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 [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise]
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Sujet: [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise] Mar 18 Juil - 14:37 ()
Veni, vidi, vici yolavi
Le plan était simple, a priori : maintenant que le jour déclinait, ils n’avaient plus qu’à attendre discrètement au coin de la rue qui jouxtait le 36, quai des Orfèvres. Dès qu’elle sortirait, ils n’auraient qu’à la suivre furtivement, surgir brusquement dans son dos pour l’assommer et la ligoter dans la perspective de l’interroger à grand renfort de secousses intimidantes ; et elle répondrait avec la meilleure grâce du monde, comme si elle avait attendu toute sa vie le moment béni où elle pourrait enfin leur dire absolument tout ce qu’ils voulaient entendre.
Voilà.
En gros, c’était aussi simple que de colorier sans dépasser pour un chiard de deux ans.
Enfoncée dans le siège d’une voiture passe-partout à côté d’Aymeric, Diane ignorait résolument le fait qu’ils n’avaient pas le cul sorti des ronces. Ils n’avaient parlé de leur découverte à personne à part aux chefs. Elle avait dû se faire violence pour ne pas mettre Alexis dans la confidence et Gaëlle était de toute façon trop occupée à sauver des pieds à l’hôpital. Léo, quant à lui, connaissait de toute évidence la bombasse qu’ils s’apprêtaient à – essayer de – désamorcer et aurait sans doute pu les tuyauter, mais Anthony leur avait intimé de ne pas (trop) le solliciter pour commencer. Possible conflit d’intérêt ? Elle ne savait pas ce qui avait motivé la prudence d’Anthony mais lui accordait toute sa confiance à ce sujet.
Il leur avait aussi suggéré une approche plus subtile – comme se mettre eux-mêmes en position de subir un interrogatoire mené par la jolie policière –, mais les récents événements avaient considérablement compliqué les choses et Diane ne souhaitait pas s’exposer plus que de raison. Elle n’aurait jamais laissé Aymeric s’aventurer seul dans la gueule du loup non plus. Et pour cause : « Ça m’fait bizarre, quand même. Parce que… Genre… Si c’est pas toi qu’es chargé d’débouler dans ton camion d’pompier pour recoller tous mes morceaux, cette fois, c’est qui qui va l’faire ? » Il était généralement celui qui rattrapait les faux pas, qui brouillait les pistes et soignait les petits bobos. Celui à qui on confiait ses arrières. Le filet de sécurité, quoi. Il avait beau être tout à fait charpenté pour se trouver en première ligne, la configuration n’était pas la même qu’à l’ordinaire et ça la perturbait.
Ils n’avaient aucun putain de filet.
Mais elle était quand même contente qu’il soit là.
« Si t’as un autre plan qui t’vient à l’esprit en cours de route, tu l’dis, hein. » Elle fronça pensivement le nez. C’était pas propre de s’en prendre à un flic, mais ce serait ni la première fois, ni la dernière que les révolutionnaires se montreraient cons comme leurs pieds – pardon : bourrins comme des parpaings. « Enfin si ça tombe on s’monte le bourrichon total. » poursuivit-elle en haussant les épaules. Elle resongeait à la carte et à l’inscription étrange qui figurait dessus. « Au pire qu’est-ce qu’elle va faire ? Nous insulter en latin ? » Elle dodelina espièglement de la tête. « J’suis sûre qu’sa carte ça veut juste dire qu’elle fait partie d’un groupe de nerds anonymes passionnés d’langues zombies et qu’ont juré sur un gros Gaffiot d’garder l’secret toute leur vie. » Le pire ? C’est qu’elle n’était pas si éloignée que ça de la vérité. « Les bombasses cachent bien leur jeu d’nos jours. » remarqua-t-elle en ponctuant ses paroles de pets de bouche. « Pis les mots c’est l’kink de Léo, y a pas d’mystère : j’me dis qu’elle doit être aussi perchée qu’lui à c’niveau-là, t’as vu. » Elle cilla fébrilement. « Hé. On pourrait p’t-êt’ faire genre qu’on veut r’joindre son groupe de gros weirdos… ? » Elle eut une nouvelle moue, de dépit cette fois. « Nan laisse béton en fait, j’suis une grosse brêle en latin. Pis en vrai j’suis pas sûre qu’ajouter des – ous et des – oum partout ça suffise – enfin c’est Gaëlle qu’est pas sûre. »
Pour le dire autrement : Diane était nerveuse et tentait de noyer son appréhension dans une logorrhée très malvenue.

