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Dieux
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legends never die : Déesse de la chance, du destin et de la prospérité
the mighty bush : Manipulation du destin : Capacité de réécrire l'histoire d'une personne, d'agencer les destins, de les lier et de les délier en un claquement de doigts. Lorsqu'elle l'utilise pour dévier le cours d'une vie, cela lui provoque une fatigue immense ainsi que des blessures ou handicaps physiques pendant une durée pouvant aller de plusieurs heures à quelques jours. De manière moins intense, il lui arrive régulièrement de simplement influencer le destin d'une personne sur une plus courte durée.
Souffle de connaissance : Capacité d'insuffler la connaissance de son destin à une personne par la pensée. En règle générale, elle choisit de ne montrer que quelques bribes de ce futur prévu, ce dernier n'étant pas définitivement scellé.
Manipulation de l'espace temps : Contrôle du temps (ralentir, accélérer, arrêter ou voyager dans celui-ci) ; mais aussi de l'espace par la téléportation. Ce pouvoir nécessite une intense concentration et l'affaiblit profondément lorsqu'elle l'utilise.

Sujet: Just forget, come and dance [Maddox] Sam 4 Nov - 16:39 ()
Just forget, come and dance

Il était tard. Le soleil n'était pas encore près de se lever mais la nuit était bien avancée. Elle avait travaillé toute la soirée, n'avait cessé d'arpenter les allées, zigzaguant entre les machines et les joueurs son plateau à la main. Pour les hydrater, les enivrer, dans l'unique but de les faire rester un peu plus, dépenser un peu plus. Oh elle ne faisait pas ça pour plaire au démon qui dirigeait l'endroit, elle n'avait que faire de lui. Si le casino faisait faillite demain - ce qui était peu probable avec le nombre de clients toujours plus nombreux qui passaient les portes -, cela ne l'attristerait pas. Ce n'était pour elle qu'un travail, qui lui permettait d'avoir un peu d'argent, de passer incognito et surtout de pouvoir exercer ses pouvoirs en toute discrétion. Ce serait peut-être ce qui lui manquerait le plus, de ne plus pouvoir dicter sa chance, ou sa malchance. Elle l'admettait, le cadre était plaisant pour la déesse qu'elle était. Charon avait bien fait de lui conseiller ce boulot. Elle s'y épanouissait, plus encore aujourd'hui. Le casino restait le seul endroit où ses pouvoirs ne faiblissaient presque pas. Car ici, ils voulaient tous croire en leur destin, en leur chance. Dehors, ce n'était pas la même musique... Les hommes ne croyaient plus, la faute en partie à cette secte qui avait détourné leur foi pendant un temps : la Clavis Aurea. Elle qui se foutait bien de toutes ces histoires avait tout de même été jusqu'à s'impliquer. Elle avait été taguer la célèbre cathédrale de symboles et prières pour eux, les dieux grecs, accompagnée de Dysnomie, Némésis et Hestia. Elles avaient ensuite distribué dans le camp de fortune des bijoux et pièces anciennes - elle en avait même retrouvé une qui la représentait elle, Tyché - ; ainsi que des affiches de combats impliquant les dieux. Les quatre divinités avaient fini leur petite soirée en brûlant le livre de Joshua et des tracts de la Clavis Aurea. Elle avouait avoir passé une bonne soirée quand elle y repensait. Elle espérait en tout cas que leurs actes ne resteraient pas vains et mettraient les humains sur la piste, raviveraient leurs croyances et que ses pouvoirs cesseraient de faiblir dès qu'elle quittait le casino.

Un sourire aux lèvres en pensant à cette "mission" à laquelle elle avait participé, la brune rejoignit le bar pour vider son plateau des verres vides et le remplir de nouvelles boissons à aller distribuer en salle. Accoudé à celui-ci, elle retrouva Maddox. Il avait passé la soirée ici. Elle n'avait pas manqué d'échanger quelques mots avec lui entre deux de ses allers-retours incessants, tentant de le dérider sans y parvenir réellement. Elle ne savait pas ce qu'il avait ce soir mais il était particulièrement maussade. Pas qu'elle l'ait déjà vu très enthousiaste mais jamais à ce point-là... Sauf peut-être la première fois où elle l'avait rencontré. Elle ne se rappelait encore que trop bien la manière dont il l'avait envoyée bouler la première fois où elle lui avait adressé la parole. Elle aurait pu décider de le laisser pourrir là - et mourir de soif -, mais il y avait ce je-ne-sais-quoi en lui qui l'en avait empêchée. Ce petit quelque chose en lui qui l'avait intriguée, attirée. Elle n'avait jamais su mettre le doigt dessus mais cela ne l'intéressait pas plus que cela. Ils avaient fini par sympathiser et elle aimait discuter avec lui quand il venait traîner dans le coin. Ses heures de travail passaient un peu plus vite en général quand elle pouvait parler un peu avec lui entre deux services. Ca avait été le cas ce soir, d'autant plus que rien de particulier n'était venu troubler la soirée, relativement calme. Si ce n'était le manque de sourire de celui qu'elle commençait à considérer comme un ami. Alors qu'elle disposait sur son plateau les derniers verres, elle se tourna vers lui avec une petite mine mi-innocente mi-malicieuse.

