boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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Sujet: mattine ✗ supermarket flowers Mar 18 Juil - 18:18 ()


supermarket flowers
matt & fantine ✗ And if my heart should somehow stop
the wind changed, the first day that you came through, cut the corn, washed it clean. Now everything that's ever gone before, is just a blur, it's all because of you. And now i find, this cities like a stranger to me, I once was fooled by cadillacs and honey, but no one feels like you.

La peur, elle la dévorait un peu tous les jours. Elle regardait les photos posées dans son appart et elle se demandait si bientôt, lui aussi il en deviendrait une. Elle avait pris soin d’les séparer. Les photos de sa famille, avant, et celles qu’elle avait aujourd’hui, de Matt, de Candice, de Léo, d’Epo. Comme si c’était deux mondes qui devaient jamais entrer en collision. Comme si y’avait pas de possibilité que ça recommence. Sauf qu’aujourd’hui, y’avait une secte dans les rues et y’avait d’la frayeur dans son cœur, à Fantine. Y’avait cette possibilité, aussi infime soit-elle, que ça soit vrai. Que des gens disparaissent.
Que Matt parte aussi.
Qu’il devienne une simple photo qu’on pose sur une étagère, le genre qu’on finit par regarder avec les yeux pleins d’larmes et le cœur plein de regrets.
Les souvenirs ils commençaient à s’effacer. Y’avait des choses qu’elle pourrait pas retrouver. Y’a des choses que leur visage pourrait pas changer. Parce que Fantine, elle a attendu d’les revoir. Elle a attendu de ressentir à nouveau quelque chose, dans son corps. Elle aurait préféré crever que de rester là, à attendre de voir si elle pouvait se relever. Parce qu’elle savait qu’elle pourrait jamais.
Puis y’a eu Matt. Et puis y’a eu c’qu’il a dit, c’qu’il a fait. Comme si elle, elle avait jamais eu le choix, et que tout ce qu’elle pouvait faire, c’était le serrer fort dans ses bras en espérant qu’il parte jamais.

Matt, il était indispensable, c’était ça, l’soucis. Il était rentré dans son monde et il avait bousculé tout sur son passage. Il avait cassé les murs et il avait brisé son cœur. Il l’avait réparé, aussi. Y’avait rien de rationnel, entre eux. Y’avait rien de logique, rien d’écrit à l’avance. C’était la mélodie d’un monde qu’ils laisseraient sur le côté. C’était l’bruit de tout ce qu’ils refusaient d’abandonner. Alors quand elle avance pour y aller, à la soirée contre l’apocalypse, elle a presque peur d’provoquer le destin. De lui faire un gigantesque doigt d’honneur alors que lui, il pourrait très bien décider que Matt, il a plus sa place dans Paris. Le thème, c’était les contes de fées. Elle avait trouvé un déguisement sur internet, en cherchant Slutty Ariel. Accrochée à son bras, elle le tient évidemment pour responsable. « J’ai l’impression d’être une prostituée. » L’équivalent d’un soutif et d’un shorty, au moins, dans la chaleur écrasant de Paris, elle faisait pas trop tâche. « Restes à côté de moi, tu veux ? » Soupir. Quand elle panique, elle parle, Fantine. Peut-être un peu trop. « J’déteste cette soirée. C’est forcer la chance. On va avoir un mauvais karma et après quand les 10 plaies d’Egypte vont s’abattre on va le regretter. »

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Sujet: Re: mattine ✗ supermarket flowers Sam 22 Juil - 11:30 ()


Supermarket Flowers
matt & fantine ✗ kiss the sky
See I've been searchin' for somethin' out there When is it comin'? Tell me What to tell myself When I drink so much that it hurts my health 'Cause I stay up way too late And I owe a million favors I can't overstress myself

La fin du monde, il y a jamais vraiment cru. Matt, il croit en rien. Il pense pas qu’au dessus des nuages, y a un dieu qui les regarde. Il pense pas que par-delà les catacombes, y a des démons qui attendent de dévorer son âme. Il est pragmatique et réaliste, on lui a pas laissé le choix. Ca fait des années que l’orphelin a arrêté de se raconter des histoires. Y a pas de raison à tout. Y a de raison pour rien et le monde est fou, car le monde se fout de tous ces cons qui croient encore au destin. Y a pas de rêves dans ses rétines raturées. Pas d’espoir dans son cœur écorché. Il vit pas, Matt. Il survit, dans les ombres d’une ville carnivore. A chaque jour suffit sa peine et ses poumons asphyxient, écrasés par les souvenirs. Des fantômes derrière les yeux, des yeux océaniques et écumés, traversés par la fumée de la clope qu’il a entre les lèvres.

