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 L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher
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Anges
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legends never die : Archange de la mort, tu gères le destin de ces âmes perdues, de ces humains présents sur terre, de leur naissance à leur mort
the mighty bush : Précognition Elle voit des futurs, des dizaines de futurs pour chaque personne mais toujours la même chose, sa mort. Des futurs en mouvement en fonction des actions des démons et des autres anges, des futurs plus ou moins heureux, plus ou moins long avant qu'elle n'arrive. Mais au final, il y en aura toujours un élément qui se réalisera, celui où elle prendra la vie de la personne.
Contrôle du sang La voilà à l'action. Le flux sanguin diminue, d'ici quelques instants, il n'y aura plus assez de débit pour que le coeur continue de battre. Alors il s'endormira à tout jamais, la mort l'aura frappé. Une mort douce, sans souffrance, car la souffrance, ce n'est jamais elle qui l'amène.
Allegeance : On ne pourrait faire guère plus loyal qu'Azrael. Elle a dévoué sa vie à Dieu et elle le fait toujours sous le commandement de Gabriel. Elle fera tout pour le bien de son camp, ce camp qu'elle n'a jamais hésité à tromper. Alors elle suit les ordres même si elle garde sa propre opinion sur les événements. Mais pour l'instant, les méthodes de son leader lui conviennent.
these streets : Azrael ne sait rien sur le grand départ. Pourtant, c'est elle qui a pris une partie de ces vies. C'est pourquoi elle reste persuadée que tout cela ne vient pas de leur coté. C'est forcément les démons qui sont à la tête de cette conspiration. Toutes ces âmes n'auraient pas dû être retirées aussi tôt.
En revanche, elle sait que les anges et les démons sont de retour

Sujet: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Ven 9 Juin - 19:47 ()
L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus
sous titre qui déchire
Les lumières, la musique, l’alcool, tout était fait pour passer une bonne soirée, une excellente soirée même. Mais tout ceci, c’était pour le commun des mortels. Mais tu ne leurs appartenais pas. Alors tu prétendais comprendre leurs traditions à ceux qui étaient encore quelques années plus tôt les meilleurs amis de Jeanne. Une bande soudée qui s’était détruite en partie lorsqu’elle avait disparu pendant un an. Alors tu faisais comme si tout était normal. Comme si tu les comprenais. Mais tu ne comprenais rien de tout ceci. De leur amitié qui datait de bien avant ton arrivée dans son corps. Pourtant, ton corps avait gardé les souvenirs d’avant en mémoire. La musique. Tes doigts glissant sur les cordes d’un violent. Ton corps dansant sur des rythmes approximatifs. Des goûts inchangés en terme d’alcool selon leurs propres mots.

Il est de ces ennemis qui sont millénaires. De ceux qui se heurtent régulièrement au détour de leur vie, au détour d’un chemin. De ceux qui ne peuvent s’éviter car ils s’attirent bien trop. De ceux qui ne peuvent faire leur vie de leur côté et sont voués à se croiser encore et encore. Tu sentais sa présence. Lui. Il était toujours là. Il était là alors que tu étais une archange et Lucifer encore le préféré de votre Dieu. Il était là lorsque tous avaient chuté, son nom prenant une ampleur bien différente alors que tu pleurais tes pertes. Il était là alors que ton nom résonnait de nouveau et que le sien résonnait tout autant. Deux noms s’opposant et imposant un fort respect dans les camps ennemis. Azazel et Azrael. Deux créatures ailées dont l’une avait chu et qui ne pouvaient pas vivre sans s’affronter. La violence qui marquait vos rencontres étaient connus de tous. Haïe de ceux qui devaient par la suite nettoyer les dégâts occasionnés dans ce monde. Et cet ennemi était à Paris. Tu pouvais sentir sa présence tous les jours. La violence, la douleur, la terreur. Alors tu arrivais toujours sur les lieux, seule ou avec ta patrouille de pompiers. Mais il t’échappait, mais tu ne le reconnaissais parmi tous. Alors tu continuais, espérant lui retomber dessus. Espérant bien trop puissamment le recroiser dans l’espoir d’un bel affrontement. Parce que cela te manquait. La violence de vos affrontements te manquait. Tu avais besoin de lui pour te rappeler pour quelles raisons tu ne devais pas plonger. Alors vos affrontements te permettaient de faire ressortir ta part d’ombre. Cette part d’ombre bien trop importante chez une archange. Une part d’ombre pour un combat nécessaire contrairement à lui qui l’utilisait perpétuellement. C’était ce que tu te disais. Pour oublier la noirceur qui sommeillait parfois en toi. Toi qui n’avais aucun mal à torturer les démons pour lui. Parce que dans le fond, tu aimais ça et tu le savais très bien. Mais ce n’était que des démons. Des créatures qui n’auraient même pas dû exister.

Au milieu de la foule, comment aurais-tu pu deviner que les retrouvailles étaient sur le point de se réaliser ? A danser en compagnie de tes humains comment aurais-tu pu imaginer que le bourreau des enfers était en chasse ? Perdue parmi les humains, comment aurais-tu pu savoir que le dévolu du monstre s’était posé sur une rouquine dans les pensées étaient déjà bien sombres, dont la douleur était presque palpable ?

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legends never die : Bourreau des Enfers, Grand Persécuteur et Tourmenteur du Royaume de Dis. Démon des Hautes Sphères. Commandant de l'Infini. Il est l'Ange Exterminateur, celui qui de sa Chute fit un chef-d’œuvre.
the mighty bush : (Corruption) Il a l’aura sanieuse, Azazel. Sa seule présence en ivresse et névrose. Il flétrit les âmes par défi plus que par envie. Les tirer hors des sentiers bienheureux de l’existence, en obscène fringale nécessaire à sa survivance. (Dégradation psychologique) Et de corruption naît le purin de l’esprit. Il pousse ses cibles contre les dents des malaises et de la dépression. Et ça l’amuse, désespérément. La déchéance en inlassable hypnose.
Allegeance : Loyal envers lui-même. Lucifer ; entité l’ayant muselé durant des éons, n’a dès à présent plus que les miettes de son dévouement. C’est la déception, qui submerge les orbes de l’odieux féal. La déception d’un maître qui n’a plus la force de retenir les élans de son fauve ; goinfré d’âmes et de fureur. Et à ce déluge, langoureusement se love Malphas. Malphas, son ancre. Sa sublime progéniture, son bras droit, son trésor. Azazel se pressent Père d’un nouvel ordre ; ses victimes en précieux rejetons, en soldats de plomb.
these streets : Animé d’une méchanceté toute naturelle, ses pupilles contemplent le chaos se répandre. Et sa flamboyante démence sème, lentement mais surement, les prémices de ce qu’il présage et n’envisage comme rien de mieux qu’une trépidante Apocalypse. Son ignorance demeure toutefois, en ce qui concerne les Dieux. Alors, les questions derrière le front s'entassent. Et les réponses, elles, ne viennent jamais.

