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 What's my name? | Arla
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Sujet: What's my name? | Arla Lun 28 Aoû - 1:15 ()
Bitch Came Back ✝ Ca geint. Ca crie. Ca étouffe.

Et il n'est même pas encore neuf heures du matin. J'ai tout le temps de retrouver une allure décente après un filet d'eau et des fringues potables. Le miroir défoncé par la vapeur me renvoie le reflet de marques noirâtres sur les épaules. Corps faiblard, un dégoût plus ancré chaque jour dans cette apparence que je n'ai pas demandée. Trop souvent embrassée malgré mes mutilations exacerbées. L'encre n'efface pas les souvenir de la chair, les cicatrices qui frôlent mais persistent là. Une reminiscence de couple avorté. L'invisible souvenir, au creux du trapèze, d'une trace de rouge à lèvres volée. Fait chier.
Je baisse les yeux, retrouve le calme et l'oubli en cherchant la porte d'entrée, la fuite, la sortie. On m'attend ailleurs, on m'attend dans un état meilleur. Cigarette , mes poumons respirent la cendre sous le noir de mon t-shirt. J'ai décidé d'y aller à pied, de rejoindre mes affaires sans le confort d'un richissime salaud de plus. Egalité pour tous et bordel partout.
Paris sent la cendre elle aussi, elle crachote péniblement chaque fois que je la vois. Une mourante, Paris est une mourante. Et c'est grâce à moi, à tous mes collègues d'en bas. Ma faute aussi. Aurais-je été meilleur si on m'avait fait ange une fois le pied dans la tombe? Peu importe maintenant.
Je travaille. Je paye. Et c'est avec toute la fidélité dont je suis capable que je me rends auprès d'Alastor. Le seul démon que j'aimerais voir sur un trône. Un frère, un ami, un modèle. Mais un égal, comme les autres, avec la particularité de me supporter assidument. J'ai un rapport à lui faire, des idées à lui exposer sur les quelques minutes de sa pause café. Bref. J'y vais pour affaires.

Dans ce silencieux bâtiment du Nouveau Monde.

Paperasseries froissées, des ongles manucurées sur les claviers, l'odeur de l'encre. Je déambule dans les étages, les escaliers, les couloirs en croisant des visages génériques qui m'évoquent des visites passées mais que je n'ai jamais réellement retenus. J'ai déjà parlé à certains, au détour d'un couloir, entre deux étages d'ascenseur, près du bureau d'Alastor. Des banalités sans fin, du ridicule dont j'abhorrais chaque instant. L'humanité avait de retentissants avantages, les mondanités et politesses n'en faisaient pas partie.
J'arrive plus tôt que prévu près du bureau du grand patron des environs. Une profonde envie de me plaindre émerge, traduite par une brusque envie de nicotine que je ravale dans mes poumons ternes. Mes yeux dérivent çà et là avec la vaine volonté de voir passer le temps plus vite. Rien n'y fait. Je ne vois à nouveau que des inconnus, certains me font de vifs signes parés de sourires forcés? je rends des esquisses de salut sans véritablement savoir à qui. Je ne veux voir qu'Alastor, pas ces humains qui me dégoutent tant leur obéissance à un travail minable les enferme dans une routine ignoble. Ils ont besoin d'argent, comme tout le monde.
Je souffle mon impatience avant de faire demi-tour. Prendre l'air un instant ne m'empêchera pas de voir Alastor d'ici quelques minutes et l'addiction à la cigarette est pire que tout. J'ai envie d'une connerie entre les doigts. Des politesses de trop attirent mon attention qui manque de bousculer une brunette sur qui je baisse les yeux. Encore un visgae étrangement familier et auquel je n'associe pas le moindre nom pourtant. A, a, ana, ama, ara, mara, maria... Peu importe au fond. Une banale secrétaire remplaçable au moindre faux pas, comme tout le monde ici.

"Ah... Maria, c'est ça? Tu tombe bien, je cherchais Ethan mais j'imagine qu'il a encore une réunion à la con."



