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 Time is running out † Lucien
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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Time is running out † Lucien Jeu 15 Juin - 4:13 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Corps brûlant. Coeur absent. Ballet béant d’amants. Les bras se tendent, les jambes s’enferment dans cette détresse. Ivresse de volupté, de pêchés. Manège insensé d’une poupée qui ne veut plus songer, qui veut oublier. En cette nuit agitée, le carrousel reprend sa ritournelle. L’éclat de dentelle elle se fait cruelle, elle se fait vaurienne. Elle s’abandonne pour des plaisirs indélicats, des vices de fracas. Baise moi. Les mots sont violents, les bouches sont avides de vide. Démence partielle, désir cannibale, animal. Les errants s’offrent aux convalescents. La relaxation s’oublie dans les lamentations. La relaxation est en putréfaction. Et elle se perd cette misère, elle répète ce schéma infernal, létal. Efface moi dans tes bras encore une fois. Et elle se tient là l’éclat, le souffle béat, le palpitant ouvert, le corps à découvert. Danseuse qui impose sa cadence sur ce trône de chair, elle est en enfer. Mais elle persiste dans son calvaire. Besoin de ressentir, de souffrir, de s’anéantir. Elle s’étire la martyr dans  cette luxure d’usure, elle impose ses mouvements de tyrans contre cette carcasse haletante. Corps inconnu mais qu’elle apprécie, dans cette cohue. Mélodie venimeuse de cette drogue dangereuse. Elle soupire cette satire, contre la peau vibrante, tremblante. Les crocs sortis, elle étend sa folie pour taire sa tragédie. Morsure sur cette ordure. Pauvre enflure qui lui aussi aimait les délices sadiques, les saveurs lubriques. Il est le premier à l’avoir accosté, et elle ne s’est pas faite prier pour s’étaler dans ces draps délabrés. Frêle pute aux maux uppercuts. Elle se renferme dans cette chute. Chute infinie, chute démunie. Et l’amant maudit s’étale sur le lit et elle s’effondre sur lui. Fatigue accumulée dans son corps souillé, elle attend quelque peu la poupée que l’inconnu se laisse envelopper dans les bras de Morphée pour juste s’échapper. Loin de ce taudis, loin de cette captivité, loin de toutes ces attaches ingrates. Elle s’enfuit sous la lune ébahie, pour retourner à sa vie. Vie lasse, vie crasse. Vie d’une tache.

Et sous les lumières bipolaires, la poupée elle erre avec ses sentiments à l’envers. Les cheveux de travers, le visage marqué par cette colère. Colère de s’infliger plus de plaies qu’elle ne peut assumer. Tristesse de se résoudre à ses banalités, à cette détresse. Pauvre Pasithée qui se laisse dévorer par cette nature humaine, par ses facilités primaires. Elle ne ressent plus, puis elle ressent tout. Contradiction de sa condition. Elle n’est plus qu’une grenade prête à se faire dégainer pour tout lâcher. Tout ce poids accumulé, tous ses tourments insouciants et oppressants.  Pensées qu’elle ne dit pas, pensées qui pèsent, qui s’incrustent, qui l’alourdisse, qui l’immobilise, qui prenne la place des idées neuves et qui la pourrissent. Elle est paralysée la poupée par tous ses nouveautés, par toute cette futilité. Par cette putain de vulnérabilité mais elle continue d’avancer. De persister dans ce chemin délabré. Mais dans cette ruelle d’obscurité, dans cette intimité sans yeux pour la juger, elle sent que tout va exploser. Elle a les poings serrés, le coeur crevé, les yeux fermés. Et Hippolyte elle s’effrite. Elle s’agite dans cette folie hystérique. Ses mains viennent accueillir son chagrin sur son visage orphelin. Phalanges glacées qui se répercutent sur ses joues rosées. Elle tente de calmer cet orage insensé, de contrôler ses vagues névrosées. Puis ce sont ses mêmes doigts qui viennent s’exploser contre le mur en une violence démente. Simple appui, elle essaye encore Pasithée de ne pas sombrer. Mais tout vient s’emmêler, tout vient la consumer. Et elle frappe encore contre le béton, une fois, deux fois, trois fois… un nombre incalculable de fois. Et sa main est en éclat. Sang qui s’écoule entre ses doigts. Elle n’hésite plus la tordue à se perdre dans cette cohue. La souffrance l’alimente, la rend suffocante. Elle gémit dans ce silence pesant, se laissant bercer par la mélodie de ses impacts. Elle se laisse devenir folie cette ironie, elle se détruit dans cette utopie.

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☨ ange de la représentation mentale.
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Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Ven 16 Juin - 13:41 ()


TIME IS RUNNING OUT
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Chaque vie est différente. Une petite lumière s'allume en toi en un instant, et au fil de ta vie, elle devient de plus en plus éclatante, jusqu'au jour où elle s'éteindra. Je reste là, le regarde vide. Planté là, au beau milieu de cette pièce spacieuse mais qui me semblait tellement étroite parfois. Où suis-je ? Ou plutôt, qui suis-je vraiment ? Des réponses je n'en trouve pas, je n'en cherche pas vraiment. Certains sont fiers de leur passé, alors que nous tentons de vivre dans le présent, s'en fichant pas mal de quoi l'avenir sera fait. L'air impassible, livide, j'ai toujours cette auréole sur la tête mais plus rien ne brille. Le soleil ne brillera probablement plus sur nous, notre ville est dans le noir. Comment je me sens ? Inutile et perdant tout espoir, je dirais. Tout changea ce jour-là, tout bascula, je me sentais vraiment vivant malgré tout. Oh, mâle solitaire, ange qui reprend son souffle, me voilà un cas désespéré. Étions-nous coincés ici, sur cette Terre, pour l'éternité ? Pour le meilleur et pour le pire, nous souffrirons. Jusqu'à ce que la mort nous égare, jusqu'à ce que la paix nous sépare. Je ne m'attendais pas à cette vie-là, cette vie pourtant je voulais la vivre pleinement. Faiblesse. Je n'y arrivais pas. Quelque chose m'en empêchait. Mon esprit me jouait des tours, il y a longtemps que je ne me battais plus. J'avais beau me répéter qu'un jour on pouvait revoir l'espoir renaître, j'avais beau me répéter, réfuter, me désavouer. Rien. Je cherche cet espoir là, quelque part, je me perd dans le noir. Je ne sais qui être, dans cette piètre guerre que j'envoie paître. Oh non je ne suis pas le meilleur des fils. J'essaie de me raccrocher à cette petite lumière qui me suit. Je tente de tenir serré dans la paume de ma main ce qu'il me reste de cet éclat d'aspiration pour éviter qu'il n'éclate. Foi intacte, je commence à avoir froid. Je reste debout, regardant la crainte, la peur et l'angoisse dans les yeux. Du ciel, j'observe ce monde absurde.

Paris, cadre macabre, paradoxalement décorée d'âmes vagabondes et dansantes. Paix inébranlable, balivernes. Paris ignorante, que les murs se taisent. Impureté des rues, pavés corrompus témoins de nombreux tortures d'âmes sales. Mes pieds glissaient sur ce sol encore mouillé. Seul et lentement, je marchais. L'atmosphère ne m'était pas du tout familier, sensation étrange. Pourtant je restais. Tête presque baissée, j'arpentais ces malheureuses rues sombres de Paris. Tout à coup, un bruit fracassant retentit. Je m'empressais d'aller voir ce qui pouvait bien causer autant d'agitation. Je m'arrêtais net, mes pieds grinçant au toucher du sol, quand je découvrais la scène. L'air impuissant, j'avais du mal à comprendre ce qu'il se passait. Une jeune femme passait ses nerfs sur un mur. Paris était pleine de surprise décidément. J'accourais donc la voir. "Ça va ?" Question débile je sais. "T'es pas obligée de faire ça" repris-je. Le mur n'avait rien fait, enfin pas aux dernières nouvelles. J'avais l'impression d'avoir fait face à ce genre de chose toute ma vie. Le boulot au Quai des Orfèvres m'avait tant appris, mais cette fois-ci, la situation allait être différente, pensais-je. Allais-je regretter mon choix de me mêler de ses affaires ? Surement pas. Instinctivement je m'approchais d'elle, cette inconnu qui semblait être brisée.

