boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
Pour tout savoir sur les nouveautés de la version, c'est par .
dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
Quoi de mieux pour lutter contre l'apocalypse qu'un apéro ?
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quand on est un vrai
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 Hello Clarice. | Greg
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Allegeance : Le Chaos pour seul Dieu, l'anarchie pour unique maîtresse, mais une loyauté pour les autres démons de la sphère, sa famille détraquée mais fidèle.
these streets : Je sais tout, sur les démons, sur les anges, sur les disparitions survenues dans Paris, mais pour ce qui est du reste, le vide.
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Sujet: Hello Clarice. | Greg Lun 21 Aoû - 0:51 ()
Links 2 3 4 ✝ J'aime bien le bruit des sirènes.

Un son qui porte très bien son nom. Criant dans les rues, des flash rouge et bleu pour accompagner, quelques jurons de flic. Elles brûlent les tympans, agressent le coeur. Un bonheur quand on aime les sursauts de sensations. Un frisson, un seul, et je ronronnerais presque.

Du fond de la voiture de police.

Soupirant, j'appuie ma tête contre le siège arrière, le regard perdu sur le paysage défilant. Je commence à trop bien connaître ces allers et venues au commissariat du coin, c'est presque comme si je ne trouvais plus très drôle de me faire attraper. Et depuis ma fuite sentimentale, je n'avais plus personne à appeler pour venir payer ma caution. Six heures à tenir enfermé entre quatre murs. Le pied.
Le clac de la portière me ramène à moi, je redresse la tête vers le flic qui me tire hors de la voiture pour aller immédiatement dans mon cercueil. Un arrêt bref pour me confisquer clopes et zippo, et le sac à dos de bombes de peinture et pinces coupantes.
Un bruit métallique de barreaux fermés à clés me confirment que je vais devoir rester ici un petit bout de temps. Je pourrais disparaître, fuir loin de ce ciment dégueulasse. Je cadre bien par ici. J'ai le nez qui pisse encore le sang, de la poussière qui tombe chaque fois que je remonte mes cheveux, et mon cuir sent la peinture au plomb.

Mais ça en valait la peine.

L'abattoir d'une société privée, tenu par un fils de pute de richard, était saccagé, les portes défoncées et de la peinture criant au meurtre sur tous les murs. Il resterait fermé quelques semaines une fois le patron passé dans son bureau à l'odeur de brûlé.
Du fond de ma cellule, je souffle un rire. L'écho meurt sur les parois bétonnées. Je tourne les yeux alors que le retour mélodieux me semble frapper moins de ciment et plus de chair. C'est une silhouette trop familière qui se traine par ici, dans ces tréfonds que deux d'entre nous connaissons tant. Moi dans le camp des perdants, lui dans l'équipe des héros, comme toujours. Un vieux couple d'amis maudits, des tête à tête toujours plus monstrueux, comme un reflet acide renvoyé sur un miroir éclaté. Les opposés s'attirent.
Un rictus m'écorche davantage la commissure des lèvres alors que j'entonne une rengaine légère.

"Salut, mon biquet."

Le surnom ravageur atteint sa cible alors que je saisis entre mes phalanges laquées par le sang les barreaux glacés de ma petite cage adorée.

"Je commençais à croire que tu passerais même pas me voir, mon salaud." je souffle mes cheveux hors de mon visage, appuie une épaule douloureuse contre les barreaux de ma cellule "T'as vu, j'ai battu mon record. Une semaine et demie sans atterrir ici. Et toi, ça va? Le boulot, la famille, ta meuf?" rouler des yeux, soupirer, et faire des caprices en fin de monologue "J'imagine que tu peux pas me ramener mes clopes..."

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When she's abandoned her moral center and teachings, when she's cast aside her facade of propriety and lady-like demeanor, when I have so corrupted this fragile thing and brought out a writhing, mewling, bucking, wanton whore for my enjoyment and pleasure, enticing from within this feral lioness, growling and scratching and biting, taking everything I dish out to her. At that moment she is never more beautiful to me.
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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Mer 23 Aoû - 17:04 ()
« Nevers, ton pote s’est fait serrer. Encore. » Il émerge de son casier. Son adjudant l’observe avec ennui, et arque un sourcil quand leurs prunelles se rencontrent. Puis il tourne les talons. Grégoire le regarde partir, disparaître dans le coude du couloir, et replonge dans la pénombre de sa petite boîte métallique. Il ne secoue pas la tête, ne lève pas les yeux au ciel, ne s’agace ni ne s’exaspère pas de la nouvelle ; bien au contraire, il en est à vaguement s’étonner qu’on ne lui ai pas dit cela des jours plus tôt.

