boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
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L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
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 Travel the world - Isabelle & Raphaël
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the last young renegades
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A l'instant du grand retour, Isabelle avait le regard rivé dans un miroir. Depuis, elle interagit avec eux comme vous ne le pourrez jamais.

Un matin, la glace de sa salle de bain s'était fissuré. Elle a regardé son image brisée, interdite. Le lendemain, elle tombait à travers de l'un pour ressortir de l'autre.

Depuis, elle les confronte et les traverse, quand vous n'y voyez que votre faible reflet.
Allegeance : Fille de templiers, élevée par d'autres templiers après la mort de ses parents, elle est évidemment très lié à l'Ordre.
Cela dit, son caractère ne la pousse pas vraiment à se battre pour la cause, et elle est impliquée de façon plus subtile. Elle sera une source précieuse d'informations si vous en avez besoin, grâce à sa formation (et sa passion) en histoire.
Cependant, elle désapprouve le mystère que l'Ordre a maintenu autour des disparitions. Elle trouve ce système beaucoup trop malsain pour les proches des disparus et n'ai pas totalement convaincue par le secret.
these streets : Des anges, des démons, partout, elle le sait bien Isabelle. Elle connait la triste vérité, bien consciente que ce "retrouvé" que vous prenez dans vos bras, soulagé et heureux, n'est pas celui-ci que vous attendiez tant. Elle vous observe attristée, et craint le moment où, enfin, vous comprendrez que l'absent ne reviendra jamais.
En revanche, des dieux elle ignore tout, inconsciente comme bien d'autres.
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Templiers

Sujet: Travel the world - Isabelle & Raphaël Ven 28 Juil - 5:35 ()
Travel the world


Des arbres à l’infini. Le courant chaud la transporte. Elle sent le poids de l’air qui la pousse, l’éloignant toujours plus d’un sol invisible. Elle voudrait pouvoir discerner les détails, examiner chaque rocher, deviner la fraicheur de l’eau qui éclabousse les pierres chaudes. Mais le manteau vert dont s’est vêtue la forêt ne laisse place qu’à l’imagination.

Parfois, les sapins se rompent brutalement, découvrant un lac sombre, aux reflets d’encre. C’est fascinant, cette surface si calme qu’elle y voit son reflet. Si sombre qu’elle s’y discerne à peine, quand elle redescend les courants chauds et qu’elle frôle la quiétude de l’eau. Peau noire sur encre noire. Elle ne voit que l’envergue de ses bras, tel un aigle majestueux, les plumes brunes couvrant sa peau. Elle bascule sur le côté, et s’engouffre sous le couvert des arbres. Les branches lui giflent les cuisses. Les torrents qu’elle avait imaginé explosent dans ses oreilles. Elle entend l’eau qui roule, gicle, dévale la pente. Elle émerge face à la cascade, ses roches brulantes, ses couleurs rouges et jaunes. Depuis son perchoir elle l’observe. Comme son sang, l’eau bouillonne et l’écume se forme dans des gerbes immaculées.  Ses serres sont s’y profondément encrés qu’elle pourrait se lancer tomber comme une chauve-souris. Elle imagine le mouvement de balancier. Peut-être, dans un autre rêve, elle connaîtra la vie de la créature nocturne.

҉



Sous les draps, ses muscles se contractent au rythme de son envol. Elle est presque immobile. Il fait chaud, et sa peau miroite. La fenêtre est ouverte et un vent doux fait virevolter les rideaux.

҉



Elle a repris de l’altitude. Tourbillon dans un courant d’air. La caresse douce d’une brise, comme celle d’un amant. Si longtemps qu’elle l’attend. Elle pourrait presque s’inventer les mains de l’être aimé, sur son corps sauvage, dans ses plumes roussies. Elle se sent si libre. Pourtant, un indice l’interpelle. Une présence, non loin. Est-ce ses sens aiguisés ? Son subconscient ? Est-elle vraiment seule ? Le doute s’infiltre, et la panique la gagne doucement. Elle cherche une échappatoire. Ce n’est pas bien rationnel, ce n’est qu’un doute, mais elle ressent le besoin profond de semer son poursuivant. D’ailleurs, qu’est-ce qui lui fait croire qu’elle est suivie ? D’aussi haut, l’eau n’est plus qu’un point sans contours. Mais elle n’a pas oublié que la surface lisse lui renvoi son reflet sans défaut. Et la voilà qui tombe, l’eau se rapproche, la nature reprend ses droits, les formes du lac se redessinent. Le vent lutte contre son corps, ses plumes se froissent face à la verticalité. Son corps rencontre son reflet dans une éclaboussure douloureuse. L’eau glacée la frappe. Chaque membre se rappelle à sa conscience. Avait-elle oublié, qu’elle n’était que mortelle ? Là où sa peau rougit sous le choc, du froid ou de la douleur, lequel brule le plus ?