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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Lun 19 Juin - 4:56 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Poupée aux yeux cernés, poupée aux effluves ensanglantées. Tu te détruis comme tu survis. Tu subis comme tu t’enfermes dans ta folie. Déesse de la relaxation ou déesse de l’implosion ? Ironie qui la salit, qui la fait taire dans son déni. Elle supplie de ses doigts salis, elle prie pour un instant de répit. Mais son trépas elle le trouve là. Les phalanges en éclat, le souffle en fracas, le coeur plus qu’un dégât. Douce Pasithée qui a vu trop d’années défiler, trop de temps s’écouler sans pouvoir le stopper. Elle est figée dans cette parenthèse, dans cet instant grotesque où elle se délaisse, elle s’empresse d’évacuer la tristesse et la détresse. En quelques coups de mauvais goût. Car la violence a ces saveurs de liberté, ce goût du danger. Impulsivité qui se déploie dans ses veines serrées, elle a le sang qui bouillonne, qui détonne dans sa carcasse lasse de toute cette crasse. Et elle lache toute ces effluves salées, toutes ces horreurs qu’elle ne peut plus garder. Trop d’émotions dans ce frêle corps en décomposition. Trop de sensations pour une simple explosion. La déesse elle se laisse posséder par l’humaine, elle se laisse aller à ressentir toutes ces nouveautés sans haleine. La colère, la haine, la peur, la rancoeur. Tous ces créations qui rendent ces pions plus fragiles, plus faciles. Plus futiles. Elle oublie Pasi sous l’adrénaline insipide, elle efface l’audace et les taches. Taches bleutées, hématomes en osmose sur son coeur morose. Elle n’a plus rien de sa splendeur cette laideur, elle est descendue de son piédestal pour découvrir un monde changeant, un univers resplendissant mais à la fois dérangeant. Elle, petite poupée, qui enviait ces errants, les découvrant charmants et fascinants, elle voulait être comme eux fut un temps, mais à présent l’humanité était ce qui la rongeait. Ce qui la hantait au point de se tuer. Car ce jeu n’avait plus rien de plaisant. Il était oppressant, déviant. Elle était dans une cage, enfermée dans cette prison faite de chair, vivant un magnifique calvaire. Galère qui avait des airs d’enfer. Et elle craquait, elle se brûlait à force de toucher, à force de s’oublier, de se noyer dans les plaisirs délectables des danses corporelles, fusionnelles. Oui elle abandonnait pour une question de quelques minutes, se fracassant sans regard pressants. Juste elle, seule, paumée dans cette ruelle emplie d’obscurité. Elle lâchait toute cette tornade insensée de dégoût, de mépris, d’hérésie. Elle s’enterrait, elle se meurtrissait, elle se tuait. Car la mort avait plus d’attraits que cette vie éparpillée.

Mais sous le sang dégoulinant, sous cette douleur sourde mais si douce, elle n’entend pas les murmures d’un arrivant. Bruits légers de pas grinçants, âme éperdue qui cherche l’origine de cette cohue. Elle ne lui laisse pas le temps de se finir vraiment. Elle intervient sans songer à cette folie délabrée. "Ça va ?" Pasithée elle sursaute dans cette nuit agitée, les mains encore corrompus par l’étendue de ses meurtrissures faites à l’usure. Son regard se perdant dans l’horizon tremblant, rougie par des larmes trop longtemps retenues. Elle a l’air d’une proie égarée, d’une de ces filles sans grand intérêt. Et pourtant, elle ne veut pas la pitié. Elle refuse de se retourner de juste fixer cet étranger qui ressent ce besoin de l’aider. "T'es pas obligée de faire ça" De faire quoi ? De me détruire comme ça ? Pourquoi ? Elle ne comprend pas. Elle ne saisit pas. C’est ce qu’elle a envie cette folie, de juste se défouler jusqu’à que son corps ne tienne plus sur ses pieds. Elle a besoin d’évacuer, de tout libérer. Ce poids sur ses épaules baissées, ces larmes dans ces yeux salés. Elle veut juste tout évacuer pour attendre le prochain point de non retour. Celui qui ne sera sans détour. Alors pourquoi lutter ? Pourquoi faire comme si tout lui coulait dessus ? L’étranger il ne lui laisse pas le choix d’y penser, il se rapproche de cette tarée. Et enfin elle se retourne se reculant contre ce mur tachée de ce sang rosé. Ses prunelles sont figées dans le regard ambré de ce dernier. Et elle reste ainsi la jolie salie, à juste contempler le visage de cet homme noirci sous les lumières ternies. Curiosité passagère et éphémère. D’une rencontre précaire sans artifices ni délices. Et le bleu de ses yeux retombent sur ses paumes injuriées par la colère obstinée. Elle a honte la poupée de se montrer ainsi, si fragile, si brisée, si humaine… Alors elle cesse de s’agiter, elle reprend cette dignité que trop de fois on avait pillé. Fierté enterrée depuis des années. Elle redevient Pasithée. " Où est ce que je peux aller me faire soigner ? " Les mots sont incohérents, navrants, sortis de toute banalité, mais elle ne veut pas se justifier la beauté. Elle veut qu’on la laisse en paix.

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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Lun 26 Juin - 2:48 ()


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Paris assombrie, presque démunie, victime collatérale de cette guerre absurde. Paris fantasme, Paris songe, n'est qu'une utopie qui plonge ses habitants dans une illusion et pourtant tout semble perdu. Paris a peur, laisse ses cicatrices. Paris des vagabonds. Les étoiles couvrent le ciel, et illuminent ce Paris-là. Des réverbères hantent les rues où les dépravés dansent. Je ne savais pas ce que je faisais ce jour-là. Je levais ma tête, le soleil était parti depuis bien longtemps. J'avais quitté mon appart au beau milieu de la soirée. Je respirais cet air frais, cette brise qui vint frôler ma peau. Cette Terre est bien différente d'autrefois. J'avais bien l'air d'un pauvre garçon, à errer sans but. J'avais beau être un ange de la représentation mentale, mon regard semblait être vidé. Je marchais dans l'inconnu, dans cette obscurité envahissante. Je ne savais pas ce que je foutais là, mais c'était comme si j'avais besoin d'un peu de noir sur ce tableau blanc que je peignais. La nature humaine, cette nature décadente dont on ne peut se détacher. Pourtant je tentais de me persuader qu'il y avait encore de la lumière qui éclaire cette même nature humaine parfois. Mais tout ceci n'était en rien un rêve. À cet instant précis il n'y avait pas de soleil, pas de ses rayons qui illuminent ces malheureuses âmes. Paris est une fête morbide, terrorisant ces âmes en perdition. Beaucoup d'entre nous portaient des masques, s'habillaient pour masquer cette obscure silhouette.

