boom bitch
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the mighty bush : explosion ↯ boom, quand ça explose autour d'elle. Parfois petites ou grandes, elle est capable de créer des explosions. Elles étaient pas contrôlées, au début, mais aujourd'hui, elle les maîtrise de mieux en mieux.
Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
these streets : Elle pense que les disparus ont été enlevés par le gouvernement pour réaliser une expérience. Même si elle croit aux anges et aux démons, elle ne pense pas qu'ils ont quelque chose à voir avec les disparitions. Toutefois, elle est intriguée par les évènements étranges qui se produisent à Paris et commence à penser que les anges sont dans la capitale pour protéger les humains.

Sujet: roman&héra ✗ I was prepared to love you Lun 30 Oct - 0:06 ()


I was prepared to love you
roman & héra ✗ weights & measures
I was prepared to love you, and never expect anything of you. There's no patron saint of silent restraint. Baby there ain't no sword in our lake, just a funeral wake. You were the coldest star in the sky, only I couldn't see it: I was blind.

Des coups d’pieux dans le cœur, quand elle s’rappelle des nuits où Roman il était à 1000 lieux d’ici. Y’avait pas des milliers d’kilomètres entre eux. Y’avait juste des écrans interposés, les lumières des projecteurs qui l’illuminait d’un peu trop près. Roman, il a commencé à crever avec des promesses coincées derrière les murs. Héra, elle a choisi de faire comme si elle avait pas besoin d’lui, comme s’il était qu’un souvenir. Et là, ils s’retrouvent dans un monde immatériel, ils sont parmi les étoiles qu’on peut pas vraiment atteindre. Elle a jamais voulu être comme les autres, elle a choisi d’vivre sa vie dans des maisons qu’elle pourrait jamais posséder, de porter des habits qui étaient pas les siens. Au fond peut-être qu’elle était un peu tout le monde et personne à la fois. Ce genre de fille qu’on arrive jamais à saisir. Y’avait qu’Roman pour comprendre le sens de ses regards, peser l’poids de ses silences. Y’avait qu’Roman pour savoir qu’elle s’en fichait s’il la serrait un peu trop fort, parce que ça voulait dire qu’il la lâcherait pas.

Ils s’étaient retrouvés dans un appart’ abandonné, un d’plus sur leur liste, comme si leur histoire s’éclatait comme un miroir un peu partout dans la capitale, comme des reflets qui s’perdent dans le firmament de l’univers. Des millions d’souvenirs, des images qui s’accrochent au papier peint qui se décolle des murs. Héra, elle le regarde dormir, sans savoir c’qu’ils étaient vraiment. Ils auraient peut-être pas l’choix, ils finiraient comme tous les autres, enfermés derrière des barreaux dans des cages de fer. Ils pourraient pas toujours fuir en imaginant que personne les rattraperait, qu’ils étaient plus fort que le monde entier. Elle se voyait en dehors de tout, comme si elle pouvait échapper au hasard, au destin, à la chance. Comme si tout ça, c’était qu’un autre jeu de plus qu’elle contrôlait mieux que tous les autres.

Croix d’bois, croix d’fer, qu’il avait dit, son doigt traçant des lignes invisibles sur sa poitrine en s’raccrochant à ses baisers. C’était probablement la seule chose qu’elle pouvait croire, encore maintenant. La nuit semblait éternelle dehors, mais y’avait pas d’étoiles dans l’ciel ; y’avait qu’la lune qui éclairait d’son teint blafard la chambre dans laquelle ils s’étaient retrouvés. Elle est face à son dos retourné et elle s’rappelle de la fois où il a décidé d’franchir la porte, d’la fois où elle a failli hurler pour qu’il se retourne, pour qu’elle croise son regard une dernière fois, qu’elle bouffe la lueur qui s’cachait dans ses yeux. Sauf qu’il s’était pas retourné. Pas cette fois. C’est là qu’elle le voit.
La marque dans sa nuque.
Celle d’la secte. Elle le pousse trop fort, ses ongles s’plantent dans son bras, y’a l’image de la porte qui s’redessine, et Héra qui crie dans l’écho d’son propre silence. « C’est quoi ça ? » Elle le lâche pas. La porte qui claque. Le regard qu’elle reverra qu’à travers un écran. Un peu trop tard. « C’est quoi ces putains de conneries ?! » Elle le force à se retourner. Des océans d’regrets. « Putain Roman qu’est-ce que t’as foutu ? »

