boom bitch
Le forum est de retour pour vous jouer de mauvais tours.
Pour tout savoir des nouveautés, c'est ici !
let the sky fall
Un accident d'avion, un trésor piégé et un équilibre mis à mal par l'arrivée de nouvelles forces dans le jeu d'ombres...
Voilà ce qui vous attend dans la nouvelle intrigue.
like I own it
Parfois, on a juste envie d'inaugurer un bâtiment tranquille. Malheureusement, on a souvent des invités surprise....
Participez au premier event de cette nouvelle saison ici.
quand on est un vrai
Kidnappez des gens en votant par là.
Vous pouvez aussi poster sur nos sujets de publicité ici et !

 
 {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur
if you ride like lightning, you're gonna crash like thunder
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Lun 13 Nov - 21:24 ()

if i go there will be trouble if i stay it will be double

SHE'S GIVING EVERYTHING TO NUMB THE BURNS ADDICTED TO THE LOSING FIGHT.


Les yeux fardés de sauvage, elle réajuste nonchalamment la soie de constellation qu’orne sa peau ivoire. Jo, c’est une sale gosse, l’ambition et la tête brûlée en cocktail imprévisible, alors c’est même pas une surprise de la voir là, pouponnée de la tête aux pieds, en rébellion contre les ordres donnés et toute sa raison. La petite brute au cœur tendre s’est faite femme fatale, perchée sur ses talons, ses idéaux et ses plans foireux.
Devant elle, l’immeuble haussmannien dégueule son luxe à grandes fenêtres, fûts de champagnes et serveurs à foison. T’aurais dû venir en serveuse, t’aurais moins eu mal aux pieds, crétine. Mais plus qu'il faut. La nymphe gravit bravement les escaliers jusqu'à la salle de réception majestueuse sans une grimace.

A côté d’elle, un groupe jouait du jazz doux et jo, elle manquait déjà ses écouteurs et un bon vieux rock. Mais faut tenir le rôle, faut papillonner des cils, faut bavasser avec les veuves. Pourquoi elle s’inflige ça, la révo, celle qui peut pas attendre de rentrer dans son quartier post-apocalyptique où elle devra convaincre Charles, le sdf du coin, de bien vouloir se pousser de cinq minutes pour qu’elle ouvrir la porte ? Parce que lui.
Cible verrouillée. À trois pas sur la droite, un costard sophistiqué aux manies raffinées se vante de son énorme portefeuille en peau de crocodile. M.Costard est un disparu, un disparu qui a retourné sa vie d'une façon pratiquement schizophrénique et a gravi les échelons de la société pourrie en quelques mois seulement, jusqu'à se retrouver sur les photos officielles avec le maire, le sourire colgate et les sourcils bien épilés. Jo, elle sait pas grand-chose, et de moins en moins avec le temps qui passe elle a l'impression, mais elle sait que les disparus, il faut s'en méfier comme la peste et qu'ils ont des réponses. Des réponses qu'elle crèverait d'avoir.

L’ombre de la justicière a disparu, il reste plus que les flammes de la revanche dans les débris. L’apocalypse, les suicides, les hallucinations, et maintenant la pénurie.  Jo, elle crache contre le système, et elle glisse des macarons dans son sac parce que merde, il fait faim.

La robe légère comme un voile, elle s’avance lentement vers la gueule du démon. « Il paraît que vous êtes le plus haut donateur ce soir, félicitation Monsieur Romansky, je suis impressionnée. » Le sourire ravageur, voler son intérêt est presque trop facile. Mis à part son côté pourri, il n'était pas trop mauvais garçon après tout. Et il avait de l'argent, maman dirait de clore l'affaire et empocher le pactole. « Honoré que mon nom ait pu atteindre de si jolies oreilles, et vous êtes ? » La main menue serre celle qu’il lui tend. « Oh, pardon, Mademoiselle Hawkins, mais appelez-moi Ophélie. Ma tante m’a amenée, et elle m’a beau.coup parlé de vous. Elle doit être par-là, quelque part. » Elle est demoiselle volage, avec de grands gestes, le masque innocent et impressionnable qu’attire les prédateurs. Le minois de sylphide tourne dans tous les sens pour localiser une tante qui n’existe pas tandis que M.Costard en profite pour déposer une flûte dans ses doigts. « Et bien, buvons tant qu’elle n’est pas là » Dire qu’elle comptait le saouler lui.  

La conversation s’emmêle, les toasts sont portés à la vie, à la mort, à l’amour, au chocolat. Quand soudain, la gamine manque de s’étouffer dans son verre. Une silhouette passe le pas de l’entrée grandiose, une silhouette qui connaît jo, et pas ophélie. Quand leurs regards se croisent, séparés par une foule, Jo, elle peut pas s’empêcher de se sentir les mêmes picotements à la base de sa nuque et le sentiment profond que ça n’allait pas bien tourner pour elle.


_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down


Dernière édition par Jo C. Duval le Ven 17 Nov - 10:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t372-holding-hands-while-the http://www.gameofshadows.org/t5639-arthur-leroy-templiers
homecoming : 30/10/2016
Messages : 1493
pretty face : Jake Gyllenhaal
julius caesar : schizophrenic
Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Jeu 16 Nov - 23:52 ()
One day it's fine and next it's black
So if you want me off your back @Jo C. Duval
La soirée mondaine exhibait son luxe et son bon sentiment. Le gala de charité déversait faux semblants et hypocrisie. Ici, tout le monde souriait, tout le monde semblait heureux alors que dehors Paris crevait la faim. On avait organisé cette soirée sous l’étendard de l’altruisme et de la bienveillance, mais Arthur n’y décelait qu’égoïsme et narcissisme. Les invités ne se souriaient que pour mieux flatter leur propre égo. Ils se contemplaient eux-mêmes dans le regard de l’autre, se perdant dans des discussions à la futilité affligeante. Arthur remerciait toujours intérieurement l’influence passée de son père et de son frère, anciens maires, qui lui permettaient d’être convié à ces festivités sans avoir besoin de demander. Il ignorait toujours comment il parvenait encore réussir à se fondre dans la masse, lui, le lucide qui réprimait l’envie de cracher à leurs pieds pour leur exprimer tout le dégoût qu’il leur dévouait. Humains arrivistes ou démons opportunistes, ils se précipitaient tous aux bottes du nouveau maire afin de s’en attirer les faveurs. Ils sortaient leurs chéquiers abondants, signant à l’aveugle des sommes qui importaient peu. Dans ce costume bleu marine, affublé d’une cravate bleu roi, il était le mouton au milieu de la meute de loups. Chacun de ses pas effectués au sein de la foule paraissait ralentir le temps, comme s’il était toujours sur le point d’être découvert. Un jour, ils comprendraient que le chef ultime de la résistance avait toujours été parmi eux. Un jour, ils seraient aveuglés par la lueur qui irradiait du combattant de la paix. Il n’avait jamais autant l’impression d’être le héros de l’histoire que lorsqu’il n’était pas à sa place. Le sourire avenant sur le visage, Arthur se fraya un chemin, non sans saluer quelques têtes familières. Il savait se prêter au jeu, mais il avait une mission à remplir ce soir. Les autres n’existaient pas, il n’y en avait qu’un qui aurait toute son attention. L’argent attirait les âmes démoniaques, c’était un fait dont les enfants de Satan ne se cachaient même plus. Arthur l’avait en ligne de mire, depuis son entrée. Dans son costard trois pièces qui puait les trois zéros, il ne passait pas inaperçu. Les femmes entrevoyaient la séduction, les hommes l’opportunité. Il provoquait les réactions épidermiques, automatiques. Tout le monde attendait pour lui parler et pour croiser son regard. Mais le roi se faisait difficile et seule une personne avait réussi à l’aborder. Arthur n’aperçut d’abord que sa main fine qui cognait sa flûte de pétillant contre la sienne, mais quand la silhouette qui dissimulait la jeune femme s’écarta, il stoppa net sa marche.

