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Sujet: never mind the stars (louise) Dim 21 Mai - 0:46 ()
baby come on
'Cause if we don't leave this town We might never make it out I was not born to drown Baby come on

* * * * * * * * *


C’était son idée. Un dîner, juste un, juste eux. Un dîner dans une éclipse, parce que le reste du monde est bien trop morne. Un dîner où ils ne parleront ni de la vox populi, ni de la police. Un dîner où le passé ne compte pas, où l’histoire n’a plus ses droits. Une fugue, à deux. Une douce illusion, un mirage qu’ils entretiennent dans des éclats de rire. Ils laissent tomber les masques. Les rôles n’ont plus aucune importance. Ils planent, sur un champ de mines. Au moindre tremblement, tout pourrait exploser et ils le savent ouais. Mais ils s’en foutent. Ils s'en foutent parce qu'ils sont là, parce que pendant quelques heures ils ont accepté de faire semblant, et que c'est tout ce dont ils ont besoin. Ils se l'avoueront jamais, ils sont pas là pour ça. Ils sont là pour se perdre, pour laisser leurs regards s'entrechoquer, pour flirter avec les envies qu'ils ne diront pas à voix haute. Entre eux, tout se joue dans des murmures qui frôlent le silence. Ce soir, Léo, il est fatigué de crier, fatigué de se battre, fatigué de se heurter à ses récifs. Ce soir, il a pas la parole poudrière, il part pas en guerre. Ce soir, il oublie les souvenirs qui lui trouent le coeur et son coeur, d'ailleurs, il le laisse aux oubliettes. Ce soir, Marine n'a jamais existé, Louise n'a jamais disparu. Ce soir, il n'y a qu'eux, et même si c'est faux, même s'ils ont inventé leur version de l'histoire, lui, il a les yeux qui brillent et il y croit.

Un regard complice lorsqu’ils entrent dans le métro et trois grammes d'espoir dans le sang. Dans leur souffle, les vestiges d'une bouteille de vin. Dans ses yeux, des jaillissements d'aurore. Il sait que ça ira pas plus loin que ça, qu'il devrait déjà s'estimer heureux qu'elle soit venue, qu'elle soit restée. Louise, elle est pas comme les autres. Elle est indépendante, un peu sauvage parfois. Elle se laisse pas berner, elle en a rien à foutre de ses sourires d'arnaqueur et de ses poèmes à deux balles. Ses artifices et ses mensonges, ils ont aucun effet sur elle. Il l’intéresse que quand il est vrai. Alors, ce soir, il a laissé tomber ses masques et ses histoires. Debout, juste en face d'elle, dans le métro caravelle, il se perd un peu dans ses yeux. Louise, ça lui crève déjà le coeur de la quitter. A cause d'elle, il a plus envie de dormir, même s'il le devrait. Il a un peu trop besoin de ces moments où plus rien n'existe. Un peu trop besoin de s'évader. Un peu trop besoin de passer à autre chose. Mais il l'avouera jamais.

Il n'y a plus de distance entre eux. Plus vraiment. Juste quelques centimètres. Juste assez pour continuer à faire comme s'il n'y avait rien entre eux. Comme si les regards n'étaient pas électriques. Comme si les contacts ne produisaient aucun choc. « Alors ? Tu regrettes pas trop de m'avoir rendu ma liberté ? » Comme si la réalité n'était pas trop lourde à porter.

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Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Mer 24 Mai - 19:35 ()
baby come on
'Cause if we don't leave this town We might never make it out I was not born to drown Baby come on

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Ce diner, elle y est allée sur un coup de tête. Un coup de folie, aussi. Léo, il a quelque chose dans le regard qui l’a intriguée, il a quelque chose dans les gestes qui a attiré son attention. Elle ne sait pas vraiment ce que c’est. Elle n’a pas vraiment cherché à savoir. Léo, derrière toutes les illusions qu’il propose au reste du monde, il y a autre chose. Lui aussi, il porte des masques. Et ce soir, ils se sont dit qu’ils laisseraient tomber tout ce qui les retient. Aussi facilement que ça. Alors avant de changer d’avis, elle l’a rejoint au restaurant. Certaine que c’était une mauvaise idée. Certaine que toute cette comédie ne peut que mal se terminer. Certaine qu’elle ne saurait pas se comporter comme une humaine. Et elle ne s’est pas trompée, pas complètement. Elle a le regard froid de celle qui ne veut rien laisser paraître, ou elle a les gestes passionnés de celle qui avale le temps. Le juste milieu, elle ne sait pas faire. Elle ne connaît pas. Alors à un moment, elle a oublié comment elle était censée se comporter. Elle a oublié de mesurer ses paroles et ses réactions. Et juste comme ça, son sourire a fini par étirer ses lèvres. Juste comme ça, il y a leurs rires qui ont fini par effacer le passé. Juste comme ça, il y a quelque chose d’autre qui s’est installé.