    « Je finis dans dix minutes. Et je ne suis pas très fatiguée... J'ai envie de sortir après, aller faire la fête. Danser peut-être. Si ça te dit. »

Ce n'était pas rare, qu'elle ne rentre pas directement chez elle après le service. En général elle traînait par ici, buvait un ou deux verres avant de partir. Il lui arrivait beaucoup moins régulièrement d'aller en boîte de nuit, elle trouvait ça très bruyant comme endroit. Elle passait déjà toute la soirée dans le bruit des machines à sous et des jeux... Mais ce soir, elle venait de le dire, elle n'était pas très fatiguée. Il n'y avait pas eu énormément de clients. Était-ce dû à la nouvelle vague de disparition, vaste supercherie qui s'était finalement révélée n'être qu'une vague de suicides ? Peut-être les gens réalisaient-ils que beaucoup avaient suivi un faux prophète et s'étaient fait avoir, préférant se mettre un peu en retrait à présent, cloîtrés chez eux bien en sécurité. Elle n'en savait rien. Ce drame, bien que concernant de nombreuses âmes, n'avait fait ni chaud ni froid à Tyché. Elle regrettait simplement d'avoir moins de marionnettes dont elle pouvait tirer les fils. Et pas une seconde elle n'imaginait que c'était ce qui pouvait alourdir l'humeur du brun. Elle le savait être surnaturel, sans connaître sa nature exacte ni son identité. Lui en revanche ne savait rien d'elle et c'était très bien comme ça. Bref, l'idée de bouger après était lancée mais elle n'attendit pas sa réponse avant de repartir avec son plateau plein, le plantant là pour le laisser mariner un peu et considérer sa proposition. Elle revint vingt minutes plus tard, en civil. L'uniforme du casino avait laissé place à une petite robe corail légèrement moulante à peine cachée sous une veste trois-quart noire. Elle était plutôt contente d'être tombée sur cette Estelle, au moins n'était-elle pas désagréable à regarder. Le sac à l'épaule, prête à partir, elle dirigea vers Maddox un regard taquin, sourire mutin aux lèvres.

    « Alors ? Tu m'accompagnes ? »

Elle était tentée de lui dire que ça ne lui ferait pas de mal de se changer les idées mais elle ne préférait pas risquer de le vexer. Les hommes...
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Anges
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legends never die : archange du destin, père des révolutions, prince des ères et des âges. De son souvenir, Absolem occupe ce poste depuis sa création et s’est toujours tué à sa tâche, jouant aux échecs avec les forces démoniaques pour tirer les humains vers les meilleures décisions pour leur avenir. Il est l’instigateur des royaumes, des empires et des démocraties, mais également de nombreuses batailles sanglantes et de lourds sacrifices. Il est connu pour son tempérament uni, implacable, et taxé de cruauté pour son manque d’empathie envers l’humanité qu’il s’efforce pourtant toujours d’emmener vers le meilleur. Il fait ce qu’il a à faire : il s’en donne tous les moyens
the mighty bush : résurrection d'âme. général des légions angéliques, il est de ceux qui proposent le choix aux humains en mort imminente, qui remplit les rangs de la Cité d'Argent. Il profite de l'instant pour choisir ses anges ; les siens, qu'il appelle les Gardiens. Il recueille les âmes des mortels en expérience de mort imminente et leur propose un choix : mourir, ou se réincarner en ange. C'est un nettoyeur d'âme, un recruteur.

nécromancie. les morts le hantent. Il ignore d'où provient ce pouvoir, il ne l'a jamais possédé, et ignore encore moins comment l'utiliser - les souvenirs des autres, il ne les possède que par pur accident. Peut-être est-ce une punition pour tout ceux qu'il a sacrifié au nom de ses desseins humanitaires, peut-être est-ce une justice, un bon vieux retour de karma. Dieu n'est pas là pour lui répondre.

Sujet: Re: Just forget, come and dance [Maddox] Mer 14 Fév - 19:22 ()
Il déteste Paris.

Non, ce n’est pas le bon terme. Il hait Paris. Il exècre Paris. Paris et sa plèbe humaine stupide, imbécile, immature, ou que sait-il encore ; une bande de singes décérébrés incapables d’estimer leur chance d’être aimés, choyés, protégés, guidés, et même parfaitement inaptes à estimer le trésor qu’Il leur avait confié : la vie. La vie pure, simple, belle, éclatante, flamboyante ; un cadeau. Le genre de chose qu’on ne reçoit qu’une fois. Le genre de chose que personne ne mérite vraiment. Et certainement pas eux.

Leurs ancêtres, bien que tout aussi stupides, avaient au moins le bon sens de reconnaître en leur chance d’exister un don du Ciel, et bannissaient de leurs terres et leurs mémoires ceux qui avaient l’audace d’en disposer. Eux le voient comme un droit. Un droit à la vie, un droit à la mort.

Abrutis.

