boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
Pour vous inscrire à l'event, c'est par là.
quand on est un vrai
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 (priance) divines idylles
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Allegeance : il est loyal envers lui-même et tous ces dieux mineurs autrefois bafoués par les olympiens ou oubliés par les humains. divinité vengeresse, à la recherche de reconnaissance de la part de tous, il veut récupérer le trône qu'il considère sien depuis le Commencement.
these streets : il sait tout chaos. il sait que les démons et les anges se disputent le monde et que ses semblables sont redescendus sur terre en secret, prêts à ravager des civilisations toutes entières.
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Sujet: (priance) divines idylles Jeu 1 Juin - 11:01 ()

Priance

why do we fall


il y avait dans le ciel d’étranges stries d’un orange profond, presque angélique. les courbes abruptes de nuages fantomatiques se peignaient de rose, de jaune et de violacé dans une incessante valse colorée, comme si chaque teinte avait entamé un éternel combat pour la domination. perché sur le bord de son balcon, il observait en silence paris la merveilleuse s’endormir en rythme avec le chant décadent des rats volants et du doux refrain des bagnoles embouteillées. quel spectacle désolant. il jeta un coup d’oeil en bas de son immeuble. on avait entassé les poubelles les unes sur les autres, tagué l’immeuble d’en face dans la journée et la rue ressemblait à un hôtel pour jeunes tarés. chaos poussa un long soupir. qu’avaient-ils fait de son monde adoré, les hommes? qu’avaient-ils fait à la mère terre, les hommes? en tendant l’oreille, ils auraient pu entendre ses cris macabres, sa douleur sans fin. qu’avaient-ils fait de cette terre, les hommes? rien d’autre qu’un vieux tas de cendre bon à jeter.
« chéri, j’allume la télé ? » oui, vas-y. calliope se dédiait à ses affaires de bonne femme irréprochable tandis que priam s’affalait sur le canapé en cuir noir qu’elle avait visiblement ciré la veille. le sofa avait reculé de quelques centimètres lorsqu’il vint le rencontrer, comme si tout le poids du monde s’y était déchargé en même temps que lui. grognement de la part de madame. « et merde priam, combien de fois je t’ai dit de … » - « ne pas me jeter dans le canapé sinon ça raye ton précieux foutu parquet. je sais, c’est bon. » elle ne dit rien pendant un instant - peut-être se préparait-elle à s’excuser, comme toujours, d’une faute qu’elle n’avait pas commise. il l’entendit reposer son tube de crème de nuit sur l’étagère en verre au dessus du lavabo. là, elle devait sans doute se fixer dans le blanc des yeux en hésitant à dire quoi que ce soit de supplémentaire. oh ç’aurait été une erreur fatale. « comprend moi, je passe des heures à m’occuper de ce parquet et de ces foutus meubles. » vide intersidéral, ses tympans ne répondaient plus présents. il voyait ses lèvres remuer frénétiquement en expliquant sans doute à quel point elle se crevait à prendre soin de cet appartement, à quel point elle l’avait chéri pendant son absence et comment elle avait besoin qu’il respecte cette implication, ce coeur qu’elle mettait à l’ouvrage. « j’ai besoin de prendre l’air. »
« reviens-moi vite. »

il avait, en fouillant les papiers de son hôte, découvert l’existence d’une petite propriété familiale sur la côte ouest du pays dont il avait hérité. un microcosme éloigné de la frénésie de paris et de toutes les complications qu’elle impliquait. un petit bout de vide, un petit bout de tout où le monde semblait peut-être plus beau à ceux qui osaient en fouler les terres. il avait roulé toute la nuit, sans fermer une fois l’oeil. il avait roulé à vive allure sur des petites routes de campagne, armé d’une carte qu’il peinait à décrypter. il s’était arrêté plusieurs fois sur le bas-côté pour suivre du bout du doigt les chemins dissimulés dans les fourrés, compter les villages qu’il traversait et vérifier qu’il n’avait percuté aucun animal trop idiot pour ne pas sauter sous ses roues. et il s’était maudit, aussi, de n’avoir pensé qu’à elle, elle, elle et elle à nouveau. parfois il priait pour la voir apparaître sur le siège passager, habillée d’une simple robe blanche et d’un sourire radieux ; comme auparavant. il se serait damné pour une légère caresse dans sa crinière brune, pour quelques mots murmurés à l’oreille, soufflés tout contre sa joue. chaos invoquait un peu plus à chaque instant le fantôme de la discorde et c’était indéniable : elle était une drogue dure dont il était en manque. Le souffle court, les pupilles dilatées et le visage ruisselant, il arriva tôt le matin au port de la rochelle. il voulait réquisitionner le premier bateau et quitter le plus rapidement possible cette terre maudite et hantée par le spectre d’une femme qu’il avait tant aimée.
le moteur ronflait à l’arrière de l’embarcation. l'écume les traquait, défiant les quelques vagues qui heurtaient de plein fouet la proue et faisait quelques fois tanguer le tout. il avait embarqué sur un bateau de pêche, rien de bien extravagant, qui avait accepté de le conduire sur l’île d’aix en échange de quelques sous. ses pensées et ses souvenirs défilaient comme ils s'éloignaient de la côte : rapidement et inévitablement. un noeud au ventre, il se rendit à l'évidence ; garance lui manquait beaucoup trop et l'attente de la revoir lui était insupportable. prisonnier du coeur, quémandant une dernière liche d'attention de sa part, il sentait tout le poids du monde s'abattre sur ses épaules d'un coup sec et brutal. et il avait mal. très mal.