Y a des épaves d’étoiles dans le ciel, des guirlandes accrochées aux arbres. Y a des princesses avec des couronnes en plastique. Des princes avec des vêtements synthétiques. Des monstres en carton. C’est dans le faux, que les parisiens viennent trouver le vrai. Des yeux magnétiques, attirés par les écrans de télévision. Derrière chaque gorgée d’alcool, la peur est ravalée. Tout le monde attend minuit, pas parce que Cendrillon va se transformer, mais parce que la fin du monde n’aura pas lieu. A minuit une, la fête pourra enfin commencer.

« J’ai l’impression d’être une prostituée. » Fantine, accrochée à son bras, n’est pas d’humeur festive. Ils ne sont pas en train de danser. Ils ne sont pas en train de rire. La musique, ils ne l’entendent même pas, et ils se foutent des discussions. Inconsciemment, ils s’éloignent de la foule. S’enfoncent sous les arbres du jardin. Ces derniers jours, elle a changé. Elle ne le quitte pas d’un centimètre. Elle a même pris des jours de congés pour rester avec lui au restaurant. Il ne se plaint pas de l’attention. Fantine, il l’aime. Fantine, c’est la seule raison pour laquelle il se lève, le matin. Mais elle l’avait jamais habitué à ça. « Restes à côté de moi, tu veux ? » Il fronce les sourcils. De toute façon, vu le costume qu’elle a choisi, il avait pas l’intention de la laisser seule une seule seconde. Clope agrémentée d’une gorgée de champagne (il a volé une bouteille), un air blasé sur le visage. Le prince charmant a une drôle de façon de célébrer la fin du monde dans son costume improvisé. Couronne en papier, chemise entrouverte, il a pas vraiment fait d’effort (et il s’est fait engueuler juste avant d’arriver). « J’déteste cette soirée. C’est forcer la chance. On va avoir un mauvais karma et après quand les 10 plaies d’Egypte vont s’abattre on va le regretter. » Elle parle beaucoup. Trop. Et elle arrive plus à cacher sa panique. Lui, il lève les yeux au ciel. Il essaye de minimiser les superstitions qui ont conquis la ville de Paris et auxquelles elle a fini par croire. « Au moins, oui… » A ce moment-là, la musique n’est plus qu’un écho, et les éclats de rire ne leur parviennent plus. Y a un kiosque couvert de roses, le bruit d’une fontaine. Y a un prince qui aide une Ariel à en gravir les marches. La sirène a des talons hauts, ce soir. « Bon… Tu vas m’dire c’qui va pas ? » Ces derniers jours, à chaque fois qu’il a demandé, elle lui a sorti des excuses idéales. Il s’est pas posé de question. Fantine, d’habitude, elle est franche et honnête. Mais là, c’est différent. Là, il sent qu’elle lui cache quelque chose.  « Ou est-ce qu’on va continuer à faire comme si tout allait bien ? »


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Sujet: Re: mattine ✗ supermarket flowers Dim 23 Juil - 22:56 ()


supermarket flowers
matt & fantine ✗ it's all over
I was on my way to you and I was worried. I was all torn up and nervous 'cause I knew that you'd be gone, I knocked and crossed my fingers while I waited. And I couldn't hold the teardrops when I walked away alone. It's all over, it's all over, my heart echoed.

