boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
Pour vous inscrire à l'event, c'est par là.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 I just sort of always feel sick without you baby (louise)
sunsets on the evil eye, always on the hunt for a little more time
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Dim 23 Juil - 21:37 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love





Des filles pour réparer un cœur. Des amourettes qui s’enchaînent. Des étudiantes, des femmes rencontrées dans des bars, des discussions qui se terminent toujours de la même façon. Des lèvres qui entrent en collision, des corps qui s’entrechoquent, des mains baladeuses. N’importe quoi pour échapper aux draps vides. N’importe quoi pour ne plus y penser. N’importe quoi pour l’oublier. Sur la table, les paquets de clopes s’entassent. Sur le sol, des bouteilles vides. Ca et là, les restes d’un rail de coke. Il fait plus attention, refuse de répondre aux appels de sa mère. On lui a brisé le cœur et le monde s’est arrêté. Y a des poèmes qui fusent au bout de ses doigts, encre raturée, papiers déchirés. Des rimes en cendres dans des carnets brûlés.

Il a mal. Mal, quand ses lèvres touchent celles d’une autre. Mal, quand il ouvre les yeux et qu’il se rend compte que c’est pas elle. Mal, lorsqu’il la voit, dans la foule, et qu’il force un sourire. Ca fait des semaines qu’ils ont choisi de s’éloigner. D’arrêter tout ce qu’ils auraient pu construire. Il lui en veut, de l’avoir laissé là, avec ses espoirs coincés dans sa cage thoracique. Il lui en veut, de la facilité avec laquelle elle a tout explosé sur son passage. Elle n’a pas flanché d’un cil, lorsqu’il s’est effondré. Il lui en veut, alors il couche avec tout ce qui bouge, comme si ça allait changer quelque chose.

Il est nu, dans ses draps. Y a le bruit de la douche qui coule. Il a déjà oublié son prénom. Peu importe. Il tire sur sa clope. Deux yeux vides fixent le plafond. On frappe à la porte. Il se redresse, un peu par défaut. Il sait même plus s’il attend quelqu’un. Caleçon enfilé, il trébuche sur un escarpin et finit enfin par atteindre la porte. Il ouvre. Claquage au cœur. C’est elle. « Louise ? » Il sait pas ce qu’elle fout là. Elle est pas du genre à faire ça. Pas du genre spontanée. Lorsqu’elle passe chez lui, en général, elle le prévient au moins deux jours à l’avance. Il a du mal à articuler, mais finalement, les mots s’échappent de sa gorge. « J’suis pas seul. »



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Dim 23 Juil - 22:39 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands





Elle n’y arrive pas. Elle n’y arrive plus. Et ces derniers jours, elle ne tente même plus. Elle ne savait pas, que ça ferait aussi mal. Elle ne savait pas, que le vide dans sa poitrine serait douloureux. Elle ne savait pas, que plus rien n’aurait de sens. Mais Léo, depuis qu’il est parti, elle ne sait plus quoi faire. Heures passées à errer dans Paris la nuit. Visage qu’elle guette dans une foule en colère. Des endroits où elle redoute de se rendre. Tout est bon, pour penser à lui. Tout la ramène à lui. Elle a beau lutter de toutes ses forces. Elle n’y arrive pas. Alors elle tente de faire comme si tout allait bien. Comme si sa vie n’était pas en train de foutre le camp. Elle garde un visage neutre, celui qu’elle a toujours offert au reste du monde. Celui que personne n’avait réussi à percer. Personne avant lui. Mots tranchants et ton blessant, Athena fuit. Pour la première fois. Elle cumule les heures à son boulot, elle tente de se noyer pour oublier. Pour arrêter de penser. Pour faire comme si tout allait bien. Mais elle a beau essayé de se mentir. Lorsqu’elle se retrouve seule la nuit, les étoiles ne brillent plus de la même façon.

Ce jour là, lorsqu’elle se retrouve au bas de son immeuble, elle ne sait pas ce qu’elle fout là. Ça lui a pris sur un coup de tête. Elle a planté son coéquipier, a planté son enquête et s’est barrée. Sans réfléchir, sans se retourner. Un geste qui ne lui ressemble pas. Athena, elle ne cède jamais à son impulsivité. Elle ne prend jamais une décision sur le coup de l’émotion. Elle hésite, à grimper les étages. A se retrouver devant lui. Parce qu’il ne lui a pas donné signe de vie. Il s’est contenté de partir, juste comme ça. Comme si c’était la chose la plus facile à faire. Comme s’il était soulagé. Mais lorsqu’elle veut faire demi-tour, elle n’y arrive pas. C’est trop douloureux. Marches grimpés deux par deux, elle a sa main qui tremble lorsqu’elle va pour frapper. Elle n’a jamais fait ce genre de chose. Elle ne sait même pas pourquoi elle le fait. Et avant qu’elle puisse changer d’avis, il y a la porte qui s’ouvre. Il y a le visage de Léo devant elle. Il y a son souffle qui se coupe. « Louise ? » Elle ne sait pas quoi répondre. Voix perdue quelque part dans sa gorge. Yeux qui brillent un peu trop. « J’aurais du prévenir, je sais. » Une excuse à demi-mot, elle ne sait pas comment interpréter sa surprise. Elle ne sait pas si c’est une mauvaise chose ou s’il la connait mieux qu’elle ne le croit. « J’suis pas seul. » Et, juste comme ça, le temps s’arrête. Coeur qui manque un battement, la douleur qui revient. Il lui faut quelques secondes pour comprendre. Quelques secondes pour avoir le courage de poser les questions alors qu’elle ne veut pas entendre les réponses. « Comment ça, pas seul ? » Il y a quelque chose qui éclate. Quelque chose qui vrille. Elle ne lui demande pas l’autorisation, pour entrer dans l’appartement. Elle a ses yeux qui se perdent sur le bordel, il y a le bruit de la douche qui lui parvient. Et quelque chose qui se brise. « Je vois que tu as eu vite fait de passer à autre chose. »


_________________


Dernière édition par Louise A. Hardy le Mar 15 Aoû - 13:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Dim 23 Juil - 23:29 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love