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the mighty bush : Contrôle de la douleur – Capacité à absorber comme à provoquer la douleur chez sa victime. C'est un pouvoir qui nécessite beaucoup d'énergie mais qui vit aussi au gré des humeurs de son propriétaire, l'obligeant à se maîtriser de son mieux. Il peut également transférer la douleur d'une personne à une autre... L'absorption de la douleur a tendance à laisser des marques sur ses propres nerfs tandis que le don de celle-ci va lui faire perdre de sa sensibilité.
Allegeance : Révolutionnaire, pour le meilleur et pour le pire. Il suivra ses frères jusque dans la Mort, s'il le faut. Il vit pour la Révolte, se bat pour la vérité. Aymeric est une constante dans l'univers rebelle, un roc qui ne bougera pas et auquel les autres peuvent se raccrocher quand ils ont besoin de se reposer, d'être réparé, voire même de retrouver la foi.
these streets : Il en sait ce que les citoyens les plus avisés savent, il sait qu'il se trame quelque chose, il sait que l'on ment aux parisiens et au reste du monde chaque jour. Il sait que certaines personnes ont des habilités particulières et connaît chacune des actions entreprises par les révolutionnaires. Il sait que le Maire n'est pas ce qu'il prétend être. Il sait qu'Ils découvriront le fin mot de l'histoire.

Sujet: Re: [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise] Mar 1 Aoû - 0:06 ()
Veni, vidi, vici yolavi


Il a les mains accrochées au volant, Aymeric, et le regard fixé sur la rue, une brune à ses côtés. Diane et lui ont encore eu une idée brillante, du genre décapante et concise, qui tient en quelques mots : aller enlever une flic du 36 après avoir trouvé une carte d'accès bizarre à son nom sans armoiries républicaines dans un endroit où elle n'aurait pas dû se trouver... Nécessairement, il y a bien quelques questions qui se posent, tant sur la pertinence de l'action en elle-même que sur la nécessité pour Léo de fréquenter un officier de police judiciaire... Parce qu'il va râler. Il va râler en rimes riches, pauvres et en autres chouineries poétiques qu'il aimerait percutantes.
Alors les mains sur le volant et les yeux sur la rue, Aymeric, il écoute Diane. Diane et ses questions, ses inquiétudes. Diane et le chant presque fluet de sa voix quand elle arrive à bout de souffle, qui tabasse des interrogations qu'elle lui livre par pelletées et qui n'aident pas vraiment à la garder calme. C'est qu'elle a le caractère vivace, la sulfureuse brune, et vite tendance à s'entretenir elle-même. Dans ses mauvaises idées et dans ses angoisses... Et comme il a décidé de la suivre, comme il ne peut pas commenter l'idée, le Grizzly essaiera au moins de la calmer. Il va essayer.

« Ça m’fait bizarre, quand même. Parce que… Genre… Si c’est pas toi qu’es chargé d’débouler dans ton camion d’pompier pour recoller tous mes morceaux, cette fois, c’est qui qui va l’faire ? »

Le volant est relâché, et la rue abandonnée pour une poignée de secondes, un brin de rien dont il profite pour poser ses prunelles sur les traits de la demoiselle, et l'inviter à le regarder. Et à respirer. Ca va aller. Même si c'est une idée de merde, qu'elle est inutilement dangereuse et qu'ils sont terriblement pressés. Parce que ça n'avance pas, et que la cause en paie les pots cassés, et qu'ils ne lâchent rien, Diane et Aymeric, comme deux clébards enragés. Même quand Anthony leur a dit d'être discret, lui n'a retenu qu'un vague feu vert pour accomplir leur folle quête de vérité. Ils sont foutus du même bois un peu pourri, tous les deux, de celui des révoltés un peu tête brûlée. Et elle est jolie, Diane, il aimerait le lui dire. Pas tant pour le compliment que pour lui rappeler qu'il n'a jamais laissé personne l'abîmer. Qu'elle a toujours réussi à s'en sortir, aussi. Surtout. Elle est jolie, Diane, avec ses lèvres pleines et ses joues charnues, qui n'ont jamais connu que quelques coquards, quelques hématomes. Parce que les chiens, même enragés, savent mordre. Ils savent se protéger.

