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Sujet: run with me through the flames (roxane) Mar 7 Nov - 14:11 ()

Le dernier quignon de pain gobé, elle fait tinter les clochettes.
Deux personnes flânent entre les aquariums lorsqu'elle rentre dans l'animalerie. Elle a pas besoin de rôder dans les rayons, Scylla, elle sait parfaitement ce qu'elle est venue chercher ici.
Un détour à droite.
Une caissière affalée sur le dossier de sa chaise.
Le visage caché par un magasine.
Le sommet du crâne à peine apparent.
Et des ongles manucurés tenant l'objet du délit.

Elle courbe l'échine au dessus du tapis roulant, et de deux doigts, elle vient plier le haut du papier, dévoilant ainsi le noisette des mirettes de Roxane. Y'a le sourire qui s'étend un peu plus lorsque les phalanges abaissent un peu plus le magasine. « C'est pas un bouquin d'histoire que je vois là. » Elle se penche un peu plus, les lèvres entrouvertes, le menton en l'air, les prunelles balayant les mots à l'envers, feignant de lire le charabia couché sur feuilles. « J'crois pas qu'on t'enseignes comment faire des chignons en moins de dix secondes dans tes cours. » Elle se redresse après un dernier sourire moqueur et un clin d’œil glissée à sa future belle-sœur. Elle s'en brûlerait le gosier à force de glousser face à ce mot. Belle-sœur. Belle connerie, oui.

« Il est temps pour Brad d'avoir une compagne. » Elle rêve de Kaa, Onyx, Nagini ou même d'une Angelina, depuis qu'elle est s'est laissée prendre par le piège internet. Elle a se besoin maladif de s'entourer de ces bestioles. De ses compagnons d'autrefois. Une habitude qui résiste, transformant sa maisonnette en chenil et bientôt en vivarium. Déjà des plans naissent dans sa caboche, s'imaginant à recréer un habitat naturel pour serpents sur tout son premier étage.

Elle y peut rien Scylla. Elle se sent mieux entre chiens et serpents, plutôt qu'entourée de la connerie humaine. Et, malgré la pitié éprouvée pour ses inférieurs, elle peut pas nier que leur idioties égalent ceux des surnaturels, parfois croisés ici et là dans Paris. Leur naïveté provoque parfois un semblant d'empathie, mais putain, y'a de ces abrutis sur Terre. Suffisamment pour qu'elle en vienne à préférer rester avec ses compagnons, quitte à passer par la folle aux animaux auprès de ses rares voisins.

Elles se faufilent jusqu'à l'allée concernée, Scylla bientôt penchée devant les vitrines, à la recherche de son nouvel ami, les opales déboutonnées par l'admiration des écailles. Et de leurs boucles parfois collées autour d'une branche. Elle les prendrait tous si cette foutue raison lui chuchotait pas de calmer ses ardeurs. Qui a un point sais attendre, ou une connerie de ce style. Elle a beau être familière avec les expressions humaines, certaines lui échappent encore.

« J'imagine que t'as pas d'anaconda géant, de basilic ou d'hydre qui traînent dans un coin du magasin. » Elle se remet droite, tournant le dos à un boa qu'elle volerait bien par principe. Les ongles collés à la paroi de verre, elle y toquent légèrement, réveillant le serpent derrière elle. La tête haute, la langue pendue, ils observent les deux nanas. Parce que c'est le seul spectateur qu'elles peuvent s'offrir toutes les deux. Le flirt serait mal vu, mal interprété, et ferait exploser des problèmes pour rien si quelqu'un venait à le découvrir. Par un Pradel serait le pire. Le petit frère de Noémie serait le pire du pire. Elle s'est attachée à cette famille, Scylla, elle voudrait pas la faire éclater pour un flirt. Un jeu de séduction qu'elle n'arrive pourtant pas à stopper.
Parce que la nymphe est enfin libre. Libre putain.

Un coup d’œil aux deux rôdeurs.
Ils sont loin.
Alors elle se permet un pas en avant vers la brune. « Y'a pas foule aujourd'hui. » Remarque non anodine et parfaitement assumée, elle tente une autre part vers Roxane. « On remarquerait pas ton absence... » Les sous-entendus pas tellement discrets soufflés tout bas, les prunelles rivées vers l'arrière boutique.

