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Dans tous les cas, c'est par .
paris versus the apocalypse
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 Le suicide s'appelle meurtre. | Sidonie
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Dieux

Sujet: Le suicide s'appelle meurtre. | Sidonie Mer 27 Sep - 23:58 ()
Love Will Tear Us Apart ✝️ Volutes.

Dans la fumée, dans les reflets qui parcourent le verre teinté d'une bouteille à demi vidée. L'âpre des bulles qui viennent mourir sous le palais avec l'amertume saisissante. Blonde ou brune. Fais ton choix. Elles sont toutes là.
La mienne est brune, dégueulasse, car tiède et bon marché. Mais l'instant n'a pas de prix, lui. Seule l'étiquette collée à même la transparence de la verroterie a une valeur quelconque. Le sourire que m'adresse une Cosette encore costumée dans ses haillons finement cousus vaut de l'or. Elle s'amourache de l'image que je lui ai vendu, de ce poète sans le sou qui s'égare près des théâtres pour emprunter quelques masques. Elle est actrice, je suis menteur.

On se ressemble.

Les bonnes ententes font les bonnes affaires. Cà et là dans Paris, j'ai des noms différents, des surnoms illicites pour faire la propagande sinistre de fêtes sabbatiques. Cosette traînera des invitations anonymes dans les recoins de son auditoire, des fortunés encore debout dans le Paris maculé qui paieront pour un goût de mort dans la bouche. Moi c'est la bière qui finit de descendre dans ma trachée. Une fesse claquée dans un dernier soupire amusé. L'infortunée artiste repart comme elle venue, laissant derrière elle une caisse faussement oubliée d'artifices théâtraux. La prochaine fête sera masquée, de quoi plaire aux amateurs des Misérables.
Mon dos retrouve le mur, s'appuie là dans l'attente de mon second rendez-vous de la soirée. Les nuits sont agitées, les journées insomniaques. Ultime gorgée, je délaisse dans un lancer le verre qui se brise près du sol, un fracas délicieux dans les quelques crissements de pneus de la ruelle, accompagnant les lueurs grésillantes d'un lampadaire. Pour d'autres le cadre d'un assassinat, pour moi le confort d'un quotidien.

Chérie, c'est moi. Je suis rentré.

Crieraient presque les rats galopant entre les ombres des bennes métalliques. Les étoiles montantes d'un autre genre de planches. Les feux de la rampe, ils ne les connaissent que de l'interstice ridicule séparant le glorieux théâtre de la ruelle maudite. Merde, ils nagent dans la merde. Chanceux grigri des artistes. Faut-il donc toujours leur crier "merde" pour qu'ils osent se présenter sur scène? Susurrer Hamlet leur suffirait à prendre peur, ignorant la lumière tremblante du succès au nom d'une anecdote supposée malchanceuse. Comme je hais ces bluffeurs ratés qui n'exercent que pour l'art plutôt que pour l'or.
Une obole danse entre mes phalanges, mon regard se perd sur le macabre d'une ampoule qui meurt au creux de sa lampe. Le chaleureux halo crève, devenant une parcelle noircit au milieu des autres lampadaires. Et l'abord du théâtre devient alors la scène de toutes les tragédies. Lumière, rideau.

Action.

Car les dieux sont ainsi faits. Parfaits. Les entrées les plus dignes, les publics les plus fervents. Être une divinité, ce n'est pas écrire des lois. C'est jouer un rôle. Devenir l'icône d'un peuple, l'idole des faibles. Héros ou humains, tous mortels, tous abandonnés au Styx par mes soins, ma douce, ma tendre Styx.
L'attente douloureuse me plonge les pupilles dans un vide abyssal. Le reflet doré sous mes doigts s'est estompé. Arrêté. Je lève un regard bleuit par des nuits sans sommeil sur une silhouette tragiquement belle. Le deuil lui va si bien.

"J'ai faillit t'attendre."

Mes épaules lâchent la grisaille bétonnée. Je retrouve mon fleuve adoré, celui de tant de noyés, malgré des traits aujourd'hui si différents. Des doigts s'y perdent, remonte sa divine mâchoire face à la mienne. Eternellement voués à ce petit jeu. Acteurs d'une vie, menteurs d'un seul rôle. Que serait un passeur sans un obstacle?
Un sourire d'une rareté dégueulasse se feint près d'une commissure de lèvres. Je me fais le meneur improvisé de cette vaste plaisanterie entre nous deux.

"J'allais partir sans toi et te refaire des infidélités avec la Seine."


