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Sujet: I'm such a fool to pay this price (Soren) Ven 27 Oct - 18:09 ()
Soren & Millie

-------------- ⊰ ⊱ --------------
I'M SUCH A FOOL TO PAY THIS PRICE
I found a martyr, he told me that I'd never with his educated eyes and his head between my thighs. I found a savior. I don't think he remembers 'cause he's off to pay his crimes and he's got no time for mine.

En cavale dans Paris, elle colonise les rues avec son habit de nymphette, élude les pièges des voyeurs. Trottoir bouché, l'asphalte dégouline d’embrassades et de poignées de mains viriles. Timide au ravissement alcoolisé de leurs babines qui forment des sourires. Son corps percute des regards névralgiques poisseux, libidineux. Elle se prend les fumées des chiens amarrés sur les trottoirs, esquive les approches gourmandes, un peu trop sales. La matière grise baignée dans les vapeurs de rhum, les percussions nocturnes éclosent en fusion dans son ventre creux d’un repas loupé. Peau caméléon, on la méprendrait presque pour une habituée, diablotine dans les gestes, catin dans le balancé de ses séants. Pourtant Millie c’est pas une fille de la nuit malgré l’assurance assumée dans ses yeux et la flamme dangereuse qui agite ses prunelles. Millie elle a jamais connu les déboires juvéniles et les descentes en boite de nuit. Millie, funambule entre les âges, aimait se distinguer de sa génération. Elle n’a jamais eu le goût pour ces fêtes aux arômes sauvages, où tourbillonnent, dans des danses saccadées, des corps en maturation. Non, Millie à l’éternel, c’est l’intimité des ombres et de deux souffles en harmonie. C’est les proposes taciturnes qui s’étalent dans un lit défait, encore moite. Millie c’est les effluves d’amour torsadées par l’amertume d’une eau de Cologne. Millie elle a toujours aimé les adultes au masculin. Millie elle aime voir ça, la mort corrosive, qui petit à petit les soumet à leur destin éphémère. Observer leurs visages corrodés par la fatalité, les rides où naviguent les émotions d’une vie passée de l’autre côté du sablier.
Dans l’Eden où s’enlise sa carcasse, la peau découpée par les halogènes fluorescents, c’est elle le fruit défendu. Les loups font les beaux mais restes sages, pétrifiés par l’aura néfaste de la môme. Millie elle revient pas se jeter dans sa gueule innocemment, Millie missionnée par le malin, sanctionnée à cause de sa déclaration d’indépendance. Millie elle est déjà venue à L’Eden il y a une semaine. Elle avait les crocs, les yeux scintillants par l’argent facile.

Soren.

C’était le désir cannibale, tempétueux, jalousement gardé. Une symbiose sans dissonance, un peu trop sensorielle, qui dépassait les frontières d’une attraction purement lascive. Soren c’était une histoire de quelques mois, l’histoire d’une combustion instantanée, et d’un petit cœur de cendre pas tout à fait préparer à la collision. Une histoire qui aurait dû rester enterrée dans le cimetière de ses amours. Mais Soren il a bâti un empire, et devenir l’un de ses sujets semblait être la façon la plus aisée pour Millie de gagner de l’argent. Alors Millie a surgi de la nuit, a sorti les grands yeux et les battements de cils, a réclamé un job de danseuse à l’Eden. Soren il n’a pas dit non, mais il n’a pas dit oui. Soren qui n’était plus tout à fait lui-même, Soren qui, écorchait son nom à tout va. Soren plus intriguant que jamais, le charme macabre flamboyant dans le creux de son regard. Millie dans le collimateur, Millie à sa merci. Millie qui a presque eu du mal à retrouver celui qu’elle avait connu, une étrangeté dans le langage, dans les contours de ses gestes. Millie qui s’en fout, pansa ses yeux et dansa quand même pour lui, pour prouver sa valeur, pour nourrir son appétit charnel pour les ténèbres. Célébration orchestrée par la litanie de ses hanches. Entrée en scène sur ses genoux, doigts languissant contre le cuire de ses tempes, à provoquer l’incendie. Comme la première fois. Ses pupilles étaient gazolines, les siennes étincelles.  Ouragan de flammes, tsunami de feu, souvenirs dégoupillés en une explosion. Eclaboussure de leur histoire passée dans la gueule, éclats douloureux d’une rupture pas tout à fait digérée revenant la blesser. Millie au corps létal, infatigable, a lancé des éclairs en plein plexus, a altéré la couleur de ses iris, miroirs aux brisures de plaisir. Elle a cru le retrouver une fraction de seconde, mais ce n’était plus lui. C’était un autre, une duperie qu’elle ne connait trop bien mais sur laquelle elle préfère fermer les yeux.

Ce n’était pas le moment,
Ce n’était pas encore le bon moment pour ouvrir les yeux.