Il connaît le chemin par cœur, il pourrait le parcourir les yeux fermés. Il se demande ce qu’il a bien pu faire pour attirer l’attention de la police cette fois, et imagine toutes sortes de scénarios plus extravagants les uns que les autres, mais tous susceptibles d’être véritablement exécutés par le garçon. Il sait, pourtant, que son imagination trop disciplinée ne parviendra jamais à cerner l’étendue des capacités et des revendications de Trent.

« Salut, mon biquet. » Il s’accroche aux barreaux comme aux épaules d’une femme. Ses phalanges sont ensanglantées, son visage aussi, une traînée écarlate relie son nez à ses lèvres tirées en un rictus tordu. Grégoire sent les siennes remonter en un demi-sourire alors qu’il s’approche la cloison éventée qui les sépare. « Mon petit canari en cage. » Les surnoms, c’est leur truc, un petit jeu inoffensif, leur marque de fabrique. Il ne se rappelle pas la dernière fois où ils se sont appelés par leurs prénoms : même complètement soûl, Trent n’oublie jamais de l’affubler d’un petit animal à corne ridicule. Ou d’une gentille insulte. Il le laisse parler, par habitude. Il écoute à peine, à vrai dire, attendant simplement qu’il termine de bavasser.

Les mêmes questions. Les mêmes remarques. Il ne tique même plus sur celle concernant sa femme.

Il secoue la tête. « T’es en prison, pas dans un salon de thé. » Depuis les disparitions, le quai des orfèvres est devenu bien trop petit pour tous les délinquants qui traînaient dans les rues de Paris, mais encore, il y avait une espèce de roulement entre les arrestations et les libérations, une sorte de mécanique cosmique qui n’avait pas nécessité la réquisition d’autres locaux pour loger tout ce petit monde. Le Grand Retour avait considérablement changé la donne et l’Ecole militaire avait vu son sous-sol se réaménagé en poste de police de fortune, où ils enfermaient les petites frappes sans envergure. Du genre de Trent.

Il n’y avait personne pour monter la garde, autre que le pauvre hère qui s’emmerdait au bureau devant l’entrée menant aux cellules. Mais Grégoire n’était pas de service, ce soir-là. Il avait seulement demandé au garde d’aller prendre une longue pause, le temps de voir son ami, et comme d’habitude, on ne lui avait pas dit non.

Car c’était loin d’être la première fois qu’ils se retrouvaient ainsi, chacun d’un côté des barreaux. C’était, à dire vrai, de cette manière que cela avait commencé entre eux. Pourquoi Trent, pourquoi cette affection pour cet anarchiste récidiviste, Grégoire n’en savait trop rien, sinon que ç’avait bien accroché entre eux, échangeant des discussions nourries sur divers sujets sur lesquelles ils avaient immanquablement des opinions divergentes, mais qu’ils écoutaient pourtant très attentivement. Ce gamin, pensait Grégoire, avait des armes et des convictions qui pouvait hypothétiquement le rendre dangereux, mais il avait cet avantage de croire véritablement en ses actions, de ne pas agir par plaisir – ou tout du moins de le dissimuler derrière une revendication construite – et il avait la sensation de parler avec quelqu’un de sensé, d’intelligent ; c’était sans doute ce qui lui plaisait chez lui. Pour quelqu’un d’aussi discipliné que Grégoire, c’était une première.

Ils étaient devenus amis par la force des choses et Grégoire s’était toujours trouvé dans le coin quand Trent sortait d’un bar en titubant, après l’avoir appelé – en hurlant dans son téléphone parce qu’il avait momentanément oublié que ce n’était pas la peine de lever la voix pour se faire entendre à l’autre bout de la ville grâce à cette technologie – et tenu des propos désarticulés – « tu devineras JAMAIS qui j’ai croisé en sortant. Madonna ! Oui, oui. Mais elle avait l’air… éléphant. Ouais. » –, pour l’aider à trouver sa route entre deux renvois compulsifs. Il s’était aussi trouvé dans ses pattes à la sortie de ses cours, à l’université, pour aller manger un morceau et débattre éternellement d’un sujet qui les diviserait encore, mais pacifiquement ; et il l’avait même, une fois, jeté gentiment sur son lit et écouté ronfler grassement toute la nuit après s’être retrouvé au cœur d’une rixe qui lui a mis un bon coup dans la tempe – bien sûr, ils étaient passés aux urgences avant, parce que Grégoire avait craint une commotion cérébrale qui déboucherait forcément sur un AVC.

Bref, avec le temps, c’était devenu une habitude : si Trent Lacroix était arrêté, veuillez appeler Grégoire Nevers.

« Mine de rien, je te félicite. Une semaine et demi, t’as dû t’emmerder, dis-moi. » Il tire un tabouret et s’assoit, se penchant pour poser les coudes sur ses genoux. « Ou tu t’es bien planqué. » Il vrille ses prunelles dans celles de son ami ; ils savent, l’un comme l’autre, que s’il ne s’est pas fait prendre avant, c’est parce qu’il a été occupé par autre chose.