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Mer 14 Juin - 17:37 ()

Shapes still melt into the smoke, looking down at scattered bones. I used to keep a slender hope. 'Til they spread above the stone. I pulled the trigger by mistake. Floundering at the aftermath. Slowly recognise the scale. We will be ephemeral.  — Apparat

Touffeur atroce et fumée grise. Néons et musique électronique. Un bordel monumental réuni en un espace suppurant de vices, un espace confiné où transpirent les corps et où se détruisent les esprits. Un endroit fait pour la traque. Cette chasse à l'âme dont il ne peut évidemment pas se passer, lui le dévoreur de monde, lui l'affamé immémorial. 
C'est vautré sur un canapé coincé dans un angle, qu'il lorgne la foule se mouvoir dans un languissant ballet. Valse de membres et soupirs exténués, et soupirs extatiques. Et soupirs contaminés par une marée de névroses, de besoins, de manques qui toujours affleurent à sa conscience. Allument ses instincts. 
Il crève la dalle, Azazel. Le ventre pourtant garni d'un généreux repas et d'alcools forts. Il crève la dalle, continuellement. Obsédé à l'idée de bouffer son prochain. Une idylle permanente, lui permettant, contre toute attente, de rester debout. De marcher, de mordre, d'aboyer ses saloperies. Et il contemple, depuis près d'une heure, maintenant, le spectacle qui se joue devant ses pupilles dilatées par le joint qu'il garde à ses babines. Et par la vodka, évidemment, qui lui consume les artères ; qui lui enflamme les tempes. 
Il crève la dalle et ce soir, il le renifle, il ne repartira pas les mains vides. 
Parce qu'il suinte un désespoir hors du commun, cette nuit. Entre ses quatre murs, sous l'assourdissante mélopée gerbée par les enceintes. Il exsude un malaise qui passe d'un corps au second, au troisième, jusqu'à l'infini. Un malaise qui se répand tandis que les bouches se collent et les hanches se frôlent. 
Et il la regarde, la gamine.
Rousse comme une autre, précédemment cherchée. Précédemment regrettée. Une rousse lui ayant foutu une claque en travers de museau, l'ayant éclaboussé d'une malédiction, éteinte, depuis près de deux semaines. Une malédiction qu'il essaye d'oublier. Que sa substance a calcinée. Pour le laisser reprendre son mauvais chemin. Pour le laisser haletant face à cette tangibilité qui sans doute possible le pulvérise. 
Mais elle est différente, celle-ci.
Cette naïade qu'il contemple. Poupée-chiffon à l'innocence étrange, peinte sur le minois. Une fausse pureté, que son aura traîtresse fait boursoufler à l'atmosphère ; à l'en rendre irrespirable. Et il observe, fasciné, sa crinière libérée et ses joues rosies par la fièvre. Par la douleur et le trouble qu'elle enferme, scrupuleusement, au-dessous de la peau fine et blanche de sa juvénile poitrine.
Il renifle cet entrelacement nauséeux parce que ça l’électrise. Ça lui picore le derme. Sa crasse sensibilité lui révélant qu'elle ne peut lui échapper. À lui, dont les dons séculaires – qui jamais ne s’essoufflent, dont il ne connaît pas le bouton marche, ni arrêt, pour se sortir des confusions et de l'épuisement – collectent les données et les assemblent, dans le lointain de son intellect dégénéré.
Alors il envisage et dévisage, la fragile enfant ; pour une nuit. Une seule nuit. L'âme en souffrance qu'il ose espérer damner à l'aurore qui s'amène. 

Il se lève, Azazel. Écrase son cône sur la table. Et tranche la foule, sinue entre les dos, les épaules, les culs qui balancent. Et il lui happe le bras, à la naïade ensorcelée. Planté dans son dos, penché sur sa gorge. Il soulève sa crinière cuivrée, l'enroulant à ses phalanges. Et il murmure à son oreille, là, au milieu de la foule extatique et de la musique dingue. 
—  J'peux t'aider, tu sais. J'peux t'aider à retirer la douleur.
Usant de ses vertus, salopées par sa nature mortifère, pour la rendre toujours plus fébrile et paumée. Toujours plus chancelante en son profond, sur ses guibolles.
Il salive, sur cette âme qu'il caresse du bout des griffes ; sans se douter une putain de seconde, qu'il touche celle appartenant à l'une de ses sœurs. Que cette âme éprise d'agonie, crevassée de doutes, n'a rien de l'humaine nature qu'elle revêt.
Et il appuie, Azazel, doucement, presque tendrement, sa tempe contre son crâne. Dans l'attente de sa réponse. D'un geste. Parce qu'il n'est qu'aspérités. Que brutalité et charme morbide, dans ses approches. Parce qu'il n'est qu'une bête coincée sous le corps d'un homme, qui se débat et qui capture, exempt de sens moral et révulsé, continuellement révulsé, par la bienséance, par la moindre convenance – même au sein de cette société, tellement propice à ses errances.

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Contrôle du sang La voilà à l'action. Le flux sanguin diminue, d'ici quelques instants, il n'y aura plus assez de débit pour que le coeur continue de battre. Alors il s'endormira à tout jamais, la mort l'aura frappé. Une mort douce, sans souffrance, car la souffrance, ce n'est jamais elle qui l'amène.
Allegeance : On ne pourrait faire guère plus loyal qu'Azrael. Elle a dévoué sa vie à Dieu et elle le fait toujours sous le commandement de Gabriel. Elle fera tout pour le bien de son camp, ce camp qu'elle n'a jamais hésité à tromper. Alors elle suit les ordres même si elle garde sa propre opinion sur les événements. Mais pour l'instant, les méthodes de son leader lui conviennent.
these streets : Azrael ne sait rien sur le grand départ. Pourtant, c'est elle qui a pris une partie de ces vies. C'est pourquoi elle reste persuadée que tout cela ne vient pas de leur coté. C'est forcément les démons qui sont à la tête de cette conspiration. Toutes ces âmes n'auraient pas dû être retirées aussi tôt.
En revanche, elle sait que les anges et les démons sont de retour

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Mer 28 Juin - 20:28 ()
L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus
sous titre qui déchire
Musique, sourire, alcool, sueur, corps se déhanchant, tu n’avais rien à faire ici. Tu ne te sentais pas à ta place. Douce ange perdue dans un repère de démons. Parce que vous saviez tous. Tu étais en territoire ennemi, aucun ange ne l’aurait ignoré. Mais tu n’avais pas eu le choix. Tu avais pourtant tenté d’autres lieux, sans grand succès. Alors tu gardais ton image, tu te fondais dans cette foule où tu n’étais qu’une inconnue. Une simple inconnue au milieu d’inconnus. Une simple proie au milieu d’autres proies. Mais dans ton cas, la proie pourrait si rapidement devenir chasseur, et un chasseur chassé.