Les yeux qui cherchent, qui s’accrochent à une serveuse ennuyée à son bar.  « J’aimerais voir ton boss. » Séduction savante, Millie elle ne fait plus la distinction des genres. Filles et garçons, sa tête s’incline, maniérée et pouponne, dans des mimiques à damner les cœurs. Millie elle court après son passé, suit la jeune femme qui s’embourbe dans l’arrière salle, traverse un couloir de cadavre de bouteilles, et qui donne enfin l’accès à Millie, à cette pièce où elle a déjà échoué 7 jours auparavant. Au diable la courtoisie quand Soren est là, quand ses genoux vacillent entre peur et exaltation. « Je suis venue signer mon contrat. » Millie qui ose comme elle impose, pourtant son souffle sombre, s’éteint, en apnée devant celui qui a l’art de brouiller son sang.

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Dernière édition par Millicent Valentine le Sam 28 Oct - 23:50, édité 3 fois
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Sujet: Re: I'm such a fool to pay this price (Soren) Ven 27 Oct - 21:48 ()

L’Eden, paradis perdu ou lieu de perdition. Un royaume où le luciférien a appris à régner en maitre. Un lieu dont le seul nom incite à la provocation. Un nom détourné pour un lieu de péché. La porte qui s’ouvre, la tête qui se relève. Ca c’est de la surprise. Ruby sous ses yeux, accompagnée de Millie. Millie, sa nouvelle découverte. Millie qu’il a eu dans la tête pendant sept long jours.
La première fois qu’il a posé les yeux sur elle, il s’est demandé ce qu’une gamine au visage aussi innocent faisait dans son club. Millie, la jolie Millie dans un univers qui semblait ne pas être le sien. Bordel qu’il s’est planté. Il aurait dû le savoir mieux que personne. Ne jamais se fier aux apparences. Millie, elle est divine. Millie, elle enflamme en un seul regard. Elle déclenche des raz de marée quand y’a ses hanches qui commencent à se mouvoir. Un délice. Une danse lascive, hypnotisante. Caym, il avait bien compris que c’était pas n’importe qui. Que son autre lui, le Soren humain, l’avait connu. Difficile de passer à côté, et son visage lui était familier. Pas grand-chose, juste quelques photos retrouvées au milieu de l’appartement. Quelques photos vaguement regardés, et son charisme habituel pour faire le reste, pour maintenir l’illusion. Mais Millie, elle avait fait plus que ce qu'il avait imaginé. Elle s’était pas contentée de se mouvoir à distance. La poupée s’était glissée sur ses genoux. Elle dansait pour lui. Sur lui. Millie, elle l’enflammait avec une facilité déconcertante. Pendant quelques instants, c’était comme s’il avait réellement l’impression de la connaitre, comme si, d’une quelconque manière, les souvenirs, les sentiments de Soren avaient miraculeusement surgi. Douce illusion. Il n’en était rien. C’est à se demander si la sublime princesse a cet effet sur tout le monde ou seulement sur le démon du chaos. Respiration retenue, les sens en éveil, sa main s’était subitement plaquée dans le creux de ses reins pour la plaquer contre lui. Le temps en suspens, des lèvres qui se frôlent, un désir difficile à contrôler. Le contrôle, ça a jamais été son truc, et vu le mode de vie de son hôte, il était prêt à parier qu’ils avaient ça en commun. Millie, énigmatique Millie. Princesse des lieux en moins d’une demi-heure.