Jo. Il se souvenait de son visage comme si c’était hier. Même parée de cette robe qui détournait le regard, elle semblait la même. Les quelques centimètres en plus ne parjuraient pas son minois mutin. Le sourire charmeur ne dupait que sa cible. Sa cible à lui. Que faisait-elle avec un démon ? Que faisait-elle là tout court ? Pourquoi se trouvait-elle juste aux côtés de la personne la plus dangereuse de la salle ? Sans savoir pourquoi, Arthur sentit poindre un désagréable sentiment. Un mauvais pressentiment mêlé d’un soupçon de frustration, lui qui avait eu tant de mal à la retrouver. Elle savait se cacher des yeux inquisiteurs et se dévoiler au bon moment. Hormis ce soir. Maintenant n’était véritablement pas le bon moment. Il devait rester concentré. Partagé entre l’envie et la raison, il s’approcha du duo, le pas déterminé. « Romansky ! » Le sourire du démon s’agrandit. S’étaient-ils véritablement reconnus ? Rien n’était moins sûr. « Arthur. Comment vas-tu ? » La poignée de mains se voulut franche, légèrement teintée d’une masculinité fière, tandis que le templier priait pour que son prénom révélé passe inaperçu auprès de la tierce personne. « Très bien. On m’a fait part de ton importante donation pour le gala. Tu sais vraiment déceler les bonnes opportunités. » Se faire le soutien des projets du maire, Arthur aura tout fait. « Je ne manque jamais l’occasion de soutenir le développement de ma ville, tu sais. » Ils passaient pour de vieux collaborateurs, alors qu’ils s’étaient parlés deux fois tout au plus, le philanthrope sorti de nulle part et le frère de l’ancien maire. « Je vois que tu passes une bonne soirée en charmante compagnie. » Le commentaire avait fusé, formulé avant même qu’il se dise que c’était une très mauvaise idée. Aussitôt, il le regretta quand l’homme passa un bras discret autour de la taille de la jeune femme. « J’ai de la chance, hein. Je te présente Ophélie, mais ne te fais pas d’illusions, c’est moi l’homme le plus intéressant ce soir. » Une réflexion désobligeante et orgueilleuse masquée sous la plaisanterie qui ne manqua pas d’écorcher la fierté du templier. « Enchanté. » dit-il en daignant enfin regarder Jo, la lueur assassine au fond de ses yeux clairs. Tout allait mal tourner. Elle se trouvait au milieu d’un duel qui ne la concernait pas. Qu’elle parte maintenant et peut-être se recroiseraient-ils, dans un autre contexte. Ailleurs, loin.

- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________

SPLEEN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Ven 5 Jan - 15:47 ()
one day it's fine and next it's black
« Darling you got to let me know, should i stay or should i go ? If you say that you are mine, I will be here til the end of time. »

Le faste dans la crasse se dénude à l’heure où les badauds aux dents aiguisées d’argent paradent. Des douzaines de donzelle aux ailes arrachées s’égarent à leurs bras, à leurs péchés, à leurs promesses cristallines qui mourront plus tard entre leurs crocs affamés, et jo, abandonnée à l’ivresse du frisson, s’y est mêlée. Naïve. Désespérée. D’la vérité en supplication. L’feu d’la suspicion.

Au son des violons, elle glane sa cible entre deux verres d’ambre et l’égard d’un sourire enjôleur, la belle gueule factice, l’innocence soufflée sur les traits poupins pour appâter la bête tapie derrière le costard avide. Jo, elle se fait Ophélie, héritière des folies, cils qui battent et doigts qui courent sur la cravate.
L’champagne lui glisse entre ses lèvres peintes pour charmer le Romansky, le démon aux affres maudites, aux mains qui s’égarent sur le corps de poupée dans des caresses à peine désolées. Elle retient ses grimaces, elle les transforme en moue indifférente. Les murmures se perdent au creux de l’oreille, un numéro de chambre, un air choqué, mais monsieur, vous n’y pensez pas, mais la transaction insidieuse ne peut se conclure, un chevalier interromps, vole l’attention gagnée de sa proie affamée.

Ses billes univers verrouillée sur lui, sa silhouette, ce visage étranger et familier à la fois qui évolue avec aisance parmi les costards. Son inconnu de minuit, elle y a repensé, la belle, souvent, chercher à retrouver, comme ça, au détour d’une curiosité, un nom, un indice mais l’illusion lui échappait. Il ne lui avait rien donné quand elle s’était dévoilée nue devant lui : un nom, un secret, étalée sur un plateau. Elle l’avait cru flic, celle qui traîne autant derrière les barreaux qu’entre leurs bureaux, mais sa barbe n’était nulle part dans les dossiers des employés. Alors elle s’est fait une raison, jo, elle a oublié. Elle a cru qu’elle avait oublié. Elle n’est plus sûre.

Il a la démarche nonchalante, l’arrogant, quand il approche du couple. « Arthur. Comment vas-tu ? » Une expression de surprise effleure ses traits. C’est bien sa veine, à la révo, il fallait qu’ils se connaissent. Le nom, cependant, ne manque pas de s’imprimer avec plaisir dans les méandres de sa caboche. Arthur. Comme le roi. Les deux mâles échangent les politesses et la Duval lève sa flute à ses lèvres, l’regard joueur, l’regard malice planté sur lui, à l’instar de Romansky, trop occupé à se faire vanter ses louanges pour remarquer que son jouet lui échappait tout à fait. « Je vois que tu passes une bonne soirée en charmante compagnie. » Et le bras de l’autre qui vient s’emparer de la taille pour la rapprocher, la posséder. Les dents grincent aux commentaires, plus encore lorsque le faux nom fuit.

« Enchanté. » Menace dévoilée qu’elle terrasse de sa main agile tendue. « De même, Monsieur … ? » La question n’est pas subtile, elle titille, elle joue. Ils sont sur son terrain, cette fois, elle le sait, elle le sent à la façon dont il la regarde. « Et si nous prouvions tords à Monsieur Romansky ? Vous m’aidez à trouver les petits fours ? »  Ce dernier partit d'un grand rire, l'attrapa par le bras avant qu'elle ne puisse se libérer en lui glissant quelques mots charmants murmurés d'un peu trop près et déposa à l'abri des regards quelque chose dans son sac. La gamine ne perdit son sourire factice que lorsqu'il s'excusa auprès d'Arthur et disparut dans la foule sous quelques prétextes auxquelles elle ne payait déjà plus attention, tâtant l'objet précieux du bout des doigts.

Seuls. Dans la foule. Comme deux idiots, deux maladroits qu'en savent trop et pas assez. Qu'ont que des soupçons à s'offrir, un frisson et il est déjà de partir. « J'ai imaginé beaucoup de choses sur toi, darling, mais l'idée du mystérieux philanthrope est plus séduisante encore. Alors ? Toi qui connais mon beau donateur, des squelettes dans le placard dont je devrais me méfier ? » Elle se dirige vers le bar, elle fuit, elle espère qu'il suit. Des placards, elle compte en ouvrir des tas ce soir, parce que dans le sac, la clé de la chambre d'hôtel de monsieur Romansky règne royalement. Et quelque part dans les mauvaises connexions de son cerveau irrigué à l'adrénaline, elle ne s'avoue pas l'attraction presque gravitationnelle qui la cloue ici plutôt que là-haut à se la jouer cambrioleuse de haut-vol.



