boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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 rise against {ad}
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the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Elle se prend les bombes dans la gueule, la bouc émissaire, se fait chasser dans les rues, et le tout au nom de causes qu'elle connaît même pas. Jo, elle joue le jeu avec un bandeau sur les yeux, elle a beau se griffer le visage, ya que du noir partout qui l'aveugle.
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Sujet: rise against {ad} Mar 11 Juil - 0:07 ()
rise against
Our heroes, our icons have mellowed with age. Following rules that they once disobeyed. They're now being led when they used to lead the way




Soir de merde. Dans l’ciel dégueulassé, des coulées d’écumes, post-orage qu’a laissé délaissé des traînées d’nuages bouillasses. Blottie dans l’ombre, les mirettes matent c’bout pourri de la voûte céleste, cherchant en vain des astres qui feront un peu oublier ce cœur qui s’emballe. L’illégalité, elles s’y connaissent les duval. Un peu parce qu’elles étaient obligées, pour la vox, pour la vérité au creux des lèvres ; et ptêt beaucoup trop parce qu’elles s’y dopaient sous couvert de grands idéaux.

Devant la ptite gueule pépère, se dessine l’hôtel de ville, tout de majesté vile. ‘Peut presque distinguer la silhouette du maire, mais ya rien à faire, c’stupide, il est pas là, la révo s’en en rendue sûre à coup de complots et d’pattes graissées. Dès le changement de popotins royales sur le trône, les rebelles ont infiltré l’antre du diable. Montagne d’information que jo a passé les derniers jours à mémoriser parce qu’on ne s’introduit pas dans le bureau du maire comme ça. C’est ce qu’elle se dit, la gamine, mais à attendre sur le trottoir, un pied contre le mur, en mâchant son chewing-gum, elle rend facile le foutoir.

Douce nuit tombe, et au loin, ad luit. « Pile à l’heure, la garde de nuit vient d’arriver. Le temps de faire le changement, ça va nous aider. » Jo, elle vit au rythme d’une horloge. « Tu te rends compte que si on se fait prendre, on est vraiment dans la merde ? Genre … plus qu’avant ? » Qu’elle susurre en ramassant les tracts, elle affiche l’éclat d’son sourire comme si c’était rien, comme si ça l’amusait. Ouais, l’illégalité elle connaît, jo, mais jamais comme ça.

Pis elle se cassent parce que ya une porte qui les attend, une porte qu’on a oublié de fermer, des yeux qui se sont détournés pour laisser entrer les deux ombres. Faut pas beaucoup de temps pour trouver le bureau. Ya plus qu’à s’engouffrer.

Spoiler:
 

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the mighty bush : VOLONTÉ DÉCUPLÉE — insidieuse, il y a la voix qui contrôle tout; celle qui fouille les esprits, tire sur la corde sensible, oblige et abuse. celle-là qui murmure un ordre sacré.
et l'autre qui n'a pas d'autre choix, l'autre qui s'exécute. le petit pantin qui refuse et refuse et refuse, mais la voix calculatrice qui oblige. les fils invisibles sont tirés et personne ne le sait.
l'autre est marionnette et joue sa partie, dépité.
Allegeance : c'est un élément important; un pion dont on ne se débarrasse pas d'un mouvement du poignet. elle fait partie du mouvement, a fusionné avec la cause et partage les valeurs des révolutionnaires. mais comme toujours, ad c'est une solitaire. une môme qui a dû se battre pour être là où elle est. alors certes elle est polie et plus ou moins agréable, mais il ne faut pas croire que ses sourires signifient avec confiance. elle a des alliés, pas des amis.
these streets : elle sait que quelque chose, quelque part, s'est brisé. que tout a changé depuis, que tout a commencé à se fissurer et tomber en ruines. elle sait que rien ne tourne rond et que personne, nulle part, ne veut donner de réponses. elle sait que le mystère est complet et, qu'au fond, elle ne sait rien.
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Sujet: Re: rise against {ad} Lun 17 Juil - 19:29 ()
Spoiler:
 

c'est laid, les jours sombres.
ils vous dégoulinent sur le visage et trempent tous vos espoirs. ils lavent vos sourires, délavent vos envies. les jours noirs, pluvieux, vous laissent trempé sur le pas de la porte et vous rappellent dans un murmure que vous n'avez plus la clé pour entrer et vous réchauffer. c'est laid, les jours sombres, parce qu'ils allument la lumière sur tous vos travers, sur l'alcool qui vous brûle la gorge, sur votre famille fracassée, sur vos actes manqués. ils vous glacent le sang, s'immiscent entre vos os, se font de la place entre la chair et les muscles et restent.
on ne s'en débarasse pas, des mauvais jours comme ça.

