boom bitch
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
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 lose control × arby
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Sujet: lose control × arby Ven 11 Aoû - 19:17 ()
high hopes

L’index roule sur les bords de son verre. Il avait commandé une bière. Habituel. Au sommet de la grande pinte blonde, les quelques bulles qui éclataient dans la mousse laissaient des creux presque aussi profonds que ceux de son coeur. Arsène venait d’en laisser une autre, larmes aux yeux et nostalgie au bout des lèvres en quittant leur chambre d’hôtel. Elle avait les cheveux cendrés, comme sa mère. Ses yeux solitaires et inquisiteurs lui avaient rappelé le regard de Marianne ce soir-là, quand Paul était parti. Et il s’était senti profondément con. Il ne prenait plus la peine de dénombrer le nombre de fois où il avait pu passer pour un salaud pur et dur, Arsène. Il se contentait de refouler sa peine au plus profond de son âme pour creuser davantage le vide béant qui pouvait bien remplacer son palpitant.

Connard.
Enfoiré.
Salaud.
Lâche.
Pourquoi tu fais ça?

Pourquoi pas, après tout. Pourquoi pas. Ouais. C’était la seule réponse viable qu’il avait réussi à trouver pour soulager cette putain de nostalgie. Ces putains de remords. Il avait du en foutre une ou deux enceintes et engendrer des mini-lui comme son père avait pu le faire trente-sept ans en arrière. Il avait du mettre des femmes dans des situations pas possibles, les condamnant à l’Enfer éternel : celui de la maternité. Et comme son géniteur avant lui, il ne serait pas là. Il ne serait jamais là. Il crèverait avant que ses gosses n’aient pu retrouver la moindre trace de lui. Arsène poussa sa pinte du bout des doigts, l’abandonnant au barman pour un breuvage moins raisonnable. « Un whisky. Sans glaçon. N’enlève pas la bière, je la boirai après. »
Cul sec. L’alcool dévala son œsophage comme une coulée de lave : il dévasta tout sur son passage. Exquise sensation de brûlure pour laquelle il se damnerait, envoûtante ivresse qui s’éprenait de lui et de son âme perdue. Le breuvage laissa dans sa gorge une impression de vide insupportable qu’il crevait d’envie de combler. C’était en fait une pure nécessité. Il en laissa couler une goutte le long de sa bouche et la rattrapa avec sa langue lorsque son verre se fracassa sur le comptoir. D’un regard insistant il en quémanda un deuxième. Puis un troisième. Jusqu’à ne plus sentir la gravité et laisser ses paupières se clore entre deux remords. « Arsène, ça va? » Non, ça va pas non. Parfois son visage, son visage à elle, lui revenait entre deux souvenirs impurs. Comme une image de douceur au coeur de sa terreur, elle lui rappelait pourtant à quel point il était effectivement un salaud. Parce qu’elle, si elle n’avait été qu’une histoire à la con parmi tant d’autres, elle… Elle l’avait hanté. Visages et voix figés dans sa mémoire parmi les fantômes des femmes oubliées, De Cauvigny était restée là pendant des années sans qu’il ne puisse se débarrasser de ces bribes regrettées.

« Faudrait penser à ralentir la cadence, la prochaine fois. » Ferme ta gueule tu veux? Sarrier premier du nom prit une grande inspiration en faisant signe au barman qu’il avait parfaitement le contrôle de la situation. Sa conscience finirait par le lâcher un jour. C’était sûr. Comment avait-il fait, Paul, le soir où il a abandonné Marianne? Comment avait-il fait pour ne pas revenir sur ses pas et la supplier de lui pardonner et de le reprendre quand Arsène, lui, se sentait un peu plus crever lorsqu’il en abandonnait une nouvelle? Lorsqu’il voyait l’espoir d’une relation s’éteindre dans leur regard? On lui avait toujours dit : les femmes sont toutes les mêmes. Sentimentales. Faibles. Attachées. Elles jouent les détachées pour ne pas faire fuir la testostérone mais au final, toutes vendraient leur âme pour se faire passer la bague au doigt. Toutes ne veulent que se sentir aimées. Sa tête se posa lourdement sur le comptoir tandis qu’il commandait un ultime verre de whisky. Et les mêmes mots tournaient inlassablement dans son esprit. T’es qu’un pauvre connard, Sarrier.
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Dernière édition par P. Arsène Sarrier le Dim 13 Aoû - 0:45, édité 1 fois
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Allegeance : Famille dérisoire, elle ne cherche plus à se battre pour les siens, eux qui l’ont jeté sur terre pour la punir de sa colère.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.
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Sujet: Re: lose control × arby Sam 12 Aoû - 4:49 ()

fucking tear you apart
If you could only see the beast you've made of me I held it in but now it seems you've set it running free. The saints can't help me now, the ropes have been unbound I hunt for you with bloody feet across the hallow'd ground…

