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 undisclosed desires // lulyte
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ange de la représentation mentale.
the mighty bush : ☨ pouvoir de stockage de la mémoire // capacité de stocker mémoire d’une personne dans un objet.
Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

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Sujet: undisclosed desires // lulyte Lun 30 Oct - 2:26 ()
undisclosed desires
 
HIPPOLYTE & LUCIEN


Je sais que tu as souffert. Paris reflétait bien l'âme de ses habitants. Salis, perdus, et surtout détruits. Journée banale, l'humain a ses propres habitudes. Je suivais le pas, tentais de garder ma place au sein de la capitale meurtrie. Capitale presque ruine, je regardais, l'air attristé à son effondrement. On était en train d'assister à notre auto-destruction, et je ne pouvais plus rien y faire. Impuissant, affaibli, ennuyé. Pourtant je voulais me battre pour notre cause, pour notre foi. Nous prions constamment pour notre salut, certains sans trop y croire, d'autres ayant l'air pathétique. J'espérais pouvoir trouver encore un peu de lumière dans ce brouillard parisien, dans ce brouhaha démoniaque qui commençait à envahir les rues de Paname. Oh jolie Paris, toi qui était si jolie, si lumineuse. La ville Lumière s'éteint petit à petit. Le soleil se levait à peine, j'étais déjà debout. Journée banale comme je disais. Enfin en apparences. J'avais beau me lever chaque matin pour aller au boulot, tout en restant assis derrière à un ordinateur pour mettre les criminels derrières les barreaux, dans les coulisses des rues de Paris, les combats s'enchaînaient, et se faisaient de plus en plus violents. Bruits incessants, calme inexistant, tranquillité tant recherchée mais perdue à jamais. Non on ne reposera jamais en paix. Je me devais de me lever, et de tenir debout pour nous les anges, pour qu'un jour nous pourrons nous mettre à genoux, et enfin nous dire que tout est fini, que la paix régnait finalement. Ce scénario était trop beau pour être vrai, en vérité. Mais à quoi sert l'espoir si personne n'y croit ? Pour le meilleur comme pour le pire, nous souffrirons.

Je ne veux pas que tu te caches. La peur nous envahissait, et nous rongeait de l'intérieur, nous détruisait. On vivait dans cette appréhension constante. Les jours passaient, et je me sentais inutile. Tout ça devenait futile, foutaises. Paris grisâtre, ambiance morose, lividité certaine, la vie trépassait. Pourtant j'étais sur le point de tomber à cause de cette peur, cette anxiété naissante qui me tirait vers le bas, jusqu'au point de ne plus savoir si j'allais un jour me relever. Je n'avais aucune influence, aucun pouvoir, juste un simple ange sous les ordres de Gabriel, juste un simple humain oeuvrant pour la justice au milieu de ce Paris troublé, abîmé. Routine qui s'installe. Je salue les collègues du bureau, comme si de rien n'était. Je prenais un café avec une de mes collègues, comme le plus souvent. Je m'étais bien intégré après le jour du grand départ, heureusement, bien que tout ça était hors de ma portée. Débuts difficiles, compréhensible pour beaucoup. Je me posais beaucoup de questions, j'avais surement besoin d'un peu de changement. Un appel habituel, les affaires dans le sac, et tout le monde sortait. Je faisais partie de cette petite bande qui se voulaient justiciers. Génie de l'informatique à la noix, faussement agent de terrain. Quelques kilomètres plus loin, dans l'arrondissement voisin, un corps gisait. Une victime, comme beaucoup d'autres, comme toutes les autres. J'observais un peu les alentours. Ma mémoire ne me faisait jamais défaut, les collègues de la brigades étaient vachement impressionnés de ma très bonne mémoire. Je m'y sentais bien dans cette brigade, ange qui se croit insignifiant, humain qui se sent enfin utile. Le patron m'appelle, me demande d'interroger une témoin qui ne se trouvait pas loin. Regard furtif, coeur qui bat à mille à l'heure, je voulais bien me passer de cet étape administratif. Impossible de reculer, je continuais de faire semblant. Mon teint devenait blanc.

 
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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Mar 31 Oct - 1:50 ()

undisclosed desires
Take my mind and take my pain like an empty bottle takes the rain and heal. Take my past and take my sins like an empty sail takes the wind and heal. And tell me some things last ...