@Arla E. Mars
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Dieux
homecoming : 25/07/2017
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pretty face : Alexandra Daddario
julius caesar : (c)ultraviolences & (c)Beylin
legends never die : Enyo, déesse de la guerre destructive, des batailles. Là où Arès représente la guerre dans son côté glorieux, combattant, héroïque, elle, elle est la personnification de l'horreur de celle-ci. Elle fut surnommée "la destructrice de villes" dans plusieurs écrits. Déesse guerrière, elle est l'inhumanité qui se cache dans chaque bataille menée par les Hommes.
the mighty bush : Clairsentance : Cette capacité permet à Arla de percevoir l'histoire d'une personne se situant autour d'elle. Des petits bouts, des lueurs, des éclats, des détails qui peuvent être forts utiles pour la jeune femme, pour manipuler ces petites âmes. Trouver leur faille, et les attirer dans les méandres de la guerre.
Résonance de violence : Ah, la petite Arla, elle aime ce pouvoir... Attiser la violence, de pousser les êtres l'entourant à la révolte... Lorsqu'elle est là, les batailles se font plus enragées, les morts s'entassent, et le monde perd la raison.
Allegeance : Arla, elle est supposée suivre les ordres donnés par les Olympiens. C'est l'illusion qu'elle donne en tout cas. Cependant, elle préfère se frayer son propre chemin. Elle se mêle aux révolutionnaires, se fait passer pour une humaine lambda. Elle cède le doute dans l'esprit des humains, des anges et des démons. Elle se joue de tout le monde, même son propre camp, au risque que cela lui retombe.
these streets : La déesse est au courant de tout, que ce soit par rapport à l'arrivée des dieux, anges et démons ou des différentes prophéties. Néanmoins, elle se contente de faire profil bas et d'observer les évolutions du monde, en attendant le bon moment pour faire tomber le masque...

Sujet: Re: What's my name? | Arla Mar 19 Sep - 22:16 ()
What's my name ?
Trent & Arla

La même routine, chaque jour, qui l’enfonçait peu à peu dans une apathie certaine. Arla n’appréciait pas forcément travailler au Nouveau monde. La censure démoniaque y était plus que présente, avec ce propriétaire de journal tout sauf angélique. Il était là pour faire respecter une certaine propagande et idée, et si la déesse ne s’était pas encore rebellée ou barrée, c’était simplement parce qu’elle avait besoin des renseignements qu’elle obtenait ici, même si quatre-vingt-dix pour cent étaient supprimés au cours de l’écriture d’un article. Une épuration énorme à laquelle elle se pliait, pour le bien de ceux qu’elle considérait comme sa famille. Pas les dieux, non, eux, cela faisait bien longtemps qu’elle les considérait comme de simples parasites. Mais plutôt pour les révolutionnaires. Après des années, elle avait fini par se sentir bien en leur sein. Elle avait gagné de l’importance auprès des humains, bien plus que beaucoup des autres divinités. Une place de choix dans ces actes de violence, qu’elle suivait et attisait avec autant de ferveur que par le passé. La guerre, la violence, c’était son domaine, c’était indéniable. Après tout, elle était la sœur d’Arès, sœur d’armes mais aussi véritable sœur… Si proche de lui, mais désormais si loin.

Les transports étaient toujours une horreur, pour elle qui n’aimait les bains de foule que dans le cas d’un massacre en règle. Il fallait retenir sa nature profonde, ce besoin de sang, et surtout réfréner sa susceptibilité. Parce que les parisiens n’avaient pas changé malgré les événements, toujours aussi pressés et désagréables, comme décrits dans les livres d’il y a un demi-siècle. Et puis Enyo avait appris qu’être une femme dans ce type de monde était bien différent que son rôle en tant que déesse, dans ce passé si lointain. Elle avait été crainte, admirée, détestée, mais jamais elle n’avait été considérée comme un objet. Enfin, elle savait que ce n’avait pas été le cas de d’autres, mais elle avait une place un peu particulière. Moins qu’Athéna, la déesse guerrière, bien évidemment, mais elle se débrouillait.