_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t372-holding-hands-while-the http://www.gameofshadows.org/t5639-arthur-leroy-templiers
homecoming : 30/10/2016
Messages : 1493
pretty face : Jake Gyllenhaal
julius caesar : schizophrenic
Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Lun 15 Jan - 20:51 ()
One day it's fine and next it's black
So if you want me off your back @Jo C. Duval
Même en sa présence, Jo ne se débarrassait pas de son masque. Elle continuait de siroter son verre, sans perdre une seule seconde de l’échange. Elle enregistrait la moindre information, analysait l’entente cordiale entre les deux hommes. Il le lisait dans ses yeux noisette, la curiosité malsaine, la délectation de voir tout venir à elle. Et malgré son sourire, Arthur fulminait. Il fit mine de la trouver à demi-intéressante, lui rappelant qu’il n’était pas là pour elle, mais elle se plaisait à jouer le rôle de l’inconnu. Elle laissa le Monsieur en suspens, cherchant peut-être à quérir un nom de famille qu’il ne lui offrirait pas. « Arthur, oui. » Alors qu’il choisit de revenir à son objectif principal, c’est-à-dire être l’ombre de Romansky jusqu’à ce qu’il fasse un faux pas, l’intrigante en décida autrement. Elle lança une remarque qui, il en était sûr, piqua l’orgueil du démon, même s’il se départit d’un rire. Dans un dernier élan de possessivité malsaine, ce dernier s’approcha beaucoup trop près de la jeune femme pour lui glisser quelques mots ainsi qu’un objet dans son sac, à la manière d’une récompense. La carte magnétique qui devint la propriété de Jo ne manqua pas de susciter l’intérêt d’Arthur. Peut-être qu’elle venait de lui faciliter la tâche, indirectement. Tout se passa trop vite pour qu’il ait le temps de réagir, il n’eut même pas le temps d’accepter qu’il se retrouva seul avec la jeune femme. Le démon venait de filer, certainement en quête d’admiration ou d’une autre proie féminine. Jo venait d’éloigner l’homme qu’il était justement venu chercher. Si elle avait voulu faire exprès, elle n’aurait pas pu faire mieux. Pourquoi avait-elle choisi ce moment pour réapparaître ? Ne l’avait-elle déjà pas oublié ? Ne pouvait-elle pas restée tapie une soirée de plus, rien qu’une ? « Eh bien, je suppose que j’ai aussi envie de petits fours. »

Comme une mauvaise habitude qui revenait au galop, Jo affubla le roi du surnom instinctif. Le darling qui rappelait la danse passée, l’explosion manquée. Rien n’avait été oublié donc. Arthur la suivit jusqu’au bar, sans même réfléchir. Elle attisait sa curiosité, le besoin d’en savoir plus sans savoir pourquoi. Il se maudissait déjà. « Et tu imaginais quoi ? » demanda-t-il avant d’apostropher un serveur et de redemander une flûte de champagne pour chacun. Avec Jo, l’imagination s’emballait toujours trop. Lui qui avait percé au grand jour la criminelle aux accents revendicateurs se surprenait à vouloir toujours creuser plus loin. « En fait, mon vrai nom, c’est James Bond. À ton avis, pourquoi le costard me va si bien... » murmura-t-il, comme sur le ton d’une confession. Les verres furent déposés devant eux, accompagnés d’un plateau de petits fours. Le gourmand s’en saisit d’un pour l’engloutir d’une bouchée. Arthur poursuivit sur la voie de la métaphore et du mensonge. Après tout, elle était toujours là au mauvais moment, il y avait peut-être bien une raison – une qui ne manquerait pas de lui déplaire, si jamais. Il s’appuya contre le comptoir, face à la foule de badauds. « Et ton beau donateur comme tu l’appelles, on va dire que c’est le docteur No. Un homme beaucoup trop ambitieux pour ne pas semer le trouble là où il passe. Je te conseille de garder tes distances, il ne ferait qu’une bouchée d’Ophélie. » Arthur tourna son visage vers Jo. Il la préférait presque sous les néons rouges, telle la biche effarée, surprise au naturel. Ici, elle avait beau se fondre dans la masse, il y avait quelque chose qui ne collait pas. Une fois de plus, il avait l’impression d’être le dindon de la farce. Pourtant, c’était lui le maître des soirées mondaines, Leroy parmi la noblesse superficielle. Elle avait pénétré dans son territoire et il n’avait pas l’intention de se laisser distraire. Il acheva sa flûte d’une traite, pour se donner du courage et en reposant son verre, il se tourna de nouveau vers Jo. Il avait comme une envie de rester là et de se complaire dans le faste jusqu’au bout de la nuit, mais ce n’était pas possible. « On fait un truc. Je te fais danser à t’en faire tourner la tête, puis tu me remercies en me donnant la carte que le monsieur t’a filée. Ça me sera plus utile qu’à toi. » Il laissa son index s’égarer en direction de son sac à main. Hors de question qu’elle s’approche de lui à nouveau. C’est pour le business, qu’il se disait.
- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________

SPLEEN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Lun 12 Mar - 17:08 ()
one day it's fine and next it's black
« Darling you got to let me know, should i stay or should i go ? If you say that you are mine, I will be here til the end of time. »

Il est sans concession, dans son costume trois pièces, la barbe taillée, les cheveux tirés. Il se fait sévère, impénétrable, il n’offre rien le gentleman qu’une façade et un prénom. Arthur. Litanie qui tourne en rond dans le crâne, qu’accapare l’esprit, la détourne du russe, de la mission, de la connerie qui brûle au bout de ses doigts. Il s’appelle Arthur. Ses opales farouches fixées sur sa gueule de velours.

Alors elle se reprend, elle joue, la miss bond, envoie Romansky au loin tout en sachant qu’il lui reviendra comme attaché à un élastique, non sans un cadeau dans son sac à main. « Et tu imaginais quoi ? » Elle hausse les épaules, hors d’œuvres entre les dents, la belle réajuste la bandoulière sur son épaule. Qu’est-ce qu’elle a imaginé, jo, qu’est-ce qu’elle a fantasmé derrière les deux lunes brunes aux mystères étouffés. La soirée, c’est l’boom boom des enceintes et du palpitant quand il a chopé sa main, c’était l’moment pur, celui où ya pas de passé ni de futur, alors jo elle a jamais imaginé que des fantasmes qui s’estompe avec le temps, dans la magie, dans l’souvenir intact et unique. « Oh tu sais, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Sans doute flic, ou pompier, un type avec des valeurs, à ne pas laisser une terroriste s’échapper, même en-dehors des heures du bureau. Et une cape la nuit, bien sûr. » Sourire mièvre, elle enrobe sa vérité de plaisanterie, la gosse. Perchée sur ses talons aiguilles, et pourtant il la dépasse encore d’une bonne tête l’affreux, et elle qui joue l’menton tendue. « En fait, mon vrai nom, c’est James Bond. À ton avis, pourquoi le costard me va si bien... » ça lui coupe l’souffle, ça lui coupe l’ophélie en elle et jaillit la jo parce que ça la fait pouffer. Elle s’reprend, elle essaie de cacher sa surprise et les gloussements derrière ses yeux qui brillent. Elle a bu qu’une coupe d’champagne, la révo, mais elle a l’impression d’être sous une pilule acidulée d’un autre niveau. « J’aurai dû m’en douter, la double identité te va au teint. » Et elle vient remettre sa cravate en place pour appuyer les mots. Putain oui, le costard lui va bien. Et l’identité secrète. Le double jeu. Mais ça, c’est un murmure entre eux.

Le serveur ramène leur coupe et petits fours pour le plaisir des papilles. Elle suit l’exemple, elle enfourre ses saucisses pour riche entre ses lippes rouges alors qu’il en revient à leur présent problème, monsieur aux quatre épingles qui gigotait de l’autre côté de la salle de bal. « Et ton beau donateur comme tu l’appelles, on va dire que c’est le docteur No. Un homme beaucoup trop ambitieux pour ne pas semer le trouble là où il passe. Je te conseille de garder tes distances, il ne ferait qu’une bouchée d’Ophélie. » Un hmm lancinant, merci insouciant pour l’information. S’il ne lui apprend rien qu’elle ne se doute déjà, il effleure ses propres vérités, il se place sur son échiquier.  Portant la flute à ses lèvres, elle se délecte des bulles. Elle a l’air désabusée, déçue, la princesse, mais sous le fard et les épingles tirées dans la masse sombre, elle a les desseins qui se forment. « Ophélie aime l’ambition et le trouble, ça a tendance à la suivre un peu partout. » Qu’elle soupire enfin dans un haussement d’épaule. La révo, elle sait plus comment vivre sans le ballet entêtant d’une vie à cent à l’heure, d’une vie incertaine, d’une vie sur le fil, d’une vie en vrille. Et ça lui fait peur, mais pas ce soir, pas quand elle a la vengeance et le désespoir tout accroché à une seule victime. Pas quand il est si proche, l’docteur No. Elle est prête à se damner toute entière, et elle est seule, et elle est peut-être en tort, mais c’est une kamikaze en haute-couture qu’a pas encore les yeux assez en cœur pour l’oublier.