Traque audacieuse. Chasse dangereuse. Les yeux sont figés. Les poumons agités par cette respiration saccadée. Le sourire delié sur ce visage figé. Ange paumé, ange déchiré par le besoin de comprendre son passé. Elle a les phalanges crispées sur cette photo rongée par l’humidité, elle a les griffes juxtaposées sur cet enfoiré. Cet homme qui avait marqué sa vie, qui avait souillé un corps trop jeune de sa semence pour lui offrir toute sa démence. Enfant convalescent, poupée béante aux plaies suffisantes. Môme que même Dieu avait abandonné dans sa médiocrité, la laissant subir une sentence prématurée. Injustice de plus dans ce monde en déclin, dommage collatéral qui ne sera qu’un mirage au milieu de ce carnage. Pauvre gamine qui subit quand d’autres vivent cette vie. Vie pittoresque, fuite grotesque. Chacun cherchant une échappatoire, une porte vers le paradis. Mais le paradis n’était qu’une calomnie. Qu’une sombre connerie, dirigé par des érudits, des abrutis. Tanael elle les observe ces gens qui se bercent dans ce mensonge de dentelle. Croyance délabrée dans un au delà tant rêvé. Si seulement ils savaient. Si seulement ils verraient ce qu’elle avait escompté dans leur paradis. Ils deviendraient folie. Mais Baby elle est ici, elle reste coincée dans cette humanité aux attraits contrastés. Baby elle est jolie, Baby elle est moisie. Elle a des envies de destruction, de salvation, de libération. Désir ensanglanté de sauver les âmes paumées avant l’enfer de Dante. Désir de venger les esprits martyrs. Ange de l’apocalypse qui prend encore des risques. En cette nuit, elle va faire payer aux prêcheurs leurs erreurs. Elle va le faire payer lui pour son mépris.

Pauvre connard.
Si tu savais ...
Si tu savais ce que tu vas affronter.

Le regard ambré chevauche la silhouette désincarnée. Les doigts accrochés à ce volant délabré, les mèches entremêlées à l’obscurité, le souffle régulier. Poupée qui se tient à l’écart dans le noir. Elle a cet espoir dérisoire. Ce rêve infâme dans son palpitant froid, envie de vengeance, désir de démence. Elle est figée face à ce visage marqué par les années, face à cet étranger dont elle ne sait que l’identité. Pilleur de coeur, créateur de rancoeur. L’homme est un animal foireux mais lui est une bête insatiable de toucher, de caresses immaculées. Douce destruction qui va mourir dans sa condamnation à perpétuité. Il n’est qu’un pantin désarticulé sur un grand échiquier. Il rode sans oser, il se perd dans son calvaire dont il détient les fils de travers. Il s’évapore dans la vanité, il se creuse dans les reins des femmes usées en recherche de relations aisées. Sans doute pour combler un vide tremblant. Un manque constant. Baby elle le suit depuis plusieurs nuits. Ce déni, ce sursis. Elle le fixe sans répit, ses yeux maquillés, sa bouche rosée. Elle a décidé d’attaquer bien avant de crever. Et alors que cet enfoiré se perd dans ce bar malfamé, elle attend encore quelques minutes avant d’y pénétrer. Le corps apprêté, jean serré, veste en cuir, la poupée elle a des airs de rebelle malgré ses traits épurés. Douce dentelle qui va se faire vermeille. Les regards se verrouillent sur elle. Mais elle ne joue pas le fracas, elle inflige ses éclats. Et son gars il est déjà bien las. Bien abusé par quelques verres alcoolisés. Parfait. Et la poupée elle fait son entrée dans ce manège ensanglanté tandis que l’errant s’effondre lourdement contre le comptoir. Pauvre victime désabusée qui va comprendre les conséquences de sa souffrance. Elle le laisse se reposer tandis que déjà elle creuse la distance de sa démarche assurée. Puis elle vient creuser l’intimité la poupée, quand ses doigts viennent jouer contre la nuque de cet enfoiré. Douce caresse pour l’éveiller, l’interloquer, le provoquer. Sensualité cruelle, invitation à la tendresse bien avant la détresse. Poupée insatiable, elle joue plus qu’elle ne le devrait. Mais elle ne peut plus reculer… Elle s’assoit à ses côtés la damnée sans se soucier. Puis elle interpelle le serveur doucement, s’imposant délibérément. «  Je prends son verre. » L’homme s’exécute, déposant le whisky entre ses mains glacées et la poupée elle boit sans penser, laissant la chaleur brûler sa gorge serrée d’un trait. Les vapeurs alcoolisées venant anesthésiés ses pensées entremêlées, elle a ce sourire figé la jolie. Douce hystérie qui se noircit dans ses veines creusées. Oh oui elle va s’amuser…
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Sujet: Re: lose control × arby Sam 12 Aoû - 19:55 ()
high hopes

