boom bitch
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Un cavalier de l'apocalypse, une pénurie inédite, un trésor chelou de ouf et surtout la fashion week...
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 roman&héra ✗ hollow street
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
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the mighty bush : explosion ↯ boom, quand ça explose autour d'elle. Parfois petites ou grandes, elle est capable de créer des explosions. Elles étaient pas contrôlées, au début, mais aujourd'hui, elle les maîtrise de mieux en mieux.
Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
these streets : Elle pense que les disparus ont été enlevés par le gouvernement pour réaliser une expérience. Même si elle croit aux anges et aux démons, elle ne pense pas qu'ils ont quelque chose à voir avec les disparitions. Toutefois, elle est intriguée par les évènements étranges qui se produisent à Paris et commence à penser que les anges sont dans la capitale pour protéger les humains.

Sujet: roman&héra ✗ hollow street Mer 19 Juil - 12:27 ()



hollow street
roman & héra ✗ bruises
I’ve been holding on to hope, that you’ll come back when you can find some peace. Cause every word that I’ve heard spoken since you left feels like an hollow street. I’ve been told, I’ve been told to get you off my mind, but I hope I never lose the bruises that you left behind.

Voler, c’était un peu prendre ce qu’elle ne pouvait pas avoir, et arranger les constellations pour qu’elles lui offrent une autre donne. Une autre vie où elle aurait pas été l’oiseau dans une cage. Celui qui regarde la foule qui s’envole en priant pour plus voir de barreaux. Héra, quand elle prenait ce qui lui appartenait pas, elle s’imaginait avoir une grande histoire. Une épopée grandiose qui aurait pas de fin. Elle avait pas peur d’la solitude. Elle avait pas peur de payer ce prix-là, si ça voulait dire qu’elle pouvait se retrouver face à une route pleine de possibilités.

Le rêve parisien, c’était pas celui qu’elle avait imaginé, quand elle a pris un autre nom et qu’elle a mis le feu à son passé.
Les illusions s’envolent.
Les peaux s’écorchent.
Les mots s’oublient.
Les visages s’perdent dans la brume.
Le train s’arrête pour personne. Il s’arrête pas pour ceux qui ont peur de vieillir, de s’envoler dans la nuit sans laisser une trace. Il s’était pas arrêté, quand Héra elle a regardé Roman qui vivait dans un Paris qui était plus le sien. Quand il réussissait les défis en direct et qu’elle s’était retrouvée à espérer qu’il gagne, même quand ça voulait dire qu’il devrait tuer quelqu’un d’autre. Même si ça voulait dire qu’elle verrait elle aussi, la vie qui s’échappe de ses yeux. Ça faisait longtemps qu’elle avait compris qu’il y a pas de justice divine. Chacun sauve sa peau. Personne agit pour de nobles fins. Et à la fin d’la journée, on s’endort avec ses propres regrets.

Peut-être qu’elle s’est laissée aller à croire que ça changerait jamais, leur bande de cambrioleurs qui s’échappait dans la nuit pour voler des trésors cachés, pour défier des lois qu’ils ont pas écrites. Pendant quelques secondes, elle a fait l’erreur de se dire que ça se terminerait pas. Mais les gens, ils sont partis. Et Héra, elle est restée. L’jeu macabre s’est terminé. Gloire qui restait autour de lui, d’Roman, comme un halo lumineux. Les gens partent sans revenir, c’est un fait qu’elle pourrait pas altérer. Les mélodies disparaissent. Elle, elle rentrait toujours dans des maisons vides pour retrouver des souvenirs qui la ramènerait à cette époque, celle où y’avait Roman qui s’moquait d’elle et Ezio qui apportait les bières. Elle était fière, avant, d’avoir ça. Elle arpente la pièce en remplissant son sac, sauf qu’elle le sait déjà, Héra. Que prendre tout ce qui avait d’la valeur changerait pas l’passé.

Boom. Y’a un bruit de vitre qui se casse. Un son qui perce dans la nuit. Elle avait arrêté d’avoir peur pour ça. C’était des bruits qui étaient devenus familier. Presque comme s’ils pouvaient la rassurer. Sauf qu’elle se rappelle que c’est pas Roman, qui débarque un peu après elle. Que c’est pas lui qui va la regarder avec un sourire en coin et lui rappeler qu’elle a pas besoin d’être seule. Alors elle choppe la batte de baseball dans l’coin de la pièce. Y’en avait toujours une. Comme s’ils avaient tous les mêmes habitudes. Les mêmes craintes. Y’a un type, grand, à côté de la fenêtre. Sauf qu’il est de dos, et qu’Héra, elle voit pas son visage. Alors quand elle frappe un coup dans son dos, elle met toutes ces forces.
Puis la batte tombe net.
L’visage est pas inconnu.
C’est Roman, et pendant un moment, elle croit à un mirage. Comme une illusion qui serait là pour lui dire qu’elle avait pas le droit au monde dont elle avait rêvé il y a déjà trop longtemps de ça.
Les mots deviennent trop lourds. Y’a d’la colère et y’a des regrets. Y’a des non-dits et des promesses qui ont pas été tenues, entre eux. Il est parti, et elle est restée. C’était comme ça que l’histoire s’était terminée. « J’suppose que tu sais où est la porte. » Et c’était trop dur de la réécrire.

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Hera
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the mighty bush : contrôle du sang depuis la fin de dare or die, un pouvoir qu'il peine à contrôler. Au moindre coup de colère, les personnes se situant autour de lui peuvent se vider de leur sang.
these streets : volonté divine Il y a jamais vraiment réfléchi. Lui, dans le grand départ, il a surtout vu des opportunités. Des maisons abandonnées, des trésors cachés dans des comptes en banque, de quoi se faire une petite fortune, de quoi gouverner le monde des ombres. Ce qu'il a plus intrigué, en revanche, c'est le grand retour. Lui, il est habitué à ce que les gens partent sans revenir. Alors, revoir les visages familiers, il y était pas préparé. Plus il y pense, plus il se dit que c'était un signe venu du ciel et que la volonté de dieu s'est exercée ici bas.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 8 Aoû - 15:43 ()
l'immortalité des
SOUVENIRS

Nuit noire et y a des cauchemars qui brûlent dans ses yeux,
brûlent dans son cœur,
brûlent.
Nicotine entre les doigts, fumée grise entre les lèvres, Roman et ses prières en cendres avancent sous les néons. Le ciel est vide. La douzième heure est tombée sur Paris et il se fond dans la face caché des lumières, retour aux sources. Souffle court, il marche vite. Il a pas besoin de faire ça. Pas besoin de repérer une maison vide. Pas besoin d'attendre que les étoiles s'allument. Pas besoin de dérober quoi que ce soit à qui que ce soit. Il est riche. Riche de toutes les vies qu’il a prises. De tous les regards qu’il a vidés. Y a des filles à moitié nues qui l’attendent à ces fêtes trop remplies, aux visages qu’il oublie. Y a des drogues qui pourraient lui permettre de soigner temporairement ce qu'il n'oubliera jamais. Y a du champagne qui coule à l’autre bout de Paris, là où tout brille un peu trop,
un peu trop pour être vrai.

Mais on change pas un voleur, et il en veut toujours plus, Roman. Enfin, pas vraiment. Il s'en fout pas mal des trésors cachés derrière des placards abîmés, des lustres qui éclatent sous la poussière et du cash qui traine au fond des tiroirs. Ce qu’il veut, c’est elle. Mais elle, il l’a envoyée de faire mettre. Du jour au lendemain, il s’est barré. Téléphone balancé au fond de la Seine, elle existait plus Héra. Un souvenir qui s’efface, un souvenir qui fait mal. Un souvenir qui persiste. un souvenir qui le hante. Alors, il arpente les maisons vides et marche sur un fil de rasoir juste dans l'espoir de retrouver ce qui ne lui a jamais appartenu. Et, ce soir, en brisant la vitre, il se fiche bien de l'argent qu'il va se faire. Il passe entre les éclats de verre, l'ascension est un peu laborieuse, il se coupe à la main. Tant pis. Il atterrit sur un plancher poussiéreux. Un coup dans le dos lui arrache un soupir. il se retourne.
Elle est là, son joli mirage.  
Un crash entre deux regards, une collision entre deux coeurs, une explosion silencieuse, il ose pas ouvrir la bouche. Finalement, c'est elle quidéclare la guerre. « J’suppose que tu sais où est la porte. » Sourcil arqué, elle l'impressionne pas, et il a pas l'intention de partir. Un coup de tête pour indiquer la direction de la porte. « Oui, elle est juste là. » Un sourire de petit con ponctue sa voix nonchalante. Parade idéale pour cacher tout ce qu'il n'osera jamais lui dire.  « Tu peux la prendre si tu veux. » Un coup d'épaule alors qu'il s'avance dans la maison prétexte. Roman et Hera, ils ont toujours eu besoin de contact, un peu trop rude, un peu trop brusque. Ils savent pas comment faire autrement. « Moi j’reste. » Il reste, et il fait semblant de chercher quoi voler. Il embarque tout et rien et il en a rien à foutre de son maigre butin. Y a ses yeux qui éclatent et un sourire sur ses lèvres.
Elle est là.