Bouches cousues, regards perdus. Visages ternes qui se ferment, qui s’abaissent sous la vérité blême. Souffrance partagée, jugement à perpétuité. L’apocalypse dans sa beauté et dans son atrocité. Humains qui ne savent plus où errer, qui ne savent plus en quoi prier. Ils tiennent leurs chagrins à bout de mains. Leur souffle précipité, leur coeur dilapidé face aux regrets, face à leurs pêchés. Ils vont tomber, ils vont chuter dans cet abysse malsain. Dans ce piège restreint, dans ce manège sans frein. La mort rode dans Paris, elle flirte la nuit pour créer sa folie. Pour repeindre cette ville de ses couleurs noircies. Faucheuse délicieuse qui se cache dans l’obscurité pour attirer ses proies à proximité. Elle se maquille dans les traits des insécurités, elle se manifeste dans les mouvements apeurés pour s’illustrer. Parisiens qui ne vont plus bien. Ils ont les pensées entremêlées, les priorités à réviser, ils ont les entrailles terrorisées. Et ils agissent sans penser à cette limite, à cet équilibre particulier. Le bien ou le mal. Juste milieu qui ne semble plus si juste. Incertain. Société qui ne cherche plus la supériorité mais bien à persister. Ils retournaient les humains à leurs instincts. Besoins primaires. Juste survivre, juste vivre. Dans cette ville martyr. Ouais Paris ne va pas bien. Et toi non plus tu ne vas pas bien. Poupée qui a les bras gravés de sa passion pour le danger. Poupée qui marche sans fixer où elle met les pieds. Ses prunelles bleutées sont abaissées, ses épaules sont creusées par cette fatigue accumulée. Elle ne ressemble plus qu’à un pantin désarticulé cette poupée. Elle a perdu de sa beauté, de sa divinité. Perses dans sa condamnation, dans son abandon. Elle ne cherche plus à lutter, plus à se battre. Cette poupée elle se laisse contrôler par la lassitude et la morosité. Couchant pour sentir un peu de chaleur dans son corps souillé, se saignant pour voir la vie s’écoulait de sa chair coupée. Ouais elle erre cette misère dans cette ville austère. Comme un fantôme délavé qui ne trouve plus sa place dans cet univers à l’envers. Elle se dépêche de rentrer, pour s’encrasser les poumons de drogues aisées, pour encore se blesser jusqu’à sentir l’adrénaline dans ses veines creusées. Triste routine d’une suicidaire qui tient encore à cette vie incendiaire. Cette précaire elle n’aurait pas du fouler cette rue ce soir là, elle aurait du s’arrêter pour trouver une distraction dans ses lamentations. Et pourtant, elle s’était retrouvée là. Quand il ne le fallait pas. Mauvais endroit, mauvais moment. Les hurlements qui se précipitent soudainement. La peur qui reprend les devants. La mort qui a agit silencieusement. Elle s’est précipitée poupée pour comprendre ce spectacle horrifié. Et ses prunelles se sont posées sur cette faucheuse carnassière, qui s’était nourrie comme une meurtrière. Corps écrasé, mutilé, ensanglanté à ses pieds. Visage blanc qui la scrutait de son regard inanimé. Regard vide. Traits livides. Paris sali. Paris meurtri. Elle n’entendait plus rien Persès, elle n’a pas entendu les sirènes venir hurler dans ses tympans fermés, elle n’a pas vu les gyrophares s’acharnaient sur les murs noirs pour abattre ses lumières bipolaires. Elle a juste senti un contact, un toucher qui l’attirait en arrière pour lui cacher cette fresque rougeâtre. Pour la retirer loin de cette mort qui agit puis qui fuit. Puis son corps qui s’affaisse et le flot de questions sans conclusions. Puis sa carcasse qui se fait crasse, toute comme sa voix lache. Elle ne dit rien, elle ne fait plus rien. Elle reste là sans un bruit, le coeur en inertie.

« Je ne sais rien. Je ne sais pas. Laissez moi.»

Elle murmure, elle balbutie, elle veut s’enfuir, elle veut s’enfermer dans son appartement miteux pour oublier. Mais on ne lui laisse plus sa liberté. Et elle s’irrite, elle s’effrite. Partir. Loin. Faire semblant. Reprendre comme avant. Elle s’énerve, elle gémit toutes ses calomnies.

« Je suis arrivée trop tard, j’ai vu que le corps. Je veux partir.»

Elle voudrait gratter ses bras scarifiés, elle voudrait réouvrir les plaies pour qu’on la laisse en paix. Mais on la prendrait sans doute pour une tarée. Puis l’officier lui laisse un instant de solitude. Et sa bouche se maquille de ses respirations saccadées, elle tente de se calmer. Puis elle entend les pas qui viennent de nouveau l’encercler. Et son regard revient s’accrocher aux prunelles de celui qu’elle pensait être officier. Mais ces yeux ne lui sont que trop familiers et son envie de se gratter elle ne cherche plus à la refréner. Elle remonte son sweet pour s’arracher la chair vivement sous ses ongles tremblants. Douce adrénaline et sensation qui remontent lentement, qui la font gémir doucement. Elle ne l’a pas lâché du regard cet étranger, elle n’a pas osé. Car elle le dévisage de ses prunelles bleutées, haine qui se ravive subitement sous ses sentiments. De colère, de frustration, d’abandon à répétitions. Puis sa voix qui déraille, qui divague.

« J’ai déjà tout dit à ton collège. Je ne sais rien. »

Perses qui n’est plus douceur mais bien rancoeur. Elle sent le sang qui se répand sur sa chair mutilée sous ses mouvements frénétiques, sadiques. Mais elle veut s’extirper.

« Je peux me casser maintenant ?»

Laisse moi s’il te plait. Laisse moi avec mes prunelles dilatées et mon coeur explosé. Laisse moi encore me tuer.

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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

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Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Ven 10 Nov - 1:27 ()
undisclosed desires
 
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 Quelle misérable Terre sur laquelle j'avais atterri soudainement. Depuis, j'errais dans ce Paris qui était sur le bord du naufrage, tentant de ne pas me noyer. Mais je coule, je coule, je ne flotte plus. Agneaux perdus, humains désarçonnés, effondrés, effacés. Peur de tomber, peur de brûler. On marche mais on ne sait pas où on va. Pauvres aveugles. Trop de lumière. Trop de flammes. Douce violence. Morts vivants désorientés, on marche, on erre dans cet ère famélique, tu parles d'une éthique. Curiosité déplacée, monstrueuse. J'observe, ma boussole est cassée. Je tente de la réparer, en vain, elle est brûlée par les flammes de l'enfer en réalité. J'observe, mon âme s'exile, s'isole. J'ai peur. Peur de me retrouver dans un silence tueur, dans un silence étouffant. Peur de me retrouver face à moi-même, de me retrouver seul dans mon esprit tourmenté, seul laissant entrer un démon inavoué. Paume de main déchirée, ficelée, cette main vole vers le soleil qui m'éblouie. Seulement cette main n'était pas la mienne, pas réellement. Corps étranger, âme égarée. La vie n'avait plus de sens, elle avait perdu son doux goût. Nuit morose, à quoi bon dormir si je ne peux pas rêver, à quoi bon rêver si c'est pour vivre un cauchemar. Matin cendré, le temps s'écoule, les grains de sable se noient. Envie d'y croire, envie de se relever. Fatigué de combattre, fatigué de suivre, trop de prières usées. Gardes-les tes prières, les murs sont en train de s'effondrer. Tes poings sont encore saignées. Laisse-moi te pacifier, te rassurer. Les étoiles ne brillent plus autant, ne scintillent plus comme auparavant, du temps où la paix régnait. Tout allait bien hier, mais maintenant est aujourd'hui et nous n'avons plus de lendemain.

