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Sujet: Battre le sang dans nos veines. Mer 24 Mai - 23:35 ()
Battre le sang dans nos veines.
à la sueur de notre chair; à nos coups éternels.
Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Ici, maintenant, tout ceci, tout cela. Melusine, comme à l'accoutumée, ne savait quoi en penser, ce qu'il fallait en définir. L'unique chose qu'elle ressentit à cet instant fut l'énième soupir las jaillissant de son gosier détendu et la flasque indécision qui pesait sur son être. A savoir si elle devait aller au bout des choses ou non. L'envie était faible, se mesurant à un grain de sable, à une poussière et encore, à une particule qui pouvait composer le néant d'un trou noir. Ce sentiment vide, mais à la fois aussi lourd qu'un sac de plomb, abaissait ses frêles épaules en faisant recroqueviller son âme. L'absence de volonté mêlée à cet éternel manque de détermination, malmenait la pitoyable créature qu'elle était. Cette torture sans formes avait même façonnée ce qu'elle était devenue, ce qu'elle demeurait aujourd'hui, une coquille creuse, dénuée de saveurs et de couleurs, mise à part la moisissure qui commençait à y construire son logis. Sans énoncer le fait qu'il y ait cette inlassable remise en question de sa propre existence, de l'objectif de sa création. Il était bien connu que toute vie avait un sens et un rôle au sein de ce cycle, où même, dans cet immense système, dont le plus petit rouage était nécessaire. Et bien, mis à part refléter l’entièreté laideur de ce monde, Kroazult n'en savait guère plus. C'était probablement ce fait de non-réponse qui alourdissait sa peine. Pauvre Melusine, moche, mais en plus inutile.

Ainsi, toujours pas avancée sur la réelle raison de sa présence dans ce vestiaire, le laideron finit de s'exécuter à la tâche d'enfiler ses baskets. Ses chaussures de fonction, qui avaient bien fait leur temps depuis des lustres à l'hôpital. Débraillées, tout comme le reste de sa attirail. Pas l'ombre d'une tenue appropriée dans ses placards, enfin plutôt dans ceux de l'ancienne hôte qui ne semblait pas non plus une fervente sportive. Ou alors, c'était peut-être les mini-shorts et les brassières trouvés dans le fond des tiroirs qui devaient être utilisés en guise de vêtements athlétiques. Impensable. Il était déjà question de blasphème lorsqu'elle quittait son pyjama afin de s'exhiber, apparemment convenablement, aux autres lorsqu'elle devait sortir. Alors, exposer des parcelles de chair, dont elle-même n'osait regarder, était synonyme d'hécatombe. Comment pouvait-on nommer ce genre de choses, de habits, si l'on voyait plus de peau que de tissus ? Le moulant lui donnait des boutons, alors, les coupes échancrées, très peu pour elle et ses phobies de l'apparence.

De ce fait, la mocheté avait récupérée telle une pauvresse, les vêtements de l'homme dont elle devait malheureusement partager le quotidien -encore faut-il savoir pour combien de temps. Sauf que tout était trop large pour le physique menu qu'elle possédait. Bien qu'elle était un peu plus grande que la moyenne, cela ne fut guère suffisant et il était impossible de duper qui que ce soit avec cette allure misérable. Malgré la chaleur, un sweat-shirt semblait moins insupportable à porter, puisqu'il camouflait toutes courbes, toutes formes de féminité -bien qu'en temps normal, elle évitait de les mettre en valeur. Et afin d'empêcher toute apparition surprise d'épiderme, elle avait enfilé un short, puis par-dessus, un pantalon ample qu'elle noua après efforts multiples à la taille. Un véritable épouvantail, bien qu'elle était peu fière d'elle. Certes les mouvements risquaient d'être limités, mais elle ne pouvait mettre ainsi sous les feux des projecteurs, son physique ingrat dont certaines marques violacées et brûlures agrémentaient le tout. Ses supérieurs semblaient toujours vouloir enlaidir la monstruosité qu'elle était déjà. Ainsi, elle faisait des efforts, Kroazult. Et les autres devraient en faire de même. Melusine ne se donna point la peine de se contempler dans le miroir. La définition de son aspect à travers cet accoutrement et ce vilain minois était évident. Moche. Et puis les miroirs n'étaient pas fait pour la laideur. Vitres, eau miroitée, sombres écrans; elle les évitait comme la peste, ou c'était plutôt tout ce qui pouvait afficher son hideuse apparence qui la fuyait.

Aussi motivée qu'une limace en pleine hibernation, la bête morose rejoignit la salle d'entrainement, là où son bourreau du jour l'attendait. A la vue de toutes ces structures sportives et ces engins qui avait des airs de torture comme elle avait pu en être témoin au sein des abysses des Enfers, un frisson de dégoût traversa l'échine de Melusine. Dépitée à souhait, elle était à deux doigts de retourner sur ses pas en prenant ses jambes à son cou, lorsqu'elle croisa le regard d'Osaël. Trop tard. Il était trop tard, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Elle avait été encore une fois trop faible la mocheté. Trop faible d'abdiquer à faire autre chose que... Ne rien faire justement. Les épaules basses, la figure encastrée au creux de sa nuque, ses yeux dévièrent avec appréhension de ceux du policier. « On n'est pas obligé de commencer tout de suite, si ? » Minauda-t-elle en tentative d'excuses, de remettre cette idée saugrenue à plus tard, voir, à jamais. « Ou sinon, moi, je me mets dans un coin et puis je te regarde. » Puis elle lui montre un endroit assez sympathique selon elle. Un peu dans la pénombre, à l'abri des regards et pouvant accueillir son être pathétique. « Ça m'a l'air pas trop mal comme plan...» Pour une fois assez convaincue de son idée, elle hocha lentement la tête en faisant mine de réfléchir. Peut-être que finalement, elle n'était pas faites pour apprendre de nouvelles choses. Peut-être que son rôle était de rester dans un trou, à attendre que le temps passe, jusqu'à y succomber. Peut-être bien.



   
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