le capitaine sonna la cloche lorsque l'embarcation approcha de l'île. ils flirtèrent avec la pointe saint-eulard et chaos se surprit à apprécier les courbes splendides du morceau de terre pure. quelques enfants passaient à vélo sur les routes fines du bout du monde, les saluant joyeusement au passage. tout respirait le bonheur et la joie de vivre, et chaos n'appréciaient pas tellement le délire. le capitaine lui tapota l'épaule. « si ça vous intéresse, on repasse par aix dans deux jours. on mouillera près du fort de la rade, de l'autre côté de l'île. » le dieu lui adressa un léger hochement de tête en guise de remerciement et mit finalement pied à terre. le vieux ponton ne lui inspirait aucunement confiance ; il remuait un peu plus à chacun de ses pas et menaçait de s'effondrer sous son poids. mais sa priorité était de trouver du réseau, de quoi pouvoir rester malgré tout en contact avec la réalité.


    J'ai besoin de te voir. Le plus rapidement possible, s'il te plaît. Je suis sur l'île d'Aix, dans la propriété familiale de Priam. Rejoins moi.  

il avait envoyé son texto comme on jette une bouteille à la mer, nécessiteux et profondément désespéré. il le voyait déjà traverser la france pour arriver à sa destinataire qui, peut-être, le lirait sans trop y faire attention, verrouillerait son téléphone et l'oublierait une semaine ou deux avant de s'en souvenir et d'en rire. chaos n'oubliait pas à qui il se frottait, mais il n'avait plus peur de s'y piquer. parce que la douleur qu'elle pouvait bien lui infliger lui prouvait qu'il était encore bel et bien vivant.




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Dernière édition par N. Priam Ackerman le Dim 18 Juin - 18:47, édité 1 fois
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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.
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Sujet: Re: (priance) divines idylles Dim 11 Juin - 17:01 ()
Divines Idylles
J'ai comme envie que ce soit terrible, et que ça se passe juste en bas de chez toi.


J'ai besoin de te voir. Le plus rapidement possible, s'il te plaît. Je suis sur l'île d'Aix, dans la propriété familiale de Priam. Rejoins moi.

Jolis mots en apparats. Jolis mots en éclats, là, quelque part à côté d'une aorte, d'une artère. Ils sont maudits, ces mots, si jolis soient-ils, trop tentateurs et dangereux sous leurs beaux atours. Parce que Priam a besoin de la voir, et qu'elle a besoin de voir Priam... Mais qu'elle ne peut pas, parce qu'il parle, Priam, et qu'elle va devoir le tuer, le Dieu. Ou du moins essayer. Encore et encore. Parce qu'elle va devoir le dénoncer, trahir son secret... Et elle se refuse, à tant de fourberies. Ou peut-être est-ce juste parce qu'elle ne veut pas le partager, pas le révéler. Elle ne veut pas brutaliser l'équilibre précaire sur lequel repose sa vie, ce quotidien nouveau qu'elle a conquis frasque après frasque...

Une heure s'est écoulée, déjà, depuis que les mots contrastés sur l'écran blanc sont venus la frapper. Le téléphone est désormais posé comme un coupable, sur la table basse du salon, dans leur appartement vide qu'elle a rejoint par réflexe, arrachant sa silhouette à la réunion mondaine qui l'occupait toute entière. Une heure, déjà, et elle continue de rôder autour de l'appareil comme une âme en peine, le regard noir et les gestes électriques. Elle s'approche, un peu, recule d'autant, un pas en avant pour deux pas en arrière, à chaque fois. Elle veut mais ne peut pas. Elle aimerait mais se détesterait de le faire. Et le chat s'approche, dès qu'il oublie les violences de sa maîtresse, pour miauler et réclamer sa tendresse. Et le chat repart, presque aussitôt, quand le Monstre dévoile les crocs et menace de le tuer sans équivoque, animal acculé par quelques mots abandonnés.

Le plus rapidement possible, s'il te plaît.

On n'en est plus à une éternité près, tu sais... La lèvre inférieure martyrisée par la porcelaine de ses dents, elle tourne en rond comme une bête en cage, prédatrice aliénée qui n'en peut plus d'avancer, de reculer, de grogner et de tout briser. Les cadres au mur ont volé, ont été éclatés, piétinés. Sans un regard, les escarpins de la belle écrasent leurs visages heureux à l'indécente perfection. Elle voudrait incendier, tout ça. L'appartement, eux, les souvenirs, les réminiscences de son parfum et de sa peau. Son sourire, leurs errances candides et la naïveté de leurs ébats. Elle voudrait tout embraser, pour oublier, pour effacer. Ses mots, ses regards et ses caresses. Sa bouche et ses yeux. L'insolente arrogance de sa mâchoire. Et son nom. Surtout son nom.