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Sujet: Re: run with me through the flames (roxane) Lun 13 Nov - 19:35 ()
run with me through the flames


« Premièrement, mettre ces chaussettes avec un short, merci mais non merci. » Elle a toujours été comme ça, Circé, à penser que l'apparence physique – ou du moins l'importance qu'on apporte à son soin – est quelque chose de primordial dans toute société qui se respecte. Surtout quand on ose parler à une déesse reconnue pour être parmi les plus belles de toutes, parmi les plus douées dans l'art de se vêtir avec élégance, charme et beauté. « En plus c'est des chaussettes de femmes. T'es pas une femme. Tu vois ça ?, dit-elle en soulevant légèrement le pantalon, dévoilant ses propres chaussettes, les mêmes que celles du malotru. Ca c'est bien, ça ça fait de l'effet. Toi, c'est moche, ça te va pas, et en plus t'as des poils. Dégage de mon magasin avant que je te donne à bouffer aux serpents ou aux rats. »

Alors il fuit, évidemment. Et le quotidien reprend.
Et après quelques heures, c'est toujours la même chose.

Monsieur tout le monde qui vient fouiner dans la boutique, qui parcourt les différents rayons du magasin, tapotant par ici contre la fenêtre d'un aquarium, là contre celle du vivarium. Et qui s'amuse de la réaction des animaux, perturbés par cette ignominie sans gêne. Elle les comprend, elle aussi aimerait pouvoir le foutre dans une cage, le transformer en un stupide animal, exposé à la vue de tous, condamné pour l'éternité à subir les provocations qu'il inflige de ses doigts potelés. Lui et son ami. Elle les verrait bien en singes, gesticulant comme des imbéciles dans leur prison de verre. Avec leur sourire de demeurés, leur regard d'ahuris, leurs manies de crétins. Fut un temps où ils auraient pu être foudroyés par un quelconque dieu mécontent pour ça, où ils auraient pu être tués par l'animal en question, où tout aurait pu arriver à des mécréants dans leur genre. Mais ce temps est désormais révolu, il ne reste plus rien de la domination des Dieux sur le ciel, la terre et les enfers. Tombés dans la disgrâce et l'oubli, ils ne peuvent plus châtier qui que ce soit. Elle ne le peut plus. Piégée dans le corps d'une mortelle, coupée d'une – très – grande partie de sa magie, incapable de faire ne serait-ce que le quart de ce dont elle fut capable alors, elle ne peut aujourd'hui que soupirer mauvaisement derrière son magasine fermement maintenu devant ses yeux, la cachant des regards des quelques clients présents.

Elle entend le tintement de la cloche lorsque la porte s'ouvre.
Balance négligemment un simple « bonsoir » en direction du ou de la cliente.
Et aperçoit le visage de Noé lorsque la partie supérieure du papier se plie sous le poids de ses doigts.

« C'est pas un bouquin d'histoire que je vois là. » Elle sourit Circé. Presque comme une enfant retrouvant son jouet après une longue journée. Sauf qu'en l'occurrence, le jouet est interdit, normalement inaccessible pour la déesse. Parce qu'elle ne peut pas se faire toute la fratrie, diraient les personnes saines d'esprit. Sans doute ont-ils raison. Mais elle n'est pas comme ça, Circé. Elle ne se pose pas de telles questions. La petite Noé est son jouet, son petit frère également. Elle aime ses jouets. Plus l'un que l'autre, sans doute. D'avantage celle qui se penche devant elle, les yeux rivés sur le magasine, occupée à lire à l'envers les mots imprimés sur le papier glacé. « J'crois pas qu'on t'enseigne comment faire des chignons en moins de dix secondes dans tes cours. » Elle répond par une moue boudeuse, quand la brune se redresse. Tout sauf des cours – qu'elle connaît de toute façon par cœur, pour avoir vécu à cette époque – pendant les heures de boulot. Tout sauf des cours dans ce qui est, de loin, ce qui/ ressemble le plus à la cour qu'elle avait jadis. « Si tu savais... Je pourrais te coiffer comme les femmes de l'époque, ça t'irait bien... »