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Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 8 Aoû - 17:37 ()


hollow street
roman & héra ✗ the night we met
And then I can tell myself, what the hell I'm supposed to do ? And then I can tell myself not to ride along with you. I had all and then most of you, some and now none of you, take me back to the night we met. I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you.

Des étoiles.
Y’avait des étoiles dans leurs yeux.
Des océans qui s’éloignaient au loin pour s’échouer sur le rivage.
Y’avait des secrets qu’on murmure à l’oreille des passants et des mystères qu’on laisse disparaître aux yeux des rois.
Héra c’était plus Camille, la fille qui rêvait en r’gardant de trop près les étoiles. Ou peut-être que si. Peut-être que y’avait toujours c’rêve là, celui qui la hante et qui l’abandonne au petit matin. Héra elle a vu la porte se fermer pour ne plus jamais se rouvrir. Elle a vu Roman qui souriait à pleine dents face à une caméra qui lui donnait pas l’choix. Elle a continué à voler comme si tout c’qu’ils avaient pu faire n’était qu’une interlude, un mirage qui devait s’terminer. C’était toujours un peu compliqué entre eux. Comme si y’avait des mots qu’ils arriveraient jamais à dire. Comme si y’avait une collision brutale qu’ils pouvaient pas empêcher.
Comme s’ils se cognaient trop fort à chaque fois qu’leur corps se touchaient.

« Oui, elle est juste là. » Il indique la porte. Héra, elle a pas l’cœur à le regarder partir à nouveau. Sauf qu’elle sait pas non plus comment faire s’il décide de rester. « Tu peux la prendre si tu veux. » L’voleur il s’avance dans la pièce, et lui file un coup d’épaule dans la foulée. « Moi j’reste. » Y’a pas un seul bruit, sauf celui de leurs respirations qui s’échappent dans la nuit. Y’a plus d’air, autour d’eux. Comme s’ils arrivaient pas vraiment à contrôler ce qui était en train de se passer. Elle, elle voulait tout ce qu’elle a jamais pu avoir. Elle voulait c’que les autres avaient. Elle essayait de rattraper des étoiles un peu trop loin pour elle.
Essayant d’atteindre le ciel couvert par les nuages.
Elle a compris un peu trop vite que ça s’rait jamais possible.
Qu’après les rêves, y’a le réveil.
Et le monde qui tourne à cent à l’heure.

Elle continue d’prendre ce qui pourrait avoir de la valeur. Héra elle contrôle tout. Sauf quand Roman il respire l’même air qu’elle. Parce qu’il est parti et qu’il est revenu. Et que normalement, ça devait pas se passer comme ça. « Qu’est-ce que tu fous ici, mh ? J’croyais que t’étais l’plus riche de Paris maintenant. » Elle s’rapproche. Elle prend un des trucs qu’il s’apprêtait à attraper. Y’avait un jeu auquel ils pouvaient pas s’empêcher de jouer. Elle savait que c’était mal, de croire qu’il pourrait avoir des regrets.
Parce que c’était faux.
Parce que ça devait l’être, pour qu’elle continue à le détester pour être parti sans un mot.

Sauf que y’avait des mois qui s’étaient passés. Du sang qui avait coulé. Et des souvenirs qui peuvent pas s’oublier. Héra et Roman ils étaient au bord d’un précipice sans savoir si l’autre allait sauter aussi. « T’as plus besoin d’venir prendre des trucs dans le coin. » Elle hoche ses épaules, la montre dérobée passe de sa main à son sac. Elle sait pas vraiment si elle veut la réponse à sa question. « Alors pourquoi tu resterais ? »

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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Ven 11 Aoû - 23:55 ()
I saw an
ANGEL FLY

« Qu’est-ce que tu fous ici, mh ? J’croyais que t’étais l’plus riche de Paris maintenant. » Il peut pas dire le contraire. Il a écumé les déserts, il a multiplié les crimes et on l’a récompensé pour chaque goutte de sang que le sol a touché. Monstre sanguinaire aux pupilles dilatées, il est devenu la star de la capitale. Jeunesse dorée au passé couleur hémoglobine et au goût amer. Dans tout Paris  son nom résonne plus fort que les cloches des cathédrales et y a sa photo sur les murs qui remplace les anciennes idoles et les dieux oubliés. Tout a foutu le camp, il sait pas bien comment et il s’en fout. Dare or Die, c’est la vie qui l’a tué. Dare or die, un mort trop pressé de vivre. Dare or die, il s’est perdu en chemin alors il revient à la source, à son dernier souvenir avant que tout n’explose. Son dernier souvenir c’est elle.

Mais ça, bien sûr, il ne veut pas le lui dire.

Une main tendue vers un bijou qu’elle dérobe avant qu’il ne puisse le toucher. Un regard noir lancé à un sourire joueur. Il hausse les épaules, fait comme s’il s’en foutait. Il la regarde à peine. Il ose pas. Il ose plus. Entre eux, y a les mois durant lesquels il s’est barré. Entre eux, y a tout ce qu’il a jamais osé dire. Entre eux, y a des crimes et des émissions télévisées. Des sourires faux qui brillent toujours trop.

« T’as plus besoin d’venir prendre des trucs dans le coin. » Il cache son silence derrière un sourire provocateur, emprisonne ses regrets derrière les barreaux de ses yeux et laisse chaque portion de la pièce capturer son regard. Tout pour ne pas faire face aux conséquences de ses actes. « Alors pourquoi tu resterais ? » Il n’est pas sûr de vouloir répondre à sa question. Alors, il voit dans la montre qu’elle lui dérobe la parade idéale. D’un geste brusque, il attrape son poignet avant qu’il ne soit trop tard. Entre eux, rien n’a jamais été doux. Ils savent pas se donner autre chose que des coups. « Déjà, c’est à moi, merci. » Juste comme ça, il récupère la montre. Mais tel est pris qui croyait prendre et, en se saisissant de son poignet, il peut plus éviter son regard bien longtemps. Merde. Il avait oublié combien elle était belle. Mais ça n’a plus d’importance. Ca n’en a jamais eu. Héra ne lui a jamais appartenu. « Ensuite, qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Et elle ne lui appartiendra jamais.


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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Sam 12 Aoû - 0:41 ()


hollow street
roman & héra ✗ atlantis
I can’t save us, my Atlantis, we fall, we built this town on shaky ground. I can’t save us my Atlantis, oh no, we built it up to pull it down. Now all the birds have fled, the hurt just leaves me scared, losing everything I’ve ever known.

Il avait pris un peu plus qu’une montre quand il s’est parti, Roman. Il a pris des promesses arrachées dans les souvenirs.
Il a laissé un abysse de regrets.
Il a laissé l’poids d’une maison vide.
Héra, elle avait peut-être pas le poids d’la gloire. Elle brillait probablement pas autant qu’la lumière des projecteurs. Elle était pas assez face à Paris la grandiose qui lui ouvrait grand les bras. Des rues pavées à son nom, c’était ce qu’il avait, quand il s’filmait en train de faire le pire. Maintenant on l’voyait comme un héros des temps modernes. Sauf qu’elle, elle avait plus de temps pour les héros. Plus de temps pour les histoires qu’on choisit de foutre en l’air. C’était devenu un peu trop douloureux.
Comme de l’alcool à 90 sur une plaie grande ouverte.

Il a plus le même regard.
C’est comme si l’jeu lui avait bouffé les rétines et qu’il restait que de la souffrance dans ses yeux. « Déjà, c’est à moi, merci. » Y’a sa peau contre la sienne. Ça brûle presque un peu trop fort. Parce que Roman et Héra, ils s’battaient au milieu d’un monde qui voulait pas d’eux. Avec des rêves cachés au fond d’leur tête et des mirages pour envelopper la réalité quand elle les faisait saigner un peu trop fort. Peut-être qu’ils en avaient marre de vivre dans ce monde édulcoré où plus rien ne compte, où plus rien ne blesse. Où les mots vous mettent plus à genoux. Peut-être qu’ils avaient besoin de se rappeler qu’il fallait avoir mal pour se sentir vivant. Encaisser chaque coup sans reculer. Regarder l’autre partir et claquer la porte.
Sans jamais revenir.
Ou peut-être que si, cette fois.

