boom bitch
Après un long dimanche, mais pas de fiançailles, nous voilà de retour !
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dying to be born again
L'intrigue est de retour, pour vous jouer de mauvais tours... ou pas.
Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
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 i wanna see the world on fire {{ kaïs
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the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Elle se prend les bombes dans la gueule, la bouc émissaire, se fait chasser dans les rues, et le tout au nom de causes qu'elle connaît même pas. Jo, elle joue le jeu avec un bandeau sur les yeux, elle a beau se griffer le visage, ya que du noir partout qui l'aveugle.
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Sujet: i wanna see the world on fire {{ kaïs Ven 25 Aoû - 22:28 ()
i wanna see the world on fire

Lost my name, love left dry frost or flames skeleton me. Fall asleep spin the sky skeleton me. Soon comes rain dry your eyes frost or flames skeleton me. Fall asleep, spin the sky skeleton me. Love, don't cry  {{ @Kaïs Osmane


Ça écorche le cœur. L’absence, le vide. Le dépassé. Ça se tâte, ça dérape ; ça donne des envies d’oublis au goût cerise, au goût de sa peau nue effleurée par l’aurore. Quartier pourri. Quel foutu quartier de pourris. L’néon dans la gueule aveugle les opalines, pétrit les paupières froissées, elle flétrit. Elle se pâme sous l’artificiel, la fleur, elle se meurt mais tout doucement, en silence ; elle contemple la sentence emporter des bouts pourris d’elle. Ya pas d’intérêt à essayer de les rattacher. C’naturel, qu’ils disent. On va pas foutre de la glue quand on perd de l’épiderme chaque nuit, si ? C’est pareil. Jo. Oh jo, elle perd un peu d’elle tous les soirs. Si peu que ça se voit pas, qu’elle le sent pas, ou si peu, si peu. Si peu qu’elle se perd elle-même, un petit peu.

Il fait jour, il fait aube. Il fait insomnie. À peine les poumons prennent d’grandes goulées d’air que la gamine s’étouffe de misère. Les godasses raclent l’asphalte d’la route à y creuser un trou, comme pour persuader qu’elle tourne pas en rond, qu’elle va quelque part. La gamine veut étouffer cette impression d’être coincée dans l’vicieux. Peut-être que c’est ça, la vrai apocalypse, l’horreur d’un soir qui s’abat éternellement. Le goût du sang dans la bouche qui part pas, les rires gras, et la terreur, la terreur surtout. La duval a ouvert une porte qui veut plus se fermer.

Les guibolles s’enfoncent dans le baume parfumée de la clarté synthétique. Dans les bras, l’carton maudit. Remplis d’alexia, de ce que les doigts éparses ont foutu en vrac, frénétiques, la folie qui l’a embrassée, la poupée, toute la nuit. Elle peut plus regarder les traces qu’elle a laissé, son fantôme. Cruelle. Enragée. Capturée à son propre jeu. Jo, dans les bras blancs de l’ange, elle voulait oublier, s’enterrer sous sa chair pour faire comme si le monde tournait encore rond. Elle savait y faire, Alexia, lui foutre un sourire sur la face quand elle s’y attendait pas. Des sourires qui lui plantent un couteau dans l’dos. Le souvenir est sanglant. Une semaine qu’elle est plus là, une semaine que jo espère. Mais ya rien à foutre, chaque seconde où elle passe pas la tête par la porte pèse. Chaque item rappelle qu’elle est pas là. La télé qu’hurle qu’elle reviendra pas.

Et lui.

Ses dents blanches colgates. Sa voix prompteur. Elle qui évitait son émission à tout prix depuis la seine se surprenait à passer des heures entières devant des broadcasts, sushisé dans une couette, le dixième mug de café à la main, à guetter une faiblesse derrière la fausseté. Un indice. Il lui envoyait des messages, avant, mais avant tout était différent. Avant a des goûts de maintenant. Pas la première fois qu’elle est plus là, alexia, mais elle voulait pas dire tout ça, avant.

Elle frappe, quatre fois, à la porte, comme elle le faisait. Elle frappe et réalise que le carton tremble, ou ses mains, ou son cœur. Elle réalise qu’elle a plus de mots, qu’elle a aucune idée de ce qu’elle va lui dire, et qu’elle veut rien entendre de lui.

Pourtant, elle reste.

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Sujet: Re: i wanna see the world on fire {{ kaïs Lun 28 Aoû - 8:57 ()

Et si Paris brûle, et si l'apocalypse commence à déchirer le ciel, son monde à lui, il est déjà dévasté.
Y'a pas besoin de plus qu'une sœur idolâtrée perdue quelque part entre lui et la vérité pour que le quotidien se couvre sous la robe de l'enfer. Y'a vraiment pas besoin de plus.

Le retour du pilotage automatique.
Le retour de la détresse.
Le retour du néant.