Paname de poussière, quelle misère. Corps tombés et enterrés, âme oubliés. On vit tant qu'on peut, mais on meurt de l'intérieur. On respire lourdement, on prie abondamment. La pression pèse sur nos épaules, on tente d'avancer. J'avais envie de croire en l'humain, envie de croire qu'on gagnera, que la paix existe toujours quelque part même si le décor parisien rempli de tombes dépéri. La ville lumière ne brille plus de milles feux, elle est en feu. On essaie de faire comme si rien ne se passe, comme si la vie reprenait son cours comme la Seine et son cours d'eau. Sale Seine, théâtre d'un carnage constant. Ça fait mal, je pense trop et panse les plaies. Âmes brisées, proies humaines, butin ailé, esclaves enflammés. Tout ce que nous faisions c'était souffrir, le tout en cacophonie assourdie. Maudits depuis le début. Banalité déconcertante, routine qui s'installe et qui s'impose dans tout ce cauchemar. Routine inconnue qui devient une routine enviée. Je la désirais, la vivait. Je jalousais presque ces humains, leur vie si innocentée. Ils vivaient dans l'ignorance, cherchant constamment des réponses. Il ne vaudrait mieux pas qu'ils en trouvent, ils vaudrait mieux pour eux, non seulement pour leur sécurité, mais surtout pour qu'ils gardent leur normalité. Et voilà que je prend la route, cette route de la vie. Je la suis là où elle me conduit. Soudainement je m'arrête. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. J'illusionnais, j'avais l'impression d'halluciner, de la voir partout depuis ce fameux jour. Je ne pouvais toujours pas murmurer son prénom qui m'était encore inconnu. Oh, belle et intrigante inconnue. Nos chemins se croisent une nouvelle fois. Fruit du destin ou pas, je n'osais plus la regarder dans les yeux. Je faisais mine de ne pas la connaitre et faire mon boulot. Ce qui était à moitié vrai. Ange lumineux, frêle humain sans repères. Puis tout à coup les mots sortent de cette bouche qu'elle a un temps scellé. "Bonjour mademoiselle, votre aide nous sera vraiment utile." disais-je l'air sérieux. Je ne voulais pas que l'équipe de la brigade doute de quelque chose. Gêne affichée, regards incontrôlables. Je plongeais enfin mon regard dans ses yeux sombres et révélateurs d'une âme brisée. "Tu es sûre de ça ? C'est important s'il te plaît, dis moi quelque chose et on te laisse partir rapidement." lui disais-je sur un ton bas et discret, comme si nous avions envie tous les deux de s'expédier. J'avais envie de rajouter qu'elle ne me reverrait plus jamais ensuite, qu'on en finisse, qu'on s'oublie. Mais la preuve était bien là, le monde est petit. Elle se saigne encore la violente poupée brisée. "Non tu ne vas pas te casser comme ça. On a besoin que tu nous dises ce que tu as vu, et il te faudra qu'on s'assure que tu ne risques rien puisque tu as été témoin d'un meurtre." Air sérieux presque pas crédible. Colère renfermée qui tente de casser sa coquille, colère non assumée, refoulée. Je te veux douce, tu me rends orageux. Carnet en main qui ne me servait à rien, je le rangeais puis vint attraper brusquement les mains de l'inconnue. "Pourquoi tu te fais ça ?" Ça me rongeait, j'avais envie de savoir, j'avais envie de la sauver, mais quel héros pathétique. J'avais envie de la faire sortir de son trou. En t'apaisant, je te ferai sentir pure.


 
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Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
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Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Lun 13 Nov - 4:32 ()