« Ensuite, qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Elle donnerait pas la réponse à sa question. Parce que c’était un jeu qu’elle arrivait plus à jouer. Parce qu’elle pouvait pas lui dire qu’elle la détesté quand il est parti. Parce qu’elle pouvait pas lui dire qu’elle a hurlé en silence en s’demandant pourquoi elle lui avait fait confiance. Parce que y’avait des milliers de choses qu’elle aurait voulu faire avant qu’il appartienne au passé. Mais Roman, il avait choisi d’s’en aller. Et elle a choisi d’rester. Alors tant pis, si ça continuait à faire mal. A lui crever le cœur, de se demander s’il pourrait s’casser à nouveau. Regard explosif. Elle le lâche pas du r’gard, comme s’ils pouvaient tout et rien se dire à la fois. « Y’a d’autres maisons vides. » Elle s’approche, y’a des millimètres entre leur visage et un océan qui les sépare. « Alors va-t’en. J’croyais que t’étais devenu un expert en la matière. »

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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Sam 12 Aoû - 16:46 ()
the house of
RISING SUN

« Y’a d’autres maisons vides. » Ouais. Y a d’autres maisons vides et ya d’autres filles qui s’y cachent pour dérober des trésors qui n’ont de précieux que le nom. Mais celle qu’il veut, elle est là, juste en face de lui, et elle a des nébuleuses en fusion dans les yeux quand elle le regarde. Lui, il a toujours les doigts plaqués sur son poignet, comme s’il voulait la retenir. Mais le truc, c’est qu’il sait qu’elle partira pas. Parce qu’entre eux, c’est toujours lui qui finit par se barrer. Entre eux, c’est toujours lui qui finit par briser les serments silencieux. Et il regrette, ouais, mais il oublie, aussi, le mal qu’il peut faire en la laissant derrière lui. Alors, sa colère, il la comprend qu’à moitié. Une partie de lui pensait revenir en prince, et être accueilli en roi. Une partie de lui s’attendait pas à l’amertume dans laquelle elle a trempé ses mots. Il aurait voulu pouvoir replonger dans ses souvenirs, retourner à l’époque où elle lui en voulait pas. Mais entre temps, l’empereur a perdu son empire. Il a réduit l’or en cendres, oxydé les rires qui écorchaient la nuit à trois heures du mat et les batailles futiles contre le temps. Pas de gloire, pas de fierté dans ses yeux océaniques. Ce soir, y a de la honte qui se cache derrière son agressivité.

Et puis, elle fait un truc auquel il s’attend pas. Elle franchit la distance qui les sépare, mais ça n’efface pas les regrets. Les regrets, ils perdurent dans le mélange de leur souffle et ils s’accumulent. Pendant un instant, un instant seulement, il est déstabilisé. Il sait pas ce qu’il doit faire. Comment il doit réagir. Il bouge pas, immobile. Il la laisse s’approcher, encore un peu plus. Il a pas le courage de la repousser. C’est pas pour ça qu’il est venu, de toute façon. Il est venu pour faire comme si de rien n’était. Comme si dare or die n’existait pas. Comme s’il arrivait à dormir. Comme si quelqu’un entendait ses prières. « Alors va-t’en. J’croyais que t’étais devenu un expert en la matière. » Un sourire au coin des lèvres en réponse à sa provocation. Il coince son regard dans le sien, il la lâche plus, c’est décidé. Y a pas assez d’espace entre eux pour qu’il prenne les bonnes décisions. Alors, il serre un peu plus son poignet. Il sait qu’il lui fait mal, mais il s’en fout. Entre eux, tout est toujours trop intense, et l’amour, ça laisse des bleus sur le corps. Des cicatrices en guise de souvenirs. Des mots qui brûlent, des mots qui blessent. « Tu vois Hera. » Lui aussi, il rapproche son visage du sien, et y a pratiquement plus rien entre leurs lèvres. « Le truc c’est que j’crois pas qu’tu veux que j’m’en aille. » Alors, il s’en va pas. Il attrape ses lèvres avec les siennes, piège idéal. Et c’est pas doux, quand il l’embrasse. C’est toujours trop brutal, comme s’il avait pas assez de temps. Comme s’il avait peur qu’elle disparaisse au moment où il ouvrira les yeux. Il les garde fermés, ses yeux, quand il l’oblige à reculer. Héra dos au mur, bras plaqué au-dessus de sa tête et sa langue s’en mêle. Les poumons éclatent et les cœurs explosent, mais il arrête pas. Il l’embrasse, encore, encore, et ils lâchent leurs sacs. Le cambriolage n’existe plus quand il soulève son corps pour qu’elle soit à sa hauteur. Le cambriolage, c’est un détail, un prétexte. Ca l’a toujours été.

Il est à bout de souffle quand il lève les yeux vers les siens.



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the mighty bush : explosion ↯ boom, quand ça explose autour d'elle. Parfois petites ou grandes, elle est capable de créer des explosions. Elles étaient pas contrôlées, au début, mais aujourd'hui, elle les maîtrise de mieux en mieux.
Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
these streets : Elle pense que les disparus ont été enlevés par le gouvernement pour réaliser une expérience. Même si elle croit aux anges et aux démons, elle ne pense pas qu'ils ont quelque chose à voir avec les disparitions. Toutefois, elle est intriguée par les évènements étranges qui se produisent à Paris et commence à penser que les anges sont dans la capitale pour protéger les humains.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Sam 12 Aoû - 20:08 ()


hollow street
roman & héra ✗ take me to church
If the heavens ever did speak, she's the last true mouthpiece, every Sunday's getting more bleak, a fresh poison each week. Take me to church, I'll worship like a dog at the shrine of your lies, I'll tell you my sins so you can sharpen your knife, offer me my deathless death, good God, let me give you my life.

Y’a des décharges électriques dans tout son corps, alors qu’Roman il sert son poignet un peu trop fort.
Y’a une partie d’elle qui veut pas qu’il la lâche.
Qu’il la retienne jusqu’à c’qu’il reste plus qu’eux deux sur Terre.
Y’a une partie d’elle qui voudrait qu’il s’en aille. Qu’il soit pas nécessaire. Qu’il soit rien qu’un visage de plus dans la capitale qui s’étouffe.
Sauf qu’il est là, qu’il y a sa main qui ressert son bras et que son cœur il s’emballe, un peu trop vite. C’était pas ce qui était prévu.
Mais entre eux, y’avait que des moments qui s’détachaient du plan d’base. Un combat que personne pourra gagner. Il est à quelques centimètres, et le train déraille déjà. Héra et Roman, ils sont au milieu d’la voie et ils s’en foutent d’entendre le train qui hurle à côté d’eux. L’univers s’arrête quand ils sont dans la même pièce. Et cette fois, c’est différent. C’est pas ce à quoi ils s’étaient habitués. Y’avait plus rien, pas assez d’air pour qu’ils respirent comme il faut. Pas assez de temps pour qu’ils comprennent ce qu’ils faisaient. Y’avait rien de programmé.

« Tu vois Hera. » Ses lèvres elles sont à quelques millimètres et elle crève d’envie d’briser la distance qu’il y a entre eux. Fierté mal placée, elle sait qu’elle le fera pas. Qu’elle attendra qu’il le fasse à sa place. Comme si elle lui faisait payer d’être parti. De revenir. d’faire Des aller-retour dans sa vie comme s’il avait tous les droits. « Le truc c’est que j’crois pas qu’tu veux que j’m’en aille. » L’univers il se remet pas en marche, quand ils s’embrassent. C’est l’chaos quand leurs lèvres s’entrechoquent, quand y’a ses mains à elle qui s’perdent autour de son cou, avant d’passer sous son tee-shirt. Il la pousse contre l’mur, son bras coincé au-dessus de sa tête. Elle voit pas les secondes qui défilent, quand il la soulève et que ses jambes s’enroulent autour de lui. Y’a jamais rien eu de calme, avec eux. Ils s’perdaient dans un feu qui pouvait pas s’arrêter. Océan qui s’déchaîne en se fichant des dieux, du destin, du hasard, des regrets.

Ses lèvres quittent les siennes et elle remarque pas qu’il la regarde, alors qu’elle fait tomber sa veste à lui sur le sol. Puis y’a ses yeux qui rencontrent les siens. Respirations qui s’perdent sur leur visage, et son cœur qui bat toujours un peu trop vite. « Crois c'que tu veux. » Elle était pas loquace, Héra. Elle préférait l’silence, les gestes qui s’oublient pas, face aux mots qui devenaient trop facilement des mensonges. Parce qu’en vrai, ça serait trop compliqué de les dire. Trop dur de savoir comment l’empêcher d’partir encore une fois. Peut-être que c’était pas la bonne solution. Peut-être qu’elle le serrait un peu trop fort, et que y’avait pas assez d’espace entre eux. Mais ils avaient jamais appris à faire autrement. Ils s’tenaient à s’en faire mal, à s’couper la respiration, pour se sentir moins seuls. « Qu’est-ce que t’attends ? » Sourire en coin, quand elle retire son propre haut d’un seul geste. Dans l’obscurité, il y avait plus rien. Y’avait plus Dare or Die. Y’avait plus des souvenirs qu’ils arrivent pas à effacer. Y’a plus de passé, y’a plus de mensonges. Elle le regarde, et si elle avait un peu plus de courage, elle lui dirait, que c’est vrai. Qu’elle veut pas qu’il s’en aille. Qu’elle veut pas redevenir un souvenir de ce qu’il a laissé derrière lui. Qu’elle a peur que ça soit juste comme l’au revoir auquel ils ont jamais eu droit.
Sauf qu’elle le dira pas.
Parce qu’Héra, elle s’cache derrière des mirages. « J’dois te montrer le chemin ou tu vas le trouver tout seul ? »

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Hera
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these streets : volonté divine Il y a jamais vraiment réfléchi. Lui, dans le grand départ, il a surtout vu des opportunités. Des maisons abandonnées, des trésors cachés dans des comptes en banque, de quoi se faire une petite fortune, de quoi gouverner le monde des ombres. Ce qu'il a plus intrigué, en revanche, c'est le grand retour. Lui, il est habitué à ce que les gens partent sans revenir. Alors, revoir les visages familiers, il y était pas préparé. Plus il y pense, plus il se dit que c'était un signe venu du ciel et que la volonté de dieu s'est exercée ici bas.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Dim 13 Aoû - 16:08 ()
elle qui m'aimait
A MORT