« Tu te poses trop de questions. C'est moi qui recollerai les morceaux. J'aurai juste pas besoin de débouler, je serai déjà là. C'est tout. C'est rien. »

C'est pas grand chose, qu'il conclut donc, l'air très sûr de lui. Avant de retourner à son volant, et à la rue, et à la recherche de Sa silhouette. Celle de Louise Hardy, officier au 36 quai des Orfèvres, enfant d'une fratrie nombreuse, fille d'un éminent magistrat et d'une mère fonctionnaire dans il ne sait pas trop quoi, ce n'était pas clair. Louise, le crush de Léo, la jolie brune qui était avec eux pendant la tempête. Qui a perdu sa petite carte, en plastique, avec ses signes obscurs et ses inscriptions en latin qu'il est allé déchiffrer à la bibliothèque. Il a fait des recherches, le Grizzly, et il a bien quelques idées bancales qui pourraient commencer à dessiner une explication... Mais, ça, c'était l'option patiente où Diane ne perdait pas les pédales dans la bagnole. Ils se complètent sur ce point, il n'y a pas à chier. En cas de panique, elle ouvre grand la gueule et lui ferme la sienne. Et c'est trop tard, pour les changements de plan, ou pour les questionnements de dernière minute. Dans le pire des cas ? Eh bien elle nous repère, enquête, ruine nos vies et nous envoie en taule, Dianou...Mais c'est pas grave, c'est rien du tout. Rien du tout. À peine, un détail. Qu'il garde pour lui, ours bien avisé. « T'as pas peur, Jolivet, rassure-moi ? » lui demande-t-il, le rauquement un peu moqueur, un peu taquin. Pour l'arracher à ses angoisses et l'aider à se rappeler, pourquoi ils font ça et pourquoi ils le font comme ça. « In limine litis, cogito ergo sum, ipso facto, dura lex sed lex, ad impossibilia nemo tenetur... Que des conneries, mais si on prend un air sérieux, c'est elle qui en perdra son latin. » Et la montagne de muscles s'écarte un peu de son air sérieux et de ses habitudes mutiques pour rire doucement, un ronronnement qui lui vient du fond de la gorge, qui fait trembler sa viande et probablement un peu le siège.

Puis elle est là. Elle est déjà là. Il la lui montre d'un geste de la barbe avant d'abaisser sa capuche sur sa tronche et de remonter son foulard sur le museau. Elle sait, Diane, que c'est la brute épaisse qui enlève et elle qui conduit. Pas parce qu'elle ne peut pas frapper mais parce qu'il est plus doué pour porter, et que même 50 kilos de viande, ça reste 50 kilos de viande. Plus les fringues, le sac à main, les pompes... Sa silhouette s'arrache à l'habitacle et enfonce les poings dans ses poches, laissant tout le loisir à Diane de jouer la suiveuse discrète tandis qu'il se dirige à la suite de leur proie. Ils la suivent, comme ça, sur un pâté de maison à peu près, jusqu'à ce que la population se fasse trop éparse pour qu'ils aient l'air discret. Alors il ne lui laisse pas le temps de se retourner, il la devance d'une seconde ou deux, suffisante pour abattre un poing épais à la naissance de sa nuque et empêcher sa carcasse de s'effondrer, sortant un torchon imbibé d'éther pour lui recouvrir le nez et l'aider à se détendre. Ca va aller. Ca va aller, aimerait-il lui dire à elle aussi, parce qu'elle ne lui a pas semblé foncièrement méchante, mais qu'elle a quelque chose qu'ils veulent et qu'elle va devoir parler. Il ferme aussi sa gueule parce qu'il perdrait franchement en crédibilité s'il venait à essayer de la rassurer. Et Diane déboule, il se jette sur la banquette arrière avec la poupée de chiffon dans les bras, vérifiant que sa capuche est toujours bien enfoncée sur son crâne et que sa camarade a eu la bonne idée de se masquer le visage, elle aussi.

«Dépêche... », qu'il grogne.
Avant qu'elle ne se réveille.
Parce qu'il n'y a que dans les films, que le chloroforme envoie dans les vapes pendant des heures. Parce que dans les faits, c'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît d'enlever quelqu'un sans trop l'esquinter. Et qu'il sait de quoi il parle pour l'avoir pas mal pratiqué. Sans doute un peu trop. Dans leurs plans, elle se réveillera assise confortablement sur une chaise avec accoudoirs, solidement attachée mais pas trop saucissonnée, dans un hangar à la lumière tamisée, à des kilomètres de toute personne qui pourrait en avoir quelque chose à foutre. D'ailleurs, c'est tellement le plan qu'Aymeric a décidé de lui taper sur crâne ou de la shooter à chaque fois qu'elle osera émettre le moindre petit grognement. Pour être bien sûr qu'elle ne se mettra pas hurler dans la voiture, au risque de couvrir le chant mélodieux des inquiétudes de Diane.