Deux mille quatre cents suicides. Deux mille quatre cents putains de suicidés. Et pourquoi ? Parce qu’un chef abruti avait réussi à les convaincre qu’ils étaient les élus et qu’ils seraient les seuls survivants de l’apocalypse annoncée. Déjà, survivre ou non est l’apanage de Mort ; et dans une certaine mesure, le sien, Destin. Et survivre à l’apocalypse était une utopie. Un rêve. Un fantasme. Car personne ne pouvait survivre à l’apocalypse. C’était Ecrit, et il n’y avait que l’arrogance humaine pour croire que ça pouvait être changé.

Le pire dans tout ça, c’est qu’il avait encore ce trou dans le ventre, ce vide béant qui grignotait lentement son âme, celui qui le transperçait lorsqu’une partie de l’humanité subissait une attaque brutale, une disparition violente, un évènement tragique, celui qu’il ressentait chaque fois qu’un coup titanesque était porté à la création de Dieu. Comme lors de la Révolution française. Comme lors de la rafle du Vel d’Hiv, ou l’attaque d’Oradour-sur-Glane. Ou lors des attaques à la bombe atomique au Japon. Lorsque les tremblements de terre ont terrassé Haïti. Quand les ouragans ont balayé les Philippines. Ou l’attentat du 11 septembre… Chaque fois qu’il n’a pas pu, ou pas su, empêcher la perte.

Savoir que ce vide était causé par la seule volonté personnelle et égoïste dans un dessein purement prétentieux le rendait malade. Au moins, dans les autres cas, les circonstances incluaient l’inéluctable ou la guerre ; pas leur seule stupidité génétique.

Il était déjà passablement éméché lorsqu’il était arrivé au casino, oubliant tout de sa mission angélique une fois le QG des Templiers quitté, où il avait laissé son destin entre les mains du hasard encore une fois, histoire d’oublier le vide qui le rongeait et ses ailes disparues. Devenir l’un de ces êtres humains sans cervelle lui avait fait un bien fou – ou était-ce les diverses boissons, payées rubis sur l'ongle à cause des ravages de Famine, qu’il avait avalées coup sur coup jusqu’à la lisière de sa conscience et de son contrôle qui l’avait fait sévèrement planer. Puis, une fois qu’il avait perdu quelques centaines d’euros sur les tables et aux machines, il s’était perché au comptoir et avait commandé une bouteille d’eau gazeuse qu’il sirotait négligemment. Doucement, l’alcool avait lentement commencé à s’évaporer et ses idées à s’éclaircir, et il en était là quand Estelle se carra dans son champ de vision et l’invita à aller danser.

La surprise l’avait fait dessouler d’un coup. Il la lorgnait d’un œil stupéfait alors qu’elle s’éloignait avec son plateau, pas bien sûr d’être sur la bonne planète. Qui, dans ce monde et parmi ceux qui le connaissaient, pouvait raisonnablement l’inviter à aller danser ?

C’est ainsi que sans trop savoir comment, il est là, planté comme un imbécile à un autre bar, une belle brune taillée dans du diamant et moulée dans une robe corail au bras, à regarder bêtement la carte des boissons que le barman lui a flanqué sous le nez. Autour de lui, une foule compacte et bigarrée ondule au rythme de basses soutenues faisant vibrer murs, sol et plafonds, sous les lueurs colorées de néons disposés en un désordre artistique au-dessus de leurs têtes ; une mezzanine supporte quelques tables de privilégiés, lesquels, accoudés à la rambarde et leurs verres fluorescents en main, observent la foule qui se déhanche à leurs pieds, qui goguenard, qui suffisant, qui en quête d’une conquête éphémère. Il se demande vaguement si des démons sont de sortie ce soir : il le sait, l’endroit est dirigé par le camp adverse, mais tout comme il fréquente le casino de Mammon, l’idée de s’immiscer dans les affaires florissantes d’une boîte de nuit démoniaque le dérange peu. Et ce n’est pas vraiment dans les intérêts des cornus de faire éclater une bataille au beau milieu d’un de leurs nerfs de guerre, au risque de le voir sinon détruit, bien moins fréquenté par la suite – ou infesté de révolutionnaires, ce qui n’était pas non plus très malin. De fait, Maddox ne se pose pas plus avant de questions.

Juste celle de savoir ce qu’il foutait là, nom de Dieu. (Pardon, ça m’a échappé.)

La carte disparaît et il comprend qu’Estelle a commandé pour lui. Elle est là, à côté de lui, balançant légèrement la tête au rythme de la musique, légèrement estompée par la pénombre de l’endroit quand les néons réhaussent de couleurs sa peau pâle et révèlent sa silhouette dans sa robe rougeoyante. Il se souvient de la première fois qu’ils se sont parlés et du ton dur qu’il avait utilisé pour la renvoyer dans ses buts, désireux de demeurer seul dans sa folie latente plutôt que d’avoir l’obligation de tailler une bavette avec une humaine insignifiante. Quand il y repensait, lui-même n’aurait jamais fait le moindre effort pour revenir vers lui et tenter une seconde fois d’entrer en contact ; il se serait même pris en grippe et se serait employé à être aussi méprisant qu’il l’avait été. Mais pas Estelle. Elle avait insisté et gagner gain de cause – là encore, il ne savait pas trop comment, ni pourquoi. Le schéma des relations humaines lui échappait ; il ignorait ce qui poussait les êtres humains à nouer des liens et à les forger, ou au contraire les détruire, il ignorait ce qui motivait leur besoin d’être reconnu et entouré. Là-haut, à la Cité d’Argent, c’était chacun pour soi, Dieu pour tous ; les associations ne s’expliquaient que par la nécessité de la collaboration pour le bien de Son œuvre. Surtout pour lui, qui était un paria. S’il était lié à Mort, c’était uniquement parce que leurs tâches se recoupaient, se suivaient, s’entremêlaient.

