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 true disaster (christopher)
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Sujet: true disaster (christopher) Jeu 4 Mai - 18:52 ()
La fierté, l'amour du jeu, la virilité venue camoufler une faiblesse pourtant affichée. Alexia bafouée, Alexia humiliée, Alexia vendue pour un défi lancé entre deux tintements de verres. Un pari impossible à refuser pour un ego mal placé. Les paroles sont posées, là, suspendues dans l'air. Avant d'être happées par l'impudence d'un frère qui a encore tout à prouver. Quitte à blesser la sœur tant chérie, protégée contre la rage des tempêtes et les pinces crasseuses de lui, elle, eux, ou encore lui. Le reste du monde doit se tenir à l'écart. Personne n'a le droit d’abîmer le joyau. Personne. Et pourtant Kaïs s'est permis. L'audace et l'affront font naître le déshonneur, de celui que se noue aux entrailles et comprime les tripes. Kaïs a honte. Kaïs se sent coupable. Mais Kaïs retourne là où la trahison fraternelle a éclaté. Il est comme guidé par l'ivresse du chaos qui a commencé à éclore. Déjà accro au désordre, il ne peut pas résister. Il se doit de retrouver celui qui a réussi à le pousser hors de sa zone de confort. Mais pas pour vomir un monologue de colère et de malaise impossible à cacher. Mais pour s’embringuer dans d'autres aventures funestes. Les jambes mènent tout droit au carré VIP, au lieu culte de la rencontre. Et le nouveau partenaire de jeu est bientôt retrouvé, assis sur le canapé lui servant de trône, l'auréole en plastique au dessus du crâne. Il était attendu. Et pour récompenser la patience le méli-mélo d'alcool et d'exaltation reprend sans plus de cérémonie. Ça bourdonne déjà dans son oreille, ça vacille déjà devant ses yeux, la liqueur coule et roule de la bouteille, au verre, à sa gorge. Ça rit, ça crie et ça se lâche.

Et bientôt tout éclate quand l'histoire du numéro de téléphone offert glisse dans l'esgourde voilé du présentateur. Le doigt du partenaire est pointé sur le chanceux qui a eu le droit à l'enchère de la sœur. Une enchère remportée dont il aurait visiblement trop profité. Il lui souffle des rumeurs du numéro qui tourne de mains en mains, de gars misérable et vaniteux à un autre. Un sac de cons qui tournent autour d'Alexia. Sa faute à lui, il le sait. Mais il n'accepte pas qu'on gonfle l'offense pour lui. L'épisode aurait dû mourir, jamais être déterrée. Parce que ça l'irrite Kaïs. Parce que la grandeur de sa propre honte lui tord le ventre, lui fout la rage au cœur. Alors bientôt le poing s'abat sur une mâchoire. Les doigts se crispent sur un cou. La main serrée trouve un ventre, une arcade, un autre estomac et toutes autres parcelles de chair qu'on lui présente. Parce qu'il suffit d'un effet domino, d'un corps frappé et vacillant qui s'effondre sur un autre pour échauffer tous les esprits. Y'a l'odeur de fer qui s'ajoute à l'ambiance ardente. Y'a le sang qui tâche, les dents qui grincent. Y'a les insultes qui volent, les coups rendus qui heurtent. Y'a peut-être des os qui se brisent mais les craquements sont couverts par les grognements et les verres qui se cassent. Les godasses crissent sur les brisures qui servent de sol. Les paumes saignent si par malheur elles rencontrent le champ de mine aux allures de miroir brisé. La masse devient compacte, les silhouettes se bousculent. La baston se généralise. Et bientôt submergé par le nombre d'adversaires, le chevalier n'a pas le temps de vouloir hisser le drapeau blanc ou de déserter. L'outrage n'est de toute façon pas réparé. Donc le combat n'est pas encore terminé. Pourtant les minutes et les coups défilent. Et l'inévitable arrive. Il tombe, il perd. Il se fracasse le crâne contre une table. Et les ténèbres le protègent de la suite.

Tout ça pour l'honneur d'Alexia qu'il veut sauver après avoir commencer à la grignoter le premier.