Frisson incontrôlé.
Frisson incontrôlable.
Frisson qu'il réclame.
Il parcourt l'entièreté de son échine et le prend aux tripes, là où il est le plus vulnérable. Et il descend le long de ses jambes, lentement, dans un sadisme presque plaisant. Délectable sensation d'impuissance quand elle s'éprend de sa nuque. Délicieuses idées qui dansent dans le vide de sa tête. La chair est fragile et l’âme davantage fébrile quand les phalanges la frôlent, insensibles. Un coup rapide et radical et elle aurait pu en finir. Ça aurait sans doute été mieux ainsi, sans lui pour lui pourrir davantage de vies. Arsène grogne. L’onde provient du fond de sa gorge, du fond de son cœur. Elle plonge loin après son indifférence latente. Le front roule sur le comptoir, totalement en proie aux illusions que l’alcool lui a toujours prodiguées. Il imagine une femme, grande et séduisante, baladant ses ongles parfaits à travers sa sombre blondeur. Une poupée de porcelaine, fragile mais indomptable. Comme Elle. Les lèvres empourprées. Le sourire carnassier. Le regard embrasé. L’âme désinhibée. Oh. Mais même défoncé il la désirait. Alors il susurre son nom à demi-mot, à demie-voix, paumé dans les limbes de son doux poison. Et vint la voix. La Voix. Il aurait pu la reconnaître au sein d'un satané brouhaha et il la reconnut malgré les râles des vieux cons qui fracassaient leurs pintes sur le bois dégueulasse de leurs tables. Sarrier tend la main pour attraper un verre qu'il ne trouve pas. Et il râle. Il maudit ses perceptions qu'il pense troublée par sa connerie alcoolisée. « Mon whisky putaaaaaaaain. » Comme un pauvre salaud en manque de ses putes, il se mettrait à genoux pour une simple nouvelle gorgée. La raison perdue dans les méandres d'une dimension qui lui était pour l'heure inconnue, Arsène ne parvenait pas à bouger. Seul le contact des peaux lui offrait un instant de répit. Moment éternel qu'il aurait souhaité figer, il imaginait déjà le visage de sa belle une fois la tête relevée. Fantasme qui se suivrait d'une déception en découvrant les traits d'une possible inconnue - qui finirait dans son lit, pour sûr. Elles y succombent toutes.

Frisson incontrôlé.
Frisson incontrôlable.
Frisson qu'il réclame encore et encore.
Âme embrumée par les pensées impures qui l'inondent un peu plus à chaque caresse. Arsène entre-ouvre les paupières. Le mouvement est léger mais l'illusion n'est pas balayée. Alors lentement, il se redresse, sans que son regard n'ose croiser le sien. La boisson est entamée. Sa lucidité est rongée. Et sa tête se tourne, inconsciente, vers Elle. Violent mouvement de recul. Impossible. C'est l'alcool. Ce n'est qu'une illusion, encore. Ce n'est que le produit d'un désir rêvé trop fort, d'une envie qu'il se plait à ne jamais combler. Ce n'est que l'image d'une plaie qu'il s'oblige à garder ouverte. Les souvenirs d'une nuit, d'une simple nuit, qui lui en parut mille. Une main se glisse le long de son visage tandis que les remords s'accumulent un peu plus sur la fine corde de son coeur. Ouais, elle va lâcher un jour, c'est sûr. Et à cet instant précis, Sarrier la laissera l'enterrer avec plaisir parmi les macchabées les plus pourris de son cimetière. Ses doigts agrippent le verre et réclament davantage de l'exquis poison. Si ce n'est qu'une hallucination alcoolisée, il s'empoisonnerait volontiers jusqu'à y passer. « Double cette fois, s'il te plaît. » Le torse se bombe, la voix s'éclaircit. Et il peine à contenir les quelques larmes qui carbonisent ses iris. Le lendemain, il mettrait sa faiblesse d'esprit sur le compte du whisky et puis ça irait ainsi. Le barman s'exécute et fait glisser le verre rempli dans la main ouverte du flic. Trois gorgées déraisonnables plus tard, il s'était levé, l'allure incertaine et l'avait prise dans ses bras pour la serrer fort. Très fort. Comme il en crevant d'envie depuis plus d'une décennie.

T'étais où?
Tu foutais quoi?
Pourquoi tu m'as laissée?

Il appréhendait les interrogations et fuirait les réponses. Il hausserait les épaules, lui adresserait des grimaces exaspérantes, se ferait passer pour mort. Encore. Et avant qu'elle ne puisse ouvrir les lippes, il s'empara des siennes avec violence. Avec insolence. Avec désespoir. En souvenir de ces années manquées et de ces instants volés. De cette déception qu'il était pour tant de femmes, elle incluse. Il était désolé. Si désolé. Mais jamais il ne trouverait les mots juste pour lui montrer la tonne de regrets sous laquelle il se trouvait empilé.

Connard.
Enfoiré.
Salaud.
Lâche.
Pourquoi tu fais ça?

Et elle, il la regarderait avec tristesse pour lui murmurer un simple "j'en sais rien putain". Pour toutes les essayer. Pour toutes les briser. Pour comprendre. Pour saisir. Pour accepter l'abandon. Pour défigurer le pardon. Pour annihiler les complaintes. Pour désosser les regrets. Pour oublier la solitude. Pour mieux faire passer la pilule. Pour comprendre ce que c'est que de se sentir vivant.
 
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the mighty bush : Elle a tout perdu, lorsqu’elle la perdu.
Allegeance : Famille dérisoire, elle ne cherche plus à se battre pour les siens, eux qui l’ont jeté sur terre pour la punir de sa colère.
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Sujet: Re: lose control × arby Lun 14 Aoû - 2:46 ()

