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Dans tous les cas, c'est par .
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 Twist and shout [Malphas]
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the last young renegades
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Illustre inventeur du poker, berger des brebis retorses.

the mighty bush : Au nez et à la barbe - Illusions
Échec et mat - Un coup d'avance

Allegeance : Les démons de la Duperie sont des fléaux individualistes dont on s'accommode, l'une des sphères les plus chaotiques et les moins appréciées du Royaume de Dis.
Insolent, peu ambitieux, discret, raillé par ses congénères... Les siècles à ne pas renverser un pouvoir en place ont inspiré la confiance de ses décadents supérieurs et lui ont valu son poste. Un contrat presque éclairé entre parties conscientes de la nature de l'autre.
these streets : Les anges, les démons, les templiers... le grand échiquier.
Il ne sait pas que les dieux s'y sont rajoutés. Félix cherche par tous les moyens à traquer les disparus et débusquer les identités de chacun, dont il rend part à sa hiérarchie.
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Démons

Sujet: Twist and shout [Malphas] Sam 30 Sep - 20:51 ()
Twist and shout
You know you twist so fine

Démon de l'auto-conviction ?

Elle est partie. A Londres.
Le voilà prêt à reconnaître ses erreurs, expier ses horribles pêchés, subir le courroux terrible de l'objet de tous ses tourments... et Madame est allée se faire pendre à Londres.

Les démons ne connaissent ni le remords, ni la mélancolie. Il aura déjà fallu à Valafar une approche terriblement cartésienne de la situation pour s'apercevoir de sa faute, répugner l'idée de la faire souffrir elle pour songer demander pardon pour ses erreurs à lui. Faut-il  l'aimer comme un fou pour arracher aux tréfonds de l'enfer, les souvenirs brumeux de son empathie - inexistante pour tout autre quoique funestement insuffisante. Alors, face à un tel fiasco, ce n'est ni le doute ni la désolation qui s'emparent de lui. Ni plus ni moins que de l'impatience, de la colère. Laissé seul sans une femme pour souffrir de son égoïsme, Monsieur s'y adonne et s'y vautre sans un soupçon de honte. Elle devrait être là. Elle devrait l'attendre, bien sagement dans les quartiers qu'elle occupe pour ses virées parisiennes. Elle devrait être là pour l'écouter, là pour lui pardonner, là pour lui faire l'amour. Si le profond respect qu'il a pour cette femme l'accable de telles pensées à son égard, la seule tonalité de son cellulaire français hors service le plonge dans un agacement vif. La voix lapidaire et formelle de sa messagerie le vexe à ne plus savoir se tenir, ne plus rien écouter qu'un profond instinct d'auto sabotare.

Dans un élan d'intelligence, un sursaut de survie, Valafar se retient de laisser un message incendiaire, balance l'appareil inutile au creux de sa main contre un mur.

Dans la fumée opaque d'un cubain rare, il expire ses réflexes abominables. Un liquide vieilli, fumé, tourne avec impatience dans un verre en cristal, au creux de ses doigts serrés. En face de lui, sa compagnie de la soirée, divertissement éphémère. Un templier, soldat comme lui, jeune comme lui, d'ailleurs ils ont fait leurs classes ensemble. Un rat de bibliothèque aussi mauvais à l'épée que lui, qui n'aime rien tant que les textes saints et les oeuvres de fervents utopistes. Mais à l'écouter palabrer sur Thomas More, ce n'est ni la mièvrerie de l'homme ni l'idéalisme illusoire de son livre qui l'agacent, mais bel et bien ce rappel outre manche, ce pays infâme qui lui a volé l'objet de ses désirs. Cette mer minable, froide et sans la moindre couleur, qu'il viderait volontiers s'il en avait le pouvoir, pour marcher jusqu'à Elle et la convaincre. Morose, Valafar laisse ses pensées dériver sur le souverain de Sir More, funestement célèbre pour ses nombreuses femmes et les guerres séparatistes qu'elles auront fini par déclencher. Obésité morbide à part, il ressent tout à coup pour le roi fou, une certaine sympathie, une connexion fugace. Cela dit il a déjà beaucoup de mal à ne pas infliger de honte à une seule femme, alors il n'imagine pas répéter l'exercice avec cinq. Et si certains voient dans la polygamie, une aubaine miraculeuse, Valafar est conscient que mille femmes officielles ne lui suffiraient pas - tout l'intérêt de son existence est de faire céder les officieuses, même s'il leur résiste désormais.