Un coup d’épaule lui arracha une grimace, et un regard noir terrassa son « agresseur » en une seconde. Il s’enfuit en baissant ses propres yeux, baragouinant des excuses toutes certainement plus pitoyables les unes que les autres. Heureusement pour lui qu’elle était en retard pour aller bosser, sinon cela aurait été bien plus loin qu’un simple regard. Oui, il aurait certainement regretté d’avoir osé la bousculer comme un malpropre. Un profond soupir quitta ses lèvres alors qu’elle récupéra son sac tombé au sol. Bon, il fallait qu’elle y aille au pas de course désormais. Son patron n’était pas connu pour être des plus laxistes, et elle avait surtout besoin que sa couverture d’employée-modèle tienne. Alors… La course contre la montre s’enclencha.

Juste à temps elle poussa les portes du bâtiment, badgea pour attester de sa présence dans les temps. Avec un bref sourire à ses collègues, elle se glissa derrière son bureau, déverrouilla la merveille technologique qu’était l’ordinateur mis à sa disposition, et auquel elle avait toujours un peu de mal à se faire, et entreprit de brasser les dernières nouvelles. Un travail rythmé par le tapoti des doigts vernis sur les claviers des autres personnes présentes dans cette pièce. Jusqu’à un appel du supérieur. Elle se déplaça, se posa dans le bureau quelques minutes, histoire d’écouter la réclamation du directeur. Une réunion de dernière minute pour au moins deux heures, et il lui déléguait donc sa part de travail à lui. Super. Elle était RAVIE, cela va de soi. Néanmoins, elle se contenta d’accentuer son sourire avant d’assurer que tout serait fait dans les temps et de prendre congé. Encore une journée qui s’annonçait parfaite..

Le coup d’épaule offert sur le chemin du retour alors qu’elle était plongée dans ses pensées, deuxième de la journée. De quoi la faire exploser pour de bon. D’autant plus que le visage de l’homme lui était familier. Bien trop familier. Et pas forcément pour de bonnes raisons. Pourvu qu’il ne lui adresse pas la parole, pourvu qu’il ne lui donne pas une raison supplémentaire de laisser la colère prendre le contrôle de son corps… C’était bien trop demandé en fait. Maria. Ce mec ne pouvait-il donc pas se souvenir de son prénom, plutôt que de lui en donner un différent à chaque fois ? Ce n’était pas humainement possible d’avoir si peu de mémoire, réellement. Sa question lui fit serrer les dents, mais elle répondit tout de même, après une profonde inspiration :

« Bonjour Trent, comment allez-vous aujourd’hui ? Vous semblez avoir une fois de plus oublié la politesse élémentaire. Quant à Ethan, il vient tout juste de rentrer en réunion en effet, vous devriez pouvoir le revoir d’ici deux heures. »

Le vouvoiement n’était que façade, et il ne pouvait pas y avoir moins respectueux qu’Arla à cet instant précis. Elle n’appréciait réellement pas l’homme qui se tenait face à elle, et qui lui manquait de respect dès qu’il la voyait. Et malheureusement pour lui, aujourd’hui, la déesse n’accepterait pas ce pas de travers de trop. Une de ses mains agrippa le poignet de Trent, y effectuant une pression énorme, supérieure à celle d’un humain lambda, et le tordant légèrement. La brune se rapprocha, allant presque jusqu’à murmurer dans le creux de son oreille :

« En revanche, je suis contrainte de vous dire qu’une fois de plus, vous vous êtes trompé dans mon prénom… Et il serait peut-être pour vous de recevoir une petite leçon. Je ne suis pas un chien qui vous appréciera et respectera qu’importe comment vous l’appelez, et vos liens avec Ethan ne changeront rien à cela. »

La froideur s’était emparée de tout son être, glissée dans chacun de ses mots. Quelques minutes avant le jugement…

@Trent Lacroix

Spoiler:
 

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We see in the plain corpses upon corpses, and horses lying as they fell, and the arms of the warriors as they slipped from their hands, and this mire of gore in which they say Enyo delights.
Divide & Conquer
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Sujet: Re: What's my name? | Arla Lun 2 Oct - 11:06 ()
Shut Your Mouth ✝️ Il s'appellait Robert Paulson.

