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 (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan
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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Dim 8 Oct - 6:11 ()

Do you really want me, dead or alive, to torture for my sins ?
The devil is at his strongest while we're looking the other way. 'Daemons,' they call them.  They're always there, always active. You can try to be right, you can try to be good, you can try to make a difference. But it's all bullshit. 'Cause intentions are irrelevant. They don't drive us, daemons do. And me? I've got more than most.

Lune agitée dans cette nuit alcoolisée. Etoiles parsemées qui jugent les esprits vagabonds dans le ciel de béton. Soupirs de Paris endormi. Murmures ternis dans ce Paris folie. Ames pourries qui se rendent dans une utopie pour un peu d’espoir, drogue délicieuse qui leur font croire à un idéal loin de leurs déboires. Carcasses moisies qui rodent comme des morts vivants sur cette terre où le sang s’était écoulé abondamment. Ils ont le visage fermé ces errants, les traits tirés par une fatigue accumulée face à la morosité de leurs banalités. Mais ils cherchent à s’accrocher, à trouver un moyen d’exister dans cette société délabrée. Juste briller, juste s’élever dans les hautes lumières pour effacer leurs misères. Que ce soit pour une nuit, pour une heure, pour une vie… Ils veulent s’oublier dans la facilité, dans l’aisance de ces soirées agitées. Et elle, la poupée, elle est là aussi, les yeux grands écarquillés, les lèvres rosées par le froid de cette brise insubordonnée. Elle a la chaleur au fond des entrailles et de l’air glacial dans son palpitant bancal. Et elle rode l’instable, suivant fermement le chemin de l’enfer pour se délivrer de son calvaire. Pour virer l’hiver qui saccage sa cage thoracique de tremblements insouciants. Elle veut ressentir quelque chose la purêté, sentir de la colère, ou même de la tristesse, juste sentir qu’elle est encore en vie elle aussi. Malgré les éclats de verre qui se répandent dans son corps à l’envers, qui coupent ses veines creusées à force de marcher loin de l’anxiété. Pauvre déesse qui croyait en l’ivresse et qui pourtant était tombée dans une détresse. Elle avait compris que cet fantasme, cet espoir ne valait rien, qu’il ne comblerait en rien son chagrin. Alors elle errait en vain, les doigts renfermés sur son mégot de liberté, sur cette cigarette aux saveurs aigres et si délicates. Marijuana qui lui enlève ce poids constant sur ses épaules pour un instant seulement. Seul plaisir qu’il lui faisait du bien, qui amenait dans son être frêle une sensation, un abandon. Puis poupée elle se laisse guider par la lumière des lampadaires, elle avance sans chercher une destination, ne connaissant que trop bien sa condamnation. Et elle s’engouffre dans ce bar où les âmes s’entassent pour effacer la crasse. Elle se perd dans l’effervescence de cette populace sans audace. Les cils maquillés, les sourcils froncés, elle fonce près de sa perdition sans comprendre vraiment les conclusions. Simplement pour trouver un divertissement dans cet ennui persistant. Simplement pour scruter cette humanité qui parfois la laissait rêver et qui autrefois la laissait dégouter. Simplement pour avoir l’impression de lutter contre cette vie damnée.

Alors la poupée elle vient s’attabler près du comptoir insalubre, laissant son regard voguait sur les façades foireuses, sur les visages de porcelaines brisées par les années. Elle contemple la beauté de la fragilité dans le silence entier. Ne se souciant ni des yeux qui la cernent depuis son arrivée, ne commandant qu’une boisson sans alcool pour avoir l’impression de contrôler. Elle n’est que spectatrice des vices et des supplices. Qu’un pantin désarticulé dans cet immense échiquier. Qui préfère scruter que participer. Et elle les voit ces carcasses qui se détachent, et qui se fracassent l’une contre l’autre sous le rythme endiablé. Qui cherchent le contact, le toucher pour sentir le danger. Elle les voit ces sourires mauvais sur les babines retroussées, sachant que leurs nuits ils la finiraient dans les bras d’étrangers. Elle voit la facilité et la médiocrité. Elle voit ce qui lui est interdit à cause de cet abruti qui lui ruine sa vie. Amant qui la ronge jusqu’au sang, en profitant des joies de cette nouvelle existence avec démence. Plaisirs de la chair, corps en désaccords. Il s’envoie en l’air pendant que tu te fous à l’envers. Persès elle retient sa colère, dans ses poings serrés, dans ses phalanges rosées. Elle contient tout cet excès dans son corps sur le point d’imploser. Jusqu’au jour où elle va exploser. Jusqu’au jour où elle va s’enterrer et briser tout ce qui est à sa portée.

Car poupée un jour tu ne pourras plus le supporter.

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Dernière édition par Hippolyte P. Fauvet le Mar 10 Oct - 4:51, édité 1 fois
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Dim 8 Oct - 19:13 ()
Danse macabre orchestré par les âmes damnés, tu vagabondes parmi tes semblables tel un vautour affamé. Reluquant chaque carcasse qui se trémousse sous ton regard perçant, tu cherches ta prochaine proie, une étincelle mélancolique au fond de tes iris. Tes ongles maculés d'impureté de la veille tambourinent vélocement contre le bois massif du comptoir sur lequel suinte ton eau-de-vie ambré. Tu accueilles le vacarme qui s'extirpe des enceintes d'une oreille distraite, prêtant ton attention aux noctambules déjà bien pinté qui se pelotent sans scrupule au rythme de la musique endiablée. Tes yeux se freinent sur une pauvre minette émoustillé qui se tortille sur elle-même, déjà ankylosé par la peur alors que tu ne lui aies pas encore touché. Son amant maudit s'avère un peu trop fougueux, laissant ses mains perverses se balader sur la dépouille de sa victime. Un sourcil arqué, tu bigles la scène jusqu'à ce que ses prunelles s'accrochent aux tiennes et tu attaques en premier. Un sourire sardonique déforme ton visage assombris par les jeux de lumières incandescentes et tu salues ton opposant d'un bref signe de la tête. Il est l'heure de s'amuser un peu, que tu te dis intérieurement. Ton rictus s'amplifie lorsque ton souffre-douleur commence à s'agiter, abandonnant ainsi la chair frémissante de la lupuline interloquée par les agissements incohérents de son assaillant. Affolé, son agresseur se carapate dare-dare, t'allouant par conséquent la victoire que tu célèbres d'une rasade audacieuse de ton whisky. La parisienne refroidie profite de ce moment de répit pour s'esbigner à son tour alors que tu lèches le liquide caramélisé imprégné sur tes lèvres violentées par tes propres crocs acérés. Manie que tu as développé au fil des années pour estomper ton désarroi. À force de jouer avec l'hantise des êtres humains, tu as fini par réveiller ta propre bête noire. Ou celle de Sohan plutôt. Échauffé, tu reprends la chasse là où tu t'es interrompu pour te désennuyer un peu, mais un sentiment d'euphorie s'empare soudainement de ton esprit torturé. La cacophonie devient étrangement plus supportable, l'air moins suffocante et l'atmosphère plus légère. Les paupières closent, tu te laisses duper par cette sensation éphémère, embrassant ce nirvana d'une douceur ensorcelante. D'un battement de cil, tu affrontes le responsable de cette sérénité écrasante et c'est une jeune femme à l'apparence morose qui s'installe à quelque mètre de toi. Les phalanges crispées et teintés de rose, tu estimes qu'elle est sur le point d'exploser. La colère, ton ennemi juré. Tu le connais trop bien pour l'acquitter cet enfoiré. C'est avec un sourire narquois que tu t'hisses sur tes deux pieds, désertant le tabouret sur lequel tu cogites depuis le coucher du soleil. Tu te faufiles parmi les macchabées ruisselant de sueur, te frayant un chemin pour rejoindre l'objet de tes désirs, cette jolie poupée au coeur arraché. Désormais à sa hauteur, tu te dresses dans son champ de vision et, sous son regard irascible, tu ouvres la bouche. « Salut. » Un mot. Cinq lettres et une tonalité brutale. Tu plonges tes iris dans les siens, la suppliant silencieusement de faire taire tes songes mortels.
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Mar 10 Oct - 4:50 ()