Et ce n'est pas la compagnie assommante de son petit rat qui pourrait décemment le divertir des affres de ses propres instincts.


Lieutenant des mauvaises idées ?


" Si je devais déranger Madame Lesquen pour tous les individus qui prétendent la connaître, je ne serais plus à ce poste depuis longtemps. "

Eh bien eh bien eh bien. Un gorille avec de la cervelle, voilà qui est assez rare pour être noté. Tu les recrutes chez les recalés de la C.I.A, tes chiens de garde ?

Félix insiste, Félix déclame, Félix s'adonne à une comédie sociale qui manque de le faire plier. L'ironie c'est que pour une fois, ses serments sont de bonne foi, ses prétendues accointances avec la reine de la soirée, la plus stricte vérité. Mais la vérité ne paye pas autant qu'on le prétend et il se confronte à un échec cuisant. Il est passé minuit, la première partie de sa soirée était à désespérer de toutes ses espérances et son humeur n'est pas à la patience.
Il voit l'hésitation fragmenter la mine patibulaire du videur, un peu plus à chacun de ses palabres, plus hésitant à mesure que son regard glisse sur son costume de grand couturier à la clarté audacieuse, son visage bonhomme, son sourire irrésistible tiré sur une rangée de dents blanches. Malheureusement, cette fois la terreur que lui inspire Malphas est plus forte que la sympathie de Valafar, et Discorde marque déjà un point à zéro pour Duperie, avant même leur rencontre.

Mais il n'est pas homme à se décourager d'un léger retard.


Commandant des suicidaires ?


Valafar jette les clés de voiture dans un casier sécurisé prévu à cet effet. Il abandonne derrière lui la veste et la casquette subtilisées au voiturier en pause, trop négligent, qui à cette heure doit avoir raison de craindre pour sa propre vie - ou du moins son job, puisque les règles de ce monde sont aussi ennuyeuses que laxistes. Dans une inspiration narcissique, il laisse s'évaporer le parfum de cette femme dont les doigts se sont attardés dans les siens, et son regard dans ses yeux quand elle lui a tendu les clés - ou, plus satisfaisant encore, le souvenir de sa compagnie de soirée, affreusement agacé par l'outrage de la scène. Dans cette satisfaction facile et très éphémère, Valafar franchit la porte des artistes pour plonger dans la foule de la soirée.

Les robes de haute couture tombent comme des rideaux cousus dans les tissus de l'Olympe sur des silhouettes élancées à qui on n'autorise qu'un voile de peau sur les os, craignant l'injure d'un seul pli sur les vêtements de luxe. Des bulles indécemment chères éclatent dans leur verre en cristal, à demi touché, parce que l'alcool est une explosion calorique proscrite - la poudre dans leur nez, en revanche, ne fait pas prendre un gramme... Elles déambulent sur leurs chaussures vertigineuses comme on marche sur des coussins, sous le regard d'hommes fascinés par leurs visages, à défaut de courbes où faire glisser le regard. Au milieu de la décadence anorexiques de canons esthétiques absurdes, des invités plus humains, plus laids, plus sévères - juges impitoyables d'un monde trop exigent pour le commun des mortels.

Et entre les corps, la chevelure blonde en cascade, dont la seule vue arrache à Valafar un sourire inhumain. Si la femme que l'Angleterre lui a pris sait lui arracher une tendresse à laquelle il commence à devenir dépendant, celle qui se trouve dans cette salle éveille en lui des soupirs libérateurs. Il suffit de la voir pour se sentir plus léger, comme si tout le poids de son affreuse culpabilité se soulevait comme un voile de ses épaules accablées. Parce qu'elle n'a plus lieu d'être. Parce que sa nature profonde n'a rien à se reprocher et la seule vue de Malphas parvient à le lui rappeler.

Il s'agit maintenant de prendre garde à ne pas trop l'écouter.