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Fini les nuits ébahies. Fini l’extasie des corps salis. Drogue consumé de la volupté. Morphine acidulée qui a perdu de ses saveurs sucrées. Les carcasses sont écartées, les souvenirs ancrés. La mort à portée. Prête à dévorer. Cette faucheuse qui attend sagement le jugement, pour les provoquer férocement. Comme une môme qui se nourrit du chaos de leurs maux. Elle s’amuse de ces deux astres écrasés par le ciel, étoiles torpillées par la réalité. Contraires qui se sont accrochés pour se disloquer, pour se briser. Ils ont perdu de leur étincelle ces éclats de dentelle. Perdus de leurs grandeurs sous l’apesanteur de leur terreur. Mais ils vont encore se crever le coeur pour un peu de rancoeur. Et sous cette nuit, où les âmes s’effacent sous le carnage de ce Paris maudit. Les prunelles mouillées retrouvent cette même ancre passée. Dans des circonstances macabres, sous le sang qui s’écoule entre les pavés rouillés de cette ville torturée. Meurtres à répétition, religion des esprits en rébellion qui cherchent une vérité dans cette société, qui perdent leurs espoirs pour se retrouver dans le noir. Poupée qui est encore spectatrice des dégâts de ce Paris en fracas. Elle se tient là, les membres tremblants, le souffle insuffisant. Panique oppressante, peur sous-jacente. Elle a les poumons fermés la beauté, sous l’air qui n’arrive plus à s’infiltrer dans sa gorge serrée. Angoisse téméraire, précaire, elle n’arrive plus Persès. Elle n’arrive plus à faire semblant de lutter. Sous la destruction de ses pensées, sous la paix qui se fait trop désirer. Dualité qui ne cesse de l’agiter. Guerre insensée qui continue de l’éparpiller. Et alors qu’elle se retrouve piégée, son coeur encore en apnée, sa respiration encore saccadée. La contradiction devient trop réel, trop visible aux yeux des étrangers. Elle se renferme Hippolyte, elle s’effrite sous les interrogations où elle ne peut donner les conclusions. Pauvre claustrophobe qui se fait questionner et qui veut s’échapper. Elle a le sang qui crépite dans ses veines serrées, les battements de son palpitant s’envolant précipitamment. Besoin d’air, besoin d’espace. Elle étouffe, elle s’envenime dans sa colère agile. Maladresse qui démontre toute sa détresse. Elle enrôle un rôle dangereux avec son comportement teigneux. Et pourtant, l’officier lui offre un peu de liberté en la laissant souffler. Et ses doigts veulent s’agiter, veulent continuer de s’infliger ce martyr délabré. Saigne toi poupée pour reprendre ton contrôle surfait. Coupe toi jusqu’à sentir ta peau se déchirait.

Puis le piège vient se resserrer sous ses prunelles bleutées. Visage particulier qu’elle a déjà dévoré par son appétit défait. Lèvres qu’elle a cousu de venin sous ses baisers. Etranger dont elle ne connait l’identité mais dont elle connait chacun de ses traits. Poupée qui a besoin d’encore plus s’échapper. Elle ne veut plus assumer, elle ne veut plus le voir à proximité. Haine cannibale qui revient la prendre aux entrailles. Il est là le brun qui l’avait rejeté, qui l’avait méprisé de ses mots insensés puis qui l’avait sauvé pour simplement une fois de plus lui rappelait sa condition de déchet. Il lui avait offert l’ignorance puis l’arrogance. Et maintenant il se noierait dans sa démence. Pauvre rose noire qui allait encore jouer à l’enterrer. La douceur s’était maculée de douleur., et la douleur en rancoeur. Il rodait cet insolent jusqu’à son corps brûlant, le regard abaissé, l’air innocent. « Bonjour mademoiselle, votre aide nous sera vraiment utile.» Douce ironie qui illumine ce visage obscurci. Elle sourit la folie face à son mépris. Pauvre abruti qui fait semblant, qui continue de s’emprisonner de ses tourments. Le jeu reprend. Le jeu devient dément. Lorsque son regard pétillant s’enfonce dans les yeux bleus de la poupée.« Tu es sûre de ça ? C'est important s'il te plaît, dis moi quelque chose et on te laisse partir rapidement.» Mots discrets, besoin de se cacher. Il essaie de détenir la vérité cet étranger, de savoir ce que ce regard a pu jauger. Mais Persès elle lui offre la réalité. Elle ne sait rien, elle n’a vu que le chagrin entre les mains de chacun des pantins. Elle est raisonnable la poupée, elle continue de rester calme malgré la tempête qui s’envenime dans sa carcasse lache. Seules ses phalanges glacées viennent s’égratigner alors qu’elle essaie de détendre ses pulsions d’anxiété. Sang qui se répand lentement sur ses bras déchirés, scarifiés. « Non tu ne vas pas te casser comme ça. On a besoin que tu nous dises ce que tu as vu, et il te faudra qu'on s'assure que tu ne risques rien puisque tu as été témoin d'un meurtre.» Colère refoulée qui revient s’éveiller sous les mots légers de la poupée. Les visages se tirent sous la haine accumulée, les regards tendres devenant furieux sous les enjeux. Persès elle a le sang qui commence à brûler, sa respiration n’ayant pas perdu de ce rythme déchainé, elle sent qu’elle va hurler, qu’elle va juste tout envoyer valser et alors que les mots viennent s’écouler de sa gorge serrée « JE TE DIS QUE… » le geste violent de l’arrogant la stoppe soudainement. Poupée qui abaisse son regard sur ce toucher brusque, elle remonte ses prunelles démontées dans l’ambre de l’étranger. Son visage n’ayant plus rien de doux, elle le dévisage sans se cacher, ne faisant plus attention à toute l’agitation autour. Il n'y avait plus qu’eux deux, qui s’évertuaient dans cette intimité qui ne leur appartenait. « Pourquoi tu te fais ça ?» Elle se rapproche soudainement Persès de ce visage tiré, la colère ne cessant de l’attiser. Elle s’enferme dans cette ambiguïté pour que cette vérité rentre bien dans le crâne de cet obstiné. Pour qu’il comprenne bien qu’elle n’est pas brisée, ni tiraillée par ce désir de se tuer. Suicidaire incendiaire qu’il prenait pour une misère. Ses lèvres jouant de la proximité, elle n’en avait plus rien à foutre si des gens les observaient. Elle ne voulait plus que l’enterrer avec sa pitié. Son nez jouant avec le sien, elle le regarde fixement de ses yeux déments et elle lache silencieusement dans un murmure brûlant.« Ca… me… fait… du… bien...» Jolie poupée qui insiste sur chacun des mots, pour témoigner de ses maux. Elle se retire brusquement de cette poigne oppressante, laissant du sang sur les doigts de l’arrogant. Puis elle se renferme, elle se mure dans son silence apaisant, reprenant lentement un semblant de calme. Respirant lourdement, grattant encore plus férocement ses plaies. Elle ferme ses paupières simplement pour s’enfermer dans sa liberté, reprendre pied dans la réalité. Et alors que quelques secondes s’écoulent, elle plonge son regard bleuté dans les yeux interloqués. « Je te le répète une dernière fois, je n’ai rien vu, je suis arrivée et j’ai vu le corps. Rien de plus, rien de moins. Je rentrais chez moi et j’ai entendu des cris du coup je suis allée voir pourquoi une telle agitation. C’est tout.» Poupée qui veut s’échapper, elle stoppe ses tremblements un instant pour attraper une clope dans son sac, drogue qui la calmait bien souvent lorsque les tourments se faisaient bien trop entreprenants. Et elle l’allumait sans se soucier, aspirant la fumée pour s’évader de cette réalité. Pour s’extirper de ce merdier dans lequel sa curiosité l'avait poussé.  