« Il est temps pour Brad d'avoir une compagne. » Elle sourit en entendant le nom du serpent de la Pradel. Elle avait mit un certain temps avant de faire le lien entre le nom de l'animal et sa référence, perdue qu'elle était entre les nouveautés technologiques et la célébration d'individus d'une époque passée n'ayant jamais rien apporté à la civilisation humaine. Brad Pitt, elle ne le connaissait pas, et n'avait jamais pensé à regarder sur internet – cette chose qui sonne encore un peu étrange à ses yeux, qui semble d'avantage connaître de choses sur le monde que les moires elles-mêmes – avant que Noé ne le lui explique. Elle se souvient avoir rit cette fois-là, sans vraiment comprendre pourquoi. Pour ne pas passer pour la meuf complètement larguée, sans doute. « Tu t'es enfin décidée ? Et comment s'appellera-t-elle ? » Il avait une femme le Brad, apparemment.

Alors que Noé commence à s'éloigner en direction du rayon des reptiles, Circé pose le livre sur le comptoir avant de jeter un regard aux deux fouineurs, toujours présents du côté des serpents. Dans l'attente, peut-être, qu'elle vienne les voir. Pas de chance pour eux, elle préfère rejoindre la brune au rayon des écailles terrestres. Parce que, forcément, la brune est beaucoup mieux qu'eux. « J'imagine que t'as pas d'anaconda géant, de basilic ou d'hydre qui traînent dans un coin du magasin. » Elle en rirait presque, la sorcière, si ces animaux n'avaient pas réellement existé, si elle n'avait jamais vu leur férocité en action. Alors elle se contente d'afficher un sourire à la disparue. Pas sûr que les clients afflueraient, si un basilic se promenait dans un coin de la boutique. « Attends, j'ai un vivarium dans la réserve avec un très beau spécimen. »
Et quand elle se retourne face à Circé, le dos au serpent, ce dernier finit par lever la tête, pour fixer les deux jeunes femmes. Ce qu'il n'a jamais fais avec personne, Circé elle-même s'étant assurée qu'ils ne se rendent intéressants pour personne d'autre qu'elle. Son pouvoir influençant chacune des créatures présentes sur les lieux, dictant à chacune d'entre elles le comportement à adopter pour ne jamais, ô grand jamais, la quitter. Sa cour, celle de personne d'autre. Mais elle oublie vite ça lorsque la demoiselle fait un premier pas vers elle, exacerbant un peu plus la proximité entre les deux femmes. « Y a pas foule aujourd'hui. » Non, y a pas foule aujourd'hui. Elle pourrait même fermer boutique un peu plus tôt, conformément aux ordres du patron, si les deux crétins du fond de la salle venaient à se décider à partir. « On remarquerait pas ton absence... » Il n'y a absolument rien de discret dans les sous-entendus glissés par Noé. Et pourtant, ces simples mots suffisent amplement à allumer la petite flamme qui n'attendait que ça.

« Tu veux voir le spécimen, n'est-ce-pas ? J'te comprends, on ne peut pas mourir sans l'avoir vu... Le dernier pas qui les sépare s'efface devant l'avancée de la sorcière. Une main baladeuse se plaquant contre le fessier de la demoiselle piégée entre elle et le vivarium. « Mais pourquoi forcément aller dans la réserve ? On l'a jamais fait, ici. » Les lèvres toute proches du visage de la brune, les mots susurrés à son oreille, et les dents qui se referment, sans jamais serrer, sur le lobe. « Donnes moi deux minutes. », dit-elle avant de s'éloigner, pour rejoindre les deux hommes encore perdus dans leur coin. Elle n'a pas besoin de grand chose pour les convaincre de déguerpir d'ici. Entourés de serpents et autres animaux pas forcément joyeux, ils n'ont jamais vraiment posé de gros problèmes lorsqu'il s'agit d'annoncer une fermeture exceptionnelle pour une cause totalement bidon. Les suivant, elle referme la porte et la verrouille aussitôt les deux hommes sortis en hâte, avant de retrouver la brune. « J'ai l'impression que l'endroit est à nous maintenant... » Pas de caméras, pas de patron, pas de clients. Juste elles, et cette envie, ce besoin, qui lui grignote les tripes. Elle s'avance encore, Circé, jusqu'à bloquer la nymphe contre la paroi du vivarium. La main se posant contre sa joue, avant qu'elle ne vienne plaquer ses lèvres contre les siennes. Un simple flirt, dit-elle, rien de plus.
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Dernière édition par Roxane Wachowiak le Dim 19 Nov - 1:50, édité 1 fois
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Sujet: Re: run with me through the flames (roxane) Ven 17 Nov - 22:03 ()