Dans le métro, elle peut presque sentir son souffle sur sa joue. Il y a le mouvement de la rame qui joue avec eux, il y a deux corps qui s’effleurent sans jamais se toucher. Elle a un sourire sur le visage, un de ceux qu’elle n’arrive plus à effacer. Il y a le reste du monde qui finit par s’effacer, parce qu’ils oublient tout le reste. Elle le sait, que cela ne durera pas. Que la réalité les rattrapera et que tout ne sera bientôt qu’un vague souvenir. Qu’elle ne peut pas continuer comme ça. Mais ce soir, Athena, elle oublie les conséquences et elle oublie les règles. Juste une nuit, juste une fois, juste avec lui. « Alors ? Tu regrettes pas trop de m'avoir rendu ma liberté ? » Elle secoue la tête, prend un air blasé. Ses raisons, elle ne lui a pas vraiment expliqué. Elle a laissé les suppositions recouvrir son silence parce qu’il y a des choses qu’il vaut mieux passer sous silence. Parce qu’elle n’est pas fière, de ces traques à l’homme qui ont été lancées, à n’importe quel prix. Parce qu’elle n’a pas voulu qu’il fasse parti de ceux qui tombent pour les autres. « Je suis sûre que tu trouveras un moyen de me le faire regretter très vite. » Elle le sait, qu’il n’arrêtera pas de chercher des réponses. Qu’il continuera d’hurler sa colère dans les rues de Paris et de brandir les couleurs de la Vox. Il ne s’arrêtera pas avant d’avoir trouvé. Il ne renoncera pas avant d’être mort. « Mais je te préviens, je refuse d’aller te chercher dans les égouts. » Une grimace sur le visage, les souvenirs d’une traque un peu trop fraiche qui lui reviennent en mémoire. Un haussement d'épaule. « Je refuse de te courir après, de toute façon. »

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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Jeu 25 Mai - 16:57 ()
baby come on
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« Je suis sûre que tu trouveras un moyen de me le faire regretter très vite. » Un sourire en réponse à son air blasé. Un sourire parce qu’elle a raison, et qu’il peut pas le cacher. Mec rebelle au passé chaotique, il a la révolution dans le sang et les yeux qui brillent devant toutes les conneries qu’il a pas encore faites. Il cherche les emmerdes et il les trouve. Le besoin de se mettre en danger, de vivre à fond, d’éviter les regrets, d’effacer les souvenirs. Léo, une nébuleuse destinée à exploser. Léo, le Soleil se meurt alors il vit la nuit, quand la Seine reflète les réverbères, quand les néons s'éveillent et que l'espoir ressuscite.
La vérité, qu’il avouera pas, c’est qu’il sait plus pourquoi il se bat. Les réponses, il est même pas sûr de vouloir les entendre. Il est bien, là, dans ses théories et ses illusions, dans tout ce qui n’est pas encore réel. Parce que ça veut dire qu’elle a pas totalement disparu. Ca veut dire qu’il a pas besoin de l’enterrer. Il est bien là, à fuir avec Louise, à fuguer pour une nuit. A faire comme si de rien n’était. Comme s'il n'avait pas tout perdu. Comme s'il ne flirtait pas avec le vide. Comme s'il avait jamais avalé trop de cachets ou bu trop d'alcool. Sans Marine, sans sa quête insensée, il est rien d'autre qu'un mec perdu. « Mais je te préviens, je refuse d’aller te chercher dans les égouts. » Un éclat de rire. Il sait qu’à un moment, il devra y aller, dans les égouts. Il sait qu’à un moment, il aura plus vraiment le choix. Il devra rejoindre tous ceux qui se cachent, se faire oublier. Effacer son nom de la mémoire des flics. En attendant, il gueule à ciel ouvert, il fanfaronne, il règne sur un royaume qu’il n’a jamais contrôlé. « Je refuse de te courir après, de toute façon. » Il fronce les sourcils, sa langue claque contre son palais.  « Louise. » Une pause. Dramatique. Il est comme ça, on le changera pas.  « Je cours plus vite que toi. » Il a couru toute sa vie, après des rêves et des mirages, contre des regrets et des pertes accumulées. Couru après les secondes à rattraper, le temps qui se défile et qui se casse sans jamais prévenir. Comme là, maintenant.  Il y a les secondes qui lui poignardent le cœur. Dans quelques minutes, ils arrivent à destination. Dans quelques minutes, le mirage prend fin. Il est pas sûr de le vouloir. Il se drogue aux rêves, Léo. « T’es jolie comme ça, tu sais. »

