boom bitch
Après un week end de liane foly, le forum ouvre ses portes !
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Un cavalier de l'apocalypse, une pénurie inédite, un trésor chelou de ouf et surtout la fashion week...
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 no light (maddox)
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oh, look what you made me do
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Anges
homecoming : 19/09/2017
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julius caesar : DΛNDELION
legends never die : ange supérieur de la raison, sphère du destin. fidèle lieutenant d'absolem. elle est l'ange guidant l'humanité vers les meilleurs choix possibles, gardienne de leur avenir tracé par son archange.
the mighty bush : persuasion. influencer autrui par la seule force des mots. implanter des idées, incapacité de résister, irrésistible force qui peut tout faire chavirer. et la raison qui guide les âmes perdues vers leur destinée, d’un unique mot, d’un souffle murmuré.
électrokinésie. contrôle de l’électricité par la simple pensée. énergie immense libérée et manipulée à sa guise et selon ses envies. éclairs qui zèbrent le ciel, courant qui saute dans une pièce. atmosphère qui grésille, atmosphère électrique, les étincelles sur le bout des doigts et la prudence miroitée au fond de ses yeux.
Allegeance : loyale aux siens, mais surtout à absolem. elle le suivrait jusqu'au bout du monde sans hésiter, jeliel, fidèle second dévouée à son archange, prête à remplir la mission qui lui a été confiée et remettre le destin sur le bon chemin, d'une voix raisonnée soufflée au creux de son oreille.
these streets : comme tous les siens, jeliel sait que les démons sont redescendus sur terre en même temps qu’eux, bien qu'elle ignore le comment et le pourquoi. néanmoins, elle ignore la présence des dieux autour d’eux.

Sujet: no light (maddox) Mer 18 Oct - 18:36 ()
no light in your bright blue eyes
I never knew daylight could be so violent
a revelation in the light of day
you can’t chose what stays and what fades away
« Maddox ? » Sa voix résonne dans le vaste appartement et seul le silence lui répond. Fronçant les sourcils, l’ange fait quelques pas à l’intérieur de la demeure, refermant la porte derrière elle sans un bruit. Ses talons cliquettent sur le sol en un rythme régulier tandis qu’elle avance. Comme elle s’y attendait, rien n’a bougé. La froideur impersonnelle du lieu la frappe de plein fouet à chaque fois qu’elle y met les pieds, et celle-ci n’échappe pas à la règle. Son regard glisse un instant sur les tableaux accrochés afin d’habiller les mètres de gris s’étalant sur les murs, avant d’embrasser pleinement le vaste séjour déployé devant elle. Moderne et lumineux, il donne l’impression d’être tout droit tiré d’une publicité pour un constructeur immobilier – la décoration en moins, à l’exception de quelques objets s’échouant où ils le peuvent et qu’elle a furieusement envie de ranger.

En tous points cet appartement pourrait ressembler à celui d’Ellie et quelque part, on pourrait presque s’y méprendre, avec la modernité ostentatoire étalée dans ces mètres carrés, ou l’ordre scrupuleux régnant en souverain dans sa demeure. Et pourtant Ellison de son vivant s’était donné pour mission de rendre son habitat accueillant, chaleureux, pour pallier au foyer d’où on l’avait jeté, pour se prouver qu’elle pouvait reconstruire son chez-elle et qu’elle n’en avait pas besoin, de cette famille qui l’avait reniée. Son petit cocon était exactement comme la jeune femme l’avait souhaité : ordonné, agréable et familier.

Jeliel admirait le merdier organisé que l’humaine avait réussi à estampiller un peu partout chez elle et s’évertuait à le conserver, tout comme Absolem se tuait à brouiller les pistes et tentait de se comporter comme Maddox l’humain l’aurait fait, bordélique et incapable d’organisation. Et si l’archange avait toutes les peines du monde à se fondre dans la masse humaine, il n’avait cependant aucune difficulté à adopter ses habitudes et pires comportements. Un pincement au cœur, Jeliel commençait à comprendre pourquoi elle ne s’adressait qu’au silence, pourquoi son regard heurte soudainement une chevelure sombre noyée dans le canapé. D’un pas raide elle s’avance, tentant de calmer l’impétueuse vague de colère qui se levait et qu’elle tâchait de contenir depuis maintenant trois ans. Elle comprenait aisément que son archange ne parvienne pas à intégrer sa forme humaine et les inconvénients qui l’accompagnaient. Mais elle ne pouvait plus supporter de le regarder détruire son corps à grands renforts d’alcool et bousiller son âme à doses de pilules et de poudre blanche. Et surtout, la Raison sait que ceci n’est pas exactement le meilleur moyen de l’aider.