« Tu veux voir le spécimen, n'est-ce-pas ? J'te comprends, on ne peut pas mourir sans l'avoir vu... » Elle retient le sourire rieur face à ses mots qui pourraient sortir tout droit d'une grande gueule de macho essayant de draguer lourdement. Le sérieux et la tentation reprenant rapidement leur place lorsque la distance s'efface. Pas un battement de cils, y'a le regard captivé par celui de Roxane. Une lèvre mordue par la main baladeuse. Et des étincelles dans les opales par l'esprit bourré de scènes torrides. « Mais pourquoi forcément aller dans la réserve ? On l'a jamais fait, ici. » Techniquement, elles n'ont jamais rien fait. Elles n'ont pas franchie cette limite que les mortels surnomment morale. Des trucs de monogamie ou de respect d'un cercle de proche que les vieux mythologiques n'ont jamais appris. Et Scylla, elle en crève. Ça la bouffe de pas plaquer Roxane contre une vitrine et de glisser ses doigts sous la dentelle. De pas juste céder aux pulsions qui font battre le palpitant plus fort et qui réchauffe le ventre. Parce que y'a un truc con qui la retient. Le petit arrogant qui sert de frère à Noémie. Y'a ce petit sentiment de « ça va trop loin » imprimé dans la peau. Un truc dont elle n'arrive pas tout à fait à se débarrasser. Un truc qui doit lui rester de Noémie.
Dans sa première vie, elle aimait flirter pour mieux éconduire après. Elle en a fait les frais. Bien qu'elle s'est toujours refuser à Glaucos, n'ayant même pas suivit le jeu de séduction avec le dieu. Mais la crainte que les jolis mots de plus en plus charmeurs et les gestes de moins en moins timides n'amènent à plus, puis encore plus, lui tord le ventre encore un peu. La foudre de Zeus pourrait craquer. Le poison de Circé pourrait couler. Et Scylla sombrer.

« Donnes moi deux minutes. » Et quand elle s'éloigne, Scylla continue son tour dans le rayon, s'attardant sur un python vert. Elle le réveille de son sommeil, l'oblige presque à parader devant elle. Il ondule, se dresse, s'enroule. Y'a l'admiration de la couleur qui pète les rétines, le « ouah » sur les lèvres quand les écailles brillent sous la lumière artificielle. Mais le défilé et l'admiration s'éteignent et s'écroulent lorsque Roxane revient. « J'ai l'impression que l'endroit est à nous maintenant... » Un regard à droite, un regard à gauche. Plus personne.« Visiblement. » Et elle pourrait pas dire si c'est bien ou non, raisonnable ou non, ou si elle s'en fout ou non. Roxane a le don de lui faire vriller la cervelle. À en plus savoir comment se conduire.

Et elle passe une étape supplémentaire.
C'est le level au dessus là avec leurs lèvres gluées et leurs mains qui roulent bientôt sous les vêtements. « On devrait pas... » Qu'elle s'entend souffler entre deux baisers. Ça empêche pas de déboutonner le chemisier de la brune, ça empêche pas de se perdre entre la raison et le désir. Elle s'perd Scylla. À égarer le contrôle de ses propres pouvoirs. Le python derrière elles s'agite, valse et se colle à la paroi en verre, frappant légèrement la barrière de sa queue. Mais elle y prête pas vraiment attention la nymphe. « Vraiment, on devrait pas. » Elle se répète, la pensée pour la famille Pradel qu'elle veut pas faire éclater pour une histoire de cul. Elle aimerait calmer les choses, refroidir la chaudière dans le ventre, mais tout son corps exige le contraire, se laissant bercer par le désir qui brûle le derme.