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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Ven 26 Mai - 19:39 ()
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« Louise. » Un froncement de sourcils, elle s’attend au pire. Il a la répartie insolente et les mots narquois. Il n’y a pas grand chose qui peut l’arrêter. « Je cours plus vite que toi. » Le rire qui franchit ses lèvres, elle ne peut pas vraiment le retenir. Dans l’illusion de cette nuit, il dit vrai. Il disparaitrait avant qu’elle ne puisse agir, avant qu’elle ne puisse choisir d’agir ou non. Mais leur illusion, elle est fragile. Et surtout très utopique. « Tu serais surpris. » Il n’a aucune idée de qui elle est réellement. De qui se cache réellement derrière les traits de Louise, qui a volé sa vie. Il ne pourra jamais le savoir. Et ça lui brise le cœur même si elle ne l’admettra jamais. Même si c’est complètement insensé. Mais la vérité, c’est que même en dehors de leur illusion, elle n’est pas certaine d’agir comme elle le devrait. Elle le laisserait sans doute partir une nouvelle fois. Elle fermerait les yeux sur ses actions et prétendrait n’avoir rien vu. Alors elle se cache derrière un sourire pour oublier. C’est plus facile ainsi. « T’es jolie comme ça, tu sais. » Elle a son regard braqué sur son visage, à la recherche de tout ce qu’il ne lui dit pas. Il a les mots faciles, de ceux qui flattent et qui font oublier tout ce qu’il passe sous silence. Alors face à ses compliments, elle garde une certaine réserve. Athena, elle a l’ego un peu trop important de ces dieux qui ont vécu un peu trop longtemps. Et comme beaucoup d’entre eux, elle défend sa fierté un peu trop vite. Elle n’aime pas qu’on se foute d’elle. Elle apprend, pourtant, à faire autrement. A composer avec l’anonymat. A ravaler sa fierté mal placée, aussi. Alors elle bat en retraite. « T’as juste pas l’habitude de me voir sans mon insigne. » Un haussement d’épaules, une vérité qu’elle souligne d’un ton détaché. Ses compliments, elle ne veut pas y croire. Pas vraiment. C’est juste un autre gars parmi tant d’autres. Sauf qu’elle est juste une femme parmi tant d’autres, elle aussi, au moins pour cette nuit. Au moins avec lui. Ça n’a pas de sens. Mais là, tout de suite, elle ne veut pas y réfléchir. Demain arrivera bien assez vite. Demain les confrontera avant qu’ils ne le réalisent, sans leur laisser d’autre choix que d’accepter. Il y a des conséquences qu’elle ne pourra pas ignorer, il y a des responsabilités qu’elle ne pourra pas refuser.

Le métro qui s’arrête, un groupe de fêtards qui monte dans leur rame, la distance qui se retrouve avalée. Elle pose une main sur son torse pour retrouver l’équilibre, un sourire qui se veut gêné. Elle n’a pas l’habitude d’être proche de quelqu’un. C’est une solitaire, Louise. Elle l’a toujours été. Instinct de protection ou besoin de liberté. Qu’importe. Ses instincts de fuite, elle les oublie, à cet instant précis. « Tu le vis bien, d’avoir diner avec l’ennemie ? » Le rappel d’une réalité qui finira par reprendre ses droits. Peu importe à quel point ils ont tenté de la fuir, ce soir. Ils ne pourront jamais gagner.