Rejoins moi.

Le temps s'allonge, sous la contrariété. Après un quart d'heure de folie pure, la Bête s'apaise et s'assoit, face à la machine et à ses mots, qui brillent toujours en direction du plafond. Elle ne sait pas, pourquoi il fait ça. Pourquoi tu nous fais ça. Quand il serait si simple d'oublier, de tourner la page, de passer à autre chose... Pour ne pas déranger, ne pas déséquilibrer, ne pas sombrer, ne rien gâcher. Quand il serait si simple pour lui d'arrêter, tout simplement... Et elle se rappelle, vaguement, les appels auxquels elle n'a pas répondu, les tiraillements de l'âme qui l'ont invoquée et qu'elle a choisi d'ignorer. Les genoux ramenés contre sa poitrine, d'apparence frêle dans le vaporeux de sa robe blanche et le confort de son gilet en laine gris, elle se sent céder et cherche encore à résister. En vain. La main se tend et s'empare du téléphone, tout maudit soit-il, pour taper deux mots.

Invoque-moi.

*

« Je suis là. », murmure-t-elle si tôt qu'elle le voit, après être apparue dans ce qu'elle se figure être la propriété familiale dont elle ignore tout. Elle est là, la tête haute et le dos droit, juste devant lui. Juste devant toi. Et ses prunelles se fondent aux siennes, sans la moindre pudeur, pour s'emparer de son regard et de son attention, pour une seconde ou pour une heure. La raison de sa venue lui échappe encore, comme celle de sa fuite et de ses silences. Bêtement désarmé devant l'homme qui l'a invoquée, Malphas serre doucement les mâchoires, ramène ses bras contre sa poitrine, comme pour tenter de se dissimuler, de lui masquer l'âme qu'elle le soupçonne de dévisager à travers sa carcasse qui n'est bonne qu'à le désirer.

« Qu'y a-t-il de si urgent ? De quoi as-tu besoin ? »

Et elle demeure interdite, la sale bête, le visage penché et l'air impassible... Et tu sais déjà que tu as gagné, n'est-ce pas ? Puisque je suis là. Puisque tu es là. Sa poitrine se soulève d'un soupir fatigué, las des guerres qu'elle entend mener et dans lesquelles elle se sait déjà échouer. Parce qu'il est devant elle, et qu'il l'appelle quand elle ignore jusqu'à son nom. Et qu'elle est faible, Malphas, désespérément faible sitôt qu'il se tient près d'elle.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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Allegeance : il est loyal envers lui-même et tous ces dieux mineurs autrefois bafoués par les olympiens ou oubliés par les humains. divinité vengeresse, à la recherche de reconnaissance de la part de tous, il veut récupérer le trône qu'il considère sien depuis le Commencement.
these streets : il sait tout chaos. il sait que les démons et les anges se disputent le monde et que ses semblables sont redescendus sur terre en secret, prêts à ravager des civilisations toutes entières.
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Sujet: Re: (priance) divines idylles Mar 13 Juin - 0:04 ()

PRIANCE

Divines idylles



L’Île faisait ressurgir des démons dont il n’avait plus conscience. Le visage de Garance lui apparaissait sans cesse, mais il ne savait plus s’il voulait l’effleurer du bout des doigts ou l’oublier pour de bon. Il dénombrait ses défauts un à un, tentant de se convaincre qu’il serait sans doute plus sain d’esprit sans elle pour lui susurrer sa propre destruction au creux de l’oreille. Mais Chaos réalisait amèrement qu’après elle, il n’y avait qu’un vide effrayant, froid et solitaire. Ses rêves de vie paisible à ses côtés s’étaient brisés au fil des disputes et des non-dits; peut-être avait-il compris trop tard que jamais un démon ne prendrait sagement la voie qu’il avait décidé d’emprunter et que c’était à lui de marcher silencieusement dans ses pas. La révélation avait été pour lui d’une violence insoupçonnée. Il s’était senti profondément trahi. Par elle. Par eux. Par lui-même. Par sa faiblesse d’esprit et par les sentiments qu’il avait pu développer au fil des années. Sa vengeance serait terrible et il laisserait son terrible courroux s’abattre d’abord sur lui, puis sur les autres. Ils avaient tous tant mérité de souffrir pour lui.
Chaos se rêvait enlacé par le corps chaud de La Femme. Il brûlait d’envie pour ses bras infidèles qui l’avaient tant de fois bercé et réconforté dans ses élans de brutalité. Il voulait parcourir sa peau du bout des lèvres et en redécouvrir les coins les plus secrets, la sentir vulnérable le temps d’une étreinte. Et il la réclamait tristement à la mer, effondré dans le sable blanc. Le dieu voulait tout recommencer, tout effacer d’un revers de la main et recommencer. Juste recommencer. Les plus grandes erreurs de sa vie défilèrent dans son esprit comme une fatalité. Son antique silence. Sa passivité dans l’oubli. Laisser Garance passer après Calliope. Lui mentir, encore et encore, jusqu’à ce que ses mensonges ne le corrompent et ne le submergent. L’Île faisait ressurgir des démons dont il n’avait plus conscience, des élans d’âme sombres qu’il aurait préféré ensevelir à jamais.