c'est sans doute pour ça qu'ad, elle l'embrasse à pleine bouche son mauvais jour, se jette directement dans ses bras comme une forcenée, ou une cinglée, ou une escapée d'asile. parce qu'elle sait comment ils se jouent de vous, comment ils appuient sur tous vos boutons et vous laissent tremblant, paumé, sur le sol de votre salon ou le parquet mal ciré d'un bar abandonné. elle sait et elle refuse de se laisser faire, pas maintenant, jamais.
après tout, elle le sent, elle s'approche des réponses. elle peut les goûter sur le bout de sa langue, le sang, la fumée, l'acidité des mensonges trop longtemps crachés. elle peut les sentir dans sa gorge, ces vérités camouflées, prêtes à ramper dans le sens inverse, prêtes à se fracasser contre la barrière de ses dents jusqu'à ce qu'elle les scande à la foule, au monde entier.

mais pour psalmodier les laides vérités, il faut d'abord affronter les dieux profanes: c'est sans doute pour cela qu'elle se retrouve avec la meilleure arme qu'elle a -
(même si jo ne devrait pas en être une, jamais. et y'a un peu de désespoir dans sa poitrine quand elle voit sa soeur, là, à mâcher du chewing-gum comme si elle faisait ça tous ses dimanches matins. ça pue la défaite, dans sa tête à l'aînée, que jo soit tellement habituée à se jouer des lois.)
- devant le bureau du maire. le plan est parfait, parce qu'il a été pensé par jo l'explosive, jo le volcan. parce qu'il a été édité par ad la méticuleuse, ad la poupée. le plan est parfait mais ad elle sait que trop bien que parfois, quand les jours sont vraiment mauvais, rien n'arrête le destin de vous enterrer.
alors elle s'occupe de s'inquiéter des détails. vérifie trois fois que tout colle avec ce qu'elles avaient prévu. prie, longtemps, un peu, pour que si tout tourne mal, jo s'en sorte indemne.

« sans mentionner le fait qu'ils sont désespérément lents. » un murmure qui s'échappe de ses lèvres dans une respiration, alors que ses yeux dardent l'entrée par laquelle elles finiront toutes deux par entrer. le tic tac de ses battements de coeur, comme une horloge qui pulse dans sa poitrine. le tic tac du coeur de jo, qu'elle peut entendre de là, parce que sa cadette est une horloge, une montre, un foutu chronomètre. parce qu'elle fait de tout travers mais elle connaît aussi le parfait timing. (après tout, pour un boum rebondissant, il faut un peu de précision.)

« depuis quand est-ce que ça t'arrête, princesse? tu savais très bien dans quoi tu t'embarquais, me dis pas que c'est pas le danger qui t'a motivée.
» sourire préparé de la leader sur les lèvres parce qu'il faut amener jo au combat, qu'elle le veuille ou non. il n'est plus temps de douter pour les et si, les peut-être, qui égorgent et qui tuent quand il n'y a plus rien d'autres à faire que se laisser baigner dans leurs possibilités. « tout va bien se passer. » un ordre plus qu'une prière, avant qu'elle n'ajoute, comme une seconde pensée: « puis tu te rappelles de notre accord, n'est-ce pas? si quelque chose se passe mal, tu tournes les talons sans moi et tu ne te retournes pas. » le ton de la supplique qui transparaît derrière l'autorité. ad serait incapable de se le pardonner si jo se faisait attraper. si elle finissait blessée parce qu'ad n'a pas su la contenir, la retenir.
c'est tranchant, comme image, presque comique: jo avec son sourire solaire, jo avec son sourire frappant, qui parle de l'illégalité comme si c'était juste sa tasse de thé. ad avec sa mine concentrée, son air fermé et inquiet, comme si c'était la toute première fois qu'elle le faisait.
c'est triste, comme image, quand on sait que ça pourrait être la dernière d'une ère. (parce que la prison les attend. parce que la prison, c'est un peu comme la mort, sauf qu'on vous oblige à en subir toutes les minutes.)

