boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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quand on est un vrai
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 Open your heart - Galaad
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
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Sujet: Open your heart - Galaad Dim 4 Juin - 20:01 ()
Open your heart.
Galaad  & Manon
Sariel continuait de se rendre régulièrement à l’hôpital. Malgré ce qu’elle avait déclenché, elle refusait de rentrer dans la politique de la terreur. Pour elle, continuer à vivre comme Manon, du moins essayer, c’était un moyen de respecter cette jeune femme qui lui permettait de pouvoir vivre sur terre. Elle ne se voyait pas passer ses journées dans une pièce à attendre que cela passe. Ce qui est fait est fait, mais cela n’empêche pas de tenter de trouver des solutions. Elle refusait de baisser les bras et d’abandonner, alors elle continuait, chaque jour semblable aux précédents, avec quelques différences tout de même. Dans le milieu où elle travaillait, aucun jour ne se ressemblait vraiment. Ce qu’elle craignait le plus, que les templiers ne viennent s’en prendre à elle, mais pour le moment, soit ils étaient assez intelligents pour la laisser tranquille, soit ils avaient d’autres chats à fouette. Ou peut-être était-elle juste chanceuse ? A vrai dire, elle ne creusait pas plus loin. La situation la dérangeait assez, elle ne souhaitait pas en rajouter une couche. Depuis des semaines, elle ne fermait plus l’œil. Elle revivait le moment où elle et Anne avaient commis l’irréparable. Aucun mot humain ne pouvait être assez fort pour expliquer à quel point elle s’en voulait. La colère qu’elle éprouvait contre elle dépassait tous les sentiments qu’elle avait déjà expérimentés. Elle qui avait toujours eu des discours sur le bienfondé de la protection des êtres humains, avait réussi à les entraîner dans un monde encore plus dangereux. Si avant, elle n’était pas la cause de leurs mots, aujourd’hui, elle savait que si. Toutes les victimes de ce jeu stupide étaient de sa faute, comme cette colère qui grandissait dans la population, sans oublier la rébellion des templiers vis-à-vis des anges. Avait-elle une excuse ? Non aucune, elle avait échoué, elle ne méritait même pas ses ailes, encore moins son statut d’archange, mais ce n’était pas le moment pour jouer à l’enfant gâté. Il y avait plus important, et même si elle était lasse, si tout lui semblait impossible à reconstruire, elle refusait d’abandonner, alors elle continuait à lutter avec le peu d’armes qu’elle possédait. Alors, elle était prête à affronter tout ce qui se présentait à elle. Même si aujourd’hui, la personne qui se trouvait devant son regard était bien loin de représenter un danger.

Sariel avait accepté de garder la fille de Parim. Du moins, la fille de son réceptacle. Elle s’appelait Lola, elle était pleine de vie, mais victime d’un problème cardiaque. N’importe quel enfant en serait sûrement déjà mort, si Parim n’avait pas rencontré ce fameux Thomas. Sariel et lui n’avaient encore pas eu la chance de vraiment se rencontrer, si ce n’est quelques fois à l’hôpital. Elle connaissait peu de chose à son sujet, mais elle faisait confiance à Anne. Si son amie le jugeait de confiance, alors c’était le cas. Parim vient tout juste de s’installer chez lui. Il est vrai, qu’elle et Sariel ne sont plus en sécurité nulle part, alors Lola… La maison de Thomas possède bien des atouts, dont des moyens de sécurités remarquables. Assez étrange venant d’un ange, mais il faut bien avouer que c’est assez salutaire. De quoi en tout cas rassurer Parim quant à la sécurité de cette enfant à laquelle elle s’est énormément attachée. Sariel aussi. Depuis 3 ans maintenant, elle la voit grandir, s’accrocher à des rêves, pleurer aussi parfois, mais la vie est ainsi faite. Alors quand son amie lui a demandé si elle voulait bien la garder en son absence et celle de Thomas, Sariel n’a pas hésité longtemps. Elle a besoin de se changer les idées et pour ça rien de mieux qu’une après-midi nounou.