« Va falloir faire taire Léo, après ça. Et ça va prendre des jours. Des putains de jours. »

Il essaye de parler - une première - pour détendre un peu l'atmosphère. Il faut dire qu'il ne s'inquiète pas trop pour le trajet, il a le meilleur pilote de Paris. Et Diane ne dit jamais non à une petite course-poursuite si nécessaire.

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Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.

Sujet: Re: [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise] Mer 2 Aoû - 1:34 ()
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La nuit est calme, aujourd’hui. Les heures défilent, le bureau commence à se vider. Elle aime ces moments là, Athena. La où tout finit par ralentir, là où le silence commence à tomber. Elle n’a plus besoin de garder son masque, plus besoin de faire semblant. Plus d’anges à duper, plus d’humains à gérer. Et alors qu’elle se penche contre le dossier de sa chaise, elle a ses épaules qui se décontractent et son air sévère qui quitte son visage. A force de jouer un rôle, elle finit par oublier qui elle est. Elle finit par se perdre dans tous ses mensonges. Ou peut-être est-ce seulement cette vie qu’elle a volée qui commence à tout brouiller. Elle ne sait plus très bien. Et, de toute façon, elle préfère ignorer. Athena n’a pas de faiblesse, il en est ainsi depuis toujours. Une phrase qu’elle se répète avec l’espoir de finir par s’en convaincre. Avec l’espoir que ça soit ce que le reste du monde croit. C’est bien plus facile ainsi. « Parait que tu bosses sur la secte ? » Un coup d’oeil vers son collègue, un des rares qui aiment rester la nuit comme elle. Elle lève un sourcil étonné, hausse les épaules en guise de réponse. Elle n’a jamais été très loquace, Athena. Ses mots sont choisis avec soin et elle n’aime pas les gaspiller. « T’as appris des trucs ? » Il a l’air nerveux et ça la fait se redresser sur son siège. « Pas encore. Pourquoi ? » A vrai dire, son enquête ne fait que commencer et pour cause : elle a une raison bien personnelle de se pencher sur cette secte maintenant. Depuis qu’elle a vu le nouveau tatouage de Léo dans son cou, depuis qu’elle a compris qu’il était sérieux à leur sujet. « Ma fille les a rejoint. » Elle hoche la tête, il n’a pas besoin de lui en dire plus. Elle comprend. « Je te tiendrai au courant de tout ce que j’apprends. » Une promesse à demi-mots, une de celles qui sont un mensonge. Il n’est qu’un humain. Il ne connaitra sans doute jamais doute la vérité. Mais ça lui convient. La seconde suivante, elle est de nouveau seule.

Ce n’est que lorsqu’elle se lève que le vertige la heurte de plein fouet. Ce n’est que là que sa vue se trouble. Ça ne dure que quelques secondes, une minute tout au plus. Mais elle sait ce que ça veut dire. Ce n’est pas la première fois qu’elle a ce genre de malaise. Le problème, c’est que ça commence à devenir récurrent. Un peu trop. Parce qu’avec eux, vient la perte de ses pouvoirs. Elle le sait, elle le sent. Ses mains tremblent encore qu’elle enfile déjà sa veste en cuir. Elle ne tient pas à trainer ici, pas lorsqu’elle est aussi faible qu’une simple humaine. Arme de service déposée en sécurité, insigne rangée dans son tiroir, portefeuille dans une poche et téléphone dans la main, elle est déjà dehors. Un message pour prévenir Léo qu’elle rentre plus tôt que prévu, le genre de messages qui lui laissent toujours un sourire sur les lèvres.  Mais pas cette fois-ci. Ce soir, elle est inquiète. La lune est déjà haute, les ombres de la nuit se sont répandues sur la ville. Elle aurait du se méfier, Athena. Elle aurait du se montrer plus prudente. Mais à force de jouer à l’humaine, elle finit par oublier ce qui compte vraiment. Ce qui a toujours compté. Parce qu’il y a une ombre qui la suit d’un peu trop près. Une ombre qui ne la lâche plus, depuis de longues minutes. Et quand elle lève les yeux, il est déjà trop tard. L’ombre fond sur elle. Une douleur violente sur sa nuque, quelque chose sur son nez, un cri étouffé, et puis, plus rien.