҉



Son corps se tend, dans sa réalité aussi, elle trésaille. Elle n’était pas prête. Isabelle, qui traverse si souvent les miroirs, n’avait pas anticipé que celui-ci n’en serait pas un.

҉



Elle coule. De ses yeux écarquillés, elle aperçoit les bulles claires qui s’échappent de ses lèvres. Le monde qui l’entoure est si flou, si sombre. C’est un vide immense, froid et liquide. Tellement loin des images idylliques des fonds marins. Ici, point de poissons, juste le néant. Elle agite ses membres, ses jambes la poussent vers le haut mais ses bras s’emmêlent. Elle n’appartient pas à ce monde aquatique, ses ailes s’alourdissent sous le poids de l’eau. Elle lutte et quand elle émerge, c’est l’air qui lui brule la gorge. Il fait soudainement si chaud. Sous ses cils à demi-clos, elle devine que l’endroit a changé. Quand enfin elle ouvre les yeux, les tons ocres l’assaillent. Disparues, les forets de pin. Le vert doux des jeunes pousses laisse la place à une autre immensité. Du sable, à perte de vue. Et ce soleil accablant. Impitoyable. Elle se traine jusqu’à la berge, et son corps s’échoue. Mais toujours, toujours, cette compagnie qui la poursuit. Elle lance échapper un râle, questionnement inaudible. Qui es-tu ?
- a game of shadows, shall we play ?  -


Petites explications:
 
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Sujet: Re: Travel the world - Isabelle & Raphaël Mar 1 Aoû - 22:53 ()

Il y avait des rêves qui nétaient que visions, d’autres qu’odeurs, d’autres qu’idées, d’autres que sons…

D’habitude, les rêves étaient dans les yeux, beaucoup. Souvent quelques bruits contre les tympans, en couche audible. Parfois quelques odeurs dans les narines en atmosphère invisible…

Le rêve de la templière était fait de perceptions. Le premier sens sollicité était le toucher. Un type de rêve rare, peu visité. Des images et des visions ajoutaient des formes et des couleurs aux sensations tactiles. Le corps rêvé avait mal car le corps rêvé était rare. C’était un rêve étrange qui troublait la venue de Raphaël dans ce rêve.

Alors il prenait son temps pour y entrer.
Il poussa d’abord la perception des températures. La chaleur du vent. La froidure de l’eau.
Ensuite la texture. Le souffle fibreux de l’air. Le lisse minuscule des gouttes.
Le haut. Le bas. L’équilibre précaire du vol inhabituel.

La douleur fulgurante de la chute.
La chaleur tonitruante du soleil.
L’assaut brutal des ocres.
Les grains de sable.

La question.

Qui es-tu ?

Raphaël était confus. Son corps était encore éparpillé et parce que le rêve passait par chaque particule du corps, il ne savait pas encore réfléchir tout à fait.

Il tacha de se retrouver dans le désert onirique.
Il faisait brûlant. Il faisait granuleux. Le sable… Le sable pouvait l’aider.

Il toucha le sable de partout. Il était tout le sable tout d’un coup. Un sable fin et lourd à la fois. Un sable immense, dune, vallon et sec. Très sec.

Il ne pouvait pas être tout ce sable.

Il était perdu, Raphaël, perdu dans le sommeil de la templière.

Alors il fit bouger tous ses grains de sable, soudain.

Une tempête.

Il compris qu’il n’était pas tout le sable. Juste le sable du dessus. La croûte légère du sol enflammé par les rayons du soleil.

La tempête se calma. Retomba.