Ils répètent ces quelques mots inlassablement, un écho dans ma tête, souvenir d'une soirée Netflix and chill donc je n'avais réellement retenu que ça. Des siècles en Enfer et j'ai perdu la mémoire des visages, des noms, les souvenirs les plus évidents. Je n'ai plus rien au fond du crâne sinon des places vides, des silhouettes absentes qui se font plus floues chaque jour. Retenir le nom de mes êtres chers, de ceux qui m'ont vu humain, impossible. Alors retenir celui d'une insignifiante secrétaire, impossible.
Une pression, la douleur légère, je crispe les phalanges en la sentant chercher la violence physique pour expliquer sa rage intérieure. Je me prends à la fixer en songeant à ce qu'un regard si noir peut bien cacher. Un père violent, un frère jalousé, un sexisme constant. Elle parle de respect, d'appréciation, de mon homologue canin. Une légère menace au fond de la gorge qu'elle semble presque grogner. Elle est chien de guerre bien plus que moi.
Mes yeux dans les siens, je manque de ravaler le sourire qui me taraude depuis qu'elle m'a agrippé. Je jubile de la voir si prompte à s'énerver, je vois en elle ce que je force tant de pseudo anarchistes à ressentir. La haine. La violence. La passion. Un éclair dans le regard qui ne lâche plus sa cible. Le capitaliste ou moi, peu importe. La révolte au creux des pupilles, elle est là.

"Un peu de résistance? J'adore. D'habitude je tiens pas la main avant le deuxième rencard mais d'accord."

Un plan? Quel plan? J'ai deux heures à tuer et ce bureau n'est pas le mien. Et les bleus de la semaine dernière commencent à s'estomper.
Je roule une épaule libre, le mouvement se poursuivant le long des muscles jusqu'à des phalanges qui viennent saisir avec une douceur déconcertante le poignet de la brunette. Un gosse. Je me veux gosse qui imite sa petite camarade de jeu pour chercher à l'agacer davantage. Elle va me détester.
Une douce froideur se faufile le long de ces veines que j'ai volé, passant discrètement sous l'encre couvrant bras et torse sur la carcasse que j'ai ravagé. Coups et blessures. Aiguilles et sutures. Je sentirais presque un reflet noircit dans mon yeux révéler une nature si peu angélique. Le rictus en coin ne se détache plus de là et l'arsenic anarchiste sous mes doigts envenime la secrétaire dont le prénom me revient subitement.

"Ca doit être chiant de bosser pour Ethan. C'est pas un cadeau quand il a décidé d'être un fils de pute. Surtout quand on est au bas de l'échelle..."

L'idée soufflée. La supériorité hiérarchique et cette pauvre Arla rendue subordonnée d'un patron sans doute ingrat. Un salaire ridicule pour des efforts constants. Une patience infinie avec des collègues idiots. Et la seule satisfaction d'avoir un poste plus ou moins stable dans une ville en ruines. Ah, qu'il est doux de penser à quel point le patronnant nous encule.
Mes doigts se trainent encore sur son poignet, prêts à lâcher si elle s'écarte, déterminés à continuer si elle n'arrête pas. Le démon en moi s'acharne à infiltrer ses idéaux pour les façonner à l'image des miens. Je sens presque le carnage au fond de ses poumons étouffés par la colère dans le rythme battant de son fracas cardiaque. Ce même myocarde dans lequel mes aptitudes infernales s'immiscent toujours pour la faire craquer. Frustration. Rage. Injustice. Le berceau branlant et dégueulasse de l'anarchie.

"A moins que ce soit après le boulot que le problème se loge. Ta soeur fait tout mieux que toi je parie? Ou alors c'est papa qui n'est jamais fier de toi?"

Mon timbre de voix, plus doucereux, tendre, se faufile plus près d'elle alors que je susurre tout bas comme elle tâchait de le faire si bien. Ma prise se resserre lentement pour assurer à mon démoniaque poison de s'infiltrer jusqu'au ses veines les plus fragiles. Si près, j'entendrais presque ses artères s'affoler.

"Tu vas quand même pas me faire croire que c'est moi qui te mets dans un tel état pour si peu, Arla..."



@Arla E. Mars

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Sujet: Re: What's my name? | Arla ()
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What's my name? | Arla
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