« Maddox.» Elle répète son nom et cette fois, l’irritation pointe dans le son de sa voix. Longtemps elle s’est retenue d’utiliser la persuasion sur son archange, de toute manière peu certaine qu’elle parviendrait à l’influencer, mais elle cède presque à l’envie de tester son pouvoir sur lui, Ellie, se retenant uniquement en voyant ses paupières papillonner. Il ouvre les yeux, Maddox, rencontre le regard de son lieutenant, totalement hagard, complètement défoncé. Elle se retient de lever les yeux au ciel et se contente de s’accroupir à sa hauteur, près du canapé, pour s’empêcher de le secouer. Violemment. « Qu’est-ce que tu fous, Mad ? Tu sais qu’il n’est même pas dix huit heures ? » Elle tempère la colère qui voudrait sortir en coups de poignards effilés, la distille d’une voix basse aux tranchants aiguisés. Elle le soutiendrait jusqu’à la fin de sa vie, Jeliel, n’hésiterait pas à se sacrifier pour lui, mais la Raison n’était pas devenu son second pour sa subordination aveugle. Malgré ses millénaires de vie, Absolem restait un ange sujet aux erreurs, et quelque part, cela le rendait très humain. Si la Raison s’était promis de l’accompagner dans sa vie terrestre, elle n’avait jamais signé pour les débauches incessantes et les responsabilités fuyantes. Quand bien même il n’avait pas décidé d’écoper de cette vie. « Où est Sabba ? » Si la jeune fille n’était plus une gamine, elle restait la prunelle des yeux de Maddox et jamais Ellie ne lui permettrait de se montrer ainsi devant son enfant.  Dieu qu’elle avait envie de le frapper parfois, juste assez fort pour le réveiller. Mais l’ange se contente de se diriger vers la cuisine pour lui servir un verre d’eau, dans un silence qui lui conseillait de ne pas plus la contrarier.

_________________

❝just an only child of the universe❞ you are the sun and i am just the planets, spinning around you, you were too good to be true, but what's inside you? i know this whole damn city thinks it needs you but not as much as i do
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Anges
homecoming : 12/07/2017
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pretty face : luke evans.
julius caesar : class whore.
legends never die : archange du destin, père des révolutions, prince des ères et des âges. De son souvenir, Absolem occupe ce poste depuis sa création et s’est toujours tué à sa tâche, jouant aux échecs avec les forces démoniaques pour tirer les humains vers les meilleures décisions pour leur avenir. Il est l’instigateur des royaumes, des empires et des démocraties, mais également de nombreuses batailles sanglantes et de lourds sacrifices. Il est connu pour son tempérament uni, implacable, et taxé de cruauté pour son manque d’empathie envers l’humanité qu’il s’efforce pourtant toujours d’emmener vers le meilleur. Il fait ce qu’il a à faire : il s’en donne tous les moyens
the mighty bush : résurrection d'âme. général des légions angéliques, il est de ceux qui proposent le choix aux humains en mort imminente, qui remplit les rangs de la Cité d'Argent. Il profite de l'instant pour choisir ses anges ; les siens, qu'il appelle les Gardiens. Il recueille les âmes des mortels en expérience de mort imminente et leur propose un choix : mourir, ou se réincarner en ange. C'est un nettoyeur d'âme, un recruteur.

nécromancie. les morts le hantent. Il ignore d'où provient ce pouvoir, il ne l'a jamais possédé, et ignore encore moins comment l'utiliser - les souvenirs des autres, il ne les possède que par pur accident. Peut-être est-ce une punition pour tout ceux qu'il a sacrifié au nom de ses desseins humanitaires, peut-être est-ce une justice, un bon vieux retour de karma. Dieu n'est pas là pour lui répondre.