Qu’il sente son cœur, son corps se réchauffer au contact de quelqu’un demeurait, même après trois ans de vie sur Terre, une étrange chimie déstabilisante. Et une sacrée prise de tête, aussi.

Estelle et lui était sans doute la plus étrange de toutes ces relations qu’il a nouées malgré lui : partis sur une base assez mauvaise dont il était le seul responsable, il avait fini par apprécier sa présence, puis sa conversation, et c’était presque mis à la rechercher ; presque. Estelle présentait pour lui une part de mystère qui lui plaisait, parce qu’il ne savait pas toujours sur quel pied danser avec elle ; quand il était prévisible comme la mort et aussi expressif qu’une pierre – enfin se plaisait-il à le penser alors qu’il savait s’accrocher de plus en plus aux étincelles de personnalité de l’humain dont il avait pris le corps – elle était espiègle et insaisissable et l’embobinait dans ses filets avant d’en rire. Et il n’en était même pas blessé, car il savait qu’il avait été bête de tomber dans son piège. Encore et toujours. Ça le frustrait, parfois même était-il un peu rancunier, mais il recommençait. Encore et toujours. Et ça n’en finissait plus.

Comme maintenant, alors qu’il est là, dans une boîte de nuit, avec elle. Elle qui est sublime, rayonnant d’une lumière interne irradiant doucement de son être. Il le voyait comme jamais il ne l’avait vu.

Bon, et sinon ? Il se retourne, appuyant son dos contre le bar et observe la foule autour d’eux. Le danseur le plus proche de lui n’est qu’à un mètre, et encore, c’est grandement mesuré. Il n’est pas agoraphobe, mais il n’aime pas la foule non plus ; et ses sentiments plus qu’hostiles envers la population humaine ne le rend pas plus enclin à se mélanger à leur masse informe. Pourtant, il est tout de même là. Et pour danser, par tous les saints.

Il tourne vers Estelle un œil torve. « Je me demande comment tu t’y prends pour me traîner où tu veux. » Bien sûr, il en a une idée. S’il n’avait vraiment pas voulu venir, il serait resté le cul vissé à son tabouret et serait rentré chez lui au point du jour, avant que Sabba ne se réveille et ne découvre l’épave qu’est devenu son père. Grand Dieu, il a tout de même conservé un peu de sa volonté angélique ! Alors bien sûr, il a une idée de la raison pour laquelle il est dans un endroit en tel décalage avec lui, sa personnalité voire même son âme.

D’une part, il est encore un peu grisé par l’alcool et toujours rongé par son mal-être ; et d’autre part, c’est Estelle.

« Tu te doutes que je n’aime pas danser ? En fait, je me demande même si je sais danser. »
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Sujet: Re: Just forget, come and dance [Maddox] Sam 17 Fév - 13:45 ()
Just forget, come and dance

Elle avait douté. En sortant de son vestiaire pour le rejoindre au bar du casino, elle avait douté, n'était pas certaine qu'il l'aurait accompagnée. Après tout il était venu ici, au casino, pour jouer et boire. Elle l'avait vu, son état était loin d'être sobre quand il était arrivé même si l'alcool avait fini par se dissiper peu à peu. Elle ne se rappelait pas qu'ils aient déjà partagé ainsi une escapade nocturne, ailleurs qu'au casino. Sans être sûre qu'il voudrait bien venir, elle avait tout de même tenté sa chance, sans pour une fois l'influencer. Jusqu'à ce qu'ils ne poussent les portes du Moonlight, elle avouait ne pas croire qu'il allait vraiment la suivre là-dedans. Au fil de leurs discussions, elle avait appris à le connaître un peu et ce genre d'endroits n'était pas ceux qu'il fréquentait régulièrement. Cela ne lui correspondait pas tout simplement. Ce n'était déjà pas énormément sa tasse de thé à elle, qui aimait pourtant s'amuser, alors que dire du taciturne qu'il était ?! Mais, maintenant qu'ils se trouvaient là à se demander ce qu'ils allaient boire, elle était finalement agréablement surprise qu'il ne l'ait pas lâchement abandonnée en cours de route pour rentrer chez lui. Ces lieux, pourtant bondés et remplis d'âmes, n'étaient pas très amusant pour les solitaires et c'était paradoxalement dans ce genre de moments que l'on pouvait se sentir plus seul que jamais. Si la déesse était plutôt sociable et n'avait pas de mal à discuter de tout et de rien, il n'en restait pas moins qu'elle avait du mal à s'attacher et à créer de réelles relations. Trop indépendante, trop volage, même avec ceux de son espèce elle restait assez distante. Si elle avait fini par gagner sa place pour résider sur l'Olympe, elle n'en côtoyait pour autant que rarement ses membres et n'était, pour tout dire, pas souvent présente sur le gros rocher divin...