Ça tape contre son crâne, ça hurle dans sa tête. Il bat légèrement des paupières, le temps pour l'esprit de reconstituer la scène. Et tout se replace. Les images, la douleur, l'alcool, Alexia. Il a pas fini Kaïs. Il a pas assez joué de ses muscles pour faire taire et punir. Son combat n'est pas terminé. Il doit y retourner qu'il grogne pour lui même. Il se redresse un peu, trop brusquement pour son corps abîmé. Ça tire de partout, mais surtout dans son crâne. Les muscles tendus et crispés stoppent l'élan. La douleur dans le caisson le force à respirer. Les tubes enfoncés dans sa peau le retiennent. Y'a des bandages inutiles, des nouvelles coutures au niveau du ventre, encore le goût de rouille sur la langue. Y'a une silhouette pas tout à fait prête à se remettre en marche. Mais qu'importe. Alexia d'abord.

Il commence déjà à se débattre avec les fils distraitement à la recherche de ses vêtements, se remettant à moitié sur pieds, grommelant contre les machins qui ne veulent pas se débrancher d'eux même. Un fou en blouse et chaussettes qui veut retourner sur le champ de bataille. Tout de suite. C'est un caprice. Qu'il n'a toujours pas réussi à assouvir lorsque la porte s'ouvre pour laisser le partenaire entrer dans le décor de la chambre d’hôpital. Et ça le soulage un peu Kaïs. Il n'a pas fini de quémander son aide aussi. « Aide moi à me débarrasser de ces trucs. Faut pas qu'on arrête ce qu'on a commencé. »

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the mighty bush : (Corruption) Il a l’aura sanieuse, Azazel. Sa seule présence en ivresse et névrose. Il flétrit les âmes par défi plus que par envie. Les tirer hors des sentiers bienheureux de l’existence, en obscène fringale nécessaire à sa survivance. (Dégradation psychologique) Et de corruption naît le purin de l’esprit. Il pousse ses cibles contre les dents des malaises et de la dépression. Et ça l’amuse, désespérément. La déchéance en inlassable hypnose.
Allegeance : Loyal envers lui-même. Lucifer ; entité l’ayant muselé durant des éons, n’a dès à présent plus que les miettes de son dévouement. C’est la déception, qui submerge les orbes de l’odieux féal. La déception d’un maître qui n’a plus la force de retenir les élans de son fauve ; goinfré d’âmes et de fureur. Et à ce déluge, langoureusement se love Malphas. Malphas, son ancre. Sa sublime progéniture, son bras droit, son trésor. Azazel se pressent Père d’un nouvel ordre ; ses victimes en précieux rejetons, en soldats de plomb.
these streets : Animé d’une méchanceté toute naturelle, ses pupilles contemplent le chaos se répandre. Et sa flamboyante démence sème, lentement mais surement, les prémices de ce qu’il présage et n’envisage comme rien de mieux qu’une trépidante Apocalypse. Son ignorance demeure toutefois, en ce qui concerne les Dieux. Alors, les questions derrière le front s'entassent. Et les réponses, elles, ne viennent jamais.

Sujet: Re: true disaster (christopher) Mar 9 Mai - 19:18 ()

With your feet in the air and your head on the ground. Try this trick and spin it, yeah. our head will collapse, but there's nothing in it. And you'll ask yourself. Where is my mind, where is my mind, where is my mind. Way out in the water, see it swimmin' — Pixies