Do you really want me, dead or alive, to torture for my sins ?
The devil is at his strongest while we're looking the other way. 'Daemons,' they call them.  They're always there, always active. You can try to be right, you can try to be good, you can try to make a difference. But it's all bullshit. 'Cause intentions are irrelevant. They don't drive us, daemons do. And me? I've got more than most.


Poupée en apnée qui sent la violence l’emportait dans cette cohue distordue. Mélange disparate de pensées bousillées, panaché de sentiments étourdissants. Elle serre ses doigts poupée, jusqu’à ce qu’ils deviennent violacés, jusqu’à ce qu’elle sente son sang se coupait. Jusqu’à ce que la colère devienne plus facile à supporter. Carnage de bipolarité, dualité délabrée qui l’empêche de songer, de réagir comme il le faudrait. Elle se perd dans cette violence, dans cette démence à cause de ce coeur malmené. De ce palpitant qui ne devrait plus lutter pour une âme futile, pour une averse subtile. Elle voudrait se l’arracher cette pureté, juste couper les veines qui retiennent ce muscle insuffisant pour ne plus ressentir vraiment. La tristesse et la détresse. Juste pour trouver un calme, un mirage dans ce carnage. Une liberté dans cette condamnation à perpétuité. Alors elle laisse la facilité la ronger, tandis qu’elle regarde son verre et qu’elle en commande un autre bien plus alcoolisé. Car elle n’arrive pas à se contrôler, car son contrôle est surfait. Elle veut se paralyser, juste noyer les effluves de ses songes au travers de ce mensonge liquide. Et déjà l’homme vient lui livrer ce poison sur un plateau doré et elle trempe ses lèvres dans ce nectar ambré. La chaleur venant directement se délivrait dans sa gorge serrée, elle lache un soupir sous la satisfaction, un sourire léger grignotant ses joues rosées. Venin qui se répand lentement dans ses membres ankylosés, qui lui enlève la fatigue accumulée pour lui offrir une excitation éreintée. Persès elle a le regard bleuté, les prunelles encore dilatées à cause de la fumée, et elle veut s’amuser. Enfin s’oublier dans tout ce merdier pour vivre un peu loin de son anxiété. Profiter en oubliant les lendemains de morosité, effacer les marques sur ses bras découpés. Juste paraitre plus humaine, plus vulnérable, plus instable. Alors elle se retourne pour observer avec quel étranger, elle va danser. Avec quel corps elle va détendre sa carcasse sans tomber dans la volupté. Elle choisit avec qui elle va plonger la tête première en enfer. Et c’est alors que ce visage vient s’interposer sous ses prunelles gorgées de sang, pauvre errant qui la contemple de son regard profond sans affront. Comme seule réponse à ses pensées, comme une opportunité qu’il faut saisir avant de la voir s’échapper. Poupée elle entrouvre ses lèvres rosées sous la curiosité, mais aucun mot ne se découpe de sa gorge serrée. Et c’est lui qui encore une fois fait le premier pas face à cet éclat. « Salut. » Simple mot qui résonne en écho. Voix brutale qui se percute sur cet pureté létale. Poupée elle attrape son verre pour le boire en cul sec, pour se donner du courage et elle attrape la main de cet étranger sans songer, l’attirant dans cette foule déchainée. Puis elle se fait autoritaire cette misère, malgré la douceur de ses mots précaires. « Danse avec moi. » Simple murmure au milieu de la mélodie outrancière. Et pourtant, poupée elle ne perd pas ses repères malgré l’inconnu, malgré son regard tordu. Elle a le sourire fier et le visage doucereux et elle entame ce jeu dangereux sans penser aux enjeux. Ses paumes délicates venant se juxtaposer sur les épaules carrées de l’étranger, elle hésite quelque peu à se rapprocher mais elle finit à céder à la proximité. Son regard abaissé, son souffle léger, elle cherche simplement le rythme sur lequel se poser. Et elle attend sagement que l’inconnu fasse un mouvement. Pour lui montrer ce qu’il veut vraiment.

