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 Take off our masks (Arthur)
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Templiers
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the mighty bush : Technosymbiose. Pouvoir découvert il y a quelques années tout au plus, en total raccord avec son travail et son amour pour les nouvelles technologies. Capacité de glisser son esprit dans n’importe quel objet électronique et de naviguer au travers des réseaux pour communiquer avec d’autres mais aussi trouver des informations, entendre des conversations. Tara se joue complètement de l’électronique, cherchant à en faire entièrement son domaine. Même si cela finira par devenir dangereux…
Allegeance : Son allégeance va aux templiers, cela va de soi. Mais... Tout est nettement plus compliqué qu'il n'y paraît. Au final, sa seule alliée, la seule qui a pleinement sa confiance, c'est elle-même. Un sentiment qui s'est accentué lorsque sa soeur a définitivement péri... Sous la main d'un ange.
these streets : Ils sont là et elle le sait. Anges et démons se battant sur cette magnifique ville qu'était Paris. Ils sont là et elle s'en fout, souhaitant simplement qu'ils dégagent aussi rapidement qu'ils sont arrivés. Ils n'ont pas leur place ici, et ne l'auront jamais.
En revanche, concernant les dieux... Ils ne sont que légendes à ses yeux.

Sujet: Take off our masks (Arthur) Lun 9 Oct - 1:04 ()


Take off our masks
How do you look into the mirror, when you’re too tired to fake a smile ?



Comme un tambour dans le crâne que rien ne semblait vouloir, ni pouvoir faire taire. Les anti-douleurs avalés il y a un peu moins d’une heure l’avaient été dans les doses données par son dernier médecin. Rien n’avait été dépassé, mais cela ne faisait pas effet. Car en plus de cette douleur résonnant dans sa tête, il y avait celles du bras, de la jambe. Souffrance physique qui ne voulait disparaître, s’ancrant dans le corps, la détruisant un peu plus à chaque instant qui passait.

Elle titubait, perdue dans ces souvenirs qu’elle avait longtemps réprimés. Néanmoins, les derniers événements avaient fini par les ramener à la surface. La jeune femme était désormais incapable de faire la part des choses, et passé et présent se mêlaient dans son esprit en éclats. Elle revoyait sa sœur, sa disparition. Elle revivait sa mort, en boucle, comme sur un vieux disque rayé rejouant inlassablement la même mélodie. Cependant, Tara était loin d’être suffisamment forte pour supporter les mêmes notes, encore et encore. Elle voulait simplement que tout cela cesse, s’arrête. Y mettre un stop, définitivement. Elle n’avait jamais été suicidaire, mais la vie n’avait jamais été une de ses priorités. Elle se souvenait avoir dit à Absolem, il y a deux années de cela, qu’elle se sacrifierait s’il le fallait. Alors non, elle ne cherchait pas la mort. Mais elle ne dirait pas non si celle-ci venait se planter devant elle, arrachant cette existence bien plus pesante.

Elle était prostrée dans un coin de cet appartement bien trop froid, bien trop impersonnel, à attendre… A attendre que ça passe. La douleur, l’horreur. Les larmes avaient déjà ravagé son visage de trop nombreuses fois, ces derniers jours, et à présent, il n’y en avait plus aucune qui parvenait à couler. Les perles transparentes avaient disparu elles aussi, comme tout le reste. Parties, pour ne jamais revenir. La templière se remémorait une fois de plus les événements. La péniche qui coulait, puis la Seine qui se désengorgeait. L’eau était devenue sang, l’eau était devenue poussière. Et elle, elle avait juste sauté. Pour fuir, trouver un endroit connu. Pour espérer que tout n’était un cauchemar, de cette brûlure aux bas aux deux mille quatre-cents disparus. Une course qui avait peu duré, puisque Renée l’en avait empêchée. Il lui semblait d’ailleurs que la blonde avait évoqué une réunion de crise dans le QG des templiers. Mais ce n’était qu’un vague souvenir, et Tara était passée outre l’ordre venant de ses supérieurs. Arthur lui passerait certainement un savon, mais encore faudrait-il qu’elle survive à son propre enfer.