Sariel doit bien l’avouer, ce Thomas a du goût. Parim a de la chance. Bien que les anges ne soient pas matérialistes, ils apprécient cependant ce qui est paisible et c’est le cas ici. « C’est à toi ! » Lola est fière d’elle, elle vient de réussir à saisir son opération est à retirer un papillon du corps du patient sans faire hurler la machine. Au tour de Sariel de montrer sa dextérité. Les pinces sont pensées pour des enfants, beaucoup plus difficiles à manier pour un adulte, sûrement dans le but de leur rendre le jeu plus difficile. Et ça l’est encore plus quand une petite Lola est en train de faire des grimaces dignes d’un film d’horreur. « Tu ne me déconcentreras pas. » L’archange sourit, elle se met même à rire quand la petite lui saute dessus et qu’elle touche le bord. « C’est de la triche ! » Et avec tout l’aplomb du monde, elle la regarde dans les yeux pour lui dire. « Maman, elle dit, qu’il faut toujours savoir rester concentré ! » Ah les enfants et leurs répartis. « On va voir si tu sais rester concentrée. » L’archange laisse donc la place à Lola. Hélas, celle-ci n’a pas vraiment l’occasion de tenter sa chance. À peine, c'est elle lancée que la sonnerie du loft retentit. Sariel ne sait pas si c’est parce qu’elle a ressenti la tension de Parim, mais la gamine sursaute. Elle touche le rebord et se met à soupirer. « Tu dois encore travailler ta concentration. » La voix de l’archange est douce, amusée, elle se redresse et passe avec tendresse la main dans les longs cheveux bruns de la petite fille. « Tu vas dans ta chambre, d’accord ? » Parim a sûrement dû dire certaines choses, car la gamine ne met pas longtemps à regagner sa chambre. Quant à Sariel, c’est avec une certaine appréhension qu’elle s’approche de la porte.