Il y a une douleur sourde qui éclate dans son crâne à chaque fois qu’elle tente d’ouvrir les yeux. Il y a son corps qui est transporté sans ménagement, une odeur persistante dans son nez qui lui pique les yeux. Il y a des voix étouffées et le monde qui a du mal à percer au travers du brouillard qui est tombé sur elle. Elle tente de se relever et c’est un échec à chaque fois. On ne lui laisse pas le temps. Elle ne sait pas combien de temps ça dure. Une éternité. Un instant. Elle voit trouble, lorsqu’elle arrive enfin à ouvrir les yeux. Elle a ses tempes qui cognent contre sa boite crânienne et ça fait un mal de chien. Elle est attachée sur une chaise, au milieu d’une pièce qui tombe en ruines. Elle ne cherche pas à se dégager. Ses muscles sont encore trop affaiblis et elle n’est pas stupide. Elle a besoin de comprendre avant de se lancer dans quoi que ce soit. Mais surtout, elle a besoin de retrouver ses pouvoirs. Face à elle, deux silhouettes qui jouent avec les ombres pour rester à l’abri. Ils ont raison. Parce que plus les effets de la drogue se dissipent, plus elle sent sa colère se déverser dans ses veines. « Vous vous croyez dans un film ou quoi ? » Air blasé sur le visage, yeux qui les fixent sans ciller. Elle est calme, trop calme. Le genre de calme qui précède une tempête. « Qui êtes-vous ? » Si elle devait parier, elle miserait sur les révolutionnaires. Il n’y a que des gars de la vox pour faire des choses aussi stupides. Mais elle a plusieurs enquêtes en cours. Et puis, Léo ne l’aurait jamais trahie. Il n’aurait jamais laissé faire une telle chose. C'est ce qu'elle se répète, pour tenter de se rassurer. Il y a aussi cette secte qui aurait beaucoup à perdre si quelqu’un comme elle venait à fouiner d’un peu trop près. Elle s'est fait quelques ennemis du côté des démons, qui ne refuseraient jamais de torturer ce qu'ils pensent être un ange. Alors elle n’affirme rien à haute voix, garde ses supposions pour elle, joue la carte de l'humaine. Et en a déjà marre d’attendre. « Et vous êtes au courant que vous venez d’enlever un flic ? C’est dans le top cinq des pires choses à faire, pour info. »

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Sujet: Re: [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise] Dim 20 Aoû - 16:54 ()
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Le regard nerveux de Diane ne tarda pas à trouver celui d’Aymeric. Elle cilla fébrilement, une fois, deux, puis plus posément, en respirant à fond. Je serai déjà là. Oui. C’était percutant, d’une logique implacable. Ça fonctionnait à merveille sur son esprit simple. Infiniment impressionnable, elle oubliait déjà qu’il aurait à s’exposer, lui aussi, qu’il se casserait peut-être avant même de pouvoir recoller qui que ce soit. Ses épaules s’affaissèrent un peu comme elle s’apaisait insensiblement, puis se redressèrent dans un sursaut presque enfantin lorsqu’il la provoqua. Peur ? Elle ? L’anxiété qui persistait au fond de son regard sans qu’elle n’en ait conscience se changea aussitôt en indignation. « Te fous pas d’moi ! » jappa-t-elle en fronçant le nez. Oh, elle connaissait bien l’inflexion de sa voix lorsqu’il la taquinait, et la moue de reproche qu’elle arborait à présent le lui signifiait sans ambages. Nulle trace de rancune, cependant. Jamais. Elle savait pertinemment qu’il avait raison, au fond : elle psychologisait trop, ces derniers temps, se hasardait à d’imprudents moments de réflexion parce qu’elle ne comprenait pas les événements. Ça ne lui ressemblait pas. Elle était à vif et avait de plus en plus de plaies à lécher ; il devenait donc difficile pour elle de regarder assidûment par-dessus son épaule pour s’assurer que rien ne viendrait la faucher. Mais par bonheur, le rire d’Aymeric fut communicatif. Elle laissa échapper un soupir presque soulagé, le coin des yeux timidement ourlé de reconnaissance. « Y a pas une marque de capote dans l’tas ? » s’enquit-elle candidement en dodelinant de la tête. Et ce fut tout.