D’un signe de tête il remercie, mais surtout congédie Ruby. Elle est devenue superflue à partir du moment où il a posé les yeux sur celle qui est supposée être son ex. Putain ce qu’il donnerait pour se souvenir. Des femmes, il en a eu, Caym. Mais Millie putain. Il aurait voulu savoir. Savoir ce que ça fait, savoir comment elle l’aurait électrisé. Il aurait voulu se souvenir de ses mains fragiles sur sa peau, de la sensation de ses reins en feu. Parce qu’il y a une semaine, à peine la belle partie, Caym avait foncé à l’appartement. Il avait tout retourné. Il avait cherché le moindre indice, la moindre trace de Millie dans la vie de Soren. N’importe quoi qui aurait pu l’éclaircir. Magnifiques trouvailles que ces photos. Des draps défaits, ses cheveux bruns en bataille, son sourire en coin, sa peau dénudée, des jambes entremêlées. Caym a connecté les points, il a compris. C’est pas elle qui est parti. C’est cet idiot de Soren qui l’a bougé. Quel con. Quel putain de con. « Je suis venue signer mon contrat. » Un sourire sur les lèvres, Caym, il a déjà l’impression que c’est Noël. Il lui avait laissé la porte ouverte. Il avait voulu la revoir danser, voir si elle n’avait pas perdu. Ca c’était l’excuse, pour garder la face, pour continuer la comédie. La vérité, c’est que lui, Caym, pas Soren, avait pas la moindre idée de ce qu’elle valait. Et la semaine dernière, elle lui a prouvé ce qu’elle valait. Le souci, c’est que Millie était bien trop envoutante pour la laisser au milieu de l’Eden, aux yeux de tous. Son audace et sa détermination l’épate, lui, le démon qui veut voir agir les gens selon leur plus profond instinct. Qu’ils se laissent aller et qu’ils arrêtent de se brider. C’est un putain de gâchis. Il se lève, pour s’approcher de la jolie princesse comme s’il s’agissait de sa prochaine proie alors qu’il n’est plus bien sure de ce qu’elle est. Son corps qui se rapproche, et ses mains qui viennent se glisser rapidement derrière ses cuisses, sous ses fesses, pour la coller contre son bassin, la soulever et la porter jusqu’au bureau. Il a ce sourire, sur le coin des lèvres, sûr de lui, charmeur, désireux. Ses mains se posent sur le bureau, de chaque côté de son corps. Il se penche légèrement, s’approche dangereusement. « T’es sûre de toi, Millie ? C’est vraiment ce que tu veux ? » qu'il souffle contre ses lèvres. Caym, il force pas les gens. Ils les manipulent seulement pour leur faire croire qu’ils en ont envie quand c’est pas franchement le cas. Mais avec Millie, il veut lui laisser son libre arbitre. Faut pas l’enchainer cette gosse. Au contraire, qu’elle se libère, qu’elle éblouisse. « T’es prête à me re-supporter régulièrement ? » Un sourire plus carnassier, bien que toujours aussi amusé se dessine sur ses lippes. « Tu sais, j’ai pensé à toi hier, j’suis retombé sur nos photos. » Il est pas vraiment retombé dessus. Avec Caym, y’a pas de hasard. Et c’était pas franchement hier. « Je t’ai manqué ? » Question pour la tester, parce que la vérité, c’est que le mec qu’elle a connu, il s’est évaporé. Elle devra se contenter de la version améliorée, la version débridée. Celle qui la poussera au vice, et qui l’appréciera à sa juste valeur. Pas comme l’idiot qu’il est supposé être. « Tu sais… Si tu fais comme la semaine dernière… Tu vas tous les mettre à genoux. Alors, j’imagine que le job est à toi. » Mais Caym, il veut pas que tous les cons qui se pointent dans son club profitent du spectacle. Pas celui là, pas Millie. N’importe quelle autre fille, mais pas son énigme.

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Sujet: Re: I'm such a fool to pay this price (Soren) Lun 30 Oct - 17:16 ()
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Millie, si on ignore ses intentions, on se demande ce qu’elle fiche là, la gamine ingénue avec ses airs de Venus de l’an 3000, son sourire en bouton de rose et ses yeux, foutus yeux à l’océan galactique. Mais quand on lorgne trop longtemps sur la princesse, le mystère se déshabille, la candeur elle est seulement évanescente. Millie elle a toujours divisé, jamais fédéré, Millie elle est pas fondatrice elle est destructrice. Et l’un de ses plus beaux carnages est sur le point de s’accomplir.

Ruby qui s’en va c’est le cauchemar ravissant qui se ravive. C’est Soren qui s’avance, l’adrénaline dangereuse en intraveineuse, les courants électriques, sublimés par le passé. Le cœur de Millie il pleure de battements irréguliers, cries dans la cage. Le monstre il est là, s’agite dans sa poitrine, tonitruant, prêt à tout défoncer, à transpercer la chaire. L’autrefois est un peu trop réel, les aiguilles s’affolent, remontent le temps. Millie elle est ivresse dans les vapeurs d’un voyage temporel, d’une historie qui lui a déglingué son cerveau de sotte, qui a détrôné ses principes de filles qui se donnent mais qui n’attend rien en retour. Millie même si elle l’avouera jamais, elle voulait que Soren il prenne autre chose que son corps. Et à cet instant, elle veut se plonger à nu dans les souvenirs, comme si il était encore possible de rafistoler le passé.

Ses mains contre ses cuisses, comme avant.
Son corps qui se loge contre la musculature de la sienne, comme avant.
La symphonie de l’imperceptible qui bombarde sa peau de frissons, comme avant.
Mais rien n’est comme avant.