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Hera
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the mighty bush : contrôle du sang depuis la fin de dare or die, un pouvoir qu'il peine à contrôler. Au moindre coup de colère, les personnes se situant autour de lui peuvent se vider de leur sang.
these streets : volonté divine Il y a jamais vraiment réfléchi. Lui, dans le grand départ, il a surtout vu des opportunités. Des maisons abandonnées, des trésors cachés dans des comptes en banque, de quoi se faire une petite fortune, de quoi gouverner le monde des ombres. Ce qu'il a plus intrigué, en revanche, c'est le grand retour. Lui, il est habitué à ce que les gens partent sans revenir. Alors, revoir les visages familiers, il y était pas préparé. Plus il y pense, plus il se dit que c'était un signe venu du ciel et que la volonté de dieu s'est exercée ici bas.

Sujet: Re: roman&héra ✗ I was prepared to love you Lun 30 Oct - 23:05 ()
he left before the sun had spoke
had spoke

Il a le sommeil léger, celui des gens coupables. Il a le sommeil léger et inconstant, et il est tout le temps fatigué. Il peut pas fermer l'oeil sans voir ce qu'il voudrait oublier. Des putains de souvenirs à la con gravés dans sa mémoire. Il rêve pas. De quoi il pourrait bien rêver ? Il mérite plus rien, il a gaspillé toutes ses chances. Roman, c'est une carcasse vide, une putain d'épave, y a plus rien de bon à en tirer. Il survit, pourtant, il survit sous le poids de ses regrets. Il étouffe, il asphyxie, il a mal, tous les jours, il a mal et il crève sous la lumière des projecteurs, le mec brûle et personne s'en rend compte, qu'il a le coeur en cendres. Mais ce soir, dans son lit, y a Héra. Et, quelque part, ça change tout. Il a plus peur des cauchemars qui le réveillent en sueur. Plus peur de crever seul. Plus peur de rien.

Et soudain, des ongles dans sa peau.

Putain, la garce.

« C’est quoi ça ? » Il sait exactement de quoi elle parle, mais à ce moment là, c'est plus facile de faire semblant, de jouer au mec qui sait pas. Il gagne du temps, se renfrogne dans son oreiller. Il la laisse s'énerver, le temps de se trouver des excuses. Sauf que, des excuses, il en a pas. Le mec est en quête de rédemption, il donnerait n'importe quoi pour qu'on rachète son âme. Il prie tous les matins et tous les soirs, amen. Contrairement au ciel, Joshua est pas sourd. Il l'a vue direct, la souffrance dans ses yeux. Il l'a vu, et Roman, il a a pas pu lutter, quand il lui a dit qu'il pourrait le sauver. Il attendait que ça. « C’est quoi ces putains de conneries ?! » Elle le force à se retourner, il la regarde pas. Il a rien à lui dire, de toute façon, elle comprendrait pas. Elle comprendrait pas pourquoi y a la clavis marquée dans son cou. Pourquoi il a brûlé sa peau. Elle comprendrait pas. Alors il dit rien. Il répond pas. Il fait comme si de rien n'était. Comme si c'était pas grave. Comme si y avait pas sa gorge qui se serrait, et son coeur qui se brisait. « Putain Roman qu’est-ce que t’as foutu ? » Il la pousse, à l'autre bout du lit, parce qu'il a toujours été trop lâche et que c'est plus facile comme ça. Il a pas à affronter ses regards, pas à répondre à ses questions. Y a son coeur qui bat trop fort, trop vite, trop. A un moment, il trouve le courage de marmonner quelques mots. « Ferme ta gueule Hera.  » C'est injuste. Il le sait. Il s'en fout. Elle a rien demandé, Héra. Bien fait pour sa gueule. Elle avait qu'à le laisser tomber. De toute façon, elle finira par se barrer. Ils sont pas destinés à finir ensemble. Il y croit, pourtant. Un peu trop. Il y croit, et il l'aime, bien plus qu'il ne le devrait. Alors il se persuade qu'il la mérite pas. Que c'est juste une question de temps avant qu'elle se fasse la malle et qu'il se retrouve seul. C'est de sa faute, après tout. C'est lui qui a porté le premier coup, le premier meutre, la première vidéo, le premier claquage de porte. S'il avait su, il serait resté, et ils se seraient barrés à l'autre bout du monde, loin de toutes ces conneries. Ouais mais voilà, le monde s'éternise pas et il en a marre d'avoir mal. Il en peut plus. Il la regarde, et y a son coeur qui flanche. Putain, pardonne moi. « Ferme ta gueule et mêle toi d'tes putains d'affaires. »