Il y avait sa carcasse étalée sur le bitume et il y avait l'odeur du péché dans son nase. Et puis le chaos, son Chaos, dispersé tout autour. Et ça le faisait sourire, Azazel ; l'ange crasse coincé dans le pyjama de viande qu'est Christopher. 
Ça le faisait éclater de rire, sans plus parvenir à ravaler démence et gerbes d'hystérie. La frénésie des sens en limailles et ses perceptions déchirées par les saccades subies.
Et tandis qu'on lui cognait le crâne contre le mur, pour la troisième fois ; son horizon se teintait de flaques écarlates et il entendait, au loin, la voix de Kaïs. Les grognements de Kaïs. Kaïs, l'adorable Kaïs, le miraculeux Kaïs ; ce garçon en doux mensonge dont il se fascinait et se fascine encore, depuis près d'une semaine. Kaïs et ses contradictions, et ses promesses et ses peurs insoupçonnées, insoupçonnables, sauf pour lui. Lui l'Affreux aux idées fracassées.
Ainsi, le pantin avait cédé.
Cédé à la tentation et aux murmures glissés aux creux de son oreille. Un venin injecté à sa conscience qui n'avait décidément pas tardé à le tordre d'un bout à l'autre de son joli petit corps. Car pas plus éveillé et raisonnable qu'une bête en proie à ses fureurs, Kaïs avait répondu à l'appel à peine l'avait-il lancé. Et Azazel, fatalement, en avait été captivé.
Kaïs et ses tripes retournées et son orgueil froissé tout à l'intérieur de son bedon tiède.
Pourvue d'une risette sanglante, la Chimère s'extasiait de son œuvre, c'est vrai. Et peut-être attendait-elle patiemment la mort prochaine de l'enfant désigné. Pour l'envoyer ailleurs – l'envoyer dans son monde, dans ce Royaume en refuge qu'elle suppose très bientôt retrouver. Un somptueux carnage de semelles et de phalanges contre tailles et bras et joues et hanches. Un méli-mélo de peaux et d'hématomes pour instantané ; comme une photographie incrustée à la rétine et qui avait duré duré et duré. Et plus les secondes s'accumulaient, plus la risette s'élargissait sur la face mâle humectée d'incarnat et de boue.
Azazel en semeur de troubles ; de ces troubles dans lesquels Kaïs, l'adorable Kaïs, le miraculeux Kaïs s'était jeté, l'âme ligotée aux poings.
Puis le jeu avait pris fin. Quand l'Ogre l'avait décidé.
Son aura suppurant le vice ayant écarté, l'espace d'un soupir, l'homme en ennemi qu'il avait laissé faire, qu'il avait laissé venir à lui en seule perspective de broyer sa corporalité. Pour se couler dans le rôle du parfait abruti, du faible et de l'ami – l'ami de Kaïs. Imposture larguée à la masse, à la bande de mectons qu'il avait excités au moyen de Kaïs, Kaïs, ô Kaïs ! Se laissait dévaster comme une extase. Il en avait eu besoin, ouais, il en avait eu besoin. Pour se soulager des désordres en son profond, pour imaginer sa substance transcender les contours du pyjama détesté, du pyjama enfilé, du pyjama de viande qu'est Christopher. Christopher qui n'est plus que Lui. Lui qui se souvient dorénavant mais ne se souvenait plus en cet instant, qu'Azazel est son nom. Azazel et ses pulsions de destructions et ses auspices de conflits perpétuels.

C'est à l’hôpital que s'est achevée la soirée. 
Azazel vomissant son aura de malheur, donc. Et dispersant la meute de dogues enragés en formes d'hommes. Et la ruelle dans laquelle les deux noyés s'étaient échoués, s'était lentement vidée. Les abandonnant à la nuit et ses étoiles – des étoiles plein le ciel que l'ange calciné avait longuement miré, avant de prendre connaissance de l'état de son jouet, de son nouvel ami, de son terrible bambin prêt à sombrer. Étalé sur l'asphalte trempé, une main sur la poitrine et les jambes raides ; la tronche barbouillée de morve et de rouge et les iris-océans harponnant les diamants de l'empyrée – laissés là pour les rêveurs et les blessés. Ouais, Azazel était en paix avec lui-même et ses sinistres besoins.
Et puis il s'était redressé, avait grogné dans sa barbe les douleurs de son organisme fracturé, qui déjà cicatrisait au contraire de l'adorable Kaïs, du miraculeux Kaïs.

- - - - - - -

Sous les doigts de l’infirmière, Azazel esquisse une grimace. Elle recoud l'arcade explosée avec des gestes fermes. Une marque à prévoir, imagine-t-il d'un air vaguement attristé. Car la psyché songe d'abord à Malphas qu'il aimerait baiser, après toute cette merde étalée et les coups portés. Envie brutale et mauvaise, de prendre, de prendre toujours et détruire de son entière et répugnante possessivité.
Mais il ne sort pas son mobile, pas plus qu'il ne bouge son cul de sur la table d’auscultation. Les paumes sagement posées sur les cuisses. Il rêvasse, le Monstrueux. Aux courbes de sa femelle qui se mélangent à ses délires.
Et le médecin débarquant dans la salle et l'interpellant, le sort aussitôt du mirage formé derrière ses prunelles qu'il lève. Difficilement. Et qu'il dépose sur l'homme en blouse blanche.
— Votre ami est réveillé, dit-il. Votre ami est réveillé, vous devriez le ramener chez lui. 
Il ne se rappelle pas immédiatement, de l'ami. Azazel ne se souvient que du corps de Kaïs renfermant l'âme prête à cuir – cette même âme qu'il a reniflée, longuement, avant de daigner franchir le seuil de l'hôpital et y quérir un peu d'aide.
« ...au-secours, au-secours... » timbre brisé par la peur mimée - le son comme un disque rayé depuis des siècles entre ses tempes.