L’époque où ils se posaient pas de question lui semble si lointaine qu’il se demande si elle a vraiment existé. Ces nuits interminables qu’ils passaient à repousser le soleil. Ces fins de journées échappées belles fabriquées dans des bars, des ruelles isolées. Y avait beaucoup de choses qu’il rêvait de faire avec Louise. Des yeux imbibés d’espoirs, des mirages explosifs. Entre eux, l’époque est révolu, le temps a joué ses cartes. Les secondes éternelles, ils peuvent pas les rattraper. C’est trop tard. Y a d'autres filles dans son lit. D'autres filles sous ses paupières. Et des souvenirs qui résistent dans un coeur qui s'oxyde. « Comment ça, pas seul ? » Il a pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle est déjà à l’intérieur. Y a les vestiges d’une nuit sur le plancher, l’écho d’une aventure qui parvient depuis la salle de bain. Lui, il ferme la porte derrière elle. Il a le cœur qui bat un peu trop vite et la rage au bord des lèvres. « Je vois que tu as eu vite fait de passer à autre chose. »   Sourire insolent, regard percutant. Il tire sur sa clope, il prend son temps. Il retient des éclats de colère dans ses yeux volcaniques. Y a des éclairs dans ses rétines quand il la regarde. Des éclairs dans des prisons de regrets. Dans toutes ces vies qu'elle lui a refusées. « C’est ce que tu voulais, non ? » Cette nuit, où elle lui a dit qu'entre eux, ça marcherait jamais. Cette nuit, où elle lui a dit qu’ils ne seraient rien d’autre que des illusions dans des yeux fatigués. Elle le lui a dit clairement, que c'était même pas envisageable. Qu'ils n'avaient rien à faire ensemble. Et lui, il lui a raconté des histoires. Pour elle, il a pris son pinceau et il a colorié tout un monde, de ce qu'ils auraient pu avoir, de ce qu'ils auraient dû être. C'est qu'il avait fini par y croire, Léo, à ses propres histoires. Voix dure et détachée, il joue au mec qui en a rien à foutre. En vrai, il est en train de crever.  « Que j’fréquente des filles moins dangereuses. C’est pour mon propre bien, rappelle-toi. » Il la lui renvoie à la gueule, cette soirée. Tous ses arguments bidons qu’il a retourné dans sa tête pendant des jours et des jours, il les lui rend. Et peut-être qu'avec ça il réussira à la blesser autant qu'elle l'a détruit.
« Qu’est-ce que tu veux ? »



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Lun 24 Juil - 12:38 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




Entre eux, plus de sourire et plus de regard complice. Plus de mirage et plus d’illusion. Il n’y a plus ces défis qu’ils se lançaient en silence, lorsqu’ils pensaient pouvoir braver le monde. Il ne reste que la réalité et avec elle, tout ce qu’ils ont toujours fuit. Et ça fait mal. « C’est ce que tu voulais, non ? » Non. Elle n’a jamais voulu ça, mais elle n’a pas eu le choix. Elle a fait ce qui lui semblait être le mieux, elle a choisi la solution la plus raisonnable. Sauf que pour la première fois, elle le regrette. Et c’est un sentiment auquel elle n’est pas habituée, Athena. Tout comme la rage qui explose dans ses veines lorsqu’elle entend l’eau couler dans la salle de bain. Lorsque ses yeux se posent sur le lit défait, dans la pièce à côté. « Que j’fréquente des filles moins dangereuses. C’est pour mon propre bien, rappelle-toi. » Il a le visage dur, Léo, de ceux qui en ont rien à foutre. De ceux qui ne regrettent rien. De ceux qui sont déjà passés à autre chose. « Qu’est-ce que tu veux ? » Elle secoue la tête, a son regard qui devient fou. Elle n’est pas venue avec un plan. Elle n’a rien préparé. Elle a juste cédé à une impulsion. Elle n’a pas réfléchi. Elle a arrêté de lutter contre elle-même et s’est pointée chez lui. Une erreur. « Arrête ça. T’attendais que ça toi aussi, tu t’es pas fait prier pour partir. » La vérité, c’est qu’il n’aurait pas fallu grand chose pour qu’elle renonce à ses plans stupides, ce soir là. Pour qu’elle lui cède, comme elle a toujours fait. Et lui, il s’est reculé et il a accepté. Il s’est résigné. Et elle ne l’a jamais revu. Quelques pas en arrière, elle pousse du bout du pied une chemise qui traine sur le sol. « Et je comprends pourquoi maintenant. Je suppose que ce qu’on avait ne te convenait pas. » Ça la tue, de l’imaginer avec une autre femme. De les imaginer les restaurants qu’ils fréquentaient. Dans les bars où ils trainaient. Dans les rues où ils se perdaient. Dans son lit. Ça la tue, de se dire que tout est fini alors que ça n’avait même pas commencé. Qu’il l’a oubliée, qu’elle n’était qu’une passade de plus. Qu’un jeu, tout au plus. Ça la tue, et ça la rend folle. « Tu t’es bien foutu de moi, tout ce temps. » Il ne lui a fallu qu’une seconde, pour aller voir d’autres femmes. Qu’une seconde, pour l’oublier. Et, à cet instant, elle se dit qu’il n’avait rien à oublier. Qu’il n’y a qu’elle, qui s’est fait des illusions. Qui est tombée dans un piège, qui s’est laissée avoir par une vie qu’elle ne contrôle pas. Par des rêves qui n’ont jamais été les siens. « J’aurais jamais du venir. »


_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Lun 24 Juil - 13:22 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



« Arrête ça. T’attendais que ça toi aussi, tu t’es pas fait prier pour partir. » Il la regarde et, sa colère, il ne la comprend pas. Quand elle lui a dit qu’elle voulait pas de lui, il aurait pu combattre. Mais y avait son cœur en miettes et il avait pas envie de s’écorcher à nouveau. Il a toujours les plaies, les plaies béantes du départ de marine et maintenant Louise, elle y ajoute ses cicatrices, et il est là, juste en face d’elle et il a mal, sauf qu’elle ne le voit pas. Elle ne voit que le reste. Le bordel dans son appart. La fille sous la douche. Tout ce qu’ils auraient pu avoir s’ils avaient pas tout foutu en l’air. « Et je comprends pourquoi maintenant. Je suppose que ce qu’on avait ne te convenait pas. » Un éclat de rire agacé, un regard qui fusille. Il a jamais voulu enchaîner les coups d’un soir Léo, c’est un romantique, il veut les belles histoires, les héros tragiques et les passions dans la nuit. Cette vie sans attache, elle lui convient à peine et elle soigne rien. Quand il se retrouve seul, ses pensées vont toujours à elle.  « Tu t’es bien foutu de moi, tout ce temps. » Il lève les yeux au ciel, garde sa colère dans ses poings. Il s’est jamais foutu d’elle. Léo, c’est un beau parleur, certes, mais pas en charlatan. Les mirages qu’il lui vend, il y croyait autant qu’elle. Et ça lui a fait encore plus mal lorsqu’elle les a brisé en quelques mots. « J’aurais jamais du venir. » Du silence. Du silence électrique entre eux. Elle attend qu’il réponde mais sa voix est nouée. Alors, il tire sur le silence, éternise les non-dits. Tire sur sa clope. Et la sentence finit enfin par tomber. « T’es sacrément injuste. » Injuste et implacable. Injuste et insensée. Injuste de venir le torturer alors qu’il peine à l’oublier. « Ouais, c’est sacrément injuste de venir ici et de m’engueuler parce que j’essaye de t’oublier, de prétendre que ‘ce qu’on avait’ ne me convient pas, que tout ça, c’est exactement c’que j’ai toujours voulu, alors que tout ce que je voulais, c’est toi. » Il a jamais eu du mal à le lui dire, Léo, qu’il la voulait. Qu’elle l’intéressait. Il a pas les mots timides, les mots qui luttent, chez lui, ça sort tout seul, comme des réflexes. Mais aujourd’hui, c’est plus compliqué. Parce qu’il y a sa voix qui déraille et ses yeux qui brillent, un cœur qui se noie dans tout ce qu’elle a brisé. « Louise, t’as dit qu’on n’avait rien. Qu’on n’aurait jamais rien. » Il secoue la tête, s’interdit d’espérer quoi que ce soit.  « J’me suis jamais foutu de toi, moi, j’t’ai tout dit. Mais tu pouvais pas m’demander de rester sagement avec toi, d’attendre que tu fasses ton choix, j’suis pas à ta disposition et j’fonctionne pas comme ça. » Y a une pause. Un moment d’éternité où il la regarde. Où il aperçoit tout ce qu’ils avaient miroité dans le reflets de leurs mirages. « La vérité, c’est que si t’avais voulu être avec moi, t’aurais dit oui. »