Par réflexe, elle se prépare même à attaquer quiconque se trouve derrière cette porte. Elle n’attend personne, Anne non plus. Alors qui est-ce ? Elle regarde par l’interphone et reconnaît rapidement l’individu en question. L’archange se prend même à sourire, mais rapidement, Sariel retrouve le contrôle de ses émotions. Galaad… Elle le connaît peu, mais elle sait que lui et Thomas sont amis. Elle joue pendant un temps avec l’idée de le laisser dehors, mais finit par ouvrir la porte. « Galaad ? » Son regard vient juste de croiser celui du sexologue, le fameux collègue dont toutes les filles de son service son raide dingue. « Tu dois chercher Thomas ? Je suis désolée, il n’est pas là… » Toujours dans l’entrouverture de la porte, Sariel finit tout de même par se faire violence. Elle ne va quand même pas le laisser dehors. Il faut qu’elle arrête de se méfier tout le monde. Surtout que Lola lui a déjà parlé de « tonton Galaad » et que selon elle, il est très gentil, mais pas très drôle. À ce souvenir, elle ne peut s’empêcher de sourire. « Tu veux rentrer ? » S’il s’était agi de quelqu’un d’autre, elle l’aurait sûrement laissé dehors, mais il la rendait curieuse… Raison pour laquelle, la porte ne s’était toujours pas refermée sur le bout de son nez.
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Sujet: Re: Open your heart - Galaad Dim 16 Juil - 17:41 ()
Elle le torturait, le rongeait, cette foutu incertitude. Des millénaires durant, il avait commencé à se faire à ce qui, à ses yeux, ne semblait qu’être une foutue ironie du destin : que le dieu de l’amour réciproque, celui en charge d’unir les amants et ainsi sceller leurs destins, restera seul. Que celui dont la seule existence avait inspiré la douce illusion des âmes sœurs à Platon sera à tout jamais dépossédé de sa moitié. Après tout, parmi toutes les femmes – divines et mortelles – ayant eu le privilège de sa compagnie, une seule avait su le captiver et, d’un seul regard, l’assujettir à tout jamais. Encore aujourd’hui, le visage de cette ancienne humaine plus belle même que la sulfureuse Aphrodite le hantait, le narguait, tel un idéal que jamais l’on ne puisse toucher. De son regard candide, cette simple humaine avait su allumer en lui une flamme de la passion si forte que même le vertueux Antéros avait failli transgresser cette loi restée inprononcée, celle qui régnait sur le cours des choses. Uniquement pour l’avoir, elle, à ses côtés pour le reste de l’éternité. Et pourtant, à la place, il était resté inactif, spectateur silencieux de l’union de la douce Psyché son destiné – Eros. Et ainsi avait commencé un nouveau chapitre dans ce livre qu’est celui des deux frères maudits à cause de l’arrogance de l’aîné. Et si, au cours de ces derniers millénaires, cet attachement s’est peut-être affaibli, la belle Psyché ne restait pas moins la seule créature vivante à pouvoir prétendre avoir su attirer l’attention d’Antéros sur elle. Ou du moins, elle l’avait été jusqu’à peu. Jusqu’à ce qu’un simple reflet dans le miroir d’une salle de bain détruite par une force surnaturelle n’a obligé ce dernier à reconsidérer cette certitude qu’a été sienne durant tant de millénaires. Clin d’œil du destin si longtemps silencieux, comme si ce dernier voulait lui transmettre un message des plus prometteur, lui disant : ‘ perds pas espoir, promis juré, on la vivra notre putain de belle histoire’. Et depuis, doucement, l’espoir commençait à germer dans l’esprit du bel éphèbe. Et si Fauve avait raison en disant que ca te tombe dessus sans crier gare, un truc bandant, un truc dément, qui redonne la foi ? Car après tout, que vaudrait l’amour, si ce dernier était certain ? Du prévisible, simple, on ne se lassait que trop rapidement. Alors, peut-être que l’attente ne faisait-elle que rendre cette histoire d’autant plus belle le jour où cette dernière débuterait enfin ? Que quelque chose de grand, qui sauve la vie, qui trompe la mort, qui déglingue enfin le blizzard. i ? Ou du moins, c’était là la vision qu’avait le Dieu de l’Amour, même si, sans doute il allait trop vite en besogne, car pour l’instant, il ne s’agissait là que d’un vain espoir, que rien n’était en mesure de conforter. Certes, jamais n’avait-il vu deux auras ayant une si grande ressemblance, mais cette dernière n’était finalement que basée sur une partie des critères, et prétendre savoir quelque chose avec certitude reviendrait lors d’une nuit de pleine lune, à prétendre pouvoir différencier zèbre et cheval à leur seule silhouette. Non, il ne pouvait rien dire avec certitude, si ce n’était qu’il avait besoin de la revoir. Ne serait-ce que pour s’assurer que tout espoir n’était pas en vain… ou justement l’était-il ? Après tout, cela n’était pas là d’une simple humaine dont on parlait, mais bien d’une de ces créatures emplumées créées par un Dieu excentrique -  et c’était sans même évoquer cette douleur sourde si similaire à la sienne qui rongeait cet être. Destinée à rester seule pour l’éternité, elle avait pourtant connue le chagrin d’un amour impossible. Que fallait-il de plus pour comprendre que tout espoir était en vain ? Qu’il n’y aurait tout simplement jamais d’histoire entre eux, et que les reflets si similaires de leurs auras n’étaient que de simples illusions trompeuses inventées par un esprit resté bien trop longtemps seul ? C’était là un débat qui l’animait depuis ce mariage auquel ils avaient tous deux assistés, sans que pour autant Antéros ne puisse prendre une décision sur ce qu’il devait faire ensuite : tenter de la revoir, ne serait-ce que pour apprendre d’avantage au sujet de cette curiosité qu’était la – au moins – semi-compatibilité de leurs auras ? Ou rester à distance, pour éviter de voir, une fois de plus, tout espoir réduit à néant ? Ironiquement, la réponse, elle, fut donnée par l’univers qui les entourait. Tel un simple pion bougé par une puissance supérieur, l’ange avait joué un rôle dans cette partie d’échec qui lui avait attiré l’animosité des siens aussi bien que de ces rares humains conscients de ce qui se passait autour d’eux. Pour être tombée dans un piège tendu par un esprit tordu, elle était désormais en danger – et cette simple pensée rongeait l’esprit de celui qui, pour l’instant, avait toujours refusé de s’impliquer dans cette guerre qui faisait rage dans les rues parisiennes.

