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 unmasked (lukas)
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Sujet: unmasked (lukas) Ven 9 Juin 2017 - 20:23 ()
Why do we fall
piou piou piou


Le coup avait été violent et la douleur, lancinante. Fulgurante. Wren n’avait pas compris sur l’instant ce qui lui arrivait, ni ce qui allait advenir de lui d’ailleurs. Et il n’avait pas tenté de se défendre en voyant l’Ombre s’abattre sur lui. Non. Il s’était simplement contenté d’observer les cieux durant les longues secondes qui avaient précédé sa chute, admiratif de tout ce qu’il avait entrepris et amer de ce qu’il n’avait pu réaliser. Il le savait bien: c’était sans doute sa dernière occasion de présenter ses excuses à ce paradis qu’il avait toujours maudit.
Il avait été traîné tel un vulgaire paria dans un sac en toile de jute qu’on avait sûrement dérobé à un restaurant à quelques rues de là. A demi-conscient, Wren avait senti chacun de ses muscles se contracter, sa chair être martyrisée et quelques-uns de ses os les plus frêles s’étaient peut-être brisé sur le chemin. Trop étourdi pour bouger la moindre parcelle de son pauvre corps, il s’était laissé emporter jusqu’aux limites de son territoire, là où aucun des siens ne se risquerait à venir le chercher. Et ce fut le choc, à nouveau. Peut-être involontaire cette fois-ci, mais suffisant pour faire taire cette petite voix dans sa tête qui lui intimait de ne pas rester indifférent.

A son réveil, la liberté lui avait semblé trop douce pour ne pas être illusoire. Il avait observé tout autour de lui et se comprit enclavé dans un cercle dont seuls quelques experts ont le secret. Le marquage au sol était parfait, net et sans bavure, un travail de pro qu’il aurait pu juger splendide s’il n’en avait pas été la victime. Orias remua la tête en réalisant qu’il venait de se faire avoir comme un putain de débutant. Même le plus débile des moutons ne se seraient pas laissé emprisonner aussi facilement. Son expression ne changea pas. Il ne se laissa pas submerger par la colère ou la déception. Mais à l’intérieur, la petite voix commençait à bouillir de rage et l’insultait de tous les noms possibles.

Piégé.
Blessé.
Humilié.
Déshonoré.

Débutant.
Faible.
Proie facile.
T’aurais du le voir venir.

L’Indifférence avait pris un sacré coup dans son ego et, lentement, une vague de haine enivrait davantage son âme. Ça avait effectivement été à ses yeux une humiliation des plus terribles mais il se rendait à l’évidence : ça aurait été bien pire s’il avait eu son sac Hello Kitty sur le dos à ce moment là.

Autour de lui, tout était froid. Le marbre gris jonchant le sol reflétait tout l’esprit lugubre du lieu sacré. Seuls les quelques vitraux apportaient une subtile pointe de vie à l’endroit. Un frisson beaucoup trop désagréable à son goût parcourut son échine et lui rappela amèrement le souffle glacé de la Faucheuse. L’église lui inspirait des prières intimes que l’Indifférence aurait trop honte de partager avec quelque gardien de Dieu que ce soit. Il fit le four de lui-même, convaincu que repérer la sortie lui serait d’une quelconque aide. Oh Wren avait pour plus beau talent de se mentir à lui-même comme personne, même dans les situations désespérées. Mais cette fois-ci, il était fait comme un misérable rat. Il souffla. « Y’a quelqu’un? » Ses yeux balayaient le coeur de l’église en attente d’un potentiel souffle de vie, preuve qu’il n’était pas seul, livré à son sort comme un bestiau qu’on égorge. Seul l’écho lui répondait, impitoyable et misérable à la fois, lassé de toutes ces voix impétueuses qu’il avait du amplifier et répéter au fil du temps. Et ce n’est que lorsque l’onde s’amoindrit qu’Orias réalisa à quel point il allait regretter d’être encore en vie.


@Lukas Vanek

Spoiler:
 

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Sujet: Re: unmasked (lukas) Lun 12 Juin 2017 - 19:37 ()
Unmasked
lukas vanek & @s. wren chantome


Le sens de la mise en scène, Lukas ne pensait pas l’avoir, pourtant l’instant présent semblait hurler le contraire. Cette église abandonnée où tant d’innocents humains avaient disparu. La poussière en apesanteur se reflète dans les raies de lumières qui filtrent des vitraux. Leur tâches colorés forment une mosaïque sur le sol, tout cela semble funeste dans ce décors abandonné. Il n’aurait pas pu choisir meilleur endroit pour son méfait. C’est une belle profanation que d’amener un démon dans une église pour l’y interroger. Un certain sens de l’ironie aussi. Le bruit des lourdes portes qui se referme derrière lui est sinistre, puis il se dirige droit vers le centre de l’église. Il jette le sac de toile de jute à terre et observe les lieux.