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Lun 24 Juil - 14:22 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




« T’es sacrément injuste. » Il dit sans doute la vérité, mais elle ne le voit pas de cette façon. Tout ce qu’elle voit, c’est tout ce qu’elle a découvert en débarquant à l’improviste. C’est le sentiment de trahison qu’elle n’arrive pas à contrôler. C’est la jalousie qui se déverse dans ses veines. « Ouais, c’est sacrément injuste de venir ici et de m’engueuler parce que j’essaye de t’oublier, de prétendre que ‘ce qu’on avait’ ne me convient pas, que tout ça, c’est exactement c’que j’ai toujours voulu, alors que tout ce que je voulais, c’est toi. » Regard qui se perd un instant, des souvenirs qu’elle tente de refouler depuis des semaines. Léo, il a été le premier à croire en eux. Le premier à dessiner leur illusion. Le premier leur offrir un mirage infini de possibilités. Et elle y a cru, à tout ce qu’il lui disait. Elle s’y est accroché, pour une raison qu’elle n’explique pas. Elle a pris chacune de ses paroles pour les graver dans son esprit. « Louise, t’as dit qu’on n’avait rien. Qu’on n’aurait jamais rien. » Il y a son coeur qui fait mal, quand il lui rappelle sans cesse cette soirée. Quand il lui renvoie à la figure tous les mots qu’elle a pu prononcer. Il ne voit pas, qu’elle a eu autant mal que lui, si ce n’est plus. Il ne le voit pas, que depuis elle n’est plus la même. Qu’il y a une soirée qu’elle voudrait effacer. « J’me suis jamais foutu de toi, moi, j’t’ai tout dit. Mais tu pouvais pas m’demander de rester sagement avec toi, d’attendre que tu fasses ton choix, j’suis pas à ta disposition et j’fonctionne pas comme ça. » Elle se retourne et s’approche de la fenêtre. Tentative futile de fuir. Bras croisés, elle a ses pupilles qui fixent un Paris vide de sens. Il y a tout qui se mélange. Tout qui devient flou. Sans doute parce que ses yeux, ils brillent un peu trop, à ce instant. Sans doute parce que sa gorge se noue un peu trop, aussi. Une profonde inspiration, pour se reprendre. Pour se donner un courage qu’elle a perdu lorsqu’elle lui a dit qu’ils étaient trop différents. « La vérité, c’est que si t’avais voulu être avec moi, t’aurais dit oui. » Il la condamne sans savoir. Sans chercher à comprendre. Alors, lorsqu’elle se retourne, elle explose. « Je voulais être avec toi ! » Ça sort un peu trop fort, un peu trop vite. Dans un cri qu’elle retient depuis des jours. Dans une colère qui gronde depuis qu’il est parti. « Mais il y a des décisions qui m’appartiennent pas, il y a des choses que je dois faire. Et je pensais que c’était la bonne décision, quand je t’ai dis qu’on était trop différents. Que c’était la seule chose à faire. Je suis pas comme toi, à réagir sur le moment sans penser à ce qu’il pourrait arriver. J’ai pas ce luxe là. » Elle a tenté de lui expliquer, mais cela n’a servi à rien. Elle ne peut pas lui en vouloir, pourtant. Elle lui a pas tout dit. Il y a toute une partie de sa vie qu’elle laisse dans l’ombre. Toute une partie de ce qu’elle est, qu’il ne connaitra jamais. « Et si tu veux tout savoir, je me suis plantée. Je pensais pas que ça serait si difficile, de garder mes distances. J’ai jamais connu tout ça, j’ai jamais eu ce qu’on a eu. Je sais pas ce que c’est. Pas de cette façon, en tout cas. » Elle ne connaissait que la solitude. Une vie qu’elle n’avait pas choisi, un destin qui était déjà tracé d’avance. Puis il est arrivé. Avec ses mots enflammés et ses rêves éphémères. Pour la première fois, elle n’a pas fui. Elle ne l’a pas repoussé. Pour la première fois, elle s’est laissée tomber. Elle a oublié toutes ses résolutions. Toutes ces choses qu’elle se disait pour se rassurer. Et, pour la première fois, la chute a été dure. Le retour à la réalité violent. Peut-être que c’est ça, d’avoir le coeur brisé. « Voilà pourquoi je suis venue, Léo. Parce que tu me manques et que j’ai pris la mauvaise décision. Mais ça n’a plus d’importance, maintenant. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Lun 24 Juil - 20:50 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