Un soupire échappait des lèvres du beau brun, alors que sa main se rapprochait lentement de la sonnette de son ami Apollon. Si en temps normal, il n’aurait jamais hésité ne serait-ce qu’un seul instant à appuyer sur ce petit bouton, aujourd’hui, son geste était empli d’hésitation. Et pour cause : aujourd’hui, ce n’était pas Thomas qui se trouvait derrière cette porte. Ni même son amie Parim qui partageait depuis peu la vie de ce dernier. Non, ce ne serait nulle autre que cette jolie blonde dont l’âme était rongée par le chagrin d’un amour perdu. Celle dont il a tant hésité la revoir, et dont il est bien incertain de l’accueil que cette dernière lui réservera. Mais au final, ce n’était pas l’accueil de l’ange qui l’inquiétait – lui, un Dieu – mais bien plus la révélation qu’il pourrait bien avoir en sa compagnie. Si bien que de longues secondes s’écoulèrent, avant que son doigt ne finit par appuyer sur cette si petite et pourtant pratique invention humaine et, après de longs moments d’attente, la porte s’ouvrit enfin.

« Salut. »

Dans le jeu des discussions, il n’était certainement pas le plus doué, bien trop souvent à cours de mots – mais aujourd’hui au moins, sa tacitude habituelle était des plus utiles, ne pouvant que trop facilement être confondue avec la surprise. Car contrairement à l’ange, il n’est nullement surpris par la personne qui se trouvait de l’autre côté de la porte, ne sachant que trop bien qu’aujourd’hui, Parim et Apollon étaient tous deux à leurs jobs respectifs, si bien que seule demeurait Lola dans l’immense loft, gardée par une amie proche de Parim – et la supérieure apparente de Thomas.

« Ah… Un simple son, preuve d’une surprise feinte. Qu’est-ce que tu fais ici ? Doux mensonge, et pourtant, rien dans le visage de l’éphèbe le trahissait. Enfin… je veux dire ça fait plaisir de te revoir, je m’y attendais juste pas. »

Encore plus de mensonges, et sur ce coup, Aphrodite sa mère et reine de la dissimulation aurait certainement été fière de lui, car ces paroles franchirent ses lèvres sans la moindre difficulté, alors qu’il répondit à l’invitation de l’ange en franchissant le pas de la porte. A vrai dire, il n’avait pas la moindre  idée d’où cette rencontre forcée allait le mener, ni même ce qu’il pouvait bien dire maintenant qu’il se trouvait face à elle. De toute façon, qu’avait-il espéré ? Une révélation ? Celles-ci n’existaient uniquement dans ce livre fantastique dont Manon en était l’incarnation… Non, cela n’avait sans doute pas été sa meilleure idée que de venir ici, mais il avait besoin de la voir. Besoin d’avoir le cœur net.

« Elle est où Lola ? » finit-il par demander, comme si la simple évocation du nom de la fillette pouvait briser la glace. Car aussi agréable qu’avait été leurs discussions lors de leur dernière rencontre, aujourd’hui, il était bien incapable de trouver le moindre sujet. Alors, à la place, il se contentait de ces questions qui semblaient si anondines. Comme le lieu où se trouvait cette fille si attanchante dont l’existence gouvernait les vies de deux de ses amies, ou encore : « Comment tu vas ? »