La soirée battait en tout cas son plein. Les corps se pressaient et se déhanchaient. Dans la foule de danseurs, la plupart étaient humains. Ce n'était pas le cas des êtres installés en mezzanine. Un coup d’œil lui avait suffi pour remarquer et sentir que la plupart étaient surnaturels. Démons ou anges. Le premier était plus plausible, le quartier étant contrôlé par ceux-ci. Son compagnon appartenait-il à leur camp ? Ou était-il au contraire leur adversaire ? Étrangement, cela lui importait peu. Elle n'avait que faire de leur petite guerre. N'était pas venue pour chercher querelle ni s'impliquer mais seulement pour s'amuser. Et que Maddox ait appartenu à un camp ou l'autre n'aurait, pensait-elle, rien changé. Elle aimait sa présence et leurs discussions ; le taquiner, beaucoup. Et s'il ne savait rien d'elle, elle avait pourtant l'impression de ne rien avoir à lui cacher. C'était étrange mais il lui paraissait très familier. Un peu comme si elle le connaissait depuis très longtemps, bien plus qu'en réalité. Elle ne s'expliquait pas cette sensation et décidait de prendre les choses comme elles venaient, refoulant les questions qui en découlaient. A quoi bon se torturer l'esprit ? Elle avait choisi de ne pas le faire.

Alors qu'elle reportait son attention sur le brun après son rapide examen des lieux, elle surprit son regard sur elle. Ce fut très furtif mais un étrange frisson la parcourut comme elle se rendit compte qu'elle sentait ce même regard s'attarder depuis quelques secondes. Déjà il se détournait mais la sensation resta chez Tyché. Persistante. Déstabilisante. Elle la chassa d'un geste de la main comme elle replaçait une mèche de cheveux qui la gênait. Et le voilà qui pensait tout haut, s'interrogeant sur la capacité qu'elle avait à le "traîner" où elle voulait. Un sourire facétieux étira ses lèvres sans qu'elle ne réponde encore. Elle sortit son porte-monnaie pour payer les deux consommations que le barman venait de leur servir, se saisit des verres comme Maddox énonçait une évidence. Évidemment, elle se doutait qu'il n'aimait pas danser. Elle lui colla son verre dans les mains, sirotant une gorgée du sien pour le goûter tandis qu'elle adoptait la même posture que lui : adossée au bar, tournée vers la foule.

    « Bien sûr que si tu sais danser. Tout le monde sait danser. Je te l'accorde, certains ont plus de grâce et de rythme que d'autres... »

Elle désigna du menton une pauvre fille qui en était complètement dénuée, se retenant de rire en l'observant.

    « N'empêche, n'importe qui est capable de remuer son popotin. »

Les yeux rieurs, elle détailla le jeune homme quelques instants, le regard insistant, avant de lâcher d'une voix où se mêlaient à merveille la malice et le sérieux :

    « Je suis sûre que tu remuerais très bien le tien ! »

Elle partit dans un éclat de rire qui n'avait rien de moqueur. Elle le chambrait mais, quelque part, elle était persuadée de ce qu'elle affirmait ! La brune sirota une nouvelle gorgée de son verre, reprenant plus sérieusement.

    « Quant à savoir comment je fais pour te traîner où je veux... Déjà, je ne te traîne pas. Je n'ai fait que proposer, tu es venu de ton plein gré. Ou alors, tu n'as rien pu choisir du tout parce qu'il était écrit que tu devrais te trouver ici, ce soir, avec moi. Qui sait ? Le destin est plein de surprises ! »

Tyché adorait ça. Se jouer de tout. Parler du destin alors qu'elle en était la personnification. Feindre de se faire passer pour une humaine qui ne pouvait que subir sans rien maîtriser quand elle était celle qui décidait toujours de tout. Même si, en l’occurrence, elle n'avait rien influencé et qu'il était venu parce qu'il l'avait bien voulu. Mais cela l'amusait au plus haut point d'évoquer ce genre de sujet. L'ironie de la situation voulait qu'elle n'avait pas une seconde idée d'être en train d'en parler avec l'archange du destin. Mais si elle avait su la véritable identité de celui à qui elle vantait les surprises de la fatalité, elle aurait trouvé cela autrement plus cocasse ! Elle finit par siroter une nouvelle gorgée de son cocktail avant de lui désigner son verre, la mine mutine.