C’est au milieu de la crypte, juste derrière l’hôtel qu’il choisit d’installer le cercle soigneusement. Comme on le lui a appris, il trace de symbole de Salomon au sol, un pentacle plutôt large pour être à l’aise. Soudain le tchèque se souvient de ce défi qu’il a lu dans l’émission dare or die. Il a les yeux scotchés à la plateforme depuis deux mois, hypnotisé par la violence qui se déchaine, même si il n’a jamais trop ressenti le besoin d’y participer. Aucun défi d’envergure, Lukas doit être dans les tréfonds du classement. Mais ça ne coute rien de joindre l’utile à l’agréable, alors il prend son téléphone et il filme le signe blasphématoire sur le sol de l’église, son identité bien caché derrière son écran.

En bon templier qu’il est, il ne tarde pas à se recentrer sur sa mission. Faute d’exorciser un démon, il va chercher à en tirer quelques informations. Il hésite un instant à découvrir son visage jusqu’ici dissimulé sous l’obscurité d’une capuche et mangé par sa barbe. Il fout le démon sans ménagement à l’intérieur du cercle, le choc réveille Wren. Wren. Ce n’est qu’un nom humain. Une usurpation d’identité, un meurtre déguisé. Ce qu’il veut c’est son nom de démon, sa sphère, éventuellement le nom de son supérieur. A moins qu’il ne soit le supérieur. Ce genre d’infos. Pourtant il ne faut qu’un coup d’œil au visage tuméfié de l’asiatique pour que Lukas se rappelle qu’il n’appréciait déjà pas l’humain avant le Grand Départ.

Le templier fait craquer ses phalanges, il s’éloigne un instant, hors du champ de vision de son prisonnier, pendant que le démon reprend connaissance. C’est un rageux, certes, mais il n’est pas spécialement friand de violence. Il est perpétuellement en colère depuis la disparition de sa soeur, mais il ne cherche pas la destruction. Ce qu’il voudrait, comme tout templier qui se respecte, c’est l’équilibre des forces. Et puis, chose impossible, le retour de sa sœur. Il n’a même pas l’illusion de sa présence, elle est définitivement partie. Wren – quel que soit son vrai nom – n’a pas de chance, il lui rappelle cette petite sœur disparue. Ca ne risque pas de rendre l’homme plus aimable, bien au contraire. « Y’a quelqu’un? » Lukas rit, l’église se fait écho de son rire sans joie, puis il réponds d’un ton faussement enjoué. « Y a moi. Je peux t’aider, peut-être ? ». Le brun s’avance vers la crypte, dévoile sa présence sans feu d’artifice. « La vue est belle depuis ton spot, Wren ? Je t’ai mis au meilleur endroit, face aux fidèles disparus, c’est trop aimable de ma part. » . Il sort une lame en fer blanc de sa manche. Lukas a toutes sortes de choses planquées dans ses manches et dans ses fringues. Des lames, des dagues, un flingue, un peu de sel, un peu de poivre, un peu d’ail, pour être sûr que la recette soit aux goûts de tout un chacun.

Le fer blanc et pur effleure la peau tendre du démon au niveau de l'épaule, la lame laisse une perlée écarlate à son passage. « On peut abréger ta souffrance, tu sais. Il suffit juste de donner quelques réponses. » Il observe le sang carmin couler avec intérêt, comme pour constater qu'il a la même couleur que celui des humains. Puis il se demande sur quel échelle de douleur se situe le fer chez un démon. Il ne prends aucun plaisir à infliger de la douleur, mais il n'a aucun remords à l'imposer à un démon.
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Sujet: Re: unmasked (lukas) Mer 5 Juil 2017 - 0:15 ()
unmasked
such a violent evening


