.
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tout fait quelconque de l'homme, qui cause un dommage à autrui, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer (article 1382 du code civil) .



Dernière édition par Antonia M. de Beaulieu le Jeu 22 Juin - 21:29, édité 1 fois
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Mar 20 Juin - 23:40 ()
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ft. antonia m. de beaulieu.
antonia. elle répète le nom en silence, sans essayer de deviner quelle entité se cache sous ces traits délicats. après tout, elles collaborent pour le moment et ne se reverront peut-être jamais, noyées dans la masse des millions d'habitants de paris. elle sait que l'autre n'est pas humaine, elle se méfie, mais il n'y a rien d'autre à faire tant que chacune se cantonne à son terrain, évitant de poser des questions indiscrètes. « enchantée, » hestia dit à son tour, sourit. même si les circonstances sont pour le moins exceptionnelle, il y a assez peu de gens pour bien la traiter que chaque démonstration d'affection, aussi infime soit-elle, devient pépite d'or.

mais en attendant, c'est sur la suite des défis que la discussion se porte. bree sait qu'elle n'a pas les tripes d'exécuter les plus extrêmes, ceux qui demandent à ceux qui l'osent de faire souffrir les autres, voir de verser du sang sur les pavés de paris. si cela fait d'elle un coeur tendre? probablement. comment tu survis? elle n'a pas de réponse à donner: que son sang a un jour été ichor? que ce corps-ci est une enveloppe, une prison? elle se débrouille, passe chaque jour comme elle peut, et là s'arrête le débat. « assez pour se faire un bon nombre de points, » rétorque-t-elle. « après, c'est un petit parc, sept bâtons suffiront largement. » elle fait le compte mentalement, tombe sur une somme qui, malgré tout, lui met un sourire aux lèvres. le parc n'a pas besoin d'être très peuplé pour que le défi compte, et l'argent que rapportera tout ceci - les affiches, les poubelles - devrait être assez pour la soutenir un certain moment. si elle continue à bien choisir ses employeurs et travailler, elle pourrait peut-être même se retrouver avec des économies. la pensée la fait renifler dans une tentative pour cacher son rire, tant elle est incongrue. en plus de trois ans, elle n'a jamais eu les poches pleines.

bree sautille sur place, lève les sourcils en réaction à la remarque d'antonia. « je passe ma vie à courir, ces derniers temps. je pense que ça ira. » pour la police, simplement par ivresse de le faire, mais surtout pour fuir. vers où? elle n'en est pas si sûre, mais peut-être que c'est l'action qui compte, le mouvement pour échapper au temps. elle ouvre la bouche pour demander l'origine du matériel d'antonia, que ce soit les brosses, la peinture ou le détonateur qu'elle dit posséder ( le dernier étant, à vrai dire, ce qui l'inquiète le plus ), mais change rapidement d'avis. elle risque de se ridiculiser plutôt que d'obtenir une réponse, et l'estime d'antonia, aussi éphémère soit-elle, est quelque chose qu'elle veut garder aussi longtemps que possible. « on ferait mieux d'y aller, alors. »

elle a encore le plan de cette partie de paris assez clairement en tête, et la paire arrive au parc à peine quelques minutes plus tard. au grand soulagement de bree, celui-ci est relativement désert, et seuls quelques badauds flânent encore sur les bancs ou promènent leurs chiens. « tu penses qu'on devrait les décourager de rester ici? » demande-t-elle à antonia, tout en priant pour que celle-ci dise oui. ( elle se sent un peu comme une gamine tirant sur les manches de sa mère pour demander de l'argent pour le marchand de glaces, ce qui n'est pas rien venant d'une déesse ayant passé la plus grande partie de son immortalité à courir après les membres de sa famille. ) « si on commence à faire du bruit en faisant exploser les plus éloignées, ils se dépêcheront de partir. »
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legends never die : Némésis est la déesse vengeresse qui réprouve tous les excès, elle est aussi l'incarnation de la jalousie divine qui punit les mortels prétendant être l'égal des dieux. Certaines légendes la disent mère d'Hélène de Troie, conçue tandis que Zeus abusait d'elle dans son sommeil.
the mighty bush : VERITE IRRESISTIBLE + Il est inutile de lui mentir, car elle est capable de lire en vous comme dans un livre ouvert. Pour elle, vos intentions sont claires comme de l'eau de roche. Elle n'est pas de ceux que l'on peut duper aisément, malgré son joli teint de porcelaine et ses grands yeux de biche. Si elle n'est pas satisfaite de la réponse donnée, elle peut vous faire courber l'échine et vous contraindre à révéler vos plus sombres secrets.

MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
Allegeance : Elle pourrait être considérée comme une opportuniste si seulement elle ne faisait pas bande à part. Elle est profondément individualiste, elle ne fait pas de cadeau. Peu importe que vous soyez des dieux, des anges ou des démons, elle n'accorde aucun traitement de faveur. Elle est terrible, mais toujours juste: c'est elle qui juge, qui applique la loi morale. Tout à chacun est susceptible de subir son jugement. Elle ne fait pas partie d'un tout, elle est au dessus de tout: c'est une entité neutre qui juge et qui condamne, faisant respecter l'ordonnancement des choses.
these streets : Elle a accès à des connaissances dont vous n'avez même pas idée. Déesse millénaire, elle a vu tous les fléaux s'abattre sur Terre et décimer des populations entières. Celui-là n'en est qu'un parmi tant d'autres, la fin d'une ère et le début d'une nouvelle. Elle savait, et pourtant, elle n'a rien fait parce qu'elle estime qu'il faut en passer par là pour que le monde renaisse, comme il l'a toujours fait.
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Jeu 22 Juin - 10:03 ()
There's something dangerous about the boredom of teenage girls
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Elle était mignonne, cette petite surnat qui ne semblait pas savoir où se mettre. Etait-elle une de ces créatures qui s’encanaillaient en placardant des affiches de propagande ça et là ? Ou alors, cachait-elle autre chose ? J’étais intriguée par cette âme innocente, c’était si rare dans ce bas monde. J’étais curieuse de voir jusqu’où elle était capable d’aller pour la gloire, pour le fric, pour l’adrénaline. J’étais curieuse de voir jusqu’à quel point ses beaux principes pouvaient être solides avant qu’ils ne se disloquent sous ces influences délétères. Moi aussi je pouvais la pousser dans ses derniers retranchements, l’entraîner dans des défis de plus en plus dangereux pour voir ce qu’elle avait dans le ventre . Je me demandais ce que ça ferait, si nous échangions nos places en l’espace d’un instant. Elle verrait ce que ça ferait d’être tour à tour bienfaitrice et bourreau. À mon avis, l’innocence était une notion très surfaite. Le monde tel qu’il était devenu allait la briser, piétiner sa douceur et immoler ses bons sentiments. Pour être capable de faire le sale boulot mieux valait ne pas avoir trop d’états d’âme. J’avais abandonné les miens il y a bien longtemps. Peut-être était-ce la raison pour laquelle je m’étais jetée à corps perdu dans Dare or die , parce que quand on avait un objectif à atteindre, il fallait parfois se salir les mains. Il fallait jouer le jeu et en comprendre les rouages pour espérer en venir à bout. Dans l’art de la guerre,  Sun Tzu préconisait de se préparer rigoureusement en vue d’une bataille, et cela impliquait non seulement une bonne connaissance du terrain mais aussi de savoir s’adapter à la situation. C’était en l’occurrence ce que je faisais. Je plaçais mes pions de façon à préparer ma prochaine offensive.

Bree acquiesçait doucement, évaluait les tenants et les aboutissants de ma proposition. Elle disait que ça nous permettrait de rafler un certain nombre de points. C’était exactement le but de ma suggestion, j’étais là pour jouer, j’étais là pour gagner et qui m’aime me suive. Elle n’avait pas tort, la mignonne, si c’était un petit parc alors nous aurons fait rapidement le tour. Lorsque je lui demandai si elle savait courir, elle répondit qu’elle en avait l’habitude. Elle faisait partie de ceux qui passaient leur vie à courir. Ses propos m’interpellèrent. Que fuyait-elle ? Qui fuyait-elle ? une vie trop morne, un ennemi, elle-même ? Moi aussi j’avais passé ces derniers siècles à fuir les avances pressante d’un dieu qui ne résistait jamais à l’attrait de la gent féminine. Fuyarde, vagabonde, nomade, j’avais décidé de m’établir ici après le grand départ et je ne comptais pas m’en aller. Mes lèvres s’étirèrent en un mince sourire lorsqu’elle dit qu’on ferait mieux d’y aller. Même si j’approuvais, je n’avais rien de plus à ajouter. Plutôt que parler, mieux valait passer à l’action.