    « Dès que j'ai fini mon verre je vais danser. Soit tu m'accompagnes et on verra si j'avais raison ou non, soit tu restes à bouder tout seul au bar... »

Il était prévenu. Ses épaules se haussèrent vaguement de manière négligente pourtant ses yeux le défiaient d'oser la suivre. Et, déjà, la paille se glissait de nouveau entre ses lèvres pour qu'elle n'aspire quelques gouttes de plus de son breuvage. La quantité dans son verre commençait à diminuer dangereusement, annonçant la venue imminente de l'inéluctable moment qui emmènerait, pour sûr, la déesse sur la piste de danse. Attention Maddox. Tic tac, tic tac. Les verres vides appeleraient fatalement les mouvements des corps...
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Sujet: Re: Just forget, come and dance [Maddox] Mar 20 Fév - 19:05 ()
Le destin est plein de surprises. Il lui lance une œillade torve par-dessus son verre au bord des lèvres. Il a toujours entendu toutes sortes de choses sur le destin – qu’il est providentiel ou fourbe, que c’est une bénédiction ou un connard, qu’il existe ou qu’il n’existe pas, que c’est une force ou une faiblesse, que c’est une réalité ou un mensonge – mais plein de surprises, c’était rare. Surtout dit avec une telle emphase : les personnes comme Estelle, s’émerveillant de l’inconnu, se comptaient sur les plumes d’un ange, et avaient tendance à passer pour des originaux auprès du commun des mortels – ce qui n’était pas une situation plus enviable que ceux qui croyaient que leur destin était écrit avant même leur naissance.

En fait, maintenant qu’il y pense, Absolem a passé plus de temps de son existence à être insulté ou désavoué que loué. Alors, sans qu’il ne s’en rende compte sur le coup, un demi-sourire s’esquisse sur ses lèvres, qu’il finit par dissimuler derrière son verre en détournant le regard d’Estelle, une légère chaleur se diffusant dans son corps, réconfortante et douillette. Ça lui fait du bien, que quelqu’un n’ait pas envie de lui sauter à la gorge…


Suffisamment de bien pour qu’il envisage l’idée d’aller danser avec Estelle, avec cette fabuleuse créature qui se tenait à ses côtés. Ou encore assez soûl, ou les deux à la fois. Et peu importe, après tout ; qu’il ait bu, qu’il ait pris de la cocaïne ou qu’il soit juste content, l’effet était le même, et peut-être que c’était le moment de combler ce trou qu’il avait dans le ventre parce que ça devenait franchement insupportable de se prendre la tête pour des centaines d’humains suffisamment débiles pour mettre fin à leurs jours parce qu’un illuminé leur a dit de le faire. Il est là, dans cette boîte de nuit, au cœur d’une foule d’anonymes et dans le radar des démons qui le haïssent, et il est vivant, lui. Il se sent vivant, il est vivant et là, maintenant, tout de suite, il en a marre de se saigner aux quatre veines pour une Humanité qui n’en avait rien à foutre des efforts des légions angéliques pour les sauver de leur propre imbécilité.

Là, au creux de la brume de son esprit fatigué, il comprend. Il comprend vraiment.

Il est en colère. Furieux. Enragé.

Depuis qu’il est sur Terre, il n’a jamais vraiment cessé d’être en colère ; mais cette fois, c’est différent.

Il se sent vivant.

Il se sent tellement vivant qu’il en oublie son angélisme.

Il est vivant.

Personne ne veut de lui. Personne n’a jamais voulu de lui : car même ceux qui l’ont appelé de leurs vœux ont toujours fini par le maudire parce que ce n’était pas ce qu’ils avaient attendu de lui. Du destin. De Destin. Alors à quoi bon se faire chier ?

Bon, il a peut-être un peu trop bu, quand même.

Oh, et puis merde, hein.

Et puis, une vague de lassitude le submerge soudainement. La seconde suivante, il se sent ridicule ; profondément ridicule. Il soupire, puis inspire profondément en tentant, peut-être un peu vainement, de reprendre le contrôle de ses pensées, de ses émotions encore un peu trop sauvages pour l’archange qu’il a toujours été. Il a fait des progrès, en trois ans d’incarnation, mais il reste encore beaucoup trop tributaire de ses sentiments. Et ce manque de contrôle commence à l’agacer prodigieusement, lui qui, Là-haut, était réputé pour son manque d’empathie et son indécrottable insensibilité. Bon, il n’avait jamais vraiment été insensible ; juste, il a toujours su mettre de côté ses avis personnels au profit de sa mission et des moyens qu’il devait employer pour la mener à bien.

Ah, encore des pensées mélancoliques. Il faut que ça cesse.

« Avoue tout de même que ça t’aurait embêtée que je ne te suive pas. Mais après tout, tu as raison : c’est peut-être mon destin de me retrouver dans une boîte de nuit avec toi. » Ça le fait sourire, et il n’a pas conscience de ce visage qui s’adoucit instantanément à ce simple mouvement. Maddox et ses prunelles chaleureuses, Maddox et son sourire simplement beau. Son corps, son humanité si différents d’Absolem, l’inflexible archange. « Je maintiens quand même que tu m’y as traîné. Je réfute toute responsabilité dans cette histoire. » Il s’interrompt, pendant une seconde il songe s’il doit mettre en mots ce à quoi il pense. Puis, il hausse mentalement les épaules, de toute façon, au point où il en était dans le ridicule… « Donc… tu es mon destin, c’est ça ? » S'il savait. Il dissimule son sourire dans son verre. En fait, c’est juste drôle. Oui, c’est drôle de dire ce genre de lieu commun.

Et c’est là qu’il se rend compte qu’elle l’a fait sourire par deux fois en l’espace de cinq minutes.