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these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

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Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Mer 22 Nov - 21:03 ()
undisclosed desires
 
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   D’où l’on vient, il n’y a plus de soleil, notre ville est dans l’obscurité. Y crois-tu vraiment au destin ? Je ne savais pas ce que c'était réellement. Destin aléatoire, irréel. Quelle fatalité, tu parles d'une fortune. La croyance est quelque chose d'impressionnant, et surtout de fascinant, presque. On avait surement peur que le ciel nous tombe sur la tête -ce qui serait le plus crédible de nos jours- puis en même temps on n'en savait strictement rien. Rien. Et ça nous terrifiait, surtout nous. Dans l'ignorance la peur disparait. La vérité dévoile, elle, ce cauchemar apocalyptique. J'enviais les humains, en grande partie. On marche, on marche, on erre, sans trop savoir où on va. Je marche seul. Je marche seul sans toi. Des agneaux aveugles qui ont besoin d'un guide, sauf qu'il y en a pas. Croyance qui éduque, qui aiguille. Tic tac. Le temps passe, et les âmes trépassent. Ciel bleu qui devient gris. Le sol parisien est fissuré, les rues s'effacent sous la pression de cette destruction apparente de cette capitale qui autrefois illuminait le monde entier. Désormais tout n'est plus que noirceur, voilà cette grande dame de fer qui sombre sous les décombres. Quelle pitié. Feu ardent insupportable, s'impose et brûle tout sur son passage, telle une vague qui venait s'échouer sur la plage, qui vient déborder sur les rues jadis paisibles. Anges tombés du ciel, ailes qui brûlent petits à petits. Cette violence faisait rage, cette guerre absurde détruisait tout ce qu'on avait connu, et se faisait une belle place dans nos têtes plongeant notre âme dans la tourmente.

 Spectateurs impuissants, acteurs prééminents, corruption à foison. Au milieu de cette anarchie, la vie cherche encore un peu de lumière. Pitoyable situation, n'est-ce pas. Finalement l'issue de cette guerre semble toute trouvée, avions-nous encore soif d'optimiste et d'espérance ? Cette sécheresse qui nous stresse, qui nous presse, qui nous étouffe. Je n'ai plus de souffle. Je ne peux pas fuir, je ne peux plus. Regards qui se croisent dans cette obscurité environnante, mais qui se trouvent dans une facilité déconcertante. Je connais ton odeur, tu connais bien plus tu es entrée dans ma tête. Ces corps qui se confondaient désormais s'électrocutent. Torse opprimé, inguérissable, et cette muse offensée, irréparable. Juste un toi dans un moi, il n'y a qu'un "aime" qui manque. Récit d'un proquesteur, mais il devient silencieux. Nous étions censés être bénis, enfants de Dieu pacificateur, devenus des soldats coléreux. La paix n'est plus, quelle trêve illusoire. On pense être bénis. Cette bénédiction je ne la trouve plus, je l'ai perdue. Je suis tout simplement perdu. Paris se déchire, âme parisienne malheureuse. Maudits, foutus depuis le départ. On ne fait que souffrir. Âmes périssables et fragiles. Le paradis semble bien loin déjà. Tout ce qu'il nous reste à faire c'est de rester debout et de nous battre pour la paix jusqu'à la fin. Quelle vile contradiction. La guerre pour faire imposer notre paix. Me voilà bien misérable devant cette âme déchirée, cette brune aux yeux enivrants. Devant celle à qui j'ai vendu mon âme. Elle avait l'allure du diable, mais elle avait l'air de porter un masque angélique. Ou bien était-ce l'inverse. Belle antinomie qui me guide. Cette négation me déconcerte. Pied ensorcelé, je me damne par cette dame. Je me fourvoie sans que je vois. Deux âmes complètement disloquées, spectateurs de tout ce bordel qu'on avait fait. Professionnel déconcerté, esprit dérangé, envouté. Je restais ébahi devant cette inconnue qui me tourmentait. Je tentais de rester discret. Non pas par honte, surement par nervosité. La poupée elle s'énerve. Et mes ailes se cambrent, j'ai mal. Puis mon coeur éclate, mon esprit bouillonnent. Geste improbable, et surtout impulsif. Je stoppais net. Regard furtif sur les collègues qui se demandent surement ce qu'il se passe. "Shhh". Calme inexistant. Je ne comprenais rien. Cette inconnue m'intriguait. Je n'arrivais même pas à m'en méfier, ni à me questionner sur sa réelle nature. Peut-être était-elle une simple humaine. Peut-être était-elle bien plus. Trop tard. Il était bien trop tard pour nous. La folie semblait l'envahir, quelle douce folie. Corps figé, estomaqué. Mon regard vacillant plonge dans le sien. Ses yeux m'envahissent tout entier. Nos souffles se mélangent presque. Je n'essayais même pas d'effacer les traces de son sang chaud sur ma main. Je ne cherchais même plus à me défendre. Je détestais pourtant être sans réponse, vide intersidérale qui me noie tout entier. Douce voix pourtant significatif de bien des souffrances. J'écoutais sa version. "Ok c'est noté.." Routine qui s'installe de nouveau. "Il nous faudra ton nom et ton prénom." disais-je avec sérieux. "Sécurité avant tout.."  continuais-je. Mais je bafouillais presque. Puis je remarquais une petite ruelle près de nous. Tout à coup je prenais férocement la cigarette allumée, et la jetais par terre. J'entrainais cette belle inconnue pour nous isoler. Sans réfléchir, suivant l'instinct de mon coeur, je me perdais dans ce vide qu'elle créait. J'amenais son visage près du mien, réchauffait ce doux visage blessé entre mes mains. Puis je l'embrassais de toutes mes forces, nos lèvres se retrouvaient. Ça.. me.. fait.. du.. bien.. Je veux reconcilier la violence dans ton coeur