Tu ne vois pas son regard qui se pose sur toi. Tu ne le vois pas qui se rapproche. Parce que tu te sens invincible. Même ici, dans l’antre des démons. Personne ne peut savoir qui tu es et tu ne les crains pas. Tu n’es pas une simple humaine qu’ils tourmenteraient comme ils le désiraient. Personne ne sait qui tu es, ce que tu ressens, ce que tu as fait ou vécu. Personne ne peut savoir que derrière ton visage de gamine, derrière ta chevelure enflammée ce cache une archange prête à tout. Prête à torturer pour son camp. Une archange détruite. Toi Azrael, celle qui ne ressent plus. Celle qui ne veut plus ressentir, qui veut juste oublier la douleur de perdre celui que l’on aime. Une douleur dix fois millénaires, mais une douleur revenant régulièrement depuis que tu as posé un pied sur cette terre. Depuis que tu vis entouré de ces humains que tu n’as jamais compris, que tu n’as jamais essayé de comprendre. Parce qu’on ne prend pas facilement une vie lorsque l’on s’attache. Et tu l’avais compris. Alors tu t’étais éloignée afin d’accomplir ta tâche sans souffrir. Ange éloigné de toute humanité pendant des millénaires et tombant au milieu de ces personnes incomprises. Tu ne sens pas sa présence. Pas ce soir. Tu n’es pas à sa recherche. Tu n’es pas sur les lieux de ses crimes sanglants. Tu n’es pas à la poursuite de ton ennemi. De celui que tu n’as cessé de rencontrer depuis sa chute. De celui que tu as affronté dans la violence dans le ciel et sur la terre des hommes des centaines de fois. Il est là, quelque part dans cette ville et tu le sais. Lui, signant ses crimes comme il pouvait le faire à l’époque.

Tu glisses parmi la foule lorsqu’une main attrape ton si frêle poignet. Si frêle poupée dans ce corps dans lequel tu es tombé. Tu sens son souffle dans ton dos alors que tu ne peux échapper à son emprise. Tu ne trembles pas un seul instant alors que tu sens que ta chevelure flamboyante est enroulée autour de ses doigts. A quoi ressemble-t-il ? A ta prochaine proie. A celui que tu vas détruire s’il se rapproche encore un petit peu trop. « J'peux t'aider, tu sais. J'peux t'aider à retirer la douleur. » Murmure soufflé à l’oreille de la poupée. Tu ne flanches pas un seul instant. Tu te retournes et tu plonges ton regard bleutée d’humaine dans celui de l’homme te faisant désormais face. « Qu’est-ce qui te dit que je souffre. » La phrase claque dans la boite alors que plus rien n’existe autour de vous. L’un face à l’autre. Toi face à cet étrange humain. Toi certainement face à un démon de bas-étage qui aurait imaginé pouvoir te corrompre. Alors oui, la douleur disparaitra lorsque la violence se sera emparé de tout ton être. Lorsque tu détruiras l’un de ceux qui t’ont tout pris. Un de ceux pour lesquels il est parti il y a déjà une éternité.

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the mighty bush : (Corruption) Il a l’aura sanieuse, Azazel. Sa seule présence en ivresse et névrose. Il flétrit les âmes par défi plus que par envie. Les tirer hors des sentiers bienheureux de l’existence, en obscène fringale nécessaire à sa survivance. (Dégradation psychologique) Et de corruption naît le purin de l’esprit. Il pousse ses cibles contre les dents des malaises et de la dépression. Et ça l’amuse, désespérément. La déchéance en inlassable hypnose.
Allegeance : Loyal envers lui-même. Lucifer ; entité l’ayant muselé durant des éons, n’a dès à présent plus que les miettes de son dévouement. C’est la déception, qui submerge les orbes de l’odieux féal. La déception d’un maître qui n’a plus la force de retenir les élans de son fauve ; goinfré d’âmes et de fureur. Et à ce déluge, langoureusement se love Malphas. Malphas, son ancre. Sa sublime progéniture, son bras droit, son trésor. Azazel se pressent Père d’un nouvel ordre ; ses victimes en précieux rejetons, en soldats de plomb.
these streets : Animé d’une méchanceté toute naturelle, ses pupilles contemplent le chaos se répandre. Et sa flamboyante démence sème, lentement mais surement, les prémices de ce qu’il présage et n’envisage comme rien de mieux qu’une trépidante Apocalypse. Son ignorance demeure toutefois, en ce qui concerne les Dieux. Alors, les questions derrière le front s'entassent. Et les réponses, elles, ne viennent jamais.

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Ven 21 Juil - 15:46 ()

Shapes still melt into the smoke, looking down at scattered bones. I used to keep a slender hope. 'Til they spread above the stone. I pulled the trigger by mistake. Floundering at the aftermath. Slowly recognise the scale. We will be ephemeral.  — Apparat

Elle se retourne, s'ébroue. Proie entre ses pattes.
Cette proie qui excite ses sens, qui détraque l'instant. Tout se désagrège, autour. Ne reste que son regard, qu'elle plante au sien. Et ce fracas dans les oreilles. Cette musique enragée qui lui démolit le cortex.
Il expire, inspire, et expire encore, Azazel. Sans plus réellement savoir l'erreur commise. Sans plus tellement savoir s'il doit lâcher. S'il doit mordre ce visage ou cette gorge. S'il doit gravir ses remparts ou les lui défoncer.
— Qu’est-ce qui te dit que je souffre.
Elle lâche ça sans ton, sans rien que sa voix qu'il écoute, là, sous la musique abrutissante. Sous les pupilles rondes et les psychés hallucinées. Contre cette marée de chairs qui va et vient, qui remue et les presse et bouscule sans arrêt.
Il ne répond pas.
Peut-être parce qu'il s'en fout. Peut-être parce qu'il évolue. Ouais, il l'apprécie et le mesure, son potentiel gibier. Et son regard le perturbe. Son regard trop dur et trop vieux. Son regard qui n'a rien à foutre dans ce portrait ridicule d'adolescente chagrine. Elle lui esquinte un peu la pensée pendant que son aura, il la lui enroule au corps. En parcourant, légèrement. En l'étreignant pour ne plus tout à fait la quitter ; sans que ses membres ne s'attachent ni ne se plient. C'est un dialogue sans geste et sans parole. Deux prédateurs dans l'attente. Et il cherche, une faille. Et cherche, une crevasse dans laquelle s'enfoncer afin de tout infecter.
Sans plus s'attarder, ses doigts s'accrochent derechef. Se crispent à son poignet. Il la tire à travers la foule. Et qu'importe qu'elle dise oui, ou non. Qu'elle résiste, un peu. Son organisme rachitique, il le lui trimbale en jouant des coudes et des épaules, en larguant une œillade en arrière puis une deuxième durant le périple, pour s'assurer qu'elle soit encore là quand pourtant il comprime son articulation de ses phalanges brûlantes. Un brasier à la paume, un enfer dans la poitrine.