Elle tremblait, recroquevillée contre ce mur. Elle tremblait, et elle avait abandonné le combat depuis bien longtemps. Les doigts effleuraient, frottaient les joues, comme si cela allait lui permettre de s’échapper de ce cauchemar, mais rien n’y faisait. La réalité avait dépassé tout ce que son esprit avait pu imaginer de pire, et de loin. Elle aurait aimé, aurait préféré que ce soit le contraire, comme beaucoup. Elle aurait aimé donner l’exemple, comme nombre de templiers doivent être en train de le faire en ce moment. Elle aurait aimé être forte, avoir mis à la porte ce passé qui lui pesait sur le coeur. Elle aurait aimé se relever, continuer de marcher la tête haute dans ce monde qui ne tenait plus debout.

Mais la vérité, c’était qu’il ne restait plus que des éclats d’elle. Tout s’était brisé, tout avait chuté. Elle était écrasée, rongée par son passé, sur lequel elle n’était jamais parvenue à faire une croix. Elle était faible, tout en maintenant cette illusion de force derrière ses sourires, son énergie, son instabilité. Elle se désignait comme fervente défendeuse de l’Ordre, et en réalité, elle contredisait chacune des décisions d’Arthur, par vengeance, par rancune.

Elle passait son temps à faire semblant, et il n’avait fallu qu’un minuscule coup de vent pour la faire basculer de la ficelle sur laquelle elle tenait en équilibre. Et elle tombait, chutait, dégringolait, au fond de ces abysses qu’elle avait si longtemps voulu éviter. En vain.

Le corps se leva, tituba jusqu’à l’un des placards de la cuisine, en ouvrit la porte, attrapa l’une des innombrables boîtes d’anti-douleurs, et compléta le traitement précédemment ingéré de plusieurs cachets supplémentaires. Puis la hanche, la jambe, lâchèrent. Trop de souffrance, trop de maltraitance, et Tara finit sur le sol, laissant le reste de boîte sur la table, et la porte du placard grande ouverte. Qu’importait. Elle avait demandé à ce qu’on la laisse tranquille chez elle, bien que ses supérieurs aient une clef pour rentrer, et qu’elle crève ici était une possibilité qui ne la dérangeait pas. Enfin, ce n’était pas comme si son esprit était capable de capter le moindre bruit ou mouvement dans son appartement dans tous les cas…



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Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .

Sujet: Re: Take off our masks (Arthur) Dim 29 Oct - 23:37 ()
It's cold and loveless
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Ces nouvelles disparitions inquiétantes avaient semé le chaos sur Paris. Paris était en émoi. Le silence et l’apathie qui semblaient caractériser les rues de celle qu’on nommait autrefois la ville-Lumière trahissaient l’inquiétude de chacun et l’appréhension de tous. On redoutait tant. Le manque d’un proche, la perte de l’être aimé, l’angoisse d’une absence. Le passé avait rattrapé les habitants et c’était comme si bouger le petit doigt risquait d’aggraver davantage la situation. Cet immobilisme ambiant étouffait Arthur qui n’avait cesse de bouger partout, d’intervenir sur tout, pour peu qu’on ne le laisse pas gamberger. Il voulait être sur tous les fronts, sur toutes les causes. Il voulait être présent sur chacun et remotiver les troupes. Si cette nouvelle tragédie avait ébranlé le monde des humains, l’Ordre connaissait un autre coup dur. En plus de la crainte, la pression et les responsabilités pesaient chaque jour un peu plus sur les épaules des membres de l’Ordre. Le Chevalier du Roi essayait de rassurer les plus inquiets, occuper les plus intenables et surtout garder un œil sur les plus fragiles. L’Ordre des templiers avait besoin de la loyauté et de la solidarité de ses soldats, aujourd’hui plus que jamais. Arthur ne voyait plus les journées passer, mais pouvait sans problème compter sur les doigts de sa main les heures de sommeil qu’il engrangeait péniblement. Certains lui causaient plus de souci que d’autres, notamment les absents de la réunion de crise qui avait eu lieu juste après les événements étranges de la soirée de l’apocalypse. Si Arthur niait tout favoritisme, il y en avait qui occupaient indéniablement son esprit. Parmi eux, Tara figurait certainement en tête. Depuis leur dernière mission en commun, la première depuis de longs mois, il pensait souvent à elle. S’il était incapable de lui démontrer plus d’intérêt que d’ordinaire, le sort de la jeune femme le préoccupait davantage. Alors qu’il avait réussi à se faire une raison quant à cette entente bêtement brisée, il ne pouvait désormais se résoudre à la laisser seule. Elle s’était absentée et n’avait donné aucune explication, pas même à ceux qui l’avaient accompagnée. Le soldat était en train de dériver de son équipe. Il connaissait quelques bribes de son histoire personnelle, les quelques faits connus de tous ou ceux qu’elle avait bien voulu évoquer. Elle ne parvenait peut-être plus à garder la tête hors de l’eau, ou bien elle leur cachait des choses. Dans ces deux cas, Arthur refusait de laisser faire. On n’abandonnait personne et si ce nouveau grand Départ avait été la goutte de trop, l’homme tenait à le savoir.

