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 balayer les cendres de nos échecs avec le vent du nord. (léo)
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Sujet: balayer les cendres de nos échecs avec le vent du nord. (léo) Ven 7 Juil - 23:13 ()
feel like home
and here i come
léo & flo
paris / london


De son ongle au vernis écaillé elle gratte le bois veineux des tables lunaires de l’énorme amphithéâtre de la Sorbonne. Elle s’est bien paumée pour trouver d’ailleurs. Arpenter les couloirs chiffrés, lettrés, sans qu’aucune de ces indications n’aient de véritable logique pour guider le visiteur. La labyrinthique université l’a engloutit dans ses méandres avant qu’elle ne trouve la salle du fameux professeur Sorel, son irascible homonyme.

Entre les élèves serpentent le discours sirupeux du professeur. Il se dandine sur l’estrade, psalmodiant des noms qui ne parlent que très peu à l’expatriée rapatriée. Au diable Baudelaire voudrait-elle brailler à tout ces empafés qui tapent frénétiquement sur le clavier de leur ordinateur. La salle frétille de ces doigts qui ne cessent jamais, de cette voix portée loin dans la foule de ces avides bouffeurs de culture.

Rien ne se perd, tout se transmet. Sauf pour Flora qui n’écoute que d’une oreille distraite, ses grands yeux curieux rivés sur ce dandy trop jeune pour enseigner à ses yeux. Il est là pour les minettes, songe-t-elle en parcourant l’assemblée des yeux. Le public est essentiellement féminin. Elle préfère ne pas se compter dedans. Elle qui n’est venue là que pour passer l’temps. Blasée de traîner sur le trottoir de pôle emploi, fatiguée de rentrer le soir en traînant sa gosse par la main sans le moindre sous, sans le moindre sourire.

Elle préfère venir emmerder ce môme révolté. Rester prostrée dans le fond de la salle, ne cherchant ni à se planquer, ni à se faire repérer. L’heure tourne lentement, faisant de cet exposé loquace une torture pour la gamine. Elle finit par pianoter sur le bois, avant d’y incruster avec sa mine de crayon le beau juron américain fuck. Elle modernise le vieux bâtiment de sa vulgarité.

Et quand l’amphi gronde, que d’un mouvement diffus la société estudiantine se lève pou sortir, Flora suit, d’un élégant et souple pas pachydermique, elle dégringole l’enfilade de marche boisée, ne cherchant plus à masquer sa présence, venant simplement poser son arrière train au premier rang, le regard rivé sur ce professeur qui n’est à ses yeux, pas à sa place. « Ils t’ont filé l’droit d’enseigner dans un pochette surprise ? » Le sourire narquois de Flora éclot sur ses lèvres. « Qu’est-c’que tu fous là sérieusement ? » La question ne devrait même pas être pour lui, et elle s’attend évidemment à ce qu’il la lui retourne.
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Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...

Sujet: Re: balayer les cendres de nos échecs avec le vent du nord. (léo) Mer 9 Aoû - 12:18 ()
we're always restless
People wonder, people talk We're supposed to settle down How we ever got this far Without our feet touching the ground What time is it now where you are? We follow beats with different drums We're looking at the same star It is a talent staying young
restless


Y a des étoiles dans ses yeux quand il parle. Il a les mots qui fuse. Le bouquin à la main, il arpente l’estrade. On s’y croirait presque. Il a le don pour transporter les autres dans les illusions qu’il n’arrive jamais à briser. Le mec vit dans ses faux-espoirs, il se noie dans les profondeurs de ses rêves. Ainsi s’abîme son cœur. Y a son pinceau qui repeint l’amphithéâtre en caravelle sauvage, la mer qui défie Ulysse qui refait surface sur un île hantée par une sorcière imaginaire. Il décortique les métaphores, décompile les images. Il brise la magie tout en la créant. Il est dans son élément.

Alors, l’Américaine intouchable, il la voit pas jusqu’à ce que la deuxième heure tombe sur l’amphi et qu’elle s’avance vers lui. Flora, il la connaît pas plus que ça. Flora, il arrive pas vraiment à la saisir. Il a essayé, pourtant, mais elle finit toujours par lui glisser entre les doigts. Elle se laisse pas approcher, et il sait pas bien ce qu’elle cache, derrière ses sourires aux milles mystères. Lui, il plie ses feuilles, origami raté, joue au mec détaché, un rôle de composition qu’il maîtrise pas tout à fait. « Ils t’ont filé l’droit d’enseigner dans un pochette surprise ? » Ils auraient pu. Léo, c’est un charlatan, un arnaqueur. Y a de la malice dans son sourire, et des mots un peu trop beaux pour être vrai. Tout ce qui passe sur sa langue se transforme en or, avant de finir en cendres. Léo, c’est une machine à catastrophes, une mécanique de tragédies, à chaque fois qu’il peut se blesser, il réfléchit pas, il fonce. Alors, son sourire narquois, il le lui rend. « Arrête, t’as adoré. » Flora, il sait pas encore si c’est un miracle ou un mirage. Sans doute qu’il le saura jamais. Les gens comme lui, ça vit pas assez longtemps pour découvrir des filles comme elle.  « Qu’est-c’que tu fous là sérieusement ? » Les bras croisés, il s’adosse au mur. Il pourrait lui retourner la question. Il a jamais compris pourquoi elle le suivait comme son ombre. Il a pas l’air de l’intéresser plus que ça. Pas comme il le voudrait en tout cas. Alors, de là où il se tient, il essaye de résoudre l’énigme Flora. « J’travaille, votre honneur. » Il invente des lunes et des soleils et puis des galaxies qu'il détruit aussitôt. Il plonge entre les lignes de ses bouquins jaunis pour y trouver des réponses qui n'existent pas. Une marque rouge sur son cou. « Tu devrais essayer, au lieu d’me suivre partout. » Un clin d'oeil, et il s'en va.

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