Ou par quelqu’un.

Il songe que cela fait un bout de temps, c’est vrai, qu’il n’a pas croisé Trent, voire eu de ses nouvelles. Pendant un temps, il s’était posé la question de savoir ce qu’il tramait, avant d’être happé par quelques soucis : trois fois rien, la finale de Dare or Die, Isabelle, puis un meurtre juste en face de l’Ecole militaire, suivi d’un esclandre où des gens se sont gentiment tirés dessus, se sont armés d’armes blanches – d’un fouet, bon Dieu, d’un fouet – comme si c’était normal. Comme si c’était logique. Grégoire avait alors complètement pété les plombs, et il s’était carapaté dans sa jungle personnelle en attendant que ça lui passe.

Trent derrière les barreaux, c’était normal. Et c’était presque satisfaisant, si on excluait, que, eh bien, son ami était derrière les barreaux.

« Bon. Je te demandrai après ce que t'as foutu. » Il se redresse et s’adosse au mur derrière lui. « Comment elle s’appelle ? »

@Trent Lacroix
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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Jeu 24 Aoû - 1:19 ()
Links 2 3 4 ✝ "Laquelle?"

Le sang perdu, les coups, l'heure tardive. Ma répartie est digne d'un enfant turbulent, riant de sa propre plaisanterie ridicule. Moi, flirtant çà et là comme un vendu de l'amour qui ne trouve le réconfort que dans des étreintes inconnues. C'est vrai, j'usais et abusais d'un physique avantageux, d'un compte en banque idéal, et d'un sourire ravageur pour trouver ce que je cherchais. Un regard, elle me suit, un mot, elle m'obéit. Le douloureux plaisir d'être un démon au masque mortel.
Alors de qui parler derrière ce sourire mutin? Eloge, pamphlet, je ne sais même pas. Mais Gregoire avait raison sur des points que j'ignorais encore, que je cachais toujours. Je m'étais planqué lâchement depuis quelques temps, une histoire idiote pour des inepties d'une bassesse infinie. Et la culpabilité, émotion laide au possible, frappant le myocarde asthmatique. Je n'avais toujours pas oublié mon humaine si chérie par l'humaine que j'avais volé, plus aimée encore par le démon que j'étais. Je ne l'oubliais pas et je me laissais hanter par sa présence devenue spectrale. Un souvenir oublié dans mon appartement, une odeur revenue dans mes pensées, une photo, la cruauté.
Je m'amuse encore mais la fierté de mon regard diminue, mes pupilles s'abaissent sur le sol bétonné comme un rappel à l'ordre plus sévère encore que le franc parler de Gregoire. Mes phalanges glissent le long des barreaux avant de revenir ballantes près de moi. Un haussement d'épaules discret avant d'efface la moitié de mon sourire.

"Madeleine."

Blasé, je roule des yeux sans le moindre rictus persistant, tournant comme un lion en cage dans les quelques mètres carrés qui me retiennent cette nuit.
C'était toujours elle. Parce qu'avec elle, c'était fini. Parce qu'avec elle, j'avais trop donné, trop perdu. Parce qu'avec moi, elle ne valait plus rien. Le poison que j'étais, chaque jour en la touchant, la rendait plus creuse, une marionnette meurtrie par des ficelles arrachées, des lambeaux de maintien que j'avais souillé un à un. J'en avais fait mon jouet, ma martyre, mon adorée. Quatre ans de carnage dans sa trachée, des années passées à explorer ses cavités pour moquer Charles et ses principes plutôt que pour le plaisir de l'effleurer.

Je l'aimais tant.

Je souffle un rire, moquerie idiote d'un marbre glacé par le mensonge, en appuyant à nouveau une épaule éraflée contre la cage, gratifiant mon fidèle ami d'une grimace amusée. Madeleine, je l'ai bafouée. Madeleine, je l'ai meurtrie, blessée, humiliée, marquée, insultée. Madeleine, je l'ai trompée.

"Je l'ai quittée et j'ai encore l'impression que je suis un salaud infidèle dès que je vais voir ailleurs. T'as le droit de te moquer."

Mes bras retombent doucement sur la barre horizontale, pendant inertes au delà de la cellule. Courbé, déjà emmerdé par quelques instants passés enfermé, je me réjouis de savoir que Gregoire me gratifie encore de sa présence pour occuper quelques minutes ici bas. Mon sentiment se traduit par un visage plus doux sous mes mèches noires, un rien moins acide par son sourire.

"Et la malheureuse qui me fait oublier mon petit trésor des beaux quartiers, pas de nom. Tant mieux. Encore un joli petit cul frustré par son connard de mec. Je me suis même demandé s'il la frappait pas des fois, ça expliquerait les tendances un peu... enfin tu vois."