Il n’avait pas fallu longtemps pour qu’il se décide à se déplacer de lui-même. Le téléphone sur vibreur, quelques instructions données à ses soldats pour qu’ils aient de quoi faire jusqu’à son retour. S’il comptait dédier à Tara une importante partie de son temps, le monde continuait de tourner et il se devait d’être présent si une urgence se présentait. Arthur comptait mettre les choses au clair et s’enquérir de son état depuis – chose qu’elle avait ostensiblement refusé de faire en ne les rejoignant pas à la chapelle. Elle habitait pourtant dans le même arrondissement que le QG et son propre appartement, comme la plupart des membres de l’Ordre. Il fallut quelques minutes à peine pour rejoindre son appartement et se présenter devant sa porte. Trois coups secs et neutres suffirent, en attendant qu’elle lui ouvre. Elle ne pouvait être qu’ici. « Tara. » L’appel était limpide et déterminé. Il était prêt à outrepasser une nouvelle fois les règles et à abuser de sa position hiérarchique pour obtenir ce qu’il voulait. Arthur avait toujours été sanguin et la raison n’avait jamais été de ses principales qualités. Alors d’instinct, il tourna la poignée de la porte, puisque l’hôte ne daignait pas lui répondre. La porte n’était pas verrouillée, ce qui confirma ses doutes. Elle était là. Un mauvais pressentiment l’empêcha de l’appeler à nouveau pour faire savoir sa présence. Peut-être s’était-il passé quelque chose ? Sur ses gardes, il pénétra dans l’appartement, prêt à dégainer une arme. Light, qu’il avait emmenée avec lui, prit les devants et s’empressa d’entrer puis de renifler les alentours, comme à la recherche d’une âme. Le berger allemand avait toujours eu le don de reconnaître les âmes en détresse. Ce devait être le sixième sens canin auquel son maître tenait tant et qui justifiait le succès qu’avait la chienne au sein du QG. Ce fut elle qui trouva la première une Tara effondrée par terre, et se hâta d’aller vérifier son état d’une truffe humide.

Arthur, lui, put assister avec désarroi à la scène qui avait conduit à la chute de Tara : le placard ouvert, les pilules éparpillées sur la table et surtout cet air de souffrance plaqué sur le visage de la templière. Partagé entre l’effroi et la révolte, il demeura interdit, une poignée de secondes. Que devait-il faire ? Prétendre qu’il n’avait rien vu ? Ignorer la détresse de l’un des siens ? Sa fierté, tout autant que la dignité de la demoiselle, serait mise à mal, mais il prit sur lui quand il s’agenouilla à la hauteur de Tara. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Il écarta doucement Light qui ne voulait plus quitter le chevet de l’humaine. « Tu peux te relever ? » Question bête qui provoqua aussitôt l’agacement de son auteur. Il apposa le revers d’une main sur son front avant d’ajouter, sur un ton volontairement moralisateur : « Tu es brûlante. Qu’est-ce que tu fous ? » C’était bien pire que lorsque sa jambe l’avait lâchée, il y a un mois de cela. « Je t’emmène à l’hôpital, tu ne peux pas rester comme ça. »

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Can the heart become distorted, contract incurable deformities and incurable infirmities, under the pressure of disproportionate grief, like the spinal column under a low ceiling? Is there not in every human soul a primitive spark, a divine element, incorruptible in this world and immortal in the next, which can be developed by goodness, kindled, lit up, and made to radiate, and which evil can never entirely extinguish.

