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Sujet: iconic irony. (noé) Lun 13 Nov - 21:18 ()
iconic irony
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Medusa Nebula, bordel.
Ces crétins l'ont fait. Ils ont infligé son maudit nom à un fatras d'astres, paumé dans l'trou du cul du cosmos. Faut l'faire, pour s'cogner à tel sommet d'aberration. C'était quoi son problème, à c'geek, à c'toqué, qu'a déboulé un matin avec cette idée d'merde ? Bon, c'est pas bien méchant, elle sait ; l'imbécile heureux, il pouvait pas deviner qu'ça lui taperait à c'point-là sur les nerfs, à sa drôle de muse, ni qu'elle risquait de s'radiner sur terre, un beau jour, pour faire valoir de putains d'droits qu'elle n'a même pas, du reste, sur c'putain d'label lui estampillant la couenne. Medusa Nebula... c'est pas si vilain, en plus, ça sonne pas si mal. D'emblée, ça lui a même un peu flatté sa charpie d'ego, faut avouer. Mais ça, c'était avant. Avant que l'humeur ne vire au noir, versatile, à cause d'un sale regard, d'un sale souvenir. Alors, elle veut l'mirer, c'putain d'brouillard sidéral, et lui cracher dessus à défaut d'pouvoir se lâcher sur l'divin objet d'son courroux passager ; même si y a d'fortes chances que son glaviot furieux, toussé vers les cieux, lui ricoche en pleine gueule. Pas grave, elle a l'habitude que tout lui r'tombe dessus. T'façon, elle est con, voilà, elle s'en fout, elle est bourrée, alors elle emmerde le monde et les étoiles avec ; ouais, elle emmerde carrément tout l'univers, Méduse, c'est plus simple.

Sauf que l'Observatoire de Port-Royal, ce soir, il s'noie sous cette marée noire d'touristes chinois – japonais ? elle sait pas, c'est pareil, faites pas chier, c'est pas l'moment – alors son caprice, d'un coup, il prend une autre ampleur. Suffit qu'à sa colère, d'ors et déjà éruptive, y en ait un qui s'avise d'y ajouter son grain d'riz, et ça va s'finir en buffet à volonté d'bridés sauce aigre-douce. C'est sûr. Alors d'accord, ils sont des milliards ; d'accord, une trentaine de clones de plus ou d'moins changera pas l'futur de l'espèce. Mais, son karma, il est à un bousillage près, lui. Étonnant qu'sa nébuleuse ne lui soit pas déjà tombée sur la caboche, tiens. Ce serait bien l'style de vengeance, grandiose et scénique, auquel son destin l'a accoutumée. Menottes en fond d'poches de blazer, plantée devant l'entrée d'la coupole, c'est donc d'un œil noir révulsé vers les nuées qu'elle le défie. Mais rien ne vient, pas l'moindre nuage suspect, en dehors d'la volute de ses soupirs condensés. Et quand bien même, s'taper le ciel sur la tête – une fois d'plus – ne suffirait pas à mettre un terme à sa foutue descente, ça ne l'enfoncerait que plus bas. Pas b'soin d'ça. Elle tourne les talons, tant pis, toise Paris depuis son perchoir qu'elle dévale et, s'engageant dans l'avenue Denfert-Rochereau, renifle en fourrant ses doigts transis dans la poche arrière d'son futal pour en dégainer l'mobile de Mahalat, qui n'en peut plus d'chouiner en sourdine.

« Tasuke ! »

La plainte lui gèle geste et sang. Un coup d'œil par-dessus l'épaule, personne. Rien qu'elle, son ombre. « Ta... Tasuke ! » Aux vertèbres de craquer dans l'sens inverse, prunelles ratissant l'obscurité dense d'un recoin. Y a quelqu'un. Une brebis du cheptel des vacanciers, égarée, elle jurerait. Quoique rien n'se perde bien longtemps, ici. Le coin grouille de fauves affamés n'attendant qu'ça, une opportunité, un mouton à tondre jusqu'à l'os. Pauv'type. Elle s'tire. Pas son problème. Soupir. Bordel. S'arrête, revient sur ses pas. Coule une œillade à l'angle de la venelle. Deux silhouettes... non, trois. C'est sur la troisième que la curiosité s'attarde, saisie, harponnée. Un mètre-vingt, à vue d'nez. Un mètre-vingt d'muscles froids, élusifs, rampants. Un putain de python. Foudroyée, la Gorgone escorte du regard le couple étrange, qui déjà fout l'camp, larguant l'nippon terrorisé dans son sillage. C'est lorsqu'il s'fond à la brume automnale, seulement, qu'elle lui emboîte le pas, débordant d'une enjambée négligée le corps avachi du bougre dévalisé d'ses quelques possessions.