et quand le dernier tac retentit, les deux soeurs sont en route: leurs pas qui cognent le macadam en tandem, comme si elles avaient fait cela toutes leurs vies. les mains sur la porte, qu'on ouvre avec une facilité déconcertante parce que tout était fait pour. (les regards qu'on détourne, les gars endormis, ceux qu'on a fait taire.)
le chemin parfait jusqu'au bureau, dans lequel il faut s'engouffrer. regard à gauche, à droite, devant, derrière, en haut et en bas parce qu'on est jamais trop prudent. puis ses mains qui fouillent dans la poche avant de sa veste sombre pour en sortir le matériel de crochetage qu'elle a depuis qu'elle a quinze ans. (celui qu'elle pensait très utile pour impressionner papa, même si ça n'a jamais marché.)
« tu fais le guet, je m'occupe de la porte. » et avec cela, elle tombe à genoux devant la porte, avec l'expertise de ceux qui l'ont fait bien trop de fois. un coup d'oeil est suffisant pour deviner que cela aurait été plus rapide avec une clé, mais pas nécessairement plus simple: ad est une as avec ses dix doigts et n'aura aucun mal à ouvrir la boîte de pandore. il faut juste que jo s'assure que personne ne s'approche en attendant.

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Dernière édition par A. Kaliss Duval le Lun 17 Juil - 19:32, édité 1 fois
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Sujet: Re: rise against {ad} Lun 17 Juil - 19:29 ()
Le membre 'A. Kaliss Duval' a effectué l'action suivante : roll the dice


'défis' : 1

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Broken parable  Now I'm just a broken parable Values I used to hold Somewhere I lost it all Babe, I'm dying to be born again Lost footsteps in the snow Down the paths we used to roam Don't say it was only love Don't say I didn't love enough.



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Sujet: Re: rise against {ad} Sam 19 Aoû - 22:43 ()
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« depuis quand est-ce que ça t'arrête, princesse? tu savais très bien dans quoi tu t'embarquais, me dis pas que c'est pas le danger qui t'a motivée. » touché coulé. À croire qu’elle a l’erreur dans le génétique, la gamine. Hausse les épaules, comme si de rien, comme si de faux, comme si ya pas l’danger dans l’hémoglobine et le plomb dans le derme qui la pousse à chaque minute vers la chute. Elle sait qu’elle aime pas ça ad, la savoir là, vulnérable. Sourires faux, moue gênée sur les traits encore enfantin ; elle aime pas ça non plus, la savoir elle là. Mais à se laisser emporter, le rêve d’une vie d’avant noie dans les regrets, faut pas en parler, faut que le murmurer, ya plus de secrets, non, plus de secrets mais jo elle continue à la protéger. Protéger, ça a l’air grotesque avec ad, un mot qui sonne à l’envers, ‘la pas le profil type de la détresse la leadeur des révo, ya ptête bien que jo qui voit la faille. Elle lui dit pas, prétend qu’tout va bien, toujours, parce que l’aînée a besoin de ça plus qu’elle, de ce rôle. La pudeur lui colle qu’avec sa sœur, alors se faire attraper au hasard d’une phrase, c’est con, ça la rend folichon. « mais … ! oui bon okay » abdique la reine en grimaçant.

Ça tic, ça tac. La façade les absorbe, ce qui les attend à l’intérieur, ou ce qui les attends pas. C’est effrayant, c’est frisant. Tu devrais pas aimer autant ça, jo. Infiltrer le bureau du maire, c’pas un truc que la ptite jo aux couettes nouées sur le cuir chevelu imaginait faire dans vingt ans. « tout va bien se passer. » l’échine se tord d’un frisson. « bien sûr, j’ai commandé des sushis pour ce soir, on est obligé de rentrer » superstitieuse, l’athée a ses rituels ridicules. Des bricoles quand elle part en mission, quand elle a pas le palpitant exactement à sa place. Des commandes pour après, pour penser au après, pour se convaincre qu’ya au moins un serveur à la moustache frisottante qui l’attend. Et des sushis. Ça fait jamais de mal, les sushis.