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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Dim 28 Mai - 22:33 ()
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« T’as juste pas l’habitude de me voir sans mon insigne. »
Ils sont constants, les rappels que cette soirée est éphémère. Que leur nuit ne durera pas. Ils ont beau essayer d’oublier,
ça
ne
marche
pas.
Il y a toujours quelque chose pour briser leur illusion et piétiner leurs mirages. Il essaye, pourtant, Léo, de faire comme si le monde autour d’eux n’existait pas. Comme s’il pouvait conquérir la réalité avec ses rêves. Comme s’il n’y avait pas de passé, et pas d’avenir, juste un présent perpétuel où les conséquences ne comptent plus. Deux yeux qui brillent sous les néons, le paysage qui défile à toute allure. Ils vont trop vite pour le reste du monde.
Et soudain tout s’arrête.
Les portes s’ouvrent. Un groupe entre. Il n’y a plus de vide entre Louise et Léo. Elle a sa main posée sur son torse. La sienne est toujours logée contre sa taille. Les contacts sont simples, mais pas automatiques. Ils n’ont pas encore les bons réflexes. Ils osent à peine se toucher.
Pourtant, c’est pas l’envie qui manque.
Le poète cherche quelque chose à dire pour briser le silence. Pour une fois, c’est elle qui le devance. « Tu le vis bien, d’avoir diné avec l’ennemie ? » Il la dévisage un instant. A ce moment-là, il lui en veut un peu, de poser les pieds sur terre et de les ramener à ce qu’ils sont. Deux êtres un peu trop opposés pour s’attirer. Il lui en veut un peu de ne pas voir tout ce qu’il lui cache. Il lui en veut de le réduire à ce qu’il n’est pas.
Et la vérité, Louise, c’est qu’il en a rien à foutre de ton insigne.
Rien à foutre de ton uniforme, de tes lois, des barreaux de tes prisons.
Rien à foutre de la guerre qui n’existe que dans ta tête.
Un sourire un peu faiblard sur ses lèvres, presque amusé.
« Un jour, tu comprendras qu’on n’est pas des ennemis. » Cette fois-ci, quand le métro s’arrête, c’est un peu trop brutal et leurs corps s’entrechoquent. Entre leurs deux visages, il y a juste assez d’air pour qu’ils puissent respirer. Entre leurs yeux, des centaines de questions. Dans sa cage thoracique, le bruit d’un cœur abîmé. Le bip des portes qui s’apprêtent à se fermer. Son regard qui dévie. « Merde, c’est là qu’on sort. » Il attrape sa main, sépare la foule en deux sans s’excuser. Il tient encore sa main quand ils montent les escaliers vers la sortie, quand le ciel remplace le plafond, quand les étoiles jouent aux néons.


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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Mar 30 Mai - 21:11 ()
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« Un jour, tu comprendras qu’on n’est pas des ennemis. » Non, c’est vrai, ils ne sont pas ennemis. Si ce n’est au travers d’une insigne qui n’est là que pour lui apporter une couverture. Si ce n’est au travers des tags qu’il dépose dans la ville pour faire oublier tout ce qu’il ne dit pas. La vérité, c’est que ce qu’ils sont, c’est pire que cela. Ils ne pourront jamais se rejoindre, parce que tout les oppose. La vérité, c’est qu’ils auront beau luter, ils ne pourront jamais changer leur nature. La vérité, c’est qu’elle aura beau prétendre l’inverse, elle ne sera jamais Louise. Elle ne sera jamais celle qu’il pense, celle qu’il imagine. Tout ça n’est qu’une mascarade. Et elle, elle plonge dedans sans hésiter. Parce qu’il a son visage juste là, en face du sien, si proche qu’elle sent son souffle sur sa peau. Parce qu’il a ses yeux dans les siens, un peu trop. Parce qu’il y a des questions qui se soulève. Des doutes et des peurs, de l’incompréhension, aussi. Et tout fout le camp. Maintenant, c’est maintenant qu’elle doit se reculer. Qu’elle doit se tirer, si elle le peut. Mais Athena, elle ne bouge pas. Elle ne brisera pas l’illusion. C’est ce qu’elle lui a promis en silence. « Merde, c’est là qu’on sort. » Une main dans la sienne, elle le suit à travers la foule. Elle ignore les protestations des passagers lorsqu’ils les bousculent, elle a un sourire qui danse sur son visage quand ils gravissent les marches à toute allure.