« Je voulais être avec toi ! » Immobile, il l’observe de ses rétines infiltrées de rêves égarés. Autour de lui, y a tout qui s’arrête. Plus un bruit. Plus un mouvement. Plus rien. Il n’y a qu’elle. Elle, et l’écho de son cri. Des mots qui résonnent, contre des murs trop gris. Des mots qu’il a voulu entendre pendant des jours et des nuits. Soudain, son visage s’adoucit. Sa mâchoire se détend. Sa respiration se calme. Et, dans le silence, il y a la mécanique de son cœur qui s’adapte aux explosions de Louise. « Mais il y a des décisions qui m’appartiennent pas, il y a des choses que je dois faire. Et je pensais que c’était la bonne décision, quand je t’ai dis qu’on était trop différents. Que c’était la seule chose à faire. Je suis pas comme toi, à réagir sur le moment sans penser à ce qu’il pourrait arriver. J’ai pas ce luxe là. » Il a jamais cherché à comprendre. Pour lui, la vie est simple. Quand il veut quelque chose, il l’obtient. D’une manière ou d’une autre. Et s’il doit s’écorcher pour le faire, s’il doit crever, s’il doit rejoindre une secte et marquer son cou, alors il le fera. Il a pas de limite, pas de raison. Il a juste son coeur et il le suit, qu'importe les conséquences. Un jour, il y perdra la vie. Mais, au fond, il a jamais pensé qu'il vivrait bien longtemps. Léo, c'est éphémère comme une comète, et ça laisse des incendies derrière lui. « Et si tu veux tout savoir, je me suis plantée. Je pensais pas que ça serait si difficile, de garder mes distances. J’ai jamais connu tout ça, j’ai jamais eu ce qu’on a eu. Je sais pas ce que c’est. Pas de cette façon, en tout cas. » Il hoche la tête. A ce moment-là, il a pas besoin de savoir. Pas besoin qu’elle lui dise quoi que ce soit de plus. A ce moment-là, il y a un sourire qui se dresse sur son visage et des yeux en nébuleuses. Y a des galaxies, des constellations, des reflets de tout ce qu’il a perdu. L’or oxydé qui se dépoussière, les lauriers qui jaillissent d’outre tombe. Louise a cédé. C’est tout ce qu’il lui fallait. « Voilà pourquoi je suis venue, Léo. Parce que tu me manques et que j’ai pris la mauvaise décision. Mais ça n’a plus d’importance, maintenant. » Il écoute pas la dernière phrase, il a déjà l’esprit ailleurs. Son regard balaye son appartement alors qu’il écrase sa clope dans le cendrier. Il faut qu’il trouve quelque chose à se mettre, et qu'il parte à la recherche de ses affaires dans tout ce bordel.
« Reste là. » Un pas en avant, un pas vers elle, une main dans son cou, des doigts qui soulèvent son menton. « Tu pars pas, hein ? » Il lui vole un baiser avec un sourire insolent. Un regard qui provoque, un regard de mauvais garçon, et il s'enfuit. Il enfile un pantalon, attrape un t-shirt. Il passe des basket qu’il trouve par hasard et fout son téléphone et son porte feuille dans sa poche. Il a à peine le temps de choper son blouson que le verrou de la salle de bain se débloque. « Merde. Viens. Dépêche. » Il attrape la main de Louise et, deux secondes plus tard, la porte claque derrière eux. L'appartement est peuplé de fantômes. Il en a rien à foutre. Parce que Léo et Louise, ils s'évadent et ils dévalent les escaliers un peu trop vite. Et, lorsqu'ils passent la lourde porte d'entrée, ils fuguent. Ils courent. Vite. Comme on courrait  pour rattraper l’horizon. Autour d'eux, la ville qui renaît de ses cendres et fait briller ses lumières. Ils se font la malle, sous les rayons des réverbères. Ciao bella. A bout de souffle, ils trouvent refuge dans une cour abandonnée. Le genre d’endroit qui fait rêver. Y a des lierres et des roses et ya personne pour les déranger. A bout de souffle, ils s'abritent hors du temps, hors de tout. A bout de souffle, il a deux mains sur sa taille. A bout de souffle, Louise dos au mur. A bout de souffle, il la regarde. Et il attrape ses lèvres avec les siennes.



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mar 25 Juil - 0:08 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




Il ne l’écoute plus. Il s’est déjà détourné d’elle. Et elle a son coeur qui s’arrête quand elle se dit que tout est terminé. Qu’il n’y a plus rien à sauver. Elle ne sait pas ce qu’elle espérait, en venant là. Ce qu’elle attendait. Sans doute n’importe quoi, mais pas cette fin là. Une profonde inspiration, un air résigné. De tout ce qu’ils avaient, il ne reste que des cendres. Et tout ce qu’elle peut faire, c’est les contempler. « Reste là. » Un froncement de sourcils, elle ne comprend pas ce qu’il veut. Pas le temps de répondre. Une main sous son menton, des yeux dans les siens. « Tu pars pas, hein ? » Léo, elle n’arrive jamais à prédire ce qu’il va faire. Elle ne peut jamais deviner ses réactions. Alors quand il lui vole un baiser, elle se dit que son imagination de fout d’elle. Que lui, se fout d’elle. Mais il a ce sourire de petit con sur les lèvres, celui qui la fait craquer à chaque fois. Et ça lui suffit. « Fais vite, alors. » Parce que déjà, elle entend la douche se couper et elle n’a aucune envie de voir cette autre femme sortir de la salle de bain. Elle ne serait pas capable de lui faire face, de contempler celle avec qui il a passé les dernières heures. Ou les dernières semaines, pour ce qu’elle en sait. Elle fait quelques pas dans le salon, pendant qu’il s’habille en silence. Et lorsque le verrou de la porte se fait entendre, il est déjà à son niveau. « Merde. Viens. Dépêche. » Pas le temps de lui répondre. Pas le temps de réagir. Il a sa main dans la sienne et il l’entraine avec elle. Ils fuient, juste comme ça. Ils laissent derrière eux les regrets et les erreurs, ils laissent tout ce qu’ils préfèrent oublier. Destination inconnue, rues choisies au hasard au gré de leurs pas. Elle a son rire qui s’élève et qui se perd entre les murs en pierre. Elle ne regarde pas en arrière. Elle se fout de savoir qui ils ont laissé derrière eux. Parce qu’elle s’accroche à sa main. Et que ça lui suffit. Juste pour ce soir. Quand ils s’arrêtent enfin, ils sont dans un de ces endroits hors du temps. Préservé des siècles qui passent et des ruines qui ont envahi Paris. Le genre d’endroit qui fait rêver et qui laisse l’espoir prendre le dessus. Mais elle n’en voit rien. Mur dans son dos, mains sur sa taille, corps contre le sien. Elle passe ses bras autour de son cou. Coeur qui explose quand leurs lèvres se rencontrent, souffle qui se perd. Le monde disparait et avec lui, les dernières semaines. La douleur devient un souvenir bien fade à côté des promesses qui reviennent à la vie. Elle est à bout de souffle, lorsqu’elle recule d’infimes centimètres. Main qui se perd sur sa joue, un sourire qui danse et qui nargue. « Je m’attendais pas vraiment à ça. » Qu’importe. Parce qu’elle a déjà ses lèvres contre les siennes. Comme pour rattraper le temps perdu. Comme pour défier tout ce qui les sépare. Alors quand elle l’embrasse, elle a l’espoir qui lui brule la peau. Un peu trop, sans doute. « Et la femme dans ton appart ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mar 25 Juil - 23:01 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