Est-ce cela qu'on appelle la vie ? J'avais beau ouvrir les yeux, regarder en haut vers le ciel, je ne comprenais toujours pas. Inutile, futile, insignifiant. Cette guerre me dépassait. Ça va, ça vient et je me sens faible, incapable. Tout le monde avait peur, moi je refusais d'avoir peur parce qu'elle engendre la colère, l'autodestruction. Face à cette brune, cette âme égarée au regard mystérieux, cette clandestine visiblement meurtrie, je frissonnais presque. Je travaillais à la brigade criminelle et pourtant je n'étais toujours pas habitué à être un simple spectateur d'une telle scène. Oui, parce que les petits génies de l'informatique ça traîne pas les scènes de crime. Là, je ne savais pas trop comment réagir face à un tel désespoir, à une âme prête à tomber en morceaux. Ma voix raisonnait. Paris vidé, Paris met son voile, Paris se cache de sa propre misère, mais j'étais aux premières loges. Notre ville était dans le noir, j'étais cette petite lumière qui tentait de se frayer un chemin. Mais à cet instant précis, l'air semblait nous faire suffoquer, cette guerre nous entretuait. On suivait, aveuglément. Ce soir-là, j'avançais presque aveuglément vers cette jeune femme. J'ignorais complètement d'où elle venait, ni qui elle était. Je m'en foutais à vrai dire. Un ange ça fait une bonne action. C'est comme ça. Les mots fusent, mais je ne savais pas comment elle allait réagir. Je restais là, presque silencieux, presque intrigué par cette inconnue. Je pose ma main sur son poignet, l'agrippant pour éviter qu'elle ne continue. Mon regard se pose sur le sien, y plonge, toujours. "Vraiment." repris-je, l'air toujours calme. Je pourrais jamais dire que ça ira, parce que clairement, c'est faux. Il y avait de quoi s'inquiéter, j'allais pas lui mentir, même si parfois j'aimerais me mentir à moi-même. En vain. Il y a toujours cette réalité qui nous rattrape, qui nous enferme dans cette vile spirale. Je me demandais pourquoi elle se faisait autant de mal. Les apparences sont très souvent trompeuses et elle en était surement le parfait exemple. Et enfin, dans cet enfer, nos regards se croisent en un instant, instant intense. Je laissais paraitre un air désolé, instinctivement. Elle semblait s'être calmée. "J'ai de quoi arranger ça chez moi." lui répondis-je sans trop hésiter. "Si tu veux." repris-je juste après. Je ne voulais pas la quitter, sans trop savoir pourquoi. Cette nature humaine est décidément surprenante. Elle tremblait, tandis que je tentais de l'emmener. Nous marchions dans ce froid, mon bras l'entourant et se posant sur son épaule. Comme si ça allait arranger les choses. Je ne savais pas trop quoi faire, je n'avais juste pas envie de la laisser. Parce que je savais qu'elle allait recommencer, se noyer.


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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Dim 2 Juil - 23:05 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Nuit grisâtre, nuit désastre. Paris s’enflamme sous les larmes. Paris s’éteint sous le charme des âmes abusées, frustrées, ensanglantées. Paris blessée, Paris ankylosée. Elle se reflète la capitale dans les yeux livides de cette fille futile. Prunelles humides, souffle aride. Elle a la braise dans le coeur, le feu dans le corps. Pauvre humaine qui se laisse dévorer le palpitant à coups de démence, à coups de violence. Envie de se scarifier, envie de se meurtrir pour ressentir. Elle est vide la poupée, elle est vide de ce qui la composait. Hippolyte a crevé Pasithée a ressuscité. Pour ne laisser que ce trou béant, ce semblant de sentiments, qu’une cage aux barreaux rouillés, qu’une carcasse desséchée par l’humanité. Hôte inquisiteur, moqueur qui se fout des lueurs de cette déesse emplie de rancoeur. Elle doit savourer cette torture faite à l’usure pour cette ordure. Justice rétablie pour cette vie volée, pillée. Pasithée qui paye les frais de ce prêt. Continue de te fracasser poupée. Continue de te briser. Ame perdu, esprit tordu. Elle se décharge de l’étendue de ses fractures la jolie dans cette folie. Elle peint de ses doigts rougies une fresque démunie. Art abstrait d’une destruction à reculons. Et elle frappe, elle dessine, elle s’abime, elle sublime. La nature de cette humanité. Tous endommagés, tous sacrifiés pour une guerre délabrée, pour une quête de supériorité. Tous plus que des pantins désarticulés. Et peut être que la poupée elle voulait tout stopper une seconde, laisser l’eau voguer dans ses poumons asséchés. Se noyer dans cet océan de mépris et de déni. Peut être c’était ce qu’elle désirait… Envoyer tout valser.

Mais on la retenait de juste tout stopper. On la retenait de craquer. Et la poupée elle était coincée. Face à cet étranger… Lui qui s’était laissé guider par sa curiosité et qui contemplait les dégâts de cet éclat. Lui avec ses mains noircies qui tentait vainement de la sortir d’ici. La poupée elle a le regard de celles qui n’en peuvent plus, qui sont perdues. Elle a ce regard tordu qui ne ramène que la cohue. Mais lui il reste là à admirer ce diamant dilapidée de larmes salées. Il la regarde pour qu’elle arrête de se briser. Et sa main vient déraper sur son poignet et la jolie elle cesse de s’agiter. Quelques secondes le temps de réaliser ce contact défait. Et son corps cesse de bouger mais à l’intérieur son sang bouillonne en battements insatisfaits. Et l’incompréhension vient se loger dans l’océan bleuté de ses prunelles dilatées. Incompréhension qu’elle partage avec ce gars à la trop grosse sensibilité. En une oeillade distraite et abstraite. « Vraiment. »  Et la poupée elle reste muette quelques secondes, ne sachant que trop bien le mensonge qu’il laissait transparaitre. Préférant mentir pour désarmer la martyr. Mais Pasithée elle lache ce sourire ironique, léger rictus amer qui cache tous ses travers. Elle la futile qui se perd dans des actes débiles, elle n’est pas naïve. Elle sait très bien que ce vide violent ne se cessera pas pour autant. Juste pour un geste insolent, juste pour une aide hasardeuse. Et la lueur de compassion dans le regard de cet hagard n’était que la seule vérité dans cette réalité. Cette lueur qu’elle détestait et qui la répugnait. Cet air de je suis désolé. Non c’était tout ce qu’elle méprisait, toute cette pitié. « J'ai de quoi arranger ça chez moi. Si tu veux. »  Mais pourtant elle se laisse guider dans ce piège bien élaboré. Ses paumes bien effilochées, sa chair à découvert, elle s’attache à cet étranger avec une étrange animosité. Ses phalanges glacées et rosées venant se déposer sur un de ces poignets, elle l’attrape avec une douceur emplie de candeur et se laisse guider dans l’obscurité de ce Paris fatigué. Mais l’orphelin se fait opportun. Son bras venant se glisser autour de sa nuque pour se reposer sur son épaule, la gamine se fait fine. Se décalant quelque peu de ce dernier, elle continue de le suivre dans les ombres élaborées que la lune aimait parsemer. Son regard juxtaposé sur le sol marqué, elle vogue sous les bruits de pas de l’étranger pour voyager dans cette capitale cernée. Puis leur chemin se stoppe sous la cadence en un cliquetis simple. Quelques portes. Un ascenseur. Puis l’entrée. Petit appart assez spacieux, assez dangereux. Il n’y avait plus de retour en arrière, plus d’opportunité pour s’échapper. Elle était coincée… Et doucement elle se rend sur le canapé, n’adressant aucun mot à l’étranger, contemplant juste les effluves ensanglantées sur ses doigts tremblotants.