Les mirages sont pas éternels. On essaie de s’y raccrocher aussi longtemps qu’on le peut, mais même la plus belle des illusions finit par se dissiper. Y’a des rêves auxquels elle arrive plus à croire, Fantine. Peut-être parce que tout finit par partir, dans son monde, et qu’elle a perdu l’habitude du bonheur. Y’a des océans qui se déchaînent dans ses yeux, parce qu’elle veut pas le perdre, et que si ça arrivait, elle pourrait rien y faire. Elle luttait contre un ennemi invisible, en s’disant que si elle le lâchait pas du regard, Matty, il partirait pas. Sauf que l’choix lui était pas donné. Et elle voulait pas se retrouver dans une nouvelle maison vide, avec un peu trop d’souvenirs pour réussir à tourner la page. Y’avait eu la Révolution. Y’avait eu le feu. Y’avait eu les émeutes et Paris qui s’embrase.
Et dans la cohue des flammes, il restait que Matty.
C’était pas censé être ça, au début. Fantine elle pensait que ça se terminerait, parce que ça se termine toujours. Mais ils étaient là, en train d’attendre une fin du monde qui arriverait peut-être pas, dans un décor de contes de fées. « Au moins, oui… » Il l’aide à monter les marches. Elle avait peut-être pas réalisé que ça serait pas les chaussures adéquates. Mais elle avait couru dans d’pires conditions. « Bon… Tu vas m’dire c’qui va pas ? » Elle sait pas si elle doit répondre. Elle sait pas s’il la détestera un peu aussi, pour les peurs qu’elle arrive pas à contrôler. Pour toutes les fois où elle avait eu peur de lâcher son bras. « Ou est-ce qu’on va continuer à faire comme si tout allait bien ? »

Avec elle, il y a jamais eu de demi-mesure. Elle a arrêté de bosser pour rester avec lui. Peut-être parce que quand elle était dans l’magasin où elle vendait des fringues, elle passait trop de temps à se demander si y’avait déjà eu un signe qu’elle avait loupé. Un signe qui pourrait montrer que lui aussi, il allait disparaître. C’était pas rationnel, cette peur panique de l’voir s’en aller. Mais elle avait plus assez foi en l’univers pour lui faire confiance. Y’a le soupir qui s’échappe de sa bouche, à Fantine, quand elle essaie de trouver le courage de pas lui mentir. De pas cacher la vérité dans un cadeau un peu trop bien emballé. « Tu vas m’dire que j’suis folle. » Ils sont dans ce kiosque qu’elle a toujours bien aimé. Celui où elle a l’impression que le monde s’arrête de tourner. Comme s’ils étaient hors du temps, et que rien pouvait les atteindre. Même pas l’destin.

« J’ai juste… » Elle ose pas le regarder. Elle regarde sur le côté, là-bas, là où y’a rien de vrai. Même si ces derniers jours, tout ce qu’elle a fait c’est épier ses moindres gestes. Essayer de mémoriser chaque sourire. Chaque rire. Remarquer ce qu’elle prend pas le temps de voir, d’habitude. Sauf que le soir, quand elle le serrait fort dans ses bras, elle était terrifiée à l’idée que ça pourrait être la dernière fois. « Ça m’fait peur, ce qu’ils disent. Comme quoi y’en a d’autres qui vont disparaître. » Elle hausse les épaules. Fantine au beau milieu de l’océan qui se noie dans des craintes qu’elle a jamais pu oublier. « Qu’est-ce qui nous garantit que ça sera que des gens d’cette secte de tarés, hein ? » Regard baissé sur le sol. Elle était pas habituée à pas avoir de courage. Ou du moins, pas assez. Parce que c’était ça qui l’avait maintenue en vue jusque-là. « Ça pourrait être n’importe qui. »

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Sujet: Re: mattine ✗ supermarket flowers Dim 24 Sep - 12:25 ()


Moonlight
matt & fantine ✗ moonlight
Remember last year when you told me To always stay here and never leave me The light from your eyes made it feel like We were dancing in the moonlight Remember last year when you told me That these will be lifelong stories The light from your eyes made it feel like We, we're dancing in the moonlight