Ils dérivent jusqu'à atteindre l'un des couloirs du club. De ceux encombrés de carcasses avachies, de fumés et de bouteilles abandonnées au sol. Un coin tranquille, où la musique s'atténue, derrière les murs et les portes battantes qui les laissent émerger. Qui se referment dans leurs dos.
Et il la cogne contre le mur tout à sa droite. La coince entre son torse et la paroi, les bras tendus de chaque côté de sa bouille. Le museau baissé en direction du sien, couvert de taches de rousseur.
L'innocence dont elle transpire, Azazel ne s'y fait pas – pas tout à fait. Parce qu'elle suppure autre chose, parce qu'elle excite absurdement son palpitant qui cogne et cogne quand son éther se dilate, et la prend, et la noie, possiblement, dans ses ondulations aux relents de sanies contagieuses : son don lui lèche l'âme et lui picore la peau.
Quel âge t'as ?
Une question qui réclame une réponse. Une vraie. Une immonde petite vérité en secret. Puisqu'il commence à saisir, ce qui le dérange. Il hume le malaise. Écrasant son pif contre sa tempe. Le profil se perdant à sa crinière pour revenir non loin de ses prunelles. Suspendu au-dessus de sa face, il médite. Et ça se distord, et ça tente de lui échapper. Azazel, il ne parvient pas à griffer l'âme qu'elle planque sous la viande, il  ne réussit pas à étrangler son essence qui s'agite et qui résiste, plus qu'une simple et minuscule charogne humaine ne saurait jamais le faire.
Alors il répète :
Ton âge.
L'ordre qu'il profère, cette fois.
La jaugeant, la jugeant, de ses rétines assassines. Bleu tempête mirant ses deux flaques de pluie.
Et il y a l’électrisation de son système, soudain. Une salve puis une seconde, dès lors qu'il percute.
Son sourire de chacal s'étire, parce qu'il comprend – enfin. Il comprend la nature de l'adversaire, il sait retrouver un semblable. Pas un que les gouffres ont bouffé, pas un que les ères ont ravagé. Non, un semblable, de ceux qu'il a considéré et respecté, au commencement de son existence ; cette existence qu'il s'est appliqué à réduire en cendres.



Dernière édition par Christopher Lion le Mer 26 Juil - 9:23, édité 1 fois
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Contrôle du sang La voilà à l'action. Le flux sanguin diminue, d'ici quelques instants, il n'y aura plus assez de débit pour que le coeur continue de battre. Alors il s'endormira à tout jamais, la mort l'aura frappé. Une mort douce, sans souffrance, car la souffrance, ce n'est jamais elle qui l'amène.
Allegeance : On ne pourrait faire guère plus loyal qu'Azrael. Elle a dévoué sa vie à Dieu et elle le fait toujours sous le commandement de Gabriel. Elle fera tout pour le bien de son camp, ce camp qu'elle n'a jamais hésité à tromper. Alors elle suit les ordres même si elle garde sa propre opinion sur les événements. Mais pour l'instant, les méthodes de son leader lui conviennent.
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En revanche, elle sait que les anges et les démons sont de retour

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Dim 23 Juil - 0:58 ()
L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus
sous titre qui déchire
Tu te retournes, braques un regard innocent dans celui de l’homme. Il pourrait y lire ta vieillesse, la force qui sommeille en toi, s’il savait lire. Mais savait-il lire ces choses-là ? Non, il ne le sait pas. Parce qu’il vient de faire une erreur en te tirant à travers la foule. Tu sens son aura autour de la tienne alors qu’il tente de percer ton âme, d’y insuffler ses idées néfastes. A d’autres. Ce soir, le démon avait choisi une proie, mais il s’était trompé. Parce que derrière le visage d’agneau, c’est le loup qui se glisse. Archange millénaire, faucheuse de vie. Derrière ce visage de ce corps dans lequel tu es tombé, il n’arrive pas à voir que c’est toi, Azrael qui se glisse. Un danger. Tu te laisses tirer à travers cette foule alors que la musique entraine les autres à la débauche. Il ne voit pas le sourire qui étire ton visage de poupée fébrile. Loin de la foule, il t’entraine, loin, là où tu pourras user de tes pouvoirs à ta guise, sans risque de dévoiler qui tu es à des humains un peu trop curieux. Sans risque de les mettre en danger. Instant parfait.

Il se retourne, une fois, deux fois, il ne faudrait pas que tu disparaisses. Que tu te débattes. Mais tu as bien trop envie de ce qu’il va suivre pour t’éclipser. Non, tu ne rateras pas le meilleur moment. Celui où tu pourras enfin lâcher ta noirceur d’ange de la mort sur lui, sur une cause qui en vaut la peine. Façon de la combattre, encore et toujours, jours après jours, depuis des millénaires. Le volume diminue alors que les portes se referment derrière vous. Le voilà pris au piège. A moins que ça ne soit l’inverse. Tu ne sais plus. Tu ne sais plus alors que tu te retrouves plaquée au mur, lui t’empêchant de t’échapper. Peut-être. Tu cherches à savoir. Qui est-il ? Lui, ce démon, mais lequel. Tu tentes de reconnaitre un ancien ennemi ou un ancien camarade au sein de la cité d’argent. Mais seule l’envie de corruption inhérente à chacun d’entre eux est lisible dans son regard bleuté.

« Quel âge t'as ? » Tu restes silencieuse. Tes lèvres s’étirent en un fin sourire. Peut-être vient-il de comprendre. Tu le sentais, tentant de te corrompre. Mais tu n’es pas une humaine. Tu n’es pas non plus une ange lambda. N’est pas encore venu celui qui parviendra à te corrompre. « Ton âge. » Voix forte, puissante. Ordre auquel tu résistes un instant. Tu vois les traits de son visage qui s’étire d’un sourire mauvais. Il a compris le démon. Enfin. Le jeu va pouvoir commencer. « C’est très malpoli de demander l’âge d’une femme. » Tu joues et tu aimes ça. Il ne te faut pas longtemps pour réagir face à cette situation. Coupée du monde, tu es libre de faire ce que tu désires. De le détruire, comme tu détruirais les autres. Alors tu le repousses avec force. Cette force cachée au plus profond de toi. Cette force qui n’appartient pas à la rouquine à qui tu empruntes le corps. L’ange prend le pas sur l’humaine. La poupée devient violence. Tu lui donnes sa réponse, celle qu’il attendait tout en sachant pertinemment ce qu’elle serait. Il décolle et va se fracasser sur le mur d’en face. A côté, la musique, toujours la musique. Musique qui cache le choc sourd d’un corps percutant un mur avec force. Tu te redresses et tes iris brulent lorsqu’ils croisent les siens. Car ce n’est plus une humaine qui se tient face à lui. Tu ne prétends plus. Le visage de la mort vient rencontrer celui des enfers. « Tu veux toujours savoir mon âge ? » Sourire moqueur qui se dessine sur ton visage de poupée alors que tu te crois en position de supériorité.