S'ensuit une peinarde cavalcade, à travers voiries et boulevards, déserts. De loin, la Gorgone serpente avec non moins de prestesse que celle dont font état la p'tite voleuse et son squameux complice, épouse leur trajectoire, symétrique, harmonieuse même... bien trop pour que l'évidence d'une surnaturelle manigance ne saute pas aux yeux de celle qui se laissait naguère murmurer à l'oreille les secrets des vipères. La filature, enfin, s'achève lorsqu'ils crèvent, eux d'abord, la façade d'un immeuble bouffé par les lézardes. Rivée sur le trottoir d'en face, Méduse observe un temps d'arrêt, écrase sur le macadam détrempé le mégot d'sa cigarette, avant d'en faire autant, à pas lents.

Tout aussitôt, elle se fige, paumes apparentes, face au comité d'accueil des canidés, conviés pour l'occasion, semble-t-il. « J'te veux rien... promis. C'est juste, le serpent. J'aime bien... hm, les serpents. », qu'elle bafouille alors, l'œil fuyant. C'est qu'elle n'a rien d'mieux à dire, que ça. Une demie vérité. Car ce n'est pas vraiment qu'elle en raffole, de ces maudites bestioles... mais ça lui manque, elle réalise.

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contrôle des animaux longtemps enroulée dans les spirales d'écailles et les manteaux de poils, Scylla a gardé cette connexion particulière avec les chiens et les serpents. Ces animaux autrefois greffés au corps et à l'esprit de la nymphe sont les deux seules espèces qu'elle arrive à contrôler sur terre.
Allegeance : Y'a pas de ligne de conduite précise. Scylla, c'est l'âme neutre à convaincre, la page blanche à écrire.

Sujet: Re: iconic irony. (noé) Ven 17 Nov - 12:54 ()

Elle a faim, Scylla. Elle a besoin de thune, Scylla. Elle a besoin de se défouler, Scylla.
Et y'a qu'un seul moyen de combiner le tout. Elle a bien appris la leçon, celle sur la survie sur Terre, la nymphe. Paraît que l'honnêteté, la bienveillance, la cordialité, tout ça et leurs synonymes, ça marche pas. Sa façon plus directe, plus brutale, elle, fonctionne. Et en plus ça la fait sourire, l'insolente. Et en plus, c'est devenu un loisir. Mieux que le foot, mieux que les mots croisés ou le jardinage. Y'a ce sentiment de supériorité qui gonfle l'ego quand elle manipule ses inférieurs. Ce machin dont Circé lui a raflé en même temps que son apparence. Ce machin dont elle a terriblement besoin de faire enfler pour pas sombrer.

Alors elle déambule dans son quartier, Brad ondulant dans son ombre. Elle valse dans les rues désertes. Les proies sont rares. Mais les proies existent. Elle renoncera pas qu'elle fait comprendre à son compagnon en silence. Et elle finit par croiser un bonhomme sur le trottoir d'en face. Elle se presse déjà de le rejoindre, il tourne à peine la tête vers elle. Mauvaise idée. Elle appuie sur le bouton, là, à l'intérieur de la caboche du monsieur qui contrôle les peurs. L'esprit posé sur le déclencheur, elle souffle la crainte des reptiles en une seconde et demi.
Puis elle s'impose déjà devant lui, barrière de chair sur sa route. Elle stoppe l'élan de la victime qui hausse un sourcil. Avant de vouloir se décaler d'un pas pour continuer le chemin. Mais c'est Brad qu'elle impose désormais. Il roule autour du mollet, les écailles glissent jusqu'à la hanche. Et comme prévu, le jambon est pétrifié. Il se transforme en statue pendant que Scylla ordonne des cadeaux. Porte-feuilles, montre, téléphone, veste. Elle exige d'une voix monotone, et l'apeuré fébrile tend les offrandes à une gamine trop satisfaite pour ne pas mériter des claques. Les mains s'agitent, mais les prunelles restent immobiles, rivées sur le serpent prenant la jambe prisonnière de l'humain pour un putain de saucisson. Pendant ce temps là, Scylla enfile le cuir, vérifie le contenue du porte-feuille avant de le fourrer dans sa nouvelle veste en même temps que les autres trucs de valeurs. « Et bien, merci pour votre coopération. » Un sourire insolent. La langue d'un python tirée et vibrante pour narguer. Il prend son temps pour desserrer l'emprise, reprenant sa place derrière la maîtresse. Scylla, elle en profite pour admirer les traits crispés sur le minois pâle et les larmes d'angoisse qui menacent de rouler. C'est loin des cris des matelots. C'est loin des hurlement d'agonie. Mais ça la satisfait quand même. Le monstre marin s'est adouci.