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Allegeance : Son allégeance va aux templiers, cela va de soi. Mais... Tout est nettement plus compliqué qu'il n'y paraît. Au final, sa seule alliée, la seule qui a pleinement sa confiance, c'est elle-même. Un sentiment qui s'est accentué lorsque sa soeur a définitivement péri... Sous la main d'un ange.
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Sujet: Re: Take off our masks (Arthur) Jeu 2 Nov - 18:49 ()


Take off our masks
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Elle restait là, tête posée sur le carrelage de la cuisine. La froideur des dalles blanches calmait sa peau enflammée, autant que cela était possible. Les nausées étaient toujours présentes, quoi que dépassées par la douleur désormais. Elle sentait les battements de son coeur résonner dans sa poitrine, dans son crâne. Chaque pulsation prouvait que la jeune fille, mais pour combien de temps  encore ? Les pensées s’embrouillaient, la conscience aussi. Elle partait, disparaissait. Le palpitant ralentissait, forcé par les médicaments à se mettre en berne. Ca lui bouffait la santé et la vie. Tic tac, l’horloge tournait, et elle voyait la faucheuse se dessiner devant ses yeux. Incapable de se battre, de s’accrocher à cette existence si misérable. Une délivrance bienvenue qui s’approchait à grand pas, n’attendait qu’elle. Si elle avait eu le choix, elle s’y serait jetée bien plus rapidement. Cependant, le seul choix qui s’offrait à elle était d’attendre. Alors, elle attendrait.

Une présence, massive, perturba ce repos qui se voulait éternel. Elle se raccrocha alors à cette vie, au bord de l’agonie. Les paupières s’ouvrirent difficilement, le corps encore engourdi. Plus pour longtemps, alors que la douleur la frappait de plein fouet. La hanche, la jambe, le ventre, la poitrine. Un passage à tabac intérieur, rendant chaque respiration empreinte de souffrance. Devant son regard finit par se stabiliser l’image d’un chien. L’animal n’était pas sien, elle s’en rendait compte. Thanatos était dans un refuge, pour quelques jours. Tara s’était sue incapable de s’en occuper correctement, alors, elle avait préféré le mettre à l’abri. Sage décision, vu la situation dans laquelle elle s’enlisait.

La truffe humide de l’animal semblait se blottir contre elle, contre sa poitrine. Pour entendre le coeur peut-être, celui qui cherchait à se taire. Si proche, la jeune femme finit par reconnaître le chien. Evidemment. Light. Arthur n’était pas loin. Cette simple pensée la poussa à chercher à se relever, ne faisant qu’accentuer le mal-être et la souffrance de son corps. Pourquoi était-il venu ? Elle avait demandé à rester seule, à ne pas avoir de compagnie. Et lui, il continuait de refuser ce besoin de solitude. Il s’imposait, utilisait son rôle au sein des Templiers pour s’inquiéter pour elle. De la pitié à son encontre, tout ce qu’elle haïssait. D’autant plus qu’il était responsable en grande partie de l’handicape physique. Il ne comprenait donc pas qu’elle voulait juste qu’il disparaisse de sa vie ?

Elle la perçut, du coin de l’oeil, la silhouette humaine, interdite, balayée la pièce de son regard. Et elle tenta de s’y soustraire, se recroqueviller. Il était bien trop tard… Il s’approcha, s’accroupit à son côté. Quelques paroles, auxquelles elle ne parvint pas à répondre. Une boule dans la gorge, captrice des émotions la bousculant. Parler ouvrirait certainement la vanne des sentiments, voilà pourquoi elle se taisait pour le moment… Se relever, si seulement. Un léger rire la secoua, rapidement stoppé. Trop douloureux pour le corps en miettes. Contact sur le front, prise de température. Brûlante ? Elle n’en avait même plus conscience. En revanche, le ton moralisateur la mettait dans une rogne sans précédent. Il fallait juste qu’il se taise, c’était tout ce qu’elle voulait. L’évocation de l’hôpital fut la goutte qui fit déborder le vase. Elle poussa son corps à se redresser, s’adosser à ses meubles de cuisine, ignorant par la même occasion les signaux envoyés par celui-ci. Course contre la montre dont elle refusait de prendre conscience.