Lorsqu'il pénètre dans la chambre, lorsqu'il pousse la porte et découvre l’Épave, un rictus satisfait lui froisse brièvement les traits. C'est irrépressible. Délicieux spectacle de la mort qui s'abat. Carnage suspendu. Chantier mis à l'arrêt. Et Kaïs se débat et Kaïs se refuse à l'évidence.
— Aide moi à me débarrasser de ces trucs. Faut pas qu'on arrête ce qu'on a commencé, peste le gamin.
—  C'est terminé.
La parole est jetée en l'air, avec platitude.
C'est terminé ou ça ne fait que commencer – une affaire de point de vue. Mais plus rien ne concerne Kaïs et ses caprices et ses folies. Kaïs et ses angoisses infantiles.
Ta sœur, de toute façon, ils l'ont sans doute déjà baisée.
Ça sort tout seul. Le venin suppurant d'entre ses babines qu'il étire. Un sourire chagrin. Un sourire ranci d'humour immonde.
—  Oh, ça va, expire Azazel sous Christopher, en secouant le menton. Une paluche s'écrasant à sa face contusionnée, encore. Éclaboussée de sang séché. Les points de sutures comme une rangée de fourmis noires sillonnant son arcade sourcilière sous laquelle l’œil poignarde Kaïs.  J'déconne. Fais pas cette gueule putain.
Et sans lui offrir son bras et sans l'effleurer, Azazel s'assoit, matois, sur le bord du lit et s'amuse avec les fils qui vont et viennent de Kaïs aux poches gonflées de liquides. Le pouce et l'index triturant les manivelles, augmentant joyeusement le débit des médocs qui lui infectent les veines.
—  Ils m'ont dit que tu vas pouvoir sortir. Mais seulement si j'te ramène chez toi.
Levant ses orbes vers son gibier, Azazel tire la moue. Et ajoute :
—  Ils m'ont aussi dit que tu ne vas pas pouvoir bosser, que tu dois te reposer. Ils m'ont dit que tes sutures peuvent céder.
Et c'est un problème. Un foutu problème. Non que les sutures cèdent et qu'il en sorte un organe ou des litres carminés. Le problème, le foutu problème, c'est qu'il ne pourra pas présenter le journal télévisé. SON journal télévisé. Believe amputé pour quelques jours – pour trop de jours – de son présentateur fétiche.
L'Azazel-prédateur jubile quand l'Azazel-directeur fulmine ; la médiocrité qu'est l'espèce humaine en sainte horreur.
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Sujet: Re: true disaster (christopher) Sam 26 Aoû - 3:44 ()
C'est moche la fierté sur une gueule cassée. C'est moche l’acharnement ridicule de membres presque disloqués. Il est laid Kaïs, à se débattre, à se tortiller, usé, décrépit. Son caprice n'a rien d'héroïque. La volonté de venger l'honneur de sa sœur ne fait pas de lui le chevalier servant des contes pour enfant. Juste un fou. Un pauvre mec éméché qui ne retient pas la leçon. Un débile, un attardé. Une tête à claque, au mieux. Mais il n'en démord pas. Y'a pas assez d'intelligence et de raison dans son crâne pour freiner ses pulsions machistes. Y'a pas assez d'os cassés dans le corps pour lui faire abandonner sa folie. Celle là même imprimée dans la matière grise qui fait griller ses neurones. Celle là même qui fait secouer sa caboche quand on lui dit que c'est terminé. Il refuse la fin Kaïs. Il refuse de s'en arrêter là. Y'a pas eu assez de coups donnés, pas assez de casse. Et horreur, pas assez de morts. Parce que y'a tout l'esprit qui flambe là. Ça grignote ses limites, ça crame la ligne entre ce qui est acceptable ou non. Il en a plus rien à foutre le gamin. Y'a plus que la rage qui pille ce qui lui restait de morale. Cette rage au cœur qui tire et tord les tripes plus que les fils le font sur sa peau. Si y'a une fin, ce sera la sienne qu'il aimerait clamer le pauvre fou. Il veut tout emporter avec lui. Que tous les pervers qui ont pensé à effleurer les cuisses de sa sœur soit scellés avec lui dans la boîte en bois s'il le faut. Peut-être que y'a que ça pour se faire pardonner. Peut-être que y'a que la démesure pour obtenir l'absolution. Il veut bien tout tenter Kaïs. Il vendrait son âme au diable pour Alexia. Il offrirait celles des autres en offrande à ses pieds, s'il n'y avait que ça pour laver ses pêchés.