« Tu vas m’dire que j’suis folle. » Un éclat de rire à peine dissimulé. Il est habitué à écouter ses conneries, ses théories plus étranges les unes que les autres. Mais il l'a jamais jugée pour être honnête avec lui. « Probablement. » Y a ses yeux braqués sur elle. L’espoir qu’elle lui livrera pas ses mirages habituels. Mais elle a les mensonges faciles, Fantine, quand elle a peur. Et il peut pas lui en vouloir. Il est pareil. Toujours un peu trop fier pour lui avouer qu’il est pas aussi confiant qu’il en a l’air. Ils se cachent derrière des masques, des sourires pour se persuader que tout ira bien. Et là, y a le monde qui s’effondre autour d’eux, et ils sont incapables de le voir, parce qu’ils ont toujours préféré s’aveugler plutôt que de regarder la vérité en face. « J’ai juste… » Elle le regarde pas. Elle ose pas. Et il comprend pas pourquoi. Pas encore. Alors, il la prend dans ses bras, juste un peu, juste assez pour l’asseoir sur la rambarde du kiosque. Lui, il trouve sa place entre ses jambes, ses mains qui tracent des dessins imaginaires sur la peau de Fantine. Il a beau dire, lui aussi il a besoin de la sentir, là, contre lui. Mais il l'avouera pas. Il a bien trop peur pour ça. « Ça m’fait peur, ce qu’ils disent. Comme quoi y’en a d’autres qui vont disparaître. » Un soupir qu’il peut pas retenir. Lui, ça lui fait pas peur. Tout ce qu’il attend, c’est que le monde se rende compte de la supercherie. C'est ce soir ou jamais. Ce soir à minuit. Ils sauront qu'ils ont eu peur du vide. « Qu’est-ce qui nous garantit que ça sera que des gens d’cette secte de tarés, hein ? » Tête légèrement penchée sur le côté, il regarde Fantine, les mots qui se cachent dans ses silences. « Ça pourrait être n’importe qui. » Et, juste comme ça, il dit tout haut ce qu’elle pense tout bas. « Ca pourrait être moi. » Pendant une seconde, il a peur lui aussi. Pendant une seconde, il doute, et il se demande s’il est toujours aussi sûr de lui. Pendant une seconde, il se dit qu’elle a raison. Qu’il pourrait disparaître. Qu’elle pourrait s’évaporer. Qu’en l’espace d’une seconde, ils pourraient perdre tout ce qu’ils avaient cru gagner. Peut-être que c'est de la raison ou peut-être que c'est du déni, mais il arrive pas à y croire plus longtemps que ça. Il le sait, qu’elle a tout perdu dans le grand départ. Que, du jour au lendemain, elle s’est retrouvée sans rien ni personne. Fantine, elle avait plus que ses poumons pour gueuler dans les rues. Personne l’a entendue. Deux doigts sous son menton, pour la forcer à le regarder. « Fantine, c’est des conneries. Tu crois vraiment que cet abruti de Joshua peut prédire l’avenir ? » Il sait pas exactement comment la convaincre. Il se retrouve là, face à sa propre impuissance. Il aimerait lui donner la vérité qu'elle cherche tant, lui expliquer qu'il n'y a rien à craindre. Mais il en sait pas plus qu'elle. Et, quelque part, peut être que c'est mieux comme ça. Peut-être que la vérité les tuerait. Peut-être que s'ils savaient vraiment ce qui avait causé le grand départ, ils s'en remettraient pas. Peut-être que, parfois, les mirages ne valent pas la peine d'être éclatés. « Ecoute. J’peux pas te promettre que le monde disparaîtra pas. J’peux pas te dire qu’il y aura pas un tsunami, qu’on va pas crever sous une pluie de météorites ou que sais-je. »  Ils vivent à une drôle d'époque, Matt et Fantine. Une époque où les certitudes ont disparu. Où la vérité n'est qu'une version de l'histoire. Ils ont plus rien à quoi se raccrocher, si ce n'est à eux même. Et c'est injuste, parfois, de se dire que ces deux gamins ont pas d'autre choix que de grandir. Parce que les moments comme ça, où tout est un peu trop calme, ils durent jamais bien longtemps. Et le ciel, il finit toujours par leur tomber sur la tête, à un moment ou à un autre. Alors ils fuient, à deux. ils se cachent dans des kiosques, pensent tromper leur univers. La vérité, c'est qu'ils s'en foutent, ils pourraient crever sur le champ, si ça signifiait qu'ils crevaient à deux. « Mais j’te promets que j’disparaitrai pas. »   Pas sans toi.



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Sujet: Re: mattine ✗ supermarket flowers Lun 25 Sep - 17:26 ()


supermarket flowers
matt & fantine ✗ chasing cars
If I lay here, if I just lay here, would you lie with me and just forget the world ? I don't quite know how to say how I feel. Those three words, are said too much : they're not enough. Forget what we're told, before we get too old, show me a garden that's bursting into life. Let's waste time chasing cars around our heads.