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legends never die : Bourreau des Enfers, Grand Persécuteur et Tourmenteur du Royaume de Dis. Démon des Hautes Sphères. Commandant de l'Infini. Il est l'Ange Exterminateur, celui qui de sa Chute fit un chef-d’œuvre.
the mighty bush : (Corruption) Il a l’aura sanieuse, Azazel. Sa seule présence en ivresse et névrose. Il flétrit les âmes par défi plus que par envie. Les tirer hors des sentiers bienheureux de l’existence, en obscène fringale nécessaire à sa survivance. (Dégradation psychologique) Et de corruption naît le purin de l’esprit. Il pousse ses cibles contre les dents des malaises et de la dépression. Et ça l’amuse, désespérément. La déchéance en inlassable hypnose.
Allegeance : Loyal envers lui-même. Lucifer ; entité l’ayant muselé durant des éons, n’a dès à présent plus que les miettes de son dévouement. C’est la déception, qui submerge les orbes de l’odieux féal. La déception d’un maître qui n’a plus la force de retenir les élans de son fauve ; goinfré d’âmes et de fureur. Et à ce déluge, langoureusement se love Malphas. Malphas, son ancre. Sa sublime progéniture, son bras droit, son trésor. Azazel se pressent Père d’un nouvel ordre ; ses victimes en précieux rejetons, en soldats de plomb.
these streets : Animé d’une méchanceté toute naturelle, ses pupilles contemplent le chaos se répandre. Et sa flamboyante démence sème, lentement mais surement, les prémices de ce qu’il présage et n’envisage comme rien de mieux qu’une trépidante Apocalypse. Son ignorance demeure toutefois, en ce qui concerne les Dieux. Alors, les questions derrière le front s'entassent. Et les réponses, elles, ne viennent jamais.

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Mer 26 Juil - 9:43 ()

Shapes still melt into the smoke, looking down at scattered bones. I used to keep a slender hope. 'Til they spread above the stone. I pulled the trigger by mistake. Floundering at the aftermath. Slowly recognise the scale. We will be ephemeral.  — Apparat

— C’est très malpoli de demander l’âge d’une femme.
Et il comprend qu'il ne s'en sortira pas en un seul morceau.
Sa risette s'élargit, découvre les crocs et les gencives. Rangées de dents prêtes à mordre ce qui se glissera à proximité. Et il ne lui faut pas plus d'une expiration supplémentaire pour valdinguer purement et simplement dans le mur derrière. La poupée devient prédateur et il sent sa viande claquer sur la paroi, et ses os se fendre. Ça l’électrise, absolument. Ça le fait jubiler, d'une façon qu'il n'aurait jamais cru possible. Pas ce soir, et pas comme ça. Pas maintenant et pas avec elle. Elle qui présupposait patin brisé, elle dont il ignore encore tout si ce n'est cette nature en écho à la sienne. Cette nature en magnétisme à ses pulsions de bête ; et le laisse haletant, tandis que ses guibolles se plient et que son cul heurte le sol.
Et elle demande, la poupée rousse. Ouais, elle demande :
— Tu veux toujours savoir mon âge ? Avec un sourire qui lui fend la tronche et le pétillement au profond des yeux. Cet éclat qu'il reconnaît, évidemment. Qu'il ne peut plus ignorer tant l'attraction lui soulève le cœur.
Évidemment, lâche-t-il sur fond de ricanement en s'essuyant la bouche d'un revers de paluche.
Évidemment, qu'il veut savoir. Car autrement, comment s'assurer de l'être qui se dresse et jauge. De l'être qui guigne la domination de sa carcasse, mussée sous une tentative démentielle et brutale.
Il se redresse, Azazel. Tranquillement. Remue une épaule ankylosée et se gratte la barbe, en ne cessant de la mater. Sa mimique de charognard lui bousillant la gueule à perpétuité et ses prunelles, qui vont et viennent d'un bout à l'autre de sa silhouette. Comme pour tenter d'y voir clair, comme pour tenter d'arracher la chair qui la recouvre, en extirper l'entité qui se planque au-dessous.
Elle a le goût du sang dans la bouche, de cela, il est sûr. Ses élans de violence en résonance à sienne.
Un battement de cils et il fond sur elle. Disparaît à l'atmosphère pour reparaître à sa poitrine. Son buste mâle, il lui écrase quand ses phalanges enlacent sa gorge gracile qu'il serre, et serre. Il la prend, l'attire à lui si c'est encore possible, là, dans ce mince espace qui les sépare. Et il la repousse, la claque contre le plâtre qui s'effrite et la récupère. L'envie de lui arracher la trachée comme une espèce de rêverie aux desseins sinistres – pour lui, pour elle, pour ce jeu amorcé qui ne doit pas trouver de fin et qui soudain le bouleverse. Réminiscence d'un passé et d'un second, et d'une multitude, à l'éternité renouvelée. Il souffle, Azazel. Il souffle l'excédant d'oxygène qui lui défonce les poumons. Et la hume aussitôt, et chuchote, à sa tempe qu'il frôle de sa bouche affamée, ardente, la lippe pulsant de ce vin carminé qui compose et agite ce corps étranger qu'il anime de son affreuse présence :
Est-ce que c'est toi ?
La question en suspens contre son épiderme qu'il lèche soudain. Incapable de se satisfaire de cette proximité, incapable de la relâcher, pour qu'elle parle, pour qu'elle puisse sortir cette voix qu'il présage venir érafler sous peu sa conscience.
Est-ce que c'est vraiment toi, récidive-t-il, irrépressiblement.
Excité à l'horreur, à l'excès. Implorant aussi, à demi-mot, honteusement, cette réponse qu'il espère au plus profond de lui positive. Cette réponse dont il a besoin et cette recherche qui l'obsède. Azrael, Azrael qu'il appelle dans le chaos des existences. Azrael, créature à laquelle l'ogre voue une destruction perpétuelle et sans limite. Azrael, qu'il voudrait, qu'il fera, descendre avec lui.