fucking tear you apart
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Proie figée. Victime apeurée qui se laisse consumer par les méandres d’une alcoolémie « méritée ». Pauvre bête affligée qui se noie dans la facilité, dans l’océan de son anxiété au travers de quelques gorgées. Animal cannibale au sourire bestial, il n’a plus rien d’infernal quand le liquide marbré s’écoule entre ces lippes rosées. Il se laisse posséder par la lassitude au milieu de ces âmes taciturnes. Autres pantins qui se font dévorer par les banalités, qui cherchent un confort entre leur morosité. Ils sont ruinés ou bien dépouillés de leur espoir rêvé, de leur fantasme délabré. Désirs de supériorités ou envie de se laisser aller. Chacun rode avec ce besoin lancinant, de se trouver simplement, ou bien de vivre le temps d’un instant. Mais pour la poupée aux yeux ambrés, les motivations sont contrastées, elle ne vient pas chercher pas la paix dans ce bar isolé. Elle veut des teintes rougeâtres sur ses phalanges glacées, elle veut exorciser cette colère attisée par les années. Les souvenirs de sa gamine recroquevillée, le regard de sa pureté sous la douleur élancée. Orpheline au coeur entier, au sourire toujours dessiné sur son visage froissé par cette malédiction, ce cancer tatillon. Maladie à la con. Baby elle a perdu de son humanité lorsqu’elle s’est barrée, lorsqu’elle s’est envolée comme les autres esprits paumés. Mais Baby elle est encore plus humaine depuis que Tanael s’est imposée dans ce corps de dentelle. Et cette gamine elle s’est infiltrée dans cette poitrine pillée, elle s’est ancrée dans le sang de cet ange bafoué. Comme une tumeur mal placée. Un souffle dans son palpitant tremblant. Virus contagieux qui s’éprend, qui mord lentement. Putain d’attachement !

Et poupée elle reste figée sous les pensées qui s’entremêlent dans son crâne bouillonnant, ses doigts cherchant à se raccrocher subitement. A quelque chose de vivant, à quelque chose de tremblant. Son coeur pleurant sous les saignements lancinants. Souffrance qu’elle s’inflige en doses subtiles. Elle contient, elle se retient, elle se maintient dans cet équilibre malsain. Fais comme ci tout allait Baby, fais comme ci tu ne te laisses pas bouffer par la vie. Ses canines viennent ronger le pourpre de sa pulpe acidulée et elle se reconcentre sur cet homme achevé. Enfoiré qui refuse le chagrin entre ses mains. Crevard qui évacue les effluves salées de ses regrets. Elle devrait savourer déjà cette détresse l’ivresse, et pourtant elle se redresse. Elle veut plus, beaucoup plus. Elle veut sa chair à l’envers, ces larmes qui s’écoulent de travers sur son visage fier. Elle veut de la colère, de la haine, de la tristesse, du désespoir pour se rassasier de son appétit démesuré. Se nourrir de son humanité avant de se laisser dépossédée. Cruauté qui n’en a jamais assez… Elle va plonger avec lui pour l’attirer dans les abysses de son supplice. Pour que lui aussi devienne un sacrifice.

Alors elle s’étend, elle s’éprend lentement de ce jeu insolent. Caresses voluptueuses, danse dangereuse. Elle impose la cadence la salope, se faisant mirage bien avant l’orage. Rêve hasardeux, fantasme envieux. Elle est douceur bien avant horreur. Et le vice il supplie, il prie. Berce moi encore bébé avant de me tuer. Il grogne, il râle, il murmure lentement, priant pour une réalité autre que l’utopie qui ronge ses pensées. « Mon whisky putaaaaaaaain. » Puis il quémande encore de la liberté, encore de cette drogue alcoolisé pour sauver les restes de son âme désincarnée. Elle sourit la folie face à ce déni qu’il s’inflige ici. Elle sourit de le voir ainsi. Rictus amer qui cache toutes les saveurs de sa colère. Noie toi mon joli sous le déni. Et enfin le pantin ose affronter la vérité, il se relève tandis que les doigts chutent lacement contre les déliés de la poupée. Et l’uppercut. Ce mouvement de recul grandiloquent. Peur qui s’accumule lentement. Baby elle ne pose pas son regard doré sur ce dernier, elle écoute simplement les gestes inconscients , les ralliements des sentiments. Et l’homme il pâlît, il subit l’hérésie. Il se confond dans l’hystérie de ces envies. Puis il se ressaisit en l’espace de quelques secondes ahuries. Il fait le fier, il crée son calvaire. « Double cette fois, s'il te plaît. » Oh continue de te bercer avant que je ne puisse t’enterrer. Poupée elle reste en retrait, les yeux figés sur les boissons alcoolisés. Elle n’ose pas même le regarder, gardant sa fierté, cherchant à le provoquer. Oui elle ne lui offrirait aucune facilité pour tout ce qu’il lui a infligé. Et les maux s’échappent en échos sous le silence des mots. Calme ambiant qui va se transformer soudainement en cohue distordue. Car ce tordu il ose s’imposer dans cette quiétude. Il se soulève, il la démantèle de ces bras tremblants. Il la prend et l’éprend précipitamment d’un sentiment dérangeant. Alors qu’elle voit ces yeux brillants, ces prunelles déchirantes de ressentiments. Froideur qui se confond avec cette chaleur qui brûle. Douce fiévreur qui se répand dans cette carcasse vidée par les années. Drogue brûlante qui ouvre les meurtrissures d’une vie de déchirures.

Amants d’un soir, aimants dérisoires. Ils veulent s’entailler les poignets d’effluves salées, ronger la chair à coup de rasoir. Ils veulent se glisser dans une luxure noire pour ne jamais avouer leurs espoirs.