Il a toujours le regard braqué sur elle quand elle fait tomber sa veste. Il a du mal à croire qu’elle soit là, contre lui. Du mal à croire qu’il ait enfin réussi à la retrouver. C’est pas dans leur habitude. Roman et Héra, ils passent plus de temps à s’éviter qu’à autre chose. Et quand elle rentre avec d’autres gars, il part pour la nuit, noyer sa jalousie dans des boissons incandescentes. Depuis qu’ils se connaissent, ils ont laissé leur attirance de côté. Ils sont associés, après tout, ils mènent leur délinquance comme une entreprise. Pas de sentiments. Du moins, pas avoués, pas entre eux. Avant, y’avait Ezio et c’était différent. Et Roman, il a ravalé les mots qu’il lui dira jamais. De toute façon, avec Héra, ils sont pas comme ça. Les mots, ils en ont rien à foutre. Ils dont parler leur corps et advienne que pourra. Ouais. Sauf que, quand ses yeux finissent par croiser les siens, c’est lui qui regarde ailleurs. « Crois c'que tu veux. » Elle s’en fiche, et lui aussi. Entre eux, les promesses ne comptent plus, les mois désertés n’existent plus. Dare or die, c’est un lointain souvenir que son corps lui fait oublier. Pour l’instant, du moins. Demain, elle aura laissé des cicatrices sur son cœur, et il aura fait de même, et il ose même pas y penser, au mal qu’ils se feront, juste parce qu’ils le peuvent. « Qu’est-ce que t’attends ? » Elle sourit et retire son haut qui atterrit à l’autre bout de la pièce. Lui, il a le cœur qui bat trop vite. Il déteste ça. Le pouvoir qu’elle a sur lui. Il déteste ça, et pourtant, c’est exactement ce qu’il est venu chercher. Pendant des semaines, il a abîmé son cœur avec des poudres et des liqueurs. Pendant des semaines, il a cherché de quoi engourdir sa douleur. Ce soir, Héra, elle ravive tout. Le bon, et le mauvais. Ce qui fait mal, et ce qui fait oublier. Alors, il hésite un peu, et ça lui ressemble pas. Roman, quand il aime, il est toujours pressé, comme s’il y avait pas assez de temps à consommer, comme si l’éternité n’était qu’une connerie, et qu’il savait déjà que tout lui était compté. « J’dois te montrer le chemin ou tu vas le trouver tout seul ? » Il lui laisse à peine le temps de finir sa phrase que ses lèvres capturent déjà les siennes. Et leur souffle, il crève sur le coup dans la collision. Quand ils sont ensemble, respirer, c’est secondaire. Y a plus d’oxygène, plus de gravité, plus rien. Pantalons déboutonnés alors que ses lèvres dérivent sur son cou pour goûter son parfum. Son T Shirt se fait la malle et y a des prières tatouées sur son corps. Y a les ongles d’Héra qui s’enfoncent dans sa peau quand il y va un peu trop fort, des traces de morsure sur son épaule. Les yeux fermés, les yeux ouverts, des lèvres aimantées, le souffle court, la gorge qui brûle. Le kiff total.

   

Le soleil se lève sur un sol couvert de débris. De leur nuit, il ne reste que des ruines. Des vases brisés sur le sol, des livres entrouverts, des vêtements dispersés, des regrets dans la gorge. Roman et Héra, c’est comme un ouragan. Ca détruit tout sur leur passage. Allongés côte à côte sur un lit qui ne leur appartient pas, ils dorment. Lui, c’est la première fois depuis des semaines qu’il arrive à fermer l’œil. Y a sa main dans celle d’Héra. Ils se lâchent pas. Ils se lâchent plus.

Du bruit à la porte, il ouvre l’œil. Des voix. Mauvais présage. Il se redresse, tend l’oreille. Merde. Le mirage est brisé, le sort est rompu. Ils sont plus seuls. Ils doivent se barrer. Vite. Un sourire en coin, un baiser sur la joue d’Héra. « Lève toi. » Lui, il attend pas. Il s’habille en vitesse. Le voleur n’oublie jamais son butin. Ce jour là, c’est la culotte d’Héra qu’il met dans son sac. « Dépêche. » Fenêtre ouverte sur le vide.
Ils ont vu pire.



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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Dim 13 Aoû - 17:43 ()


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La nuit a tout emporté avec elle, si bien qu’au petit matin, il restait plus grand chose de c’qu’ils avaient fait. Il restait leurs mains, serrées si fort l’une contre l’autre qu’il restait plus d’place pour quoi que ce soit d’autre. Y’avait trop d’air dans la pièce. Comme si ce qui s’était passé n’était plus qu’un mirage. Un monde qu’ils pourraient retrouver que dans l’obscurité. Roman et Héra, leur paradis il était étoilé. Il devenait presque dérisoire quand le soleil se levait. Et peut-être qu’au fond, ils auraient voulu rester dans ce monde-là, un peu plus longtemps. Rester dans tout ce qui avait pas d’logique. Le chaos, celui qui finit par tout emporter avec lui. Il a pas de demi-mesures.
Un peu comme eux.
Quand ils s’retrouvaient après des mois d’silence et qu’ils arrivaient pas à empêcher leur corps d’échouer l’un contre l’autre dans un tourbillon d’regrets. Peut-être que c’était la seule manière avec laquelle ils pouvaient communiquer. En mélangeant leurs souffles et en laissant tomber la distance. En s’détruisant un peu, aussi. C’était pas miraculeux. C’était pas magique ou des conneries du genre. Elle savait que c’était plus compliqué que ça. Que parfois, ils pouvaient pas tout expliquer. Ils devaient choisir d’faire l’impasse sur l’évident.
Avant d’s’endormir elle s’est demandée si ça serait plus dur, maintenant. Si quand il se casserait à nouveau, elle continuerait d’ressentir ses mains sur sa peau. Ses lèvres sur les siennes. Si elle arriverait à se dire que ça aussi, ça devait arriver. Peut-être que lui dire au revoir, ça lui crèverait le cœur pour de bon, sans qu’elle puisse trouver une fausse raison, un mensonge de plus à rajouter à sa liste.

Y’a un baiser sur sa joue, et ses yeux qui commencent à s’ouvrir. « Lève toi. » Elle r’garde vers la porte. Visiblement ils sont plus seuls. Pris dans une maison qui leur appartient pas, avec des souvenirs qu’ils pourront jamais leur rendre. Ils passaient de maison en maison sans jamais trouver un endroit où ils se sentaient vraiment chez eux. C’était toujours comme rentrer dans des vêtements qui étaient pas les leurs. « Dépêche. » Elle prend c’qu’elle trouve par terre. « T’as pas vu ma… Laisses tomber. » Son soutif, son jean, son haut, ses chaussures, elle les enfile rapidement et prend son sac. Tant pis pour le reste. Elle essayait de se rassurer en s’disant qu’il resterait toujours une partie d’eux, là-bas. Toujours quelque chose qui leur rappellera cette nuit, celle qu’ils avaient pas prévu. Elle regarde la fenêtre, puis Roman. Y’avait cette compétition silencieuse entre elle, celle qui avait pas d’nom. Celle qu’aucun des deux gagneraient jamais, mais qu’ils continueraient d’avoir. Rien que pour se dire que tout n’était pas perdu.

Elle sort par la fenêtre, descend par la gouttière pour tomber dans une ruelle sur le côté. Il met pas trop de temps à arriver. Il est là et y’a des questions sans réponse. Le genre qu’elle veut pas garder sous silence. Mais qu’elle veut pas dire dans une ruelle sombre. Elle sait qu’il la suivra, de toutes façons. Ça a toujours été comme ça entre eux. Cette espèce de certitude qui leur rappelait qu’ils étaient jamais totalement seuls. « J’connais un endroit. » Elle prend une clope dans son sac, et avance deux pâtés de maison plus loin. Des appartements complètement vides. Des gens qui sont jamais revenus. Elle y est déjà allée, a pris tout ce qu’elle pouvait prendre. Elle pousse la porte et rentre dans un appart au premier étage, avant de poser son sac sur le canapé. C’était comme si l’temps s’était arrêté, et que Roman et Héra, ils contrôlaient l’monde entier. Y’a un long silence. « C’était ça ton plan ? » Elle le regarde. Ses yeux ils s’posent des questions. Ils se demandent s’il va repasser par la porte et s’casser. « M’prendre contre un mur entre autres choses et partir après ? » Elle le lâche pas du regard. Peut-être que y’avait pas d’explications. Et peut-être qu’au fond, ça lui faisait peur. « Qu’est-ce que ça veut dire, mh ? »

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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Lun 14 Aoû - 12:16 ()
i spiral
DOWN AGAIN

C’est toujours elle qui saute dans le vide en premier. Il a beau chercher, il a pas le souvenir qu’elle ait déjà eu peur de quoi que ce soit. Lui, c’est différent. Il a peur des enfers, des démons qui se cachent dans ses propres ombres. Il a peur de ce qu’il est devenu, de ce qu’il était et de ce qu’il sera plus. Des cauchemars dans une boîte crânienne, des souvenirs cadavériques couleur hémoglobine.