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Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Mer 12 Juil - 18:17 ()


TIME IS RUNNING OUT
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Certains voyaient la vie en couleur, d'autres semblaient la voir de plus en plus fade, reflétant leur âme délabrée sur ce tableau qui peignait cette misérable ville de Paris. Silencieusement criarde et décadente, Paris se soumettait à cette violence régnante. Interminable guerre et cause perdue, nous étions de pauvres serviteurs égarés. Certains n'y croyaient plus, d'autres y mettaient toute leur force et toute leur âme, prêts à mourir. Mais pourquoi au juste ? Quel intérêt ? À quelle fin surtout ? Questions aux réponses vides de tout sens bien trop entendues. Mes pensées évasives m'emportaient vers cette réflexion qui avait l'occasion de me détruire de l'intérieur. Un ange. Tu parles, je ne le mérite même plus. Âmes perdues, sans guide, n'y retrouvant plus aucune vertu. Qu'allions-nous devenir ? Question sans réponse, centre de tous nos maux. Aidez-moi, je pense trop. On a beau lever nos têtes vers le ciel, tout devenait flou, je devenais fou. Je n'étais pas le meilleur des anges, loin de là. Nous vivions dans un monde manichéen, à notre image. Ce fut un long jour, un long chemin, un long voyage. Les routes sinueuses arpentaient la ville, et en faisait son principal paysage. Mes pieds traînaient sur ces routes, dans ces rues qui ont tant d'histoires. Étoiles filantes, étoiles chavirantes, et désorientent tout un peuple. Tout semblait devenir insensé, on balançait les condoléances, on jouait avec notre influence, et on recommence. Cercle vicieux et voilà cette colère qui monte jusqu'à rendre les nuages pluvieux. J'avais beau avoir ce regard désolé, pitoyable de cette situation piteuse, face à cette jeune inconnue. Tombé du ciel en un instant, capturant une âme, un corps. Il n'existe plus de Terre promise, elle nous a été prise. Je suis tombé bien bas, me mêlant à la foule qui s'écroule. Ange en désertion, ange en perdition, ange qui se détériore, je ne dors plus. Ce décor se déchire. Nous nous battions pour ce à quoi on croyait du plus profond de notre âme et avec ardeur. Nous pensions détenir la vérité qui n'existe pas en réalité. Témoin des horreurs de la ville, témoin du parisien luciférien, témoin de la parisienne béotienne. Ô ses épaules sont lourdes, pesantes. Elle tente de rester gardienne de ses maux, en vain. Tuer notre esprit pour rester en vie.. C'est vrai, rien ne tue un homme plus rapidement que sa propre tête.

L'âme altruiste. C'est dans ma nature, certain diront. Elle s'arrêta, l'air désemparée. J'avais un air désolé en retour. Pitoyable surement. Je n'étais pas un héros. Elle, restait silencieuse, comme si la honte s'emparait d'elle. Elle n'était pas bavarde. Son visage laissait ces marques de violence, la plongeant dans une souffrance redoutable. Nos ombres suivent, en silence, ce silence qui nous tue tous. Lugubre bruine envahissant l'atmosphère. Je tentais de rassurer cet être fragile. Nous portions tous un masque. Au sens propre comme au sens figuré. Nous nous levions, et nous faisions comme si. Comme si de rien n'était. Faisant ce qu'on faisait le mieux : prétendre. Dense danse. Mais nous ne pouvions plus faire ça éternellement. La peur. Cette peur qui submergeait. De tout, de rien, d'un avenir incertain, mais surtout de nous-même. Inconnue aux airs innocents et pourtant quelque chose semblait la dévorer de l'intérieur. Malgré tout, elle me suivait sans broncher. Il n'y avait qu'un endroit où elle ne pouvait être qu'en sécurité. Je l'emmenais là où tout me semblait étroit. Qu'allait-elle devenir si je n'avais croisé son chemin ? Mes pensées s'arrêtaient là, je ne voulais plus rien penser. Le silence était pesant, régnant dans les rues parisiennes. Le silence était écrasant, envahissant cette pièce que découvrait cette inconnue. Je la laissais s'installer, tandis que je lui ramenais des bandages pour couvrir ses marques, ses contusions qu'on peine à cacher. Sans aucun mot, nous n'en avions pas besoin. Les regards parlaient. Instinctivement, je posais en même temps un verre d'eau sur la table basse. Comme si ça allait la guérir.. Comme si ça allait régler tous les problèmes. Qu'allait-il se passer maintenant ?


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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Jeu 27 Juil - 0:48 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Tête bouillonnante, âme suffocante. Elle se remplit de ses pensées, de ses souvenirs des nuits démunies. Les phalanges obscurcis de cette folie. Le coeur encore engourdi de ses battements étourdis. La poupée suit sous la lune opale l’étranger au regard détestable. Chemin hasardeux qui la ramène si loin de ses enjeux. Route tracée par la gentillesse masquée d’un homme ou bien par la détresse d’un envieux. Elle ne cherche pas à comprendre la beauté saccagée les buts de cet enfoiré, se refusant aux questionnements incessants, aux réponses incohérentes. Elle suit simplement sans comprendre vraiment. Le pourquoi du comment ? La raison de cette confiance maquillée, faussée. Elle prend ce qu’on lui offre bêtement, s’apprêtant à tomber plus férocement. Astre qui veut s’éteindre entre les étoiles en désastre. La constellation elle ne cherche plus que la collision. La destruction comme libération. Alors son corps se balance sous les lumières bipolaires des lampadaires, suivant l’homme et sa misère. Petite prisonnière qui attend son jugement dans son calvaire. Elle se crée son enfer. Et pourtant lorsqu’elle dépasse les frontières de ses repères familiers, elle se sent quelque peu fière. Fierté délabrée de braver encore ce danger. De sentir cette adrénaline découlée dans ses veines tuméfiées. Et sous ce sentiment planant elle s’assoit lentement, contemplant l’ampleur de ce décor oppressant. Murs étroits qui se renferment silencieusement autour d’elle. Elle se cache alors derrière ses tremblements, posant son regard pétillant sur ses plaies lancinantes, sanguinolentes. Chair retroussée, peau bousillée par la violence de ses émotions en contradiction. Elle n’ose toucher la laideur qu’elle s’est infligée. Elle préfère admirer les effusions de son sang séché, l’horreur de ses injures qu’elle s’est faite à l’usure. Meurtrissures au goût métallique dans sa gorge serrée. Hématomes en osmoses sur sa peau ecchymose. Et l’étranger revient l’envelopper de ce réconfort salé, tandis qu’à son tour il vient s’exposer à proximité. Il n’est pas effrayé par l’impulsivité de la poupée, simplement alerté par ce besoin de se fracasser. Et il tente de la réparer, de soigner les maux sans piper un mot. Homme silencieux qui ne cherche pas à discerner l’origine de ce jeu macabre, il se contente d’encercler ces mains couvertes de chagrin en un geste serein. Etranger appliqué qui ne se laisse pas perturber. Il semble déconnecté de la réalité. Quelque peu captivé sans transparaitre le moindre intérêt à l’égard de cette poupée. Et pourtant son regard ambré vient s’égarer dans l’océan démonté de Pasithée. Enième échange dans le silence pesant, de deux errants qui se scrutent dans leurs démences béantes. Puis le brun dépose lentement un verre d’eau sur la table basse, tandis que la poupée continue de le fixer sans songer. Regard troublant qui vogue lentement sur les traits de cet innocent. Observation indiscrète de cette défaite. Et ces tatouages qu’elle fixe, ces taches noires qui semblent si dérisoires.