Ad elle lui redonne les règles, les mots que jo a dû arracher à sa gorge pour donner un peu de confort au cerveau torturé de son ange gardien. Une promesse. On romps pas ses promesses, pas vrai ? C’est si lourd, poupée, tes péchés. Ça pèse sur les traits, ceux que tu fais impénétrables pour ne pas répondre, pour ne pas mentir, pas encore. « let’s go sis » c’est tout ce qu’elle peut lui offrir, un sourire et une tornade.

Dans le ventre de la bête. Les entrailles impériales se dérobent sous les talons invisibles. Elles, comme quand qu’il fallait infiltrer la cuisine sans se faire repérer par papa, le bidon en ronflement, pour chopper les céréales qui poppaient sur la langue. L’plan incrusté dans les têtes, les virages, les caméras, les portes scellées, elles se silence, espionnes des rois. La crocheteuse sort ses armes, jo hoche et s’aiguille pour avoir l’œil sur le couloir et les esgourdes sur ad. Jouer des serrures comme ça, elle a jamais su faire l’artificière. Pas son domaine, elle a toujours eu ad pour l’épater avec ces talents. Et pour l’épater, ça l’épate, elle regrette presque de pas pouvoir mater son tour de magie préféré de plus près. Elle se retourne, la porte s’entrebâille. De. La. Magie. Paillettes dans les mirettes.

« Rappelle-moi pourquoi on est pas cambrioleuses officielles déjà ? » Qu’elle chatoie en refermant la porte derrière elle avec toute les précautions. Le bureau du maire. Ce crevard. Enfin … sans doute. Les doigts porcelaines effleurent les rideaux de velours, charmés par les beaux atours. Retour à la réalité. « Je tag, tu fouilles ? Tant qu’on est là … On a moins de 10 minutes avant qu’ils reviennent vérifier.» Déjà elle choppe la bombe de son sac et l’agite. Faut pas longtemps avant que les locaux ressemblent à une mignonne petite rave à faire une crise cardiaque à Léo. Elle s’éclate, elle oublie vite où elle est pendant qu’ad bosse. « et lààà un petit cœur…, parce qu’on est pas des monstres quand même. » un coup d’œil à la duval pour évaluer la réaction. C’est des pas dans le couloir qu’interromps la connerie sur pattes.

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et l'autre qui n'a pas d'autre choix, l'autre qui s'exécute. le petit pantin qui refuse et refuse et refuse, mais la voix calculatrice qui oblige. les fils invisibles sont tirés et personne ne le sait.
l'autre est marionnette et joue sa partie, dépité.
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Sujet: Re: rise against {ad} Sam 26 Aoû - 1:44 ()
jo parle de sushi, parce qu'elle essaie de se donner de l'espoir. ce serait amusant de la voir nager contre le courant comme ça. de fuir les responsabilités et les conséquences de ses actes avec la ferveur d'un condamné. de la voir tête baissée, fonçant vers l'inattendu, l'inexplicable. mais c'est surtout déchirant, parce qu'ad est censée la protéger et lui faire détourner les yeux des mauvaises actions. elle est censée la garder là où il ne pleut jamais de désespoir.
mais elles sont trempées.
elles le sont depuis tellement d'années qu'adèle a la sournoise impression de se noyer.

« t'as pensé à mes préférés, n'est-ce pas? » un demi-sourire, avant de lui redonner les règles du jeu. ça se voit, que jo ne veut pas capituler. ça s'entend aussi avec son avoeu étranglé: et ad voudrait lui attraper le bras, la ramener à elle, poser ses mains sur ses joues et ne pas la lâcher tant qu'elle n'aura pas promis. elle sait, au plus profond d'elle-même, qu'il suffirait d'utiliser la voix ( se jouer de jo comme un pantin ) pour que la soeur revienne sur ses pas. mais à quoi bon? en vue du danger, jo ne reculerait jamais. même si c'était un ordre jeté par-dessus la volée, les yeux fermés, plus une prière qu'une injonction. jo n'est pas dieu et ne se voit pas dotée de providence. elle ferait comme tous les courageux de ce monde: elle continuerait à se battre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à défendre.