Et le souffle d’Héra sur sa peau.

Un dernier regard vers le carnage qu’ils laissent derrière eux. Une scène de guerre et des corps mutilés, une fille avec des bleus sur le poignet, un mec avec des griffures dans le dos. Héra, elle laisse des traces dans son cou quand elle lui passe dessus. Il aime ça, l’impression de lui appartenir, pour autant de temps qu’elle le voudra.

Une seconde, et c’est à lui de passer par la fenêtre. Le voleur s’y connaît, en sorties de secours. Il s’échappe et il tombe du ciel jusqu’au sol, juste à côté d’elle. Hier soir, Icare a brûlé ses ailes.

Elle est pas impressionnée.

Elle l’est jamais.

«  J’connais un endroit. »  Juste comme ça, elle s’en va et, lui, il la suit sans la moindre hésitation. Entre eux, c’est toujours comme ça. Elle a qu’à pointer une direction pour qu’il y fonce, tête baissée. Sur le chemin, ils gardent le silence. Il lui vole sa clope, elle lui donne un coup de coude, il fait mine de protester, il tire dessus, elle capitule. Les habitudes ressurgissent là où ils ne les attendent pas. C’est aussi simple que ça. Entrée braquée. Marches escaladées un peu trop vite, comme s’ils poursuivaient des souvenirs. Une porte qui claque.  Et ils déplacent leur carcasse dans leur nouvel empire. Vide, cette fois. Elle a déjà pris tout le reste. Un long silence. Ils coincent les regrets entre leurs regards. Un combat de fauves. Ils vont perdre tous les deux. « C’était ça ton plan ? » D’habitude, entre eux, y a pas de questions. Il part et il revient et elle l’engueule un peu pour la forme. La mécanique s’use jamais et à chaque fois, sans exception, son coeur manque un battement quand elle le regarde.  «  M’prendre contre un mur entre autres choses et partir après ? »  Sourire en coin, sourire de p’tit con, et le regard en dynamite. Il compte pas répondre à sa question. Les réponses, il en a rien à foutre, il est pas là pour ça. Alors, il se rapproche d’elle. Un peu trop, comme toujours. Il flirte avec les limites, laisse son corps parler pour lui. «  Qu’est-ce que ça veut dire, mh ? » Un doigt qui s’aventure le long de sa mâchoire, sa main qui descend pour enserrer son cou. Quand il la touche, il oublie. Il oublie pourquoi il est là. Il oublie les corps qu’il a semé derrière lui. Il oublie que personne ne répond à ses prières. « Qu’est-ce qui t’fait croire que j’vais partir ? » Il a rêvé sa vie en or, s’est noyé dans les excès. Il avait tout, l’argent, les filles, les fêtes, la célébrité, tout oui, tout sauf elle. Mais son addiction à Héra, à ses mégots qui trainent dans des appartements vides, à ses sourires qui brillent entre le jour et la nuit, à son rire qui crève le ciel, il arrive pas à s’en soigner. Pas sûr qu’il en ait envie. Il préfère se cacher derrière des fausses questions qui ne riment à rien.  « Depuis quand t’en as quelque chose à foutre ?  » A la lueur du jour, on peut voir les cernes sous ses yeux et son visage creusé. A la lueur du jour, on peut voir les ruines qu'a laissé Dare or Die derrière lui. A la lueur du jour, on peut voir ses regrets, tatoués dans sa peau et le pardon qu'il demande à genoux tous les soirs.
En vain.




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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Lun 14 Aoû - 15:18 ()


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Y’a jamais eu de fin, entre Roman et Héra. Y’a eu des mondes qui se sont écroulés. Mais ils ont continué à se battre pour des vérités qu’ils pourraient jamais avoir. Quand il est parti, Héra elle s’est demandée si c’était ça, la ligne d’arrivée. L’grand final. Si c’était comme ça que ça devait s’finir. Sans un mot. Avec des regrets et des mots qui avaient pas su sortir à temps. Peut-être que c’était un peu trop dur parce que ça s’était pas vraiment terminé. Parce qu’il y a pas eu d’au revoir. Parce que la porte s’était refermée et qu’elle s’était dit qu’il pourrait revenir à n’importe quel moment. Sauf que ça s’est pas passé comme ça. Elle a attendu et y’a eu qu’des mirages, des fantômes et du brouillard. Y’a eu que des cauchemars qui ont commencé à crever le cœur. D’la solitude qui lui bouffait les poumons. Elle savait pas ce que l’avenir leur réservait. Probablement parce qu’elle a appris qu’les choses changent trop vite. Qu’il peut jamais y avoir de certitudes. Il y a que des retournements d’situation. Des immeubles qui explosent et des portes qui claquent derrière eux. Il y a des chemins qu’ils pourront prendre. Et peut-être qu’ils feront pas les bons choix. Mais quand il était là, y’avait des habitudes et des promesses, y’avait d’la certitude et une réalité qui brûle trop fort.

Son doigt qui descend l’long de sa mâchoir. Sa main qui finit dans son cou. Elle a sa main qui s’échoue dans sa nuque, y’a ses ongles qui s’plantent dans sa peau. Y’a l’air qui est électrique et elle a plus envie d’voir la porte qui se referme. « Qu’est-ce qui t’fait croire que j’vais partir ? » Peut-être que ça devait s’terminer comme ça, depuis l’départ. Héra et Roman qui s’tiennent debout face à l’apocalypse qui leur court après. Face au monde qui veut pas d’eux. Face à Dare or Die qui a essayé de lui prendre c’qu’il était. Sauf qu’elle a pas l’illusion des paillettes et d’la gloire. Elle sait c’qu’il y a derrière. Et qu’Roman, il s’brise un peu plus chaque seconde. « Depuis quand t’en as quelque chose à foutre ? » Elle le regarde, ses yeux océans qui s’plongent dans les siens. « J’t’ai posé une question. » C’était ça qui était compliqué, dans leur jeu. C’était d’voir qu’ils arrivaient pas à laisser l’autre gagner. Ils s’battaient pour s’arracher le cœur, et elle en avait rien à foutre, si ça faisait mal. Parce qu’avoir mal c’était c’qu’il leur rappelait qu’ils auraient pas à couler dans les abysses.

« Pourquoi ça t’intéresse de savoir si j’en ai quelque chose à foutre ? » Elle s’en fichait, d’savoir que y’avait des empires qui s’écroulaient autour d’eux. C’était pas ça qui comptait, ça l’a jamais été. Et là, quand y’avait sa main qui lâchait pas sa peau, elle réfléchissait plus. C’était comme si y’avait plus d’air. Comme si y’avait plus de logique dans le combat. La colère s’mêle à la rage, la rage s’mêle à l’envie. Y’avait personne qui pouvait leur prendre ça. Ils auraient toujours ce truc-là, qui leur appartenait qu’à eux. Qui faisait que le reste du monde semblait un peu trop pâle. Alors Héra elle le lâche pas. Elle laisse sa main dans sa nuque, et elle r’garde alors qu’ils se font des bleus rien qu’en continuant à partager le même espace vital. « T’as pas réussi à trouver de filles dans ton quartier de riche ? » C’était pas vraiment d’la jalousie. Parce qu’elle avait vu Roman qui se perdait dans des mirages, dans des défis qu’il voulait probablement pas réussir. Et qu’elle voulait pas qu’il y retourne.

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Hera
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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 15 Aoû - 11:55 ()
et toi qui
BRULE BRULE

La main d’Héra dans sa nuque, et ses ongles qui percent des trous dans sa peau. Le besoin vital de s’écorcher et l’envie de s’abîmer. Ils brûlent, Roman et Héra. Ils brûlent et ils laissent des traces derrières eux et y a sa main qui se resserre autour de son cou. Le besoin de la sentir. Le besoin de l’empêcher de s’enfuir. Parce qu’il sait mieux que personne la facilité avec laquelle les voleurs se font la malle. Alors il lui fait mal. Et il espère qu’elle souffre, quand elle sent les hématomes se former. Des promesses gravées sur un corps.
Et la peur qu’elle lui glisse entre les doigts.