Elle balance ses doigts bandés la poupée sur ces marques noircies avec une certaine fascination, sans penser à la tentation. Caresse d’allégresse de sa curiosité. Toucher hasardeux de ces questions envieuses. Et elle craque la jolie dans sa folie. Elle recommence les mêmes conneries. Peut être car elle veut encore se sentir en vie. Elle attrape la nuque de cet interdit avec une violence inouïe tandis qu’elle se fracasse contre lui. Impulsivité téméraire de ses besoins primaires. Ses lèvres cognent contre la pulpe rosée de cet étranger qu’elle se permet de gouter, qu’elle se permet de savourer. Envie de tout envoyer valser, de se fracasser. Oui elle veut être blessée, elle veut se faire du mal autrement. Elle veut toucher, elle veut bruler, elle veut saigner, elle veut se tuer.

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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Sam 29 Juil - 18:40 ()


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 Elle saigne. Elle saigne de l'intérieur. Ambiance grisâtre. Atmosphère lourde. Ce mur brisé représentait ce Paris perdu, dépravé, et surtout en guerre contre elle-même. Ces murs étaient témoins de bien nombres d'âmes auto-destructives. Avions-nous le droit de se donner une chance ? Pouvions nous réparer cette chose qui nous rongeait de l'intérieur ? On ne le méritait pas. On cherche bien trop des réponses à nos questions. En vain. On espère devenir une personne meilleure, on espère devenir quelqu'un d'autre. Sans succès. Je restais presque silencieux face à cette inconnue qui espérait trouver un échappatoire. Sans rien se dire de plus, je tentais de la rassurer. Nos regards disaient tout. Tout à coup l'atmosphère changea, tout se vida, tout tournait autour de nous désormais. Sensation étrange quand je la ramenais chez moi. Les oiseaux volent tandis que nous tentions de les imiter pour toucher à cette liberté tant recherchée mais jamais conquise. Je ne pouvais évidemment pas comprendre ce qu'elle endurait, ce qu'elle vivait, ce à quoi elle tentait d'échapper à l'intérieur d'elle-même. Mais je ne cherchais pas à comprendre, je ne pouvais pas, et il n'y avait pas besoin. On était la, tous les deux. On était las. Silence pesant. Mais il y avait quelque chose en elle, quelque chose d'inexplicable, qui m'apaisait. À cet instant, plus rien ne comptait. La brise du soir effleurait notre peau, j'imaginais nous sentir toujours aussi impuissants dans ce combat contre la peur. Peur de quoi ? Du lendemain, d'un avenir incertain, voire de soi-même. J'étais humain de nouveau, en apparence, mais ressentais de nouvelles choses, si soudainement. J'étais toujours cet ange au fond, mais de plus en plus Lucien prenait le dessus sur Josuel. Malgré tout, je refusais de la laisser retourner chez elle seule, je me refusais de l'abandonner, cette intrigante inconnue.

L'appartement semblait si exigüe, si étroit. J'observais la jeune femme, apeurée, tremblante. Impossible de détourner mon regard.  Du confort dans cette panique générale apparente. Une ombre dans l'obscurité parisienne, se cherchant une place. Je ne la connaissais pas, ni son passé, ni les raisons qui la poussent à se blesser. Mais je ne pouvais m'empêcher de l'aider, d'avoir envie de la protéger. Sensation étrange oui, comme si je me sentais obligé. Qui s'en soucie ? Je voulais lui dire qu'il y a toujours quelqu'un qui s'en soucie. Moi je m'en fous pas. J'avais envie de lui dire qu'elle n'était pas seule, quoiqu'il arrive. Qu'il y a toujours une petite lueur dans cette obscurité qui nous envahit. Mais je n'arrivais pas à sortir ces mots de ma bouche. Je ne pouvais pas comprendre. J'avais beau avoir l'air désolé. Personne ne pouvait putain de comprendre, dirait-elle, surement. On laisse le lendemain passer, mais bien trop souvent, les contusions sont toujours là, les cicatrices arborent la peau comme pour laisser paraitre les os et l'âme endommagés. "Voilà, ça ne saignera plus." Mais ces bandages ne suffiront peut être pas à guérir ses blessures intérieures. Le verre d'eau sur la table, elle avait le regard perdu. "T'as qu'a m'appeler quand..." Ma phrase laissée en suspens, sentant le toucher de cette si douce main effleurer ma peau encrée. Je remarquais qu'elle avait l'air captivée par mes tatouages. Je ne savais pas réellement ce que ça signifiait, ils étaient déjà gravés sur la peau le jour du grand départ. J'espérais du moins ne pas avoir à lui expliquer. Je restais troublé, immobile. Je laisse faire, baissant presque la tête. Elle se rapproche dangereusement, pressant mon cou. Cette inconnue aux visage si harmonieux mais à l'âme si abîmée. Mon coeur bat de plus en plus vite. Puis en une fraction de seconde plus tard, je me retrouve allongé sur le canapé, ne pensant à rien d'autre qu'à ce voyage, goûtant pour la première fois depuis bien trop longtemps à des lèvres féminines. Je ne contrôlais plus rien, mais j'avais cette sensation étrange qui s'intensifiait, et qui me faisait du bien, qui m'apaisait. On continuait, on pensait refaire le monde dans ce petit appartement. Nos âmes entraient en collision, voyageaient. Nos lèvres ne se quittaient plus, de peur de redécouvrir ce monde sale qu'on tentait d'échapper. Elle pouvait explorer mon torse, nu, dévoilant quelques traits d'encre de plus. Je me sentais bien là. Plus rien ne pouvait nous arrêter. Que m'arrivait-il ?


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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Dim 30 Juil - 1:48 ()

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Errants convalescents qui se tiennent difficilement sur cet équilibre effrayant. Ils vacillent ensemble dans cette démence. Paris et sa folie. Paris et son échiquier démuni. Rescapés en papiers qui tentent de lutter face à l’obscurité de cette ville cernée. Ils se raccrochent à un espoir délabré, à une envie spontanée pour croire qu’ils sont encore entiers. Et la poupée elle se damne pour sentir encore quelque chose dans son corps mutilé. Reine des péchés, elle ramasse les carcasses esseulées pour se satisfaire. Calvaire de chair, poupée des enfers. Elle ronge la peau pour oublier les maux. Carnassière et meurtrière aux désirs outranciers. Elle est à la fois une infirmière et une couturière. Et en cet instant, alors que ses repères se font inconstants, elle prend son temps. Piège lancinant, elle observe lentement cet étranger aux traits doucereux tandis qu’elle calcule les enjeux. Poupée fière. Elle ne veut plus se prendre de travers, elle a déjà le coeur à l’envers. Alors elle scrute l’étranger de ses grand yeux blessés, jouant la carte de l’égarée. Elle et ses mains tuméfiées, elle et ses plaies ensanglantées. Elle est un chaos muet. Un dégât qui a subi trop de fracas. Et elle reste là cette lasse.  Exténuée de subir cette humanité. De se faire contrôler par ses émotions entremêlées. Pauvre déesse qui a perdu de sa dignité. Elle est prête encore à s’humilier pour ressentir. Pour sentir une chaleur martyr.