Puis elle s'entend à peine penser Scylla. Parce que ses doigts soulèvent déjà la jupe de Roxane. Parce qu'elle est déjà au delà de la limite de la morale humaine. Alors un peu plus, ou un peu moins. Pourquoi pas ne pas aller jusqu'à l’irréparable. Et continuer de se cacher pour le bien des mortels qui les entourent.

Mais.
Stop.
Ce sont tous les reptiles qui  remuent dans leur cage de verre. Ils deviennent fous, à vouloir briser le plexiglas, à écraser les branches ou à taper le plafond.
Impossible à ignorer.
Un pas de côté pour se décaler de l'étreinte. « C'est toi qui fais ça ? » Et l'animation retombe d'un coup. Pire qu'un soufflé. « C'était toi ? » Ou alors était ce elle ? Elle sait pas, elle s'en fout deux secondes, le temps de faire pour vérifier de potentielles blessures. Elle s'est jamais réellement inquiétée de qui se cachait derrière les traits charmeurs de Roxane. Elle n'a jamais posé la question, pour ne pas avoir à répondre en retour.

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Sujet: Re: run with me through the flames (roxane) Dim 19 Nov - 1:46 ()
run with me through the flames

Les mains glissent sous le tissu des vêtements, se jouent des règles et des limites lorsque les phalanges viennent glisser le long de la peau. Et sous ceux de Circé, cette passion dévorante qui lui brûle l'épiderme, lui retourne l'estomac. Elle ne sait même plus si ce sont des siècles ou des millénaires qui se sont écoulés depuis la dernière fois où elle a connu pareille sensation, où elle a connu pareille envie, pareil besoin, de jeter au loin tous les interdits et toute la morale du monde pour se laisser tomber dans les bras de la décadence, dans les bras de cette femme qui parvient en un regard, en un geste, à rendre la déesse folle de désir. Odysseus, Ulysse. Il fut le dernier à éveiller cette passion en elle, le dernier à éveiller en elle une faiblesse dans laquelle elle accepte de se plonger corps et âme. Il fut le dernier, jusqu'à Noémie. Jusqu'à l'arrivée de cette divine dont elle ignore tout, rayon apparu dans un océan de nuages. Sans doute est-là une partie de la raison  de ce désir, de ce flirt ardent entre les deux femmes. Elles ne savent rien l'une de l'autre, ne connaissent rien de ce qui se cache derrière les visages faits de chair et de sang. Deux inconnues liées par un homme, deux inconnues supposées se connaître, jouant parfaitement le jeu, le jouant même plus que parfaitement.

« On devrait pas... » l'entend-t-elle dire, alors que les mains de la nymphe viennent déjà déboutonner le chemisier de l'employée. Elles ne devraient pas, elles connaissent les limites. Mais face à ces mains aguicheuses, face au chemisier désormais ouvert, face aux lèvres engluées, il n'y a plus de raison qui tienne, il n'y a plus de retenue qui compte. Leur jeu, leur flirt, ne pouvait mener qu'à ce genre de débordements, qu'à ce genre de situation. Circé n'est pas femme à rester sur sa faim, elle n'est pas de celles qui veulent se contenter d'un baiser dérobé, d'un contact furtif, d'un jeu de regards lointain. Elle veut Noé, pour elle, entièrement pour elle, prête à être dévorée par un appétit vorace. Il n'y a pas d'amour, il n'y a que de la passion qui l'anime, qui lui fait battre le palpitant plus rapidement encore. « Vraiment, on devrait pas. » Elle se répète, et pourtant rien ne s'arrête. Circé refuse. Circé commande. Ses mains sous le vêtement, le remontant alors qu'elles se fraient un chemin jusqu'à la poitrine de la partenaire de jeu. Elles ne devraient pas, et pourtant... « Vraiment ? Il n'en saura rien, si on sait garder le silence... » Un sourire aguicheur, un énième baiser volé, et ces mains toujours autant baladeuses sur la poitrine de la nymphe. « Pourquoi se contenter de ce que l'on devrait, alors que l'on peut faire tout ce qu'on voudrait ? »