 
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the mighty bush : Résonance de relaxation : Par sa simple présence, la poupée peut calmer les êtres à proximité. Effaçant l’anxiété et l’agitation des pensées, elle est une drogue dure qui ne perd pas de ses saveurs malgré les aigreurs qui perdurent.

Touché mortel : Du bout de ses phalanges glacées, elle peut briser tout ce qui est à sa portée. Détruire pour remodeler. Saccager pour reconstruire. Que ce soit la nature dans sa beauté, que ce soit les humains et leurs médiocrités. Il suffit d’un toucher pour que la poupée laisse le contrôle de côté. Un effleurement, une caresse. Pour que l’ivresse devienne détresse.
Allegeance : Solitaire au coeur poussière, elle voit le monde dans sa misère, elle voit sa famille à l’envers. Dieux qui subissent l’incroyance et la médisance, et qui se renferment dans la violence. Elle les voit se décomposer à force d’espérer. Que tout va s’arranger, que leur grandeur sera un jour récompensé. Elle voudrait les rassurer, mais cet univers ne cesse de se détruire dans son apogée. Alors elle observe le chaos qui se dessine en échos, elle se nourrit de cette terre qui attend l’échafaud. Comme un bourreau, elle attend sagement le jour du jugement.
these streets : Elle sait tout ce qu’il a à savoir.

Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Sam 25 Nov - 6:24 ()

undisclosed desires
Take my mind and take my pain like an empty bottle takes the rain and heal. Take my past and take my sins like an empty sail takes the wind and heal. And tell me some things last ...

Quand le monde ne tourne plus bien, quand les gens ne ressentent plus rien, que ce chagrin, ce vide grandiloquent, ce trou béant dans leur cage thoracique compressée, ils abandonnent la lutte entre leur main. Violence dans leurs corps las, fatigue qui se répand dans le sang comme un virus virulent… A quoi bon ? A quoi bon se battre pour se retrouver abattu et perdu face à cette existence tordue? Pantins qui ne comprennent plus vraiment l’univers environnant, qui font semblant d’encaisser les coups sanguinolents. Ils sont à terre ces rescapés, ne pouvant plus encaisser. Tous ces sentiments damnés, tous ces doutes entremêlés. Mal au coeur, maux en échos. Humains qui se retrouvent au plus bas, qui ne veulent plus que le trépas. Petite poupée elle était fascinée par la Création, par ces êtres, qui malgré leur condamnation, luttaient en permanence pour une délivrance. Mais maintenant elle comprenait toute cette douleur, cette souffrance quotidienne qui vous poignardait chaque matin sans qu’on n’y puisse rien. Les traits sur son bras marquant les journées rapprochant de cette apocalypse prématurée. Et elle a perdu Persès, elle a perdu sa paix pour devenir cette bombe sur le point d’imploser. Poupée qui ressent trop, qui n’en peut plus de ce trop d’émotions. Elle est victime de cette humanité, de ce corps qu’elle a volé sans songer. Combustion instantanée, besoin d’exploser. La tristesse, la détresse, la haine, le déni, la folie … Elle se cache la poupée derrière cette apparence de princesse effarouchée, de petite pute bien trop facile à serrer. Pour ressentir autre chose que cette destruction martyr, pour ressentir de la chaleur au lieu de l’horreur et de la rancoeur.  Mais à chaque fois, elle se retrouve là. Au mauvais moment, au mauvais endroit. Face aux morts macabres, face à cette faucheuse infâme. Les yeux figés face à cette réalité, face à cette vérité que chacun risque de crever… Et elle a besoin de contrôler, de juste avoir l’impression qu’elle peut encore gérer tout ce vacarme dans ses idées noires. Frêle espoir qui se fissure face à l’usure… Elle a besoin de saccager, de briser, tout ce qu’elle peut toucher. De blesser, de tuer, d’enterrer. Et quand elle voit ce souvenir du passé, ce gars aux yeux ambrés qui ne cesse de lui tomber dessus comme si le destin voulait qu’elle s’acharne sur lui, elle tombe encore Persès dans la facilité, dans ses excès. Quand sa voix s’élève bien trop haut, quand ses mots remplacent ses maux. Elle hurle, elle dégueule sur la facilité des sentiments pour le torturer simplement. Car poupée elle ne veut plus s’attacher, elle ne veut plus s’accrocher à une personne pour se blesser après. Elle veut vivre son existence en toute liberté, sans se trouver menotter à ce chagrin qui l’a autrefois bien trop hanté.