C’est au cœur de la nuit qu’ils mènent leur propre révolution. Dans un baiser, ils défient toutes les constellations. Des explosions silencieuses dans des cages thoraciques, myocardes fatigués, des soldats morts au combat, la fleur au fusil, fusil enterré. Il aurait voulu que ça dure à tout jamais. Que le soleil ne se lève pas sur la ville aux lumières. Que la nuit perpétuelle les éclaire de son obscurité océanique. Qu’ils arrachent les étoiles cruelles, les destins dans le ciel gravés. Il aurait voulu passer le restant de ses jours dans ses bras, là, dans un coin de cette cour abandonnée. Mais, tout à coup, y a deux centimètres entre eux. Il reprend son souffle, sans être sûr de vouloir respirer. Il déteste l’air quand ce n’est pas elle qui le lui dérobe. « Je m’attendais pas vraiment à ça. » Pas le temps de répondre, les mots ne comptent déjà plus. Y a ses lèvres sur les siennes et les poumons sont avides. Quand l’air vient à manquer, elle s’éloigne à nouveau. « Et la femme dans ton appart ? » Il l’a a déjà oubliée. Son prénom, c’est un murmure qui se fond dans des cris. Il voit plus son visage, il rature la nuit. Dans sa tête, ça y est, elle a jamais existé. Remplacée par du vide, du flou ou des ténèbres, la femme de son appart ne sera jamais rien d’autre qu’un fantôme. Et c’est tant mieux comme ça. « On s’en fout. Elle finira bien par partir » Il a pas envie d’en parler, du temps où elle ne faisait plus partie de sa vie, Louise. Pas envie de s’excuser. Pas envie de perdre du temps qu’ils n’ont pas. Dehors, c’est la guerre, et l’un d’entre eux finira par y laisser sa peau. Sa main glisse sous son T-shirt, le besoin de sentir sa peau. Il hausse les épaules. « C’est juste une fille. Toi, c’est différent. Toi, t’es le genre de tempêtes dont on s’remet pas. » Elle lui a brisé le cœur, une fois. Et il sait qu’elle va recommencer. Parce que les filles comme elle et les types comme lui, ça fait pas bon ménage. Parce qu’à un moment, quand elle se rendra compte de l’état de ses ruines, de l’oxydation de ses yeux, de tout ce qui chez lui s’effrite, elle foutra le camp. Il s’en remettra pas. A son tour de s’éloigner. Les mains quittent une peau qu’il venait à peine de découvrir. Un signe de tête. Il montre le chemin. « Viens. » Il s’arrête jamais, Léo, il fuit l’immobilisme. Il s’engouffre dans l’immeuble abandonné, ceux que les propriétaires ont quitté après le grand départ. L’ascenseur poussiéreux les mène au dernier étage pendant qu’il prend timidement sa main dans la sienne. Il choisit l’appartement au hasard. De toute évidence, personne n’est passé par ici depuis longtemps. Sur le sol, y a le passé à l’état de poussière. Il crochète la serrure avec un sourire insolent. « C’est pas entrer par effraction quand les proprio se sont barrés. » Ceux qui pensaient que les disparitions allaient se reproduire. Ceux qui sont partis en laissant tout ce qu’ils avaient derrière eux. Paris, ville maudite, une avalanche d’apocalypses. Il adore ces lieux abandonnés. Découvrir la vie des autres, les tableaux posés sur des murs gris, des livres gribouillés, raturés. La porte s’ouvre sur un loft abandonné. Pas d'électricité. Un doigt qui glisse sur un briquet, la lueur chancelante des bougies. Les bouteilles de vin entreposées dans la cuisine provoquent des étincelles dans ses mirettes avides. Dehors,  a le ciel qui les regarde et, du haut de leur huitième étage, ils surplombent tout Paris. Ce soir, dans un appartement qui ne leur appartient pas, ils prendront la place de fantômes. Il se tourne vers elle. « Ca t'ira pour la nuit ? »



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mar 1 Aoû - 19:22 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




« On s’en fout. Elle finira bien par partir » Ses yeux scrutent son visage, à la recherche de quelque chose qu’il ne lui dirait pas. D’un aveu silencieux que ce qu’il n’oserait pas prononcer à haute voix. Mais il n’y a rien. Rien d’autre que ce qu’elle veut voir. Rien d’autre que ce qu’elle veut entendre. Et après des semaines de doute, elle peut de nouveau respirer. « C’est juste une fille. Toi, c’est différent. Toi, t’es le genre de tempêtes dont on s’remet pas. » Elle secoue la tête, laisse un sourire regagner ses lèvres. C’est qu’elle est jalouse, Athena. La déesse est bien trop habituée à ce que l’attention soit sur elle pour laisser une autre femme lui faire de l’ombre. « Viens. » Pas le temps de réagir, il est déjà trop loin. Et elle s’apprête déjà à râler. Elle devient accro à sa peau, accro à son odeur. Garder ses distances, c’est difficile. Même pour elle. Il pénètre dans l’immeuble, elle le suit de nouveau. Elle ne sait pas où il la conduit, et elle est presque certaine qu’il ne le sait pas non plus. Cela n’a pas d’importance. Parce qu’ils ont pris l’habitude de défier le monde et de jouer avec le hasard. Parce qu’ils repoussent sans cesse une réalité qui ne leur convient pas. Dans l’ascenseur, il a ses doigts qui se glissent entre les siens, elle a sa main qui vient caresser son bras. C’est simple. Presque imperceptible. Dans le couloir où personne n’est passé depuis longtemps, ils choisissent une porte au hasard. « C’est pas entrer par effraction quand les proprio se sont barrés. » Elle lève les yeux au ciel devant son insolence, ne l’arrête pas lorsqu’il crochète la serrure. Personne ne reviendra jamais ici. Ils ont été nombreux à choisir la fuite, tant qu’il en était encore temps. « C’est qu’une question de point de vue. Je vais faire comme si je voyais rien. » Parce que les appartements où il n’y a plus que des souvenirs, ils sont légions dans Paris. Ils sont tous partis avant de disparaitre à leur tour. Par peur, par sécurité, parce que c’était la seule chose à faire. Qu’importe. Il ne reste plus que de vagues images entre ces murs devenus trop sombres. Bougies allumées, flammes qui dansent au milieu de la nuit qui tombe. Elle a son regard qui se perd un instant sur les photos de famille, le genre de photos qui tentent de capturer le bonheur d’un instant éphémère. Le genre de photo qui lui rappelle tout ce qui est tombé en ruines. « Toutes ces vies brisées à cause de nous. » Par les disparus. Par ceux qui les ont remplacé. Ils ont tout détruit, dans cette ville au passé si glorieux. Ils n’ont laissé que des cendres. Et ils ne s’arrêtent pas. Parce que ça n’aura jamais de fin. « Ca t'ira pour la nuit ? » Son regard balaye le loft à sa question, elle ne répond pas tout de suite. Ici, personne ne viendra les déranger. Personne ne saura jamais rien, de leur escapade pour la nuit. Elle pose son blouson sur un fauteuil, balance son téléphone avec. Dans la cuisine, elle ouvre des placards pour en sortir deux verres, attrape une bouteille de vin. « Je suppose que c’est pas du vol non plus, si les propriétaires sont partis. Ou si on leur ramène une bouteille plus tard. » Elle ajoute la dernière phrase en haussant les épaules, elle a déjà l’esprit ailleurs. Bouteille débouchée, verre qui se remplit du liquide rouge rubis. Ils ont déjà passé des nuits entières ensemble, mais ils étaient toujours en cavale. Toujours en train de courir après le temps sans parvenir à le rattraper. Jamais seuls, dans ce genre de lieux. Et à cet instant, elle a bien du mal à cacher qu’elle est mal à l’aise. Qu’il y a des choses qu’elle ne connait pas, des situations qu’elle a toujours évitées. « Et ouais, ça ira pour dormir. » Un sourire plein de défi, un air mutin sur le visage. « J’espère que le canapé sera confortable. Ça serait dommage que tu te tues le dos dessus. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mar 8 Aoû - 21:45 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



Une allumette qui craque contre le mur, une cigarette entre les lèvres. Il arpente l’appartement abandonné comme s’il allait y trouver un trésor. Autrefois, il y avait de la vie. Autrefois, il y avait un avenir. Aujourd’hui, y a plus que des restes. Des restes d’un monde qui a cessé de tourner. Et lui, il passe son temps dans les rues, à hurler au ciel en espérant qu’on l’entende. Mais y a jamais rien qui vient. Et les souvenirs, ils brûlent trop fort sous sa peau raturée. Et les mots, ils suffiront bientôt plus à combler son silence. Alors, il vit comme si les secondes étaient comptées. Comme si les conséquences n’existaient plus. Et il s’écorche, Léo. Il s’écorche quand il espère un peu trop. Il le dit pas, mais ça se voit. Y a ses yeux qui luisent et son cœur qui déborde.