Pour elle, il n'y a d'autres règles que celles qu'elle s'impose elle-même. La morale n'est dictée que par sa conscience, les limites imposées par sa volonté, le jugement des autres ignoré. Le petit frère Pradel n'est qu'un amusement, un passe-temps pour lequel elle ne doit rien ; ni honnêteté, ni fidélité. Le plat de résistance se trouve face à elle, et elle ne compte pas l'abandonner pour de si simples, si futiles considérations éthiques. Et Noé non plus. Un large sourire se dessine sur le visage de la sorcière lorsqu'elle sent la main de l'amante glisser sous la jupe, lorsqu'elle sent les doigts jouer de ses cuisses, éveiller en elle une passion brûlante, lui donner des frissons à travers tout le corps.

Et tout s'arrête.
Tout retombe.
Et seule la frustration reste.

« C'est toi qui fais ça ? » Elle s'est décalée d'un pas, leur étreinte n'étant plus qu'un souvenir qui paraît déjà trop lointain aux yeux de la brune. Le regard se décale vers les serpents, évite celui de Noé. Stupides animaux, créatures inférieures, inutiles. Pourtant, au travers de la haine éprouvée à leur égard transparaît une incompréhension totale. Elle n'a jamais perdu le contrôle de son pouvoir, pas même dans des moments comme ça. Odysseus lui-même n'était jamais parvenu à lui faire perdre le contrôle sur sa cour, et elle était à l'époque autrement plus impressionnante que quelques reptiles et rongeurs enfermés dans des cages de plexiglas. Mais force  est de constater que quelque chose d'inhabituel se déroule sous ses yeux, que quelque chose – pas elle, elle en est sûre – agit sur les reptiles. « Non... » Non, ce n'est pas elle.  Elle n'aurait pas pu perdre le contrôle de son pouvoir, elle n'aurait pas pu laisser une bande de vulgaires reptiles échapper à son contrôle. A moins qu'une force supérieure soit à l’œuvre... « C'était toi ? » Non. Non. Ce n'est pas elle. Et si ce n'est pas elle... Elle n'a jamais cherché à s'enquérir de l'identité de Noé, de la déesse cachée derrière ses traits. Parce qu'elle a toujours craint voir en elle une indésirable, une ennemie, ou quoique ce soit d'autre. Parce qu'elle ne voulait pas se dévoiler à elle, parce qu'elle ne voulait pas perdre le plaisir de flirter avec une inconnue pourtant si proche d'elle. « Non, je comprends pas... »

Elle comprend rien, elle ne comprend pas comment ils ont pu échapper ainsi à sa vigilance, à son contrôle. Pour la première fois, elle se sent faible, comme coupée de sa magie et de ses pouvoirs. Et, sans un mot de plus, sans un regard envers l'amie, elle reboutonne le chemisier, replace correctement la jupe. Il ne s'est rien passé, et désormais il ne reste plus qu'incompréhension et frustration. Demain, se promet-elle, demain ces animaux subiront sa vengeance.

« Brad, ceux-là... Tu peux leur imposer ta volonté, n'est-ce-pas ? »
L'information ne serait pas forcément utile pour deviner son identité, de nombreuses divinités ayant un rapport plus ou moins lointain avec les animaux, ou avec la nature de manière générale. Mais, au moins, Circé pourrait retirer l'incompréhension de son esprit, pourrait se rassurer quant à ses pouvoirs et la maîtrise qu'elle a d'eux.
« Choisis celui que tu veux, et partons... Je ne peux pas me permettre que l'un d'eux se blesse en tentant de se libérer. »

Ne reste plus que la frustration.
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Sujet: Re: run with me through the flames (roxane) Mar 21 Nov - 18:26 ()

« Non, je comprends pas... »
Elle ment.
Bien sûr qu'elle ment.
Charybde a raison de l’assommer avec ses radotages. « Méfie toi, blablabla, tu sais rien d'elle blablabla. »
Et pour une la première fois, elle prend en compte les avertissements.
Le mensonge bave des lèvres de Roxane.
Ou Scylla devra accepter de pouvoir perdre le contrôle de son propre pouvoir.
Inenvisageable.
Alors Roxane ment.