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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Mar 10 Oct - 23:22 ()
Posté devant la sérénité incarnée, tu te laisses envouter par sa bouche délicate et sa chevelure ténébreuse. Un contraste poignant et fascinant à la fois. Tu la détailles soigneusement, enregistrant chaque trait de son visage idyllique dans un coin précieux de ta mémoire. Précoce, tu réagis en premier, empruntant une simple formalité comme tentative d'approche. Politesse que tu as proféré d'une voix impérative, voir tyrannique. Les bonnes manières c'est surfait de toute façon et la plupart du temps tu exploites ton pouvoir démoniaque pour sauter l'étape des salutations. Mais pas cette fois-ci. Ton attention toujours absorbé par la sibylline de tes caprices, tu te languis prématurément de goûter sa douceur charnelle. Ses lèvres s'heurtent à son verre et elle le termine d'une unique goulée alors que tu la dévores secrètement des yeux, les iris brasillantes de désir. Elle s'empare de ta main et, un sourcil haussé, tu la talonnes, esclave d'un silence inéluctable. Ce contact pourtant anodin t'arrache un frisson qui parcourt l'intégralité de ta colonne vertébrale, n'étant pas de nature très tactile. Se frayant un chemin dans cet essaim de corps étranger, elle fait volte-face pour te fredonner un ordre mièvre. Danse avec moi. Rebelle dans l'âme, tu plisses les paupières suite à sa directive, mais c'est avec un rictus amusé que tu cèdes à sa beauté hypnotique. Obéissant, tu suis le mouvement de la poupée et tu accueilles les paumes de ses mains contre tes épaules alors que la distance qui vous séparait jusqu'à présent est avalé en moins de rien. Vos carcasses frêles s'embrassent enfin, mêlant vos effluves incompatibles dans l'air ambiant. Étreinte irrationnelle de deux âmes adverses, vous êtes la définition même de la contradiction. Pourtant, tu as l'impression que vos corps s'harmonisent à merveille, se moulant l'un à l'autre à la perfection. Habile de tes mains, tu optes pour détourner son attention de ton incapacité à garder le rythme de la musique en effleurant son bassin du bout de tes doigts. Ces derniers vagabondent impunément sur ses reins à la recherche d'un peu de chair fraîche à palper. Tu niches ton visage sans le creux de son cou pour y poser tes lèvres humidifiées par ton envie incessante de la posséder et tu remontes vers l'arrêt de sa mâchoire d'une délicatesse atypique. Hébété par ta propre sensibilité, tu interromps le supplice que tu t'infliges pour plonger ton regard fiévreux dans le sien. Tu demeures stoïque cherchant dans ses prunelles son approbation pour aller plus loin. Toi, Xezbeth, le lieutenant de la peur, tu attends l'accord d'une mortelle pour poursuivre cette danse torride. Et si elle n'était pas qu'une simple humaine à bien y songer ? Si, en réalité, tu étais sous l'emprise d'une force spirituelle, d'une créature quelconque. Cela justifierait l'attirance que tu éprouves envers la brune, mais pas le calme soudain que tu ressens dans tout ton être, abandonnant même l'angoisse et la morosité que tu n'as jamais réussie, jusqu'à cette nuit, à chasser de ton esprit damné.
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Jeu 12 Oct - 5:33 ()

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Les carcasses s’accrochent et se décrochent. Les yeux se provoquent et ricochent. Jeu dangereux. Manège somptueux où ils ne comptent plus les enjeux. Ces deux envieux qui ne sont que des altérations, des contradictions aux saveurs de la frustration. Antithèses même dans leurs natures, étrangers délabrés qui cherchent un réconfort dans le danger. Ils sont opposés, mais leurs corps semblent s’harmoniser dans ce bar défoncé. Symbiose foireuse de deux ennemis damnés. Ces deux étrangers ils cherchent simplement à s’appréhender dans ce piège de tentation, leurs corps comme pions. Effleurements et rapprochement. Ils s’ancrent ces âmes à l’instant ou leurs paumes cherchent à se toucher, à voguer sur leur peau veloutée. Fascination étrange qui s’épanche sur ces carcasses lasses. Et lui, ce gamin au regard malsain, il lance les dès quand de ces doigts glacés il vient s’accrocher à ses reins entamés et qu’elle soupire sous ce simple contact léger. Petite poupée qui frisonne contre le bassin de cet inconnu, qui oublie la cohue de ses pensées distordues. Elle apprend, elle entreprend lentement. Ses hanches se balançant lentement, son souffle se perd précipitamment. Elle veut s’amuser, elle veut s’oublier mais elle ne veut pas se précipiter cette beauté. Pureté qui ne veut devenir le reflet de l’infidélité. Elle essaie de se contenir dans ce délice martyr. Mais le cruel reprend les rênes, cherchant à faire chavirer la reine. Doucement, il vient dévorer le cou de la brebis égarée, qui échappe un soupir damné sous la chaleur de cette bouche entrepreneuse contre sa chair venimeuse. Et la torture continue sous le manège insensé de cet enfoiré qui effleure la poupée pour la faire vaciller. Ces lèvres remontant contre sa mâchoire avec une délicatesse incroyable, elle abaisse son visage Persès ne lui laissant plus accès à sa chair à découvert. Et la gêne, maladroites rougeurs qui se perdent sur ses paupières pour dessiner sa timidité précaire. Elle veut se cacher la poupée, juste s’échapper de ce piège si attirant et si oppressant. Et pourtant… Elle relève son minois petit émoi, dangereusement et bien trop lentement, pour découvrir à ses dépends que l’errant est bien trop près de sa respiration saccagée. Bien trop proche pour pouvoir aspirer ses lèvres acidulées… Et elle reste paralysée jolie poupée, quand elle sent son nez qui s’entrechoque au sien et qu’elle n’arrive plus à se reculer. Seul son regard paniqué vient se perdre dans l’ambre animé par un désir entier. Désir de la gouter, désir de la ronger jusqu’à ses expirations libérées. Pauvre poupée qui comprend doucement qu’elle se laisse charmer, elle a les doigts qui glissent, les phalanges qui voguent sur cette joue tendre et dans ces mèches folles. Et elle observe ce damné de ses grands yeux écarquillés, se laissant bercer par son charme particulier. Par ces grains de beauté éparpillés, petite galaxie brune qui se répand comme une fresque qu’il faudrait gouter au travers de baisers. Par ce petit nez retroussé avec lequel elle voudrait encore flirter avec l’arête du sien. Par cette bouche fine qu’elle voudrait mordiller de ses canines aiguisées. Oh oui elle est train de se laisser bercé la poupée par cette tentation condamnée, par cet interdit proscrit. Et pourtant elle laisse ces mots s’échapper d’entre ses lèvres pincées tandis qu’elle essaie de garder son contrôle délabré. «  C’est si facile que ça? » Elle voudrait trouver les réponses dans le regard sombre de ce danger, juste comprendre comment on peut si facilement se laisser approcher dans ce jeu particulier. Mais ses prunelles ne se perdent plus dans l’abysse chocolatée mais bien sur ces lèvres sucrées, qu’elle fixe comme une affamée. Pauvre proie qui veut savourer ce met, elle est attirée par la facilité et elle cesse de songer juste quelques secondes. Quelques secondes d’hésitation où elle se rapproche encore, qu’elle sent sa respiration fiévreuse contre sa bouche doucereuse, puis avant qu’elle ne puisse y céder, c’est comme si chaque voyant dans son corps se mettaient à hurler. Comme si elle se rappelait qu’elle ne pouvait faire ce qu’elle voulait, car elle deviendrait comme celui qui la dégoûtait. Et elle se reculait précipitamment, cessant de le toucher, trouvant un équilibre dans ce manège insensé. « Je peux pas faire ça. » Puis elle fuit poupée, elle s’échappe entre les corps lancinants, entre les visages maquillés d’euphorie et les sourires ébahis. Son corps comme une furie, elle s’entrechoque, elle se disloque. Jusqu’à ce qu’elle arrive à cette porte, qu’elle ouvre dans un fracas d’éclat et qu’elle s’avance rapidement sous la lune songeuse. Ses doigts tremblants cherchant une libération dans sa condamnation, elle ne se retourne pas, elle trouve son tabac. Et déjà la cigarette frôle ses lèvres tandis que l’étincelle vermeille s’allume pour laisser la fumée s’évaporait. Son souffle vient libérer les volutes blanches, alors qu’elle se stoppe enfin, appréciant simplement cette destruction qu’elle s’inflige comme un supplice. Mal qui fait du bien. Douleur qui devient douceur. Anxiété qui devient légèreté. Respire Persès. Respire tu t’es échappée de tes excès.