Le court instant de répit se termina sitôt qu’il donna le signal. Sans un mot, Diane se fit une barbe de son bandana et rajusta sa capuche, prête à basculer sur le siège conducteur dès qu’Aymeric se serait extirpé de la voiture pour accomplir le sale boulot. La première étape était l’une des plus risquées, songeait-elle, croyant naïvement qu’ils auraient ensuite l’avantage sur leur cible.
Les tempes bourdonnantes d’adrénaline, elle démarra et suivit tout doucement les pas de son complice. Son cœur battait à tout rompre et respirer ne relevait plus du réflexe naturel, désormais. Elle oubliait quelquefois ce geste essentiel, tendue derrière son volant, guettant comme lui le moment idéal pour agir. Tout n’était qu’une question de timing, se répétait-elle en entrevoyant irrationnellement toutes les possibilités d’échec ; une question de timing, et il connaissait ça mieux que personne, n’est-ce pas ? C’était son domaine à lui, bien à lui, d’être là où il devait au moment où il fallait. Elle pouvait en dire autant de ce poing qu’il venait enfin d’abattre sur leur victime – non, elle n’aimait pas ce mot, lui préférait celui de cible ; car après tout, pourquoi diable cette jeune femme s’était-elle trouvée avec eux, ce soir-là, pourquoi avait-elle égaré cette foutue carte en compagnie d’individus qui se verraient nécessairement forcés d’en faire quelque chose ?
Les remords affleuraient la surface de sa conscience mais n’adhéraient pas. Comme toujours. Bientôt, il n’y eut que l’urgence, la nécessité d’accélérer discrètement, sans émettre le moindre crissement de pneus intempestif afin de ne pas alerter le voisinage. L’étrangeté de la situation et les risques qu’elle leur faisait courir la jetaient en-dehors de son corps et transformaient son esprit en spectre observateur et passif ; elle ne se vit pas manipuler instinctivement la voiture pour s’arrêter à la hauteur d’Aymeric et faciliter l’embarquement du corps. C’était une acuité animale qui commandait ses mouvements, désormais, repoussant toute réflexion, tout sens moral ; qui lui permettait de sentir très distinctement la tension qui émanait de son complice. Dépêche. Elle ne se le fit pas dire deux fois et dégagea aussitôt de la ruelle qui avait abrité leur crime. Elle avait fait son petit repérage pour consolider sa connaissance des lieux, savait quels chemins elle pouvait emprunter sans s’exposer aux regards indiscrets ou aux contrôles de police qui les auraient assurément jetés dans d’amusantes mais trop dangereuses course-poursuites – elle ne voulait surtout pas accélérer le réveil de leur jolie flic et être responsable de la couronne de bosses qu’Aymeric lui tresserait si elle ne se tenait pas tranquille dans ses bras.
Elle ne comptait plus toutes les fois où elle avait dû se résoudre à de longs détours pour gagner un arrondissement désaffecté. Elle était dans son élément, tout va bien, se répétait-elle. Il s’agissait d’éviter les endroits trop éclairés, et maintenant que seuls certains quartiers bénéficiaient d’une illusion de sécurité, maintenant que la tempête avait endommagé bon nombre d’installations, le dédale parisien était devenu parfait pour la tâche dont elle devait s’acquitter.
La voiture finit par s’immobiliser à l’arrière d’un entrepôt désaffecté – elle s’en était assurée une énième fois au moyen d’une ronde rapide avant de faire signe à Aymeric de descendre à son tour. Tout se passait bien. Pour l’instant. Elle se mordit l’intérieur de la joue lorsqu’il évoqua Léo. Elle aurait bien émis un petit ricanement, mais ça la foutait sacrément mal, en vérité. Il n’avait peut-être pas été très réglo non plus à sortir consciemment avec une flic. Mais ça restait Léo. Elle renifla de dépit. « Ca va tellement l’foutre en l’air qu’il va rien savoir produire d’autre à part des rimes bonnet A. » Diane possédait son propre traité de versification. Et sa propre syntaxe.
La chaise fut placée à un endroit où l’éclairage nocturne ne les trahirait pas. « … T’as fait ça combien d’fois dans ta vie, en vrai ? » demanda-t-elle l’air mi-dubitatif, mi-inquiet, comme elle observait la maîtrise avec laquelle Aymeric ligotait la jeune femme. Il valait du reste mieux qu’elle le laisse mener l’interrogatoire. Elle, dans l’ombre, se tiendrait prête à faire chauffer le canon de son arme. Elle préférait éviter les coups de sang – au sens figuré comme au sens propre depuis qu’elle avait développé un étrange rapport à celui-ci. La colère de la jeune femme qui s’éveillait progressivement était perceptible, désormais, et Diane savait qu’il ne lui faudrait pas grand-chose pour la rejoindre dans son émotion. « Et les quatre autres ? » interrogea-t-elle dans une vaine tentative de détendre l’atmosphère. Son bandana camouflait un peu sa voix ; peut-être pas assez. « On a juste quelques questions pour toi. » Elle ne l’avait pas encore mise en joue. Inutile d’envenimer les choses d’entrée de jeu, n’est-ce pas ? Sans un mot de plus, Diane chercha les yeux d’Aymeric qui avait conservé l’étrange carte. Elle n’avait jamais eu la finesse pour ces choses-là. Elle était plutôt du genre à cogner et à parler ensuite. Ou à cogner tout court, en fait.