Jusqu’à ce qu’ils soient dehors, dans un Paris silencieux, dans un Paris recouvert par les étoiles. La météo continue de tout détruire et ce soir, le froid a remplacé le vent et la pluie. Mais elle n’y fait pas attention, elle ne veut pas penser à tout ce qui est responsable de ce désastre. Yeux levés vers un ciel capricieux, le temps d’une inspiration, elle contemple les constellations et écoute le silence. Les rues sont désertes, il ne reste plus personne à cette heure-ci. Si ce n’est eux, tentant de défier le rester du monde. « J’habite plus très loin. » Elle a le sourire qui provoque, celui qu’elle prend lorsqu’elle décide de jouer. Juste un peu. « Je peux continuer seule, si tu veux. » Un ton détaché, un haussement d’épaules. Elle connaît déjà sa réponse, mais cela ne l'empêche pas de continuer. « Je suis à peu près certaine de ne rien risquer. Et de ne pas me perdre. » Dans quelques minutes, tout sera fini. Leur vie reprendra ses doigts et balayera tout sur son passage. Alors elle gagne du temps. Avec des mots futiles et une conversation inutile.

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Sujet: Re: never mind the stars (louise) Dim 4 Juin - 23:34 ()
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Pour autant qu’il s’en souvienne, il ne l’a jamais vue sourire comme ça. Rectification, si, une fois. Une fois, et ça lui était pas destiné. Et sur le coup, il était presque jaloux du mec à qui elle souriait. Une fois, entre les barreaux d’une cellule dont il connaît tous les recoins. Une fois, il a laissé son regard se promener et il est tombé sur Louise, et il s’était dit, qu’un jour, peut-être, il trouverait quelqu’un qui lui sourirait comme ça. Léo, il vit dans ces moments où tout est trop intense, où le reste semble bien trop morne. Léo, il est addict à ce genre de sensation, à ces quelques heures entre deux jours où tout semble possible, réalisable. Léo, il tient plus en place depuis qu’elle est partie, il cherche à retrouver tout qu’elle a emporté avec elle. Et là, en face de Louise, il se demande si ça pourrait marcher. Si, quand il la touche, c’est aussi électrique qu’avec Marine. Si, quand il l'embrasse, c'est aussi explosif. Si, quand ils se disputeront, ça sera aussi violent. Si elle pourrait le sauver, de tout ce qui l'entraîne vers les limbes, tout ce contre quoi il a arrêté de se battre. Si elle pourrait réparer tout ce que le grand départ a brisé. Si elle pourrait l'aimer, aussi, le mec qui arrive plus à s'arrêter de crever. « J’habite plus très loin. » Il sait ce qu’elle est en train de faire. La preuve, il a un sourire qui apparaît en retour. Il donne le change, il se laisse pas impressionner par son air détaché. En même temps, il peut pas faire autrement. Il a les yeux imbibés de rêve, constellés d’espoir. Ses attaques, il les esquive avec ce genre d’insolence qu’il arrive pas à contrôler. « Je peux continuer seule, si tu veux. » Elle hausse les épaules, il secoue la tête. Tu t’en tireras pas comme ça, pas aussi facilement, pas aussi rapidement. Tu lui voleras pas les minutes qu’il grappille déjà, les secondes qu’il aspire. Cette nuit, il refuse qu’elle se termine là, comme ça.
Pas maintenant.
« Je suis à peu près certaine de ne rien risquer. Et de ne pas me perdre. » Tant que le soleil ne s’est pas encore levé, alors ils peuvent encore vivre. Demain, c’est différent. Demain, de leurs yeux imbibés de rêves, il ne restera plus rien. Demain, elle reprendra ses insignes, lui, ses bombes de peinture. Et, pendant qu’il laissera sa haine baver sur les murs de Paris, elle fermera des prisons de regrets. A clé.
Pas maintenant.
« Ca m’gêne pas, j’ai nul part où aller. » Elle s’élance et il la suit. Sur le chemin, ils parlent de tout et de rien. Ils laissent leur voix troubler le silence, défier la nuit. Ils laissent les mots combler le silence de demain. Les minutes vont trop vite, et les voilà déjà devant la porte de son immeuble. Ce qui lui semblait si lointain est déjà là. Sauf que, Léo, il est pas vraiment prêt à renoncer. Il sait pas quoi dire, il sait pas comment la retenir, comment étaler la nuit sur le jour, éviter que le soleil ne se lève. Il a pas envie d’être seul, pas envie de retourner dans cet appart un peu trop vide qui porte encore son parfum. Il a pas envie de penser à elle. Pas envie d'étrangler ses espoirs, pas envie d'éclater les mirages. Il a envie de vivre dans cette éclipse qui leur appartient, envie de se noyer dans ses sourires, d'essayer de la faire rire, envie de faire des promesses et pire encore. Louise, elle pulvérise ses certitudes, elle transforme tout. Il avait pas ressenti ça depuis des années. Mais là, tout de suite, il écoute plus ce qu'elle lui dit. Elle est en train de parler du quartier. Il croit. Il sait plus. Il a les yeux captivés par les siens. Il sait pas, il hésite. Il a le coeur qui bat trop vite. Tant pis, il s'avance. Une main dans son cou.
Collision entre leurs lèvres.
Ca explose.
Ca s'éternise.