Sujet: Re: no light (maddox) Lun 30 Oct - 23:29 ()

Il avait merdé. La coke ne l’avait pas embrumé comme souhaité, mais aiguisé sa lucidité, et au paroxysme de sa douce léthargie, il concluait : il avait merdé. Et dans les grandes largeurs.

Il pleut, dehors. Enfin, le pense-t-il. Il croit entendre la pluie qui bat contre les vitres, ou peut-être sa douche, qu’il n’a pas prise, il ne sait pas vraiment, en fait. Il ne sait pas depuis combien de temps il s’est enfoncé dans son canapé de cuir blanc qu’il déteste, non plus, mais il a l’intime conviction qu’il y a bien longtemps qu’il aurait dû s’en relever. Perdre la maîtrise du temps est un des effets secondaires de la drogue qu’il apprécie le plus : ne rien pouvoir contrôler partait toujours de l’insaisissabilité des secondes. Et, bonheur suprême, il n’en avait rien à foutre.

Le bras en travers de son visage le rend aveugle et c’est tout le confort de l’obscurité qui l’enveloppe dans un cocon. Dans ses ténèbres personnelles, il imagine. Il imagine les rues de Paris inondées par les pleurs et rendues tumultueuses par les hurlements. Il imagine la déflagration de chaque neurone, de chaque cellule, jusqu’au cœur enchaîné, de ceux qui cherchaient, recherchaient, désespéraient de retrouver l’être aimé – le père ou la mère, le frère ou la sœur, le meilleur ami ou la confidente, l’amant ou l’amante… L’espoir qui suffoque, le délire qui dérange, le tourment qui piétine. Il imagine les réseaux surchargés qui déraillent, les nerfs qui lâchent devant un téléphone récalcitrant ou un répondeur funeste. Il imagine les âmes esseulées, il imagine les enfants perdus, il imagine les parents dévastés…

Il imagine Paris, qui ne peut être sauvée.

Bon, peut-être qu’il a un peu forcé sur la dose. Mais il avait un trou béant, comme si un boulet de canon l’avait transpercé, qui lui perforait le ventre et le vide l’avait rendu complètement fou. Il ne sait pas trop ce qu’il s’est passé, en fait. Une seconde, tout allait bien, il allait prendre sa douche, torse nu devant la cabine et le bouton de son jean défait, et la seconde suivante, un choc, non, ce n’était pas le bon terme, mais est-ce qu’il existe vraiment un terme pour ce qu’il a vécu à cette seconde ? Le genre de chose qui coupe la respiration, d’un coup d’un seul, qui donne l’impression d’avoir été percuté sans l’avoir vu venir. Et ça, pour ne rien avoir vu venir, il n’avait rien vu venir. Dans un état second, il s’était dirigé un peu à l’aveuglette dans son appartement, à la recherche de quelque chose qu’il avait perdu alors qu’il était entier, ce qu’il avait perdu n’était pas tangible, n’était pas réel ; comme une partie du monde qui s’effondre. Qui explose. Qui éclate. Et dans son ventre, l’absence, et sa douleur.

Un hurlement désincarné lui avait échappé.

Et après, après il est allongé dans ce foutu canapé, la tête en vrac et le ventre nauséeux, mais rempli. Rempli de merde qui le dézingue à petit feu, mais peu importe, de toute façon, maintenant, à quoi ça rimait, tout ça ? Archange du Destin, bah tiens, Archange de mon cul, oui. Il se surprenait lui-même, vaguement, un peu quand même mais sans vraiment s’en faire, de sa propre vulgarité. Ça devait être un nouveau stade, dans sa déchéance, mais là, abandonné, c’est le cadet de ses soucis. Abandonné, c’est le mot, d’ailleurs. Parce que, soyons francs : une fois, c’est peut-être une erreur. Un truc qui dérape. Le grain de sable dans les rouages. Il s’est passé quelque chose, personne ne sait quoi mais, bon, c’est arrivé, il faut faire avec et parvenir à trouver une solution à ce problème posé à un temps T. Mais deux fois ? Deux fois, bon Dieu ! Pardon, Seigneur. L’excuse est automatique, mais pas sincère. La première fois, il a pu croire à un raté, un couac, une bourde et avec un peu de persévérance, et leur foi inébranlable en leur Seigneur, ils auraient fini par retourner à la Cité d’Argent. Même quelques années après, et même malgré quelques doutes quant à l’intervention prochaine de Dieu dans leur purgatoire, il avait continué de croire en tous les possibles. Parce qu’ils ne pouvaient pas être abandonnés. Destin ne pouvait pas croire que Dieu, qui l’a créé, qui l’a façonné, le trahisse et l’abandonne sans la moindre ressource, perdu dans un monde qu’il avait modelé au gré des âges et des ères pour faire de l’Humanité le plus beau joyau de la Création. Comme Il l’avait souhaité. Il avait pensé que c’était un plan. Peut-être n’avait-Il pas informé Destin de son plan mais il fallait Lui faire confiance et Destin l’avait fait.