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Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
these streets : Elle pense que les disparus ont été enlevés par le gouvernement pour réaliser une expérience. Même si elle croit aux anges et aux démons, elle ne pense pas qu'ils ont quelque chose à voir avec les disparitions. Toutefois, elle est intriguée par les évènements étranges qui se produisent à Paris et commence à penser que les anges sont dans la capitale pour protéger les humains.

Sujet: Re: roman&héra ✗ I was prepared to love you Mar 31 Oct - 0:48 ()


I was prepared to love you
roman & héra ✗ fortitude
You hold the earth from us, no need to hide, no more, the wild love haunts me, and wild love holds me.

Elle attendait qu’il s’endorme, Héra. Elle écoutait sa respiration s’calmer, s’transformer en brise légère contre son cou. Y’avait c’moment, celui où elle pouvait voir au-delà des cauchemars, celui où elle s’disait qu’il pourrait peut-être oublier, pendant une demi-seconde. Elle se disait qu’si elle attendait assez longtemps, il serait pas seul pour s’retrouver face à l’adversité. A tout c’qu’il avait fait et qu’il pourrait jamais changer. L’histoire c’était toujours la même. Elle se répétait, encore et encore. Elle voyait l’visage de Roman, et y’avait ce sourire, celui qu’il avait avant. Celui qui voulait dire qu’il emmerdait l’monde et qu’il en avait rien à foutre des menaces. Y’avait c’regard, plein d’espoir qui s’plongeait dans le sien. Y’avait des non-dits et des souvenirs qu’ils partageaient l’soir, en murmurant comme si des fantômes pouvaient les entendre. Comme si y’avait des voleurs qui pourraient emporter tout c’qui sortait directement d’leur cœur. Comme s’ils se cachaient derrière quelques mots échangés dans l’obscurité la plus totale pour se rappeler qu’ils appartenaient encore au même monde que les autres. Mais Roman il s’est cassé, et quand il est revenu, il avait plus l’sourire. Il avait plus l’même regard. Sauf qu’son cœur à elle, il battait toujours aussi fort quand il entrait dans la pièce, même si ça voulait dire qu’il prenait tout l’air avec lui.

Elle l’aimait, même quand il lui hurlait d’partir, même quand il la repoussait à l’autre bout du lit en faisant comme si elle méritait pas d’être là. « Ferme ta gueule Hera. » Y’a plus qu’la rage qui bouffe ses poumons, parce qu’Héra, elle a pas signé pour ça. Elle l’a supplié en silence, face à un écran éteint pour qu’il revienne et qu’tout soit comme avant. Et il lui a promis qu’il resterait. Sauf qu’il y avait une date limite, et qu’il lui a pas dit qu’il comptait claquer la porte une deuxième fois.  « Ferme ta gueule et mêle toi d'tes putains d'affaires. » ça éclate à l’intérieur de sa poitrine, et elle sait qu’elle s’bat contre un peu plus que des regrets. Elle l’voit, Roman, quand il prie jusqu’à s’écorcher les genoux, elle le voit dans ses yeux, son âme qui s’suicide sans qu’elle puisse y faire quoi que ce soit. Elle pouvait pas l’sauver de lui-même, Héra. Elle essayait d’le rattraper tout en sachant que la chute était imminente. Qu’elle pourrait rien y faire.