Il vide son verre d’un coup sec, Arthur, et lorsque ses opales ténébreuses se reposent sur elle, il perce les carapaces, il coupe l’souffle une seconde. « On fait un truc. Je te fais danser à t’en faire tourner la tête » Esquisse d’un sourire. « puis tu me remercies en me donnant la carte que le monsieur t’a filée. » Déception cruelle. « Ça me sera plus utile qu’à toi. » Son index dangereusement proche de son sac à main et sa clé acquise après une heure de compliments sexistes et de séduction diminutive, de sourire factice à s’en faire vomir, Arthur révèle son jeu. Il la manipule. Plus encore qu’elle ne le pensait. Il se joue d’elle. Ils sont après la même chose, la même personne, elle aurait dû le savoir. Elle se sent stupide, jo, les fauves qui jugent, qui jaugent. Mais elle laisse rien paraître, pas tout de suite, parce qu’elle prend son temps, parce qu’elle enlace son cou de ses doigts, entremêle quelques mèches de ses cheveux derrière sa nuque et à son oreille, susurre : « Mince, moi qui pensais que je te faisais plus d’effets que Romansky. » Elle est terrible, elle l’a toujours été la belle, mais ça n’a jamais été aussi acide sur la langue. Ya comme un bout d’âme écorché à l’intérieur. Elle recule, redresse sa robe, sort la clé de son sac. « Parfois les James Bond girls se passent de James Bond. » La reine se fait glace. La clé disparaît dans le décolleté et la belle dans la foule qui s’élance dans une valse, agile féline.

La musique, les silhouettes, la valse, le souffle court et erratique, les pourquoi, la course contre la montre, contre lui, qu’elle vient d’enclencher, jo elle se prend les pieds dans des fils, elle se prend les pieds dans son chaos. Pis ça tourne, ça tourne autour d’elle. Entre les arabesques du bal, les lustres pleurent leurs éclats faibles sur sa crinière aux teintes chocolats. Pis enfin, elle arrive à l’autre bout de la salle, en haut des marches sous l’alcôve menant à l’hôtel qui organise la soirée faste. S’arrêtant une seconde, les ambres sautent d’un invité à un autre afin de  vérifier que Romansky est toujours en grande discussion avec quelques gentlemans importants. Dans le procédé, c’est la silhouette d’Arthur qui se tatoue sur ses rétines, méfiance, prédatrice, curiosité, invitation, envie s’y mêlent. Elle est là. Tu l’as vu, tu sais où elle va. Rejoins-la. Vite. Parce qu’elle a déjà appuyé sur le bouton de l’ascenseur et qu’il ne reste que quelques secondes pour la rejoindre à l’intérieur.  




_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t372-holding-hands-while-the http://www.gameofshadows.org/t5639-arthur-leroy-templiers
homecoming : 30/10/2016
Messages : 1493
pretty face : Jake Gyllenhaal
julius caesar : schizophrenic
Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Dim 18 Mar - 22:04 ()
One day it's fine and next it's black
So if you want me off your back @Jo C. Duval
Arthur ignorait si l’impression qu’il lui avait donnée était semblable à l’empreinte qu’elle avait laissée sur lui. Il avait tendance à regrouper les événements, à sentir une réciprocité qui n’existait peut-être pas. Elle pouvait bien être déçue, l’imaginer sauveur de ses dames alors qu’il avait plutôt sauvé tout le monde de la dame. Il n’avait rien de grandiloquent, Arthur. Si son patronyme laissait entendre qu’il n’avait certainement jamais manqué de rien, le fils cadet s’était toujours fait discret. S’il lui avait dit qu’il n’était qu’un professeur d’histoire passionné de théologie et mythologie, là elle aurait sans doute préféré l’illusion à la réalité. Il aurait pu la bercer de rêves et d’aventure en lui révélant sa véritable identité. En lui glissant qu’il s’appelait James Bond, il assimilait quelque peu le mythe à la vérité. Il n’en était pas loin si on réfléchissait... C’était sans doute une des raisons pour lesquelles l’Ordre ne s’était encore jamais révélé au grand jour. Il y aurait trop de suppositions et de conclusions hâtives sur leur statut ou leur activité pour être acceptés. Les gens se feraient des idées et les prendraient soit pour les saints sauveurs, soit pour des imposteurs incapables. Dans les deux cas, ce n’était pas profitable. L’Ordre était voué à demeurer dans l’ombre, chevaliers invisibles qui maintenaient la Terre à flots. Arthur préférait se targuer d’une identité fictive, dans l’espoir qu’elle y lise le jeu bien plus que le sérieux. Elle offrit son rire à ses yeux azur qui ne voyaient qu’elle. Elle se moquait de lui, le prenait pour un fou, tandis qu’elle s’engouffrait dans la mascarade. Il la laissa remettre sa cravate en place, tout en sachant qu’elle était déjà parfaitement nouée. L’éclat dans ses iris était-il le même qui agitait ses entrailles ? Avait-elle, elle aussi, l’impression d’être plongée dans un monde virtuel où tous deux étaient invincibles ? Libres d’agir comme bon leur semble, car le monde était à portée de main. L’homme voulait y croire à cette illusion qu’il s’était créé, lui faire croire que tout autour d’elle était futile, alors qu’elle avait alpagué sa dangereuse cible quelques minutes auparavant. Elle lui avait mâché le travail et c’était à lui de la remercier en lui épargnant un risque inutile. Le paternalisme ponctuait sa voix qui lui disait d’abandonner la cible. Elle n’avait pas les épaules, il voulait lui faire comprendre, tout en ignorant le fait qu’elle avait justement les épaules pour obtenir ce qu’elle voulait de Romansky. À ce jeu-là, elle était certainement plus forte que lui. Et il avait la désagréable impression qu’elle était en train de reporter sur lui toutes les fausses mimiques qu’elle avait réservées pour le riche monsieur.

Alors, le Chevalier du Roi se fit d’autant plus droit, royal, dominant pour essayer de reprendre le contrôle. Il énonça les faits comme si c’était déjà acquis, comme si elle obéirait sans broncher. Mais il oubliait que c’était la rébellion incarnée, la petite poseuse de bombe qui n’avait pas peur de se brûler les doigts. Il suffisait qu’il dise blanc pour qu’elle crie noir, qu’il demande le calme pour qu’elle lui serve la tempête. Peut-être qu’au fond, c’était cette insolence qu’il cherchait de nouveau, celle qui lui avait fait tourner la tête dans ce bar miteux. Il se tirait une balle dans le pied, et le pire, c’était qu’il n’en avait absolument rien à faire. Quand ses doigts vinrent taquiner les mèches rebelles derrière sa nuque, Arthur réprima la moindre réaction physique. Il s’efforça de rester concentré puisque, d’une minute à l’autre, il l’emmènerait danser. Il pouvait bien lui accorder cet instant, elle lui avait mâché le travail en obtenant dignement ce pass pour la chambre d’hôtel. Il ne cilla pas quand ses lèvres accaparèrent son oreille, réprimande pour cet ordre jeté aux oubliettes. Il n’arrivait même pas à sourire, sachant ce que cette réplique sous-entendait : elle ne l’écouterait pas. Aussi vite qu’elle s’est approchée de lui, voilà qu’elle s’éloigne enfin. Elle agita le Graal sous son nez et autoproclama son indépendance. Le regard frustré suivit l’objet jusqu’à son refuge interdit avant que la belle ne lui fasse faux bond.