@Sohan X. Lacombe

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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Jeu 19 Oct - 22:46 ()
Elle baisse le menton sous tes caresses entremetteuses, te bloquant ainsi l'accès à sa peau frissonnante contre tes lèvres. Tu te redresses légèrement sans pour autant briser cette proximité qui s'éternise. Vos respirations saccadés se bousculent lorsqu'elle lève les yeux vers ta gueule éméchée par la fièvre. Pantois, tu soupires frénétiquement lorsque son museau se colle au tien, impatient de goûter sa chair, mais ce sont ses doigts qui viennent embrasser ta joue. Ces derniers papillonnent jusqu'à ta chevelure ténébreuse, s'entremêlant à l'une de tes mèches rebelles alors que vos iris s'ancrent. Hypnotisé, il t'est impossible de détacher ton regard du sien. C’est si facile que ça ? Des mots que tu ignores et qui ne méritent aucune réponse, comme si elle avait pensé à voix haute. Dévorant ses lèvres du regard qui s'approchent dangereusement des tiennes, tu te surprends à fermer les paupières pour savourer une dernière fois cette distance qui te laisse en haleine. Je peux pas faire ça. « Quoi ? » T'ouvres les yeux, dévoilant tes prunelles assombris par tes sourcils froncés, mais il est trop tard. Elle fait volte-face et s'efface dans la foulée, ricochant contre les macchabées. La mâchoire disloquée par l'incompréhension, tu ressens à nouveau cette vague impression d'abandon. Ce sentiment qui te colle à la peau, incrusté jusque dans ta chair damné. Sans réfléchir, tu t'engouffres dans ce cortège funèbre, te faufilant parmi les carcasses enflammés, les seuls témoins de ta solitude. Tu repousses chaque corps qui s'oppose au tien et tu en profites pour déverser ta haine sur tout ceux qui osent se frotter à toi. L'ambiance devient de plus en plus écrasante après chacun de tes pas qui s'alunent au sol, laissant derrière toi des visages crispés par la peur et des tremblements de terreur. D'un mouvement brusque, tu assènes un coup de pied à la porte qui s'ébrase violemment, dévoilant tes iris enfiellés à la lune, complice de ta fureur. Tu t'élances vers l'auteur de ton malheur, déterminé à lui écorcher son coeur cristallin. Cigarette au bec, auréolé d'une fumée meurtrière, tu te figes sur place, ankylosé par sa beauté assassine sous le ciel étoilé de la nuit déjà bien amorcé. L'effet euphorisant te percute de pleins fouets, agissant sur ton âme damné comme un anesthésiant. Tu glisses doucement vers elle, abandonnant l'idée de l'égorger vif et tu te postes derrière sa maigre silhouette que tu souhaites posséder. « Ne m'repousse pas. » Murmure torturé qui s'évanouit dans le grondement des rues de Paris. Un soupire suppliant s'heurte contre sa nuque alors que tu demeures implacable. Pauvre petit orphelin, aurais-tu perdu la raison ? Tes doigts squelettiques effleurent sa chair, de ses poignets, tu remontes délicatement jusqu'à ses épaules. « S'il te plait. » Tu l'implores, le souffle entrecoupé, pantelant d'envie pour cette mystérieuse inconnue. Pour cette âme tourmentée qui te fait fantasmer d'infidélité.
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Sam 21 Oct - 3:56 ()

Do you really want me, dead or alive, to torture for my sins ?
The devil is at his strongest while we're looking the other way. 'Daemons,' they call them.  They're always there, always active. You can try to be right, you can try to be good, you can try to make a difference. But it's all bullshit. 'Cause intentions are irrelevant. They don't drive us, daemons do. And me? I've got more than most.

Manège hasardeux qui devient dangereux. Danse macabre qui s’écoule sous la musique bancale, sous les corps affables. Piège insatiable qui renferme soudainement ces bras sur cette proie instable. Tourment de sentiments. Peur insensée qui vient la torpiller dans ses pensées déjà bien trop agitées. Fureur désincarnée dans son incompétence de fauter, elle est emprisonnée poupée dans cette colère aiguisée, dans cette panique délabrée. Petite carcasse qui se laisse toucher, qui se laisse charmer dans ce bar crasse. Frêle fragilité qui s’éveille sous les yeux des étrangers. Elle est la bête cajolée dans cette prison dorée, celle qu’on voudrait gouter jusqu’au moment où on se rendrait compte de sa saveur salée. Rose noire qui ne se fait plus d’espoir, elle ne veut pas enchainer les déboires. Alors elle fuit sous la tentation malgré la fascination. Curiosité cannibale de découvrir les raisons de ces étincelles dans ce regard bestial. Elle s’échappe la poupée loin de tout, loin de l’effervescence animale, loin des lumières infernales. Comme contrainte de s’attacher à son dépôt de liberté. Toute petite dose de cette denrée insensée. Elle qui se revendique si indépendante, si grande derrière son allure suffocante. Elle fait pitié sous sa vulnérabilité. Elle donne envie de dégueuler face à son incapacité. Pauvre poupée qui n’ose même pas frauder. Mais frauder de quoi ? Baiser avec un étranger. Voler un baiser à une bouche sucrée. S’amuser sans compter les responsabilités. C’est ce qui fait lui, lui cet enfoiré qui doit sans doute se régaler d’un corps abandonné. C’est ce qui fait lui, quand elle, elle essaie de se complaire à sa condamnation à perpétuité, à cette étiquette d’appartenance à quelconque. Pauvre conne. Elle en tremble Persès quand elle se rend compte de sa médiocrité. Elle en tremble Persès quand elle se rend compte de sa dépendance bien enracinée. Et elle vient se réfugier dans l’odeur acre de sa clope lasse. Sous les volutes de fumées qui s’envolent sous la brise frivole. Sombre folle qui se détruit pour tenter de trouver un sursis. Elle s’emprisonne elle même dans ce statut de martyr, pour éviter de souffrir. Mais elle n’a plus que ses mains pour abriter son chagrin. Car elle n’a rien. Elle ne contrôle rien.