Bree n’avait pas menti, le parc n’était pas grand mais c’était suffisant pour réaliser  notre défi. Les parisiens étaient encore dehors, profitant d’une accalmie en attendant la prochaine averse. Très vite, elle s’inquiéta pour les passants. Dans un premier temps je ne répondis rien, laissant la remarque de la mignonne en suspens. Mon regard acéré étudiait les lieux afin d’envisager une stratégie, une marche à suivre. Au cas où les choses tourneraient mal, il fallait avoir la possibilité de fuir rapidement. Bree émit alors une idée que je jugeai intéressante. Elle suggérait de commencer par le fond pour faire partir les indésirables. Je fronçai les sourcils , alors en pleine réflexion.

« Tu as raison. » Dis-je enfin, concentrée sur mon objectif. « Peut-être qu’ils fuiront. Peut-être pas. Les gens suivent l’émission, ils y sont accro. Ils savent que notre défi figure parmi ceux qui ont été proposés cette semaine. Quand ils entendront les explosions, certains voudront partir, d’autres voudront rester et approcher au plus près. Peut-être même qu’ils voudront filmer pour diffuser ça qur les réseaux sociaux .On ne peut rien faire contre la curiosité morbide des humains. »

C’était bien pour cette raison que Dare or die avait été créé d’ailleurs, pour exciter des foules,  pour déchaîner les pires passions. Du voyeurisme à grande échelle. Ces trucs qu’on regardait dans l’ombre parce qu’on n’assumait pas trop. J’aurais aimé prétendre que j’étais au dessus de tout ça, mais ce serait mentir parce que j’étais celle qui était en train de faire le tour du parc, de mettre un bâton d’explosif dans la première poubelle. Sans trembler, comme si j’avais fait ça toute ma vie , je déroulai le fil qui reliait le détonateur aux explosifs puis, quand je me fus éloignée de cent pas, je pressai la détente. La poubelle explosa et je poussai un cri de joie. Le regard brillant d’excitation, je me tournai vers la brunette et sortis une autre charge explosive. Je les tendis à Bree.

« Tu veux essayer ? » l’invitai-je, enjouée. « N’oublie pas de t’éloigner de cent pas, ce serait dommage d’abîmer ton joli minois. »

Alors, je me rappelai de ce vieux film de guerre qui se voulait comique et où un bonhomme de l’armée répétait Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert avant de s’apercevoir qu’il n’y avait pas de bouton rouge et encore moins de bouton vert mais un bouton bleu et un bouton blanc. Il ne restait plus qu’à faire sauter les six autres poubelles maintenant.  
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Mar 27 Juin - 2:39 ()
there's something dangerous about the boredom of teenage girls
ft. antonia m. de beaulieu.
c’est qu’elle s’est demandé ce qu’elle leur trouvait, à ces humains. du haut de son perchoir sur l’olympe, c’était aisé de les voir progresser comme une armée de jouets à la disposition des dieux, intelligents et capables mais toujours les pantins d’un destin supérieur. mais cela fait plus de trois ans maintenant qu’elle les côtoie, qu’elle vit avec eux et observe la flamme de son foyer depuis l’autre côté de la fenêtre. ce qu’elle voit l’hypnotise, la dégoûte, l’exaspère ou la surprend, parfois plusieurs à la fois. mais au final, tout cela reste le sentiment qui l’a poussée à fermer les yeux et se détourner de son cher foyer lorsque prométhée y a volé le feu, qui la remplit d’un espoir qu’elle qualifie elle-même parfois de stupide. elle a foi en l’humanité, hestia, même lorsqu’elle perd cette foi en elle-même. c’est là l’acceptation inconditionnelle d’une grande sœur ou d’une mère, qui ne cherche pas toujours à comprendre mais accepte les bras ouverts.