De marbre, Arthur regarda la silhouette filer, danser entre les corps sans âme agglutinés au milieu de la salle de réception. En valait-elle la peine ? Pouvait-il trouver un autre moyen d’entrer ? Le templier regorgeait de solutions, mais il avait l’instinct obstiné. Il refusait qu’elle lui échappe une seconde fois. Il aperçut vite fait un pans de robe, une mèche au vent, une épaule en fuite, tandis qu’il essayait d’évaluer sa destination. Enfin, elle lui apparut à l’autre bout de la pièce, défiance incarnée. Elle avait piqué le véritable Arthur, celui qui ne réfléchissait plus. Elle lui tourna de nouveau le dos pour disparaître pour de bon et l’homme s’élança. Coups de coude et jeux d’épaules furent nécessaires avant qu’enfin il soit libéré de la foule. Il leva la tête et les portes se refermaient déjà. Un dernier coup d’œil à Romansky et Arthur s’empressa de la rejoindre, se glissant fébrilement entre les portes de l’ascenseur. Il manqua de la bousculer dans son élan et se rattrapa de justesse. « Dans quel film elle parvient véritablement à lui échapper ? » demanda-t-il, le souffle court, jouant des métaphores Bondiennes afin de percer à jour ses véritables desseins. Il n’irait pas chercher de lui-même la clé qui ouvrirait la porte magique, elle le suivrait bien assez vite. Il joua de sa carrure imposante pour l’acculer, réaffirmant son rôle de leader. « Si je te dis de ne toucher à rien, tu vas foutre un bordel monstre. C’est comme ça que tu fonctionnes, non ? » L’hypothèse acerbe cherchait à éroder l’égo de la biche, pour mieux protéger sa propre fierté. Le ding salvateur survint assez tôt, car Arthur n’aurait pas supporté une minute de plus dans cette cage d’ascenseur. Bien trop heureux de s’extirper le premier, il prit ses aises dans le couloir, les bras levés en croix. « Guide-moi, James Bond girl, montre-moi la raison pour laquelle tu as vraiment fait bonne impression auprès du golden boy d’en bas. » Tout, mais pas une autre bombe. Elle l'ignorait encore mais dès que le bouton vert de la porte s'illuminerait, la mini-caméra au cœur de sa montre se mettrait en marche.
- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________

SPLEEN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Jeu 17 Mai - 20:09 ()
one day it's fine and next it's black
« Darling you got to let me know, should i stay or should i go ? If you say that you are mine, I will be here til the end of time. »

Sur ses bouts d’escarpins, elle gravit les trois marches qui séparent le début du couloir de la salle de bal où claquent les talons et valsent les haillons sur les harmonies des violons. Sur sa droite, les portes de l’ascenseurs murmurent leurs candeurs lorsque ses doigts viennent commander à la cage métallique de bouger ses fesses pour monter les siennes plus haut, plus loin, au pas de cette chambre dont les fantasmes se taisent. Contre son sein, la clé, une simple carte métallique gravée d’un 566, si proche d’un 666 songe-t-elle. Jo, elle sait pas ce qu’elle fout, pas vraiment. Dans le creux de la poitrine, c’est qu’un boom boom insolent qui ne s’arrête jamais. Ding. Les portes glissent pour révéler une cage dorée au large miroir. Elle hésite à franchir le pas. Derrière elle, dans la foule, si proche et encore invisible, il y a Arthur, et son mystère, et ses mots aux sous-entendus, et son costard qui souligne juste comme il faut ses épaules et la courbe de ses … et son air courroucé, inquiet, sa sécurité. L’air de vouloir la protéger. Ça s’impose à elle, et ça la surprend, la sauvage, mais ça devient évidence, comme un secret mal caché. À en faire revoir ses fantasmes de pompiers et de flics qu’elle lui prêtait à son inconnu. Est-ce qu’elle se sent vraiment protégée par le premier idiot qui la plaque au sol quand une de ses bombes prend soin de ses fourches ? Ok. Peut-être. Peut-être que la gamine fuit l’idée, peut-être pour ça qu’elle court au danger les bras ouverts dès qu’elle aperçoit ses iris chocolat, un peu pour se la péter, un peu pour l’encourager. Jo, ma fille, t’as des sérieux problèmes psychologiques à travailler.

Elle s’engouffre alors, appuyée contre la barre, pressant le cinquième étage du bout de sa pochette brodée. Mais alors que les portes se referment, un chevalier parvient à s’y glisser avec l’élégance d’un sprinteur en fin de course. Il manque de lui rentrer dedans, par réflexe, sa main vient se saisir de son bras pour le stabilise, enlevé aussi vite qu’elle réalise ce que la maline fabrique. « Tu- qu’est-ce- que »  Les deux mirettes en soucoupes, les deux pétales rouges de ses lèvres s’ouvrent et se ferment, cherchant les mots en vain. « Dans quel film elle parvient véritablement à lui échapper ? » Oh boy, elle l’embrasserait et le giflerai en même temps si elle pouvait. « Tu n’abandonnes jamais, pas vrai ? » La respiration qui accélère, elle sent son corsage lui compresser les côtes alors qu’il se dresse de toute sa hauteur, forçant le joli menton à se tendre. Elle recule, le dos pressé contre le miroir, il avale la distance, le défi, la surprise, l’envie, le what the fuck is happening entremêlé entre ses cils de poupée. « Si je te dis de ne toucher à rien, tu vas foutre un bordel monstre. C’est comme ça que tu fonctionnes, non ? » Il la domine d’une à deux têtes, le géant, leur différence de taille à peine compensée par les quinze centimètres de ses talons. Pourtant, elle ne lui cède rien de plus, étendue de la pointe des pieds au bout de ses cheveux. La mielleuse prend une moue coupable. « Peut-être parce que j’espère que tu viendras me punir, oh mon chevalier. » Ses dents mordent sa lèvre coupable, elle le surjoue, elle vend sa comédie comme il vend ses mensonges blancs. Il n’est pas là pour elle, elle n’est pas là pour lui, pas complètement, ils le savent tous les deux et pourtant ya un air de faux-semblant, de comme si, qu’elle pourrait bien gober avec du temps.

Enfin, la cage s’arrête et les portes s’ouvrent sur le couloir richement vêtu de lustres, bordé de portes ivoires. « Guide-moi, James Bond girl, montre-moi la raison pour laquelle tu as vraiment fait bonne impression auprès du golden boy d’en bas. » Jo sur les talons d’Arthur, le couple s’aventure dans le dédale, la brunette gardant un œil sur les nombres défilant sur les plaquettes d’argents. « Eh bien, monsieur Bond, j’aime à penser que Russia Boy a été épaté par deux de mes qualités les plus précieuses, ma détermination et mon intelligence. » Dit-elle en désignant à chaque nom un de ses seins mis en valeurs par la dentelle noire de sa robe. Romansky fait partie de ce groupe d’hommes faciles à manipuler parce qu’ils ne demandent que cela, n’attendent rien de plus qu’une nuit d’oubli de la biche devant eux. Il a suffi à la révo de se présenter comme une de ces candidates adéquates. 564, 565. « On y est. » Elle sort la clé de son décolleté et l’introduit dans le boîtier qui ne tarde pas à allumer son voyant vert et actionner le mécanisme sous la pression de la main de jo. La chambre, qui se trouve être une suite à la richesse exhibée, se dévoile à leurs yeux. Il ne faut pas plus de quelques secondes pour la révo pour se diriger vers le bureau d’un pas professionnel et commencer à passer au crible les papiers. Elle cherche une preuve, ou une piste, de tout, de rien, de corruption, de prostituée mal payée, de finances bancales, elle cherche à la fois du matériel pour chantage qu’une idée sur ce qui a remplacé la caboche de Romansky. Elle se fiche du témoin oculaire, est-ce qu’il ne venait pas d’entrer par effraction avec elle ? Tout en travaillant, elle fait la parlotte : « Tu me rappelles pourquoi ce gars t’intéresse autant ? » Sourcil levé, il n’y a plus de flirt, que la question grosse comme une maison qu’il pourrait lui rétorquer si facilement.