Ses doigts glissent sur la poussière qui recouvre le piano. Des notes désaccordées s’enchaînent dans une mélodie méconnaissable. C’est plus fort que lui. Faire du bruit pour briser le silence.  Il contemple un instant la vue à travers une vitre brouillée par les années. Lorsqu’il franchit les quelques mètres qui le séparent de la cuisine, il a peur un instant qu’elle se soit barrée. Louise, c’est pas le genre de filles dont il arrive à prédire les choix. Elle est indépendante. Un peu trop, parfois. Elle a pas besoin de lui. Du moins, pas autant qu’il a besoin d’elle. Adossé contre le mur, y a un sourire au coin de ses lèvres quand il se rend compte qu’elle est toujours là. Personne lui a jamais manqué depuis Marine. Personne à part Louise. Et il sait pas c’que ça veut dire. Il sait pas s’il est prêt à laisser son cœur à la dérive. Il sait la facilité avec laquelle il tombe au fond du gouffre. Mais Léo, il abandonne jamais. Il préfère se briser en mille morceaux que de rester entier. A ce moment-là, d’ailleurs, il reste plus grand chose de lui. L’univers s’est bien foutu de sa gueule. Et il continue à jouer. A lancer les dés. Comme s’il avait pas encore perdu. Comme s’il pouvait toujours gagner. « Je suppose que c’est pas du vol non plus, si les propriétaires sont partis. Ou si on leur ramène une bouteille plus tard. » Un éclat de rire. Louise, elle est pas du genre à briser les règles. Pas sans qu’il lui force la main. Lui, c’est différent. Il les a jamais respectées, les règles. Il passe son temps à se foutre dans la merde pour des conneries. Le moindre incident devient une cause à défendre. Peut-être qu’il a besoin de se battre pour exister. « Et ouais, ça ira pour dormir. » Quand elle lui sourit comme ça, il arrive pas à résister longtemps. Le poète est drogué à la beauté, et Louise, dans la face cachée de la capitale, c’est le plus beau des mirages. « J’espère que le canapé sera confortable. Ça serait dommage que tu te tues le dos dessus. » Sourire de p’tit con. Le genre de sourire qu’il prend quand il a une connerie derrière la tête. Sa langue claque contre son palais en guise de protestation. « Dans tes rêves, Hardy. » Louise, c’est pas le genre de fille qui couche avec le premier venu. Elle a pas eu besoin de le lui dire pour qu’il comprenne et il a jamais insisté. Mais ce soir, il est d’humeur joueuse. « On n’a qu’à tirer le canapé à pile ou face. Pile tu perds, face je gagne. » Un clin d'oeil et y a une pièce de cinquante centime qui tourne en l’air avant de se poser contre sa main. Pause dramatique. Un regard consciencieux trahi par un sourire en coin. « Face. Dommage pour toi. »




_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mer 9 Aoû - 16:29 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




Elle le voit, sur son visage, qu’il prépare quelque chose. Léo, quand il est de cette humeur, il n'y a pas grand chose qui l'arrête. Et elle ne peut pas s’’empêcher de le suivre. Avec lui, elle a l’impression insensée d’être libre. De pouvoir danser au dessus du vide, de pouvoir oublier les conséquences. Avec lui, elle se laisse tomber, certaine que la chute sera douloureuse. Mais tant pis. « Dans tes rêves, Hardy. » Elle lève un sourcil, attrape le verre le plus proche d’elle. Elle le sait, qu’il ne compte pas dormir sur le canapé. Qu’il ne compte pas abandonner ici. Et à vrai dire, elle n’en n’a pas forcément envie non plus. Athena, elle est devenue accro à sa présence. Elle n’en a jamais assez. Et après ces quelques semaines loin de lui, elle n’a pas envie de perdre des minutes inutiles. Pas envie de le perdre à nouveau et de se retrouver seule. Mais ça, elle ne l’avouera pas. Elle est bien trop indépendante pour ça, la déesse. « On n’a qu’à tirer le canapé à pile ou face. Pile tu perds, face je gagne. » Son air septique, elle ne peut pas vraiment le retenir. Léo, il tord les règles comme il l’entend juste parce que ça l’amuse. Juste parce qu’il aime flirter avec le danger. Alors sur un simple jeu, elle ne se fait pas d’illusion. Il gagnera. Et elle fera semblant d’abdiquer. Un clin d’oeil et la pièce tourne dans les airs. Une seconde, et la soirée est scellée. « Face. Dommage pour toi. » Pas besoin de regarder son sourire en coin pour savoir qu’il ment. Pas besoin de vérifier la pièce pour le confirmer. Le ton est boudeur, lorsqu’elle l’accuse. « T’as triché. » Une gorgée de vin avalée, elle reste un moment silencieuse. Laisse les secondes défiler. Hésite sur sa manière d’agir. A prendre la fuite, avant qu’il ne soit trop tard. Mais la vérité, c’est qu’elle n’en est pas capable. La vérité, c’est qu’il est déjà trop tard. Elle se rapproche de lui, a ses doigts qui courent sur sa joue un instant. « Mais très bien, j’ai pas peur d’un canapé. » Un baiser volé, un autre sourire, et elle se dérobe déjà. S’éloigne pour examiner le canapé en question, retire les draps que les propriétaires avaient laissé dessus pour le protéger. Ils pensaient sans doute revenir. Ils avaient sans doute l’espoir qu’un jour, tout finisse par s’arranger. Mais ici, l’espoir ne dure jamais bien longtemps. Il ne reste plus que la réalité, fade et dénuée de sens. Et ce soir, elle est bien décidée à tenir cette réalité loin d’eux. À laisser leurs illusions se répandre. « Tu m’en voudras pas si je m’installe pour dormir. » Un haussement d’épaule désinvolte, un regard lancé en coin. Une gorgée de vin, et ses chaussures volent dans un coin de la pièce. La voilà qui se retrouve pieds nus. Une gorgée de vin, et son pull suit le même chemin, laissant apparaitre la dentelle d'un débardeur un peu trop près du corps. Les gestes ne sont pas bien rodés, elle n’a pas l’habitude de se dévêtir devant quelqu’un d’autre. Elle n’a pas l’habitude de jouer avec un autre. Alors son jean, elle se ravise et ne l’ouvre pas. Pas encore. Parce que ce soir, Athena a décidé d’oublier toutes les règles qu’elle s’est fixée. Parce que face à elle, c’est Léo. Parce qu’entre qu’entre eux, tout a toujours été un peu trop fort, un peu trop réel. Parce que les illusions, elles ne sont là que pour les rassurer. Elles n’ont jamais existé. « T’as gagné le lit, tu devrais le rejoindre. »


_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Dim 13 Aoû - 12:54 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