Entre eux, tout était un peu trop fort, comme si y’avait plus assez de temps. Comme s’ils se battaient sans cesse pour récupérer quelque chose qu’ils avaient perdu. Comme s’ils en avaient jamais assez, et qu’leur deux cœurs crevaient à l’intérieur d’leur poitrine quand y’avait trop d’centimètres entre eux. Elle chope son bras et elle s’assoit à califourchon sur lui. La rage la bouffe de l’intérieur et elle arrive toujours pas à l’détester. « C’est toi qui va fermer ta putain de gueule. » Elle tient ses poignets un peu trop fort. Elle le connaissait par cœur. Il était pas parti assez tôt pour qu’elle puisse passer à autre chose. Au lieu d’ça elle a passé son temps à rechercher quelqu’un qui était plus là. L’absence qui étouffe, qui brûle sa peau et engorge ses poumons. Y’avait trop d’air quand il était plus là. Trop d’maisons vides et de regards inconnus. Le reste du monde qui arrivait pas à remplacer l’fait qu’il était en train d’devenir quelqu’un d’autre sous la lumière des projecteurs. « Qu’est-ce qu’il y a, t’es devenu un putain d’abruti ? » Elle a qu’son tee shirt sur le dos, celui qui couvre les bleus et les traces de tout c’qu’ils arriveront jamais à se dire à voix haute. « Clavis Aurea, c’est une secte, des fous habillés en blanc comme chez les timbrés. » Elle savait qu’il avait mal à en crever et que même elle, elle serait pas assez pour changer son regard et ramener son sourire. Elle savait pas qu’ça ferait aussi mal d’essayer d’se battre dans le vide. « J’te pensais pas aussi con. Comment tu peux croire ces conneries ?! Il dit n’importe quoi, c’est qu’un putain de menteur, Roman ! » Elle a les yeux assassins et la rage sur ses lèvres tremblantes. Y’a personne qui pouvait changer les choses. Héra, elle croyait pas au destin, aux choses qui s’arrangent et qui finissent par durer. Sauf qu’avec Roman, c’était différent. Elle lui pardonnerait pas s’il partait encore une fois. « Qu’est-ce qu’il t’a dit, hein ? »

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Sujet: Re: roman&héra ✗ I was prepared to love you Ven 17 Nov - 11:19 ()
i will leave
the light on

Elle s’accroche à son bras, elle le lâche pas et à vrai dire, quand elle se retrouve sur lui, et qu’il se retrouve entre ses jambes ça l’étonne même pas. Ils s’aiment pas comme les autres, Roman et Héra, ils en veulent toujours un peu trop. A l’amour comme à la guerre, ouais, entre eux c’est la guerre, les regards de soldats ils connaissent et leurs corps, c’est des champs de bataille, des territoires qui se conquièrent à coup de force. Peut-être que c’est lui qui a lancé la première grenade, ou peut-être que c’est elle, rien à foutre, tant qu’ils peuvent se battre, c’est qu’ils s’aiment encore, et y a que ça qui compte.  « C’est toi qui va fermer ta putain de gueule. » Un regard méprisant, ceux qui font mal, ceux qui blessent. C’est toujours au milieu de la nuit qu’ils s’écorchent le plus. Il peut la sentir, sa colère qui tremble dans sa voix, elle est plus sûre de rien, et lui non plus. Il sait pas c’qu’il est en train de foutre, il est complètement perdu et ça lui fait peur, mais plutôt crever que de l’avouer. « Qu’est-ce qu’il y a, t’es devenu un putain d’abruti ? » Il lève les yeux au ciel, comme si ça l’atteignait pas, comme s’il contrôlait tout, Roman il est déjà prêt à jouer son rôle de mauvais garçon, à lui rappeler qu’il pourrait se casser à tout moment. Y a une marque au fer rouge sur sa nuque pour le lui prouver : il lui appartient plus. « Clavis Aurea, c’est une secte, des fous habillés en blanc comme chez les timbrés. » Au fond, peut être qu’une partie de lui est consciente qu’elle a pas tout à fait tort. Lui aussi, au début, il était sceptique, il y a pas cru. Des fous, des illuminés, ouais, c’est facile à dire, mais s’ils avaient raison ? Il est pas prêt à laisser passer l’occasion, non, pas cette fois. Ses prières, elles donnent rien, elles se répercutent dans le vide, et il est fatigué d’avoir mal, fatigué de se rappeler, il veut juste tout oublier. C’est ça qu’elle comprend pas, il en peut plus, il asphyxie, il vit en apnée et il sait plus quoi faire. Alors, il a la rage qui explose au fond de ses yeux océaniques comme des putains de météorites. « Dis pas ça ! »  Mais elle l’écoute pas, non, parce qu’elle l’écoute jamais Héra, c’est peine perdue, alors le combat, il continue, et il le sait, qu’il a déjà perdu, c’est ça le pire, alors y a ses yeux qui se mettent à briller, sa gorge qui se serre, il déteste en parler, il déteste en jouer. Et son cœur, parlons même pas de son cœur, ça bat trop fort, ça se serre, ça éclate, il voulait pas en arriver là, non, mais on lui a pas laissé le choix. « J’te pensais pas aussi con. Comment tu peux croire ces conneries ?! Il dit n’importe quoi, c’est qu’un putain de menteur, Roman ! » Encore une fois, il refuse, Roman, il peut pas l’accepter, la vérité qu’elle lui sert sur un plateau d’argent, rien pourra le raisonner, essaye même pas, il est déjà parti trop loin, et il y croit, à l’absolution, ce putain de grand pardon. Il veut pas finir en enfer, non, il veut pas finir seul et il a peur. Il a peur que personne puisse lui pardonner, il a peur qu’elle ne lui pardonne jamais ce qu’il a fait, elle l’a vu de ses yeux, vu, ses souvenirs ancrés dans sa mémoire écorchée. Il hausse le ton, y a sa voix qui explose. « T’en sais rien ! » Mais y a rien qui l’arrête, Héra, elle est partie en guerre et Roman il était pas préparé. Armure fracassée, y a la peur qui pulvérise son bouclier. « Qu’est-ce qu’il t’a dit, hein ? » Dos au mur, elle l’a mis dos au mur et à ce moment-là, il la déteste. Y a de l’impuissance dans ses yeux gorgés de prières, une voix qui déraille face à l’ennemie. Il a perdu la guerre, elle l’a saignée à blanc, alors il se rend. « Il m’a dit qu’il me pardonnerait ! Il a dit qu'il pourrait me sauver ! » Et les armes tombent dans le silence le plus total. Il la regarde, droit dans les yeux, comme s’il attendait le coup fatal. Joshua, il lui a dit tout ce qu'il voulait entendre, tout ce à quoi il s'attendait en récitant le notre père, et ça le tue de se dire que ça pourrait être faux. Alors il y croit dur comme fer, même si ça fait de lui un fou. A bout de souffle, il laisse son cœur se calmer. Mais c'est mort, il lui en veut. « T’es contente ? J’peux dormir maintenant ? »  