_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t372-holding-hands-while-the http://www.gameofshadows.org/t5639-arthur-leroy-templiers
homecoming : 30/10/2016
Messages : 1493
pretty face : Jake Gyllenhaal
julius caesar : schizophrenic
Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Dim 27 Mai - 22:06 ()
One day it's fine and next it's black
So if you want me off your back @Jo C. Duval
Arthur n’abandonnait jamais, c’était l’adage des Leroy. Même quand il fonçait droit dans le mur, il n’arrêtait pas, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par la force des choses. Borné par un instinct qu’il croyait infaillible, il savait qu’il tirerait des choses de cette soirée. Peut-être pas ce qu’il était venu chercher, compromettre les agissements d’un démon sous couverture, glaner des informations qu’il aurait laissées échapper dans sa course à la gloire. Non, plus le temps passait, plus il réalisait la tournure qu’avait pris cette soirée. Il n’était plus dans son rôle de templier, n’est-ce pas ? Quand il regardait Jo minauder, c’était l’homme qui mourait d’envie de commettre l’irréparable. Quand elle le défiait de la punir, c’était Arthur qui crevait de lui rendre la monnaie de sa pièce. Le jeu se faisait entre deux êtres, et non plus entre un Chevalier du Roi et une poseuse de bombe beaucoup trop innocente pour l’être, véritablement. Il sait qu’elle n’était qu’un boulet dans sa quête véritable. C’était tout juste si elle se faisait pardonner en lui apportant sur un plateau d’argent ce qu’il aurait mis probablement des heures, et beaucoup d’effort, à obtenir. Car lorsqu’il l’interrogea ce qui avait poussé le Russe à récompenser aussi généreusement la demoiselle, celle-ci ne se cacha pas des atouts qui avaient joué en sa faveur. Ses yeux bleus suivirent malgré lui la direction que lui montrait la jeune femme. Sans nul doute qu’elle avait besoin d’intelligence et de détermination pour réussir à embobiner un homme aussi dangereux. Mais il se refusait à croire qu’elle puisse céder au monstre les incarnations charnelles de ces deux grandes qualités. Elle était bien trop farouche pour se laisser avoir par un homme pareil. Elle tenait à sa liberté, c’était quelque chose qu’il croyait avoir lu en elle. Arthur s’efforça d’ignorer l’agacement qui naissait dans ses entrailles et suivit avec entrain Jo qui le conduit jusqu’à la bonne chambre. Il avait encore l’occasion de tout arrêter et de l’épargner. Tandis qu’ils approchaient du bout du couloir, le templier essayait de se convaincre d’avorter la mission. Il avait des remords. Il reviendrait. Il aurait d’autres occasions d’aller à la poursuite de Romansky, là où il serait seul et où ses actes n’engageraient que lui. Mais avant même qu’il n’ait eu le temps de lui arracher la carte des mains, le voyant vert s’alluma et la porte fut déverrouillée.

Arthur pénétra dans la chambre et prit le temps de détailler son environnement, avant de passer à l’acte. Ça puait le luxe. Pour exhiber autant de richesse dans une zone si restreinte, il avait certainement accumulé une fortune incommensurable avec de l’argent sale. Ou alors, il avait quelque chose à compenser, ce qui satisfaisait étrangement le Français. Outre le bureau déjà pris d’assaut par la fugitive, la pièce – qui n’était ni plus ni moins qu’une suite dans les règles de l’art – était principalement meublé d’un lit king size avec des baldaquins comme l’exigeait le prestige des grands hôtels parisiens. Il y avait également deux armoires gigantesques dans une desquelles se dissimulait certainement un coffre-fort, un petit meuble dans l’entrée, une petite table ronde avec deux chaises pour grignoter (les hommes d’affaire n’avaient jamais le temps pour un repas complet ou bien se targuaient de les prendre dans des restaurants hors de prix), et enfin une salle de bains presque aussi grande que la chambre. Arthur esquissa un pas pour y jeter un œil et quand il aperçut la robinetterie en or, il ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Il fut interrompu par une nouvelle question de Jo qui ne lâchait pas le morceau. C’était donnant-donnant. Elle ne lâcherait aucune info, s’il ne consentait pas lui aussi à ouvrir la bouche. « Disons qu’il a fait des choses qui ne plaisent pas à tout le monde. Je dois me contenter de prouver que le philanthrope a probablement une dizaine de squelettes dans le placard. » Il haussa un sourcil en sa direction. Qu’elle le prenne pour un détective privé, un inspecteur sous couverture, ou même un mafieux, tout l’arrangeait. D’un geste discret, il appuya sur un bouton situé sur sa montre. « Et toi, tu cherches quoi ? » Il s’approcha d’elle en prenant soin que sa main droite fasse un tour complet de la pièce. « Tu sais que ces hommes-là sont très méticuleux. Tu es en train d’écrire ton nom sur tout ce que tu fais. » Après tout, c’est elle qui avait les clés. « En plus, il ne cachera certainement pas ses petits secrets dans les endroits évidents. » Il regrettait presque le jeu qui s’était évaporé, sitôt la porte passée.

Le templier lui tourna le dos pour aller fouiner du côté des armoires, après s’être assuré d’enfiler des gants de cuir exécrés mais indispensables. D’un geste lent et aussi léger qu’une caresse, il passa en revue les costumes de marque suspendus, à la recherche d’une poche cachée. Sa paume passa sous les semelles des chaussures. Il était presque convaincu qu’il ne trouverait rien. Les démons avaient un QG bien à l’abri du reste du monde pour garder tout ce qui était précieux à leurs manigances, mais c’était l’aspect humain de Romansky qui intéressait le templier. Des adresses, des contacts, parce que c’était ainsi qu’on arrivait à la source : en remontant le fil. Il glissa une carte de visite à l’intérieur de sa veste et referma l’armoire avant de se retourner pour vérifier où en était Jo. « Préviens-moi si tu prévois de tout péter, je tiens à ce costume. »
- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________

SPLEEN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Mar 11 Sep - 19:30 ()
one day it's fine and next it's black
« Darling you got to let me know, should i stay or should i go ? If you say that you are mine, I will be here til the end of time. »

Arthur, il lui met des oeillères sur les mirettes. Elle s'aveugle, la révo, et tout lui échappe langoureusement à mesure qu’elle lui cède du terrain en le laissant s’insinuer dans l’appartement et la mission. Elle ne voit rien, elle laisse faire, l’égo qu’éblouit et fait miroiter un faux contrôle. Dans la chambre d’or dégoulinant, elle fait semblant d’être concentrée sur les mots imprimées des papiers et factures qui lui passe sous l’nez alors que ses ambres remontent régulièrement vérifier ce que la silhouette en marbre explore du côté de la salle de bain. La poupée ramène son attention de sa question en suspend sur l'intérêt qu'il porte à Romanski.  « Disons qu’il a fait des choses qui ne plaisent pas à tout le monde. Je dois me contenter de prouver que le philanthrope a probablement une dizaine de squelettes dans le placard. » Elle aurait pu répondre la même chose. L'idée qu'il soit de la vox lui traverse l'esprit, puisque jo s'est improvisée espionne sans prévenir qui que ce soit au QG, mais elle la chasse rapidement. Impossible que Monsieur soit passée sous son radar. Appuyée sur l'coin du bureau, elle plisse les yeux, ouvertement suspecte. « Hm. Très éclairant. » Ponctué d'un sourire, elle ne s'attendait à rien de plus vraiment, la demoiselle. « Et toi, tu cherches quoi ? »  Un doux rire s'échappe, c'était à prévoir. « On n'avouera jamais la vraie raison pour laquelle nous sommes ici, pas vrai ? Mais je t'épargne mes mensonges. »

Il s'approche. « Tu sais que ces hommes-là sont très méticuleux. Tu es en train d’écrire ton nom sur tout ce que tu fais. » « Je sais ce que je fais. » D'habitude. La gamine est une controlfreak, qui planifie des jours en avance des missions qu'elle n'effectue que rarement seule, qui prévoit toutes les issues de sorties, les scénarios. Mais aujourd'hui ? Aujourd'hui il n'y a que la colère, que le palpitant en vrac qu'a poussé la poupée a enfilé ses talons d'aiguilles et s'inventer black widow. Personne pour surveiller son dos. Elle finira par appeler Vivian pour qu'elle hack les vidéos et l'efface de la soirée, et c'est à peu près toutes les précautions que la duval a prise. « En plus, il ne cachera certainement pas ses petits secrets dans les endroits évidents. » Et il claque les talons, l'abandonne dans ses milles questions derrière sa façade fière et sa moue touchée. Alors qu'il s'attaque à l'armoire, sortant les gants, Jo finit de prendre des photos des documents trouvés avec son portable, parce que si arthur vise l'erreur humaine, la gamine suit la trace de l'argent. Les hommes d'affaires, comme Romanski semble être soudainement devenu en quelques mois, trempent  toujours dans des affaires louches. Puis elle s'appliqua à remettre le bureau dans l'état exacte où elle l'avait trouvé. La bouteille de champagne sur la table de nuit attire d'un coup son regard.