Baby elle est choquée, abîmée par le toucher. Son visage figé s’adoucissant sous les secondes s’égrainant. Elle est troublée par la fragilité, elle est séduite par la vulnérabilité. Et elle se laisse déposséder de sa violence dépaysée. Elle se laisse réconforter dans cette étreinte forcée. Ses bras ballants restant le long de son corps tremblant. Puis la froideur revient encercler cette proximité tandis que l’étranger reprend le contrôle de ces gestes, et s’enfuit lentement loin de cette dévotion aux airs de condamnation. Et la poupée elle ouvre la bouche pour s’exprimer, elle essaie de comprendre l’étrangeté de cette intimité. Mais son souffle se coupe soudainement sous la violence de cette déchéance. Sous le coup acide de ses lèvres contre les siennes. Sous ce baiser volé qui la laisse encore plus abîmée. Première bouche qu’elle savoure depuis le début de son existence délabrée. Premier contact qui ne fait pas que l’érafler. Elle est secouée Baby par les brûlures affamées, par la confusion de leurs respirations saccadées. Elle est rongée par la mélodie des lèvres envieuses, par la douceur de cette drogue dangereuse. Elle est bercée par la poésie de ces montagnes russes, son coeur battant bien trop férocement dans sa poitrine gonflée. Oui elle se perd la poupée malgré les efforts insensés. Et elle en profite encore de cette osmose, elle goute au venin de ces lèvres abîmées pour se les approprier. Avec une passion qu’elle se pensait interdite. Elle consomme et elle se consume. Avec une maladresse profonde mais si innocente. Même elle intensifie cette folie. De ses jambes, elle l’emprisonne l’étranger pour le rapprocher toujours plus près. Ses doigts venant s’agiter dans ses mèches entremêlées, elle ne joue plus elle prend. Elle en oublie presque les regards insolents, les murmures de jugements. Et elle se tort et elle mord avec douceur la bouche de cette rancoeur. Puis elle coupe toute cette animosité tandis qu’elle le repousse soudainement pour reprendre une bouchée d’air frais. Son coeur manquant bien des ratés. Elle a besoin de respirer, elle a besoin de s’isoler, de reprendre le cours de ses pensées. Alors elle s’échappe l’infâme loin de la volupté en lachant quelques mots brouillons. «  Je reviens.  » Rapidement, elle se remet sur ses pieds, soufflant fortement, elle s’enfuit dans les toilettes pour calmer le trouble de son corps échauffé. Une fois la porte fermée, elle se rue face à son reflet. Se ressaisissant tant bien que mal. Contemplant l’image de cette poupée trop naïve, de cet ange qui perd pied une fois de plus à cause de ses sentiments trop béants. Les images du sang, de ce corps tremblant. De cette soeur qui gémit, qui supplie. Puis de sa fille, de ses grands yeux chocolats qui ressemblent tellement à ceux de son papa. Elle frappe violemment Baby, elle s’explose les phalanges contre l’évier. Ne craque pas, contrôle toi. Tu n’es pas Baby, tu es Tanael. Arrête de confondre tes réalités. Puis le grincement de porte à proximité et le silence entier…
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Sujet: Re: lose control × arby Jeu 24 Aoû - 22:52 ()
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I'm born to run.

Il la sent contre lui, la passion. La chaleur d'un corps pour lequel il se serait damné. Il l'attire à lui, la prend et la possède, l'incertitude. Celle lui s'éprend de ses tripes et les tord sans remord. Arsène sent, Arsène ressent, mais Arsène ne réalise pas. Arsène ne comprend pas comment ni pourquoi. Il ne veut pas, ne peut pas. Comme dans un doux rêve loin duquel il serait probablement bientôt arraché, il s'accroche à l'idée de cette réalité qu'il pense illusoire. C'est un rêve. Ouais. Un putain de rêve qui tournera au cauchemar plus vite qu'il n'enfile une capote et abandonne ses proies. Ah Karma, sale petite pute. Aux tréfonds de son âme, le flic prie sans savoir à qui adresser ses complaintes. A Dieu? Sûrement pas. Il ou Elle a tant de fois oublié de répondre à ses messages désespérés, quitte à le laisser pourrir quelques soirs dans le caniveau d'un village paumé. Au Malin? Encore moins. Il y croit bien trop, Arsène, pour lui confier son âme et ce qui la tiraille. A l'espoir? Cette sale race qui le bute bien plus que le Karma? Jamais. Alors ses prières vont à Baby, Baby jolie. Paupières closes et coeur qui palpite, il se laisse fondre au creux de ses jambes tandis que leurs lippes dansent et s'entrechoquent, s'invoquent et se confrontent.

Me laisse pas, me lâche pas, m'oublie pas. Reste avec moi, hante moi, possède moi. Brise moi. Détruis moi. Laisse ta marque sur moi, au plus profond de ma chair. Arrache moi le cœur, écrase moi le crâne, défonce moi l'âme. Enivre moi encore une fois, un peu plus que la dernière fois.