« J’t’ai posé une question. » Et lui, il te donnera pas de réponse. Parce que les mots changeront rien. Parce que les regrets resteront dans le creux de sa gorge. Parce qu’entre eux, il y aura toujours dare or die. Ces semaines d’absence, trop occupé à faire couler du sang dans les rues. Un coup de couteau, un coup de poignard, des gorges tranchés, des yeux vides, des corps inertes. Un ouragan. Les crimes gravés dans les rétines, il a presque honte de la regarder. Il crève, le mec. Il crève sous le feu des projecteurs, il crève sous les flashs, derrière ses sourires évasifs, des souvenirs plein les mirettes et des remords au coin des lèvres. Mais y a les ongles d’Héra dans sa peau et le passé s’incline. Intronisation du présent, il s’accroche à son souffle. Quand elle le regarde comme ça, comme si y avait que lui, comme si le reste du monde était juste un bruit de fond, il existe. « Pourquoi ça t’intéresse de savoir si j’en ai quelque chose à foutre ? » Ca l’intéresse parce qu’Héra, c’est la seule vérité qu’il connaisse. Tout le reste, ça n’a aucun sens. Tout le reste, il s’en fout. Paris pourrait brûler qu’il continuerait de la regarder. Mais ils sont pas du genre à dire ce que l’autre veut entendre. Leurs secrets, ils les prononcent jamais à voix haute. Pas en plein jour. Pas quand l’autre pourrait les entendre. « T’as pas réussi à trouver de filles dans ton quartier de riche ? » Un sourire en coin, un regard électrique pour cacher tout ce qu’il devrait dire. La peur de la perdre lui dévore les entrailles, son cœur bat beaucoup trop vite. La brutalité de ses mots le trahit. S’il peut pas l’avoir, alors il la détruira, comme tous les autres. « T’inquiète pas pour ça. » Des mots destinés à fissurer les masques. Sa main quitte son cou, ses doigts enserrent le poignet d’Héra. Y a du sang dans sa nuque, le vestige de ses ongles. Ca brûle. Alors, il la serre un peu trop fort, mais c’est volontaire. Et quand il attrape les lèvres d’Héra avec les siennes, il lui laisse pas le temps de reprendre son souffle. Des baisers pour cacher les hurlements. Des baisers pour remplacer les réponses. Des baisers qui se finissent en sang quand il lui mord la lèvre. « Tu commences à m’faire chier avec tes questions. »




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Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
these streets : Elle pense que les disparus ont été enlevés par le gouvernement pour réaliser une expérience. Même si elle croit aux anges et aux démons, elle ne pense pas qu'ils ont quelque chose à voir avec les disparitions. Toutefois, elle est intriguée par les évènements étranges qui se produisent à Paris et commence à penser que les anges sont dans la capitale pour protéger les humains.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 15 Aoû - 15:00 ()


hollow street
roman & héra ✗ i need my girl
Remember when you lost your shit and drove the car into the garden ? You got out and said I'm sorry to the vines and no one saw it, I need my girl. I'm under the gun again, I know I was a 45 percenter then, I know I was a lot of things, but I am good, I am grounded. I can't get my head around it, I keep feeling smaller and smaller.

Roman et Héra, ils ont quitté le monde matériel parce qu’il avait pas assez d’couleurs. A chaque coup ils continuent à s’choisir, parce que les mots brûlent et peut-être parce qu’ils arrivent pas à vivre sans les lèvres qui saignent et leur corps qui s’entrechoquent. Avec les yeux qui s’lancent des regards que personne peut comprendre et leurs mains qui peuvent pas s’lâcher. Y’a son cœur qui bat toujours trop fort dans sa poitrine, son cœur qui s’suicide dans ses yeux, qui met fin à la distance, mais qui recrache toujours la rancœur. Sa main à Roman, elle a beau s’resserrer sur son cou, elle a pas envie de s’échapper. Hier soir, quand y’avait son corps contre le sien et ses lèvres qui laissaient des traces dans son cou, elle avait l’impression qu’ça devait toujours se terminer comme ça. Avec eux qui se consument un peu trop fort, qui laissent pas de place à la normalité, parce qu’il y avait trop d’retenue, dans le monde dans lequel ils vivaient. Et ils s’en foutaient de s’aimer un peu trop fort. Parce que les mots, ils pouvaient pas les dire. Alors les bleus, les traces de griffure, c’était devenu ça, leur manière de dire qu’ils voulaient jamais s’lâcher.

« T’inquiète pas pour ça. » Elle a presque envie d’lui dire de remettre sa main sur son cou, quand il l’enlève. Puis il se met à serrer son poignet, et y’a jamais eu de péché qui soit à la hauteur de ça. Elle, elle descend son autre main sur l’côté, elle glisse et elle se retrouve sur sa hanche, ses doigts fins qui jouent sur sa peau, à la limite de son froc, qui s’accrochent plus fort quand il attrape ses lèvres. Y’a de l’hémoglobine qui coule dans sa bouche, y’a sa main à elle qui l’rapproche inconsciemment, comme si les centimètres qu’il y avait entre leurs corps pouvaient les séparer pour de bon. « Tu commences à m’faire chier avec tes questions. » Elle le regarde, les yeux noirs, la haine qui crame ses membres. L’problème c’est qu’Héra elle sait qu’il s’est cassé à l’autre bout de Paris et qu’il a pris c’qu’il a voulu. Sauf qu’elle, elle voulait pas être un autre prix au nom de sa gloire. Ses yeux ils envoient des poignards et ses ongles ils continuent de s’accrocher à sa peau.

« Tu crois qu’ça va suffire, que t’as juste à revenir pour tout changer. » Sourire en coin. Elle le connait mieux qu’personne. Elle sait comment elle le fera réagir. Comment faire pour qu’il ait mal autant qu’elle. Peut-être même un peu plus. « Qu’est-ce que tu penses, que j’t’ai attendu ? Que j’ai besoin de toi ? J’ai pas eu besoin que tu sois là pour passer le temps. » C’était à qui lâcherait le premier. Y’a les mensonges qui crevaient le plafond. Comme celui qu’elle venait de dire. Parce que y’a eu des gars et qu’au fond elle aurait voulu qu’ils soient lui, à chaque fois. Même si y’avait toujours eu ce mur entre eux. « Toi t’es revenu et t’arrives même pas à dire pourquoi. » Elle se rapproche. Elle a ses lèvres à des millimètres des siennes, le fantôme d’leur baiser qui s’échappe à chaque respiration. « Peut-être qu’au fond t’es bien un lâche. »

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Hera
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the mighty bush : contrôle du sang depuis la fin de dare or die, un pouvoir qu'il peine à contrôler. Au moindre coup de colère, les personnes se situant autour de lui peuvent se vider de leur sang.
these streets : volonté divine Il y a jamais vraiment réfléchi. Lui, dans le grand départ, il a surtout vu des opportunités. Des maisons abandonnées, des trésors cachés dans des comptes en banque, de quoi se faire une petite fortune, de quoi gouverner le monde des ombres. Ce qu'il a plus intrigué, en revanche, c'est le grand retour. Lui, il est habitué à ce que les gens partent sans revenir. Alors, revoir les visages familiers, il y était pas préparé. Plus il y pense, plus il se dit que c'était un signe venu du ciel et que la volonté de dieu s'est exercée ici bas.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 15 Aoû - 17:43 ()
et toi qui
BRULE BRULE

Ses doigts autour de son poignet appuient comme pour y graver toutes les histoires qu’il a arrachées. Elle lui a jamais appartenu, et elle appartient à personne, il le sait. Ca le tue, de la regarder, et de se dire qu’elle pourrait se barrer.

Et qu’il pourrait pas la retenir.

« Tu crois qu’ça va suffire, que t’as juste à revenir pour tout changer. » Y a toujours son sourire insolent plaqué sur ses lèvres et y aura toujours des étincelles dans ses yeux quand il la regarde. Il s’en fout, de ce qu’elle dit. Il sait que ça suffira, parce qu’entre eux, ça a toujours suffi, et leur dispute, c’est une putain de mascarade. Non, elle lui en veut pas, pas autant qu’elle le devrait. Oui, elle lui pardonnera, elle le fait toujours. Non, c’est pas fini entre eux, et ça se terminera jamais. Roman et Héra, à la vie à la mort, jusqu’à la fin des temps. Parce qu’elle le sait, qu’il la suivra, et il le sait, qu’elle le laissera pas. Parce qu’un jour, y a 2% de la population qui est partie, et ils étaient les seuls à rester. Parce que y a eu des nuits un peu trop longues, des effluves d’alcools qui teintent les souvenirs. Parce que c’est comme ça, c’est tout. « Qu’est-ce que tu penses, que j’t’ai attendu ? Que j’ai besoin de toi ? J’ai pas eu besoin que tu sois là pour passer le temps. » Son sourire s’éclipse, mécanique enrayée d’un cœur qui s’abîme. Deux grands yeux bleus qui virent au noir et l’espoir qui s’enfuit dans un souffle. J’ai pas besoin de toi, mais lui si. Lui, il a tellement besoin de toi qu’il arrive plus à fonctionner. Il a fait toutes les maisons jusqu’à pouvoir te retrouver. Les mots d’Héra, ils lui brûlent la peau. Les mots d’Héra, ils détruisent tout. Un cœur en cendres qui oxyde tout. « Toi t’es revenu et t’arrives même pas à dire pourquoi. » Elle se rapproche, elle joue avec lui et il perd son calme. Et les millimètres entre leurs lèvres, c’est des continents infranchissables. Dans un appartement vide, y a deux corps qui hurlent, et l’écho qui se répercute entre les fissures de quatre murs trop gris. « Peut-être qu’au fond t’es bien un lâche. » Une seconde. Une seconde de silence. A la dévisager. A la regarder dépasser les limites. Une seconde pour rassembler sa rage et son courage. Puis, il la pousse contre le mur. Trop fort. Il s’en fout. Qu’elle crève, qu’elle crève avec lui, qu’ils soient deux à mourir du manque qu’ils osent pas se dire. Qu’elle voie c’que ça fait d’asphyxier sans elle. Sa main contre le cou d’Héra, son visage trop près du sien, il serre. Mais son regard, il est pas aussi noir que le sien. Quand il la regarde, y a tous les regrets qui font briller ses yeux, les blessures d’Icare, les brûlures du Soleil. Mirages éclatés, renversés, la réalité transparaît dans un murmure. « Tu sais pas d’quoi tu parles. » Des lames en acier dans des corps innocents, des victimes choisies au hasard, juste parce qu’elles étaient là, des cauchemars trop réels et son cœur qui claque au milieu de la nuit. Les rails de coke pour oublier, les liqueurs qui fonctionnent plus, et son cœur qui claque en plein jour. Des mensonges dans lesquels se fondre, des illusions taillées sur-mesure et des rôles à jouer. « J’suis revenu parce que j’en avais marre. Parce que tout est faux là-bas. Ouais, ça brille, y a des filles et des sourires, ça t’fait rêver, hein ? Mais tu sais pas c’qui se cache derrière. » Y a sa main qui tremble, probablement autant que sa voix. Plus d'assurance, les remords à ciel ouvert. Dans ce monde trop artificiel, il a jamais trouvé sa place. Il a cherché à combler le vide, à trouver des parades pour oublier. Quand ses crimes lui ont sauté aux yeux, que le sang a remplacé l'or, on a assassiné son âme. Et il avait plus rien à quoi se raccrocher. Alors, au milieu des soirées, c’est à elle qu’il pensait. « Et j’te souhaite de jamais savoir. »   Sa main libère son cou, et il s'éloigne. Il laisse entre eux assez de distance pour cacher ses regrets. Assez de distance pour encaisser ses mots. J'ai pas besoin de toi. Mais moi oui, et j't'emmerde.  