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the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.

Sujet: Re: never mind the stars (louise) Dim 18 Juin - 13:10 ()
baby come on
'Cause if we don't leave this town We might never make it out I was not born to drown Baby come on

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« Ca m’gêne pas, j’ai nul part où aller. » Un sourire en coin, un haussement d’épaules, c’est tout ce qui leur faut. Cette nuit, c’est tout ce qu’ils auront. Alors ils la feront durer jusqu’à la dernière seconde. Elle a les mots qui s’échappent et elle les oublie aussitôt. Avec lui, elle devient bavarde. Ou peut-être que c’est comme ça qu’elle est censée être. Sans son masque et sa froideur, sans ses barrières et ses entraves. Elle ne sait pas. Elle ne veut pas savoir. Cela fait trop longtemps qu’elle n’a pas abandonné tout ce qui qui la retient. A force, cela a fini par devenir une seconde nature. Elle a fini par oublier ce que c’était, d’être libre, même pour quelques instants, même le temps d’une nuit. Elle parle pour oublier que cette soirée est déjà finie et qu’ils ne pourront jamais lutter contre ça. Qu’ils ne font que gagner du temps mais que même eux, ils ne peuvent pas défier le monde. Elle parle parce qu’elle a brusquement besoin de combler ce silence. Parce que dans quelques minutes il ne restera plus que du vide et qu’elle n’est pas prête. Il ne restera que des souvenirs de ce qu’elle aurait pu être, de ce qu’elle aurait pu avoir. Elle veut se dire que tout cela n’est qu’une fantaisie. Que ces sourires ne sont pas réels, que ces regards n’ont rien de vrai. Qu’ils ne font que jouer à un jeu qu’ils ont provoqué. Qu’ils sont allés trop loin dans leur utopie et qu’il est temps que tout s’arrête. Derrière elle, la porte de son immeuble. Elle n’a pas envie de la franchir, pas envie de le laisser. Si elle était vraiment honnête, elle le reconnaitrait, que ce n’est pas juste une illusion. Elle se poserait les bonnes questions, aussi. Mais Athena, elle fait ce qui doit être fait. Qu’importe le prix, qu’importe les conséquences. Qu’importe qu’elle ne parvienne pas à détacher son regard du sien.