jo est déjà partie et adèle suit. elle ne reprend les rennes qu'une fois devant la porte fermée, les mains déjà plongées dans les fonds de ses poches pour attraper le nécessaire. paul adorait la regarder ouvrir des portes closes, jo aussi. parfois, quand maman ne rentrait pas et que papa les ignorait, trop triste, c'est adèle qui les occupait avec un peu de magie. elle leur disait, fermez la porte. puis elle l'ouvrait avec un rien. poussait le battant devant leurs visages émerveillés. leur adressait un petit sourire en demi-lune qui voulait dire, voyez? personne ne pourra jamais se mettre entre vous et moi. aucune porte ne me résistera.
mais quelqu'un est venu, et à défaut de pouvoir glisser une porte entre paul et elle, ils ont coulé un mur de béton. un monstre gigantesque qu'adèle ne pourra jamais, de ses deux petits bras, abattre.

elle s'exécute avec le sérieux qu'on lui connait: gestes méthodiques qui ont été répétés mille fois et qu'elle pourrait exercer les yeux fermés. un semblant de rire s'échappe de ses lèvres, comme le tintement d'une cloche ou le ploc de la pluie un matin d'été, quand elle entend jo parler. « parce que je fais partie des forces de l'ordre et que je n'ai pas très envie de nous traquer. » réponse douce mais un peu froide, alors qu'elle traverse la pièce à présent découverte. « ok. ne traîne pas. » qu'elle marmonne, les mains déjà perdues dans les tiroirs. elle tire des papiers au hasard, ceux qui ont l'air important, l'air précieux, et prend des photos avec son téléphone. elle fait ça pendant dix minutes. fouille les étagères, les placards, sous le bureau, cherche des faux-fonds de la paume de sa main. quand le temps s'écoule, elle a fait tous les recoins du bureau.
un soupir.

sauf qu'au moment où elle ouvre la porte, c'est sur un visage masculin inconnu qu'elle tombe. une bouche entrouverte qui s'apprête à parler quand adèle, sans même réfléchir, annonce d'un ton froid et calculé: « pas un mot. » et l'homme s'exécute. comme un pantin dont elle tire les fils.
la sirène a la voix délicate, comme un fil qui entoure la gorge des plus braves. elle se fait justice, elle se fait condamnation: et alors que le nœud se noue, les iniatives s'étouffent. « fais demi-tour et ne te retourne pas. tu n'as rien vu pendant ton tour de garde. » elle a les mots sages, qui roulent hors de sa gorge avec un rythme posé. ça lui vient tellement naturellement qu'elle ne se rend pas compte de l'étrangeté de la décision. c'est comme si elle venait d'utiliser un muscle oublié, l'étirant avec une agilité inconnue. et quand l'homme fait exactement ce qu'elle dit, comme s'il n'avait jamais posé les yeux sur les deux soeurs, adèle ordonne:
« jo. on se casse. » d'une voix urgente. et si l'obéissance n'est pas compulsive, le ton de sa voix laisse entendre que refuser n'est pas vraiment dans les possibilités.

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Sujet: Re: rise against {ad} Mer 6 Sep - 23:04 ()
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Elles sont fantômes, elles sont immatérielles, les d’moizelles. Elles se faufilent et s’acoquinent dans l’impossible, ya plus rien, ya plus rien de tangible. Ad, jo, les portes fermées, elles connaissent plus. Les seules qu’elles ont jamais pu enfoncer, même à deux, même entre les doigts malingres et l’boom gras, c’est les secrets et les pourquoi. Elle vit plus que pour ça et ça la terrifie, la gamine, de se sentir vivante que là où elle devrait pas. Pourtant, elle a l’impression de faire quelque chose ici, quelque chose qui compte, qui avance. Ptêt pas dans le bon sens, elle s’est jamais cru bonne samaritaine, ou la sauveuse des damnés, mais dans un sens au moins où sa gueule de noyée prend plus la marée.

Clic. Dans la pénombre, la porte fermée se trahie sous les doigts magiques, comme dans l’avant, où ils gazouillaient avec paul, comptant les secondes et les tritures dans la serrure avant qu’elle apparaisse, la grande soeur.