" Ton partenariat avec Famine se porte bien, on dirait.  " Elle a dû le sentir dès qu'il est entré dans la salle, et il a vu sa nuque frémir imperceptiblement de cette intrusion insolente. Elle l'a laissé approcher,
Valafar le sait, dès que son assommante compagnie a bien voulu la lâcher,
même de dos, même sans le voir. Assez pour que la chaleur de son corps caresse ses épaules nues et son souffle bas, l'hélix de son oreille. La ligne de sa nuque. Il n'a cependant pas le temps de savourer cette audace autorisée qu'une lourde silhouette fend la foule, droit vers lui, la mâchoire serrée, l'oeil meurtrier. Son ami recalé des services secrets.
Hilare, Valafar se redresse, le regard porté sur le bulldozer en approche par dessus l'épaule de sa scandaleuse amie. Et sa voix sonne comme un rire,
on y entend le large sourire qui lui fend le visage. " ... Oups ? "


Saint Patron des dépravés.
Voilà.
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the mighty bush : Discorde Malphas est déjà très douée pour semer la discorde autour d'elle, mais ce talent naturel est renforcé par une capacité inouïe à créer le conflit et la mésentente par sa simple présence si elle le décide. Il lui arrive d'utiliser ce pouvoir simplement pour se détendre et respirer un peu...
Prestidigitation De très loin son pouvoir préféré, cette capacité lui permet de faire disparaître ou apparaître des objets, pour peu qu'ils existent déjà dans ce monde. Cela lui permet de vous faire perdre vos clés et de les faire réapparaître dans le tiroir à couverts, par exemple, ou de déplacer vos lunettes selon sa volonté. Elle trouve à ce pouvoir un aspect artistique que peu soupçonne... Les gros objets sont tout aussi concernés, mais elle a tendance à se contenter des petits... C'est toujours plus frustrant de perdre ses clés de voiture quand on a la voiture que la voiture quand on a ses clés... La panique ne la nourrit pas. Ce pouvoir marche également sur les êtres vivants mais lui demande dans ce cas une énergie bien plus conséquente... (et c'est tout de suite beaucoup moins discret que les objets).
Catalyseur ou la capacité de stocker et diriger l'énergie (a.k.a. Redbull des Enfers). Possibilité pour son porteur de ne pas juste absorber mais aussi de canaliser l'énergie qu'il crée (par sa sphère) dans une direction précise et d'en modifier les flux selon sa volonté. Ce pouvoir permet à Malphas d'alimenter le royaume de Dis en permanence de l'énergie qui naît de la Discorde et de la Frustration, de façon constante. Elle peut aussi décider, non sans effort, d'en faire profiter davantage certaines personnes. Ce pouvoir ne s'applique pas à elle-même, il lui suffirait simplement d'arrêter la catalyse pour récupérer le pouvoir de sa Sphère.
Allegeance : Si ce n'est son éternelle allégeance à Azazel et son statut de bras droit du bourreau des Enfers, Malphas n'a pas de but propre autre que de semer la discorde et d'inspirer la frustration autour d'elle, ce qu'elle fait à chaque instant de son existence, par plaisir et par gourmandise. Elle n'est que Discorde, au service d'un Ange qui entend calciner le monde. Elle obéit aux ordres, parvenant toujours à tirer leur épingle du jeu, sans chercher à obtenir davantage de responsabilités de peur de devoir se brimer et devenir responsable. C'est une faiseuse de miracles malfaisants, qui aime la méchanceté et inspire ses démons à inventer toujours plus de mécanismes visant à rendre folles les âmes qui traversent la terre. Elle n'hésite JAMAIS à semer la discorde et la frustration dans ses propres rangs.
these streets : Tout. Elle sait tout. Et il n'y a pas que la vie à Paris qui est troublée, désormais.
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Modo

En ligne
Sujet: Re: Twist and shout [Malphas] Dim 1 Oct - 20:30 ()
Twist & Shout
Oh boy, I'm going to eat you alive.