Alors elle aspire la mort sous les remords en petites inspirations sous l’agitation de son crâne en ébullition. Elle respire cette drogue dure qui l’aura à usure. Sous les étoiles parsemées qui se régalent sous sa consommation prématurée. Ciel jugeur et moqueur qui se fout de sa rancoeur. Ils doivent rire les siens de la voir si atteinte, si éteinte. Leurs bouches aiguisées par un rictus carnassier. Oh oui ils doivent s’amuser de la voir s’enterrer à cette lenteur démesurée. Elle, déesse de la destruction dans toute son agitation, dans toutes ses lamentations. Elle qui inspirait à l’atrocité et la sérénité. Elle ne devait plus qu’aspirer à la pitié. Et ça la révoltait. Petite bombe sur le point d’imploser elle se contient, elle se maintient dans son équilibre incertain. Jusqu’à entendre ce corps qui se rapproche du sien.  Jusqu’à sentir ce souffle irritant contre son cou offert. Il n’est pas parti cette folie, il vient récupérer le prix de son déni. Et il supplie. « Ne m'repousse pas. » Il supplie pour qu’elle s’arrête dans son mépris. Il supplie pour qu’elle saccage ses propres interdits. Chaleur qui vient se réfugier contre sa peau veloutée qui la laisse soupirer. Car ces mots ne sont que des échos. Echos des maux qu’elle ressent à chaque fois que lui la méprise, que lui la salisse. Quand il la repousse sans songer, quand il la laisse de côté pour s’amuser, pour ronger les reins de son appétit malsain. Pauvre infidèle qui a besoin de ce plaisir de se rassasier des étrangères dans sa misère. Elle tressaille poupée quand elle sent les doigts fins venir s’attacher à sa peau coupée, à ses scarifications qu’elle s’était elle même infligée. Puis elle laisse la torpeur venir l’agiter quand le toucher remonte contre ses bras pliés, jusqu’à ses épaules abaissées. Puis ce murmure. « S'il te plait. » Il implore, il quémande. Il la plonge dans ses souvenirs cette martyr, sous la fumée qu’elle aspire. Quand dans les draps suffocants, elle se pliait contre la violence de la volupté. Quand elle le sentait cet enfoiré qui la rabaissait dans ses mouvements haletants, quand il s’imaginait un autre visage que le sien pour prendre son pied. Pour ressentir cette chaleur, ce réconfort qui réchauffe le coeur. Persès elle a le regard vide, le palpitant livide. Haine qui se répand dans son sang. Elle ne bouge pas un instant. Paralysie instantanée qui la laisse se consumer sous les flammes affamées. Elle se laisse dévorer. Elle se laisse consumer. Elle se laisse imploser.

BOOM.

Et elle perd son contrôle surfait. Toutes ses limites qu’elle s’était infligée pendant tant d’années, elle abandonne le dégoût et la frustration pour un peu de friction. Quand elle se retourne poupée pour fracasser ces lèvres acidulées, pour goûter à ce fruit sucré. Elle ne l’embrasse pas, elle le corrompt de sa destruction sous leurs bouches à l’unisson. Sous cette saveur de putréfaction de son âme à l’abandon. Elle s’attache à cet étranger comme à une bouée. Ses mains agitées s’accrochant à sa nuque, elle mord, elle tort la pulpe rosée de cet étranger avec une famine délabrée. Baiser de rage. Sombre carnage. Elle ne le lache plus sous sa respiration saccadée, elle veut empoisonner cette bouche de son venin acide. Sentir son effet pour s’anesthésier. Sentir son laisser-aller.


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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Mar 31 Oct - 2:17 ()
Ta langue qui claque contre ton palais après chaque mot que tu miaules, tes doigts squelettiques qui esquissent des arabesques sur sa peau lactescente et même ton putain de coeur qui martèle ta cage thoracique à chacun de ses soupires... ça t'exaspère. Tu t'exaspères. Âme empoisonné à l'esprit tourmenté et aux souvenirs ravagés, pauvre petit marmot que l'on a délaissé comme un simple objet inanimé. Toutes ces pensées parasites qui ne t'appartiennent pas, mais auxquelles tu dois faire face... t'en as marre. Marre de lutter sans cesse contre ses songes clandestins enracinés dans ta mémoire. Marre de combattre des peurs qui n'ont jamais existé. Marre de t'heurter à ce sentiment étranger d'abandon. C'est donc ça le prix à payer pour t'évader de ta cage doré, vivre avec les débris psychologiques de l'humanité possédée ? Et tu geins devant la belle, larmoyant une supplication des plus exsangue. Si elle flanche, ce sera par pitié et non par envie, misérable avorton. Désarmé, tu t'offres à cette beauté sur un plateau d'argent, prêt à faire de toi un pantin bien dompté avec lequel elle pourra s'amuser. Se jouer de toi, voilà ce que t'appréhendes et, pourtant, tu te laisses emporter par son parfum enivrant, tel un cannibale avide de chair fraîche. Ce n'est qu'une nuit, que tu te dis. Et c'est bien ça le soucis. Une nuit de trop, une nuit pour devenir complètement accro à sa proximité et son regard éteint. Si vide et si satisfaisante à la fois. Tu n'arrives pas à mettre le doigt sur ce qui cloche, hypnotisé par son teint cadavérique et ses lèvres charnues. Elle est la définition même de la contradiction, fascinante et indécente à la fois. Tu désires possédé son corps et souillé son âme pour toutes ces émotions paradoxales qu'elle te fait subir. Elle et sa sérénité archétype. L'incarnation même de la paix, palingénésie de la destruction. Tu la détestes autant que tu l'adules, la poupée aux traits griffonnés. Soudainement, comme un éclair qui traverse un paysage nocturne, ses iris s'enflamment et la légère distance qui vous séparait est rapidement avalé. Ses lèvres percutent les tiennes sans scrupule, avec une telle violence que tu sursautes presque à son étreinte ravageur. Venin qu'elle plante sur ta langue, te paralysant aussitôt. Ce sont ses doigts tremblotants contre ta nuque et ses canines aiguisés torturant ta chair qui te ramène à la réalité, répondant enfin à son baiser mortel. Tu la goûtes avec précaution et méfiance, comme si tu croquais le fruit défendu. Les interdits... délectable pêché dans lequel tu t'abandonnes corps et âme. Une de tes mains se perd dans sa chevelure abstraite alors que l'autre glisse contre les courbes les plus prononcés de sa silhouette frêle. Tu la veux. Là. Tout de suite. Tu veux calmer cette soif insatiable qui te tenaille les entrailles, apaiser cette boule de feu qui brûle à l'intérieur de toi. Mais tu n'as pas envie de te détacher de son emprise, de quitter ses lèvres meurtrières. Tu veux faire perdurer le plaisir jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'elle t'implore d'arrêter, les joues rosés par la fièvre et la peau ruisselant de larme.
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Jeu 2 Nov - 2:31 ()