Elles entrent.
L’insolente brille, taquine, chuchote. « Tu pourrais au moins essayer de le considérer, on aurait pu encadrer l’ordre d’arrêt et l’envoyer en carte de noël... ça, ça aurait eu du succès ! » parce que jo a pris l’habitude de passer outre quand ad laisse ses accents de force de l’ordre prendre le dessus ; elle chatouille la queue d’un dragon jusqu’à ce qu’il grogne … pis se fait pardonner en faisant la vaisselle le reste de la semaine. Comme il faut pas traîner, et que la brunette est déjà derrière le bureau à farfouiller un peu d’espoir, jo se met au boulot, bombe à la main, celui d’un genre qu’elle aime moins bien, et qu’elle maîtrise qu’approximativement mais approximativement fera. Il fallait lui expliquer à la poupée que pour faire la révolution, yavait option art plastique à prendre, hein ! Les murs se gravent rouge-sang, rouge-tu-me-saoûles, rouge-jte-saoûle-right-back. L’vermeil en bouteille bave sur les murs. Mission accomplie.

L’enfant prostrée pour parachever son méfait, son oreille capte les mélodies autoritaires de la voix avant que ses orbes ne tombent comme deux soucoupes sur l’intrus. Son sang ne fait qu’un tour alors qu’elle porte la main à la poche, prête à dégainer le taser qu’elle trimballe partout. Pourtant, elle sait, oh oui elle sait, que ça ne servira à rien et qu’il aura le temps d’avertir toute la maisonnée des beautés fatales qui se trémoussent dans le bureau du maire. Alors ya la peur qui se fraie son chemin entre deux battements d’cœur, et ça résonne dans son crâne tandis que les secondes se font minutes. Et il se casse. Comme ça. Sans un mot. Comme si elles n’étaient pas là, pas plus intéressante qu’un coup de vent désagréable. Elle essaie de remettre à l’endroit, la poupée, elle essaie de comprendre, de faire du a+b, mais ya rien qui s’additionne correctement. Ad, elle a ordonné. C’est sûr, la révo a de la puissance dans la vocale, c’est pas la première fois que jo elle l’a vu soulever des fois cassées avec ses décibels, mais jamais comme ça, putain, jamais comme ça.

« jo. on se casse. » Elle réprime un frisson, jo, en entendant rouler les accents à son intention. Presque elle s’attendait à quelque chose, même si elle ne sait pas quoi. Mais ya rien eu, que la raison dans l’illusion des fous. À la suite d’ad, Elle prend ses clics et ses clacs et elle se fait la malle, les pieds dans les empreintes des siennes, parce que ya rien d’autre à faire que se tirer de là aussi vite que possible. Elle sait plus ce qu’elle fuit, le bureau, les gardes, ou le souvenir d’un truc qu’elle ne pouvait même pas nommer. Dans les mains tremblantes, l’arme des ladies aux petites vertus et les mirettes qui passent au x-ray les couloirs qu’elles dévalent au pas de course. Quand un garde passe sa bouille dans l’entrebâillement d’une porte, la gamine hésite à peine avant de laisser le courant parcourir son corps. Pas question de laisser Ad refaire quoique ce soit qu’elle a foutu, pas question d’avoir confirmation à une question sans mots encore. Il s’écroule et elles sortent en trombe.  

L’air froid lui mord le nez, mais elle bout. Explose en slow motion. Crève de questions. Après quelques rues, elle n’y tient plus et la duval s’arrête au milieu de l’asphalte. « Putain c’était quoi ça ?! » Ses ébènes translucides se posent, troublées, sur son visage, effleurent les trais doux sans rien trouver de différent. « Quoi ? T’avais un gars à l’intérieur et tu m’as rien dit ? Qu’est-ce qu’il foutait là alors, hein ? jcomprend pas, ad, jcomprend pas ce que je viens de voir, faut que tu m’expliques ! » Faut qu’elle explique parce que rien de ce qu’elle peut dire ne sera pire que ce qui s’imagine dans la tête de linotte. C’est pas la première fois, jo, qu’elle voit des choses qu’elle comprend pas et à chaque fois ça l’effraie un peu plus. Les disparitions, ok, elle peut trouver une explication logique en se creusant la cervelle, les vidéos du nouvel an, ok, mais ce qu’Arla a fait, ce qu’Ad a fait, ça part dans la science-fiction. Si ça continue, elle va finir par croire en cette apocalypse aussi.


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