Il la regarde, de nouveau, et il se dit que ce nouvel environnement l’embellit encore davantage que dans celui du casino, où ils se sont toujours retrouvés. Ça la change, et ça la change vraiment bien…

Elle surprend son regard, encore, et comme la première fois, il n’en ressent pas la moindre gêne ; mais cette fois, il le soutient plus longtemps, un tout petit plus longtemps.

Son attention se porte finalement sur cette jeune femme qu’Estelle a désigné quelques instants plus tôt, pour étayer son argumentaire sur le savoir intrinsèque de chaque être humain à savoir danser, une compétence cependant nuancée par les détails que sont la grâce et le rythme. Et c’est vrai que cette jeune femme manque cruellement des deux. Même lui peut le voir. Mais il voit aussi que ça ne la gêne pas, bien au contraire. « Je suppose que s’amuser s’affranchit de l’image qu’on renvoie. » Il se demande s’il sera aussi ridicule… Le corps de Maddox a déjà, à plusieurs reprises, trahi quelques aptitudes, mais Absolem n’est pas certain que son aisance à cheval lui soit vraiment très utile dans les circonstances présentes. Mais elle lui a lancé un défi. Presque un ultimatum, d’ailleurs. Et même s’il n’aime pas vraiment relever des défis, les ultimatums, ça, il connait plutôt bien. Alors, avant même qu’elle n’ait atteint le fond de son verre, il pose le sien également à moitié consommé et tend une main vers elle. « Si tu veux bien, allons voir si je sais danser. »

@Estelle T. Delerne
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the mighty bush : Manipulation du destin : Capacité de réécrire l'histoire d'une personne, d'agencer les destins, de les lier et de les délier en un claquement de doigts. Lorsqu'elle l'utilise pour dévier le cours d'une vie, cela lui provoque une fatigue immense ainsi que des blessures ou handicaps physiques pendant une durée pouvant aller de plusieurs heures à quelques jours. De manière moins intense, il lui arrive régulièrement de simplement influencer le destin d'une personne sur une plus courte durée.
Souffle de connaissance : Capacité d'insuffler la connaissance de son destin à une personne par la pensée. En règle générale, elle choisit de ne montrer que quelques bribes de ce futur prévu, ce dernier n'étant pas définitivement scellé.
Manipulation de l'espace temps : Contrôle du temps (ralentir, accélérer, arrêter ou voyager dans celui-ci) ; mais aussi de l'espace par la téléportation. Ce pouvoir nécessite une intense concentration et l'affaiblit profondément lorsqu'elle l'utilise.

Sujet: Re: Just forget, come and dance [Maddox] Hier à 0:20 ()
Just forget, come and dance

Je suis votre destin à tous.

Les mots lui brûlèrent les lèvres, menacèrent de lui échapper. Durant une seconde, celle où cette pensée lui traversa l'esprit, une flamme s'alluma et dansa dans ses yeux. Elle aurait tellement voulu le crier. Le hurler. Ou simplement le murmurer. Voir le visage de Maddox et celui de toutes ces pauvres âmes se décomposer comme ils découvriraient sa vraie identité. Parce qu'elle en avait assez de n'être quEstelle. La gentille petite Estelle, serveuse dans un casino. Elle n'était pas Estelle, elle était Tyché, la grande, la toute puissante, celle qui avait eu pendant un temps presque autant de pouvoir que Zeus lui-même. Celle qui menait le monde et que tous priaient pour qu'elle leur apporte chance et fortune... L'orgueil, l'égo furent difficile à retenir. Elle y parvint néanmoins. Ravala cette vérité qui ne demandait qu'à éclater. Et se contenta pour toute réponse de n'offrir qu'un sourire mystérieux à Maddox. Chassant au loin ses rêves et souvenirs de grandeur.

Il avait en revanche raison sur un point. Elle était heureuse qu'il l'ait suivie ici. Non pas que cela l'aurait "embêtée", le terme était trop fort. Il ne lui devait après tout rien et s'il n'avait pas eu envie de venir, elle ne lui en aurait pas voulu. Mais la soirée n'aurait assurément pas été la même. Déjà, sortir seule dans ce genre d'endroit n'était en rien comparable à y venir avec une connaissance. L'ambiance n'était pas la même, les discussions non plus. Peut-être aurait-elle fini par faire une rencontre mais ce n'était pas vraiment ce qu'elle recherchait. Elle, ne demandait qu'à s'amuser. Et c'était somme toute plus agréable de le faire avec des gens que l'on connaissait déjà et que l'on appréciait. Si rien ne les prédestinait à s'entendre aussi bien après les premiers mots qu'ils avaient pu échanger, elle parvenait pourtant aujourd'hui à apprécier la présence de cet homme parfois un peu bourru, parfois un peu taciturne mais avec lequel elle sentait avoir une connexion particulière qu'elle n'aurait su expliquer. Et puis, elle était heureuse de le découvrir dans un cadre autre que le casino. Chaque fois qu'ils se voyaient, soit elle travaillait soit elle venait de finir son service. Cela changeait, elle avait l'impression de découvrir une autre facette de lui et ce n'était pas pour lui déplaire. D'autant plus quand le visage de son compagnon d'un soir ne cessait de s'éclairer d'un sourire. Oui, elle aussi l'avait remarqué.