« Ferme-la juste, j’irai nulle part. Encore moins sur ton ordre. » Elle devait avoir l’air… Pitoyable. Sa voix n’était que murmures, elle était au bord du gouffre, et elle trouvait encore le moyen d’exposer sa rancune. Les doigts tremblaient, alors elle les serrait en un poing, pour cacher sa faiblesse. Il lui fallut quelques secondes pour remarquer, sentir les larmes qui dévalaient sur ses joues. Faible. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Pourquoi t’es venu ? » Les mots sont mâchés, douloureux. Light était toujours à ses côtés. Brave bête. Elle avait repoussé le bras d’Arthur, refusant le contact, alors qu’une part d’elle voulait juste s’accrocher, se blottir contre l’homme. Si seulement la rancune ne la bouffait pas autant…

« J’ai… Je ne sais pas. » Les yeux se fermèrent, quelques secondes. L’esprit fonctionnait, mais au ralenti, empoisonnant ses réflexions. Les bandages sur son bras la brûlaient, mais elle avait surtout l’impression de geler sur place, de l’intérieur. Elle déglutit, se concentrant à nouveau sur la réalité, les traits d’Arthur. « J’veux juste partir. Je veux juste… Que ça s’arrête. La douleur. Le monde qui s’écroule une nouvelle fois. Est-ce qu’Elle va encore revenir ? Mourir ? » Réminiscence de la jumelle décédée, réaction par rapport à ce nouveau grand retour. Peur de la revoir, puis disparaître. Elle se perdait, entre passé et présent, réduisant son futur à néant…



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Sujet: Re: Take off our masks (Arthur) Mer 15 Nov - 22:30 ()
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Le Chevalier du Roi n’avait pas voulu outrepasser la vie privée de Tara. Ce n’était pas dans ses intentions de s’immiscer dans sa vie alors qu’elle faisait tout pour le fuir. Après tout, ils s’étaient contentés de cette situation désagréable, des mois durant, ça aurait pu tout simplement se poursuivre de cette façon. Mais une fois de plus, Arthur avait cédé à son instinct. Il avait ressenti le besoin d’aller la trouver pour s’expliquer avec elle, alors il y était allé. Il avait momentanément renié les conventions, vaguement usé de son avantage en tant que chef pour aller la voir, dans le seul lieu censé être son refuge. Au-delà du masque de chef des armées qu’il s’efforçait d’endosser chaque fois qu’il s’adressait à la foule de templiers, il était un homme extrêmement sensible. Non pas qu’il avait facilement la larme à l’œil, mais il parvenait difficilement à réprimer ses émotions et ses pensées. Il était peu raisonnable, il agissait toujours avant d’agir, tel que ses tripes lui dictaient. Il avait du mal à se montrer froid et calculateur, parce que ça n’avait jamais été dans sa nature. Il avait toujours appréhendé les autres et le monde dans leur état le plus brute, ce qui avait fait de lui un être fluctuant, indécis et profondément concerné par tout ce qui l’entourait de près ou de loin. Avec l’âge, il avait appris à maîtriser les apparences et à juguler cette spontanéité, mais elle n’en restait pas moins forte. Il s’était trahi en entrant dans l’appartement sans y avoir été autorisé, juste parce qu’il avait eu un doute. Il avait cédé à la curiosité et en l’espace de quelques secondes, le spectacle désastreux qui s’offrit à ses yeux le fit aussitôt regretter son geste. Il avait face à lui, une autre Tara, celle qu’il avait peut-être inconsciemment cherchée depuis tout ce temps. Une Tara faible, abattue par une souffrance qu’elle combattait depuis trop longtemps. Il ne prétendait pas connaître sa peine, mais il ne put s’empêcher de compatir immédiatement à l’humiliation qu’il lui infligeait.