Dernière édition par Christopher Lion le Mar 1 Aoû - 18:15, édité 1 fois
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Anges
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julius caesar : (c) blake
legends never die : Archange de la mort, tu gères le destin de ces âmes perdues, de ces humains présents sur terre, de leur naissance à leur mort
the mighty bush : Précognition Elle voit des futurs, des dizaines de futurs pour chaque personne mais toujours la même chose, sa mort. Des futurs en mouvement en fonction des actions des démons et des autres anges, des futurs plus ou moins heureux, plus ou moins long avant qu'elle n'arrive. Mais au final, il y en aura toujours un élément qui se réalisera, celui où elle prendra la vie de la personne.
Contrôle du sang La voilà à l'action. Le flux sanguin diminue, d'ici quelques instants, il n'y aura plus assez de débit pour que le coeur continue de battre. Alors il s'endormira à tout jamais, la mort l'aura frappé. Une mort douce, sans souffrance, car la souffrance, ce n'est jamais elle qui l'amène.
Allegeance : On ne pourrait faire guère plus loyal qu'Azrael. Elle a dévoué sa vie à Dieu et elle le fait toujours sous le commandement de Gabriel. Elle fera tout pour le bien de son camp, ce camp qu'elle n'a jamais hésité à tromper. Alors elle suit les ordres même si elle garde sa propre opinion sur les événements. Mais pour l'instant, les méthodes de son leader lui conviennent.
these streets : Azrael ne sait rien sur le grand départ. Pourtant, c'est elle qui a pris une partie de ces vies. C'est pourquoi elle reste persuadée que tout cela ne vient pas de leur coté. C'est forcément les démons qui sont à la tête de cette conspiration. Toutes ces âmes n'auraient pas dû être retirées aussi tôt.
En revanche, elle sait que les anges et les démons sont de retour

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Mer 26 Juil - 21:48 ()
L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus
sous titre qui déchire
Ton regard se fige, un sourire étire ton visage et tu fonces. Alors qu’il s’écrase dans le mur en face, tu souris. Tu lui demandes s’il veut toujours savoir ton âge, tu souris. Parce que le jeu commence. Et tu aimes ça. Oh oui, tu aimes aller à leur chasse. Et aujourd’hui, face à lui, cela semblait très bien partie. Il se redresse face à toi. Ca va pouvoir réellement commencer. Et à ce jeu-là, on te craint. Parce que tu ne fais preuve d’aucune pitié. Parce que tu n’as pas peur de te salir les mains quand certains de tes frères le feraient bien plus. Et aujourd’hui, malgré tout, tu as bien l’impression que tu es tombée sur un gros poisson. Sur un de ceux qu’on ne fait pas tomber facilement. Tu aimerais que ce soit lui. Mais tu l’aurais déjà reconnu. Et jamais il n’était présent sur les lieux alors que tu t’y rendais. Il t’échappait, sans cesse. Tu l’aurais déjà croisé au moins un fois, lui avec sa barbe. Celle qu’il se gratte en même temps que son regard glisse sur ton corps d’humaine. Il cherche. « Évidemment » Tu entends le ricanement qui perce dans sa voix. Cela risque d’être épique. Tu sens la noirceur qui l’habite. Une de celle qui t’attire tel un aimant. Une de celle que tu veux détruire. Une noirceur que tu aurais dû reconnaitre entre mille. Parce qu’il est ton parfait contraire. Cet adversaire que tu tentes de détruire depuis des milliers d’année sans jamais y parvenir. Mais tu ne lui réponds pas. Tu restes silencieuse à le jauger. Parce qu’il sait très bien ton âge. Un age plus vieux que le plus vieux des anges. Tu appartiens aux premiers nés, aux archanges et il le sait.

Il fonce, avant que tu ne répondes, avant que tu n’esquisses le moindre mouvement. Tu sens sa main qui se resserre sur ta gorge d’humaine. L’air viendra à manquer, bientôt. Comme bien des fois dans ce jeu. Tu sens son souffle sur ton visage alors que l’espace se réduit encore un peu. Et puis ton corps s’éclate contre le mur dans un bruit sourd. La douleur irradie quelques instants alors qu’il te rattrape avant que tu ne t’effondres. La suite va bientôt venir mais tu ne la crains pas. Parce que cette scène, tu l’as déjà vécue des centaines de fois. Les souvenirs remontent alors que l’air vient à manquer. Lui face à toi suffocant. Lui et son sourire mauvais. Lui, toujours lui. Tu le sais, tu le sens, ça ne peut être que lui. Et alors qu’il se rapproche, tu sais qu’il sait également. « Est-ce que c'est toi ? » Une grimace de dégout s’étire sur ton visage alors que tu sens le contact de sa langue sur ta peau. Tu sens son aura malfaisante. Une aura que peu de démons possèdent. Même Belzebuth, ton rival de toujours n’avait pas une aura aussi sombre, aussi noire.

« Est-ce que c'est vraiment toi ? » Toi aussi tu aimerais être sûre, encore plus sûre que tu ne l’es déjà. Après des années à se chercher viens-tu de le retrouver. Ton grand adversaire. Azazel, le bourreau des enfers. Ton parfait opposé alors que rien ne vous lie plus que vos combats, votre destruction perpétuelle. La violence de vos affrontements ont détruits villes et villages alors que les anges de l’invisible devaient réparer les dégats derrière vous. Est-ce réellement lui ? Qui d’autre ? Qui d’autre que lui pour attiser à ce point ta violence juste par sa présence ? Qui d’autre que lui pour te reconnaitre dans le corps d’une douce gamine ? Qui d’autre que lui pour te choisir comme proie au milieu d’une foule par le plus grand des hasards. Les deux aimants étaient de nouveau face à face. Il voudrait savoir et tu vas la lui donner sa réponse tant attendue. Alors, il se rappellera à quel point il ne fallait pas jouer avec toi. Tu viens de prendre le contrôle de son sang, ce sang qui coule encore plus vite dans cet organisme d’humain. Un cadeau pour toi qui maitrise ce pouvoir. « Je te laisse un indice. » Tu lâches une puissante vague de ton pouvoir et il redécouvre ta puissance après quatre ans sans y avoir gouté. Le sang bouillonne, accélère, s’arrête, coule à l’extérieur et ton regard se teinte de noir. Il te lache, tu respires enfin. Tu portes la main à cette gorge serrée bien trop fort pendant bien trop longtemps. Tu te rapproches un peu plus prêt de celui qui souffre. Ton doigt glisse dans son sang d’humain et tu l’observes, ce sang si rouge, tu y gouttes à ce sang de ton ennemi. Et puis tu arrêtes, brusquement, aussi brutalement que cela a commencer. Et tu observes les dégâts. Il ne va pas en rester là, non, surtout pas lui. « Ravie de te retrouver moi aussi. » Enfin.

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Dernière édition par Jeanne A. Debussy le Dim 27 Aoû - 16:23, édité 1 fois
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the mighty bush : (Corruption) Il a l’aura sanieuse, Azazel. Sa seule présence en ivresse et névrose. Il flétrit les âmes par défi plus que par envie. Les tirer hors des sentiers bienheureux de l’existence, en obscène fringale nécessaire à sa survivance. (Dégradation psychologique) Et de corruption naît le purin de l’esprit. Il pousse ses cibles contre les dents des malaises et de la dépression. Et ça l’amuse, désespérément. La déchéance en inlassable hypnose.
Allegeance : Loyal envers lui-même. Lucifer ; entité l’ayant muselé durant des éons, n’a dès à présent plus que les miettes de son dévouement. C’est la déception, qui submerge les orbes de l’odieux féal. La déception d’un maître qui n’a plus la force de retenir les élans de son fauve ; goinfré d’âmes et de fureur. Et à ce déluge, langoureusement se love Malphas. Malphas, son ancre. Sa sublime progéniture, son bras droit, son trésor. Azazel se pressent Père d’un nouvel ordre ; ses victimes en précieux rejetons, en soldats de plomb.
these streets : Animé d’une méchanceté toute naturelle, ses pupilles contemplent le chaos se répandre. Et sa flamboyante démence sème, lentement mais surement, les prémices de ce qu’il présage et n’envisage comme rien de mieux qu’une trépidante Apocalypse. Son ignorance demeure toutefois, en ce qui concerne les Dieux. Alors, les questions derrière le front s'entassent. Et les réponses, elles, ne viennent jamais.