Une nouvelle gorgée de sa boisson disparut derrière ses lèvres. Elle n'avait pas dit un mot depuis qu'il lui avait demandé si elle était son destin, depuis qu'elle avait du réfréner les chevaux de la vérité. Après le sourire mystérieux dont elle l'avait gratifié, ses yeux s'étaient promenés dans la salle : sur les danseurs, les piliers de bar, le décor, les néons... Mais un nouveau frisson l'avait tiré de sa contemplation quand elle avait senti qu'il l'observait à nouveau. Les prunelles bleues avaient accroché les pupilles vertes pour ne pas les lâcher. Et malgré la pénombre ambiante, elle avait vu quelque chose passer dans son regard. Senti, ou plutôt ressenti. Le sourire avait disparu de ses lèvres pour laisser place à une expression plutôt troublée. La mécanique humaine se mit en marche et après un battement de cœur raté, le sang avait commencé à pulser un peu plus vite, un peu plus fort sous sa peau, déclenchant la diffusion d'une vague de chaleur jusqu'à ses joues. Rougir. La réaction était purement humaine et ces sensations qu'elle ne contrôlait pas ne cessaient de la déstabiliser à chaque fois. Quel étrange corps tout de même elle habitait là... Un peu désorientée par cette réponse physique, elle se cacha à son tour derrière son verre, délaissant cette fois la paille pour se camoufler quelques instants. Ses yeux se perdirent quelque part entre le sol et les pieds des danseurs à quelques mètres d'eux tandis qu'elle se morigénait mentalement de ne pas maîtriser ces réflexes aussi... humains. Elle venait de terminer de se reprendre quand la voix de Maddox la sortit de ses pensées. Elle suivit son regard pour le porter sur la jeune fille qu'elle avait pris en exemple plus tôt, acquiesçant à sa remarque de manière toutefois encore un peu absente.

    « Je suppose oui... »

Il ne fallut que quelques mouvements du jeune homme pour qu'elle ne sorte complètement de ses pensées, reportant son attention sur lui qui venait de poser son verre et... l'invitait à danser. Il put certainement lire la surprise dans ses yeux mais avec celle-ci se confondait une certaine satisfaction. Eh bien eh bien... Elle formula à voix haute ses pensées. Le sourire était revenu sur son visage.

    « Pour quelqu'un qui refuse toute responsabilité... Qui entraîne l'autre maintenant ? »

Oh elle ne faisait que le taquiner un peu, encore. Sans attendre qu'il prenne la mouche, elle délaissa à son tour son cocktail, glissant sa main dans la sienne.

    « Allons voir ça, avec plaisir. »

La brune se redressa, quittant le bar sur lequel elle était adossée pour se glisser dans la foule de danseurs, entraînant Maddox dans son sillage dont elle n'avait pas encore lâché la main. Elle ne s'arrêta qu'après avoir trouvé un petit coin plus ou moins tranquille, néanmoins au beau milieu de la foule mais ayant surtout l'avantage d'être délaissé par les surnaturels. Elle ne savait pas à quel camp Maddox appartenait et elle refusait de se laisser gâcher la soirée pour des querelles inutiles. Elle lui rendit finalement sa liberté, pirouettant pour se retrouver face à lui. La musique était entraînante, elle n'eut aucun mal à se laisser guider par elle. Si les sautes d'humeur humaines la dépassaient, la déesse aimait en revanche danser. Elle le faisait pourtant rarement mais, quand elle en avait l'occasion, c'était une sensation qu'elle appréciait. Laisser les ondes et vibrations musicales la transpercer et entraîner les ondulations et balancements de ses bras, jambes, bassin et tête. La musique prenait en somme possession de tout son corps et elle ne faisait rien d'autre que se laisser flotter et bercer par celle-ci. Le corps qu'elle occupait ne manquait pas de grâce, quand bien même il avait été malmené pour une vie difficile. Quand elle était arrivée dans ce corps elle n'aurait rien parié sur celui-ci mais, sous la crasse et la poussière, la brune s'était révélée jolie et élégante. Avec le potentiel qu'elle avait, Tyché n'avait aucune idée de comment Estelle s'était retrouvée sous les ponts. Probablement ne le saurait-elle d'ailleurs jamais. Mais, sublimé par le charisme de la déesse qui en avait pris possession, le vaisseau humain révélait tout son éclat et c'était peut-être même un peu plus flagrant dans des moments comme celui-ci. Se déhanchant sur le rythme de la musique lancinante, elle laissa à Maddox le temps de s'essayer et d'esquisser quelques pas. S'il l'avait craint, elle ne le trouvait pour sa part pas ridicule du tout et le large sourire qu'elle affichait le lui prouvait bien. La musique assourdissante la força à se rapprocher un peu pour tenter de se faire entendre. Curieuse, elle voulait en savoir plus sur ses ressentis de non-danseur récalcitrant.

    « Alors ? Comment tu te sens ? »
- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________
Tyché
Fate awaits
Just when you think you’re in control, just when you think you’re the master of your own destiny, fate comes along and reminds you that you are her bitch.
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Just forget, come and dance [Maddox]
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