Le rire que je lâche se fait bien puéril, sans forcer mes traits de sale gosse pourtant. C'est le souvenir cru d'une éplorée sans attention qui me redonne des envies de plaisanter. La délicieuse vanne. Le bouffon c'est moi et ma dévorante culpabilité pour une tromperie amoureuse. Comme si j'avais seulement su aimer un jour. Démon, un démon ridicule. Je n'ai pas de place pour les obscénités naïves de mes restes humains. Non. Je n'ai pas le temps pour transformer Paris en Vérone et m'immiscer dans un mariage voué à l'échec. Elle trouvera mieux. Je trouverais pire.

"Alors ouais." masque de plaisantin, encore, les bouffonneries pour ruiner la véracité du propos "Je me planquais dans ses draps de salope. Ca me donne l'impression d'être quelqu'un de bien en comparaison. Ce qui est con..." je lâche les barreaux, explore à nouveau ma cellule de quelques pas avec un regard absent par les souvenirs qui me hantaient tant "Parce que je suis sûrement pire qu'elle."

Chaleur ou légère peur, je ne sais pas. Je retire ma veste pour rouler un instant mes épaules encrées. Le fauve retrouve le confort absent de sa très chère cage, comme toujours. Comme toutes les semaines.

"Tu veux que je t'en présente des comme elle? Ca te ferait du bien de relâcher la pression, tu m'as l'air tendu depuis quelques temps, ma biche. Et j'aime pas te voir tristounet comme ça à cause d'une meuf." je délaisse ma veste dans un coin, elle est aussi foutue que ma trainée sans prénom de toutes façons, encore une que je jetterais avant de remettre les pieds chez moi; j'oublie, je souris banalement "T'es plutôt blonde ou brune?"

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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Mar 29 Aoû - 12:09 ()
Il feint, il joue les fiers-à-bras et donne le bâton pour se faire battre ; mais Grégoire voit, derrière ses airs bravaches, qu’il n’en mène pas bien large. Il a toujours été ainsi, Trent. Un garçon qui en fait des tonnes pour dissimuler un mal-être légèrement plus honteux que toutes les conneries qu’il peut bien enchaîner. Cependant, Trent n’était encore jamais allé aussi loin dans les confessions qu’à cet instant, et Madeleine, et cette femme mystère deviennent pour lui des images concrètes à mettre sur les malaises récurrents de son ami. Il sait bien que Trent enchaîne les conquêtes, mais n’avait jamais su tirer de lui autre chose qu’un tableau grossièrement brossé de ses quelques nuits sans attaches ; mais il y avait toujours eu ce petit quelque chose, ce je-ne-sais-quoi – la dignité ? Un peu grossière, alors – qui lui soufflait que c’était peut-être un peu pathologique, comme comportement. Finalement, quoiqu’il puisse en penser, le garçon était un sentimental patenté.

Sa rencontre avec la seconde devait sacrément l’avoir secoué.

Il l’écoute sans même relever la façon dont Trent parle des femmes et qui déplaît fortement à Grégoire. Depuis le temps, le militaire s’y était habitué, même s’il n’empêchait pas toujours une remarque de lui échapper. Pas cette fois. Il le laisse déblatérer, grimace à peine – juste un froncement de sourcil – quand il évoque à demi-mot les « tendances » de la concernée. Et il plisse le nez quand, d’un mouvement de veste, littéralement, il change brutalement de sujet. « Je me débrouille très bien tout seul, merci. » Il n’est pas brutal volontairement, il n’aime juste pas que l’on se mêle de ses affaires sentimentales. Déjà qu’il doit subir les quelques remarques salaces de ses collègues quand Garance se présente innocemment, sans prévenir, à l’Ecole, pour « venir le chercher », selon ses propres termes, il préfèrerait qu’on s’abstienne de s’immiscer dans un secteur où lui-même ne préfère pas y mettre les pieds. L’image rémanente d’Isabelle s’impose déjà à lui et son cœur se serre dans sa poitrine, ses yeux chassent un fantôme dans le couloir sans même qu’il ne s’en rende compte. La douleur est sourde et profonde, comme une fracture, une plaie sous-cutanée, dans la chair, qu’on ne peut atteindre, et qui absorbe, qui mange, qui dévore tout, tout, tout. « C’est toi derrière les barreaux, c’est donc moi qui pose les questions. » Et puis, même s’il n’en était pas fier, il se payait ce dont il avait besoin de temps en temps. Non, il n’avait vraiment pas besoin d’aide sur ce sujet.