Le rictus avait été glaçant. Il se répercutait sur les murs de la chapelle et conservait un écho macabre qui n’avait rien de rassurant. La présence de l’homme se faisait pesante, la tension s’installe lentement. L’avait-il observé pendant son court coma? Combien de temps Wren était-il resté léthargique. Et comment avait-il pu se laisser surprendre comme un putain de débutant. Les questions se bousculaient dans sa tête et blessaient davantage son ego, trop imposant pour ne pas être fusillé par les remords. Wren se traitait un peu plus de con à chaque seconde qui défilait et pour la première fois, il se surprit à avoir peur pour sa vie. Et s’il tentait de deviner ce qu’il adviendrait de lui, les prédictions lui semblaient bien trop mauvaises pour être rassurantes. « Y a moi. Je peux t’aider, peut-être ? » Honnêtement, non. Wren savait que la moindre requête serait accueillie par un “Ferme ta gueule” ou mieux, un coup de pied en pleine tempe. C’est qu’ils sont forts les humains de cette génération. L’envie de lui demander de rompre sa geôle était tentante mais beaucoup trop risquée. « Ben je veux bien un jus de pomme bien frais si c’est pas trop te demander. Et un steak. » Avec une paille et sans glaçon, dans une choppe volée au Dernier Bar avant la Fin du Monde. Il avait tant aimé ce bar, l’humain malade, pour l’ambiance et son côté mystique, cette atmosphère toute particulière qui s’en dégageait rien qu’en prononçant son nom. Dernier bar avant la fin du monde. Et sur l’instant, il aurait bien voulu y faire un tour comme son hôte avait eu la chance de le faire avant que la maladie ne l’entrave.
Le templier s’avance, les traits de son visage formant sur sa peau une cible qu’Indifférence se ferait un plaisir d’exploiter une fois libéré. Il le suit du regard, silencieux. Lukas se transforme d’un coup en rapace, un foutu prédateur qui crevait d’envie de lui arracher chacun de ses organes. Ca se sentait au plus profond de son âme. « La vue est belle depuis ton spot, Wren ? Je t’ai mis au meilleur endroit, face aux fidèles disparus, c’est trop aimable de ma part. » Effectivement, trop aimable de sa part. Jamais un humain ne lui avait montré autant de considération. La réponse lui échappa d’entre les lèvres. « Splendide, ça ne vaut cependant pas la vue que j’ai depuis mon appart. T’as du la remarquer non? T’en penses quoi? » Il esquisse un sourire à la fois amusé et sadique. La suite serait sans doute trop insolente pour lui valoir d’être épargné. « En parlant de fidèles disparus, ta soeur se porte bien? » Il savait quelle réaction aurait son bourreau, mais quitte à se faire battre, autant le faire bien. « La dernière fois que je l’ai vue, elle semblait vraiment apprécier ma présence. Quelle femme incroyable, j’aurais tant voulu la voir en action au lit tu sais. » Quelle femme incroyable, oui. Wren avait réellement apprécié Irena autrefois mais Korsakoff avait lentement effacé les souvenirs qu’il avait d’elle. Il ne se souvenait ni de sa voix, ni de son visage; seules quelques bribes de mémoire lui revenaient et son nom, ancré dans son crâne, persistait.

La lame se dévoile et la symphonie de la violence s’entame. Lukas danserait une valse macabre autour d’un Orias impuissant, immobile, pris au piège. Le jeu était tout sauf équitable et le démon en crevait de jalousie. Le fer frôle sa peau et découpe délicatement sa chair, lui arrachant un grognement de douleur qu’il aurait préféré ne jamais connaître. Après tout, c’était la première fois qu’on s’attaquait aussi gratuitement à lui. Le sang perle à travers le tissu déchiré de sa chemise. Quel connard, c’était sa chemise préférée. « On peut abréger ta souffrance, tu sais. Il suffit juste de donner quelques réponses. » Si il voulait lui demander où lui racheter la même chemise, la réponse était Rue de Rivoli. Et qu’il y reste, ça ferait des vacances à un bon nombre d’infernaux. Wren se crispe et lâche un soupir presqu’inaudible. « 42. » Il hausse les épaules, bien décidé à jouer avec les nerfs du templier. « Ce que  tu cherches est 42. » Ou la réponse à la grande question sur la vie. Il devait sans doute se la poser en tant qu’humain ignorant. Orias toisa le brun d’un regard dédaigneux. « Moi j’ai une question, petit homme. Connais-tu au moins le nom de celui à qui tu t’attaques? » Peut-être Lukas savait-il à qui il s’en prenait réellement. Peut-être connaissait-il son rang et les dons dont il était affublé. Ou bien peut-être ne savait-il pas à quel point son sort était en train de se sceller. Et il infligerait bien des souffrances qu’Orias lui ferait chèrement payer plus tard. Quand le moment viendrait, pas de Malphas. Pas d’Azazel. Pas de Guerre. Pas de Phenix. Pas de fléaux infernaux pour soutenir sa cause et arracher une à une les dents du misérable humain. Non, seulement lui et le regard moqueur d’un Orias vengeur.
Oeil pour oeil, dent pour dent. Il en baverait tout autant.

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Sujet: Re: unmasked (lukas) Dim 6 Aoû 2017 - 20:30 ()
Unmasked
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Le vide sous ses pieds, un fil de funambule pour chemin et la rage pour compagne, les ongles qui s’enfoncent dans son épiderme jusqu’à perler d’écarlate et les poings qui perforent le placo, le vide dans sa cage thoracique et les battements d’un cœur rancunier qui manque d’éclater. Il n’y a que ça depuis des mois.