Dans le théâtre obscène de l’interdit, rien n’est plus comme avant. L’autrefois il est loin quand Millie se contemple dans la cime noire de ses yeux et qu’elle se revoit, écervelée, l’honneur qui s’évadait pour laisser place à la soumission. Prostitution de son âme au prix de la misère. Mais Millie elle est différente à présent, son honneur elle le sacrifie seulement pour une fortune, seulement si lui lui ordonne à mots doux. Elle n’est pas là par volonté, même si… Alors elle le laisse la manier comme une poupée désarticulée, étouffant les échos de ses sensations. Les mains de Soren, de chaque côté d’elle, prison invisible, et elle, volontaire prisonnière. Millie elle a toujours savouré la sensation du précipice, de l’espoir serré entre ses doigts malingres, captive aux délires d’un autre. Comédie sublime, Millie elle se fait actrice seulement pour lui plaire. C’est instinctif avec Soren, son corps se remémore, articule comme il l’aime. « T’es sûre de toi, Millie ? C’est vraiment ce que tu veux ? » Entre les vagues d’un oui et d’un non, Millie elle opine pour ne pas avoir à lui mentir. Elle n’est ici que sous les ordres d’un autre, ce n’est pas ce qu’elle voulait, elle, elle voulait jouer, seulement jouer sans se brûler. Mais le feu a toujours le même charme, toujours la même attraction sur la gamine pyromane. « T’es prête à me re-supporter régulièrement ? » Fascinée par le chaos dans ses yeux, elle esquisse un mouvement d’épaule incertain, s’amuse un peu, simule un désaccord alors que ses cuisses se serrent autour de lui. « Est-ce que j’ai le choix ? » Fausse question, il n’y a même rien à élucider, le choix, elle ne l’a plus depuis qu’elle a vendu son âme au diable. Son diable et leurs amours infernaux. L’envie à contrecourant de ses sentiments, elle culpabilise un peu. Millie, malgré son appétit féroce, ce n’est qu’un cœur à la fois. Et un cœur à grignoter elle en a déjà un. « Tu sais, j’ai pensé à toi hier, j’suis retombé sur nos photos. » Le mécontentement s’inscrit dans ses traits félins, elle fronce les sourcils, le pourpre involontaire colorant ses joues « Je croyais t’avoir demandé de t’en débarrasser à l’époque. » Millie elle est pas pudique, Millie a seulement peur de sa réaction à lui si jamais la boite de pandore s’ouvrait et dévoilait les secrets de ses cieux.  « Je t’ai manqué ? » « Non » petite victoire dans un sourire mutin. Elle amorce la confrontation, abime encore un peu plus sa conscience. Soren, elle se rappelle de sa fascination pour tout ce qui est inaccessible et Millie elle veut voir si elle est encore capable de l’attirer dans son cirque, dans son petit manège aux rêves halogènes, aux fièvres prolixes. « Tu sais… Si tu fais comme la semaine dernière… Tu vas tous les mettre à genoux. Alors, j’imagine que le job est à toi. » Ses yeux se fardent de rancœur, elle a envie de renoncer à l’idée de se dandiner comme une marchandise précieuse. Les hanches en apéritif pour des vagabonds qui vont se bourrer la gueule et se vautrer dans le plumard d’une fille de joie, Millie dans les mirages, son prénom dans le creux de la gorge. «  Génial. J’ai touché le gros lot.» L’ironie qui frisonne dans sa voix, elle se remet dans son rôle. Ses doigts s’accrochent à sa nuque, dévalent contre l’ossature, obnubilée par la sensation de sa peau retrouvée. « Et moi, je t’ai manqué ? » Improvisation, ça elle devrait s’en foutre, ça, lui ne voudrait pas le savoir. Il ne l’a pas envoyée dans la gueule du loup pour traquer les souvenirs fanés. Millie elle a conscience qu’elle pourrait tout foutre en l’air si il savait que la vérité a la même apparence que le masque. Sauf que Millie elle peut pas s’en empêcher, quand ses doigts se glissent contre son crâne et serrent ses cheveux. Elle en oublie presque que, plus rien n’est comme avant, qu’elle a les chevilles liées, les barbelés autour du palpitant. « Je commence quand ? », le souffle enfiévré, elle se donne à l’abattoir pour abréger la souffrance d’une attente qui fait déjà siffloter ses poumons anxieux.

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Sujet: Re: I'm such a fool to pay this price (Soren) Lun 30 Oct - 22:56 ()

Un sourire qui s’affiche sur ses lèvres lorsqu’elle vient serrer ses cuisses autour de son corps. Surprenante Millie. Irrésistible Millie. Une porte close qui cache leur manège de luxure. Un jeu tordu sous couvert d’une séduction inépuisable, d’un désir insatiable. Caym, y’a son envie qui se lit au fond de ses yeux. Un putain de désir mêlé au chaos habituel. Et Millie, elle est foutrement douée pour sublimer tout ça.  « Est-ce que j’ai le choix ? » Un sourire qui s’agrandit mais qu’il tente pourtant de retenir. Le choix, à elle, il lui laisse, même s’il continue de s’interroger sur toutes les facettes de leur relation. Celle qu’elle entretenait avec son enveloppe humaine. Caym, il voudrait en connaitre toutes les nuances. Pourtant, plus le temps passe, plus il a l’impression de ne pas être si éloigné que ça de l’homme qui occupait auparavant ce corps. « Tu sais que je t’obligerai pas. » Mais la tenter, la taquiner, la chercher… Ca, rien n’est moins sur. Il a toujours aimé jouer, et plus encore avec elle. Millie, humaine pas comme les autres. Humaine envoutante et envoutée. Millie, elle le fascine autant qu’elle l’intrigue.