Il se redresse sur son tabouret et passe une main lasse dans ses cheveux courts, mais jugés déjà trop longs pour le règlement militaire. Il laisse s’écouler quelques secondes de silence. « T’es un type bien, Trent. » Il lève les yeux sur le garçon et vrille ses prunelles dans les siennes. Il croit ce qu’il dit ; ce n’est pas juste une façade ou des mots de réconfort creux. « Même si tu joues trop souvent au con. On en a discuté plusieurs fois et je sais que ce que tu fais, c’est par conviction. C’est ce qui te différencie de tous ceux qu’on enferme au Quai. » Il penche légèrement la tête sur le côté, détaille l’autre du regard. Ses mèches noires qui tombent sur son front, et le visage d’un gosse qui fait enfin son âge. Il a abandonné, l’espace d’un instant, sa panoplie de fouteur de merde. « Alors, cette fille-là, la deuxième… Sérieusement, Trent, je t’ai pas vu dans une cellule depuis une semaine et demi. Elle t’a détraqué. Et je ne te parle pas de… ses prouesses nocturnes. » Dans un soupir, il se laisse aller contre le mur derrière lui. « Tu devrais peut-être la revoir. Son mari… » Il hausse les épaules, mais n’est pas aussi calme et indifférent à la question qu’il le laisse prétendre. Ses doigts entremêlés se serrent légèrement, son regard devient distant, rétrospectif, tandis que le spectre de Morgane se profile sur sa rétine. Il avait juré fidélité et amour devant Dieu pour elle, et le mariage avait été quelque chose de sacré, pour lui, la consécration de son amour pour elle, l’achèvement de sa vie, le point final de son parcours, le sceau de son entièreté. Il était farouchement opposé à l’adultère.

Mais on l’a lui avait enlevé, avant de la lui rendre pour mieux l’achever.

« Le mariage, c’est surfait », finit-il par lâcher. Son œil tombe sur son annulaire gauche orné d’une chevalière en acier ornée de la croix de Malte ; porter son alliance après la disparition de Morgane lui avait été insupportable, mais voir la bande de peau claire à l’endroit où elle s’était trouvée n’était pas une meilleure solution. Il avait alors opté pour un truc acheté au marché, un bijou en toc mais qui faisait très bien l’affaire. Trent est la seule personne à savoir pourquoi il s'obstinait à porter une bague aussi grossière : il est la seule personne à savoir qu'il a été marié, mais que sa femme était morte il y avait trois ans de cela. Il ne lui avait cependant jamais précisé qu'elle avait fait parti des disparus, prétendant qu'elle était décédée dans un accident de voiture. « Au pire, tu seras ce qui lui est arrivé de mieux, si ce que tu penses de son mari est vrai. Elle a peut-être juste besoin de quelqu’un pour la motiver à remplir les papiers du divorce, ou pour aller voir un avocat. »

@Trent Lacroix
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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Mar 29 Aoû - 16:32 ()
Links 2 3 4 ✝ "Rabat-joie..." m'échappe entre les dents.

Gregoire me recadre avec sa prestance militaire. Il me remet à ma place et me rappelle que les barreaux ne sont là que pour moi. Mon bel écrin, splendide enclos pour bête de foire. Le héros, c'est lui. Le délinquant, c'est moi.
Je reporte mon attention sur le discours insensé du mortel qui ne me qualifie plus de criminel en devenir. Perplexe, j'arque un sourcil en fixant son visage sévère. Je cherche la moindre faille qui indiquerait une bouffonnerie évidente, le sarcasme trop bien amené. Gregoire se justifie avec un calme d'une dignité affolante, il marques quelques pauses dans un discours criant de vérité que je ne veux pourtant pas accepter. Il évoque mariage fantôme et dulcinée perdue d'un seul regard à son ersatz d'alliance, je le suis des yeux, guidé par ses paroles tragiques.
Il sait combien la position de mari est douce, combien la perte est ravageuse. Un instant je fuis son regard, culpabilise de ruiner pour un autre ce que Gregoire enrage encore d'avoir perdu. Le vide me fixe du regard lui aussi, jugement improbable. L'Enfer m'a déjà tant fait payer, je ne crains plus les vices et les fautes. Seulement les personnalités comme Gregoire qui m'analysent avec bien trop de justesse.

"Et après quoi?"

Je crois les bras, colle une épaule bleutée par les emmerdes sur les barreaux. Mes pupilles détaillent la carrure immobile de ce confident improbable. J'avais insulté des représentants de l'ordre, de la loi, du gouvernement. Pas lui. Jamais lui. Jamais sérieusement. Il ne suit pas, il décide. Gregoire, ce n'est pas un flic lessivé par des années de propagande démocratique, un soldat dressé pour l'attaque à renforts de paroles trop bien choisies. Il ne sort pas de la même usine que les autres, il ne parle pas comme les autres. Il a rejoint un camp, le mauvais, mais il la rejoint sciemment, sans cette promesse illusoire de renommée ou de justice. Il voit les méandres putréfiées du système mais persiste à le ranimer, à l'amputer, à le suturer. La droiture. L'indétrônable sérieux au fond de son regard clair. Je le hais d'avoir choisi de défendre tout ce que j'abhorre avant tant de hargne et de passion. Il doit penser la même chose de moi.