Raphaël se rassembla. Grain par grain. Chaleur par chaleur. Poussière par poussière. Il commençait à pouvoir penser, à nouveau. Il commençait à être lui, un peu, devant la templière.

Il se rassembla en masse dense devant elle…

Il devait lui parler. Il avait besoin d’une bouche. Ou, au moins, d’une gueule.

Devant Isabelle, un museau de fennec apparut. Il n’y avait que les crocs, la langue, les babines et les grandes oreilles. Les yeux étaient inexistants. Raphaël n’aimait pas son regard et dans les rêves le fennec dont il prenait la forme n’en avait pas.

- J’ai un peu de mal à me souvenir…

Dit le fennec en soufflant doucement.

- Je crois que je me suis perdu dans ton rêve.

Quelques grains de sable entrèrent dans une narine. Il éternua. Tout le sable qui composait le museau s’éparpilla en nuage diffus. Trois secondes. Le sable reprit sa forme initiale.

- Mais je sais que je te connais. Et que tu t’appelles Isabelle.

Le fennec sourit.

- C’est déjà bien, non ?

Le fennec baissa la tête… Il pouvait voir même sans yeux.

- Oh… Je n’ai pas de corps…

Le petit renard du désert semblait triste, sûrement, car il l’était. Sans corps, sans sensations, dans un monde de perceptions, il ne pouvait pas réfléchir convenablement. De cela, il s’en souvenait.

Il poussa quelques grains sous sa tête et se fit des épaules. Des pattes. Un tronc. Encore des pattes. Une jolie queue très dense et très touffue.

Raphaël se souvint de qui il était.

- Mh… Je me souviens à présent.

Le fennec releva la tête vers Isabelle.

Elle était très grande. Il était écrasé par son ombre. Cela ne le dérangeait pas.

Il désirait apprendre à la connaître. Mais dans la réalité, les templiers savaient qu’il était archange et cela ennuyait certains. Il le sentait. Alors il préférait entrer dans leurs nuits pour faire plus ample connaissance. Est-ce qu'Isabelle avait peur des fennecs ? Probablement pas. Sait-on jamais…

- Je suis le fennec qui vit dans tes rêves.

Ce qui n’était pas tout à fait faux…

- Cela fait longtemps que je désire te parler.

Il poussa son museau vers le visage d’Isabelle.

- Tu es mouillée. Tu ne veux pas te sécher avant de continuer à parler avec moi ?
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A l'instant du grand retour, Isabelle avait le regard rivé dans un miroir. Depuis, elle interagit avec eux comme vous ne le pourrez jamais.

Un matin, la glace de sa salle de bain s'était fissuré. Elle a regardé son image brisée, interdite. Le lendemain, elle tombait à travers de l'un pour ressortir de l'autre.

Depuis, elle les confronte et les traverse, quand vous n'y voyez que votre faible reflet.
Allegeance : Fille de templiers, élevée par d'autres templiers après la mort de ses parents, elle est évidemment très lié à l'Ordre.
Cela dit, son caractère ne la pousse pas vraiment à se battre pour la cause, et elle est impliquée de façon plus subtile. Elle sera une source précieuse d'informations si vous en avez besoin, grâce à sa formation (et sa passion) en histoire.
Cependant, elle désapprouve le mystère que l'Ordre a maintenu autour des disparitions. Elle trouve ce système beaucoup trop malsain pour les proches des disparus et n'ai pas totalement convaincue par le secret.
these streets : Des anges, des démons, partout, elle le sait bien Isabelle. Elle connait la triste vérité, bien consciente que ce "retrouvé" que vous prenez dans vos bras, soulagé et heureux, n'est pas celui-ci que vous attendiez tant. Elle vous observe attristée, et craint le moment où, enfin, vous comprendrez que l'absent ne reviendra jamais.
En revanche, des dieux elle ignore tout, inconsciente comme bien d'autres.
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Sujet: Re: Travel the world - Isabelle & Raphaël Ven 18 Aoû - 23:58 ()
travel the world

Le monde est si flou. Isabelle est à moitié abrutie par les événements, et voilà que le sable se déchaine. Il était si calme, pourtant. Les grains chauds étaient incrustés dans la peau tiède de son dos. Elle en sentait chacun élément, comme vibrant au rythme effréné de son cœur. Sous ses paupières plissées, le soleil n’avait aucun mal à l’éblouir. Si fort dans le ciel. Aucun nuage. Si pure qu’il était presque blanc. Le silence étourdissant d’un désert.