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Mar 1 Aoû - 18:09 ()

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Y a cette sensation étrange, qui lui défonce le cortex tandis qu'il croit serrer et serrer cette gorge trop blanche. Cette gorge si fragile qui sous ses phalanges pourrait exploser. Tas de bidoche écarlate répandue au mur et au sol.
Mais rien ne se passe. Parce qu'il ne veut pas, parce qu'il cherche cette réponse qui ne vient pas. Et il y a la sensation, donc. La nouvelle. Celle qui lui fait battre les paupières et entrouvrir la bouche sur ce rien qui les entoure. L'atmosphère en tombeau, en gouffre auquel son esprit se donne, s'abandonne. Il halète, doucement. Et les pupilles dilatées se font coupoles et l'attention se défait. D'elle. D'eux. De l'instant. Le cerveau peine à trouver un point d'accroche. La vue se brouille.
C'est le sang, devine-t-il. Cette saloperie de sang qui compose et détraque son système – pas le sien, rectifie-t-il. Non pas le sien. Celui de Christopher : le pantin de chair. Christopher qu'Azazel saccage selon ses humeurs, selon ses délires.
— Je te laisse un indice, lâche-t-elle dans le trouble du moment.
La voix de la rouquine est décomposée par les tympans qui s’obstruent. Et son visage s'efface quand ses orbes à lui se voilent.
C'est con, présume-t-il, de crever comme ça.
C'est con, tellement con, de crever dans un sac de viandes qui pisse son rouge par quelques trous, quelques béances, quelques failles. La faiblesse de l'humaine nature retrouvée avec une claque en travers de gueule.
Il sourit, Azazel. Putain qu'il sourit, de cette risette insane qui lui lacère la face.
Il est extatique, sur son fil de rasoir. Entre trépas et démence bien réelle. Entre elle et les autres et le monde alentour qui patiemment se gomme au travers cette minute qui s'allonge.
Son étreinte se relâche, sans qu'il n'y consente vraiment. Les phalanges se ramollissent. La force s'évade hors de lui et il y a ce carmin qui lui recouvre les rétines, qu'il frotte d'une patte quand ses yeux chialent un peu. Des larmes rubescentes et la flaveur ferreuse sur la langue. Les gencives, devine-t-il. Les gencives et les naseaux, maintenant.
Et il s'écarte, légèrement. Pour essuyer d'un revers de battoir ce sang répandu qu'elle récupère, elle aussi ; pendant qu'il chavire à droite. La cervelle en vertige, la perte d'équilibre.
Il la regarde, par-delà son brouillard rose. Il la voit laper son hémoglobine et il sait pour de vrai, pour de bon, l'avoir enfin rejointe.
La famille... et sa cruauté sans pareil, songe-t-il, en expirant un glapissement qui se mue en gloussement immonde. Glaireux de ses fluides qui se sont accumulés et mélangés dans le fond de son gosier.  
— Ravie de te retrouver moi aussi, dit-elle.
—  Tu m'as manqué, répond-il, les badigoinces tordues par l'appétit de violence qu'elle attise, toujours, éternellement, en lui. Par l’écho provoqué à ses entrailles et son essence, qu'il croit redécouvrir à son contact.
—  J't'ai cherchée, tu sais, j't'ai cherchée, répète l'enfant dément, en se reculant, un peu. Pour caler son épine dorsale à la paroi derrière, pour lui faire face, dans ce couloir trop étroit qui retient leurs auras suffocantes et suffoquées.
Et il tire sur sa chemise. La sort de son futal pour en torcher sa trogne encrassée de pourpre sanieux.  Le blanc se tache aussitôt de traînées cramoisies. Il cure, expose son bide encré de symboles et de souvenirs de la réalité qui le borde ; qu'il s'efforce à ne pas absolument honnir, oublier, détruire. Cet abdomen lézardé pareillement de cicatrices anciennes et récentes, accidentelles ou désirées dans cet élan de massacre envers et contre tout, envers et contre lui-même.
Remuant le nase, Azazel relâche le tissu. S'astique les paluches à ses cuisses et puis la reluque, des pieds au sommet de son crâne. Et il éclate de rire, encore. Un éclat de rire plein de ravissement, un éclat de rire boursouflé d'aliénation.
—  Merde alors, un si p'tit corps pour te contenir toi ? Comment tu fais, Azra', dis, comment tu fais pour pas chercher à t'venger un peu, questionne-t-il en ne cessant de la mirer. Détaillant plus attentivement ses ridules, ses contours. Sans parvenir tout à fait à croire à cette rencontre, ces retrouvailles.
—  Azrael... souffle-t-il.
Le regard s'évadant en direction du plafond. Le prénom qui roule sur sa langue, dont il goûte et savoure les notes. La mélodie qui rappelle la sienne, et la sauvagerie. La sauvagerie mussée sous l'un et l'autre.
—  J'pourrais décider d'un holocauste, là, maintenant. Avec tous ces connards de l'autre côté de la porte, déclare-t-il subitement. Jetant un coup de menton en direction des dites-portes et de la musique frénétique qui s'échappe des minces interstices.
La mise au défi d'un carnage à venir, d'une extermination présagée quand il ne fait pourtant que la contempler, elle, et seulement elle ; émerveillé.
J'pourrais l'faire juste pour toi ouais. Juste pour toi.
Comme une offrande morbide, un énième cadeau en esquisse de charnier, afin de nourrir sa fureur à elle quand se déploie sa fureur à lui.