« T’as triché. » Un sourire au coin des lèvres, le révolutionnaire hausse les épaules. Y a toujours le même éclat dans ses grands yeux noirs quand il réussit à tordre les règles et qu’il finit par se faire prendre. Il est pas du genre à réfléchir aux conséquences. Pas du genre à prévoir quoi que ce soit. Sa vie, c’est une longue suite d’improvisations, un peu foirées, un peu réussies, entre les deux, sur un fil. Une cascade de catastrophes atrophiées, des courses poursuite pour chasser les mirages et courir après des rêves, des espoirs échafaudés comme des châteaux de cartes et des chutes du haut du ciel jusqu’aux limbes, un allé simple pour les enfers. Et soudain, ça le heurte. Juste comme ça. Un peu trop vite et un peu trop fort. Y a des souvenirs de ce genre de soirées où il jouait avec les nerfs de Marine qui laissent des trous dans ses yeux. Des nuits arrachées, une éternité envolée en un souffle. A l’époque, ils restaient debout jusqu’à l’aube, parce que le sommeil leur aurait volé trop de temps et ils avaient pas une seconde à perdre. A l’époque, ils étaient si pressés de vivre qu’ils prenaient le temps pour rien d’autre. Avec Marine, le temps s’arrêtait jamais. Jusqu’au jour où le temps a brisé les règles, lui aussi. Et cette fois-ci, c’était lui la victime. « Mais très bien, j’ai pas peur d’un canapé. » Ses lèvres lui volent un baiser et il revient à la réalité. Elle joue avec lui, Louise, et il la regarde se dérober. Un réflexe. Il tend la main pour attraper la sienne et l’empêcher de s’en aller mais, déjà, elle lui glisse entre les doigts. Son bras redescend le long de son corps, l’impuissance du mec qui s’attache un peu trop vite. Il l’observe et la peur éclate dans son regard. « Tu m’en voudras pas si je m’installe pour dormir. » Il secoue la tête, un peu par réflexe, un peu par défaut. Il continue de la regarder. De se demander si elle finira par disparaître, elle aussi. De se demander ce qu’il adviendra d’elle, lorsque, par mégarde, il clignera des yeux, ou il s’endormira. Elle a déjà disparu une fois, Louise. Elle le lui a jamais caché. Alors, quand il la regarde, son cœur bat un peu trop vite et la peur serre sa gorge. Il sait qu’il pourra pas l’empêcher de partir une nouvelle fois. Mais, après tout, y a une marque rouge sur sa nuque et ça fait de lui un de ces élus qui comptent rejoindre un autre monde. Aller là où ils sont partis. Des croyances qui s’affolent dans son cœur. Le temps qui passe, toujours trop vite, qui détruit tout sur son passage. Il la regarde enlever ses chaussures, puis son pull. Juste comme ça, elle l’extrait du temps. Elle crée les mirages qu’il a plus la force de construire. Une nuit hors de tout, hors de l’histoire, hors des règles qui sont censées les séparer. « T’as gagné le lit, tu devrais le rejoindre. » Les mots mettent du temps à lui parvenir. Plongé dans ses pensées où les souvenirs se mêlent à la réalité, il peine à rétorquer. Elle est jolie, Louise, sous la lumière chancelante de leur illusion. Elle est jolie quand elle le provoque avec ses mots, qu’elle lui arrache un semblant de sourire. Lui, il fait mine de réfléchir un instant, conserve le silence. Il boit une gorgée de son verre de vin avant de le reposer sur la table. « Tu sais, Louise… » Deux pas en avant pour la rejoindre, il arrive jamais à rester loin d’elle bien longtemps. Surtout quand elle le regarde comme ça. Et, lorsqu’il pose ses lèvres sur les siennes et que tout explose, il oublie Clavis Aurea, et il oublie Marine. Il oublie qu’elle pourrait disparaître, que son cœur pourrait se briser et qu’il s’en remettrait pas. Il oublie tout ce qui les oppose, il oublie les semaines qu’il a passé sans elle. Des mains qui découvrent sa peau, l’envie de la sentir contre lui, de s’assurer qu’elle est bien là un débardeur qui rejoint le reste de ses affaires chaotiquement dispersées sur le sol, un soutien gorge qui ne tarde pas à faire de même. « Il y a un problème majeur avec le lit. » Pas le temps d’en dire plus, ils ont les lèvres comme des aimants et il a le cœur qui s’abîme. Des corps collés, des gestes doux, le symptôme du grand amour dans une cage thoracique, des souffles qui se perdent, qui se gagnent, des mains baladeuses, un T shirt qui se fait la malle, et ils finissent sur le fameux canapé. Quelques millimètres entre leurs lèvres et des secrets silencieux coincés entre leurs regards. Sa main qui se glisse dans son jean. « T’es pas dedans. »





_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 15/09/2016
Messages : 4920
Louis d'or : 3342
pretty face : Bella Hadid
julius caesar : © l'endive
legends never die : Déesse de la guerre, de la sagesse et de la justice.
the mighty bush : terrakinésie ; capable de déclencher le plus terrible des tremblements de terre comme de provoquer un glissement de terrain. souffle de connaissance ; un simple toucher, et elle obtient les souvenirs qu'elle désire, un effleurement, et elle apprend l'histoire qui se cache derrière les apparences.
Allegeance : pour les dieux, envers et contre tout. Elle se battra aux côtés des templiers et des anges pour préserver cette équilibre qui semble si fragile.
these streets : elle fait partie de la dernière pièce sur l'échiquier, celle que cherche encore les anges et les démons. Ces dieux qui se sont réincarnés durant le grand schisme.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t224-lou-beating-heart#1326
Admin

En ligne
Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Mar 15 Aoû - 18:36 ()
But lover please stay
I feel your sorrow pouring out of your skin, and I don’t want to be alone, if I’m tonight, i’ll always be. And I can see you, I can feel you, slipping through my hands