Elle refait un tour de l'allée. Personne n'a l'air d'être blessé. Un peu secoué. Mais rien de grave. Et quand son attention retrouve la silhouette de la brune, l'étoffe déjà repassée, les cheveux déjà repeignés, elle sent enfin la déception qui s'écroule au creux de son ventre. « Brad, ceux-là... Tu peux leur imposer ta volonté, n'est-ce-pas ? » Oui. Mais elle n'avouera jamais. Parce que Circé. Parce que Glaucos. Parce que Charybde qui lui ordonne de rester la plus discrète possible. « Ma volonté de quoi ? De les rendre fous ? Et parce que si c'est pas toi, c'est moi ? » Logique.
Deux pas en avant.
Logique, oui.
Et pourtant. « Qui te dit qu'on est pas seules ? » qu'elle chuchote. Sérieuse.
Parce qu'impossible pour elle de ne pas rester maîtresse de ses propres capacités. Même si l'esprit des serpents ont longtemps été liés au sien, ne formant plus qu'un avant qu'on lui arrache tout pour la balancer sur Terre dans une carcasse qui n'a jamais été sienne. Impossible que ça hurle encore sous le crâne.
Refus total.
Déni total.

Mais soit Roxane décide d'ignorer sa théorie cartonnée, soit elle enfile son rôle de comédienne, laissant Scylla deviner sans lui offrir aucun indice. « Choisis celui que tu veux, et partons... Je ne peux pas me permettre que l'un d'eux se blesse en tentant de se libérer. » Toute la chaleur de la tension sexuelle finit de retomber. Elle a froid maintenant Scylla. Elle grelotterait presque sans les doigts de Roxane sur sa peau, sans ses lèvres sur les siennes, sans son souffle chaud sur le derme, sur le cœur.

Tant pis pour cette fois pense-t-elle en haussant les épaules, ne balayant quand même pas la frustration. Elles auront d'autres occasions de déraper, d'autres moment de briser ce fameux code slash morale des mortels. Et y'a l'humanité de Noé qui se retrouve soulagée qu'aucun cap supplémentaire n'ait été franchi.
Et en même temps. Putain, ça l'emmerde d'avoir une conscience. Ça l'emmerde que Roxane soit la copine de son frère imposé. Et même s'ils n'étaient plus ensemble, paraît qu'on touche pas aux ex de la famille. Quelle règle officieuse pourrie. Les humains ont décidément rien appris de son monde mythologique.

« Le Python vert. » Elle désigne mollement la cage. « Pas besoin de carton, je la prendrai comme ça. » En écharpe. Pour que la connexion se fasse correctement Parce que les serpents ne sont pas destinés à être foutue derrière une cage ou dans un carton bordel. Parce que Scylla aime pas faire comme tout le monde. Parce que ça la fera sourire d’effrayer un ou deux gosses sur le chemin.

Et pendant que Roxane s'affaire à récupérer Angélina, Kaa ou Naguini, y'a une question qui lui grille les lèvres.« Comment tu sais qu'ils essayaient de se libérer ? » Elle pourrait juste deviner. Mais entre surnats', y'a un toujours sens derrière chaque devinette et chaque déduction. « J'veux dire on a entendu, mais on a rien vu, et y'a que des branches de cassées. Comment tu sais qu'ils voulaient fuir ? »
Et c'est peut-être la première fois qu'elle laisse échapper un peu de méfiance dans sa voix. À moins que ce soit simplement la déception qui s'y mêle. Celle de pas être allée au bout. Celle de ne pas avoir pu mêler ses gémissements à ceux de Roxane.
Ouais, elle est frustrée quand même un peu putain.

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Scars
Shine razor eyes before the walls come down. Wilder than lions, louder than sound. The birds and the bees are getting older now. There’s a cold breeze blowing over my soul.
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run with me through the flames (roxane)
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