Et les deux complices s'en vont. La phobie soumise disparaîtra dans quelques minutes, le temps pour elle d'être hors d'atteinte si une quelconque riposte est envisagée. Une routine faite et refaite, devenue presque parfaite. Sauf que cette nuit, elle sent une ombre derrière elle. Ni la sienne, ni les courts virages d'écailles de Brad.

Un détour pour vérifier si paranoïa ou non.
Un autre pour confirmer ses doutes.
Elle est certaine d'être suivie, y'a pas réellement de discrétion dans le camp opposé de toute manière. Elle renifle aucun danger non plus, pas de poignard dans le dos, pas de coup de feu dans le crâne, sinon le sang coulerait déjà. Mais au lieu de se confronter directe à la timide – et quelque peu agaçante – personne partie en chasse, Scylla entre dans le foyer squatté et aménagé pour ses compagnons et elle.
C'est pas une gazelle qui court pour fuir la lionne, la nymphe, c'est la ruse du renard dans les actes, l'intelligence des prédateurs d'être sur son territoire pour combattre.

Elle siffle toute la horde, rangs de poils bientôt à ses côtés. Brad déjà enroulé comme une écharpe autour de la nuque. Et ils attendent que l'autre ose montrer le bout de son nez. Et putain, elle a effectivement le culot de rentrer sans invitation.

L'autre se met direct en position de paix. Mais elle s'méfie Scylla. À force d'aligner les cartes au poker, elle a appris le sens du mot bluff. « J'te veux rien... promis. C'est juste, le serpent. J'aime bien... hm, les serpents. » Une surnat'. Et tout le rang se crispe à cette pensée. Parce que Circé rôde toujours dans les rues de Paris, parce que Circé est toujours libre de toute torture. « Les serpents ? » Elle caresse machinalement son collier d'écailles. « T'as cru que t'allais trouver un vivarium ici, pour ça que tu m'as suivi sans un mot ? » Les opales glissent sur la silhouette inconnue, permettant à l'esprit de visualiser les peurs comprimées dans le ventre de la mal polie. Mais c'est toujours plus compliqué sur un non mortel.

« T'sais que c'est un peu creepy de faire ça ? » La glace dans la voix, les bras qui se croisent. En même temps, elle allait pas lui proposer un thé à la menthe pour la récompenser de sa filature et de pénétrer dans son royaume à la porte pourtant fermée. « Si c'est Brad que tu veux, tu peux aller crever. Va chercher ton propre serpent ailleurs. » Cujo grogne. Un geste de la main. Cujo se tait.

Et Brad roule, et Brad s'avance vers l'étrangère, se dresse, la langue qui palpite dans l'air. C'est pas Scylla qui contrôle, son python est complètement libre de son emprise. Et elle laisse faire, intriguée et curieuse par le comportement de son ami sans patte. Mais prête à reprendre la main si la scène vrille.

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Sujet: Re: iconic irony. (noé) Ven 24 Nov - 8:15 ()
iconic irony
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« T'as cru que t'allais trouver un vivarium ici (…) ? » Prunelle frôlant les bâtardes échines, l'intruse n'hisse d'abord qu'une épaule distraite, évasive. La question quant à la nature de quelque plausible découverte ne s'est pas un seul instant posée, curieusement, lorsque mues par la fascination lui électrisant les synapses, ses guiboles se sont d'elles-même mises à cabrioler par goudrons et pavés. Mais si tel avait été l'cas, pour sûr qu'elle n'aurait pas su préméditer semblable association d'malfaiteurs, à la fois si disparates et similaires. Comme seuls le sont les rameaux d'une même branche, ou les membres d'une même famille – l'intuition que tel inextricable nœud les relie tous lui chatouille la conscience, sans suite. « Davantage qu'une niche, en tout cas. », qu'elle rétorque, l'inflexion rieuse, en dépit de l'embuscade à laquelle sa spontanée filature l'a sans détour jetée. « T'sais que c'est un peu creepy de faire ça ? » Aux rotules de rompre l'inertie du monstre ; un genoux à terre, gueule à gueules avec les cabots aux abois, elle plaide coupable en esquissant une moue panachée d'malice et d'résignation. On n'se refait pas, c'est un fait, et la Gorgone a cessé d'puis belle lurette de s'excuser d'être ce qu'on a, dans l'absolu, fait d'elle ; une créature suintant l'phénomène néfaste par tous les pores, sitôt qu'elle s'oublie, négligeant d'ajuster ses mauvaises manies d'maudite vermine aux convenances s'appliquant ci-bas, non plus qu'aux lois. Il en est une autre, toutefois, qui n'semble pas non plus au fait des règles de bienséance, et le phonème éraillé n'manque pas d'l'incriminer, son tour venu. « Pas moins qu'ton p'tit numéro d'tout à l'heure, t'en conviendras. J'vous ai vu... » Caboche penchée, elle s'dépouille alors du cuir lui gantant le poing, qu'elle offre aux six flairs tendus comme des triques en sa direction, haletants et gloutons.