Il met du temps, à la rejoindre. Il met du temps et elle a le doute qui envahit son regard. Léo, il a tout changé. Léo, il lui fait miroiter des choses qu’elle ne pensait pas être capable de ressentir. Des choses qu’elle ne pensait pas vouloir posséder un jour. Des choses pour lesquelles se battre. Léo, il fout en l’air toutes ses certitudes, juste avec un seul regard, juste avec un seul sourire. Et, face à lui, elle est démunie. Elle ne connait plus les règles, elle ne connait plus la danse. Et ça lui fait peur. « Tu sais, Louise… » Un sourire qui s’agrandit. Il a ses lèvres sur les siennes et c’est tout ce qui compte. Plus de distance, le vide des dernières semaines s’efface et son coeur cogne contre sa poitrine. Un peu trop vite. Un peu trop fort. Des mains qui explorent une peau inconnue, des vêtements qui disparaissent, l’air qui devient secondaire. Et, quand elle se retrouve à moitié nue devant lui, elle a les pommettes un peu roses et les yeux qui brillent. Des secrets qui n’ont plus d’importance, des vérités qui sont bien fades à cet instant. « Il y a un problème majeur avec le lit. » Pas le temps de lui répondre. Ses lèvres sont attirées vers les siennes, ils ne peuvent pas lutter. Souffle perdu, langues qui dansent, le monde n’existe plus. Elle tente de se concentrer, tente de garder le contrôle. En vain. « Ah oui ? » Un murmure qui s’échappe dans un soupir, ses mains agrippent son tee-shirt pour lui enlever. Ils se laissent tomber sur le canapé, elle y fait à peine attention. Des corps qui apprennent à se connaitre, une peau qu’elle découvre avec avidité. Des gestes instinctifs, un besoin de le toucher plus fort qu’elle. Un instant, elle se dit qu’elle doit tout arrêter là. Un instant, elle a sa peur qui revient comme une claque, ses doutes qui brouillent sa vision. Elle n’est pas une humaine, Athena. Elle ne le sera jamais. Et ce genre de moments, ils ne lui sont pas réservés. Mais elle a son regard qui se perd dans le sien et il n’y a pas grand chose d’autre qui compte. Alors elle ne l’arrête pas. Et tout dérape. « T’es pas dedans. » Elle l’entend à peine. Souffle qui se coupe, corps qui réagit de lui même, mains qui viennent s’agripper à ses épaules. Le son de sa voix qui se perd dans la nuit, des sensations qu’elle découvre. Raison qui fout le camp et esprit qui vrille. La bataille, elle était perdue d’avance, de toute façon. Et la chute, il est trop tard pour l’arrêter. « Léo. » Son prénom qui sort dans son souffle, ses mains qui viennent se poser sur ses joues pour l’attirer vers elle. Ses lèvres se perdent dans son cou, elle joue avec sa peau. De lui, elle n’en a jamais assez. Déesse disparue à l’instant où il a posé ses mains sur elle, douceur d’un moment qui la fait chavirer encore plus. « Avant qu’on aille plus loin. » Il y a des mots qui restent coincés dans sa gorge, il y a des choses qui crèvent sur le bout de sa langue et qui ne franchissent pas la barrière de ses lèvres. Bouche qui n’arrête pas son exploration, langue qui remonte la ligne de sa mâchoire. « J’ai jamais connu d’autres hommes … pas comme ça. » Aveu prononcé dans un chuchotement. Des siècles d’existence qui pèsent sur ses épaules, des histoires qu’elle a vu se jouer juste sous ses yeux. Une fin qu’elle connait par coeur. « Et pour ce qui est du canapé … » Elle a envie d’y croire, en ce qu’ils ont. A envie de croire que ça sera différent. Et son coeur, lui, va finir par exploser. Alors avant qu’elle ne change d’avis, elle a ses mains qui glissent le long de son torse, ses lèvres qui suivent le même chemin, bien plus lentement. Cette nuit, le temps s’est arrêté. Ceinture et boutons de jean défait, ses pupilles qu’elle braque dans les siennes pendant une seconde. Doigts qui effleurent et qui jouent. « Je peux le partager, si tu veux. » Cette nuit, au milieu de cet appartement oublié et des souvenirs enterrés, elle a abdiqué.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
avatar
the last young renegades
homecoming : 23/04/2017
Messages : 245
Louis d'or : 1062
pretty face : max irons
julius caesar : the fucking lizard king
Allegeance : révolutionnaire des premières heures, les tremblements de la colère dans la voix, il a les yeux bagarreurs quand il s'élance dans l'émeute pour la première fois. Il s'est ramené et ça s'est fait comme ça. A la vox, tout le monde le connaît, le type aux punchlines maîtrisées, le poète qui se fait soldat, le tirailleur au destin précaire. Il a jamais quitté les rangs des barricadés, et il est certain qu'il ne les quittera jamais.
these streets : Il ne sait rien pour le moment...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2713-leo-i-ve-been-tryin-to-fix-my
Admin

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) Dim 24 Sep - 17:09 ()
ain't i fallen in love
I just sort of always feel sick without you baby I ain’t got anything to lick without you baby Nothing seems to stick without you baby Ain’t I fallen in love



« Léo. » Entre eux, y a plus rien, plus d’espace, juste des souffles échangés en silence. Entre eux, y a plus d’apocalypse, plus de prophéties, plus de marques au fer rouge dans le cou des égarés. Entre eux, plus de prières, plus d’autels. Les cris ont disparu, les rancœurs sont oubliées, la déesse est tombée en même temps que l’humain. Devant eux, les légendes se sont inclinées, les mythes se sont effondrés. Et, quand elle fait danser ses lèvres contre sa peau, ça lui donne des frissons. « Avant qu’on aille plus loin. » La vérité, c’est qu’il l’entend à peine. Mais, à un moment, y a les yeux de Louise qui prennent possession des siens, et il peut plus rien faire. Il essaye même pas de lutter. Il a rendu les armes à la seconde où il l’a vue. Et c’est pas censé être aussi facile, entre eux. Parce qu’il est dans la vox et qu’elle est dans la police et qu’ils croient pas aux mêmes choses. Parce qu’il vit dans le chaos et qu’elle répand l’ordre. Parce qu’on lui a arraché le cœur un jour et qu’il a jamais réussi à s’en remettre, du trou béant dans sa poitrine. Léo et Louise, ils sont pas censés exister. Et pourtant, les voilà qui défient toutes les lois de l’univers. « J’ai jamais connu d’autres hommes … pas comme ça. » Il comprend pas exactement ce qu’elle veut lui dire. Tout ce qu’il sait, c’est que ça fait quatre ans qu’il a pas ressenti ce genre de choses. Ca fait quatre ans qu’il cherche à rattraper un souvenir. Et Louise, elle a tout envoyer valser. Alors, il chope ses lèvres avec les siennes, et il tente de se persuader qu’il a pas totalement perdu la bataille. Qu’il a pas autant besoin d’elle qu’il ne voudrait l’avouer. « Et pour ce qui est du canapé … » Elle attrape son regard, tient son cœur entre ses doigts. Y a sa main qui descend le long de son torse. « Je peux le partager, si tu veux. » Un sourire au coin des lèvres. Entre eux, y a tout. Tout ce qu’ils se sont retenus de faire. Tout ce qu’ils ont cru pouvoir maîtriser. Tout ce qu’ils ont à perdre et à gagner. Tout ce qu’ils ne sont pas, tout ce qu’ils auraient voulu être, tous les souvenirs et les histoires qu’ils ne contrôlent plus. Et à chaque fois qu’elle pose ses lèvres sur sa peau, y a de l’électricité dans l’air.

The End



_________________


autres comptes : matt d. lefèvre & jasper a. deslauriers & eponine a. de stahl & roman d. gariel
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
the last young renegades
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Re: I just sort of always feel sick without you baby (louise) ()
Revenir en haut Aller en bas
 
I just sort of always feel sick without you baby (louise)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 1.25 sorties le 23/09 modification et sort revus definitif
» Haitian Population: Sick and Tired but Still an Asset‏
» Magie orc-question sur un sort
» Un simple POEME qui dit tant de notre SORT :Le loup et le chien
» Iron Sky (nouveau film qui sort en novembre 2011)
Static palms
melt your vibe
always on the hunt

a game of shadows :: Paris :: Nord-est :: Onzième arrondissement :: République :: Ruelles et passages :: Habitations