Et puis, une nouvelle disparition. Une nouvelle Grande disparition. Maddox, sous son bras, grogne en y repensant, comme un animal à l’agonie. Ce qu’il est, au demeurant.

Il l’entend arriver. Il reconnaîtrait sa démarche parmi toutes celles des femmes de ce monde. Il avait appris par cœur son rythme et il l’avait gravé jusque dans ses os, et il n’y avait que ses pas, le cliquetis de ses talons, qui résonnaient en lui de cette façon. Il remarque qu’il n’a pas fermé la porte à clé quand elle la pousse – il devine qu’elle la pousse par le doux chuintement qu’elle produit en balayant le sol de son appartement. Un instant, il essaie de s’extirper du bourbier de sa conscience pour essayer d’avoir un aperçu de ce à quoi il doit avoir l’air, mais il se rend très vite compte qu’il n’en a pas la moindre envie. Et qu’il le saura très bientôt : qu’il le saura au regard qu’elle posera sur lui.

Ah, elle a l’étincelle. Celle qui lui fait comprendre qu’il a merdé. Je suis au courant, merci. Elle agrippe ses épaules et soudainement, son monde est chamboulé. Et la nausée menace avec la même puissance que le lourd coup de marteau qui s’abat sur sa tête. « Qu’est-ce que tu fous, Mad ? Tu sais qu’il n’est même pas dix-huit heures ? » « Ah, Ellie. Lumière de mon existence. » Le sarcasme dégouline de sa voix. Il est parfaitement imperméable au reproche muet de son lieutenant, à peine contenu dans sa voix, et si éclatant dans ses prunelles farouches. Il sait bien que dans ces circonstances, il n’a aucun intérêt à l’emmerder, mais il s’en fout. Il s’en fout comme d’à peu près tout, à cet instant.

Il se retourne et louche sur le verre d’eau qu’elle lui tend, par-dessus le dossier du canapé. Il se rencogne dedans en ignorant superbement l’offre de réhabilitation qu’elle lui propose. Il tourne un regard vitreux vers la bouteille de la table basse mais il est assez lucide, encore, pour ne pas l’attraper et la terminer. Il n’est pas alcoolique. Drogué, peut-être, mais ça, pas encore. Il attrape un coussin et le plaque sur son ventre, l’encerclant de ses bras. « T’as entendu la nouvelle ? » Il fait un effort pour ne pas manger ses mots. « Deux mille quatre cents disparus. Comme ça. Pouf. » Il claque des doigts pour illustrer ses propos et un éclair de conscience lui renvoie l’image qu’il doit donner à cet instant. Le genre pathétique, un peu piteux, et complètement défoncé. C’est la première fois, croit-il. Et il en est presque convaincu. Il soupire. « Mort va me tomber sur le poil. Elle va pas me louper. » Peu lui importait que Raison ne comprenne rien à son charabia, à la raison pour laquelle il mêlait Jeanne à l’histoire des disparus. Tiens, elle était peut-être au courant, qui sait ? Raison est au courant de beaucoup de choses que Destin ignore lui-même.

Et puis alors, il lâche, libérant le monstre qui feulait dans son ventre, le laissant l’écharper de ses griffes acérées : « Sabba n’est pas rentrée. Et je n’arrive pas à la joindre. »

@Ellison J. Mercant
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