Do you really want me, dead or alive, to torture for my sins ?
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Phalanges crispées, coeur paniqué, souffle disloqué… Le jeu vient d’être freiné pour prendre une ampleur démesurée. Divertissement lancinant de tremblements, manège macabre d’amants qui s’effrite sous le temps. Pauvre poupée qui se laisse posséder, qui oublie de penser à sa rationalité, qui s’enferme dans une folie délabrée pour compenser. Elle l’attrape cet étranger pour le dévorer. Ses doigts griffant sa nuque froide, elle vient la réchauffer de son toucher avec une peur insensée. Elle qui semble si assurée mais qui est terrorisée. Elle crée le brasier de ses mouvements légers mais elle ne tient rien de cette cadence démente. Elle est le pantin désarticulé de ses émotions bousillées, de ce mélange imparfait d’humanité mais elle se laisse creuser. Par tout ce qui la repousse, qui la rebute, par cette vulnérabilité qui invoque la pitié. Par cette fragilité que seul les êtres humains peuvent ressentir sans songer à leur statut de martyr. Elle prie du bout de ses lèvres qui ne cessent de gouter à ce met si particulier, ce goût d’infidélité. Saveur sucrée qui la berce doucement vers la volupté et qui la pousse à toujours plus le savourer. Douce torpeur qui se répand dans son sang précipitamment pour s’aventurer jusqu’à son coeur. Palpitant noir qui ne croit plus en l’espoir. Elle tait ses battements pour sombrer dans le néant. Ce n’est qu’un instant, qu’un moment, rien d’important. Le temps d’une nuit. Le temps de sombrer dans la folie. Putain de connerie. Elle s’enfuit dans ce baiser violent, puis il y répond tendrement cet errant, taisant le firmament de ses songes virulents. Il la conforte à cette idée, à cet effet de tout lâcher, de ne rien regretter. Et ça lui plait. Cette aisance, cette facilité de juste s’échapper de la réalité. De se laisser toucher par cette chaleur irradiante, solaire et nucléaire. Car elle bouillonne Persès, elle a l’impression de suffoquer, de ne plus savoir respirer sous la cadence de ces bouches entrelacées. Elle perd pied. Equilibre insatisfait qui s’écroule sous son instabilité. Elle tombe mais elle se rattrape, elle se colle à lui cette folie avec une certaine naïveté, ses paumes venant se reposer sur son torse bien fait, elle se permet de rêver. Quant à lui, ses mains s’accrochent à ses mèches folles et descendent sur ses courbes et déliés sans hésitation. Et Persès elle frisonne lentement sous les tremblement qui la secouent précipitamment. Adrénaline divine qui se propage comme un mirage. Drogue dure qui l’a à l’usure. Elle ralentit la cadence cette démence. Une de ses mains remontant à son visage, elle laisse ses doigts s’aventurer sur cette mâchoire damnée, tandis que ses lèvres se reculent légèrement pour que l’air puisse rentrer. Puis elle reprend ce baiser avec une douceur si contrastée, effleurement tremblant sur cette pulpe rosée, elle apprécie ce délice sucré sans le saccager. Et son autre main qui glisse plus qu’elle devrait, phalanges glacées qui veulent toujours plus de chaleur, de crève coeur. Elles descendent lentement, sadiquement sur ce bas ventre pour s’arrêter, pour caresser cette peau dénudée, sa main venant s’infiltrer sous le tissu superflu. Oh oui elle le veut tout entier. Juste sentir cette peau satinée contre sa carcasse fatiguée. Juste se crever d’un plaisir particulier, de sentir ses reins se creusaient. De voir son visage à lui se déridait, se radoucir, de voguer sur ses grains de beauté. Elle ne tient plus Persès. Malgré toute sa peur galvanisée. « Ramènes moi chez toi. » Qu’elle murmure entre ces lèvres, écho de cette usure accumulée. Quelques mots qu’elle lâche alors qu’elle s’effrite contre son nez qu’elle vient jouer encore avec la proximité, ses prunelles dilatées fixant l’ambre magnétique. Elle veut qui la charge d’électricité, qu’il la fasse crier, qu’il la fasse supplier.


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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Sam 2 Déc - 17:36 ()
Rythme tourmenté par cette ivresse, finement dessiné à ton image et celle de ta charmante maîtresse, elle freine la vitesse de vos échanges pour laisser place à une traître tendresse. Paresse ou simple maladresse ? Quelle tristesse lorsqu'elle se redresse, abandonnant cette prouesse ivrognesse. Tu fronces les sourcils en signe de détresse et elle glisse ses doigts contre ta chair pour te prodiguer l'une des caresses les plus enchanteresses. Tu gémis sous cette délicate sauvagesse alors que ta masculinité se dresse, dévoilant sans gêne toute ta robustesse dans l'étroit vêtement qui maquille ton impolitesse. Sadique princesse à la dextérité d'une déesse. Ramènes moi chez toi, qu'elle échappe dans un écho de torture. Tu fléchis suite à ce murmure, affaiblis par cette soudaine sensation de brûlure comme si elle venait de t'infecter à l'aide de son venin mortel par une simple et délicate morsure. Provocante parjure à la chevelure obscure, elle rompt votre luxure et t'oblige à chasser tes pensées impures. Souffle coupé par ton coeur martelé, t'ouvres enfin les paupières pour narguer l'obscurité de tes iris chocolatés. Tu savoures ta victoire imminente d'un rictus effronté alors que tes lèvres souillées par la jolie poupée se contorsionnent en un sourire carnassier. Tu glousses, mâchoire serré et visage caricaturé avant de glisser tes doigts efflanqués dans ceux de l'étrangère écervelé. Tu soutiens son regard animé par la lune, hypnotisé par la lueur espiègle qui danse dans les iris de la brune. Aucune lacune inopportune malgré la rancune qui t'importune. Tu lâches un soupire libérateur suite à ce frôlement aguicheur et tu lui octroies un rictus séducteur avant de tourner les talons tel un emmerdeur. Tu grimaces à l'inconfort de ta raideur qui prend de l'ampleur dans ce bout de tissu maculé par les moeurs. Tu sillonnes l'artère principale d'un mouvement machinal, absorbé par ta soif abyssale. Désir bestial, fantasme illégal, t'abandonnes ton air glacial pour esquisser un sourire triomphal. Tu fais volte-face et tu la détailles d'une envie viscérale, analysant chacun de ses traits d'une précision chirurgicale avant de reprendre votre danse infernale. Tu l'obliges à déambuler dans les rues de Paris, main dans la main, tel des amants maudits. Amoureux d'une nuit, concubinage interdit et si ce n'était que le début d'une nébuleuse péripétie ? Funèbre mésaventure dont tu te languis, exactement comme lorsque tu es sur le point de commettre un délit. Cette saloperie de folie qui agit comme une hémorragie, elle t'affaiblie autant qu'elle te maintient en vie. « Taxi ! » Tu cries pour reprendre tes esprits et te délivrer de tous ses songes endolorit par ton appétit alors que le chauffeur obéit en immobilisant sa Camry. T'ouvres la portière d'un mouvement grossier, laissant pénétrer la demoiselle en premier et tu t'installes à ses côtés. Tu jettes un coup d'oeil culotté au conducteur dans son rétroviseur fissuré, les sourcils froncés comme s'il s'était incrusté dans ton nirvana passager. Après une brève hésitation, t'aboies les indications au jeune garçon avant que ta belle reprenne toute ton attention. « Sohan » que tu souffles à son intention. Habituellement, t'évites les présentations, discussion bien trop formelle pour ton désir de domination. Ce soir, tu te surprends à vouloir connaître son prénom pour le lui murmurer en guise de soumission. Obsession, confusion, serait-ce l'éclosion de ta rédemption ? Ah, non ! C'est hors de question ! Ressaisis-toi, pauvre lardon ! T'es Xezbeth, le démon de l'angoisse, de l'affliction ! Le lieutenant de la peur qui déclenche les plus douloureux frissons !
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Jeu 28 Déc - 4:21 ()

