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 Quinte Flush Royal. | Nora
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Sujet: Quinte Flush Royal. | Nora Mar 22 Aoû - 17:57 ()
Drugs ✝ Le hasard, cette église du mal.

Comme une diablerie de plus pour tourmenter les égarés, un placebo au parfum d'endorphine. L'odeur plastique des cartes à jouer me rendrait presque fou, elle qui est bien pire que la senteur enivrante d'un amour passager. Une amante cachée sous le masque du jeu, qui appelle et susurre des merveilles pour vendre la déchéance. La morsure est douce, délicieuse, mais douloureuse une fois la partie perdue. Ruine et tragédie, qu'ils sont idiots les débutants venus emmêchés se jeter dans les bras du monstre. Le jeu leur tourne le dos, les abandonne en arrachant quelques billets, quelques jetons, des paris sordides qui ne valent rien. Les vrais requins connaissent trop bien les sirènes du jeu pour se laisser attirer dans leur étreinte.
L'odeur des alcools imbibant les tapis verts me parvient, un semblant de souvenir, la mémoire olfactive est la meilleure. Je descends mon fond de whisky restant, brûle ma trachée. Les corps, les visages, les allures, tous ici me semblent être les vitraux d'une religion sans visage. Tous prient la même divinité informe qui les pousse à dépenser plus dans l'espoir vain et vénal de devenir plus heureux qu'ils ne sont. Ils achètent bonheur et insouciance comme des biens à collectionner. Des reliques durement payées. Ils devraient garder cet argent pour des enterrements.

Paye ta mort, elle t'offrira une meilleure vie.

Je ne suis pas eux, eux ne sont pas moi. La défaite, je ne la connais pas. Pas comme cet endroit, ses murs vides de fenêtres. Tu sais pourquoi? On ne voit plus le temps passer. Marketing exacerbé. Je ne regarde plus le jeu, plus rien. Je jette là des jetons factices, argent réel, grognant un pari stupide avant de plier mes pupilles sur mes cartes. Aussitôt reposées sur le tapis alors que mon attention dévie. Entre deux épaules de joueurs déjà paniqués, le cadre de ces ersatz passants dans la foule de clients. Ils vont tous mourir un jour.
Les gagnants ne cessent jamais de jouer, les perdants le font. Je ne compte plus mes parties, j'aime encore mieux compter les cartes, les heures, les minutes. J'attends qu'on me prenne, m'arrache à cette vie si douce, l'existence volée à quelqu'un qui souhaitait tant la perdre. J'attends et je crains. Il reviendra. Il me cherchera. L'Enfer n'aura de repos sans un passeur pour servir... de métro. Misère.
Tapis. Et j'en ai assez. Des jetons entre les doigts, jonglant d'une phalange à l'autre, je fuis la mondanité des vainqueurs pour retrouver la solitude qui pèse tant. Les présences, les rires, les étreintes. Je m'effondre presque, blasé, dans un canapé à l'écart des tables de jeu. C'est le regard absent que j'observe quelques scènes de genre entre les roulettes. La joie se meut en horreur chez quelques malchanceux, dommage. Mais la vision de serveuses aux sourires forcés leur redonne envie de parier, de s'endetter plus encore. L'amour de l'argent, le prix de l'attention.
C'est un signe discret à l'une d'elle qui me ramène un verre contre un jeton dans le décolleté. Facile. Il serait temps que j'arrête de venir m'amuser ici seul. Ou que j'abandonne le poker.

Je dois avoir une aura de solitaire.

Je soupire, baisse les yeux avec pitié en observant un autre idiot se faire emmener près du Black Jack par des serveuses avides. Les voilà les sirènes. Je le perds de vue aussitôt, comme s'il venait de se faire entrainer dans les abysses pour ne plus jamais revoir la lueur du jour. Prévisible. Et c'est là que je croise des iris un instant seulement. Je ne la connais pas. Impossible. Mais je ne dois pas être le seul à avoir une étrange aura autour de moi. Peu importe, j'en reviens à mon verre.

Seul.
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legends never die : La fille et l'épouse, Reine des Enfers et Mère des Saisons. Celle qui règne sur les humeurs du Styx et l'arrivée du Printemps. Celle dont Zeus décida qu'elle vivrait six mois sur terre et six mois dessous. Conteuse des temps perdus.
the mighty bush : Aura pour jouer à cache-cache ou à m'as-tu vu, pour semer le doute et le trouble... Pour embaumer l'atmosphère ou s'en effacer. Clairsentance pour tout savoir, ne rien ignorer, savoir deviner et pouvoir simuler. Absorption d'énergie vitale pour régner, conquérir, asservir.
Allegeance : De camp, elle n'a aucun. Perséphone s'est acharnée à fuir les siens pendant les quatre ans de leur retour sur Terre, et a pris le soin d'en faire de même avec les emplumés et les cornus. Rien ne l'intéresse dans ce Jeu des Ombres, si bien qu'elle affiche son indépendance en seul étendard et la la fuite comme unique précepte. Cependant, le réveil de Guerre et ses conséquences l'ont convaincue de rester à Paris, l'obligeant à accepter l'idée que les siens la retrouveront. Nul ne sait quel camp sera le sien, elle qui redoute sa mère comme son mari, les Olympiens et tous dieux chthoniens. Sa loyauté actuelle ne va qu'à Amaury et à l'université, à ses travaux de recherche, à l'existence dérobée qui est la sienne désormais.
these streets : Elle sait tout, Perséphone, parce qu'elle a pu observer. Même de loin, même depuis son coin... Tout comme elle ne sait rien, paradoxalement, restée à l'écart des autres pour échapper aux petites guerres de pouvoir qui déchirent Paris. Tout l'écrase et lui échappe, simultanément et sans une once de tendresse. Elle sait les anges, les démons et les dieux, elle sait que sa famille cherche à récupérer le pouvoir sur Paris, elle sait que les enfants du Paradis et ceux de Dis ne cessent de s'affronter... Mais elle ignore tout de leurs articulations et du fond de leurs relations, s'étant épargnée les détails de ces éternelles chamailleries.