Alors elle fait mal. Elle le fout à mal cet étranger qui semble gêné face à ses prunelles bleutées. Elle veut s’extirper loin de cette familiarité, rentrer chez elle pour s’infliger ses regrets. Elle lache toute sa frustration face à ce môme qui lutte contre cette condamnation.  « Shhh. » Les regards interloqués se posent sur ces deux opposés, quand Persès elle commence à hurler. Et lui il essaie encore de la calmer. Mais elle bouillonne la poupée. Elle va exploser.

Je veux juste me barrer.

Elle continue son manège cette connasse, elle joue plus qu’elle ne devrait, elle dit ces quatre vérités.  Car il ne peut pas comprendre ce demeuré, que ses scarifications sont le seul moyen pour elle de se relaxer. Et il reste paralysé ce dernier, par la proximité, par cette ambiguïté qui ne cesse de s’agiter. Tension qu’ils avaient crée lorsqu’ils s’étaient touchés, lorsque leurs doigts s’étaient crochetés sur leurs peaux échauffés. Mais tout était terminé. La tension devenant aversion. La douceur devenant horreur. L’horreur des injures au lieu de réparer leurs meurtrissures. Ils se faisaient du mal ces étrangers car ils ne savaient plus comment réagir.

Et poupée elle donne sa version des faits pour retrouver sa liberté. Elle reprend comme si de rien n’était pour s’échapper, ses doigts tremblants se calmant sous la nicotine qu’elle glisse entre ses lippes rosées.  Elle aspire la fumée pour pouvoir respirer. Et ce dernier reprenait à son tour.  « Ok c'est noté…Il nous faudra ton nom et ton prénom. Sécurité avant tout.. » Bafouilles haletantes, équilibre instable, il n’arrive pas à faire semblant l’errant. Il ne la regarde pas vraiment, la gêne s’installant. Il est paumé par toutes les actions de cette poupée, il veut la réparer comme si elle était brisée. Il veut la guider vers la clarté, quand elle n’est qu’obscurité. Elle sait Persès qu’il ne veut pas la blesser, et pourtant elle s’oblige à penser le contraire. Puis le geste brusque de nouveau, la cigarette qui s’envole pour s’écraser au sol, les yeux exorbités de la poupée qui va encore dérailler, et la main qui vient s’agripper à son poignet pour la trainer dans une ruelle à proximité. Elle suit la jolie presque obligée. Et une fois les deux corps loin des regards indiscrets, elle implosait.  «  Mais putain c’est quoi ton problème ? » Ce dernier ne la laissait plus s’exprimer, il attrapait son visage dans ses paumes ensanglantées, et elle commençait déjà à paniquer.  « Si tu oses m’embra… » Phrase en suspens, quand il l’embrasse férocement. Ne lui laissant plus la liberté de le briser. Il l’aspire dans cette volupté pour taire la fureur de ses pensées. Ses lèvres brûlantes inspirant son souffle précipité. Elle se débat l’éclat, elle essaie de le repousser de ses mains agitées contre son torse, elle frappe pour l’écarter, elle lutte pour pas tomber. Mais ses paumes viennent après quelques secondes vaines se reposer sur son buste alors qu’elle lache prise. Qu’elle laisse tout tomber. Lasse d’essayer. Lasse de faire semblant. Fatiguée de faire croire qu’elle n’est qu’une pute névrosée. Et elle laisse sa bouche voguer contre les lippes sucrées de cet étranger, elle regoûte à ce pêché particulier, l’attirant plus qu’elle ne le devrait contre son corps blessé. Elle se perd dans la facilité, dans les tremblements de cette tendresse partagée. Ne pouvant se détacher de cet aimant dérangeant. Ses doigts viennent s’accrocher à sa nuque, alors que leurs nez dansent lentement, s’effleurant. Chaleur agréable qui se répand dans son sang, elle s’essouffle rapidement la folie et elle se recule précipitamment. Reprenant son souffle, elle le fixe de ses grands yeux béants, les lèvres entrouvertes, l’incompréhension marquée sur ses traits figés. Et sa bouche qui sous l’impulsivité de ses pensées laisse échapper quelques mots éparpillés. « Bordel qu’est ce que tu veux de moi ? »

Tu ne veux pas de ça, crois moi.

 

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Allegeance : Josuel se fond dans la masse, disons. Il suit les ordres de Gabriel, sans plus. Il tente de faire bande à part, mais tout le retient. Oh il n'est en rien un leader et ne veut pas l'être. Un traître ? Il n'est pas si extrême, même s'il va se faire passer pour un humain, il reste très loyal envers les anges. Il ne cherche jamais son propre intérêt, mais celui des autres en premier.
these streets : Il parcoure les rues, traînant des pieds, regardant tout autour de lui cette ville de Paris en train de s'autodétruire. Il voudrait faire quelque chose, mais simple ange qu'il est, simple spécialiste en informatique au quai des Orfèvre, il semble impuissant. Enfin c'est ce qu'il croit en tout cas. Alors il observe les évènements qui ont troublé la vie à Paris, cette ville aux aires innocentes, il voit, il sait, mais ne fait que suivre. Les démons sont ce qu'ils sont et le resteront, il n'a pas un bien grand espoir. Les templiers sont d'une aide utile. Les humains et les révolutionnaires restent dans une ignorance certaine. Mais ce ne sont pas les seuls, les Dieux cachent bien leur jeu.