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Danse macabre d’étrangers qui cherchent à se confronter, à se provoquer. Les lèvres sont scellées sous l’échange insensé de baisers volés. D’une drogue délabrée sous la volupté qui se dessine et s’affine. Le jeu prend un autre tournant, un tournant dément et haletant. Où les aimants ne cherchent plus à se repousser subitement mais à s’attirer subtilement. Plus profondément dans les draps de l’opposé. De se laisser posséder par la volupté et la facilité. Juste se laisser bercer pour effacer les plaies sur les coeurs défaits. Elle est douce la poupée après la violence qu’elle a laissé s’échapper sous les souvenirs déchirés de son affection pour un enfoiré. Elle est candide contre ce souffle livide, la tendresse comme preuve de détresse. La paresse comme signe d’ivresse. Car elle est blessée la poupée, elle a besoin qu’on la répare face aux effluves de son palpitant déchiré. Et elle se laisse voguer contre tout ce qui l’a toujours débèqueté, contre cette infidélité répugnante et affriolante. Contre cette envie batifolante qui la rend si effrayante. Poupée qui s’enferme dans ce piège grandiloquent, qui oublie d’enclencher les freins face à cette montagne russe démente. Elle se lance sur un fil tremblant, poussant toujours plus le vice dans ces retranchements. Jusqu’à se rendre compte qu’elle ne peut plus revenir en avant.  Lorsqu’elle le sent qui se tend. Lorsqu’elle l’entend ce gémissement qui vibre sous ses tympans. Il se rend l’errant sous son murmure suppliant. De l’achever subitement. Il sourit ce dément comme un gagnant, les crocs aiguisés, le rictus fier et le regard revolver. Et elle frémit la folie sous cet enfer qu’elle laisse ouvert. Sous ce charme calvaire qui lui donne la fièvre et les pensées mièvres. La chaleur dans ses entrailles et la gêne dans ses veines froides. Son regard bleuté toujours implanté dans l’ambre magnétique, il se rit d’elle, d’elle et de sa facilité vulnérable et pourtant il attrape ses phalanges glacées sous la lune illuminée. Les lèvres encore rougies, il lui vend ce joli frémissement sous son air séduisant, tremblement qui la bouscule lentement sous le désir qui se fait impatient. Puis il se détourne, il la contourne pour la tirer derrière lui, pour l’amener si proche de sa condamnation à perpétuité. Et elle suit la poupée sous la rapidité de ces pas agités, sous la frustration qui se dessine à une vitesse abusée. Sous les étoiles qui jugent leur danse d’effrontés, ils filent dans la nuit. Et il se stoppe dans cette course insensée pour l’observer, pour détailler chacun de ses putains de traits et la jolie elle rougit. Car elle a perdu l’habitude qu’on la regarde ainsi. Comme si elle était un joyau interdit, une beauté fiévreuse et dangereuse. Comme si elle était la seule poupée dans cet univers sali. Mais pas le temps de s’empêtrer dans ces rougeurs merveilles que les corps repartent dans ce refrain impatient, dans cette mélodie bancale et bestiale. Puis les dès sont lancés lorsque la voix suave de l’orphelin se perd dans le silence pesant. « Taxi ! » La porte s’ouvre,  le brun lui ouvrant la portière, elle ne peut plus reculer la poupée, et elle pénètre dans ce manège délabré. Son corps venant se reposer contre le dossier, elle s’enferme dans cette bulle de sécurité. Songeant plus qu’elle ne devrait. A ce qu’elle fait, à ce qu’elle s’apprête de faire dans cette nuit bien prononcée. C'est vraiment ce que tu veux beauté? Plonger dans ce merdier? Céder à une tentation entremêlée ? Et si tu t’attachais ? Et si tu merdais ? Et si tu tombais encore pour un charme particulier. Persès elle essaie de taire cette confusion latente sous ses pensées éreintantes. Eteignant les voyants de chaque alarme qui sévit dans son crâne bouillonnant. Comme pour s’anesthésier de chaque sécurité. Car elle a envie d’essayer, de se laisser séduire par ce gamin paumé, d’apprendre à espérer qui sait? Elle ne sent plus vraiment ce qui l’anime à présent et même lorsque le brun lui révèle son identité elle reste en retrait. « Sohan »  Comme paralysée par cette vérité, par cet abus de confiance qu’elle ne mérite pas l’éclat. Elle laisse le silence l’envahir face à tout son désir qui coule dans ses veines, ses phalanges se serrant et son coeur pompant le sang trop rapidement. A quoi tu joues putain ? Puis elle pose ses prunelles bleutées sur cette tentation avec une certaine fascination. Taisant toutes les interrogations de son corps en ébullition, elle s’avance vers lui. L’arête de son nez venant flirter contre son lobe d’oreille, elle reprend comme avant. Comme si elle était confiante face à ce merdier béant. Alors qu’en réalité elle tremblait comme une enfant. Puis sa bouche vient mordiller son oreille dans une sensualité dévorante, alors qu’elle joue encore à tort. Voulant se nourrir de l’effet qu’elle lui infligeait, elle lui lâchait dans un murmure défait. « Hippolyte. » Son nom dans un susurre d’usure. Dans une confession obscure. Et la voiture se stoppait enfin sous sa parade, et elle glissait au dessus de lui dans une position provocante pour ouvrir la portière et s’échappait de sa portée. Se faisant inaccessible ou bien égoïste, elle jouait avec chaque nerfs pour le faire craquer.