mais même avec cette confiance, il lui est difficile d’accepter les propos d’antonia, alors qu’elle sait que l’autre dit vrai. paris a fait beaucoup pour détruire le filtre rose de ses yeux ; elle a beau se dire qu’il doit également s’agir de l’influence démoniaque du jeu, que les démons manipulent les joueurs dès le moment où l’idée germe dans leur esprit, une partie d’elle se demande si pour certains, dare or die ne fait qu’exacerber une partie d’eux-même déjà présente, dormante, qui n’attendait que ce stimuli pour se montrer au grand jour. la fascination que les hommes ont pour la mort, alors qu’ils n’ont qu’une seule vie et non une éternité à perdre, lui échappera toujours. mais peut-être se montrerait-elle aussi horriblement curieuse quant à ce qui vient après la mort, pense hestia, si elle savait devoir un jour lui faire face. « pas faux, » marmonne-t-elle, se tord les mains. « quand même...on devrait leur éviter de se retrouver à l’hôpital pour je ne sais quelle blessure causée par leur propre stupidité. » c’est qu’elle sonne vraiment comme une maman inquiète, maintenant.

elle regarde antonia déposer le premier bâton d’explosif avec aisance, enregistre chacun de ses gestes pour pouvoir les reproduire plus tard. lève le téléphone, aussi, décidée à capturer chaque moment pour alimenter cette folie furieuse des foules et leur garantir leur récompense. lorsque la rouquine appuie sur le bouton, bree entend quelqu’un crier mais ne peut se décider à détourner les yeux de l’explosion, même si l’une de ses premières pensées est d’essayer de se retourner pour identifier la source du son. elle a toujours été fascinée par les flammes, malgré des siècles d’habitude, et la détonation a quelque chose d’assez beau pour ceux qui osent la regarder. malgré elle, elle se sent sourire, et lorsque ses yeux reviennent sur le visage d’antonia, elle se rend compte que cette dernière doit partager au moins un peu de l’euphorie morbide qu’elle ressent. « pourquoi pas? » lance bree. elle s’empare du détonateur d’une main plus ferme qu’avant et court vers la seconde poubelle, y posant le bâton avec une précaution presque exagérée. les pas aussi sont comptés avec soin, mais elle finit par appuyer sur le bouton et regarde la deuxième explosion fleurir, projetant des débris fumants un peu partout. elle a quelques regrets pour ceux qui vont devoir s’occuper du désastre, mais ces considérations sont nettement plus distantes que ce à quoi elle s’attendait.

elle presse de nouveau le détonateur dans la main d’antonia, son sourire pas encore entièrement effacé. « on peut alterner jusqu’à ce qu’on en ait fini, » déclare-t-elle. « plus que cinq. » comme antonia l’avait prédit, la majorité des quelques visiteurs du parc ont pris la fuite, mais certains se sont rapprochés, téléphone en main. elle repère ceux qui sont un peu trop proche de la poubelle suivante, agite les bras pour leur faire comprendre de s’éloigner au moins un peu puis, devant l’entêtement de ceux qui restent plantés là, leur adresse un geste nettement plus vulgaire. c’est ainsi qu’elles progressent, de poubelle en poubelle. cinq, quatre, trois, deux, un, jusqu’à ce que la dernière du compteur disparaisse dans un nuage de fumée âcre. l’odeur lui brûle un peu la gorge, maintenant qu’elle semble avoir envahi le parc, mais à celle-ci se mêle une certaine satisfaction qui la dégoûte et la fascine en même temps. « c’était la seule qui restait? » elle déteste le fait que ses joues ont probablement rougi sous le coup de l’excitation, qu’elle regretterait presque que le jeu soit fini. tant pis. on se reverra jamais, qu’importe ce qu’une personne parmi tant d’autres peut penser.

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MAIN DE LA JUSTICE + Némésis ne fait pas que punir, elle peut aussi récompenser. Elle donne à chacun son dû, elle répare les torts qui ont été commis et rétribue ceux qui font des efforts et des sacrifices. Armée de son talent inné pour débusquer les menteurs, elle est capable de savoir qui a fait quoi et qui mérite d'être puni. Attention si vous croisez son chemin, il se peut que votre karma s'en retrouve modifié.