Quelques minutes plus tard, elle rejoint le détective privé qui faisait joujou dans les vestes et chaussures. « Plus de chance qu'il cache ses secrets dans ses chaussettes ? » Qu'elle taquine sans avoir eu la chance de jeter un oeil à ce qu'il trafiquait exactement. Quand il se retourne en fermant l'armoir, Jo ne recule pas d'un pas, laissant les barrières de l'intimité s'effondrer et son museau qui doit encore se lever pour ne pas se faire écraser par la taille du géant. « Préviens-moi si tu prévois de tout péter, je tiens à ce costume. » Les doigts qui viennent mettre de l'ordre dans le mouchoir de poche. « Le costume me survivra. » La mine pantoise, ça frime du bout des cils. Milles envies qui s'entrechoquent. « Peut-être. » Quand un cliquetis électronique se fait entendre soudainement derrière la porte, il n'y a pas le temps de réfléchir. La rebelle pousse Arthur dans la salle de bain et ferme la porte derrière eux. Au bip de la serrure et le claquement de la porte succédèrent les pas de Romanski dans la chambre. Sans un mot, avec un peu plus d'érotisme qu'elle n'avait besoin d'en mettre, la dame descend le zip de sa robe, laisse le tissus tomber à ses pieds et défait les épingles dans ses cheveux, laissant retomber la masse sur ses épaules nues. En nuisette noire, jo, elle n'a jamais été pudique. "Ophélie ?" D'un doigt sur la bouche, elle lui fait signe de se taire et sors.  

« Tu m'as fait attendre bébé. » Devant elle, Romanski se tient, matant les courbes avec un sourire en coin. « On n'a pas une minute à attendre alors. » Et alors qu'il s'élance, agrippant les hanches, elle s'esquive jusqu'à la table de nuit où elle récupère le champagne qu'elle agite sous son nez. « Oh mais avant, j'espérai qu'on pourrait ... ? » Il grogne, il veut le plat principal le gentleman, mais il cède et déjà le liquide doré coule dans les coupes. Pendant qu'il déguste, elle se penche à son oreille, la belle, murmure des fruits défendus jusqu'à ce qu'il craque et l'entraîne sur le lit, la démarche déjà vacillante. Ce n'est que lorsqu'il tente de dérober les lèvres, corps dominant sur les draps, que la drogue glissée tantôt dans le champagne fait complètement effet et qu'il s'écroule sur la Duval.

« Urgh. » La jolie pousse avec dégoût le russe pour se dégager. « Tu peux sortir maintenant. »


_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t372-holding-hands-while-the http://www.gameofshadows.org/t5639-arthur-leroy-templiers
homecoming : 30/10/2016
Messages : 1493
pretty face : Jake Gyllenhaal
julius caesar : schizophrenic
Allegeance : Puisqu'il est ni plus ni moins le chef de clan des templiers, il se doit d'être un exemple de loyauté. C'était pourtant mal parti, lui l'électron libre, l'âme rebelle dans une famille qui ne vivait que pour le devoir envers autrui. Aujourd'hui, tous les regards et toutes les craintes sont rivés vers lui et il se doit alors de représenter l'union au sein de l'Ordre. Néanmoins, il met un point d'honneur à ne pas être l'homme derrière le bureau, celui qui tire les ficelles depuis son nuage paisible. Il met la main à la pâte et entend donner à son camp une efficacité jamais atteinte autrefois .
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Templiers

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Mar 18 Sep - 23:01 ()
One day it's fine and next it's black
So if you want me off your back @Jo C. Duval
Jo jouait la carte de l’intégrité, en se débarrassant de la question qui gênait. Au fond, ce n’était pas des mensonges qu’il était en train de lui servir. Il n’y avait rien de plus crédible qu’un soupçon de vérité dans une grande omission. Elle ne pouvait pas se permettre de remettre en cause ses valeurs à lui, alors que lorsqu’ils s’étaient rencontrés, elle s’apprêtait à faire sauter tout un bâtiment dans un but encore obscur. Il fallait assumer qu’ils jouaient tous les deux dans l’ombre, qu’ils se complaisaient dans leurs activités répréhensibles qu’elles aient un but louable ou non. Arthur haussa les épaules et choisit de jouer les rabats joies en remettant en question tout ce qu’elle faisait. Un homme comme celui qu’elle avait choisi d’attaquer surveillait méticuleusement ses arrières. Pas à la manière d’un criminel mafieux, comme elle s’y attendait certainement, mais plutôt comme une âme revenue du tréfonds des enfers qui ne souhaitait pas être découverte. Il la laissa enfin s’intéresser au compte en banque d’un Romanski plutôt occupé au quotidien, tandis qu’il s’infiltra dans son intimité en investissant son placard. La maline ne manqua pas l’occasion de le charrier à son tour sur ses méthodes. Malgré lui, Arthur ne put retenir un sourire. Elle était tout aussi insupportable que lui. L’égo mal placé, à ne pas supporter une seule critique, avait toujours besoin de se défendre avec une nouvelle pique pour remettre les compteurs à zéro. C’était de bonne guerre et le templier continua minutieusement sa fouille jusqu’à ce qu’il estime en avoir assez. Il savait combien c’était tentant de tout retourner, d’explorer le moindre millimètre du périmètre investi. Mais il savait aussi combien le temps leur était compté. Romanski ne tarderait pas avant de remonter dans son antre, certainement pour vérifier si une proie gracile ne l’y attendait pas, tout sourire. Il referma sagement l’armoire et se retourna avant de se retrouver face à la silhouette de Jo. Le palpitant s’agita, prouvant bel et bien qu’il ne supportait pas une proximité de moins d’un mètre entre eux. Pourquoi ? Était-ce l’adrénaline de faire face à une poseuse de bombe qui avait bien failli le tuer en un claquement de doigts au nez et à la barbe d’êtres surnaturels qui fomentaient sa chute depuis des années ? La demoiselle avait tenu le fil de sa vie entre ses doigts fins, avait joué avec, l’avait fait trembler comme la toile d’une araignée, avant de s’enfuir. Elle avait éveillé son intérêt, la pauvre. Une fois de plus, elle attisa l’impossible, tripotant la poche avant de sa veste, et sous-entendait que ce pauvre costume ne lui survivrait pas. En d’autres circonstances, certainement pas. Mais alors que le palpitant réclamait à nouveau qu’elle joigne le geste à la parole, la raison d’Arthur demeurait irrépressiblement accrochée à sa mission. Raccrochée au seul élément de la réalité qui pourrait l’empêcher de décoller littéralement de terre, ici et maintenant.

Puis le bip fatal résonna dans la suite, comme un réveil indésirable. Arthur sursauta et suivit machinalement la jeune femme jusque dans la salle de bains. Très mauvaise idée que de s’enfermer dans une pièce sans issue. Il s’apprêtait à répliquer, mais à peine ouvrit-il la bouche que Jo était en train de retirer sa robe. La nuisette de soie apparut devant ses yeux ébahis et l’homme resta interdit quelques secondes. Pourquoi, fut-il suffisamment stupide pour s’interroger. Ses yeux clairs se perdirent dans la cascade brune qui tomba sur ses épaules à peine couverte d’une fine liane de tissu. Déjà, le prédateur réclamait son présent nocturne et avant même qu’Arthur eut le temps de protester face à l’idée stupide qu’elle venait d’avoir, Ophélie l’avait déjà abandonné à son triste sort et était sortie le rejoindre. Il demeura devant la porte fermée, à écouter les minauderies d’un couple sur le point de passer une très longue nuit mouvementée. Ses flatteries à elle fit naître un nœud très désagréable dans son estomac. Son impatience à lui le faisait enrager et il dût se mordre fort le poing pour se retenir d’intervenir. Il n’avait pas intérêt à toucher à un seul de ses cheveux, tout comme elle n’avait pas intérêt à se laisser faire. Il entendit les flûtes de champagne s’entrechoquer et sur le coup, le doute l’envahit. Il demeura de longues secondes – des minutes peut-être – impuissant, prêt à débouler s’il n’y avait que son instinct pour le guider. Il ne remarqua même pas que le silence était tombé de l’autre côté de la porte.