La faiblesse lui pend aux lèvres et il transpire le désir. A chaque fois que leurs lèvres s'écrasent, il se rappelle des raisons, celles qui font qu'il quémanderait son pardon. Sa voix, son odeur, sa chaleur, ses étreintes, ses complaintes, ses baisers et ses caresses. Ses yeux, portes closes sur cette âme qu'il n'a pu qu'apercevoir, jamais saisir. Ses lèvres, fragments de paradis sur cette terre désolée, désolante. Sa peau, son épiderme tout entier comme terrain de jeu, comme terrain de chasse. Ivresse incontrôlable lorsque ses mains se faufilent au creux de son dos, sous le tissu pudique. Et il la veut, encore, plus fort, même si c'est pour la dernière fois.
Un baiser interrompu, un éclat d'esprit qui se brise et s'envole. Souffle court, pensées volatiles, Arsène hausse les sourcils, incrédule. Et s'il ouvre les paupières, qui se trouvera en face de lui. Qui aura enroulé ses jambes autour de lui pour coller deux corps. Il se pince les lèvres, le nez baissé et l'air honteux. Parce qu'il n'en peut plus de cette torture qui dure, et dure, et dure. C'est une douleur qui le prend aux entrailles, qui les retourne et qui les broie à chaque fois que son âme s'aventure entre ses cuisses. « Je reviens. » Le timbre de sa voix lui caresse les tympans, les cisaille au passage lorsqu'il s'éloigne vers les sanitaires. Et la question lui martèle le crâne, comme un marteau-piqueur fatal. Le barman emboîte machinalement le verre dans la paume du flic et il perçoit entre deux murmures indiscrets les complaintes de son ami. « Tu la connais? » Arsène grogne et laisse l'alcool lui brûler la gorge, doux breuvage mortel qui s'abat dans son estomac. « Ouais. » Il hausse le sourcil, insatisfait. L'homme veut savoir, l'homme veut du potin. « Et? » - « Et rien. » Mais Arsène lui même n'est sûr de rien. Barman relève les épaules et lui tourne le dos, sans doute déçu. Et puis merde. A bas sa raison, à bas les hésitations. A bas les remords, ceux qui le hanteront ce soir encore.

Le tabouret valse et son cœur tangue. La main contre la porte, il hésite à effectuer la légère pression qui le mènera inexorablement à elle. Oui, non, peut-être. Il a envie, il crève d'envie. De la toucher, de l'embrasser, de la posséder. De s'en emparer. Amours juvéniles, désirs fébriles, il agrippe la poignée dégueulasse et pousse la porte dans un grincement ardent. Le grincement que produiront ses dents lorsqu'il fera vibrer son palpitant. Elle est là. Stoïque, statique. Imposante. Puissante. Ce n'est pas comme ça qu'il les aime mais elle, il l'aime. C'est une passion mémorable, qu'il a nourrit au fil des années et des fantasmes. Au fil des Banales et des orgasmes. Un pied après l'autre, il avance, hésitant, tel un funambule au dessus du vide. Et il caresse son visage, la paume délicate et la douceur au bout des phalanges. « J'suis désolé Baby. J'suis désolé. » L'alcool aide mais les regrets remontent. Il a la peine au bord des paupières et la mâchoire qui tremble Arsène mais la sincérité vient s'immiscer entre ses lèvres. Elle est timide, la vérité, elle le poignarde, la vérité. Mais c'est un besoin brûlant, une nécessité ardente qui le ravage de l'intérieur depuis beaucoup trop longtemps. « J'suis désolé. Désolé de t'avoir laissée dans cette chambre miteuse. Désolé d'avoir été une déception, sans doute. Désolé de t'avoir causé de la peine, de la haine sans aucun doute. Désolé d'avoir disparu, d'avoir fait le mort, d'avoir baisé toutes ces salopes qui n'en valent pas la peine. Toi t'en valais la peine. Toi t'en vaux la peine. » Il cesse, respire, hésite. Ose. « Et pourtant, je sais que si on recommence, ce sera instinctif. Ouais, ce sera instinctif. J'vais fuir. Encore. J'vais fuir parce que j'ai peur. Parce que je suis pas plus loyal qu'un putain d'animal. » Sa main se perd dans ses cheveux, lentement. Il soupire, las. « J'suis désolé Baby. J'suis désolé. »


- a game of shadows, shall we play ?  -

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Sujet: Re: lose control × arby Dim 10 Sep - 6:36 ()

fucking tear you apart
If you could only see the beast you've made of me I held it in but now it seems you've set it running free. The saints can't help me now, the ropes have been unbound I hunt for you with bloody feet across the hallow'd ground…

Mélancolique folie. Malsaine tragédie. Le reflet est endommagé, le visage déchiré par les traits tirés. Douce fatigue accumulée, douce horreur cachée de ses nuits sans Morphée. Baby elle a le regard embrumé, les prunelles agitées par cette confusion latente, par cette souffrance déchirante. Palpitant malformé, coeur abusé. Elle est en agonie la jolie face à cette folie. Manège étourdissant qui la secoue subitement de sentiments. Tête à l’envers, carcasse de travers. Elle subit, elle supplie. Non pas ce Dieu tout puissant, qui l’a repoussé férocement, pas en cette figure si emblématique et en séraphique. Mais envers son ange, sa petite fille qui en cet instant doit l’attendre férocement dans ces draps blancs. Petite poupée qu’elle a laissé sous la surveillance d’une autre femme pour retrouver celui qui l’a crée, celui qui l’a abandonné pour les plaisirs de la volupté, pour la rigueur des déliés savoureux et délicieux. Pauvre envieux qui va payer les enjeux de son propre jeu. Pauvre envieux qui la tort sans remords. De ces vices fascinants, oppressants. Gout de la chair, saveur du sang. Tentation mordante, suffocante qui la rend démente. Qui la rend animale dans cette vie bancale. Elle a fuit Baby. Loin des touchers, loin des caresses qui la laisse dans cet état délabré. Elle est là à se regarder dans ce miroir qui lui montre toute les erreurs accumulées. Toute sa vulnérabilité. Ses prunelles sont dilatées, ses lèvres rougies par le contact chaud, ses paupières cernées. Elle a l’air épuisée la poupée, fatiguée de pleurer, de lutter pour une cause prématurée. Et son reflet elle ne peut plus le scruter. Ce reflet qui montre ce qu’elle est devenue cet ange déchu. Cause perdue, innocence distordue. Pauvre déchet dans ce grand échiquier. Frêle crasse qui va semer sa colère pour oublier la misère.