Et soudain, un tourbillon. Un vent chaud qui emporte le paysage sans réussir à la rafraichir. Après l’eau froide, c’est le sable brûlant qui fouette Isabelle. Et ça dure si peu de temps qu’elle se demande si elle a rêvé – quelle ironie. Pourtant, elle sent bien que la tempête a eu lieu. Sur son corps brun, le sable a dessiné un habit d’or. Sa peau humide s’est couverte d’une couche de sable. Peut-être a-t-elle eu conscience, elle-aussi, qu’elle n’était pas seule dans ce rêve.

Le désert est retombé. Il est redevenu une longue étendue plate. Les déserts sont-ils si plats ? Isabelle n’en n’a aucune idée. Sous ses yeux, le sable se meut à nouveau. Ses ailes se replient, elle protège son buste dans la crainte d’un autre déchainement. Est-ce une autre tempête ? Non. Une face d’animal. De grandes oreilles, un petit museau, des crocs acérés. Qu’est-ce ? Le nom lui échappe. La fourrure rousse se disparait presque dans l’ocre. Où est son corps ? Le fennec aveugle ouvre la gueule, et voilà qu’il parle.

« Ainsi je rêve… »

C’était étrange. Isabelle n’était jamais consciente lors de ses propres rêves. Aussi regarda-t-elle le petit animal avec suspicion. Elle n’était pas certaine de le croire. Elle regarda le sable qui s’ébattait, puis reprenait la forme du fennec, et ne s’en étonna pas. Après tout, c’était un rêve.

« Et toi, quel est ton nom ? »

Isabelle avait cru le petit animal aveugle, face aux deux orbites béantes, et pourtant, il agissait comme un voyant. Il examina son corps – ou plutôt, son absence de corps. Le tourbillon de sable qui s’échappait de sa tête pris forme patiemment, elle pouvait désormais admirer sa queue magnifique, au roux si intense.

« Qu’est-ce que tu avais oublié ? »

Elle-même réfléchissait. Qui était-elle ? elle trouva la réponse si vite qu’elle sût aussitôt qu’elle n’était pas comme lui. Elle n’avait pas oublié sa propre existence. Non. C’était son rêve, et elle réalisait qu’elle se connaissait pleinement. Ici, même son esprit ne pouvait lui jouer des tours pour lui cacher ses pensées intimes.

« Ha ? Et pourquoi veux-tu me parler, petit fennec ? »

Elle secoua la tête. Le sable était si chaud contre son corps, elle ne ressentait même plus l’humidité dans ses cheveux. Elle n’était plus vraiment mouillée. Mais la poussière la démangeait. Il avait parlé de sensations, et cela lui avait soudain fait prendre conscience de la moiteur de sa peau. C’était si désagréable.

« Je ne suis plus mouillée. Mais j’aimerai mieux l’être. Il fait si chaud. Ne souffres-tu pas de la chaleur, petit fennec ? »

Isabelle cherche l’eau. C’est étrange, ça a l’air bien plus loin. Elle s’élève au-dessus du sol, et donne deux coups d’ailes rigoureux. Ses serres se posent à côté du lac. Elle est bien consciente que c’est anormal. Il devrait y avoir des arbres tout autour. Une oasis. Elle jette un regard en arrière, pensant que le fennec arrive, lentement, mais étrangement, il est déjà là. Isabelle lui adresse un sourire.

« Est-ce qu’un fennec aime nager ? »

Elle trempe son doigt de pied. Rien à voir avec l’eau noire des montages. Celle-ci est délicieusement chaude. Isabelle s’y immerge, elle plonge la tête, frotte de ses ailes ses jambes incrustées de sable. Quand elle sort la tête de l’eau, elle observe l’animal. Elle flotte dans l’eau, allant à l’encontre de toute idée de gravité, alors même qu’elle reste presque immobile.

« Elle est bonne, tu sais. »

҉


Isabelle, qui avait été si agitée, n’était maintenant plus qu’un corps endormi, paisible dans la chambre obscure.

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Sujet: Re: Travel the world - Isabelle & Raphaël ()
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