*

Invoque-moi.
C’est ce qu’elle lui avait répondu. Le message avait été clair et précis, sans bavure. Mais Chaos hésita d’abord. Etait-ce si raisonnable de la faire venir, de la confronter à nouveau? Etait-ce si raisonnable de se faire violence et de plonger dans son regard pour ce qui lui semblait être la dernière fois? Il se massa les tempes, pesant le pour et le contre. Mais même si la négative l’emportait encore et encore, il ne put se résigner à épargner son cœur balafré. Et elle était là. Splendide, radieuse surtout, dans la robe blanche dont il avait pensé un peu plus tôt. Mais le dieu resta de marbre. Il contempla progressivement Malphas dans un silence de plomb qu’il ne briserait pas avant un moment. Il le savait, qu’il ne détenait pas la propriété exclusive de son corps. Et y penser le consumait lentement de l’intérieur, dans une souffrance qu’elle ne pouvait certainement pas imaginer. Priam se l’était appropriée sans pré-avis deux ans plus tôt et il n’avait pas été foutu de protéger ce qui lui appartenait.
Faible.
Lâche.
Peut-être la faisait-il souffrir. Peut-être était-elle lassée de ce jeu sans fin. Peut-être perdait-elle patience. Et Chaos ne savait plus quoi lui offrir pour la combler hormis un nom divin et un pouvoir infini. Hormis son identité et le Vide qui la définissait. Il se contenta d’avancer vers elle, les traits tirés par la tristesse et la solitude. De quoi as-tu besoin? De toi. C’est tout. La réponse sonnait en son âme comme un coup d’éclat niais, faible mais bien trop vrai. Sa main se posa délicatement sous son menton qu’il releva à sa hauteur et vint frôler sa joue. Qu’elle était belle la Garce avec ses faux airs blasés. Qu’elle était belle après la tempête, après les larmes et la haine déversée en son nom. Le contact avec sa peau recollait les morceaux brisés de son être tout entier, mais l’Origine se sentait faible. Vulnérable. Destructible.
Il avait envie de plus, de moins. D’un tout, d’un rien. Les mots s’accumulaient sur le bout de sa langue, oh il avait tant travaillé son discours avant de l’invoquer. Il voulait tout lui révéler, lui expliquer tout ce qu’elle avait besoin de savoir pour enfin le comprendre. Lui cracher son nom comme une terrible insulte, mais Chaos n’osait plus. Il voulait l’embrasser et l’embraser en silence, avec pour seul orchestre les vagues de l’Atlantique.
- Y’a beaucoup trop de choses dont j’ai besoin là, maintenant, tout de suite. Ses bras s’enroulèrent autour d’elle et il l’attira contre son torse. Là, le moment lui semblait parfait, éternel. Il aurait aimé figer le temps et profiter de cette étreinte pour plus que quelques secondes. Mais ma priorité, je l’ai invoquée.
Et il saisit son visage entre ses mains et l’embrassa, comme si c’était la première et dernière fois. Il revoyait chaque fois que ses lèvres avaient effleuré les siennes, chaque fois que son corps avait dansé avec le sien puis pleuré son absence. Priam avait enterré la hache de guerre assez profondément pour qu’aucun d’entre eux n’ose tenter de la récupérer. Il ne désirait que deux choses. Le silence et Elle. Surtout Elle.

@garance m. lesquen
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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
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Sujet: Re: (priance) divines idylles Mar 20 Juin - 18:06 ()
Divines Idylles
J'ai comme envie que ce soit terrible, et que ça se passe juste en bas de chez toi.