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the mighty bush : Précognition Elle voit des futurs, des dizaines de futurs pour chaque personne mais toujours la même chose, sa mort. Des futurs en mouvement en fonction des actions des démons et des autres anges, des futurs plus ou moins heureux, plus ou moins long avant qu'elle n'arrive. Mais au final, il y en aura toujours un élément qui se réalisera, celui où elle prendra la vie de la personne.
Contrôle du sang La voilà à l'action. Le flux sanguin diminue, d'ici quelques instants, il n'y aura plus assez de débit pour que le coeur continue de battre. Alors il s'endormira à tout jamais, la mort l'aura frappé. Une mort douce, sans souffrance, car la souffrance, ce n'est jamais elle qui l'amène.
Allegeance : On ne pourrait faire guère plus loyal qu'Azrael. Elle a dévoué sa vie à Dieu et elle le fait toujours sous le commandement de Gabriel. Elle fera tout pour le bien de son camp, ce camp qu'elle n'a jamais hésité à tromper. Alors elle suit les ordres même si elle garde sa propre opinion sur les événements. Mais pour l'instant, les méthodes de son leader lui conviennent.
these streets : Azrael ne sait rien sur le grand départ. Pourtant, c'est elle qui a pris une partie de ces vies. C'est pourquoi elle reste persuadée que tout cela ne vient pas de leur coté. C'est forcément les démons qui sont à la tête de cette conspiration. Toutes ces âmes n'auraient pas dû être retirées aussi tôt.
En revanche, elle sait que les anges et les démons sont de retour

Sujet: Re: L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher Dim 27 Aoû - 16:22 ()
L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus
sous titre qui déchire
La mort déferle sur l’adversaire alors que tu uses de ton pouvoir. Et tu souris. Tu souris alors que le démon te relache, poupée de chiffon qui retombe sur ses pieds alors qu’il est devenu la proie. Ton sourire laisse entrevoir tes dents blanches alors que c’est son tour d’être le pantin. Les corps humains étaient si faibles, il était tellement facile de mettre un démon à terre ainsi. Le sang bouillonne, il s’arrête et accélère, il coule. Il coule ce sang, comme tu le décides, comme tu le veus. Ce n’est que lorsqu’il s’écoule à l’extérieur de son corps que tu arrêtes. Il doit avoir compris depuis le temps. Mais il sourit toujours, autant que tu peux sourire. Parce que vous venez de vous retrouver et dieu seul savait que ton ennemi millénaire et vos jeux t’avaient manqués. Celui qui ne pourrait jamais te détruire tout autant que tu essayais en vain de le réduire au néant. Il n’est plus rien aujourd’hui Azazel dans ce corps d’humain. Aujourd’hui, il n’est plus rien parce que tu as l’avantage. Un avantage sur son corps physique. Un avantage que tu n’avais jamais eu auparavant. Tu le laisses reprendre son souffle. Non, tu ne vas pas le détruire, pas tout de suite. Il faut que tu profites un peu avant. Tu viens de le retrouver ce serait dommage d’en terminer aussi rapidement. « Tu m'as manqué, » Oh oui tu le savais. Tu le savais parce qu’il t’avait tout autant manqué. Ton adversaire, le bourreau des enfers, l’adversaire à ta taille n’était plus. Alors le monde et la guerre avait une saveur différente. Pourtant, tu l’avais senti souvent. Tu avais vu ses crimes, des crimes que tu pensais parfois t’être en partie destinés. Mais jamais, jamais tu ne l’avais croisé. Pas avant ce soir-là. « J't'ai cherchée, tu sais, j't'ai cherchée, » Ca aussi tu le savais. Tu le savais parce que toi aussi tu l’avais cherché. Pour retrouver vos combats, ces combats au cours des quels tu pouvais laisser aller sa colère et sa violence. Une violence dirigée contre lui et l’ensemble des démons. Mais avec lui, c’était encore mieux. « Je sais. » Tu ne dis rien de plus. Ton regard se porte sur celui qui te fait face. Tu le détailles. Tu graves chaque détail de ce corps dans ton esprit. Non. Vraiment, tu ne l’avais jamais vu auparavant dans Paris. Pourtant, il avait un corps à la hauteur de ce qu’il était. Couvert de cicatrices, détruit. Tu se demandes si c’était d’avant ou s’il s’était infligé ça lui-même, à sa carcasse humaine.

Et il éclate de rire. « Merde alors, un si p'tit corps pour te contenir toi ? Comment tu fais, Azra', dis, comment tu fais pour pas chercher à t'venger un peu, » Tu sens son regard qui glisse sur toi, sur le corps d’enfant dans lequel tu es coincée. Il a raison. Il est trop petit pour toi, il ne te représente pas. Tu l’avais détesté au début. Détesté n’être qu’une gamine, d’avoir un visage aussi naïve, d’être dans une personne aussi douce, une de celle qui était déjà un ange pour les autres. Jouer les anges gardiens, ça n’avait jamais été ton truc et ça ne le serait jamais. Et puis tu t’y étais faite. « Ce n’est qu’une enveloppe. » Ouais, c’était qu’une putain d’enveloppe. Ca changeait presque rien depuis que ce corps était majeur. « Mieux vaut ça qu’un mioche. » Il y en a, dans des corps d’enfants, de bébés, eux étaient vraiment prisonniers. Au final, tu ne l’étais pas tant que ça. Tes prunelles accrochent celles d’Azazel pendant quelques secondes, comme avant. Elles retrouvent la folie brillant dans le regard du démon, comme avant. « Azrael... » Un murmure qui s’échappe de ses lèvres à lui. « J'pourrais décider d'un holocauste, là, maintenant. Avec tous ces connards de l'autre côté de la porte, » Le sang de la poupée se glace quelques instants. Il te défie. Et au final, tu aimes ça, les mises au défi de cet adversaire. Une mise au défi, la déclaration de guerre dans ce calme. Un calme avant que le vent de la tempête ne se lève. Parfois, tu aimerais le voir à l’œuvre. T’aimerais l’observer. Tu voudrais le voir user de cette violence dont tu ne fais pas preuve envers les humains. Juste une toute petite seconde, juste une toute petite. Pour goûter ce que tu ne peux avoir alors que tu restes une archange. Pourtant, la violence coule aussi en toi, après des années à voir les morts, les carnages, après des années à prendre des vies. Mais tu te ravises toujours. Parce que tu te souviens de ce que tu es. Une gardienne de leur destin face à des personnes comme lui. Tu ne peux te laisser tenter ou tu sombreras, comme bien d’autres avant toi. « J'pourrais l'faire juste pour toi ouais. Juste pour toi. » Le pire c’est qu’il en était capable. Rien n’arrêtait le bourreau des enfers. Celui qui lui laissait des corps derrière lui partout où il passait. Et il pouvait le faire, pour toi. Il l’avait déjà fait. Il avait déjà tenté. « J’te laisserai pas faire, tu le sais ça ? » Oh oui, il le sait. Tu le détruirais avant, tu l’arrêterais avant, t’avais toujours trouvé un moyen. Tu l’empêcherais de toucher le moindre de ces humains. Parce que ce n’était pas leur destin, tu le savais, tu l’avais vu. « J’pourrais te détruire, ici, dans ce couloir et laisser ta carcasse là, dégueulante de ton sang humain. » Mais tu ne le ferais pas. Pourtant, ton regard est sûr, tu ne doutes pas un seul instant que tu pourrais le faire, comme tu ne doutes pas qu’il pourrait mettre ses plans à exécution. Mais peut-être te manquerait-il la volonté d’aller jusqu’au bout. Parce qu’alors, comme pendant ces trois dernières années, les combats n’auraient plus la saveur qu’ils avaient avec Azazel.

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L'amitié ça s'entretient, l'inimitié encore plus | Christopher
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