y a pas la vie sans la mort, mi amor, mais comment te dire qu’elle me tue et qu’c’est pire encore





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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Mar 15 Aoû - 20:44 ()


hollow street
roman & héra ✗ it's ok
Tell me true, my heart is new, my love has gone a-way. It's okay, I know someday I'm gonna be with you. Speak to me, my heart is free, my love has gone a-way.

Des nuages noirs dehors. Un matin qui s’éteint déjà, et des regrets qui bouffent tout ce qui semble réel autour d’eux. La chute elle fait mal parce qu’elle était pas prévue. Parce qu’il y a les mots qui disent et les mots qu’ils arrivent pas à prononcer. Ceux qui s’cachent dans leurs mains et leurs sourires en coin. Ceux qui s’cachent dans leurs rêves et leurs illusions. Roman il a mal mais Héra aussi. Elle a mal à en crever et elle veut pas qu’ça s’arrête. Parce que l’mal c’est moins dur que le vide. Parce que les coups qu’ils prennent ils sont moins douloureux qu’la solitude. Y’a son dos qui s’écrase contre le mur quand il la pousse, et sa main contre son cou, qui serre un peu trop fort. Y’a la rancœur et la colère qui veut pas s’casser. Y’a des promesses qu’ils ont pas tenus et qu’ils arrivent pas à oublier. Ses propres mots résonnent encore dans son corps alors qu’chaque respiration devient un calvaire. Elle voulait qu’son cœur crève autant que le sien quand elle a compris qu’il reviendrait pas. « Tu sais pas d’quoi tu parles. » Peut-être qu’elle savait pas, Héra. Parce que la gloire, elle l’a abandonné. Elle est arrivée à Paris et elle a compris qu’les lumières finissent par s’éteindre. Qu’les gens mentent et trichent, et que parfois, y’a pas d’autre échappatoire. Et faire pareil, c’est la seule solution.

« J’suis revenu parce que j’en avais marre. Parce que tout est faux là-bas. Ouais, ça brille, y a des filles et des sourires, ça t’fait rêver, hein ? Mais tu sais pas c’qui se cache derrière. » Pourquoi t’es pas revenu avant ? C’est ça qui lui brûle les lèvres. Descend dans sa gorge comme un feu ardent et ne laisse rien sur son passage. « Et j’te souhaite de jamais savoir. » Sa main qui libère son cou, son corps qui s’en va un peu trop loin. Y’a leurs yeux qui s’envoient des milliards de reproches et qui s’promettent de jamais vraiment se séparer à nouveau en même temps. Elle a pas envie que ça devienne un souvenir de plus. Elle a pas envie de répéter l’passé et d’effacer l’présent. Y’a ses mots qui la tuent mais quand il est pas là c’est pire encore. C’est pas comme si elle pouvait l’contrôler. Pas comme si elle pouvait l’empêcher.

Héra, y’a un trou béant au milieu d’son cœur et Roman il arrive pas encore à stopper l’hémorragie. Peut-être parce qu’il sait pas comment. Parce qu’les bleus qu’ils se donnent, c’est le seul remède qu’ils connaissent. Le seul qui en vaille la peine. Prunelles couleur océan qui l’regarde, qui osent pas le lâcher de peur qu’il s’envole comme un courant d’air. Elle s’rapproche. Même quand elle lui dit qu’elle a pas besoin qu’il soit là, y’a son cœur qui s’rapproche de lui comme un aimant. « Dis moi c’qu’il y a derrière alors. » Elle avait vu les défis. Elle avait vu les sourires faux et elle avait pas compris comment l’Roman qui était face à elle pouvait être aussi différent. Au fond elle savait qu’la mascarade était pas pour elle. « Si c’était vrai ici, tu serais pas parti, tu serais resté. » Avec moi. C’était ça, les mots qui mourraient dans sa bouche, qui sortiraient pas. Sauf qu’ils se connaissaient un peu trop bien pour qu’il puisse pas les lire dans ses yeux. Ils s’connaissaient un peu trop bien pour croire les mensonges. Du moins c’est c’qu’elle pensait. Elle s’approche encore, et elle donne un coup sur sa poitrine. Y’a pas assez d’force pour qu’il se plie en deux. Juste assez pour qu’elle ait pas besoin de hurler qu’elle était en train d’crever de l’intérieur pendant que lui il vivait sous les projecteurs. « Mais tu l’as fait, tu t’es cassé. Quand Ezio était plus là, t’as dit qu’tu resterais. » Encore un coup qui s’envole, un autre. Et ses yeux qui s’baissent pour cacher qu’ils sont un peu trop humides. « C’était des putains de conneries. » Héra elle lui dit qu’elle a pas besoin d’lui. Mais c’est son cœur à elle qui crève quand il la lâche.

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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Dim 17 Sep - 10:51 ()
you're the last of
a dying breed


I know this whole damn city thinks it needs you
But not as much as i do
as much as I do


« Dis moi c’qu’il y a derrière alors. » Y a rien. Y a plus rien. Y a des nuits passées à combler le vide. De la poudre blanche pour recouvrir les souvenirs. De la liqueur pour brûler les remords. Le but, c’était qu’il disparaisse. Le but, c’était qu’il devienne ce qu’ils avaient fait de lui. Mais il a jamais réussi. Y a des cauchemars derrière ses yeux, des trucs qu’il peut pas oublier. Des remords pour lui tordre les entrailles. Des restes de prières coincés dans la gorge. Il étouffe, Roman. Sauf quand elle est là. « Si c’était vrai ici, tu serais pas parti, tu serais resté. » Il secoue la tête. Il a envie de lui dire, que c’était pas aussi simple que ça. Qu’il y a des trucs qui lui échappent, qu’elle comprendra jamais. Mais la vérité, c’est juste qu’il s’est barré. Un jour, un peu avant l’aube, il a pris ses affaires et il a foutu le camp. Pas d’au revoir, pas d’adieu. Il est parti et, comme le voleur qu’il a toujours été, il a pas vu tout ce qu’il perdait. Il a juste vu tout ce qu’il pourrait gagner. Y avait Héra, et y avait la gloire, et il fallait faire un choix, et Roman, il a jamais été connu pour prendre les bonnes décisions. Il fonce droit dans le mur, et il espère crever en passant. Elle le frappe, il bouge pas. Il la laisse exploser, ils ont toujours été comme ça. Hera et Roman, c’est comme un ouragan. Ca détruit tout sur son passage, et ça reconstruit sur des ruines, jusqu’à ce que tout s’effondre.  « Mais tu l’as fait, tu t’es cassé. Quand Ezio était plus là, t’as dit qu’tu resterais. » Elle le frappe à nouveau, il attrape son poignet. Il le sait, qu’il a fauté. Qu’il aurait pas dû partir. Il porte ses promesses comme des plaies béantes. Leur chute est toujours longue. A deux, ils tombent de haut, jusque dans les limbes de tout ce qu’ils auraient pu être. Des regrets qui s’infiltrent dans des poumons carbonisés, des cœurs cendriers pour recueillir les restes de ce qu’ils étaient. « C’était des putains de conneries. » Le problème, c’est que ça a jamais été des conneries. Pas pour lui. Héra, il la voulait tellement que ça lui faisait mal à chaque fois qu’il la regardait. Mais il a jamais réussi à rester loin d’elle pendant longtemps. Y a toujours un manque dévorant quand il se casse. Il peut penser qu’à elle. Et ça le tue. Parce que ça a jamais été réciproque. Y a un truc brisé dans son regard. Le genre de chose qu’on peut pas vraiment comprendre, ni expliquer. Y a les âmes qu’il a fauché qui se bousculent dans ses prunelles. Des yeux noirs, des yeux vides, des yeux qui crèvent en direct live. « Tu crois quoi ? Qu’j’ai passé mon temps à m’envoyer en l’air ? » Il a tout essayé. Les corps chauds, les cendres froides, les nuits qui passent à deux cent kilomètres heure. La gorge déployée vers les étoiles, à prier pour qu’on l’entende, Roman a demandé pardon trois millions de fois. On ne le lui a jamais accordé. Un geste brusque pour la tirer contre lui. « J’ai tué quinze personnes, Héra. » Il se souvient de chaque seconde, et des espaces entre les secondes aussi, et ça lui brise la voix, alors il garde le silence. A un moment, il ose plus la regarder, alors il attrape ses lèvres avec les siennes. Et, entre deux baisers, dans un souffle, il murmure « Pardonne-moi. »

just
tell me
tell me
tell me
i’m the only one
even if it’s not true
even if it's NOT true






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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Dim 17 Sep - 20:12 ()


hollow street
roman & héra ✗ come talk to me
I can imagine the moment, breaking out through the silence, all the things that we both might say. And the heart, it will not be denied 'til we're both on the same damn side. All the barriers blown away. I said please talk to me, won't you please come talk to me ? Just like it used to be.