Elle s’apprête à se détourner, à disparaitre, juste comme ça, parce que de toute façon, elle ne trouverait pas les mots pour partir. Elle ne pourrait pas les prononcer. Puis, une main dans son cou. Un contact qui lui brûle la peau. Ses lèvres sur les siennes. Une seconde, la surprise passe. Deux secondes, elle hésite. Trois secondes, c’est tout ce qu’il lui aura fallu. Deux bras qu’elle passe autour de son cou, deux corps qui se rapprochent et qui parlent pour eux. Un baiser qui s’éternise, un baiser qui perd de son douceur avec les secondes. Lorsqu’elle se recule, elle est à bout de souffle. Elle a sa main qui s’égare sur sa joue, elle utilise les quelques centimètres qui les séparent pour essayer de se raisonner. « C’est vraiment pas une bonne idée. » Ils sont trop différents. Elle n’est pas faite pour aimer. Elle ne sait pas faire. Parce qu’Athena, personne ne l’approche. Personne n’a jamais osé franchir les barrières qu’elle expose au reste du monde. Personne, sauf lui. Avec son air de petit con et ses mots fait de provocation. Avec son sourire en coin et le défi dans chacun ses gestes. Athena, elle a l’habitude de se réfugier derrière ce qu’elle est, pour s’isoler. Elle se sert de tout ce qui repose sur elle pour se protéger de tout ce qui pourrait la détruire. Mais ici, tout est différent. Plus rien n’a de sens. Ici, elle peut oublier. Il est là, à quelques centimètres d’elle. Souffle contre souffle, deux regards qui ne se lâchent plus. La distance, elle la franchit sans même la réaliser. Elle l'embrasse et le choc est électrique. Juste pour faire durer l’illusion, qu’elle se dit. Juste une dernière fois. Juste parce qu'il n'y aura pas de conséquences, qu'elle espère. Juste parce que cette nuit, ils se sont dit que tout était possible. Ils se le sont promis en silence.

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these streets : Il ne sait rien pour le moment...

Sujet: Re: never mind the stars (louise) Jeu 22 Juin - 23:43 ()
baby come on
'Cause if we don't leave this town We might never make it out I was not born to drown Baby come on

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Léo, il a le cœur qui cherche à s’évader de sa cage thoracique. Les poumons en manque d’air. Mais il lâche pas. Et elle non plus. Ca fait trois secondes qu’elle a passé ses bras autour de son cou, et que ses mains ont migré dans le bas de son dos. En vrai, il y a la nuit, et il y a eux qui s’y cachent. Des respirations volées, des étoiles qui détournent le regard. Un moment de répits, une éclipse, les règles s’effacent dans les ténèbres. Il n’y a qu’eux, dans la rue désertique. Il n’y a qu’eux, dans cette ville. Il n’y a qu’eux pour oser y croire encore. Et puis, Louise, elle éloigne son visage de quelques centimètres. Une main sur sa joue. Il l’interroge du regard, perd ses yeux dans les siens. Pitié, dis pas que c’est fini, ça a même pas commencé, et regarde le, le mec, il crève. « C’est vraiment pas une bonne idée. » Il est pas d’accord. Bien sûr qu’il est pas d’accord. Et puis, quand bien même l’idée serait mauvaise, ils en ont rien à foutre. Dans ce monde, il y a plus de règles, il y a plus de loi. Parce qu’un jour, quelqu’un a volé celle qu’il lui appartenait, et des millions d’autres. Et que, depuis, plus rien ne compte. Il s’éloigne pas. Il abandonne pas. Il la regarde, sans savoir quoi dire. Parce que le moindre mot pourrait éclater leur mince équilibre. Ils dansent sur un fil, Léo et Louise. Et quand ils vont finir par tomber, parce qu’ils savent tous les deux que ça va arriver, ils ont les regrets prémonitoires, le souffle comme un compte à rebours jusqu’à ce que tout explose, quand ils vont finir par tomber, ça va faire mal. Plus de mal qu’ils n’en ont jamais ressenti. Parce qu’elle s’est toujours interdit d’aimer et que lui, il aime toujours trop. Jusqu’à en saigner. Ses lèvres se précipitent contre les siennes. Léo et Louise, comme des aimants, à combler leur silence dans un baiser sans fin qui le laisse à bout de souffle et avec un sourire victorieux sur les lèvres. « Pas une bonne idée, hein ? » Les mains dans les poches, il hausse les épaules. Ici se termine leur nuit hors du temps, minuit à Paris. Il recule d’un pas. Il a déjà des regrets dans la voix et, les yeux, n'en parlons pas. Il s'en souviendra, de leur éclipse. De l'intensité de ces moments. Il s'en souviendra comme on se souvient d'une blessure, comme d'une plaie qui s'ouvre. Il s'en souviendra, du temps qui passe trop vite, qui se fout de sa gueule et qui lui prend tout ce qu'il a. Un clin d'oeil. « Bonne nuit, agent Hardy. » Et juste comme ça, Sorel se fait la malle.



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