Photos vestiges d’une relation passée pour elle. Inconnue pour lui. Photos qui semblent tirées d’un songe. « Je croyais t’avoir demandé de t’en débarrasser à l’époque. » Millie, elle est adorable quand elle fronce les sourcils, alors Caym glisse doucement sa main sur sa joue comme si ça allait la détendre d’une quelconque façon. « On supprime pas des clichés pareils. » Elles sont sublimes ses photos, et il est bien content que l’idiot les ait gardé. Ca l’a bien aidé à découvrir leur relation. Peut-être même à comprendre un peu la belle qui se trouve face à lui. C’est qu’il aurait presque l’impression de la connaitre, sans que ça soit réellement le cas. Caym qui continue à jouer, qui pose des questions qui pourrait lui-même le piéger. Mais ça l’amuse, et ça l’intéresse, alors il continue, et il est pas déçu. « Non » Un sourire qui va de pair avec le défi. Il a beau ne la connaitre que depuis quelques jours, il a l’impression que ce jeu est ancré en eux depuis bien plus longtemps. Alors Caym, il se rapproche et il glisse une nouvelle fois ses mains sur ses cuisses, glissant sa tête dans le creux de son cou. Ses lèvres qui la frôlent, son souffle chaud contre son épiderme. Des lèvres qui se déposent sous son oreille, en essayant de garder son sérieux. « T’es sûre ? » Il laisse ses lippes glisser le long de sa mâchoire avant de légèrement se redresser, une lueur de défi au fond des pupilles. Mais c job, elle peut l’avoir. Elle est douée la gosse. Plus qu’il ne l’aurait cru. Plus qu’il ne l’aurait voulu. Et à son regard, Caym comprend que cette réussite c’est pas franchement celle de l’année. Des courbes merveilleuses à offrir à une bande de porcs. Une gamine aux faux airs innocents sous les yeux avides d’une bande de cons. Il pourrait faire partir du lot, mais Caym, démon ou pas, il a un minimum de respect. Comme pour tout chez lui, un respect sélectif. Il sélectionne ceux qui en sont dignes. Et les autres se contentent de ce qu’il daigne bien offrir. «  Génial. J’ai touché le gros lot.» Des yeux qui se ferment brièvement sous ce contact inopiné avant que le rire authentique du démon ne passe la barrière de ses lèvres en sentant l’ironie. Il peut pas la blamer. Il se moque pas, au contraire. C’est que ça le rassure un peu de voir qu’elle se rend compte, qu’elle se complait pas dans cette situation, mais que pour une raison qu’elle ne peut franchement contrôler, elle doit y passer. Des fois, faut juste s’y résoudre, accepter. Seulement lui, il accepte moyennement d’imaginer Millie au milieu de tous ces regards avides de chair fraiche. Caym, il est bien plus possessif que le Soren qu’elle a connu.  « Et moi, je t’ai manqué ? » Des lèvres qui se pincent pour empêcher le sourire de percer. Un sourire de satisfaction, un sourire de promesses. La gamine incendiaire ne serait-elle pas passée à autre chose ? Ce serait aussi amusant que triste. Et complètement pathétique pour Soren. Ce mec qui a dégagé une beauté aussi fascinante, une âme aussi électrisante. Alors Caym, il capture les lèvres de la princesse. Un peu trop brusquement, avant d’installer un peu de douceur dans ce baiser volé, désormais partagé. Il les sent les souvenirs de Millie. Il les sent ses espoirs fanés et son cœur attristé. Caym, il veut juste lui refiler un peu de sa passion, un peu plus de ce vice qui l’anime, de cette flamme qui danse au fond de ce qu’il reste de son âme. Il détache ses lèvres, un sourire ancré, mais légèrement essoufflé. Son visage reste près du sien, amusé. « Ca répond à ta question ? J’le reconnais j’ai été con. » C’est qu’il s’excuserait presque des conneries d’un autre. La vérité, c’est que Caym, il est pas franchement mieux cablé. Caym, il continue de faire les mêmes erreurs avec Nyx. Un putain de cercle vicieux, comme s’ils étaient seulement destinés à détruire. Se retrouver pour mieux se barrer. Ou l’inverse. A force, il sait plus vraiment. « La prochaine fois c’est toi qui me le demanderas. » Peut-être qu’il s’avance un peu trop. Peut-être qu’elle en avait pas envie de ce baiser. Mais peut-être qu’il est prêt à prendre le pari. Qu’il la connaisse ou pas, y’a des sensations qui s’inventent pas. « Je commence quand ? » Il se redresse légèrement, mais toujours volontairement et agréablement prisonnier des jambes de cette tentation humaine. « Ce soir, si tu le souhaites. Mais… » Y’a sa main qui se glisse dans les cheveux ébènes de la princesse. Cette main qui l’oblige doucement à avoir la tête en arrière. « J’suis pas certain de vouloir qu’ils profitent tous du spectacle… » Caym qui avoue qu’il la veut pas au milieu du peuple. Ils seraient pas foutus de l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être qu’il la laissera avec les autres filles, de temps en temps, quand il aura une absence. Peut-être qu’un jour, il arrivera à s’y résoudre. « Ca te pose un problème de danser pour moi ? » Après tout, qu’est ce que t’en sais. Peut-être que pour elle, se retrouver à coller à son ex, ça va bien cinq minutes. Peut-être qu’elle le pense pas mieux que les clients de son établissement.