SUGGESTION VENGERESSE + Elle est cette idée fixe qui s'insinue, qui obsède. Sans la vengeance, point de salut. Elle est ce sentiment d'injustice qui prend aux tripes, qui exige réparation. Que ce soit un seul homme ou des milliers, chacun vient réclamer son du, peu importe s'il faut en arriver à s'entretuer pour que justice soit faite. Il n'y a plus de lois, plus de juge, plus de bourreau, plus rien, si ce n'est ce besoin quasi viscéral de se venger, de voir l'autre souffrir pour tout le mal qu'il a fait.
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. Mer 28 Juin - 8:31 ()
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La première poubelle avait été éventrée. Désormais, il n’y avait plus qu’un nuage de poussière qui tardait à se dissiper. Quand la première déflagration avait retenti, puissante et dévastatrice, une nuée d’oiseaux avait pris son envol dans un concert de piaillements. Une sirène de police passa au loin mais ne s’arrêta pas. Puis, ce fut le silence, on n’entendait plus que nos souffles saccadés, amplifiés par la proximité de la caméra qui filmait toujours. L’instant d’euphorie passé, j’avais tout naturellement demandé à Bree si elle voulait essayer. Rien qu’une explosion, mon regard semblait lui promettre. Rien qu’une explosion et elle en voudra d’autres, ils en voulaient toujours d’autres, toujours plus, toujours dans la surenchère. C’est à celui qui ira le plus loin, jusqu’à atteindre le point de non retour. Les humains étaient faibles et sans volonté, des marionnettes manipulables à souhait, excités par le sang, le cul et la violence. Du pain béni pour les instigateurs de ce jeu. Mon regard implacable la scrutait, attendait qu’elle cède, qu’elle se laisse aller à cette pulsion qui battait en elle comme un second cœur. Ne l’entendait-elle pas ? était-elle tellement préoccupée par le sort de ces humains pour oser se livrer à un tel exercice ? Voilà qu’elle hésitait, se tordait les mains, elle était craintive comme une enfant qui craignait de se faire gronder parce qu’elle avait fait une grosse bêtise.

Rien qu’une, et tu verras.

Alors, Bree s’empara du matériel que je lui tendais, tentation ultime. A ma grande satisfaction, elle s’en empara, plus déterminée, plus assurée qu’il y a quelques instants. Je ne la lâchais pas des yeux tandis qu’elle courait vers la prochaine poubelle pour y glisser un autre bâton d’explosif, imitant mes gestes précédents. Puis, elle pressa le bouton et le métal éclata. Elle a le sourire, la mignonne, exactement comme je l’avais prédit. Elle n’était pas une sainte, personne ne pouvait prétendre l’être à moins de se mentir à soi-même et de mentir aux autres. Je ne croyais pas à la générosité gratuite, parce que tout avait un prix, chaque bonne action accomplie ici compensait une horreur commise ailleurs, préservant l’équilibre fragile du monde. Le mal ne pouvait pas exister sans le bien et vice versa. De plus, bien et mal étaient des notions tout à fait relatives, variables d’une époque à une autre. Pour mon plus grand plaisir, Bree proposa d’alterner, d’en faire exploser chacune une. Je lui adressai un sourire entendu.

« Je te l’avais dit, que tu finirais par y prendre goût. » dis-je en la couvant d’un regard bienveillant, presque tendre. « Tu te débrouilles comme une chef. »

C’est ainsi que les cinq autres poubelles explosèrent, nous garantissant un joli pactole et quelques points d’avance pour le palmarès. Finalement, la petite demanda si c’était la dernière, presque déçue à l’idée d’en avoir terminé. Comment se sentait-elle après avoir assouvi cette pulsion ? Se sentait-elle coupable ? En voulait-elle encore ? C’est qu’elle se serait vue en exploser d’autres. C’est ce qui arrive quand on se laisse prendre au jeu.

« Je crois qu’on a fini, oui. » répondis-je doucement, tandis que le calme était revenu dans le parc, tranchant radicalement avec le boucan qu’on avait fait ici, quelques instants plus tôt. « Mais je n’aime pas ce calme. C’est trop calme. Je pense qu’on devrait s’en aller, avant que les flics débarquent. Viens ! »

Je la pris alors par le bras, la pressant de partir. Ce serait bête de nous faire attraper après un tel exploit. Préoccupée par ce silence pesant – ce n’était pas normal, bon sang ! – j’accélérai la cadence. Nous étions en train de courir lorsque nous sortîmes du parc, boostées par l’adrénaline, fuyant un ennemi invisible qui n’était autre que la paranoïa. Alors, comme pour me faire pardonner de l’avoir faite courir et de l’avoir affolée inutilement – mieux vaut prévenir que guérir, comme on dit – je décidai de lui offrir un milk shake, et tandis que nous savourions notre douceur sucrée, je mis nos vidéos en ligne afin de faire valider nos défis.

THE END.  
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Sujet: Re: there's something dangerous about the boredom of teenage girls ✖ antonia. ()
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