Et tandis que le brun se maintient dans ce réconfort incertain, que ces phalanges resserrent le venin entre ses mains, son regard apitoyé, sa mine dépitée, elle ose s’imposer la funambule taciturne. De ses doigts tremblants, elle caresse ces marques figées dans le temps. Fresques d’une histoire. De chapitres sans antécédents. Humanité ou bien calomnie ? Qu’un mensonge grandiloquent encore une fois… Hippolyte elle s’effrite tandis qu’un sourire vient se dessiner entre les sillons humides. Leger rictus tendre qui s’efface quand son regard noir vient s’imposer dans ses prunelles dérisoires. Elle ne cherche plus la nature de cet étranger, elle veut son usure. Alors l’ordure elle se fait dure. Elle prend lentement cette nuque pour se l’approprier pour se rapprocher de sa vulnérabilité. Puis elle goute à ces lèvres acidulées avec une impulsivité dantesque, tandis qu’elle se perd dans l’ivresse. Mélodie des corps sous le rythme de l’hardcore. Oui elle veut se l’approprier cet étranger, le sentir bouger entre ses reins usés. Son coeur battant frénétiquement, elle se perd l’outrancière dans cette danse carnassière. Appréciant les saveurs de sa rancoeur. Elle profite, elle s’agite. Laisse moi te dévorer. Je te promets que tu vas pas regretter. Et l’étranger il se laisse bercer par cette beauté, par ce visage marqué, par ses phalanges abimées. Il se couche sous les yeux brulants de l’enfant. Et une fois de plus elle prend son temps la catin à la peau laiteuse. Ne lachant plus le sucré de sa pulpe rosée, elle se laisse guider dans cette position couchée, tandis qu’elle se rattrape à ce cou offert. Et elle scrute la beauté de l’humanité cette damnée. Elle apprécie cet élan de folie chez cet homme qui ne semblait pas perverti. Et elle sourit contre cette bouche rougie. Ce dernier lui laisse sa liberté alors qu’il enlève son haut pour lui faire découvrir de nouvelles constellations, tracées noircies de sa vie. Et elle se l’approprie cette hérésie. Oui elle descend la jolie entre les lignes de chair pour se faire calvaire. Goutant férocement l’encre de ces tatouages, les fresques de ce sage. Baiser éparpillé, lèvres curieuses et envieuses. Ses doigts parcourent le torse de l’érudit, s’imprègnent de ses courbes interdites. Et à son tour, elle se démunit de ce t-shirt délabré révélant sa nudité à l’étranger. Et elle reprend le cours de cette danse entremêlée, sa poitrine venant érafler la peau à nue. Elle se joue du perdu. Sa bouche devenant plus insistante, oppressante. Elle remonte vers cette mâchoire qu’elle bénit, sa langue glissant sur la ligne de son cou jusqu’à son menton. Qu’elle mord sans contrefaçon. Elle se perd cette galère dans cette volupté sans pareil. Puis tandis qu’elle retrouve ces lèvres au goût amère, la muette se fait bavarde. Quelques mots glissées entre ses respirations entremêlées. « Donne moi ta chaleur. » Et cette sadique au sourire angélique, elle a les doigts tremblants, le coeur qui s’empourpre lentement. Mais elle continue de s’agiter cette atrocité pour le sentir en entier. Ses phalanges venant se glisser sous les plis insistants de son pantalon, elle se fait usure cette ordure.

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Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Lun 31 Juil - 16:46 ()


TIME IS RUNNING OUT
Ô MISS BELIEVER, MY PRETTY SLEEPERS. YOUR TWISTED THOUGHTS, ARE LIKE SNOW ON THE ROAD
 Les mains vers le ciel, on demande une absolution perdue. Pardonne-nous nos offenses. Était-ce l'oeuvre de Lucifer ? Ange dérobé, Josuel laissait encore et encore Lucien reconquérir cet esprit agité. Ne nous soumet pas à la tentation mais délivre nous du mal.  La lumière disparaissait de plus en plus, petit à petit, laissant régner cette brume dévastatrice. Quelle bassesse mesquine mais si réconfortante. Quelle douce consolation, je deviens un pauvre vagabond. Je me perds dans ce bercement, ce calme criard qui rythme chorégraphie gracieuse. Les mains hauts vers le ciel, cette absolution se mêle dans cette enjambée. Je plonge la tête la première et me dérobe, me défrusque. Le rythme s'accélère. Je ne recule pas. J'en veux encore. Ce ciel s'assombrit, laissant l'obscurité habiter cette pièce insignifiante. Rêvais-je ? Un rêve étrange et perçant. Ce pêché avait un goût narcotique. Je me noyais dans cet océan qui m'engloutissait au fur et à mesure consentais à ce désir. Fantaisie fanatique. Dévotion et aliénation. Vaine expiation. J'étais faible. Pour la première fois je ressentais cette ivresse, cet embrasement qui m'embrasse violemment. Ma main effleurait cette peau satinée, profanée. Les prières ne semblaient pas suffire. Qu'on me lynche. Qu'on me pardonne. Je brûle. Cette velléité m'étouffe. Pourtant j'ose désirer cette inconnue égarée. Je laisse mon esprit devenir dépravé, concupiscent. Je ne m'enfuis pas. Nous valsions sur une mélodie aux airs séraphiques pourtant aux battements décadents. Ces grossières blessures ne guériront pas. On panse, on pense, on danse, garde cette cadence. Ce n’est pas un rêve. C’est la réalité. Nos hanches se déhanches. Cette tentation me brûle, me consume, et m’emmène vers ce corps, cette chair délicate qui se dévoile sous mes yeux. Vertu. Séraphin. Extase. Cette apostasie m’enivre. Je suis sous son emprise, elle me maîtrise comme je méprise cette délivrance.

 Deux êtres fusionnent et tout est dépeuplé. Les corps s'entrelacent, et se découvrent. Je laisse aller. Je me laisse aller. Ma main vient joindre la sienne, la sert fort, ne la lâche pas, comme s'il en valait de notre propre vie. Nos doigts s'imbriquent parfaitement. Cette inconnue se dévoile, laissant sa poitrine se libérer, comme pour se délivrer. Le corps féminin est l'une des plus belles créations. Des gémissements se font entendre, quand ses lèvres divines vinrent toucher mon cou. Je m'exclame, j'en réclame. On se balance, nous ne sommes désormais plus qu'Adam et Eve sur ce simple canapé. Je me rend fou, fou d'elle. Elle tremble. Je la chevauche, recolle nos deux mains ardemment tout en adulant cette poitrine si offrante. Une offrande que je me contentais de caresser avec mes lèvres envieuses. Qu'étais-je en train de faire ? Qu'étais-je en train de devenir ? Je goûtais encore et encore à ce corps exquis. Comme si le paradis sur Terre pouvait exister. Oh, il n’est pas de vice si simple qui n’affiche des dehors de vertu, disait-on. J'entendis sa voix mélodieuse. "Ne.. t'arrêtes pas.." me permis-je. Le noir rongeait le peu de lumière qui restait en moi. Mais je plongeais volontiers dans ce noir qui me paraissait si apaisant, si appétissant. Je me perdais volontiers dans ce jeu, dans cette fausse ébène comme si je m'abîmais dans ses cheveux bruns et soyeux. Quelle sensation étrange. Je m'enfouis, je m'enfuis. Tout allait bien hier, quand nous n'étions que d'innocents enfants. Je danse désormais avec mes démons que je chassais. Au fond de moi, j'espérais vivre dans la sérénité en redescendant sur Terre, cette sérénité bien trop connue là-haut au paradis. Cette quiétude je la cherchais. Elle n'était plus la même. Je me sentais de plus en plus impuissant. Comment ais-je pu en arriver à là ? Comment cette simple rencontre a-t-elle pu me déboussoler ? Je ne croyais pas au destin. Il m'était interdit de continuer, mais j'en bravais mes limites, comme si j'étais envouté. Je me laisse envouté par cette créature. J'emmène sa main baladeuse plus bas. Encore plus bas. Les minutes passent, les heures, la nuit. Je m'enivre, nous bouillonnons. Amen


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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Mar 1 Aoû - 2:21 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Jeu 10 Aoû - 16:19 ()


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Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Dim 27 Aoû - 4:32 ()

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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Jeu 31 Aoû - 1:52 ()


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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Lun 4 Sep - 3:19 ()

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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Mar 5 Sep - 3:03 ()


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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Lun 11 Sep - 3:02 ()