Et le monde s'est arrêté de tourner, encore. Il a cessé de tourner Kaïs. Il a repaumé la planète autour de laquelle graviter. Loin de l'orbite Alexia, il flotte le môme. Il se laisse porter dans le quotidien qu'on trace pour lui. L'acteur passif, l'anti héros. Le mec qui sert à rien en second plan. On lui a encore arraché son équilibre. On lui a encore volé son oxygène. Ça crame les poumons, d'essayer de respirer sans elle. Ça lui bouffe l'âme de vivre sans elle. Ça a plus de saveur la vie, sans elle.

Et cet putain d'acide contre le palais a un horrible goût de déjà vu. Et ce putain de désespoir qui fait péter les anciennes cicatrices. Et ce putain de paumé assis sur le canapé. Il est là, le cul vissé sur le coussin, entouré de cadavres de bouteilles décimés un peu partout autour de sa carcasse. Il profite de ce moment où il est pas obligé de faire semblant. De cet instant où il n'a pas a répété le mensonge que oui, ça va. De simuler l'espoir de la revoir un jour. Parce qu'elle reviendra pas Alexia. Pas cette fois. Il le sait. Il entend tout bas les chuchotements à son passage. Il comprend que la chance a ses limites quand on lui bave qu'elle était revenue, la première fois. Mais tout le monde lui dissimule la vérité à coups de tapes dans le dos et de regards compatissants. Il remercie à voix haute pour le soutien, crache silencieusement sur les bienséances hypocrites. Et quand enfin il se tapit loin du paraître de la société, il coule. Il en pleurerait le gosse s'il se souvenait comment faire. Il chialerait qu'on lui rende sa sœur si ça pouvait attirer madame apaisement simplement quelques secondes. Mais on lui a jamais appris à faire rouler les larmes. C'est pas grave, l'autodidacte sait museler la peine autrement. Oh non, rien d'intelligent, rien de réfléchi. Il se retrouve à noyer l'injustice dans l'alcool comme un adolescent face au premier chagrin d'amour. Ça marche pas, ça l'empêche pas d'essayer. Ça empêche pas de tenter de se foutre en l'air. Doucement. Lentement. Parce que trop vite détruit, ce serait du gâchis. Trop vite détruit, le deuil aurait pas le temps de déverser l'acide pour tout ronger à l'intérieur.

Une semaine que son monde s'est arrêté de tourner. Une semaine qui en paraît cent.
Mais la dernière fois, il a tenu une année. Mais la dernière fois, il cherchait pas à comprendre. Maintenant, il se torture dans des hypothèses qui vont finir par le rendre fou. Maintenant, il aimerait bien dresser un garrot de ses doigts autour de la nuque du responsable.
Encore faudrait-il un responsable.

C'est les quatre coups contre le bois de sa porte qui le sort de sa léthargie. Il aimerait dire que c'est les quatre coups qui le font redescendre brutalement dans la réalité. Mais cette réalité n'ose plus le quitter, même quand il plane. Même quand il tente de se foutre la tête en vrac pour panser les plaies. Alors quand on toque à sa porte, l'automatisme prend le relais. Il se lève avec toute la douleur de ce monde et des autres qui pèse dans son dos.

Il ouvre. Il la voit. Et il referme.
Ça claque contre son nez à la seconde.
Pas elle. Pas maintenant. Plus jamais.
Elle a retrouvé le chemin jusqu'à sa porte un peu trop tard. Ou un peu trop tôt. Et si la dernière fois, elle a été son âme jumelle dans la chute, désormais c'est différent. Parce que désormais y'a eu un Jo et Alexia jamais approuvé par l'ego et le narcissisme du frère. Un aveu balancé dans sa tronche une fois le crime commis. Une fois l'affront fait et refait. Ouais, mais il a besoin de gueuler Kaïs. Au moins une fois. Il a besoin d'extraire ce nœud d'émotions dégueulasses de ses tripes. Peut-être que ça, ça le soulagerait. Peut-être que le poids des cris enfin déraciné l'allégerait. Là, quelque part près du cœur ou de la mauvaise foi lovée contre son ventre.

Le chagrin dans les muscles, l’insolence dans les veines, il tire la poignée une seconde fois. Y'a pas de sourire, y'a pas de blagues pour l'accueillir, y'a pas de holà ou de confettis balancé sur sa face. C'est terminé tout ça. C'est terminé. « T'as pas coulé finalement. » C'est pas faute de l'avoir espéré au moment où il l'a laissé barboter seule dans les ténèbres. Offensé, vexé. Trahi. Il a aspiré au pire. À la fin de Jo. Parce que la démesure en perd sa définition quand ça touche Alexia. Littéralement. « Même la Seine a pas voulu de toi ? » Il sonde le réconfort à chaque mot jeté. Mais l'attitude de gamin effronté n'attire pas la récompense malgré l'acharnement à la désirer.

Y'a vraiment pas de solution hein ? Condamné à subir la peine sans aucune drogue pour apaiser le martyr du dimanche. « Sérieusement, Jo, qu'est ce que tu fous là ? »

_________________


Soon
To the brave and the petrified, we all fall down. To the slave and the civilised, we all fall down. To the lovers we left behind, the bad days, the good nights. In the great shipwreck of life, we all fall down.

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