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Sujet: Re: I'm such a fool to pay this price (Soren) Lun 13 Nov - 11:35 ()
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Est-ce que je t’ai manqué

Petit crime laconique, armada sous sa langue de quelques mots aux saveurs d’un attentat suicide. Bombe armée, le destin scellé au cliquetis du détonateur. Les nuées d’éclats pour fractionner son âme, pour faire le plus de dégât. Sur elle, sur Soren, et sur lui. Millie qui diagnostique le cadavre de leur histoire. Suspendue à ses lèvres pour recueillir l’aphorisme de sa libération. Millie qui récite la fin de l’histoire à l’envers, qui écorche les parenthèses, gomme les virgules, et bombarde les points. Illusion prophétique, réécrire le passé pour qu’il s’accorde à ses caprices. Le cœur claustrophobe et les larmes orphelines, elle a peur de la divine comédie qui se perpétue, de l’abandon à répétition. Dans sa gorge elle a le poids de ses mots, ça lui arrache la gueule, chauffe sa mâchoire et bouilli son sang. Millie ta gueule, qu’elle a juré quand elle a bafoué l’interdit, à réverbérer les sons du passé. Elle n’a pas parlé fort la gamine, un babil insouciant, mais elle a cru crier, elle a cru hurler à en déranger les morts.

Et son marionnettiste qui répond par un sourire insalubre, trônant sur son portait composite. Y a le chaos à ses lèvres, le tourment de Millie dans ses opales. Ses rides exacerbées, harponnées par ce sourire truand qui défonce la courbe de sa bouche. Et Millie elle le trouve beau à damner son corps, à découdre son cœur pour qu’il saigne encore un peu, à faire mouiller son regard pour un dernier adieu. Lèvres contre lèvres, il y a d’abord la surprise d’un baiser presque volé, et l’hémoglobine qui brûle, crame ses artères. Magnétisme, elle se rapproche dans une folie soudaine de sa carcasse, rend son baiser, Damoclès qui menace au-dessus de sa tête brune. Mais par-delà l'exubérance de leurs bouches cannibales, il n’y a plus la même Millie que Soren a connu. Il y a les miettes de ses rêves périmés, un autre amour qui donnent des couleurs à ses cauchemars. Millie elle ne fait que mimer la douceur, mimer la passion. Millie, si elle doit être pantin, elle va se fondre dans le rôle. Et tout ce qu’elle lui offre, de ses lèvres purpurines qui abdiquent, à son corps irradié de chaleur, ce n’est que le miroir d’une réalité déformée et attendue. Millie docile, Millie jolie, Millie qui s’abjure pour atteindre ses ambitions. Millie qui se remémore pourquoi elle est là, qui échappe de justesse au ras de marré malgré l’emprise insoutenable et délicieuse des vagues. Le cœur qui tangue, mais elle se raccroche à lui, à la trahison quel commet pour un moment d’égarement « Ca répond à ta question ? J’le reconnais j’ai été con. » Non. Soren il refuse de lui rendre son souffle grâce à un oui, et Millie elle comprend toutes les subtilités de ce baiser silencieux. Non elle ne lui a pas manqué, seulement ses reins, seulement ses lèvres. Seulement sa figure de jolie poupée aux cuisses qui s’écartent au bon vouloir de ces messieurs. Soren il était pas comme les autres, Soren il avait une place privilégiée dans le panthéon de ses histoires d’amour, mais Millie, Millie elle n’a jamais été traité comme une chose précieuse, Millie déchet de ses désirs, Millie qui se rêve mais n’est jamais. Elle veut s’échapper, ses espoirs torpillés, ruines et cendres à ses pieds. Millie qui blesse au fer-blanc et Soren qui éradique au nucléaire. La poupée elle ne sait jouer que lorsque son cœur est dépossédé et lui, il en gardé un bout quand il a abrégé leur liaison affaiblie par la fièvre. « La prochaine fois c’est toi qui me le demanderas. » La lueur dans son regard se feutre d’un méchant penchant pour la vengeance et les scrupules, ces petits monstres indomptables, dévorent son charnel. Cet abandon se tarifera en souffrance, elle le sait, elle sent déjà le blâme de ses prunelles abyssales à lui, de sa colère magistrale. Si elle doit s’évider de sa dernière goutte de sang pour un baiser qu’elle n’a pas éconduit, alors il plonge avec elle, si elle doit payer le prix de sa désobéissance, Soren trinquera pour elle. « La prochaine fois ça te coûtera très cher. » Elle ramène ses épaules en arrière, la pulpe de ses lèvres tordue avec désinvolture. Le pied arqué contre son ventre, elle pousse Soren avec son talon, dévoile sa peau de nymphette dans un subtile jeu de jambes. Ephémère et sensuelle. Elle entretient la distance, elle prend le contrôle, change de propriétaire. « Ce soir, si tu le souhaites. Mais… » « J’suis pas certain de vouloir qu’ils profitent tous du spectacle… » Les hommes l’ont toujours crue captive de leur chair. Pourtant quand Millie quand se donne elle a toujours le pouvoir, elle créer les tempêtes, attise-le désir, broie les sentiments. Et ce sont eux, les carencés émotifs, qui s’accrochent, Stockholm dans leurs neurones écrabouillés. « Ça te pose un problème de danser pour moi ? » Sa tête bascule de gauche à droite, accalmie dans ses prunelles, glorieuse sensation de conduire la mélodie, de couper les ficelles, de creuser les tranchés jusqu’au massacre. « Je danserais pour le plus offrant » Insolence qui siphonne l’air, le regard illicite, toujours lubrique. « Et je suis presque sûre que plusieurs hommes feront ma richesse plutôt qu’un seul » Elle descend de son trône, aplati les froissures autour de ses cuisses et dépoussière ses hanches. Ses doigts viennent se lier aux joues de son tourmenteur, le souffle glaçant flirtant avec les lèvres de Soren, impératrice qui tient sa proie, qui aiguise son attaque en déposant un baiser renégat à la commissure de sa bouche « Je ne danse pour personne. » secret à son oreille d'une affirmation hégémonique. Millie elle danse seulement pour elle, et pour ses bonnes grâces à lui, parce que la conquête de Paris elle passera par le corps, la destruction elle s’édifiera dans le sang. Millie qui pénètre l’intime, c’est la maladie qui se propage, c’est le mal qui passe par elle. La rose innocente est vénéneuse, et elle compte bien faner la capitale en fermant les yeux.