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Allegeance : Peut-être qu'au départ, c'était pas par conviction, qu'elle a rejoint la Vox Populi. Elle a dit qu'elle s'en fichait, du grand départ, qu'elle s'en fichait, des disparus. Elle disait qu'elle avait fait son deuil, qu'elle était passée à autre chose. Sauf que parfois, elle regardait un peu dans l'vide, en se demandant si les choses auraient pu se passer autrement. Elle arrondit ses fins de mois, et elle se dit que comme ça, il y aura peut-être une raison à tout ça.
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Sujet: Re: roman&héra ✗ I was prepared to love you Sam 18 Nov - 1:04 ()


I was prepared to love you
roman & héra ✗ if we were vampires
It's knowing that this can't go on forever, likely one of us will have to spend some days alone. Maybe we'll get forty years together but one day I'll be gone, or one day you'll be gone. If we were vampires and death was a joke, we'd go out on the sidewalk and smoke and laugh at all the lovers and their plans.

Héra, quand elle a commencé à l’aimer, Roman, elle a su qu’elle allait en crever. Elle a su qu’ses larmes seraient trop fortes. Elle a su qu’chaque baiser serait un combat. Elle a su qu’chaque fois qu’elle le regarderait, elle en aurait mal aux tripes, de savoir qu’il était pas dans ses bras. Ils pouvaient pas combattre le temps, ils pouvaient pas s’battre contre l’adversité et essayer d’changer le destin, mais ils essayaient, toujours un peu trop. Ils s’moquaient de la mort, comme une blague qui les ferait toujours marrer. Quand elle le regarde, elle imagine les années qu’ils auront pas, celles qu’ils devraient passer seuls, celles où elle préférerait crever plutôt que d’garder les yeux ouverts dans un monde où il serait pas là. Elle l’entend pas, quand il essaie d’lui dire que c’est pas des conneries, quand il essaie d’lui dire qu’il y avait plus que c’qu’elle croyait. Elle s’en fichait, parce qu’elle acceptait pas ses mensonges, pas cette fois. La lune arrivait pas à éclairer son visage assez pour qu’il voit les larmes dans ses pupilles. Elle a longtemps pensé qu’il y aurait quelque chose d’autre pour elle, à Paris. Quand elle est arrivée, elle voyait pas les pavés dégueulasses et les regards baissés. Elle voyait qu’l’illusion qu’elle s’était fabriquée. Aujourd’hui y’avait plus rien d’tout ça. L’tabac s’échouait dans ses poumons et les constellations étaient éteintes dans ses yeux. Elles s’rallumaient que quand Roman, il posait ses pupilles sombres sur elle.