Tu n'aurais pas dû. M'invoquer. Me réclamer. M'appeler. Parce qu'il ne peut nullement compter sur elle pour être raisonnable, modérée ou irréprochable, et qu'il le sait. Depuis le premier jour, depuis la première heure, Malphas n'a été que violence et passion, déraison et provocation... Priam ne peut l'ignorer et l'a pourtant invoquée. Et elle est là, elle reste là, immobile et distante, mais bien présente. Le regard neutre, à deux étincelles près, le démon tente de garder les pieds sur terre, fièrement campé sur ses talons, le port de tête altier... La raison de sa présence lui échappe, encore, autant que la raison de son appel. Et ses yeux se plissent, légèrement, quand le menteur se met en marche et s'approche, semblant victime d'un irrépressible chagrin, d'une insupportable tristesse. La souffrance qu'elle lit dans l'être qui lui fait face ne lui procure aucun plaisir, aucune joie, pas une once de fierté. Il n'y a que le Vide, là, le néant et le silence, vibrants d'injustice. Il n'y a que leurs carcasses orphelines et leurs idées délirantes, les mensonges qu'ils se sont racontés pendant deux ans jusqu'à y croire. Comme si un démon pouvait aimer, choyer, chérir. Il n'y a que leurs solitudes et leurs rêves brisés, décharnés. Peut-être qu'elle fait un pas dans sa direction, finalement, quand il est déjà trop proche et qu'elle ne peut plus se résoudre à le laisser s'enfuir. Sans doute place-t-elle son visage entre ses doigts pour chercher son contact et sa chaleur. Elle sourit, doucement et malgré elle, inconsciente de son rictus et de sa tendresse. Parce qu'elle perd pied et contrôle, comme à chaque fois qu'il est si proche, qu'il est trop proche. Tu ne devrais pas, tu sais, être gentil avec moi, et tendre, et prévenant. Tu ne devrais pas m'appeler, me rappeler, me cajoler. Ce serait mieux, pour nous deux, de résister un peu. Mais elle se sent faiblir, avec ses idées. Tu finiras bien par me quitter. Et tout cela suffit, sûrement, à la rassurer, à se dire que ce n'est pas grave, que cette histoire a une durée limitée, toute relative soit-elle. Et tout cela suffit, immédiatement, à l'attendrir et à étirer son sourire, tandis qu'il l'attire contre son torse et qu'elle se fond à son étreinte, et qu'elle effleure son nez du sien, et qu'elle se perd dans son regard.

Mais ma priorité, je l’ai invoquée.

Un soupir d'aise s'échappe de ses lèvres pour venir caresser les siennes, quand il achève de céder aux appels de la chair et que leurs bouches se rencontrent, possessives et égoïstes. Ces paires de lippes qui se fichent bien de savoir que leurs propriétaires se font la guerre, ou l'amour, qui préfèrent ne pas avoir à subir leurs tribulations ni leurs batailles insensées. Tout lui revient à la gueule, la douceur de sa peau et le réconfort de sa chaleur, son odeur et son goût, ce qu'il peut lui faire juste en l'enlaçant, juste en l'embrassant. Priam est une symphonie à son organisme, au rythme de son cœur et au chant de ses bronches, au bruissement léger des chairs qui frissonnent, à l'harmonie de ses courbes qui cherchent ses reliefs pour s'y ancrer. Bercée par leurs retrouvailles, Malphas peine à comprendre la chorégraphie des gestes qui la précèdent, qui s'accrochent au col de l'avocat et qui l'attirent davantage à elle, à mesure que ses lèvres se scellent aux siennes et que sa langue vient chercher sa jumelle. Il la consume, des pieds à la tête, il lui crame l'intellect et réduit à néant tous ses plans de guerre, toutes ses tactiques militaires. Au bord du précipice et en proie au vertige, elle s'éloigne, doucement, ayant la plus grande difficulté à abandonner ce baiser. Et elle sourit, elle caresse, elle halète, un peu.

« Je ne peux pas rester, ment-elle. J'ai des rendez-vous à assurer... » Et elle reprend son souffle, sans s'arracher à ses bras, sans parvenir à partir avant qu'elle ne rende les armes dans un fracas. « … Mais je suis contente de te voir. » consent-elle à ajouter, pathétique et faible, aussi hautaine et câline, paradoxale jusque dans ses sourires, dans le plus petit détour de ses mots.

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Sujet: Re: (priance) divines idylles Jeu 29 Juin - 22:55 ()

PRIANCE

Divines idylles



Il avait l’amour au bout des lèvres et les regrets sur le bord des paupières. Et il hésitait. Priam savait que trop en révéler à Malphas à son divin propos pourrait la faire paniquer, la faire fuir ou pire, la tenter de le quitter sans dire un mot. Juste en s’évanouissant dans l’air après un bref sourire, un dernier et court instant de bonheur partagé. Il aurait voulu lire dans ses pensées et savoir comment elle comptait réagir, peut-être chercher à comprendre comment elle avait interprété les révélations qu’il lui avait été faites sur l’oreiller. Il n’avait été que très succinct, très flou sur sa réelle identité par pure sécurité mais il éprouvait le besoin maladif, suicidaire peut-être, de lui en dire davantage sur lui. De lui raconter son histoire, d’évoquer les trahisons qu’il avait essuyées. Il voulait lui faire comprendre à quel point il avait été important dans la création du monde, que sans lui, elle n’était sans doute rien et qu’elle lui en devait beaucoup trop pour l’abandonner un jour. En fait, non, il n’avait pas besoin de ça pour la retenir auprès de lui. Il la supplierait sans doute, il se mettrait à genoux pour n’obtenir qu’un simple regard, qu’une seule seconde de considération de sa part. Et il se laisserait crever pour elle, il vendrait son âme pour elle. Il lui offrirait les clés du paradis, mettrait la Terre à feu et à sang, changerait la face du monde et se couperait les ailes qu’il n’a pas. Il se laisserait attraper, torturer, scarifier si elle le souhaitait. Il traverserait des mers déchaînées et gravirait des monts destructeurs, s’enfermerait pour n’avoir qu’elle comme geôlière. Et au fil du baiser, cette vérité dont il n’avait jamais voulu au départ se faisait comme une évidence. Il l’aimait à s’en rendre totalement fou.