Enfin, la véritable question aurait sans doute du être ‘comment tiens-tu le coup‘, mais il lui laissait le choix de l’interpréter comme elle le voulait. Si détaché durant des millénaires de son environnement et des personnes qui le composait, il avait désormais bien du mal au simples relations – alors que dire de celle qui l’unissait à l’ange, et qui promettait d’être bien plus sinueuse encore ?
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Sujet: Re: Open your heart - Galaad Ven 21 Juil - 11:52 ()
Open your heart.
Galaad  & Manon
Pour une surprise, c’était une surprise, elle n’avait pas du tout pensé à le voir ici, encore moins en l’absence de Thomas. Ils étaient amis, cela expliquait donc sa présence sur le palier. Sariel connaissait bien peu de choses de cet individu, si ce n’est ce qu’elle avait pu découvrir lors de leur repas forcé pour le mariage d’amis communs. Pourtant malgré son côté réfractaire à toute nouvelle connaissance et son côté en retrait, elle n’avait pas pu s’empêcher de se poser des questions à son sujet. Pour la première fois, un homme avait réussi à attirer sa curiosité et celle-ci n’était pas liée à son statut d’archange. Il y avait tout simplement quelque chose chez ce revenant qui l’attirait, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle savait par Parim, qu’il ne s’agissait pas d’un démon, c’était déjà ça, c’était un ange, un ami de Thomas, mais Sariel n’avait jamais entendu parlé d’aucun des deux, et demeurait tout de même méfiante. Elle savait cependant la confiance que possédait Parim envers Thomas, et même si elle le trouvait particulier, elle voyait bien l’attachement qui les unissait. Alors si Thomas était ami avec Galaad et si lui faisait confiance pour le laisser être dans la vie de Lola, elle pouvait aussi le faire. Du moins en théorie, la pratique risquait d’être un peu plus difficile. Pour commencer, elle allait essayer de ne pas le laisser sur le pas de la porte, mais se montrer courtoise et le laisser pénétrer dans l’immense loft du pédiatre.

Qu’est-ce que tu fais ici ? Elle referme la porte derrière lui, sans oublier de jeter un œil dans le couloir, elle sait que Thomas à protéger son appart de toutes intrusions, mais on ne sait jamais. Dans le couloir, il n’y a rien, c’est calme, alors elle respire un grand coup avant de les enfermer à l’intérieur. « Je garde Lola. Thomas et Anne passent la journée au travail et ils ne voulaient pas la laisser au centre aéré. » Ce qui était la décision la plus logique qui soit en vue des récents événements. Enfin… je veux dire ça fait plaisir de te revoir, je m’y attendais juste pas. » Elle laissa échapper un sourire avant de s’approcher de lui. « Si tu crains pour tes vêtements, je te rassure, aujourd’hui, tu ne devrais pas finir tremper. » Une petite allusion à leur rencontre passée, ou l’ange avait malencontreusement cassé un robinet, ce qui avait causé une vraie débâcle. « Et je te remercie de ne rien avoir dit à nos mariés, je sais qu’ils ont lancé une enquête quant à la raison de cette inondation impromptue. » Les connaissant, ils avaient dû demander à tout le monde et donc à Galaad, mais il avait sûrement gardé la vérité pour lui. « Je suis très liée à Parim, tu me verras souvent, maintenant qu’elle vit avec Thomas. C’est même surprenant que l’on ne soit pas rencontré avant vu que tu connais aussi Matteo. » Mais la vie pouvait être surprenante, ce n’était pas une nouveauté, surtout pas pour Sariel. Elle savait depuis longtemps que peu de choses se contrôler, même pour les archanges…

« Elle est où Lola ? » Un léger sourire éclaira son visage. « Elle est dans sa chambre. » Par mesure de sécurité, hors de question qu’il arrive quelque chose à cette petite fille rayonnante de vie. Sa maladie ne l’empêchait pas de croquer la vie à pleine dent. Souvent, l’archange vérifiait que tout fonctionnait bien, mais Thomas faisait bien son travail. Il maintenait le cœur de la fillette au premier stade de la maladie. Ainsi, elle pouvait vivre comme n’importe qu’elle petite fille. Sans son intervention, cela n’aurait jamais pu être le cas. La maladie de la jeune fille était évolutive, sans le pouvoir d’un ange, elle n’aurait jamais pu vivre comme elle le faisait, mais dans son malheur la petite Lola avait eu de la chance. « Lola, tu peux venir. » Rapidement, une petite bouille apparut et la petite fille sauta dans les bras du blond qui se trouvait à ses côtés. « Tonton ! » Elle avait de la chance, Lola avait plein de supers tontons ! C’était pas le cas de toutes les petites filles du monde.