Interlude


La silhouette se précipite entre les couloirs immenses de l'entrepôt. C'est grand. Très grand. Trop grand. Une épaule heurte l'angle d'un couloir, arrache un grognement à sa propriétaire qui n'en peut plus de courir. Elle fuit, sans doute... Elle fuit comme elle peut, Clothilde. L'endroit a été racheté, il y a longtemps, et transformé en un gigantesque studio. La jolie rousse ne sait plus pourquoi elle court, exactement, ça lui revient à la gueule comme autant de claques en plein visage. L'objectif, les lumières, les silhouettes qui lui ressemblent dans leur maigreur, qui se rassemblent sous une seule et même idée de la perfection. C'est un peu trouble. Elle était fatiguée, Clothilde, et elle court toujours. Elle cavale, parce qu'elle sait qu'elle n'a pas beaucoup de temps. Cela fait plusieurs jours que cela dure, peut-être même des semaines, mais elle sait qu'elle a été écartée du prochain défilé après un seul regard de Garance Lesquen sur son corps. Tout le monde sait ce que ce genre de regard veut dire. Elle trébuche, la rouquine, et s'étrangle d'un sanglot nauséeux. Elle a fauté. Elle le sait. Accrochée à sa pochette en cuir brun, son corps de biche se relève difficilement, se ramasse sur lui-même et reprend la direction des toilettes au pas de course. Les mannequins n'ont-ils pas de besoin naturel pour que tout ceci soit aussi loin ? Elle est perdue, elle ne se rend même plus compte qu'elle tourne en rond depuis cinq minutes, qu'il lui suffirait de tourner à droite au lieu de prendre à gauche. Toujours à gauche. Encore à gauche. Il faut dire que les derniers jours ont été difficiles, victime qu'elle a été du jugement de la pire d'entre Elles, de ces prunelles sibériennes sur son corps qui lui ont dit qu'elle était imparfaite et qu'elle n'était pas digne du podium. Qu'elle ne le serait sans doute plus jamais. Qu'elle cesserait d'exister. Alors elle a fait comme il fallait faire... Elle a décidé de maigrir, encore. Elle a cessé de manger. Clothilde, elle ne le sait pas encore, mais elle est en train de se laisser crever. Tout ça à cause d'un regard, d'une tyrannie, d'une oppression. Les remarques, les erreurs et tout le reste. Les rires. Les moqueries. Ça lui résonne entre les oreilles, tout ça. Clothilde a craqué... Elle ne comprend pas pourquoi les buffets sont aussi garnis, pendant les shootings. Ils sont si peu à manger. Elles ne s'alimentent jamais pendant une prise de clichés. Surtout quand Elle est là, qu'Elle les surveille. Après cinq jours, pourtant, Clothilde a peiné à rester debout et stable sur ses talons aiguilles. Elle a craqué. Ce n'était pas grand chose. Elle était affamée. Il fallait qu'elle mange... Alors elle a fauté et s'est servi un jus d'orange. Ça lui fracasse encore le crâne.

« Tu es vraiment sure d'avoir besoin de ça, Clothilde ? », se rappelle-t-elle.

Un frisson la parcourt, la jeune demoiselle à la silhouette si fragile, puis elle perçoit au loin celle du monstre, tourne finalement à droite. Les toilettes. Elle se précipite dans la première cabine et fouille dans son sac. Le problème avec les mauvaises habitudes, c'est qu'on finit par ne plus se contenter de ses doigts. Le corps résiste. La main tremblante, elle cherche la baguette en plastique qu'elle a toujours avec elle, pour pallier à ce genre de faiblesse. Elle est aveugle d'angoisse, Clothilde, elle ne remarque pas le fantôme de Malphas dans son dos, le sourire aux lèvres, mauvais. Entre ses doigts, le Démon fait tourner une baguette chinoise en ivoire... Elle murmure.

« Que se passe-t-il, Clothilde ? »

Elle n'y arrivera pas. Pas cette fois. Elle n'y arrivera plus. Le regard gorgé de larmes, le corps au supplice et l'esprit brisé, elle se met à trembler. À hurler. Elle s'empare de ses boucles rousses, Clothilde et elle hurle, en proie à l'hystérie la plus pure, au rejet absolu de l'instant présent. Et elle sourit, la Connasse dans son dos, d'un rictus aussi amusé que malsain.

Frustration et Discorde font toujours des miracles.

****
l'aventure


Le sort de la jolie Clothilde a déjà fait deux fois le tour de la soirée, comment elle a été retrouvée en pleine convulsion dans la salle d'eau, comment les ambulanciers l'ont emmenée pour l'interner, comment Garance Lesquen en personne l'a accompagnée jusque l'hôpital. C'est une bien triste histoire et la Matrone l'entend en boucle, la prunelle amusée. Une nouvelle fois, ils se retrouvent tous au cœur d'un club privatisé pour la soirée, avec leurs silhouettes parfaites, leurs styles à la pointe de la mode et leurs airs faux. Ils sont tous superbes, elles sont toutes magnifiques, avec leurs coupes de champagne entre les mains et leurs corps qui se balancent au rythme de la musique. Les enveloppes charnelles vibrent avec les pulsations, donnent à la foule un aspect organique. Les discussions se déroulent le long de sofa en cuir tandis que les parades amoureuses s'alanguissent sur la piste de danse. Il est de tradition de réunir régulièrement le gratin parisien et les mannequins, les photographes et la presse, dans des soirées connues où les invités sont triés sur le volet pour participer à l'incroyable chorégraphie du paraître qu'organise régulièrement YSL.