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On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Colère accumulée, lassitude de la lâcheté. La poupée est cruelle sous ses airs de porcelaine. Traits tirés, rougeurs dissimulées, elle a perdu de ses saveurs acidulées. Pour s’enfermer dans sa sécurité, pour s’échapper de ce merdier. Jolie beauté qui ne supporte pas le rejet, elle subit sa réalité. Quand on la touche pour mieux la briser, pour mieux la brusquer. Provocation déchirante qui ne cesse de piller sa fierté. Elle semble abonnée à cet état de fait, à cette solitude dans laquelle elle préfère se cacher. Fuir toutes responsabilités. S’adonner aux plaisirs particuliers pour mieux détaler. Car l’attachement est dérangeant. Le jeu pas assez plaisant. Et le frais bien trop oppressant. Poupée qui a encore le coeur lacéré de plaies, elle fait comme elle peut pour le réparer, mais ça ne semble pas vraiment marcher. Alors elle s’égare dans les nuits diurnes pour respirer, pour se noyer sous l’air de ses poumons puis pour recraquer. Et continuer ce manège lancinant de gémissements. Pour oublier le temps passant, les sabliers s’écoulant. Mais là sous tout est différent. L’étranger semble hésitant, déjà bien trop tremblant. Et il se coupe en un instant sous les yeux grandiloquents. Et la poupée elle a l’impression de se sentir salie, de s’encrasser de cette infidélité qu’elle exècre. Alors elle se rattrape à son équilibre bancal pour garder un peu de sa dignité , elle accoure près de la porte d’entrée pour mieux s’effacer. Mais on ne lui laisse pas cette liberté, tandis qu’une poigne vient la stopper dans son idée pour mieux la confronter. Pour mieux trouver une vérité au milieu de tous ses mensonges accumulés, pour mieux déloger la sincérité sous ses traits maquillés. Mais la poupée est cruelle. Elle est faite de dentelle. Et elle devient informelle, artificielle lorsqu’il décide de prendre les ficelles. Elle joue encore pour le confondre dans ces remords. Joueuse compulsive qui veut gagner, qui veut marquer sa supériorité. Elle s’amuse de lui, elle se moque de lui. Cherchant une quelconque émotion pour réveiller sa frustration. Alors elle caresse encore l’allégresse. Elle le touche cet étranger pour l’électrocuter, l’entendre psalmodier à quel point il est désolé. « Tu en veux, ne te mens pas. »   Mais il s’enfonce ce perdu dans une terre inconnue. Dans une recherche que même l’ingénue a abandonné pour ne pas se mutiler. Non elle ne veut pas de douceur seulement de sa chaleur. Un brasier pour la rassasier, pour la bruler, pour lui faire sentir qu’elle est encore en vie malgré son agonie. Elle veut baiser, pas s’attacher… Et elle ne veut pas que son regard ambré s’abaisse sous la pitié. Car Hippolyte n’est pas un jouet, malgré ses airs de poupée, elle n’est qu’une fragilité qu’il ne suffit pas de balayer pour voir se casser. Et elle reste interloquée lorsqu’on vient encore gouter à sa bouche rosée. Lorsque la caresse des lèvres vient calmer la torpeur de ses pensées. Froid contact qui la calme subitement dans ses tremblements, dans ses excès de sentiments bouillonnants. Puis il file se changer sous ses yeux interloqués, et elle finit de se rhabiller, sachant pertinemment qu’elle n’aurait ce qu’elle désirait.

« Qu'est-ce que tu veux enfin ? »  Puis la frustration, l’agitation d’un homme en plein dans l’incompréhension. Car poupée elle n’est pas facile à cerner, surtout quand elle bouillonne de sa colère délabrée. Elle relève son regard Pasithée sur l’étranger, son sourire toujours entier, ses prunelles encore dilatées. Elle avait envie de se moquer, peut être de le provoquer et pourtant les mots restent bloqués sous sa nature de raisonnée. Pauvre relaxation en condamnation. Qui cherche le calme dans son existence noire. « Tu sais quoi? Retourne à ton murs, retourne te faire souffrir, retourne dans ta solitude, puisque c'est ça que tu veux. » Mais le calme cède à la tempête. Et elle le regarde le gars sans aucun émoi. Regard froid, carcasse éteinte. La violence est telle qu’elle a envie de le frapper. Et pourtant ses poings viennent se resserrer sous son impulsivité. Car les mots font échos. Car les mots lui rappellent ses maux. Je ne te retiens pas. La douceur devient horreur. Souvenir douloureux, impression de revivre le même jeu. Et de perdre à chaque putain de fois… Elle se froisse Hippolyte, elle s’effrite. Car elle en a marre d’avoir mal, de se faire rejeter comme un putain de déchet. Marre d’être sous estimée… Elle est toujours cette fille sur le côté, qui finit par sentir son coeur se faire déchirer. Il ne comprend pas lui ce qu’elle ressent lorsque qu’elle s’arrache la chair pour oublier son calvaire. Il ne comprend pas que ça lui fait du bien de se faire du mal. C’est ça son calvaire. Elle est droguée à la violence, mais elle la contient, elle la maintient. Mais là son équilibre est incertain. Et pourtant sa gorge se libère alors qu’elle va devenir enfer. «  Et toi tu veux quoi ? » Son regard bien que brillant se repose sur l’ambre magnétique alors que sa voix reste stable, mais que son contrôle est surfait. Elle essaie vainement de se calmer, de ne pas faire de geste insensé.  « Tu veux sans doute aider, je suppose. Car tu es gentil gars, c’est ça ? » Son ton devient plus moqueur alors qu’elle étale sa rancoeur cette sans coeur. Qui compense les plaies par la vulgarité.  «  Ca te fait bander d’aider les gens ? Ou tu veux t’attirer un peu d’amabilité car tu te noies dans ta solitude ? » Elle croise ses bras la poupée, alors qu’elle ne cherche plus qu’à le foutre dans une rage insensée. Elle n’aurait pas ce qu’elle désirait mais elle aura ce qu’elle méritait.  « Oh crois moi la pitié est partagée. »  Venin acide au bout de ses lèvres fines. Elle devient diablesse la tristesse pour s’enfermer un peu plus dans sa détresse.

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Sujet: Re: Time is running out † Lucien Ven 22 Sep - 0:18 ()