La paume de sa main chercha encore une fois son visage, puis son cou et sa clavicule pour s’aventurer sur son épaule. Il joue avec la bretelle de sa robe et la fait glisser sur sa peau, lentement, sans oser prendre le moindre risque. Le souffle brûlant, il vient embrasser chaque parcelle de son cou pour s’éterniser sur sa mâchoire insolente. Il cherchait mille et une manière de lui parler mais les mots lui manquaient et se bousculaient dans sa tête. Le Chaos ne s’était jamais senti aussi perdu et sûr de lui à la fois. La raison manquait à l’appel, la certitude non. Mais il ne se faisait plus d’illusion depuis bien longtemps.
Je ne peux pas rester.
Pars pas.

J’ai des rendez-vous à assurer.
J’en ai rien à foutre.


Mais je suis contente de te voir.
Prouve-le moi.

Il planta son regard dans le sien et l’attira vers lui, le bras passant dans le bas de son dos pour la coller à son corps. Ses lèvres se posèrent doucement au milieu de son front et restèrent là un moment, aussi possessives que protectrices. Priam ne voulais plus briser le contact, plus jamais. Et s’il la lâchait, c’était qu’il lui donnait la permission de le laisser seul, là, paumé au milieu de l’Atlantique comme le connard qu’il était. Après tout, il avait laissé sa femme en plan dans leur appartement parisien. Il avait claqué la porte de sa vie bien rangée, pris un bateau puant le poisson mort et rencontré des marins dont il se serait bien passé. Il avait passé la nuit en voiture et avait rêvé d’elle éveillé, d’elle et de sa putain de robe blanche qu’il crevait d’envie d’arracher pour la jeter sur le parquet d’une chambre totalement aléatoire, tant qu’elle leur laissait un peu d’intimité. Il voulait dévorer sa peau et la  parcourir de baisers, de la redécouvrir comme à chaque fois qu’elle le lui permettait. Comme à chaque fois qu’elle restait avec lui le soir. Non, ne pars pas. Me laisse pas là. M’abandonne pas toi aussi. Il clôt ses paupières et fronça les sourcils lorsque la vision d’un Dieu encore abandonné lui effleura l’esprit. Priam refusait qu’elle aussi ne le laisse seul à son sort et ne le livre qu’à l’oubli. Elle lui était nécessaire, il avait besoin d’elle et de sa considération, d’elle et de sa voix, d’elle et de cette chaleur qui lui rappelait qu’il était encore bel et bien vivant.
« Reste. Si t’avais tant de choses à faire, si t’avais tant de rendez-vous, tu ne serais jamais venue. Tu m’aurais même pas accordé une seconde d’attention. » Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres et se heurta directement à son front. Il se pinça les lippes. Si elle lui affirmait le contraire, ce n’était que mensonge. C’était évident. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert dont il aimait la couverture tout autant que le contenu. « On a beaucoup trop de choses à se dire pour que tu te barres comme une voleuse. » Alors reste. Me laisse pas toi aussi.

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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
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Sujet: Re: (priance) divines idylles Lun 10 Juil - 7:53 ()
Divines Idylles
J'ai comme envie que ce soit terrible, et que ça se passe juste en bas de chez toi.


Contente de le voir, Malphas excelle dans l'art de l'euphémisme, le souffle court et la silhouette docile. Parce qu'elle se fait malléable, entre ses mains, entre ses bras, son corps se pliant aux angles de Priam pour chercher son contact et sa peau. Et elle sait, l'Insolente, que ses excuses se heurteront à l'addiction, la dépendance... Quand la même remue au fond de son ventre et lui hurle de ne pas partir. De ne plus partir. Ses reins se creusent sous le bras qui vient les ceindre, et ses yeux se ferment quand les lèvres trouvent son front. Je ne sais pas. Ce que tu fais. Ce que je fais. Ce que nous faisons. J'en sais rien, et je sais que ce n'est pas bien. Qu'il ne faut pas. Qu'il ne faudrait pas. Que je me suis menti, trop longtemps... Et que je suis au pied du mur, agenouillée face à l'évidence. Je n'aurais pas dû, nous laisser faire ça. Je n'aurais pas dû et je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus. À feindre l'indifférence, à éviter les appels, à nier les besoins. Je ne sais plus. Je ne peux plus. Et je t'en veux, putain, qu'est-ce que je peux t'en vouloir pour ça...

Me lâche pas.