Sujet: Re: Quinte Flush Royal. | Nora Dim 1 Oct - 18:36 ()

QUINTE FLUSH ROYALE Oh please don't you ever forget the rule, the one saying out loud that heads you lose and tail I win. We both know Hazard is a nonsense.

Such a lonely day And it's mine The most loneliest day of my life Such a lonely day Should be banned It's day that I can't stand The most loneliest day of my life And if you go, I wanna go with you


Ainsi c'est à cela que ressemble une demie vie. Le sourire triste, elle a le regard rivé aux épaules d'un homme, affalé dans un canapé, réclamant un verre en provenance du comptoir au bois sombre et précieux, bar d'un casino trop tape à l’œil, bondé et vibrant d'excitation. Les dépendants et les habitués se mêlent pour une nuit aux shots d'adrénaline des joueurs débutants.  Elle n'est pas à sa place, la brune aux yeux de biche qui contemple l'homme, là bas. Elle et sa petite robe noire, son blazer en tweed qu'elle enlève prestement quand un regard l'interroge sur son air trop sage, trop savant. Perséphone détache ses cheveux et s'installe au comptoir, commandant une coupe de champagne d'une voix lointaine, perdue aux souvenirs qui se précipitent dans sa boîte crânienne.

Il y a cette silhouette, avachie sur ce canapé, qui occulte toutes les autres, qu'elle a trouvée dans la nuée humaine qui emplit Paris. Il y a cette silhouette, qu'elle a suivie. Dans une rue bondée, elle aurait reconnu son aura égarée n'importe où, toujours solitaire, toujours mélancolique, à regarder les morts passer leur chemin et les vivants en ligne avant le passage de la Grande Faucheuse. Charon, pirate du Styx, Grand Navigateur, passeur légal des temps passés. Elle l'a suivi, quand elle l'a aperçu au détour d'une ruelle, sans savoir pourquoi, sans pouvoir se l'expliquer. Juste pour le retrouver, lui. Le retrouver comme auparavant, comme sur les berges, juste avant que la vérité ne vienne frapper leur étrange amitié. Comme elle aimait l'écouter parler, Charon, jusque dans ses silences, même dans les tréfonds de son indifférente pudeur. Te rappelles-tu, Passeur, de nos poétiques échanges sur le sens de tout cela ? De nos contemplations sereines des courants mortels du fleuve ? De ces histoires que tu me racontais, à demis mots, retraçant tes aventures et celles de tes passagers, apprentis moussaillons d'un instant? Elle n'a pas le courage d'avancer pour lui dire qui elle est, quand elle-même se pose la question de son identité, de la position qu'elle doit adopter depuis qu'elle s'est résolue à révéler sa présence à certain. Son aura planquée dans les tréfonds de son âme, dissimulée par ses pouvoirs de cachottière, Perséphone lutte contre l'envie de lui mentir, encore une fois. Pour le retrouver Lui, comme autrefois. Autrefois, cet adverbe qui la poursuit où qu'elle aille... La coupe de champagne au bord de ses lèvres carmines, la Reine se lève et fend la foule, d'un pas mesuré, jusqu'à rejoindre ce canapé et ce solitaire.

« La place est libre ? » demande-t-elle, sans attendre la réponse pour poser séant face à lui, s'excusant d'un sourire. « Vous venez souvent ? »

Et ça lui brûle la bouche, le mensonge qu'elle prépare déjà, teinté de vérités volées à la vie de Nora. Et ça ne l'amuse pas mais la rassure, bien malgré elle. Qu'il est reposant, Charon, éternel et imperturbable jusque dans les recoins de sa solitude.

« C'est ma première fois, ce soir. Et je me sens un peu seule, je ne sais pas vraiment pourquoi je suis venue... Disons que... »

Elle rit, se tournant vers la foule et la valse folle des aventuriers du pari et des kamikazes du hasard. Tout est fait ici pour voir céder les âmes les plus rangées au bonheur de la tentation. C'est qu'elle se sent un peu bête, l'archéologue, de l'avoir suivi jusqu'ici sans savoir quoi lui dire, sans oser s'installer à une table.

« Désolée. Je parle beaucoup... Vous aviez l'air rassurant, dans votre canapé. », qu'elle murmure, le timbre saturé de tendresse nostalgique. « Je m'appelle Nora. »

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