« Il m’a dit qu’il me pardonnerait ! Il a dit qu'il pourrait me sauver ! » L’silence se termine pas. Il s’prolonge comme l’écho d’un cauchemar qu’ils arrêtent pas de vivre. Comme si l’moment s’illustrait des images qu’ils essaient d’oublier tous les deux. L’sang qui couvre ses mains, les corps de ceux qui pourraient jamais revenir parce qu’il leur avait pas laissé l’choix. Son cœur battait trop fort, parce qu’ils en parlaient pas. Ils gardaient ça comme s’ils avaient jamais vécu ce moment, comme s’ils étaient les spectateurs d’une chute grandiose. Les acteurs d’une pièce qu’ils ont pas choisi de jouer. Roman et Héra, ils vivaient dans un monde où les prières étaient pas entendues. Où les héros existaient plus. Où y’avait qu’eux, en train d’subir l’adversité, en train d’devenir des personnes dont ils reconnaissaient pas l’reflet dans l’miroir. La seule certitude qu’ils avaient, c’était celle qu’ils pouvaient pas vivre sans l’autre. Qu’ils crevaient quand leurs respirations étaient trop calmes. Qu’ils voulaient devenir ceux qui s’asseyaient sur le monde en hurlant qu’ils en avaient rien à foutre de perdre. « T’es contente ? J’peux dormir maintenant ? » Peut-être que ça faisait déjà longtemps qu’elle l’avait perdu, Roman. Qu’il était là face à elle sauf qu’il restait plus qu’un putain d’fantôme. La gamine voulait croire aux illusions en s’cachant derrière une façade qui laissait rien passer. Elle a rêvé qu’il revienne en s’disant qu’elle le tuerait s’il le faisait. Ils arrivaient pas à s’aimer comme les autres. Ils arrivaient pas à s’dire que les secondes étaient pas des minutes quand ils s’touchaient pas. Même l’éternité serait pas suffisante. Parce qu’Héra, elle en voulait déjà trop.

« C’est pas à lui d’le faire. C’est pas à lui de t’pardonner. » C’est à toi, Roman. La pensée devient écho dans leur deux esprits, comme une vague qui revient les fouetter en pleine gueule. Elle le connaissait. Mais tu t’pardonneras jamais. La culpabilité deviendrait étouffante, jusqu’à ce qu’il reste plus rien d’lui. De c’qu’il était. Elle essayait d’le retenir de toutes ses forces. Mais parfois elle se disait qu’ça serait pas suffisant. Qu’même elle, elle pouvait pas le sauver d’ses propres cauchemars. « C’était pas toi, là-bas. Pas vraiment. » Elle frappe son épaule. La force d’ses coups c’est tout c’qu’elle a. Elle peut pas lui dire qu’son cœur est au bord du suicide. Pas lui dire qu’ses yeux brillent trop. Qu’ses mains accepteraient pas de plus pouvoir l’atteindre, l’serrer contre elle comme si y’avait plus d’espoir et qu’le monde s’écroulait autour d’eux. « Faut qu’t’arrêtes des putains d’conneries. » Elle a pas d’arguments. Elle a pas d’beaux discours, Héra. Elle a ses silences et elle a ses regrets. Ses sourires en coin qui révèlent rien et ses promesses qu’elle arrive jamais à tenir. Elle l’aimait, et c’était d’façon égoïste. Comme si elle voulait l’garder dans cette pièce, l’empêcher d’se casser si elle le pouvait. Comme si elle pouvait défier la Terre entière et effacer c’qu’il avait fait en s’concentrant assez fort. Y’avait pas d’limites pour eux. Les murs tremblaient et les meubles finissaient par terre pendant qu’les bibelots se pétaient sur le sol. Ils étaient une tornade qu’personne pourrait arrêter. Même pas eux. La partie était déjà perdue d’avance mais s’battre c’était tout ce qu’ils avaient connu. Pas sûre d’la réponse, Héra elle s’protège pas de la chute imminente. « Tu les choisis eux, ou moi. »

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Hera
You left me paralyzed. No cure, no rehab for me. Funny that you got the nerve to keep asking me how I’ve been.

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