TIME IS RUNNING OUT
Ô MISS BELIEVER, MY PRETTY SLEEPERS. YOUR TWISTED THOUGHTS, ARE LIKE SNOW ON THE ROAD


La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement dans les mots n'engendre que souffrance et division. J’avais beau être l’ange de la représentation mentale, cette inconnue qui se tenait devant moi à cet instant précis restait un mystère pour moi. Je ne la comprenais plus. Pendant un instant j’avais été sous son contrôle, sans que je puisse m’en défaire, me faisant désirer de plus en plus ce que je repoussais depuis des siècles. Pêché originel, pêché absolu, je me rendais coupable. Un angelot qui perd ses ailes, qui ne les réclame plus. J’espérais comprendre les humains, me fondre dans la masse, parmi eux. Être des leurs. Peut-être m’avait-on donné une autre chance de revivre une vie que je n’avais jamais connu. Peut-être était-ce ma chance de tout recommencer. Mais non il n’y avait rien à faire. Je ne suis pas capable de faire souffrir. J’avais peut-être faire une terrible erreur, mais elle était l’erreur la plus belle que je n’avais jamais fait. Le regret avait commencé à m’envahir, du dégoût presque, voire de la honte, et surtout de la culpabilité. Je ne savais plus où me placer, quoi dire, que faire. Oh pauvre petit angelot innocent qui se veut être un simple humain. En vain.  Oh le paradis semble si loin, si inaccessible. Je suis tombé du ciel, mais voulais-je vraiment chercher un moyen d’y retourner ? Âme qui pleure, qui se salit, qui s’assujetti. Non, je n’ai plus d’alibi. Qu’ais-je fait ? J’avais l’air bien idiot d’être tombé dans un tel guet-apens. J’avais l’air bien fébrile, mais surtout attiré, charmé. La belle brune jouait-elle à un jeu ? Que cherchait-elle ? Avait-elle tout prémédité ? Que des questions, aucunes réponses. L’embarras m’envahissait, il n’y avait plus d’issues, tout était fini ce soir. Allais-je la revoir un jour ? J’en doutais fortement. Tout était arrivé si vite. J’avais de plus en plus froid. Je baisse la tête, emmenant ma main dessus. Tout devenait incontrôlable. Comment pouvais-je lui expliquer ? Je ne pouvais rien faire. Misérable déguisement, pitoyable ange qui se prend pour un humain alors qu’il ne l’est plus depuis longtemps, malheureux ange qui voulait s’intégrer. Je ne comprenais plus rien. Je connaissais à peine son prénom, je ne savais rien d’elle. Tout ce qu’il me restera de cette amante  rebelle sera son doux visage. Un masque qui restera encré dans ma mémoire, que je le veuille ou non. Étrangement, je sentais au fond de moi qu’elle n’était pas ce qu’elle prétendait être, qu’elle ne cherche qu’à fuir ce qu’elle a toujours désiré. J’avais peut être tord, mais je voulais avoir le mérite de tenter de la comprendre, d’essayer de la réparer cette jolie poupée brisée. Son parfum régnait dans la pièce comme elle a pu régner sur mon corps, dans mon esprit. Romantisme inexistant, expérience inattendue, inespérée mais surtout impardonnable. Était-ce un pêché de se prendre dans son envoutant filet.

Je m’étais rhabillé. Qui avait pitié de l’autre maintenant ? Nous étions surement maudits dès le début, il n’y avait plus de lumière. Son âme n’était en rien apaisé, on ne retrouvera plus cette tranquillité tant recherchée. Ce qu’on fait n’est jamais assez, on n’ira pas plus loin, pourtant on marche toujours, on erre sans jamais trop savoir où on va. On s’en va, on se cache pour laisser notre âme crier. On veut rêver, mais on peut toujours rêver. Souvent on veut tout obtenir tout de suite, mais on commence à se rendre compte de leur valeur quand on perd tout. Mais à cet instant précis, ma boussole ne fonctionne plus, je perds le nord alors que j’essayais de goûter à cette liberté jamais pensé. Quelle obsession, quelle maladresse, que de vaines prières. Et la route est encore longue.. Il n'y a plus d'espoir, mes genoux sont au sol sur cette route délabrée, assombrie. "Mais.. Pourquoi ?" Des mots dans le vent, disparaissant surement dans le vide. Toujours rien. Silence pesant, silence glacial, malaise environnant. On a toujours froid. J'avais beau joindre mes deux mains tel pieux petit homme, rien n'y changeait. On ne nous sauvera pas. Pauvres étrangers. Puis la voilà qu'elle parle soudainement. Douce voix aux paroles amers. Je m'approche un peu plus d'elle. Je ne comprenais toujours pas, la laissait sortir ce son provocateur de sa bouche. J'en fus presque choqué. "Tu ne sais pas de quoi tu parles." Je n'avais rien de mieux à dire, parce qu'il n'y avait plus rien à dire. "Tu as eu ce que tu voulais... c'est bon ?" Je commençais à l'ignorer. Ça faisait mal. Je lève les yeux au ciel, mais ils sont fermés. Car toi et moi, nous sommes nés pour mourir


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julius caesar : BALACLAVA / beylin (a)
the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: Time is running out † Lucien Mar 10 Oct - 5:19 ()

Time is running out
On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.

Volupté crevée, danse ratée. Le piège se renferme sur la poupée qui a le coeur pressé et la bouche pincée. Impression de déjà vu qui se profile et qui s’effile sous cette situation futile. Les caresses laissant place à la détresse. A l’ivresse de cette violence sans appel, presque trop cruelle. Elle devient furie la jolie, lorsqu’on la repousse ainsi. L’incompréhension se transformant en frustration puis en affront. Elle ne tient plus sur cet équilibre bancal, l’infernale, elle se fait la malle. Mais on la rattrape dans sa fuite létale. Et elle dérape, et elle s’acharne. Vulgarité sans précédent, les mots s’écoulent de sa bouche empoisonnée, poupée qui arrache son masque de pureté, qui montre ce qu’elle est. Elle ne veut plus s’arrêter, elle veut laisser ses poings se fracasser sur le torse de ce dernier qui ose encore s’approcher. Elle veut qu’on la laisse en paix, mais la destruction semble être la destination. Et l’étranger il ne comprend plus toute cette cohue distordue, il reste perdu. Son regard apeuré cherchant l’ambre bleuté pour se raccrocher. Mais Persès elle a les prunelles dilatées, et elle frappe là où ça fait mal. Petite cruauté qui resplendit dans son atrocité. Elle use des mots comme des balles, voulant s’infiltrer dans le palpitant de cet enfoiré pour le faire saigner. Qui sente ce que ça fait de se faire traiter comme un déchet. Comme une putain de ratée qui trouve une liberté dans une douleur prématurée. Oh oui elle va se défouler, elle va cogner ses phalanges ensanglantées encore pour sentir le plaisir de se mutiler. Peut être même qu’elle va se saigner, se couper pour savourer la douce saveur de l’adrénaline. Ancrer encore un jour foireux sur sa peau scarifiée. Car c’est en se détruisant qu’elle ressent vraiment. Qu’elle sent cette chaleur infime dans sa poitrine. Et l’étranger ne pourra jamais comprendre cet effet. Lui qui a trop peur de perdre son contrôle surfait. Il essaie de se justifier cet enfoiré face à ses propos violents, accusations véridiques et sadiques. « Tu ne sais pas de quoi tu parles. » Oh oui elle sait de quoi elle parle la poupée. Car elle se complait dans cette solitude particulière, dans cette folie précaire. Et elle connait ce sentiment lorsqu’on l’aborde soudainement. Cette petite étincelle qui vous colle un sourire sur le visage sans qu’on comprenne vraiment. Elle sait exactement de quoi elle parle. « Tu as eu ce que tu voulais... c'est bon ? » Le brun il ne cherchait même plus à se défendre, encaissant chaque mot, chaque insulte, chaque putain de pique qu’elle lui envoyait à la gueule. Et enfin elle se retirait la poupée. Ayant marre de jouer à ce jeu délabré. «  Pas vraiment, mais on va faire avec. » Pute qui ne cherche même pas à s’excuser, elle attrape enfin ses affaires pour se barrer. Ne laissant que l’écho de cette porte qui se ferme violemment sous ses mouvements. Elle descend précipitamment les escaliers pour s’éloigner le plus rapidement de cet incohérent, et enfin elle se libère du poids de ses sentiments. Ses paumes venant se figer sur son visage tiré, elle soupire dans une expiration longue, puis doucement elle s’inflige cette douleur véhémente, cette libération succulente. Lorsqu’un de ses doigts appuie lentement sur ses plaies encore ouvertes, qu’elle se gratte jusqu’au sang sans penser vraiment en gémissant. Elle se fait du mal la poupée. Elle continue de s’acharner à se mutiler, mais c’est ce qu’elle désirait. Juste ce tremblement dans ses muscles suffocants, cet éléctrocutement qui la fait dérailler lentement. Et tout en continuant son manège sanglant, la carcasse se casse sous la lune songeuse, traçant sous les étoiles parsemées qui la jugent dans ses désirs d’atrocité.

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Sujet: Re: Time is running out † Lucien ()
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Time is running out † Lucien
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