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Sujet: Re: I'm such a fool to pay this price (Soren) Lun 13 Nov - 15:41 ()

La vérité, c’est qu’il saurait pas dire si elle lui a manqué. Chaque entrevue avec la brune est une première. Il aurait voulu répondre oui. Il aurait voulu lui faire croire monts et merveilles, mais Caym, il est pas certain que Soren l’a apprécié à sa juste valeur. Alors il lui fait comprendre les choses comme il le peut. A lui, elle lui aurait manqué. Au démon du chaos primordial, au démon faible face aux charmes féminins, elle aurait manqué. Jamais il l’aurait foutu de coté. Caym, c’est pas un ange Caym, c’est la destruction dans son état le plus primaire, mais il a toujours ce qui était unique. Ses lèvres sur les siennes, c’est pour retenir la vérité, omettre sa véritable nature et la pièce qui se joue ici. Ce baiser, putain qu’il en avait envie. Ca, c’était pas un jeu. Ses lippes sur les siennes, cette envie de la dévorer, elle lui venait du plus profond des entrailles. Ce désir est sans doute la chose la plus authentique qu’il lui est offert depuis leur rencontre. Leur vraie rencontre. Mais Mille, elle est comme une poupée. Une poupée qui se laisse faire avant de se décider à tirer ses propres ficelles. Le sourire amusé, le souffle court, il profite, il savoure. C’est qu’elle saurait comment le toucher. « La prochaine fois ça te coûtera très cher. » Sourcil arqué, la surprise est totale. « Ah oui ? » Curiosité piquée face à ce prix élevé mais inconnu. Il hausse les épaules. « tu sais qu’il en faut plus que ça pour me faire reculer. Ou m’effrayer. » Non, elle sait pas. Elle connaissait peut-être Soren, mais elle ne sait rien des limites de Caym. Ses limites, c’est son consentement. Jamais il ne la forcera à quoique ce soit. Démon qu’il est, il a encore un certain respect pour la gente féminine. Macho, sans aucun doute, mais pas une enflure. Pas vraiment. Seulement s’il y a un prix à payer pour la tentation face à lui, peut-être bien qu’il se lancera dans ce jeu là. Les défis l’ont jamais effrayé. Et peut-être que parfois, ça aurait dû. Son pied qui vient se glisser sur son ventre, ses phalanges qui frôlent doucement son mollet avant qu’il ne soit dégager. Millie qui tente de se sortir de la gueule du loup. Maligne petite Millie qui tient ses lèvres à distance. Qui s’éloigne de cette peau qu’elle a connu, de cette odeur qui l’a envouté. La princesse éloignée, une frustration exacerbée.
« Je danserais pour le plus offrant. Et je suis presque sûre que plusieurs hommes feront ma richesse plutôt qu’un seul » Son insolence pourrait autant l’amusant que l’exaspéré. Malgré son amour du chaos et de toutes les choses qui partent en vrille, Caym a toujours mis un point d’honneur à contrôler ce qu’il faisait, mais aussi à contrôler ceux qui l’entouraient. Ce soir, Millie semble vouloir échapper à la règle. Son insolence l’exaspère, et pourtant, cette flamme qu’elle au fond des yeux, ça lui donne plus envie de l’allonger sur le canapé plutôt que la foutre à la porte. Il la regarde repasser doucement sa robe contre ses cuisses, et la sensation de ses phalanges sur son épiderme manque déjà. La machoire serré, le démon prend sur lui, il doit être Soren. Pas Caym. Mais pour la première fois, l’envie de tout envoyer valser se fait sentir. Stopper la pièce, renvoyer les comédiens, mettre un terme à cette putain de mascarade et au faux semblant. L’envie de lui balancer qu’il n’est pas Soren, et qu’il ne sera jamais comme lui. Caym, il aurait pas fait les erreurs à la con de cette enveloppe humaine. En tout cas, c’est ce dont il se persuade. Pourtant, lui aussi, il aime posséder les jolies