Alors elle souffle poupée. Elle expire lacement sous les battements incessants de son palpitant, cherchant un équilibre constant. Mais son sang bat furieusement dans ses veines creusées, et sa respiration n’est pas prête de se calmer. Reprends toi beauté ! Cesse de songer ! A la douceur de ces doigts effrois, à la saveur acidulée de cette bouche sucrée, à la fiévreur de son bassin contre tes reins. Arrête ! Pauvre poupée qui se laisse abuser, qui se perd dans les fantasmes interdits des érudits. Elle est en agonie. Ses phalanges viennent s’exploser contre l’évier, tandis qu’elle essaie de reprendre le cours de ses pensées, qu’elle essaie de se calmer dans ce piège insensé. Frêle ange qui découvre les plaisirs martyrs. Elle subit comme elle s’enferme dans sa folie. Et tandis que son regard obscurci cherche encore un sursis dans cette pièce sale, elle entend le cliquetis qui met fin à son répit. La porte s’ouvre et elle ne se retourne pas le fracas, elle reste là. Redoutant, suffocant, priant… Et elle entend les pas tremblants, insignifiants. Démarche incertaine, funambule sur un fil confus. Alcoolisé qui essaie de s’échapper de son ébriété pour un peu de volupté. Le corps désincarné se rapproche et poupée elle reste effacée, bien qu’alerté. Ses traits inquiets, sa bouche pincée. Elle lui fait face à l’audace. Avec toute sa crasse, toute sa haine qui se répand sur son visage marqué à la lasse. Mais il vient taire la violence avec sa démence ce vulnérable. Lorsqu’il érafle de ses doigts froids pour caresser sa joue glaciale, lorsqu’il se fait tendre alors qu’elle n’est que colère. Il efface la misère, il oublie les calvaires. Il ne fait plus le fier. Et elle, elle essaie de rester de pierre.  « J'suis désolé Baby. J'suis désolé. »  Mais les mots sont tranchants, la vérité éclatante et le désespoir mordant. Me fais pas ça, pas maintenant.  

« J'suis désolé. Désolé de t'avoir laissée dans cette chambre miteuse. Désolé de t’avoir abandonné, d’avoir merder pour te laisser si apeurée. Désolé d'avoir été une déception, sans doute. Coupure qui répand le sang, qui vient trancher sa peau veloutée, qui vient la faire abaisser son regard ambré. Désolé de t'avoir causé de la peine, de la haine sans aucun doute. Désolé d'avoir disparu, d'avoir fait le mort, d'avoir baisé toutes ces salopes qui n'en valent pas la peine. Toi t'en valais la peine. Toi t'en vaux la peine. »  Elle a du mal à respirer poupée face à élan de sincérité. Elle a du mal à se retenir de l’étriper. Ce putain d’étranger qui essaie de faire sa plaidoirie après des années. Quoi quelques mots et c’est terminé ? On recommence comme si de rien n’était ? On fait semblant d’exister pour une soirée ? Puis on repart chacun de notre côté ? Elle ne veut pas de cette réalité la poupée, elle veut lui faire payer le temps écoulé, les pleurs accumulés, elle veut le laver de ses pêchés pour mieux le tuer. Mais il semble déjà à ses pieds cet enfoiré. Il veut se racheter de toutes les plaies infligées. Et pourtant la beauté elle n’est pas prête de pardonner la lâcheté. Tandis qu’il essaie encore de se justifier. « Et pourtant, je sais que si on recommence, ce sera instinctif. Ouais, ce sera instinctif. J'vais fuir. Encore. J'vais fuir parce que j'ai peur. Parce que je suis pas plus loyal qu'un putain d'animal. »  Et ce sourire, petit rictus narquois qui s’abat sur ses lèvres rougies. Nature d’ordure. Victime qui cherche un repenti dans son hérésie. Elle va le finir ainsi. Joueur compulsif qui ne se rend pas compte de l’adversaire corrosif. Le manège reprend pour que le sang s’écoule prématurément. « J'suis désolé Baby. J'suis désolé.»

Oh oui tu vas être désolé.
Désolé d’avoir un jour existé.