L’homme s’approcha d’elle pour tenter de la convaincre de la suivre. En fait, il était même capable d’ignorer son consentement et de la traîner de force. Si elle souhaitait éviter l’hôpital public, soit, mais elle irait au moins jusqu’à l’infirmerie du QG, où œuvraient des médecins des plus compétents. Elle ne pouvait pas rester dans cet état et Arthur ne voulait pas se sentir à nouveau responsable de son mal être. Évidemment, il ne s’attendait pas à ce qu’elle s’exécute et quand elle le rabroua sèchement, il n’en fut même pas vexé. C’était bien la seule fois où il la laisserait lui parler sur ce ton. Lorsqu’elle l’interrogea sur la raison de sa présence, Arthur n’eut même pas peur d’être franc : « Je m’inquiétais. Je voulais te parler. » Manque de bol, ils étaient aussi têtus l’un que l’autre. Il resta planté là, à genoux près d’elle. Si elle refusait le contact, il l’accepterait. Mais il ne partirait pas d’ici. L’Ordre avait trop perdu de soldats, par mégarde, par inattention. Trop d’âmes étaient solitaires, alors que l’union faisait la force. Sitôt les portes du Louvre passées, on oubliait rapidement que la vie continuait. Que les difficultés restaient. Tara finit par relever les yeux et Arthur en profita pour capter son regard. Il le soutient aussi fort qu’il put, comme si ça lui permettait de rester ancrée dans la même réalité que lui. Il l’écouta silencieusement, religieusement, espérant qu’elle lui ouvre une petite porte. Il n’attendait pas de sa part des confessions, il n’attendait pas qu’elle se livre sur un plateau – lui-même en serait incapable. Il voulait juste qu’elle accepte sa main tendue, rien qu’une fois. Qu’il fasse amende honorable, qu’il se rattrape en lui permettant de se relever. Il finit par comprendre qui elle venait d’évoquer. Sa sœur disparue. Et malgré lui, le cœur se serra. Lui aussi avait perdu un frère, dans des circonstances différentes. Mais la douleur était toujours là et jamais elle ne disparaitrait. C’était la seule chose dont il était malheureusement certain. « On va s’en sortir. On est tous ensemble, on va tirer ça au clair. » Il essayait de rester plus ou moins neutre alors qu’au fond, il s’identifiait parfaitement. Mais c’était le revers de médaille, d’être le pilier d’une organisation entière... « Elle ne reviendra pas de cette façon. C’est ton souvenir, elle t’appartient. C’est toi qui as les clefs. Je te promets que ça ira. Ça ne se reproduira pas. » Dans ses yeux, se transmettait toute la sincérité qu’il pouvait puiser. « Mais il ne faut pas baisser les bras, Tara. Tu ne peux pas te laisser tomber comme ça. » Il écarta légèrement les mains pour lui montrer dans quel état elle se mettait. Comme pour appuyer ses dires, Light vint égarer sa truffe sur la joue de la jeune femme. C'était elle qui avait le pouvoir, ici. Il lui offrait la possibilité d'exploser, de laisser toute la haine se déverser sur lui, si elle en avait besoin. Puis ensuite, ne demeurerait que le bon, que la force.

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Sujet: Re: Take off our masks (Arthur) Sam 18 Nov - 15:50 ()


Take off our masks
How do you look into the mirror, when you’re too tired to fake a smile ?



La réponse ne lui plaisait pas. Il s’inquiétait. Pourquoi ? Pourquoi son inquiétude devait-elle prévaloir sur le besoin qu’elle avait d’être seule, pour retrouver ses marques ? Il était certes le chef de l’Ordre, mais cela ne lui offrait pas plus de pouvoirs sur ses soldats. Il devait respecter ses choix, même s’il ne lui plaisait pas. Finalement, Tara n’avait mis personne en danger en voulant être seule, à pat elle-même. Et à ce sujet, elle était seul maître. Et puis lui parler, il pouvait le faire n’importe quand, pas besoin d’enfoncer sa porte dans cette optique. Elle, elle passait ses journées enfermées entre les quatre murs de son bureau, elle n’était pas compliquée à trouver. Qu’il veuille la voir aujourd’hui était une coïncidence à laquelle son esprit – encore rationnel – avait du mal à croire. Avait-il posé des caméras chez elle, pour s’assurer qu’elle ne faisait pas de conneries ? Bon, déjà ce n’était pas comme si Arthur en était capable, et en plus, elle brouillait les émissions et ondes autour de l’appartement.