choses, lui aussi il déteste partager. La différence, c’est que Caym, il se débarrasse pas des trésors. Pauvre abruti que ce Soren. A quoi bon tout mettre en péril ? Une question à laquelle il ne semble pas avoir de réponse. Pour assouvir une possessivité malsaine ? Une possessivité qui ne lui ressemble pas. Pas envers une gamine dont il ignorait encore l’existence il y a peu. La bataille personnelle arrivée au terme, le regard un peu plus apaisé, il hausse les épaules, comme si tout ça lui importait peu. Un acte de plus, qui ne tiendra pas bien longtemps si elle l’approche d’aussi près. Un baiser déposé, et Caym reste sans bouger, presque interdit face au pouvoir tentateur de Millie. Jolie Millie, pas si innocente que ce qu’elle laisse paraitre au premier coup d’œil. Adorable et dangereuse petite Millie. « Je ne danse pour personne. » Caym qui se rapproche, glissant sa main sur la nuque trop fragile d’une gosse trop désirable. Elle se retrouve une nouvelle fois le bureau et l’enveloppe humaine de Soren, tandis que le démon tente de garder le contrôle. « Autant que j’aime les défis… Tu bosses pour moi. » Proie lâchée aussi subitement qu’elle a été récupérée, Caym s’éloigne, pour se servir un verre. Un remontant. Ou quoique ce soit que ça puisse être dont il aurait besoin. Il se laisse tomber dans le canapé, sans quitter la délicate beauté qui se trouve sous ses yeux. « Ca n’a pas eu l’air de te déranger tant que ça la dernière fois, de danser… sur moi. » Elle s’était pas seulement contentée de danser pour lui, elle y était venue. A l’éblouir, l’envouter comme une déesse, elle, la simple môme un peu perdue. C’est à ce moment qu’il avait compris. Compris que Millie, elle sortait du lot. Compris que cette fille là, elle devenait pas superflue après consommation. On se lasse pas d’une fille pareille. Caym, il serait tenté de la pousser au bout, de la laisser planter au milieu d’un champ de bataille pour observer sa réaction, ses instincts. Et il serait prêt à parier que la môme serait presque en train de danser au milieu d’un champ de ruines. Verre à moitié descendu et reposé sur la table d’à côté, un soupir s’échappe de ses lèvres, non sans quitter Millie des yeux. Payer pour la voir danser… L’idée lui semble complètement ridicule. Pourtant, ça aurait été n’importe quelle autre fille, y compris une des siennes, il aurait joué le jeu. Il aurait pu déverser une somme astronomique seulement pour arriver à ses fins. Mais le faire pour elle, l’idée lui semblerait presque dégradante. C’est peut-être cette foutue enveloppe charnelle qui joue sur ses nerfs. Non, impossible. Caym, commandant du chaos, un démon depuis bien trop longtemps pour avoir quoique ce soit dans le genre. Ou est ce que ce serait l’influence qu’elle a sur toute le monde ? Putain, Millie ferait des ravages dans ses rangs. « Ou c’était juste pour obtenir le job ? » C’est ça, que ça fait, de se sentir utiliser ? Caym la transperce du regard, tout en gardant un minimum de contrôle pour ne rien laisser paraitre, et certainement pas ses yeux noirs. Ces yeux à l’opposé du bleu azur et perçant de ceux de Soren. Un noir qui n’annonce rien de bon. Un noir qui dévoilera sa nature la plus profonde. « Peu importe » souffle-t-il légèrement agacé. Les jeux, il les aime, seulement lorsqu’il en est maitre. « J’aime pas partager. » C’est même pas de la fierté mise de côté, seulement un aveu banal d’un démon qui s’est reconnaitre ses travers depuis des centaines d’années. Certains aiment les choses qui brillent. Caym aime ce qui est précieux, unique, dangereux, paradoxal. Et Millie, elle est tout ça à la fois.  


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