« Je n'te veux rien », qu'elle réitère, plantant ses sombres mais ardents iris dans les sinoples adverses, si joliment enchâssées entre les lignes tendres et juvéniles du minois arboré par son hôte – frimousse d'origine, ou pas ? L'interrogation flotte un moment, dans le vide, avant d'être chassée d'une vive volée d'cils. « Surtout pas ton serpent... » Et pourtant, le bras ne se rétracte pas, tandis que le désigné s'y love pour gagner en hauteur. Un instant, comme charmée, la Vipérine se tait, prêtant l'esgourde à la psalmodie ensorcelante que lui susurre le python. Réflexion faite, si Méduse ne sait pas pourquoi son destin l'a guidée jusqu'ici, elle sait néanmoins comment le plaisantin s'y ait pris ; en la tirant en avant par les tripes, ce cordon d'instincts noués à l'instar de quelque laisse lui strangulant l'encolure, et qui se tord d'autant plus à mesure que la guivre déroule ses froides écailles. « C'est d'la nostalgie, rien d'plus. Mes sœurs et moi... » Depuis quand n'avait-elle pas mentionné sa sororité, à haute voix ? À la seule évocation d'Euryale et de Sthéno, les mirettes de la cadette défaillent, s'agrippent in extremis à celles, fendues mais figées, du reptile la dévisageant. « Dans l'temps, on avait des péliades, pas mal... quelques aspics. Jusqu'à c'que je les perde. » Lentement, le galbe reconquiert sa roide verticalité, halant dans les airs le dénommé Brad qui s'en vient lui licher la joue, puis le lobe de l'oreille, sans que le masque marmoréen de l'étrangère ne s'fende d'un seul spasme de stupeur ou de mésaise. « Les vipères. Mes sœurs, aussi d'ailleurs. Et, il me les rappelle... et toi aussi. Mon aînée, elle avait un rapport semblable au tien, je crois, avec ces bestioles. Moi, elles ne m'écoutaient pas, non, c'était l'inverse. Mais elle, ah ! c'était... magique, en quelque sorte, cette façon qu'elles avaient d'obéir à ses faits et gestes... peux-tu lui demander de revenir à toi ? » Manière d'en avoir le cœur net et d'offrir, à la gamine flavescente, l'opportunité de choper au vol la lourde perche lancée en sa direction ; ou de la bouder. « S'il te plaît, montre-moi une fois encore ce que j'ai cru voir tout à l'heure, dans la ruelle, et puis si tu l'souhaites, je m'en irai. C'est juré. »

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Sujet: Re: iconic irony. (noé) Ven 1 Déc - 17:01 ()

« Pas moins qu'ton p'tit numéro d'tout à l'heure, t'en conviendras. J'vous ai vu... » Et merde.
Elle imagine très bien le ton grave de Charybde coupant la conversation. Discrétion. Blablabla. Je te l'avais bien dit. Blablabla. Circé. Blablabla. Et elle, en train de geindre, démontrant par A+B que personne traîne dans le quatorzième. Calcul erroné. Ils étaient au moins trois ce soir là.

Et l'intrusion s'fait jusqu'à chez elle putain. Et la méfiance ne s'envole pas comme le gant de l'inconnu. Tous les manteaux de poils sont tendus, reniflant, grognant un peu. Mais c'est le silence complet qui s'écroule dans son salon quand Brad s'en va inspecter l'étrangère de lui-même. Ce mouvement inattendu qui lui laisse les lèvres entrouvertes. Le souffle passe plus. Les prunelles sont scotchées à l'ondulation. À cette valse aussi enivrante que perturbante. Assez pour faire complètement crasher le cerveau,