« Ta sœur, de toute façon, ils l'ont sans doute déjà baisée. » Ça craque entre deux neurones. Ça siffle entre ses dents. Y'a les opales trop grandes qui se déboutonnent et qui se fixent sur la silhouette du partenaire. Et ça bouge plus. Les pupilles, les lignes carmins dans le blanc de l’œil, y'a le regard mis en pause. Il arrête même de ciller sous l'effet de la plaisanterie. Qui décidément a du mal à passer. On peut pas salir Alexia. Même avec des mots aux allures innocentes sans que toute la carcasse se braque. « Oh, ça va. J'déconne. Fais pas cette gueule putain. » Il se détend un peu le pantin. Assez pour effacer la grimace sur ses traits fatigués. Mais y'a ses jointures de la main qui continuent de se crisper. Pas facile de desserrer les fesses quand on est aussi buté. « T'es con. » Mais y'a plus le temps pour s'attarder. Ils ont des cons à tabasser. Là, maintenant. Tout de suite. Avant que les flammes ne dévorent complètement la décence qui le sépare encore des internés.

« Ils m'ont dit que tu vas pouvoir sortir. » « Parfait. » Il avait pas besoin de permission Kaïs. Il était déjà loin, le cul nul sous sa blouse, les chaussettes aux pieds à arpenter les rues froides à la recherche de tronches amochées à réamocher.  « Mais seulement si j'te ramène chez toi. » Alors il faudra mentir. Aucun problème qu'il grommelle, les doigts arrachant déjà sa perfusion. Liberté qui irrite le bras. Les barreaux limés qui ravivent une douleur qu'il préfère continuer d'ignorer.  « Ils m'ont aussi dit que tu ne vas pas pouvoir bosser, que tu dois te reposer. Ils m'ont dit que tes sutures peuvent céder. » Il en rit le gosse. Aucune soirée, aucune bavure, aucune connerie ne l'ont jamais empêché de bosser. C'est pas dur, de sourire et de lire un prompteur, rien d'impossible même pour une tête en vrac et un ventre rafistolé. « J'ai vu pire, et ça m'a jamais empêché de foutre mon cul devant les caméras. » Jamais. Il tient à sa carrière, à ses lumières et ses paillettes. Il tient à son équilibre. Parce que y'avait plus que ça quand la silhouette d'Alexia a cessé d'apparaître dans son décor. Y'avait plus que ça pour le faire tourner en même temps que le reste du monde. Y'avait plus que les projecteurs pour éclairer un peu ses ténèbres à la place des mirettes de sa sœur. Un substitue de merde, ouais. Mais un remplaçant qui est devenu une drogue. Et on lui volera pas ça, au camé. Même lui-même et sa connerie qui n'en finit plus d'enfler. « T'en fais pas, met Believe demain, tu la verras ma tronche à 20h, tout sourire et bien maquillé. » Fidèle au poste. Toujours. Et il en est fier. Il ne brisera pas la routine. C'est pas permis. « Toute façon, on s'en fout. Y'a plus important là. » Alexia. Son honneur. Tout ça. « Trouve mon pantalon plutôt, ça ferait mauvais genre si j'étais à la une de Public en slip demain. » Il se tord encore, il fouille à la recherche des vêtements perdus. Il délire Kaïs, il se met à chercher sous le lit trois secondes. Les pensées se rangent plus correctement, c'est le foutoir là dedans. Ça cogne putain. « Quoi que, peut-être qu'il faudrait bien ça, au grand patron, pour me montrer sa tronche.  » C'est pire que l'alcool qui dérange la tête et le ventre. C'est la douleur qui tire, qui le rend un peu plus fou encore. Mais ça suffit pas pour arrêté l'obstiné. S'il doit foncer, à moitié aliéné et en tenue d’hôpital pour calmer sa frustration, il osera. « Mais on s'en fout. Va y, arrête de me faire parler. » Une main sur le crâne pour que ça arrête de tanguer, l'autre tendue, faisant signe qu'on lui rende le bout de jean, et sa dignité au passage. « Mon pantalon ? »

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