Malgré tout, elle se retrouvait dans l’incapacité de détourner le regard de celui du templier. Elle s’y plongeait, s’y accrochait, comme si son instinct savait, qu’à cet instant précis, c’était le seul moyen de l’empêcher de basculer entièrement. Droit vers la mort. Deux pupilles figées dans les siennes, qui paraissaient inquiètes, effrayées derrière la neutralité qui se dégageait de l’homme. Ou c’était simplement son esprit qui divaguait, créait des illusions pour rendre la réalité plus douce qu’elle ne l’était. Elle ne s’y attarda même pas, sur cette pensée. Trop abstraite pour le cerveau déjà à bout de souffle. S’en sortir, tous ensemble. Une grimace en forme de sourire. Elle n’y croyait plus. En fait, Tara, elle avait perdu sa confiance depuis bien longtemps, et les belles paroles lui importaient peu. On lui répétait sans cesse que les templiers étaient une grande famille, qu’on ne laissait jamais personne derrière. Qu’ils détenaient la vérité aussi, ou qu’ils la trouveraient. Qu’avaient-ils fait jusque-là ? Ils s’étaient battus, ils avaient causé des dégâts dans leur propre camp. Tuer frères et sœurs, à cause du Grand Retour. Incapables d’arrêter le Nouveau. Ils se disaient au courant de tout, mais rien n’était plus faux. Alors, après quatre ans, elle, elle avait cessé de croire ces inepties. C’est d’ailleurs la colère qui perçait dans sa voix quand elle persifla : « Vraiment ? Ce n’était pas comme si on avait été foutu de faire la moindre chose sur les derniers événements. 2400 morts, tout ce qui avait été organisé par nos soins a été infiltré, détruit, sans qu’on ne sache de la faute à qui, le Dare or Die qu’on a laissé couler pendant des semaines... Il serait peut-être temps d’avouer qu’on ne peut pas tout tirer au clair... »

La rancœur. Contre tous, mais surtout contre elle-même. Elle s’en voulait, de ne pas arriver à faire ce qu’elle devrait. Elle n’était pas à la hauteur de la mémoire, des actions de sa jumelle. Et cette simple pensée l’écœurait. Puis les mots sur la sœur, droit au cœur. Elle suffoqua, laissa échapper de nouvelles larmes. Les doigts se glissèrent dans ses propres cheveux, s’y accrochèrent. Une genou se rapprocha de sa poitrine, et elle brisa le contact visuel avec Arthur pour y déposer son front. Se cacher, juste se cacher… Et laisser vivre les murmures : « J’aurais juste voulu… Qu’elle soit là. A ma place. Elle méritait tellement de continuer de vivre. » Elle s’ouvrait, un peu, sans oser le regarder. Après tout, elle venait de cracher sur l’Ordre quelques secondes auparavant. « Je suis désolée de ce que j’ai pu dire. » Elle se confondait en excuse, la gamine perdue. La culpabilité se mêlait à la rancune, la dépassait même. Ne pas laisser tomber, ne pas baisser les bras. Si seulement c’était aussi simple… Ce fut l’animal qui vint blottir sa truffe contre sa joue. Les doigts de Tara allèrent se loger dans la fourrure du chien, et ses pensées s’égarèrent sur Thanatos. Il aurait peut-être mieux fallu qu’elle le garde auprès d’elle…

« C’est tellement facile à dire… Mais j’ai une jambe en moins, les gens autour de moi finissent tous par tomber. Je n’ai personne à qui me confier, et quant à parler des templiers comme d’une famille… Je suis plus une fauteuse de troubles qu’autre chose. » Pause. Effroi. Aveu. « J’ai peur Arthur. »



@Arthur M. Leroy

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Take off our masks (Arthur)
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