« Comment tu vas ? » Elle comprit très bien où il voulait en venir. Ces derniers temps, sa vie avait été… Disons, compliqué. « ça va… j’ai connu pire. » Elle arriva à sourire sans que celui-ci ne soit forcé, ce qui était un bon signe quand il s’affichait sur le visage de l’archange de la médecine. « Je n’ai plus qu’à trouver un moyen d’arranger les choses ! » Et c’était ce qu’elle allait faire, elle ne laisserait pas les humains s’entretuer par sa faute. Elle trouvait un moyen d’arrêter ce jeu stupide, elle y travaillait avec Parim et nul doute qu’elles réussiraient à mettre fin à toute cette folie. C’était leur devoir et elles n’échoueraient pas. « On était en train de jouer, tu veux te joindre à nous ? » Il n’avait pas eu le temps de répondre que Lola parla pour lui. « Oh oui, reste tonton !!! » Elle s’extirpa des bras du grand blond pour courir dans le grand appartement. « Rha quand elle fait ça, j’ai toujours peur qu’elle se casse la figure… » Ce qui faillit presque arriver quand elle glissa, mais se rattrapa en attrapant le rebord du canapé. Lola revint quelques secondes plus tard avec un nouveau jeu de société dénommé « Défi tes parents » . Elle le posa sur la table. « Allez ! » Sariel, lança un regard amusé à Galaad, il ne pouvait pas s’y soustraire. Ils y avaient des questions pour les parents et des questions pour les enfants. « Tu veux boire quelque chose avant qu’on commence ? » C’était le moment, après elle risquait d’être prise dans le jeu et d’oublier de lui proposer.

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Sujet: Re: Open your heart - Galaad Jeu 3 Aoû - 10:23 ()
Etrange combine que celle d’un Dieu responsable de ce qui était vu comme étant la plus belle des relations, alors que lui-même était des plus récalcitrants à ce genre de contacts. Etre solitaire, rares ont été les êtres qui au cours de son existence avaient réellement su attirer son attention – et puis, il y avait eu elle, cet ange qui était arrivé dans sa vie tel un cheveu dans la soupe, et qui depuis occupait ses pensées. Et pourtant, longue avait été son hésitation, avant qu’il ne décida de prendre les choses en main. Si habitué à être le principal – ou du moins, un des principaux – acteurs(s) dans les affaires du cœur, il se trouvait pour la première fois de l’autre côté, là où doutes et incertitudes rongeaient cœurs et esprit. Et jusqu’au moment où la porte s’ouvrit devant lui, il n’avait pas été certain que de poursuivre cette entreprise jusqu’au bout. Après tout, n’était-ce pas fou que de mettre tant d’espoir dans une information qui avait de fortes chances d’être erronée ? De laisser l’espoir envahir son être, uniquement pour en fin de compte être une fois de plus déçu ? Certainement, et pourtant, le voilà dans l’appartement de son ami en train de chercher une manière d’expliquer sa venue à être qui dernièrement tant le fascinait. Et pourtant, au lieu de fournir des explications, il se contente de détourner le sujet sur de simples banalités, prétextant son ignorance quant à l’absence de son ami.