Matt il la porte pour qu’elle soit sur le rebord du kiosque. Il s’met entre ses jambes et elle passe ses mains autour de sa nuque. Ça a jamais été compliqué, au départ, entre Matt et Fantine. C’était comme quelque chose qu’on pouvait pas empêcher. Un monde qui s’préparait à les recevoir. Y’avait rien qu’ils pouvaient y faire. Peut-être que c’est ça, qu’elle a ressenti, quand il lui a souri pour la première fois. Comme si c’était un pacte qu’ils seraient incapables de rompre. Un monde qui leur ouvrait les bras et qui avait arrêté de tourner depuis. Sauf qu’parfois les promesses sont juste des mots. Les mensonges prennent toute la place. Y’a des choses qu’on peut pas remplacer. Y’a des trahisons qui s’expliquent pas. Peut-être que la fin se profilait plus vite que prévu, et ça, elle arrivait pas à l’accepter. Parce qu’elle arrivait pas à s’dire que tout pouvait se terminer. Parce que c’était un peu trop dur, de voir qu’il y aurait pas toujours de solution.  Parfois les choses disparaissent et on peut pas les retenir. Et le fait que ça puisse être Matty, ça la terrifiait. « Ca pourrait être moi. » Il glisse ses doigts sous son menton. Il la regarde et elle a l’impression d’être seule au monde.

« Fantine, c’est des conneries. Tu crois vraiment que cet abruti de Joshua peut prédire l’avenir ? » Peut-être qu’il pouvait pas non. Mais c’était terrifiant de s’dire qu’il y avait trop d’variables. Que peut-être, il y aurait une chance pour qu’elle le revoit jamais plus. Et ça, c’était pas quelque chose qu’elle arrivait à accepter. « Ecoute. J’peux pas te promettre que le monde disparaîtra pas. J’peux pas te dire qu’il y aura pas un tsunami, qu’on va pas crever sous une pluie de météorites ou que sais-je. » Un léger sourire. Y’a tout qui a commencé dans un restaurant miteux. Dans Paris qui se transforme en grand brasier. C’était comme ça, que ça se terminerait aussi. Elle le savait. « Mais j’te promets que j’disparaitrai pas. » Elle caresse sa joue. Il y a des étoiles dans ses yeux, des mondes qu’ils pourront jamais explorer, des souvenirs qui s’perdront dans les constellations. Des cauchemars qui finiront par s’oublier. Matty quand il la regarde, elle a l’impression que tout s’arrête. Comme si l’univers avait décidé de s’arrêter, juste pour eux. Elle savait qu’c’était rarement, que l’univers faisait c’genre de cadeaux. Que trop souvent, il exige quelque chose en retour. Elle s’raccrochait à l’espoir que tout finirait bien comme un naufragé qui refuse de s’laisser couler. « J’te laisserais pas partir comme ça, Matty. Toi et tes yeux d’biche. »

Ses lèvres s’emparent des siennes. Elle voulait plus avoir à dire au revoir. Elle voulait plus s’retrouver dans la rue avec plus rien qu’sa voix, plus rien qu’ses larmes. Elle veut pas qu’Matty devienne un visage dont elle se rappellerait à peine. Ils savaient pas pourquoi tout s’écroulait autour d’eux, pourquoi est-ce qu’ils s’étaient retrouvés tous seuls. Sauf que maintenant, c’était tout ce qu’ils avaient. « J’veux juste pas qu’on ait d’regrets, t’sais ? Si quelque chose devait arriver. » Elle arrivait pas à s’imaginer avec quelqu’un d’autre, Fantine. Dans une capitale qui crevait à petit feu, c’était la seule certitude qu’ils pourraient avoir. Sauf que y’avait toujours cette peur panique, celle qui la dévorait d’l’intérieur, qui lui criait qu’même s’il l’aimait maintenant, ça serait peut-être jamais suffisant. Y’avait trop d’choses qui rentraient en compte. Trop d’variables. Il était pas prêt. C’était ça qui résonnait dans son cœur quand elle le regardait ; ça qui écartelait sa poitrine en lui rappelant que ça serait probablement jamais assez. « J’sais pas s’il peut prédire l’avenir. Mais j’veux plus me réveiller sans toi. » Elle affronte ses yeux, et elle sait pas si c’est l’vin ou la stupidité qui fait qu’elle lui demande ça maintenant. « Peut-être qu’on pourrait vivre ensemble. J’sais pas. On est pas obligés. J’veux dire, c’est juste une idée comme ça. J’ai bu trop de vin. » Elle baisse l’regard. Son cœur se suicide dans sa poitrine et il y a trop d’bruit derrière eux. Comme un brouhaha qui s’arrête jamais vraiment. Un léger sourire alors qu’elle caresse les cheveux dans sa nuque. « Je viens à peine d’y penser, vraiment. » Un autre baiser, rapide. Un peu trop. « T’en penses quoi ? »

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