Elle l’appela à nouveau et Arthur ouvrit la porte à la volée. « Tu es folle ou quoi ? » Au vu du démon profondément avachi la tête dans l’oreiller, elle l’avait droguée. Elle avait de la chance, ça aurait pu s’avérer totalement inefficace. Il lui en voulait vraiment. De quoi, ça restait à déterminer. « On se casse. » Pas question de discuter. Il lui tendit sa robe, le temps qu’elle l’enfile, puis cala sa veste sur ses épaules, oubliant tout le contenu compromettant qu'il avait laissé à l'intérieur. « Si tu pouvais pleurer un peu, on ne se fera pas embêter sur le chemin de la sortie. » Dans tous les cas, les gens ne prendraient pas la peine d’arrêter une demoiselle en pleurs qui filait aux côtés d’un homme officiellement respectable. Arthur tourna vite le dos à Romanski pour se retenir de lui en décoller une pour le plaisir et s’empressa de pousser Jo vers la sortie. Déguerpir vite. Loin de ce fiasco.
- a game of shadows, shall we play ?  -

_________________

SPLEEN
Revenir en haut Aller en bas
avatar
crash like lightning
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gameofshadows.org/t2012-could-be-brave-or-insa http://www.gameofshadows.org/t5642-jo-c-duval-revo#147882
homecoming : 19/02/2017
Messages : 1534
pretty face : jlc
julius caesar : tony stark (av)
the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide.
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Revolutionnaires

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur Ven 21 Sep - 14:06 ()
one day it's fine and next it's black
« Darling you got to let me know, should i stay or should i go ? If you say that you are mine, I will be here til the end of time. »

Ce n’était pas le plan, qu’elle songe en fixant le plafond, allongée dans sa nuisette sur le lit, un russe démoniaque qui prend une sieste sur son épaule. Pas le plan du tout. Ça aurait pu mal tourner en tellement d’occasion. Elle l’a su à la minute où elle a lu les interrogations d’un Arthur qui désapprouvait jusqu’à adorablement faire tressaillir ses sourcils. Du moins, jusqu’à ce qu’elle retire cette robe et alors, les sourcils ne tressaillirent plus du tout pour la même raison. Elle en sourit béatement, l’impitoyable. La question était, avait-elle eu vraiment besoin de se dévêtir pour accueillir Romanski, l’attirer, lui faire boire ce champagne ? Sans doute pas. Mais, Jo, elle était en roue libre depuis qu’Arthur a débarqué et explosé son plan. Elle s’extirpe de sous la carcasse, espérant secrètement que le bonhomme était encore en vie, ignorant les doses normales de ce genre de drogues, elle avait glissé toute la bouteille de somnifère offerte généreusement par la vox. Puis elle appelle le chevalier, s’attendant à ses foudres qui ne tardèrent pas.  

« Tu es folle ou quoi ? » Il a raison, mais elle a l’égo qui concurrence le sien. « Le mot que tu cherches est merci. » Elle se relève, remet les bouts de vêtements, bouts de chevelure, bout de soi qui tremble sous l’adrénaline, la peur qu’elle n’avoue pas, la révo qui ne sort jamais faire ce genre de mission, la gosse sage qui sommeille encore au fond et qui lui hurle mais qu’est-ce tu fous, on est astrophysicienne, pas quoique ça est, en place. Et elle garde le regard au sol, pour qu’il ne lise rien de la faiblesse passagère, la silhouette autrement de marbre. « On se casse. » Encore une fois, il est la raison qui l’emporte. Un hochement de tête alors qu’elle saisit la robe remise rapidement sur le corps de porcelaine. Elle s’apprête à sortir lorsqu’elle sent la chaleur de la veste sur ses épaules, lève ses ambres vers les océans tumultueux avec surprise puis reconnaissance. « Merci.. » Elle voudrait rajouter quelque chose mais, par manque d’inspiration ou par soucis de conserver ce jeu qui leur permet d’esquiver, elle se contente d’un sourire tendre.

Les quelques secondes de paix sont bientôt noyées dans la tempête de leur fuite en avant. « Si tu pouvais pleurer un peu, on ne se fera pas embêter sur le chemin de la sortie. » Tandis qu’li la pousse vers la sortie, elle s’agrippe à son bras. « Je ne pleure pas. Je ne vois pas pourquoi je pleurerai, il y a juste eu ce type qui m’a ramené dans sa chambre, et sans avoir le temps de faire quoique ce soit, il m’a sauté dessus et c’est vrai que j’ai eu peur, mais, » et jo qui se métamorphe à chaque mot en ophélie apeurée, les yeux qui se rougissent, et la lèvre qui tremble et interromps d’un reniflement qui annonce les larmes factices. « je vais pas pleurer, pour ça, j’ai juste peur, parce que si vous aviez pas été là, je sais pas ce que j’aurai fait, parce qu’il aurait pu … ‘fin tout ça tout ça. » Ponctue-t-elle en reprenant un air joueur.

Dans les couloirs, elle peine à suivre les grands pas précipités du haut des talons mal rattachés. Avec ça, et la robe remise en un éclair et les cheveux détachés, la Duval avait tout l’allure d’une fille qui s’est envoyé en l’air dans le placard et réconfortée par un grand gaillard. Elle maintient la prestation de ses sanglots discrets (il s’agit de ne pas alerter la police non plus) alors qu’ils passent devant deux couples d’un âge avancé qui s’efforcent de ne rien remarquer. C’est là qu’elle glisse ses doigts dans les poches de la veste du gentleman à la recherche d’un mouchoir et que ces derniers s’entrechoquent contre des trésors insoupçonnés. Les rouages de l’esprit ne font qu’un tour tandis qu’elle ne laisse rien transpercer de sa surprise pouvant alerter Arthur. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne se rende compte, une fois sortie de l’urgence dans laquelle ils sont plongés, de ce qu’il a malencontreusement mis à disposition de la divine.

Ainsi, arrivés dans le hall qui sépare les chambres de l’hôtel de la salle de réception où le bal continuait de valser, Jo s’élance soudainement vers une vieille femme aux rubis perlant autour du cou. « Les hommes sont tous des porcs ! Des porcs ! » Elle lui glisse ensuite à l’oreille de la vieille, trop heureuse d'attirée l'attention des autres passants, quelques secrets mensonges qui fit écarquiller ses prunelles à la vieille dame puis jeter un regard outré à Arthur. « Jeune homme, ce n’est pas une façon de traiter une femme ! Sachez que de mon temps … » Libérée de l’emprise du roi, qu’elle tenait près pourtant quelques minutes plus tôt, et ayant lâchée une lady furieuse sur lui, Jo lui envoie un baiser du bout des doigts et disparaît parmi les danseurs, agile fantôme au trésor contre le cœur.

_________________
mama bore a girl with a gun for a mouth and lips bleeding red. Lashes curled for war, onyx armour for my eyes, tongue waxing lyrical of both beauty and battle cries
i don't want your crown. see i've come to burn. your kingdom down
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
crash like lightning
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Sujet: Re: {{ it's an artificial nocturne ✣ arthur ()
Revenir en haut Aller en bas
 
{{ it's an artificial nocturne ✣ arthur
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Quand la virée nocturne se transforme en cauchemar | Nicolas de Ruzé |
» Un article pour le Roi Arthur !!!
» Escapade nocturne [Galyana]
» Entretien nocturne [Ashenie de Sephren]
» Combat nocturne ou dans des lieux plus que sombres.
like lightning
if you ride
ϟ you're gonna crash like thunder ϟ

a game of shadows :: Paris :: Nord-ouest :: Premier arrondissement