"Elle divorce d'un potentiel salaud pour en prendre un autre?"

Je baisse la tête, perd cette flamme insolente au fond d'un regard bien bas. Une courte pause, je serre les dents. Je la tromperais, elle souffrira, on recommencera. Cyclique. La mécanique du coeur ne cessera jamais de battre chez les uns, de crisser chez les autres, comme lui, comme moi, comme elle.
Douleur, encore. Mes doigts glissent sur un trapèze endolori. Réflexe des nerfs qui se sentent proches des ennuis.

"Si j'en avais quelque chose à foutre d'elle, j'aurais pas l'impression que c'était une erreur. Toi le mariage, ça t'allait bien. Ca te va toujours bien. Mais t'as l'étoffe pour ce genre de contrats." je relève mes cheveux qui retombent aussitôt, la tête trop baissée "Je vais me lasser dès qu'elle sera à moi et j'irais pourrir un autre couple."

Système nerveux, encore, je m'arrache un rire étouffé dans un sourire en coin. Greg me connait si bien. Mais je connais mes instincts. Je m'ennuierais. Je me lasserais. Je l'oublierais. Il suffira d'un regard ailleurs, je m'éprendrais d'un parfum nouveau. La trace féminine dans mes draps changera pour une autre qui les froissera davantage, qui ruinera le souvenir précédent.
C'était tout ce qui était arrivé à la princesse d'avant. Elle n'avait rien vu venir, elle n'avait rien deviné. Mais elle n'avait pas cherché à me retrouver, elle avait seulement abandonné l'idée que j'avais existé dans sa vie. Madeleine m'avait abandonné bien avant que je ne la quitte.

Elle avait tué cette relation avant moi et je ne le voyais toujours pas.

Et l'inconnue, et la nuit ensemble. Je souris davantage en songeant au navrant tableau de ce mari encore épris qui trouve des marques indélébiles sur sa précieuse. La rage d'avoir été dépossédé de sa vie toute entière, de la fidélité illusoire, d'un mariage à la dérive. Madeleine m'avait tout pris par son absence. Je ne cherchais ailleurs que ce que j'avais perdu. Je veux cette sensation de tout contrôler, d'avoir un diamant entre les doigts avec la capacité impossible de pouvoir le briser. Les femmes sont des objets. Les hommes sont des animaux.
Je glisse un regard complice vers Gregoire avec l'affligeant sourire d'un Arlequin raté, de ce voleur de Colombine amusé par le désespoir de Pierrot. Ne manquent là que les masques pour enfin comprendre qui sont les acteurs principaux.

"J'irais en ruiner une autre."

Mon rictus est figé là, mon regard retrouve le béton au sol. Mes phalanges se serrent sur un barreau insolent qui retient rage et nerfs entre mes doigts. Ce n'est peut-être pas la clope qui me manque le plus ce soir.

"Ceci dit..."

Collant la tête aux barres métalliques, feignant une moue d'innocence encore puérile, je dédie mon monologue à mon plus fidèle ami. S'il savait seulement l'Enfer sous ma carcasse, il fuirait comme les autres. Il n'y a que l'anarchie pour m'aimer pleinement.

"J'ai un faible pour les défis."

Mordant ma lèvre souriante, je crois que je viens de me trouver une nouvelle amante.

@Grégoire Nevers

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When she's abandoned her moral center and teachings, when she's cast aside her facade of propriety and lady-like demeanor, when I have so corrupted this fragile thing and brought out a writhing, mewling, bucking, wanton whore for my enjoyment and pleasure, enticing from within this feral lioness, growling and scratching and biting, taking everything I dish out to her. At that moment she is never more beautiful to me.
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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Mar 5 Sep - 18:04 ()
Il détourne la tête. La mention de son mariage lui fait toujours mal. Il triture la chevalière qu’il porte à l’annulaire gauche et écoute son ami. C’est vrai, le mariage, c’est son truc. Il n’est l’homme que d’une femme et compte ses relations sur les doigts d’une main tant il accorde d’importance aux sentiments, à la beauté immuable d’un amour vivant ; les conquêtes, les aventures, les histoires sans lendemain, le confort de l’absence d’engagement sont des concepts qui lui sont inconnus. Certes, il n’apprécie que peu la versatilité amoureuse mais il ne la condamne pas ; il a beau avoir ses principes et ses valeurs, il est encore capable de reconnaître que chacun choisit ses emmerdes.

De fait, Grégoire est un romantique. Mais plutôt crever que de l’admettre.