Des doigts s'enroulent autour de bras, et s'y accrochent, et s'en amourachent. Elle l'écoute avec ferveur, courbant l'échine bien malgré elle, son visage se frottant au sien. Il sait, bien sûr, qu'elle ne serait pas venue si elle avait su se trouver une excuse digne de ce nom... Et donc que plus aucune ne pourrait être crédible, du moins pour aujourd'hui. Et il sait, assurément, qu'il la terrorise à présent. Parce qu'elle a compris, la Garce, qu'elle ne contrôlerait plus rien. Depuis qu'il lui a dit. Depuis qu'elle sait. Même à moitié.

« Je reste... », murmure-t-elle, redressant doucement le museau pour esquisser un sourire et caresser sa joue du bout des doigts. Elle reste là, où elle ne devrait pas, où il ne faudrait pas. Elle reste parce qu'elle ne saurait pas où aller, ce soir, ni même demain. Alors elle reste, avec son âme érodée et son regard séculaire, le rictus tendre et le port de tête encore un peu trop fier. « … Mais t'es sûr d'avoir envie de parler, dis-moi ? »

Mensonge à peine dissimulé, sous des airs de question se cache un aveu. Parce qu'elle ne veut pas, elle. Et elle sait, ce qu'il veut dire, et ce qu'elle essaye de fuir. Malphas s'arrache à ses pensées pour mieux s'élever sur la pointe des pieds et venir chercher les lèvres de son amant, qu'elle goûte avec tendresse, et envie, tandis qu'une main libre ose se glisser sous sa chemise et venir griffer la peau qui recouvre ses hanches. Réminiscences sensorielles et prenantes. Cet homme a de l'opium dans les veines, dans le derme, dans le squelette. Il a des hallucinations entre les reins, des fantasmes entre les doigts, de la magie au bout de la langue. Et elle soupire, Discorde, elle soupire de plaisir, et de contentement. Les silhouettes s'embrassent et s'embrasent, là, dans ce salon ou ce boudoir dont elle ignore tout. Dans cette pièce un peu poussiéreuse qui ne demande qu'à renouer avec la vie et les rires. La féminine poitrine se soulève et s'abaisse à la cadence de pulsations cardiaques qui se précipitent sous sa cage thoracique. Difficilement, elle s'éloigne, s'écarte, un peu, et se mordille la lèvre inférieure avant de venir mordre la sienne, le visage un peu froissé, l'air troublé.

« Tu me manques. »

Et c'est sciemment qu'elle n'utilise pas le passé. Dans le fond, elle ne sait plus qui ils sont, où ils vont, ce qu'ils font. Elle ignore tout de ceux qu'ils sont devenus, demies créatures hagardes qui se cherchent et se fuient, incessamment, dans leur recherche effrénée de l'autre. Sans doute ne veut-elle rien savoir de tout cela, et retrouver l'innocence de leurs débuts, et de leur suite. De ces étreintes passionnées qui les ont surpris si souvent. De ces moments de tendresse entre les draps qu'ils achètent ensemble. De ces folles violences qui les rendent destructeurs et affamés. Combien de fois se sont-ils heurtés aux limites de leurs caractères pour mieux les surmonter ? Combien de fois, déjà, se sont-ils déchirés pour mieux se retrouver ? Combien de fois s'est-elle jurée que ce serait la dernière fois sans jamais s'y tenir ? Combien de fois lui a-t-il dit que c'était fini avant de revenir ? Elle ne sait plus. Elle ne sait pas. Et, là, perdue dans ses yeux, avec sa petite déclaration misérable, elle n'arrive pas à compter. Elle aimerait revenir en arrière, avant la Chute. Ou avant leur rencontre. Priam en repère, sur cette terre, Priam en obsession, en damnation. En malédiction. Le bout de ses doigts redessinent l'arête de son nez, l'angle d'une fossette et la courbe de ses lèvres, perfections d'un visage qu'elle connaît par cœur. Pour l'avoir dessiné dix ou cent fois. Pour s'être endormie si souvent devant lui. Pour avoir été la première chose qu'elle a vue au réveil à de trop multiples reprises. Elle est éprise, et elle le sait. Et elle ne devrait pas. Mais elle ne lutte plus. Non, elle ne lutte pas.

« Tu me fais visiter..? »

Ou trouve-nous une chambre. Un canapé. Une parenthèse où se cacher. Pour oublier ce qui pourrait être cassé. Ce qui peut manquer. Pour ne plus penser. Ne plus y penser.

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Sujet: Re: (priance) divines idylles Mar 18 Juil - 1:50 ()

PRIANCE

Divines idylles


Vulnérable.
Minable.
Faible.
Et tant d’adjectifs qui le qualifiaient lorsque Garance frôlait sa peau. Tant d’impressions qui le caractérisaient parfaitement quand elle se saisissait de ses lippes. Quand elle lui permettait de se noyer au plus profond de ses prunelles et d’y attraper les étoiles déchues des cieux. Priam ne parvenait pas, ne parvenait plus du moins, à trouver les mots justes. Il se contentait d’admirer la beauté flamboyante de son amour volage dans les faibles rayons du soleil. L’embrasser du regard, dévorer sa peau sans même la toucher et la déshabiller de ses plus beaux atraits. Il l’avait dans la peau, Garance. Il s’en était épris à la folie et s’était rendu compte trop tard que ç’en était fini de sa raison. Elle l’avait pulvérisée dès le premier baiser échangé.