Il sait que les grincements qui peuplent l’église n’ont rien à voir avec le bois des bancs vétustes qui craque, c’est le bruit de son âme qui se fissure un peu plus à chaque poing qui s’abat. Des os qui craquent en concert, l’hémoglobine coule en abondance, ses mains se teintent d’écarlate et ses phalanges le lancent. Mais rien ne l’arrête, il a la rage plaquée sur son âme qu’il damnerait pour la faire revenir. Il tatonne au sol, la sueur coule sur son front et vient perler dans ses cils, ses doigts finissent par crocheter une lame. Il prend le poignard à l’envers et se coupe légèrement la paume de la main. La douleur qui le submerge n’a rien à voir avec ça. C’est sa conscience, infime élan, qui le tiraille et qui tente de raisonner l’homme sauvage qu’il est devenu. Elle sait qu’ils ont beau de se trouver dans son antre, il n’y a plus ni Dieu ni maitre, ici. Ni créatures démoniaques, ni templiers. Ce n’est que rage et vengeance. Ce ne sont que des âmes damnées, mais l’une a au moins le mérite d’affronter ses démons et de faire face à son ignominie au petit matin pense-t-il. Pourtant plus les coups pleuvent et fripe le visage démoniaque, plus il doute. Si il sort vivant de cette église, observera-t-il son exaction avec lucidité. Ses poings se suspendent dans les airs et il se redresse. Il a soudain peur de s’endormir ce soir pour se réveiller face à un Lucifer triomphant lui annonçant qu’il a vendu son âme dans cette église. Sa poigne s’affirme sur le manche du couteau et l’approche de la trachée de Wren. Il sait que le saigner ne tuerait en rien le démon, pourtant il crève d’envie de voir le corps s’éteindre sur le sol crasseux de cette maison sacrée. Il a à peine conscience de la folie qui s’est emparée de lui depuis qu’il avait pénétré le cercle de Salomon, ni même de son corps qui lui résiste. Le combat intérieur l’épuise et brise sa volonté, son front se baisse et il ferme les yeux. Mais un mouvement de la part de son otage ravive sa rancœur. Il lève la lame et l’abat sauvagement dans l’épaule du démon. Elle glisse miraculeusement entre deux articulations, puis se casse à l’intérieur du corps, dans un bruit qui résonne à leur oreille. Il lance le manche inutile loin d’eux sur le sol, tremble un instant, puis soudain la folie quitte son corps. Il reste saisi, incapable de comprendre comment il a pu être debout devant Wren pour finir par le surplomber à califourchon sur le sol. Le sang sur le visage du démon et celui qui éclabousse ses mains ne laissent aucun doute. Il se relève et époussette son jean rougit d’écarlate. Il s’éloigne un instant et se laisse le temps de récupérer son souffle. Puis il se tourne vers le démon enfermé dans son grand cercle. « Qu’importe qui tu es. Un de plus, un de moins, commandant, lieutenant, la note est toujours aussi salée. » Il est presque certain que l’expression n’a aucun sens dans ce contexte et ça lui est égal.

Il se rapproche et s’accroupit prêt du cercle. Assis en tailleur, juste à la limite du trait de marqueur rouge, il a un air pensif. Il estime que le temps ne presse pas, avec ce démon qui se morfond dans son cercle, le nez en sang. Il tente de remettre en ordre les évènements. Il est entré dans l’église avec Wren sur le dos. Quelques bombes de peinture plus tard, un démon pris au piège et quelques provocations. Un démon qui faisait part de son orgueil – un commandant sans doute juge-t-il, ou peut-être même un lieutenant pour se faire kidnapper si facilement, il doute d’avoir eu affaire à un démon des hautes sphères. Un chiffre sans queue ni tête, 42, mais il le note dans un coin de sa tête. Quelques ironies, rien de bien trépidant, il connait la technique, il utilise la même. Et puis, Irena, la belle Irena lui revient en tête. Un honneur à sauver, une fierté à rétablir. Les paroles avilissantes. Il s’est avancé dans le cercle, la folie l’a submergé et il a perdu le contrôle. Il se penche en avant et souffle d’un air poli, comme si il cherchait à se repentir. « Pardon, monsieur le commandant ; ou le lieutenant ? – vous devez pas être très fut fut pour être kidnapper grâce à un coup sur la tête et un vulgaire sac de jute, alors j’ai un doute sur votre hierarchie – je crois que vous m’avez faire perdre la tête. » Il farfouille dans ses affaires et sort un flacon de sa veste. « Laissez moi vous désaltérez ». Il allonge les bras et le torse à l’intérieur du cercle sans y pénétrer complètement, puis d’une pression sur la mâchoire, il force son otage à ouvrir la bouche tandis qu’il verse l’eau bénite dans sa gorge et lui penche la tête pour le faire déglutir.

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