C’est ce qui fait qu’il croit aussi que chacun a droit au bonheur, quel qu’il soit. Lui, c’est désormais du passé ; il a eu plus que sa part et le comprend bien chaque jour qui passe. Et si pour Trent, c’est de se compromettre dans une relation adultère et de détruire un couple, pourquoi pas ? Après tout, ce n’est pas lui, le mari.

L’espace d’une seconde, l’image de Morgane dans les bras d’un autre se substitue à toute pensée cohérente ; son corps se tend soudainement comme une corde d’arc et la ligne de sa mâchoire se tendant trahit sa crispation. Cette idée seule a le potentiel de le rendre fou, il le sait ; c’est un soupçon, un doute qu’il a appris, au terme d’une longue, très longue et douloureuse expérience, à mâter, à dompter, jusqu’à pouvoir l’endormir au plus profond de son cœur. Et puis, il y a la confiance, sa sérénité salvatrice. Non, bien sûr que non, Morgane ne l’aurait jamais fait. Elle ne l’aurait jamais trahi. C’est plus qu’une certitude : une conviction viscérale. Leur rencontre avait été providentielle, proverbiale ; ils étaient faits l’un pour l’autre, elle était sa moitié et lui la sienne. Elle était son monde. Son univers.

De toute façon, les morts ne trompent pas, n’est-ce pas ?

Il s’ébroue. Il évite de penser à cette femme qu’il a croisé à plusieurs reprises et qu’il a fui chaque fois. Il évite de penser à cette femme, à ce visage, à ces yeux qu’il connaît par cœur, qui le hante et le poursuit, il évite de penser à ce spectre qui lui murmure qu’elle est en vie. Il se rend alors compte de la chape de silence qui les enveloppe ; Trent s’est tu. Accolé aux barreaux, il a la gueule de celui qui anticipe un scénario séduisant. Il ne semble même pas s’apercevoir du mutisme de son gardien. Grégoire passe une main sur son visage, frotte ses joues pour ôter de son esprit la moindre réminiscences de sa femme. « Tu parles, c’est pas un défi. Elle t’a sacrément mordu, cette inconnue. » Il s’interrompt, observe son ami. « Au sens figuré, s’entend. Je veux pas savoir ce qu’elle t’a fait. »

Il se redresse, s’étire le dos ; il a mal au cul, à rester assis sur ce tabouret. Il finit par se lever et vient s’appuyer contre les barreaux de la cage, glissant les mains dans ses poches. « Je te connais, je sais bien que tu t’ennuies vite. Tu croupis pas derrière ces barreaux parce que tu es un fervent défenseur de l’ordre établi. » Une œillade critique vers le jeune homme. « Alors je t’avoue que t’entendre me dire que ça te gêne qu’elle soit mariée, ça me fait quand même marrer. Tu te cherches des excuses, oui. Bien sûr que si, t’en as quelque chose à foutre d’elle, c’est bien pour ça que tu penses que c’est une erreur. Parce que ça te fait flipper. » Grégoire psychologue, on aura tout vu. Quand il s’en rend compte, sa bouche se tord en un simulacre de sourire. Bah, il joue un rôle de grand-frère, c’est mignon tout plein. Après tout, c’est un peu comme ça, entre eux. Des frères. « Et puis, si ça se trouve, elle ne va pas tomber sur le salaud que tu prétends être. » Il passe une main entre les barreaux et pousse de son index le front du jeune homme. « C’est dans ta tête, tout ça. Je te dis, t’es un type bien. » Une pause. « Juste un peu con. »

Grégoire s’accroupit, faisant franchement face à Trent. Il a son air sérieux de militaire qui observe ses nouvelles recrues pour leur donner leurs ordres avant d’aller patrouiller en ville. Pas sévère, mais pas franchement très avenant non plus. « Ca durera le temps que ça durera. Si tu t’en lasses, tant pis, c’est ton droit. C’est cruel pour elle, c’est vrai, mais tu peux aussi tenter le sort. De toute façon, t’y as déjà laissé des plumes, et elle aussi, sans doute. » Avec Morgane, ça n’avait pas été immédiat. Le chemin a été long avant qu’ils ne s’embrassent pour la première fois, encore plus avant qu’ils ne fassent l’amour, et encore davantage avant qu’il ne lui avoue l’aimer. Même qu’au début, elle était plutôt du genre à se foutre de sa gueule que de lui envoyer des mots doux. Et lui… eh bien, fidèle à lui-même, il avait pris la mouche, à chaque fois. « Tu ne cours pas, tu galopes », lui répétait-elle en riant. « Et arrête de croire que c’est un défi, pour une fois. Sérieusement, mon lapin en sucre, cette fois, c’est différent. T’es différent. »

@Trent Lacroix
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Sujet: Re: Hello Clarice. | Greg Lun 18 Sep - 18:25 ()
Sweet Dreams ✝ "On m'mord pas, moi."