Pauvre insensible qui se nourrit des sentiments pour raviver sa vengeance. Elle le regarde de ses yeux déments, son sourire se faisant plus tendre. Visage changeant, manège grinçant. Et elle se fait violente cette béante. «    Fermes la putain.   »  Vulgarité au bout des lèvres, elle l’attrape l’étranger pour mieux le cajoler, pour mieux le dévorer. Sa bouche venant se plaquer sur ses lippes sucrées, elle ne lui laisse pas le temps de lutter face à la proximité. Son coeur reprenant ce rythme saccadé, elle se fait sauvage ce carnage. Tandis qu’elle presse son corps contre le sien, lorsque seule elle tient le frein dans ce piège malsain. Elle le guide contre un mur alors qu’elle le plaque assez brutalement contre celui ci. Et elle continue cet interdit, cette supercherie. Quand elle gémit contre lui, quand elle l’agrippe contre elle pour sentir sa chaleur contre sa peau froide. Elle n’est plus que volupté cette saleté. Qu’un abandon foireux dans ce jeu. Mais Baby elle a le sens du risque, elle est prête à faire des sacrifices pour combler ses vices. Pauvre ange tordu qui se fait un peu plus perdu. Elle continue, elle s’acharne cette infâme. Tandis qu’elle attrape sa paume pour la glisser lentement sur ses hanches puis sur ses fesses. Elle joue à un jeu très prenant soudainement. L’innocente qui devient démente.  L’ignorante qui devient béante. Brulure dans son ventre, elle continue cette cohue. Quand de ses canines aiguisées, elle mord le remord, elle tort sa lèvre pour la tirer légèrement. Elle veut l’attirer la poupée dans ses filets, lui faire payer le même affront qu'il lui a fait. En utilisant les mêmes moyens dont il a usé.

Car la vengeance a un frais.
Un frais bien trop cher à payer.
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Sujet: Re: lose control × arby Sam 14 Oct - 21:06 ()

lose control
arsène & baby

« Shadows fall over my heart, I black out the moon, I wait for you to come around. You got me dancing in the dark, I close my eyes but I won't sleep tonight. »
Danse langoureuse d’amants millénaires, éternels si le ciel en jugerait bon. Elle avait la peau opaline mais l’âme délicieusement sombre, rongée par cette haine qu’elle devait lui vouer depuis tant d’années. Piégés dans les élans du temps, coincés au cœur d’une boucle qui, à jamais, forcerait leurs émois, leurs ébats et la violence des adieux futiles. Effluves empoisonnés qui stagnent à la frontière de ses paupières quand il la sent partir, quand il la sent le fuir. Poignard dans l’ego, douleur au palpitant, il tend faiblement une main fébrile à une fierté qui de plus en plus lui échappe. L’organe vital qui bat et le fluide carmin qui fracasse ses tempes meurtries, ô bien trop meurtries par les remords d’une erreur de jeunesse. Il l’avait profondément aimée, Baby. Il l’avait aimée et désirée dès le premier regard échangé, dès le premier sourire partagé. Douce harmonie illusoire mais intemporelle, corporelle, qui avait mené une fois, une seule, à la symphonie intime que jouent deux corps ardents.
Embrassades embrasées, étreintes brûlantes. Il avait l’âme en fusion, en perdition quand ses limites flirtaient avec l’indécence. Il ne voulait pas abuser Arsène, pas dans l’état primitif dans lequel il se trouvait. Il ne voulait pas lui céder, pas encore, et risquer de tout foutre en l’air dans un excès de regrets. Amour comme au premier jour, sentiments dévastateurs qu’il savait non-réciproques mais dont il forçait l’existence.

I’m gonna love you like I’m gonna lose you.
Again.


Mains qui se faufilent au creux de ses reins, il l’attire comme si elle était son pôle inverse, douce allégorie d’aimants qui se révulsent, se repousses puis se collent inexorablement.

Arrête.
Non.
Jamais.

Il crevait d’impatience et d’insolence, d’indolence quand ses doigts frôlent le long de sa peau, le grain de son épiderme redécouvrant le sien comme pour la première fois. Les lippes glissent, les lippes s’attachent et se détachent au rythme des tambours endoloris de leurs âmes blessées. Et dans ses veines, à Baby, devait se déverser le flot macabre d’une haine inassouvie. La haine d’Arsène. La même qu’il avait ressentie douze ans auparavant et tous les jours suivants. Douze longues années de ressentiments et d’une débauche dégueulasse qu’il maudissait autant qu’il la chérissait. Douze longues années d’un amour sale et faux dans des chambres d’hôtel miteuses, de femmes aléatoires abandonnées au milieu de mondes qu’il arpentait un à un dans l’espoir, un jour, de trouver une voie plus sage. Douze années de découvertes et de révélations, de larmes qu’elle n’aurait jamais pu percevoir et qu’elle n’aurait sans doute jamais comprises. Il inverse les positions et reprend le dessus quand le dos de Baby se heurte au mur. Ses phalanges flirtent avec sa longue crinière brune quand l’autre main agrippe sa cuisse et la remonte le long de sa hanche. Elle est à sa merci, une fois encore, et il veut l’entendre gronder plus fort. Le temps d’un battement de cils, il espère qu’elle lui reviendra toute entière mais l’écho au fond de ses entrailles lui hurle de cesser ces fantasmes absurdes. Le temps d’un battement de cils, ce corps tout entier lui appartient. Au fond, il a l’habitude de ce genre de situation, Arsène. L’endroit est dégueulasse, hanté par les cadavres de clopes clandestines que les putes ont laissé sur leur passage. L’endroit abrite la mort, la drogue et les amours inexistants qui viennent assouvir leurs pulsions dans les cabines individuelles de sanitaires grouillants de MST. Mais il s’en fout, Arsène. Comme toujours, il s’en fout et cette fois davantage lorsque ses lèvres retrouvent celles de sa belle et que son corps s’accoutume un peu plus du sien. Il la guide lentement vers une des cabines lugubres et prendra soin de fermer le loquet derrière eux, encore une fois.

@Baby T. De Cauvigny

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Sujet: Re: lose control × arby ()
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lose control × arby
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