Garance ne fait pas exception, au cœur de cette marée humaine, élégamment indécente dans un fourreau sombre qui dévoile la ligne délicate de ses épaules et la sensualité de sa nuque, savamment dissimulée par la cascade de ses épis de blés qui illuminent la peau diaphane de sa gorge en dérobant de sa superbe à la lumière. Elle discute tranquillement avec des personnes qui se pensent importantes et d'autres qui pourraient l'être prochainement. Une cigarette au coin des lèvres, Malphas se laisse porter par le ronflant des discours, feignant l'intérêt... Puis le derme se hérisse, imperceptiblement, caressé par la brise nauséabonde d'une présence qu'elle ne saurait ignorer. Duperie viendrait donc jouer aux faux-semblants ? Quelle surprise... L'éternelle Garce sourit, sans se tourner vers son invité surprise, continuant de feindre sa passion pour les investissements à long court dans la métallurgie hongroise, ce qui la change des nombreuses propositions de fondation et d'association de lutte contre l'anorexie et la malnutrition qui lui ont été balancées ce soir. Au milieu du luxe et de cette insolence propre aux plus riches, certains tentent de se racheter une conscience... Et c'est peine perdue. Il n'y a que l'Enfer qui vous attende. Mais elle est déjà loin, un bout d'encéphale accroché à un costard qui se balade dans la foule, le reste évaporé dans l'alcool et les vagues de Discorde qui bercent la masse. Elle se régale, entre deux gorgées de bulles et trois bouffées de nicotine, dévorant les bassesses et les trahisons.

" Ton partenariat avec Famine se porte bien, on dirait.  "
« Tu n'as pas idée... », murmure-t-elle de son timbre velouté, tournant légèrement le visage vers lui sans daigner lui faire face.

Valafar, Roi des Voleurs, Enfant prodige et insolent, Ultime jemenfoutiste, dernier des opportunistes. Le rictus qui vient ourler les lèvres de l'apparente jeune femme emprunte quelque chose à Luxure, Audace et Hérésie. Puis elle se retourne, enfin, au bon moment pour voir un faux embarras brouiller les traits de son protégé et l'imposante silhouette d'un garde s'approcher sans douceur. Une grande paluche s'avance en direction du costume de grand couturier que Félix porte, stoppée par une main aux doigts fins qui s'interpose calmement.

« Hector... On ne brutalise pas les invités...
- Il n'a pas de carton d'invitation, Madame...
- Je sais, très cher. Il s'avère que j'avais oublié que cette personne faisait partie de mon entourage car elle est, vois-tu, d'une ingratitude remarquable. Cela fait des semaines, peut-être même des mois que je n'ai pas eu de nouvelles... Alors il n'a pas eu d'invitations... Mais maintenant qu'il est là... »

Le gorille la dévisage un moment, sur la défensive, hésitant entre un retrait simple et professionnel ou une surveillance accrue de ce mystérieux individu qui a osé tromper sa vigilance.

« Je te remercie, Hector... Tu peux disposer. » Et ses prunelles trouvent finalement celles de l'intrus. « Je devine qu'il était beaucoup plus amusant de se faufiler comme un voleur plutôt que de m'appeler pour que je te fasse entrer ? »

Félix saura à son regard qu'aucune réponse n'est nécessaire, deux millénaires ont suffi à leur relation de ne pas avoir besoin de souffrir de palabres inutiles. Un doigt se perd à la joue musclée de l'homme, ce démon infâme logé dans ce corps de tentateur, caressant la mandibule pour s'échouer puis disparaître au menton. Discorde ose se mordre la lèvre inférieure avant de se reculer, d'un pas qui n'aura été ni discret ni subtil. Impitoyable, elle s'empare de deux coupes sur un plateau pour lui en tendre une avant de commencer à s'éloigner, vraisemblablement beaucoup plus intéressée par un homme un peu plus loin que par l'apparition de son petit protégé.

« Profite donc de la soirée, prends une coupe, détends-toi. Tu l'as mérité. »

Allez, viens danser. Viens te brûler les ailes.

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_________________

Connasse
- La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.


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