Traitre. Lâche. Connard.

Il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir une pensée pour Calliope et sa bonté vaine. Pour les efforts qu’elle entreprenait afin de séduire un cœur qui ne lui appartenait plus depuis une bonne paire d’années. De le retenir auprès d’elle, l’amour pour laisse et l’anneau d’or pour collier, les remords pour mot d’ordre peut-être. Il n’avait jamais réussi à l’aimer, Calliope, même s’il s’était longtemps torturé sur la question. Même s’il s’était dit que pour la forme, ce serait sans doute mieux d’annihiler le visage de Garance de son esprit atteint et de le remplacer par celle qui détenait son cœur aux yeux de la loi. Mais un dieu n’a pas d’attache, un dieu vole et aime au gré du vent sans réellement s’intéresser à la définition fondamentale de l’amour. Mais, Elle. Elle. Il l’aimait, Elle. D’une manière qu’il ne parvenait toujours pas à s’expliquer, à la fois nécessaire et mortelle mais trop enivrante pour être abandonnée. D’une force qui lui donnait des ailes pour les lui arracher ensuite. Qui lui permettait de nager sans cesse pour l’engloutir sous une vague de démence. Qui lui donnait envie de lui déblatérer tout un discours amoureux, dégoulinant de sentiments purs pour, finalement, avaler tous ses mots dans un néant total. Pour le laisser stoïque devant Elle, la Dame de son Coeur. La régente d’un monde qu’il asservirait tôt ou tard. Il attrapa sa main et entrelaça ses doigts arrogants aux siens, possessif et égoïste. Elle voulait une visite? Elle aurait une visite complète et détaillée. Chaos se suffit à lui souffler un ok doux avant de la tirer jusqu’au bout de son monde.
Il commencerait par la cuisine et son plan de travail en marbre, assez résistant pour résister le poids de deux corps enlacés. Il lui ferait découvrir le salon et ses canapés en cuir noir, le tapis aussi peut-être si elle veut en apprécier la douceur. Puis la salle de bain, la baignoire à pieds ou la douche italienne, ça importe si peu tant qu’elle apprécie l’endroit. Chaque chambre, ensuite, chaque literie préparée au carré dans des draps plus blancs que blanc. Il lui ferait apprécier chaque pièce de la maison, lui présenterait tous les coins et recoins si elle le veut. Il l’embrasserait dans la pièce de vie, l’étreindrait dans le corridor sans écho, ôterait sa pudeur dans la salle de bain et laisserait sa passion gronder dans la chambre.

Il crevait d’envie de lui présenter son univers et lui montrer chaque détail de sa vie passée. Ce corps était immaculé des cicatrices de l’ancien temps mais l’esprit demeurait marqué des trahisons et de la douleur du vide. Du froid d’un abandon qu’il n’arrivait toujours pas à digérer. Il crevait d’envie de lui dire qu’il l’aimait. Qu’il ne voulait pas qu’elle parte, qu’il ne voulait plus jamais perdre une âme qui lui était chère, aussi damnée ait-elle pu être. Qu’il appréciait chaque caresse, chaque regard, chaque son qui pouvait bien s’extirper d’entre ses lippes et flirter avec ses tympans. Que chaque instant passé avec elle semblait hors du temps. Qu’il se sentait comme dans une bulle de savon, trop belle pour résister aux chocs, trop frêle pour ne pas donner envie d’être touchée. Qu’il savait leur temps compté mais qu’il vendrait son âme pour une minute de plus avec elle.
- Viens.
Il la traîna sur le balcon et lui montra les vagues d’un mouvement de tête. Elle lui faisait penser aux vagues. Violentes mais belles, impressionnantes mais enchanteresses. Son regard resta longuement planté sur le mouvement tendancieux de l’océan.
- T’es comme une vague Garance. Comme un putain de tsunami. Tu arraches tout sur ton passage, tu détruis tout et tu inondes les âmes de sentiments trop sombres pour être compris du reste du monde. Silence. Il apprécie la valse de l’eau et de l’écume au loin. Et parfois tu fracasses tout pour laisser l’ordre naturel des choses reprendre son droit. Puis tu te retires, et tu reviens, plus violente encore. Et c’est à cet instant précis, au moment de l’impact que tu brises toute logique dans mon crâne et que tu emportes ma raison morceau par morceau. Il passe ses doigts sur sa peau et descend le long de son bras dénudé, lentement. T’es comme une vague Garance. Tu t’es éclatée dans ma tête et t’as tout ravagé. T’as fait revoir mes exigences à la baisse et t’as changé tous mes plans, toutes mes envies, tous mes désirs. T’as fait de moi un traître conjugal, tu me traînes dans ta discorde et putain, j’aime ça. J’adore ça.
Tire moi un peu plus dans tes Enfers, je t’en supplie.

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