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Sujet: Re: [Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise] Dim 5 Nov - 21:45 ()
Veni, vidi, vici yolavi


Vous vous croyez dans un film, qu'elle leur dit. Et Aymeric il se sent l'envie de lui rire à la gueule, à la flic, et de lui dire que non. Qu'il aurait préféré, en fait, et que ça ferait une sacrée foutue dystopie. Mais que ce n'est pas un film, juste la vie, celle dans laquelle il faut aller chercher la vérité avec des dents et enlever un policier en pleine nuit pour lui demander dans quel fichu club de franc-maçons il est, ce qu'il sait et où sont passés – vraiment passés – les disparus. Alors il ne dit rien, comme bien souvent quand il se sent d'humeur bavarde... Et puis il y a Diane, Diane qui se cache derrière sa grande gueule malgré son regard de gosse paumée. Il les voit, les larmes qu'elle retient, les cris qu'elle ravale, les tremblements qu'elle maîtrise... Et il se dit qu'il faut qu'il la sorte de là, avant qu'elle ne craque ou qu'elle n'achève sa conscience. Lui, il peut vivre avec la culpabilité et la colère de Léo. Pas elle... D'un pas, puis d'autres, il s'approche, effleure une épaule et lui sourit, doucement et du bout des prunelles, la poussant en direction de la sortie. Comme si c'était normal, comme si c'était prévu. « Je te retrouve après... », qu'il gronde. Comme une évidence. Un plan. Une promesse.

Et il se retourne, enfin, l'air égal, la fameuse carte entre les doigts. C'est fou comme un bout de plastique peut poser beaucoup de questions, quand on a aucune réponse, quand on ne sait plus où chercher. Sans lâcher la flic des yeux, Aymeric se tire une chaise pour se placer face à elle. Pas trop près, pas trop loin, à une distance qui est à la fois respectueuse et réfléchie. Un soupir, un genre de regret, franchit ses lèvres planquées derrière sa barbe et l'habituel foulard qui lui barre la gueule chaque fois qu'il fait quelque chose de foncièrement illégal. « J'suis pas là pour te faire perdre ton temps, Louise. On veut juste savoir de quel groupe de lecture tu fais partie... » Et il sait que ce ne sera pas aussi facile, et qu'elle va l'emmerder autant qu'elle pourra. « On a le droit de savoir. Pas nous les révos, les sous-merdes de hors-la-loi que tu as sans doute en horreur... Juste nous, les autres. Les parisiens, les gens normaux qu'on entube chaque jour un peu plus au nom de l'intérêt général... » Celui-là même qui a masqué les secrets, enterré les cadavres, foutu la vérité sous clé. Puis il la regarde, il la regarde vraiment depuis l'ombre de sa capuche, pour lui faire comprendre qu'il a toute sa soirée, sa putain de carte entre les doigts. Et même la semaine s'il le faut. Et le reste. Le fichu reste. Ce truc qu'il ne dira pas mais qu'il pensera. Qu'il pense, déjà. M'oblige pas à te faire du mal. J'veux pas de ça.

- a game of shadows, shall we play ?  -

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[Défi] Veni, vidi, yolavi [Aymeric & Louise]
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