Et la curiosité ne pousse pas la nymphe à maîtriser son acolyte à écailles, un peu trop familier avec l'autre, un peu trop intrigué lui même. « Je n'te veux rien. Surtout pas ton serpent... » Mensonge, belle parole, berceuse ou vérité, elle ne saurait tirer la bonne carte Scylla. Alors elle attend que ce soit le reptile qui siffle indices et preuves.« Ça, ça reste encore à prouver. » Alors les doutes sont partagées dans une mélodie qui s'veut plus menaçante que méfiante.
Protectrice envers ses animaux. Ces bouts d'elles même il y a longtemps, attachés un peu partout à un corps déformé. Ses extensions. Puis finalement à n'en plus dissocier l'un de l'autre. Égoïste donc. C'est des barrières invisibles qu'elle fout entre elle et cette nana. Puisque ces compagnons sont toujours une partie d'elle. Si la silhouette n'est plus ornée d'écailles et de fourrures, l'esprit ait toujours agrippé à eux.

« C'est d'la nostalgie, rien d'plus. Mes sœurs et moi... dans l'temps, on avait des péliades, pas mal... quelques aspics. Jusqu'à c'que je les perde. » Elle écoute à peine la litanie, trop crispée, trop vissée aux mouvements de Brad.
C'est quoi ce bordel ?
Y'a un truc. Ce genre de truc chiant parce que le doigt et la langue n'arrivent pas à le chopper. Parce que la frustration gonfle de ne pas savoir. Parce que ce truc est certainement simple à deviner. À en faire siffler des « ah mais oui ! » une fois la réponse présentée.
C'est qui cette meuf putain ? Pour que Brad réclame câlins et attention. Pour que son libre arbitre, sa propre conscience l'attire à l'inconnue.
Y'a bien Circé, avec son habitude de changer tout et n'importe qui en n'importe quoi. Et souvent en animal. Mais elle a pas de sœur cette garce. Mais elle peut mentir. Mais elle peut jouer. Mais elle peut … Putain. La matière grise saigne à force de réfléchir en même temps qu'elle tire les ficelles pour conserver la garde.
« ... ses faits et gestes... peux-tu lui demander de revenir à toi ? » Et montrer son pouvoir ? Et laisser un indice sur son identité ?
La blague.
« J'peux pas f... » « S'il te plaît, montre-moi une fois encore ce que j'ai cru voir tout à l'heure, dans la ruelle, et puis si tu l'souhaites, je m'en irai. C'est juré. »  Elle entend presque les cris de Charybde lui déchirer tympans et folie. Malheureusement, ce n'est que son imagination. Et le tango de Brad l'hypnotise assez pour lui planter un soupçon de confiance dans l'ventre. Alors les écailles roulent à elle, sagement, doucement. Docile, son roi des serpents reprend sa place sur la silhouette du monstre, comme autrefois. Corps et esprit liés. « Satisfaite ? »

Puis y'a la girouette.
Elle tourne sous une bourrasque levée par l'impulsivité d'une gamine.
Scylla, elle change d'avis. Parce que le « et si c'était Circé » ne se déloge pas du crâne.
Et Brad est renvoyé auprès de l'étrangère. Nouveau collier d'un mètre vingt offert par une générosité mal placée. Elle s'rapproche. Un pas. Une pression sur la nuque. Un pas. L'étreinte se veut plus intime, à en laisser des marques bleues si l'inconnue ose faire craquer sa voix. Un pas. Et les boucles prennent fin, la tête de son ami  reposant au dessus du crâne de l'inconnue – ironie invisible –, le corps prêt à fusionner avec la peau nacrée. Elle sait que Brad ne lui laissera aucun cadavre sur le tapis. Impossible. Mais la douleur reste bien réelle, même pour eux. « Ton monologue pue la mythologie. » Elle ose Scylla, prenant le risque de dévoiler les présences divines sur Terre à une personne de plus. Un souffle risqué contre le pif de la brune. La faute à cette intuition. Et l'absence de Charybde. Puis t'façon y'a déjà Brad contrôlé de démasqué.

« On est pas tous copains là bas, pas vrai ? » La pression se relâche, pour que la pauvre folle de l'avoir suivie puisse se défendre. Lui balancer vérité ou mensonges. Des blablas pour que Scylla puisse se faire un avis. « Nostalgique de cette époque alors ? » Scylla l'est. À moitié. Nymphe versus Monstre. Éternel combat. Le calme versus la rage.

« Tu fais partie de ceux pour qui ça n'a jamais mal tourné alors ? Le haut du panier ? Ou pépère sur une île à jouer avec tes invités ? » « N'est-ce pas Circé ? » qu'elle aimerait rajouter. Ou n'est ce pas Glaucos, le rejeté, qui a appuyé sur le mauvais bouton. Un philtre d'amour commandé, un poison délivré. Sa faute. Presque autant que la divinité enchanteresse.

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