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Sujet: Re: undisclosed desires // lulyte Mer 6 Déc - 2:50 ()
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  Avec ces ailes brisées je tombe... Violente brise qui vint se frotter à mon visage. Violente brise qui venait se mettre entre nous. Tout devenait noir dans ce brouillard qui m'étouffait petit à petit. Voyageur sans guide, voyageur qui erre avec ces ailes brisées. Même au milieu de toute cette guerre, je pouvais profiter d'un peu de tranquillité, seul dans mon appartement, ne pensant à rien d'autres. Je m'étais toujours demandé ce qu'on deviendrait, ce qu'il allait advenir de ce monde, de cette Paname déchirée, si un jour cette guerre se termine. J'avais de plus en plus du mal à sourire ces derniers temps, à penser qu'un beau jour nous gagnerons, et nous feront gagner la paix. Jouer à ce terrible jeu pour se battre. Se battre pour la paix, cette paix qui semble inaccessible. Je soupirais, j'étais fatigué, crevé d'errer encore et toujours. Qu'adviendra-t-il de nous ? Oh je n'avais pas peur de mourir. Issue de plus en plus probable, pour le meilleur et pour le pire, nous mourrons. Poing serré, sourcils rapprochés, je me refusais de penser un instant que Paname brulera, que l'humanité disparaitra. Cette humanité à laquelle nous tenions tant, cette humanité qui à la fois nous rend faible mais dont en tire notre force. Vile contradiction. Je voulais malgré tout tenir la main de la vie, et la serrer fort. Pour eux.. pour nous.. pour ça.. Sombre inconnue qui ne cherche pas une repentance. Inconnue qui se mutile pour trouver une certaine paix. Je voulais la sauver cette oubliée du bonheur. Laisse moi te pacifier, laisse moi te caresser pour qu'enfin tu souffles. Pour qu'enfin tu ouvres les yeux. Cette cacophonie nous berce chaque nuit. Petite ruelle où deux coeurs, pourtant opposés, battent en harmonie. Je me cherche des excuses pour ne pas la laisser partir, je ne veux pas l'abandonner cette inconnue aux traits bien connues. Nuit mémorable. Danse violente qui s'achevait par de la colère, de la frustration. C'était comme si j'avais besoin d'elle, besoin de son odeur, de son toucher, de son coeur. Métro, boulot, dodo, comme on disait. Je faisais comme si rien de tout ça n'était arrivé, comme si nous ne nous connaissions pas, comme si je devais t'effacer, et pourtant je n'y arrivais pas. Il manquait quelque chose dans ce tableau gris, elle manquait. Prunelles qui se croisent, qui s'enlacent. J'avais envie de lui dire de ne pas s'inquiéter parce que j'étais là pour elle. Prends ma main tu verras la peur disparaitra. Pauvre ange bien naïf.. Oh Seigneur, pardonne moi j'ai péché, pardonne moi j'ai osé goûter aux plaisirs charnelles et je n'ai pas arrêté, pardonne moi pour avoir aimé ces formes, cette inconnue si mystérieuse. J'en voulais à la vie, j'en voulais à Paris, j'en voulais à mes nuits. Ma propre ombre se noie, elle pleure.

 ... Et tout ce que je vois c'est toi. Pieds qui restent dans la lumière, pourtant nous restions électrolyte. Regarde ce que tu me fais faire, regarde ce que tu me fais désirer, regarde moi t'aimer. Premier regard innocent, dernier regard incessants et virevoltants. Ruelle dont les murs ressemblaient à celui que la belle inconnue se martyrisait, là où j'avais posé mon premier regard sur son doux visage de poupée. Mais quel bon samaritain je faisais, pour juste après avoir fait quelque chose de mal, d'impardonnable. L'amour était-il impardonnable ? Je ne retournerais surement pas au paradis, mais le seul paradis sur terre que je pouvais trouver est quand nos corps s'entrelaçaient, quand ils dansaient. Violence de ces mots, violence dans sa douceur, dans sa douleur. Elle est brisée, et alors que je tente de recoller les morceaux, elle s'effrite de plus en plus. Fragile poupée.

 Laisse moi te rassurer. Non tu n'es jamais seule. Lèvres retrouvées, ce goût manquait. Ça en devient peine perdue, chagrin caché, pupilles qui se dilates quand les deux êtres se perdent. Dans l'errance, la repentance, j'attendrais, je t'attendrais. Lèvres déliées, le poing fermé, tête baissée, j'ai honte. Honte d'aimer une inconnue. J'ai mal. Nous avions mal, nous souffrîmes dans cette abîme. Nous étions bien abimés. Plus aucun mot de sort de ma bouche, bouche scellée par cette inconnue. Tout à coup elle se blottît contre mon torse, je lui offrais du réconfort, une paix dans son esprit. Lèvres plus tôt séparés, se retrouvent, s'offrent une nouvelle danse. Mes joues deviennent de plus en plus humides, je lâchais prise. Les yeux fermés, paumes de mains venus recouvrir ses joues, je m'embrasais en l'embrassant de nouveau. Plus rien ne comptait autour, plus rien n'avait plus de valeur que cette brune aux yeux enivrants. Je la serre contre moi, contre ce mur. J'ai du mal à respirer, tant pis, je ne veux pas que ça se finisse. Je me laisse voguer, je me laisse aller. Pourtant tout s'arrêta tout à coup, retour à la réalité. Réalité mordante, brûlante. Qu'est-ce que je veux ? Bonne question.. Je n'en savais foutrement rien moi-même. "Rien.. absolument rien.. Juste, toi.." lui répondis-je tout en reprenant mon souffle. "Je te veux toi." Airs de faux amants, regards plongeants. Seigneur, je me voue à cette enchanteresse..


 
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