Et il suivait après avoir fait claquer quelques billets, pour l’inviter dans cette cage d’escalier, puis pour la trainer dans sa tanière comme un prix mérité. Et sous le claquement des clés dans la porte d’entrée, la poupée elle rentre dans cette prison dorée. Sentant enfin toute son anxiété explosait dans sa cage thoracique compressée, elle s’éloigne un peu la beauté, cherchant une issue de secours vers laquelle elle pourrait s’échapper. Mais elle ne pouvait plus reculer. Il était trop tard pour songer. Alors autant taire chacune de ses putains de pensées. «  J’ai pas l’habitude de faire ça, alors t’aurais pas un truc genre un alcool bien fort pour faire taire le vacarme de mes pensées ? » Et elle lui dit la vérité alors qu’enfin elle montre toute sa fragilité. Toute sa vulnérabilité en quelques mots prématurés. Lui confessant son anxiété.

Parce qu’ouais la poupée elle va imploser sous le bordel de ses songes qui s’emmêlent et se démènent…



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the mighty bush : hallucination cauchemardesque. la peur, les cauchemars, les illusions pétrifiantes... c'est comme cela que tu t'y prends pour tétaniser tes victimes. tu leur prodigues aucune douleur physique, mais c'est bien connu que les plus grandes souffrances des êtres humains sont enfouis dans leurs souvenirs, leur imagination. le cerveau est l'arme la plus destructrice qui existe lorsqu'on y songe.
Allegeance : les démons, ta seule et unique famille, pauvre petit orphelin que tu es. tu t'accroches à eux comme à une bouée et, pourtant, ces derniers sont souvent responsables des cataclysmes que tu dois affronter. tu les vénères autant que tu les abhorres.

Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan Lun 19 Fév - 18:15 ()
Un silence de mort s'installe entre vos deux corps suite à ton vomi sonore et elle t'arbore comme si tu venais d'ouvrir la boîte de pandore. Tu ressens l'inconfort qui lui sort par les pores de la peau alors que tu restes indolore à sa gueule séductrice qui, doucement, s'évapore. Soudain, ses iris bleuâtres s'accrochent aux tiens alors que ton air hautain se déforme en un sourire malsain. Elle s'approche de ton crâne châtain pour dévorer ta chair d'orphelin et un tressaillement martyrise ton bulbe rachidien. Tu soupires, le regard éteins, savourant le doux murmure de ton pauvre petit pantin. Hyppolite, elle hésite alors que ta patience s'effrite. Le chauffeur vous invite à sortir et ta belle en profite pour se glisser par-dessus ta carcasse détruite, empruntant une position insolite. Elle se nourrit de ton envie tel un vulgaire parasite alors que t'adresses un sourire hypocrite au seul témoin de votre odyssée illicite, comme s'il s'agissait d'un mythe. Tu le pais comme si t'achetais son silence, une sorte d'alliance pour qu'il oublie ton existence. Inutile d'ébruité ton impuissance suite à ses avances. Bientôt, t'auras ta vengeance et c'est elle qui t'implorera clémence. Cette fois, aucun spectateur pour témoigner de ta performance, mais son innocence ne gagnera pas ton indulgence. Tout ce qu'elle tirera de cette diligence n'est que discordance et souffrance. T'ouvres enfin cette porte qui dissimule tant de secret, de petites pièces au mobilier désuet et aux souvenirs discrets. Aucune peinture, tableau ou affiche ornent les murs défraîchis enduit d'apprêt, il y a uniquement le grincement indiscret de vos pas sur le parquet qui est témoins de vos plus sombres regrets. N'aurais-tu pas dû lui démontrer aucun intérêt et terminer, seul, ce trajet ? Demeurer muet et conclure cette soirée avec ton simple reflet ? Verrouiller ce loquet sans être tombé dans ses filets et, maintenant, lui servir de jouet ? J’ai pas l’habitude de faire ça, alors t’aurais pas un truc genre un alcool bien fort pour faire taire le vacarme de mes pensées, elle te demande dévoilant ainsi toute sa sensibilité, son instabilité alors que t'hausses un sourcil, interloqué. C'est donc toi qui tire les ficelles de cette danse endiablé ? Ou ne serait-ce qu'une stratégie pour mieux t'achever ? Ton regard défi la jolie qui se languit sous tes prunelles assombrit par la nuit maquillé d'une lune sans vie. Un rictus amusé scotché contre tes lèvres lacérés est rapidement remplacé par un sourire abîmé. Un rire carnassier est aussitôt déployé pour masquer ton lourd passé ou, plutôt, celui de ton pantin brisé, pauvre petit orphelin abandonné. Toutes ses pensées inconnues qui t'embrouillent la vue et qui te rongent de plus en plus. Pris au dépourvu, tu te grattes la nuque pour dissimuler ta mine abattue, peur d'être mis à nue. Que peux-tu bien répondre à une question qui, toi-même, te torture ? « Bien sûr » que tu murmures, tournant ainsi les talons pour t'élancer vers l'embrasure de la salle de séjour où se trouve le remède à ses blessures. Tu saisies une vieille bouteille de Whisky pour l'occasion et pour, ainsi, calmer la tension. Deux verres à la main, tu reviens vers ton obsession pour lui tendre sa consommation avant de te résigner et de profiter de la situation. Tu dévores ses prunelles bleutés accompagné d'une grimace effrontée et, lorsqu'elle agrippe l'élixir tant convoité, tu ramènes ce dernier contre ton corps affamé, obligeant ainsi la poupée à se frotter au monstre que tu es. « Avant que tu puisses t'y noyer, dis-moi, ma jolie, elles te crient quoi, tes pensées » tu l'interroges, les paupières plissées et le coin des lèvres légèrement retroussées. Tu poses ces dernières contre la chair frémissante de ta charmante alliée. Sous tes caresses effrénées, ton souffle irrégulier s'heurte à sa peau et tu termines ton supplice contre sa gorge échauffée avant de te redresser pour entendre la vérité.
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Sujet: Re: (fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan ()
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(fb) There is a fire inside of this heart and a riot about to explode into flames † Sohan
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