« J’espère bien, il parait que ça abime le cuir italien. »

Et alors qu’un léger sourire se dessina sur ses lèvres face à ce souvenir des plus étranges pour un mariage, son ton ne laissait pas de doutes possibles sur la faible importance qu’il portait aux choses matérielles. Et pourquoi le devrait-il, lui qui avait passé des millénaires à parcourir la terre portant des vêtements bien plus aérés que ceux qui actuellement sont au sommet de la mode parmi les humains ? Ces derniers, il ne les porte finalement que pour faire honneur au rôle qu’il interprète désormais depuis ce qui, parfois, lui semblait bien être une semi-éternité. Et qu’avait-il réussi sous l’apparence de ce jeune homme qui avait laissé la vie pour que lui, Antéros, puisse une fois de plus fouler la terre ? Rien. Les humains n’étaient pas plus prêts à reporter leurs fois dans les divinités d’antan qu’ils ne l’avaient été avant le Grand Retour – c’était bien le contraire qui était en train de se produire. Plus le débâcle ambiant s’amplifier, et plus ils se tournaient vers celui qu’ils prenaient pour une âme charitable, oubliant que c’était ce si bon et juste ‘Seigneur’ qui avait justement prévu leur fin dans l’agonie – et que ce scénario tant spectaculaire menant à la destruction du monde venait déjà de commencer. Déclenché par ce même être qui se tenait désormais face à lui, sourire aux lèvres. Et que faisait-il, lui ce Dieu tant nostalgique des temps anciens ? Il se contentait d’afficher un sourire et de s’élancer dans des conversations bien banales mêlant complicité et vêtements détrempés – mais après tout, pourquoi agirait-il autrement ? Lui, le dieu vengeur autrefois tant redouté, ne s’était jamais emporté sans raison. Jamais ne s’était-il pris à une âme innocente, et n’était-ce pas justement ce que l’ange qui se tenait désormais face à lui était ? Une âme prise malgré elle dans les filets d’un jeu qui la dépassait. Un pion dans un jeu bien plus grand, incapable d’entièrement contrôler ses actions.

« Et pourquoi l’aurais-je répété ? C’est notre petit secret, n’est-ce pas ? » lança-t-il sur un ton presque amusé, alors que durant un court instant, ses cils s’abaissèrent en un clignement d’yeux complice. Dans les relations sociales, il était à la fois maître et apprenti, et face à la jolie blonde, c’était avant tout ce dernier rôle qui semblait ressortir le plus souvent. Et pourtant, l’aisance vient avec la pratique, comme cela ne devait pas tarder à être démontré par ce duo atypique qu’étaient ange et Dieu. Au fur et à mesure que leur discussion avançait, l’assurance de Galaad- Antéros grandissait, et bientôt, le sourire qu’il affichait n’avait plus rien de retenu – au contraire, un petit rictus franchit même les lèvres du beau brun à la simple mention de Matteo. Pensait-elle vraiment que ce dernier lui aiderait à agrandir son cercle d’amis ? C’était bien le contraire qui se produisait, puisque tel un véritable chien de garde, ce dernier tournait autour de son amie angélique, s’assurant que rien ni personne ne l’approcherait – et cette tâche, il la remplissait avec une hardiesse digne d’un chihuahua.

« Tu connais sans doute Umaniel mieux que moi – Après tout, qu’étaient trois petits années face à des millénaires d’amitié ? – mais tu sembles ignorer son côté protecteur. S’il ne s’agirait que de lui, sans doute ne laisserait-il personne t’approcher. Tu sais que la première chose qu’il a fait en entendant parler de notre rencontre, c’était de me questionner sur mes intentions ? »

Un rictus amusé accompagnait ces paroles, alors que le beau brun quitta enfin le couloir pour la chaleur de l’appartement luxueux de son ami. Au moins sur ce coup, l’instinct de protection quelque peu exagérée d’Umaniel était des plus utiles, après tout, ce dernier expliquait à la perfection pourquoi ils ne s’étaient jamais rencontré au cours des dernières années – quant aux millénaires d’avant, ils pourraient toujours s’y intéresser quand le moment viendrait. Après tout, les anges n’appartenaient-ils pas tous à des fractions des plus variées ? Et en vue de leur grand nombre, sans doute était-il impossible pour tous de se connaitre – un fait que les Dieux, depuis leur retour, n’avaient que trop volontairement exploité.