Certitude emplie de sadisme, la volonté immature de n'être jamais que le prédateur pour s'épargner le douloureux rôle de proie. Chasse-moi, chasse-moi, attrape-moi.
Et pourtant j'ai marmonné ça les yeux encore rivés sur le béton, comme un semblant de regret soudain. Si j'avais su me calmer, Madeleine serait encore dans mes bras. Pour le meilleur et pour le pire. Et jusqu'à ce que la mort ne me la vole. Elle qui aurait fini ange plutôt que démon, jamais on ne se serait revus. A croire que le hasard nous voulait arrachés l'un à l'autre. Amants maudits, roman parfait.
Mercutio monologue avec habileté sur mes ambitions anarchistes, faisant ployer la vérité dans ses paroles. J'écoute. Au début, du moins. Mes yeux roulent quand Gregoire se met à prendre un étrange rôle paternel qui ne m'a jamais inspiré. Mes yeux noirs, l'agacement qui y monte lentement. Et toutes ces sempiternelles plaintes qui me semblent être la rengaine terrible d'une moisissure au coeur. Un deuil jamais terminé pour lui, pour moi, pour tous les Roméo meurtris de leur histoire.

"Différent?... Différent?"

Je répète en soupirant cet adjectif sournois, roulant des yeux sous des mèches encore tachées de poussière et de peinture. La haine subite, celle d'être un démon et de ne pouvoir le dire, le hurler. Comme si j'avais le pouvoir de changer après des siècles dans le souffre. Un ami qui ne me connaît pas, qui ne voit que l'humain que je joue, le corps volé, le masque doré.
La pique vient de la trahison acide. Vérité crue qui me fracasse et m'enrage. Si je change, c'est par nécessité. Si je suis différent, ce n'est pas par volonté.

"C'est facile à dire pour toi. Ta femme est morte. La mienne se fait sûrement tringler par un tocard à l'autre bout de Paris."

La jalousie. La haine lancinante de savoir, de ne pas savoir, le doute qui subsiste toujours en songeant à chaque caresse qu'elle laissait, à chaque bruit qu'elle susurrait, à chaque soir où elle s'abandonnait. La chaîne invisible de la perte, de savoir qu'elle est encore à portée et pourtant si impossible à saisir à nouveau. Je ne veux pas la tromper, je ne veux plus. Mais je ne peux même pas. Le semblant de fidélité que je lui devais n'existe plus.
Et la rage folle, encore, toujours, celle d'avoir une nouvelle vie à s'approprier, à voler, et de la savoir déjà prise. Presque. Le doute à nouveau, la subtile potentialité d'être kleptomane encore, de se faire voleur de la vertu pathétique du mariage. J'ai toujours détesté le blanc de la noce, le mensonge des serments.

"Toi, t'as aucune chance de la revoir un jour avant de crever dans un de tes rassemblements de toutous. Toi, tu ne risque pas de croiser la femme de ta vie à n'importe quel arrêt de métro avec un salaud qui la touche. Toi, tu l'as perdue alors que moi je ne l'ai jamais eue."

Madeleine ne m'a jamais appartenue. Elle aimait ce visage, ce costume arraché à un innocent. Même une fois passé elle n'avait jamais retrouvé ce qu'elle avait perdu un an durant. Alors quatre années à mentir pour la garder, à scarifier mon nom dans sa psychée pour qu'elle n'aille nulle part. Fin du dernier acte et j'étais le seul véritablement lacéré par ces mois passés près d'elle, pour elle.
Erratique, je ne réalise même pas que mon discours est affolant d'incohérence. Je me fais acteur bien trop sincère soudainement, des gestes turbulents pour continuer de brailler des faits que je suis seul à comprendre. Et la jalousie, encore, pour lui qui a eu tout ce que je n'ai jamais mérité.

"Tu veux savoir pourquoi j'ai pas envie de mariage? Pourquoi j'ai pas envie d'être fidèle à une salope qui va sûrement me claquer entre les doigts? Je m'en fous de me lasser après une semaine, je m'en fous d'être cruel avec elle, je m'en fous de la mordre jusqu'à ce qu'elle pisse le sang. Mais après deux jours... je vais péter un câble. Je vais l'imaginer vagabonder avec n'importe qui. Je vais flipper dès qu'elle sera pas attachée à moi. Et là elle va voir tout ce qui cloche, tout ce qui déconne..."

Mes phalanges tremblent, je rêve soudain de fuir d'ici, moi qui n'avais pourtant jamais manqué de patience pour quelques heures enfermé. Je trépigne presque. Je veux partir.

"Ce sera jamais différent parce que j'suis pas un type bien comme toi. Et si j'existais pas, Paris irait mieux..."

Je veux mourir.

@Grégoire Nevers

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