Y’a le silence, et il est étourdissant. Y’a le silence qui bouffe les minutes, et y’a rien qui peut l’effacer. Parce qu’Roman et Héra, ils s’perdent dans les minutes qui défilent comme des grains d’sables dans l’grand sablier du temps. Et quand il est parti, elle s’est dit qu’elle pourrait toujours retourner à ces moments-là, ceux où y’avait rien de compliqué entre eux, ceux où y’avait des mirages et des sourires. Sauf que ça pourrait jamais être assez. Les larmes salées envahissaient ses yeux. Elles noyaient ses poumons à chaque fois qu’elle repensant à Roman. Et Héra, elle a jamais cru que ça pouvait faire mal, de voir quelqu’un partir. Peut-être parce que ça a toujours été elle, qui claquait la porte. Toujours elle, jusque-là. Ils tourbillonnaient dans une pièce sans qu’ils puissent s’échapper. L’air manquerait toujours. Parce qu’ils s’agrippaient sans jamais oser s’lâcher. Parce qu’ils se tenaient un peu trop fort, un peu trop vite, parce qu’ils volaient des baisers dans l’ciel en se disant que tout pourrait s’terminer le lendemain.

Il avait attrapé son poignet. Il l’avait ramené contre lui et Héra, elle était terrifiée qu’il entende son cœur qui s’suicidait dans sa poitrine, son cœur qui s’faisait la malle comme après un braquage. « Tu crois quoi ? Qu’j’ai passé mon temps à m’envoyer en l’air ? » Regard noir, y’a l’acceptation et les mots qui passent, mais là y’a que la rage d’imaginer que finalement, ils étaient pas les seuls au monde. Qu’il y avaient eu un quelque chose avant eux. C’était un peu trop dur d’imaginer ce monde-là. « J’ai tué quinze personnes, Héra. »
J’lai vu, Roman, quand tes yeux se sont éteints,
Quand ils sont devenus décors dans la nuit noire.
J’l’ai vu quand leurs respirations sont devenues qu’un souvenir.
J’l’ai vu quand t’es devenu quelqu’un d’autre l’temps d’un soupir.
Et qu’j’ai pas pu l’en empêcher.

C’était ça, qu’elle trouverait jamais la force de lui dire, c’était ça, qui crevait dans ses veines alors qu’ils se tenaient là, l’un contre l’autre comme deux statues de pierre, enlacées dans un baiser qui pourrait peut-être pas les ramener à la vie. Il y aurait jamais d’rédemption, pour eux, mais ils s’en fichaient. Ils savaient juste qu’un jour, y’aurait autre chose que le vide. Ses lèvres s’emparent des siennes et y’a les mots qui lui échappent. Autour d’elle, tout c’qu’elle voit, c’est Roman, ses mains qui retiennent ses poignets un peu trop fort, sa peau qui s’échoue sur la sienne et sa bouche en collision avec la sienne. Il ose pas la regarder, et elle voudrait qu’ils soient pas autant perdus. Elle espère encore qu’il reste quelque chose d’assez fort pour qu’ils puissent plus jamais se briser, s’ils restent à deux. « Pardonne-moi. » Elle l’embrasse encore. Comme si c’était l’seul air qu’elle pouvait respirer, la seule chose qui pourrait la ramener à la vie. Elle détestait voir l’pouvoir qu’il avait sur elle. Elle détestait voir qu’elle pourrait rien faire pour l’oublier. Ça serait jamais assez, s’il disparaissait. S’il décidait d’s’en aller par la porte encore une fois. Son front contre le sien. Les yeux fermés. Les promesses se font en silence et la confiance est aveugle. « Okay. » Ses mains qui s’libèrent assez pour tenir son tee shirt, pour l’rapprocher, encore un peu plus, encore un peu trop. « Okay, j’te pardonne. » C’est un murmure dans l’aube, parce qu’elle est pas assez forte pour dire non, pas cette fois. « J’voulais qu’tu reviennes. J’te voyais. A la télé. » Un autre baiser volé. « J’voulais qu’tu sois là et pas là-bas. »

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Hera
You left me paralyzed. No cure, no rehab for me. Funny that you got the nerve to keep asking me how I’ve been.

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the mighty bush : contrôle du sang depuis la fin de dare or die, un pouvoir qu'il peine à contrôler. Au moindre coup de colère, les personnes se situant autour de lui peuvent se vider de leur sang.
these streets : volonté divine Il y a jamais vraiment réfléchi. Lui, dans le grand départ, il a surtout vu des opportunités. Des maisons abandonnées, des trésors cachés dans des comptes en banque, de quoi se faire une petite fortune, de quoi gouverner le monde des ombres. Ce qu'il a plus intrigué, en revanche, c'est le grand retour. Lui, il est habitué à ce que les gens partent sans revenir. Alors, revoir les visages familiers, il y était pas préparé. Plus il y pense, plus il se dit que c'était un signe venu du ciel et que la volonté de dieu s'est exercée ici bas.

Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street Dim 29 Oct - 17:34 ()
sometimes she's lost
sometimes she's broken

Il a payé la gloire au prix fort, Roman. Il s’est vu sur tous les écrans, sur la couv de tous les journaux, la célébrité à portée de mains. Des vidéos diffusées dans toute la capitale, des crimes projetés sur grand écran, ses remords encapsulés dans des cartes mémoire, au cas où il aurait la mauvaise idée d’oublier comment il en est arrivé là. Roman, il a fait couler sa gloire dans des plaques de sang, une histoire gravée dans des cadavres. Roman, il sait plus où aller, et quand il sait plus où aller, c’est vers elle qu’il revient. Hera, c'est le nord sur la boussole, la croix sur la carte. Hera, il sait pas si elle pourra le sauver. Cette fois, peut-être qu’il est parti trop loin. Cette fois, peut-être qu’il a trop déconné. Trop jeune pour crever, trop corrompu pour vivre, coincé dans l’entre deux, y a son regard qui se perd, son cœur qui se brise à la vitesse de la lumière et les lèvres d’Hera sur les siennes, il s’y accroche. Comme si sa vie en dépendait. Parce que sa vie en dépend. « Okay. » Un mot, entre eux, ça suffit. Elle le tire vers lui, Hera, elle a jamais aimé la distance, et lui non plus d’ailleurs. Pourtant, c’est la distance qu’il a forcé entre eux pendant des années. Elle en aimait un autre, ça se voyait dans ses yeux, il s’y est fait. C’est pas son genre, de se battre pour obtenir ce qu’il veut. Roman, c’est un lâche, le prince des causes perdues. A l’aube de la fin du monde, il retrouve Hera dans un appartement qu’ils ont volé à d’autres. « Okay, j’te pardonne. » Un bout de sourire au coin des lèvres. Il a pas besoin de déclarations, Roman. Il a jamais cru dans le pouvoir des mots. Ca fait des années qu’il est enterré vivant dans son silence. Mais il la déteste un peu, pour l’avoir fait parler. Pour pas lui rendre tous les mots qu’il lui a dit. « J’voulais qu’tu reviennes. J’te voyais. A la télé. » Elle lui vole un baiser, il la regarde et il plonge. Il aurait voulu qu’elle le voie jamais. Il aurait voulu qu’elle le sache jamais, tout ce qu’il a fait sous la lumière des projecteurs. Alors, il baisse le regard.  « J’voulais qu’tu sois là et pas là-bas. » Y a quelques secondes de silence. Il hésite à lui dire tout ce qu’il rêvait de lui dire pendant qu’il était loin d’elle. Mais il hésite pas longtemps. « J’suis là. » A son tour de lui voler un baiser. Il en a marre de gagner, alors il accepte de perdre. Juste cette fois. De toute façon, les victoires ça a un goût amer. Peut-être qu'il était pas censé remporter quoi que ce soit. Peut-être qu'il était prédestiné à l'ombre.  « J’pars plus. » Promesse d'ado scellée par une croix tracée au doigt sur son coeur. « Croix de bois, croix de fer. » Si je mens, je vais en enfer.



end


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Sujet: Re: roman&héra ✗ hollow street ()
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roman&héra ✗ hollow street
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