« Si jamais tu as besoin d’aide, n’hésite pas. »

Sans doute ne le ferait-elle jamais, trop fière et trop méfiante pour se confier à un être qu’elle ne connaissait qu’à peine – comme quoi, sur ce point au moins, ils se ressemblaient -, et pourtant, comment pourrait-il ne pas au moins lui tendre la main ? A elle de décider ce qu’elle en faisait, mais ce qui était sur, c’était qu’en ces temps incertains, il serait bien plus rassuré s’il la savait près de quelqu’un capable de la protéger. Certes, les pouvoirs des dieux étaient des plus instables depuis peu, et pourtant, il ne restait pas moins persuadé de pouvoir détourner d’elle d’éventuelles attaques si cela s’avérait nécessaire – mais pour cela, elle devrait d’abord l’accepter auprès d’elle, et pour l’instant, cela ne semblait pas encore gagné.


Mais bientôt, ce petit moment de discussion ininterrompue prit fin, avec l’arrivée de ce petit être qui, au moment actuel, se trouvait dans le même appartement qu’eux. Lola, cette petite fillette si attachante dont les besoins rythmaient désormais la vie de son ami Thomas. Et comme toujours, la simple vision de la fillette provoqua amusement et étonnement auprès d’Antéros : qui de tout l’Olympe aurait pu croire qu’un jour Apollon en personne s’attacherait tant à une petite humaine, sans pourtant avoir la moindre arrière-pensée ? Si un Dieu aurait prédit ça ne serait-ce qu’un siècle plus tôt, tout le monde en aurait ri comme s’il s’agissait là de la meilleure blague. Et pourtant, c’était bien ce qui était en train de se produire : Apollon le charmeur était en train de se poser – et cela avec un être des plus chastes. Un miracle, comme diraient ces chrétiens – mais avant qu’il n’ait le temps de sombrer d’avantage dans ses pensées, une petite boule d’énergie le percuta de plein fouet, uniquement pour enrouler ses bras autour de sa taille.

« Tonton »
« Ma petite princesse. »

Et avec un sourire amusé dessiné sur les lèvres, le Dieu souleva cette petite créature pour la prendre dans ses bras. Comme quoi, Lola avait, sans réellement s’en rendre compte, réussi plus d’un miracle : non seulement avait-elle réussi à faire d’Apollon un homme posé et père de famille, mais en plus avait-elle réussi à éveiller au moins passagèrement un Dieu se noyant dans sa nostalgie des temps anciens… au point même d’arriver à le convaincre de jouer avec elle.

« D’accord. »

Une réponse qui vint sans la moindre hésitation, après tout, c’était bien pour cela qu’il était venu aujourd’hui – pas pour jouer bien entendu, mais pour passer du temps en compagnie de cette ange synonyme de mystère.

« Je veux bien un café… mais je connais la maison, je vais me le faire moi-même, t’inquiètes. Je peux t’apporter quelque chose ? »

Comme quoi, durant les millénaires depuis qu’il avait pour la dernière fois foulé le sol de ce monde, il y avait eu au moins une amélioration considérable, et celle-ci n’était nulle autre que la découverte du café, cette boisson tant addictive aux saveurs duquel le jeune dieu avait rapidement succombé.

« Et je suppose que ce sera un chocolat chaud pour la princesse ? »
« Oh oui ! Mais j’en veux un comme les fait tata Sariel. Elle fait les meilleurs ! »
« Et bien, peut-être que vais devoir y gouter moi aussi…. Vous deux pourrez me montrer comment faire avant qu’on joue ? »
« Hmm… Durant de longues secondes, le regard indécis de la fillette vaguait entre cuisine et son jeu, visiblement déchiré entre l’envie de jouer avec les deux êtres célestes à ses côtés, et sa gourmandise – mais ce fut bien cette dernière qui l’emporta. D’accord. Viens, je te montre ! » Empoignant les mains de ses ‘baby-sitteurs’, l’enfant se dirigea vers la cuisine d’un pas pressé. De toute évidence, il était hors de question pour elle d’attendre trop longtemps avant de recevoir son chocolat chaud.
« Alors, on fait quoi maintenant ? »
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Sujet: Re: Open your heart - Galaad ()
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