@Sidonie Osborne

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I think I'm going mad.
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from all the drugs I've had.
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Sujet: Re: Le suicide s'appelle meurtre. | Sidonie Dim 1 Oct - 22:45 ()


le suicide s'appelle meurtre

SIDONIE & DANTE

Le soleil se lève, puis se couche. Une routine bien lassante. Malgré tout je m'y plaisais bien sur cette Terre bien intrigante, dans ces rues sales de Paris. Derrière ce décor brillant, on ne demandait que de la rigueur et de la brutalité. Oh mais je comptais bien être sans pitié. Au moins j'étais libre dans la capitale, ne me souciant de rien, tout en m'amusant avec ces curieux humains. Je regardais la Seine avec une certaine ironie, et presque avec du mépris. Qu'elle était seule. Je connaissais que trop bien la solitude, je devrais la comprendre cette Seine qui comme moi restait témoin de ce beau bordel. À la différence, c'est que j'aimais me couler auprès des démons et faire semblant. C'était tellement plus distrayant d'abîmer un peu plus ce Paris beaucoup moins enchantant, et d'apeurer ces petites créatures, d'agiter leur nid. Les humains se trouvaient au milieu de toute cette guerre entre les anges et les démons, et en tant que déesse j'arrivais telle une spectatrice, dirais-je, bougeant la tête de gauche à droite pour admirer le spectacle. Je les voyais s'agenouiller, courir. C'était le cas de le dire d'avoir le diable à ses trousses. Enfin presque. Ils avaient le fleuve des Enfers, la Haine en personne à leurs trousses. Mais c'est pareil, le Diable s'habille bien en Prada, non ? Je me souvenais du monde souterrain. Sur mon lit, avec tous ces macchabées autour, je m'ennuyais et j'en avais marre d'attendre. Je me levais, et me réveillais dans la lumière face à la grande dame de fer. Oh ce jeu commençait à être une belle partie de plaisir. Cigarette en main, je marchais d'un pas déterminé et toujours la tête ferme regardant devant moi. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas senti aussi désinvolte, et j'aimais ça. Mais je n'oubliais pas pour autant mes confrères, mes camarades, dirais-je. Même si je n'appréciais pas tous les dieux de l'Olympe, que je ne côtoyais pas réellement en vérité, Zeus n'avait rien à craindre, j'étais toujours là.

Oh mais je n'ai jamais voulu reposer en paix

 Ce qui m'importait le plus c'était de pouvoir brûler la chandelle par les deux bouts, au sens propre comme au sens figuré, et surtout d'être parée de vêtements et bijoux les plus luxueux. Je profitais de tout et n'importe quoi, et personne ne disait rien. Je portais ce masque à merveille, à vrai dire. J'avais beau avoir l'air toute fripée, j'étais pour le moins respectée. Cependant je ne brillais toujours pas, ça m'était bien égal en fait. Je ne voulais pas briller, contrairement à la grande dame de fer. Je suis restée beaucoup trop longtemps dans mon lit régnant dans la pénombre, près du roi et de la reine du monde souterrain. C'était une vie que j'embrassais, et la haine ne m'avait jamais quittée. Il y en avait un qui ne m'avait jamais vraiment quittée non plus. Ce bon vieux Charon. Inséparables compagnons, il voguait nuits et jours sur mon flot. Sa barque caressait mes vagues, pour l'éternité. Je me tenais devant le théâtre. On jouait bien nos rôles désormais, et incarnait notre personnage au sens propre. J'avais, disons, emprunté un corps pour venir ici. Par contre, l'ancienne propriétaire ne reviendra plus. J'ignorais les pancartes rebelles, et avançais pour retrouver le passeur. "Il faut bien savoir se faire attendre." lui répondis-je presque froide. Le voilà qui se noie, comme d'habitude. Mais lui seul pouvait bien me comprendre, lui seul est à mes côtés. Il était le seul que je n'arrivais pas à haïr. Quel comble. "Des infidélités avec la Seine." Je riais. "Tu me fais bien rire vieillard." lui répondis-je tout en portant mon doigt vers sa bouche puis vers sa joue pour la caresser vivement. "Alors un théâtre. Vraiment ?" lui lançais-je. "Dis moi combien d'âmes tu as laissé s'égarer ?" finis-je l'air presque taquin. C'est qu'il savait très bien faire son boulot, en toutes circonstances. On portait ce masque à merveille..


(c) proserpina






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there's blood in the water but it tastes so sweet. we've made such a mess of this place; I'm cold, already dead. Oh I guess the devil's back. A set of empty bones. We've made such a mess of this place, there's blood stains on your face.
NO MERCY
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