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 and the walls kept tumbling down ✱ jo
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Sujet: and the walls kept tumbling down ✱ jo Sam 18 Nov - 12:34 ()


and the walls kept tumbling down
— Avec @jo c. duval


Roger est sans nul doute un homme de simplicité menant une vie sans anicroche guidée par des désirs modestes. Une vie presque ennuyeuse sans que cela ne lui pose le moindre problème. Aujourd'hui âgé de cinquante et un an, c'est avec une grande satisfaction qu'il compte les années restantes avant l'arrivée de la retraite. En regardant son sourire s'étirer sous une moustache mal entretenue, on peut aisément affirmer que Roger est un homme heureux. Alors quand au beau milieu de la nuit un bruit se fit entendre au cœur de l’hôtel de ville, c'est en bougonnant que le gardien débuta son inspection.

« Rangez votre arme et oubliez que vous nous avez vu ! » Ça éclate dans sa tête, lui vrille les tympans et obscurci sa vue. D'un air absent il fait ce qu'on lui ordonne sans même se rendre compte des picotements qui ont envahi le bout de ses doigts. D'un pas traînant il s'éloigne tout en demandant à la sirène qui hurle au dehors de la fermer.

Trop tard. Il devait avoir prévenu les flics avant de se montrer, avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que de gamines en colère. Adèle saisit Jo par le bras pour ne plus la lâcher. Avec force la jeune femme l'embarque dans son sillage, le cœur au bord des lèvres. Une sensation qui ne la dérange plus, qu'elle connait bien. Ad l'accueille à bras ouverts car elle estompe, pour un temps, la haine qui coule dans ses veines. Elle ne sent plus rien, ne voit plus rien, si ce n'est le froid mordant ses joues et Paris qui leur offre ses rues. Sous les étoiles les sœurs Duval courent à en perdre haleine.

C'est entre les murs de l'Hôtel du centre qu'elles trouvent refuge. Adèle et Jo se planquent dans les ombres des anciens lustres de cristal et des fauteuils éventrés. Seuls leurs souffles saccadés brisent le silence des lieux. Insatisfaite de leur sécurité précaire, Adèle ne s'arrête pas. Elle traverse le hall d'entrée, les cuisines, les vestiaires des employés, jusqu'à atteindre la salle de repos bordée de vitres. D'ici elles pourront s'enfuir si la situation l’exige à nouveau.

« Jo tu... » Sa voix meure quand la jeune femme croise le regard hanté de Jo. Sa sœur se tient dans l'encadrement de la porte et l'observe comme une étrangère pourrait le faire. Minutieusement et avec méfiance. Rien ne se brise car tout l'a déjà était, mais Adèle sent que l'on piétine les morceaux d'elle-même qui jonchent le sol de son âme. Elle se tient immobile, les lèvres scellées par la peur, comme pour retarder ce foutu moment où tout va basculer. Elle ignore comment se justifier bien que les mots se bouscule dans sa tête. Je crois que je suis un monstre. Je ne sais pas d'où ça vient, ni quand ça a vraiment commencé. Je suis morte de trouille. Rien ne lui convient alors elle se tait Adèle. Elle se tait et en silence, implore Jo de lire entre les lignes.

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Dernière édition par Adèle Duval le Lun 15 Jan - 19:56, édité 1 fois
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the mighty bush : Pauv' humaine dans un monde de fou, trop fragile, jo, trop inconsciente et rien pour se défendre qua sa langue acérée et ses coups dans le vide. Si elle savait, la gamine, l'tonnerre dans la poitrine qu'elle se cache. (électrokinésie en déni)
these streets : Jo, la révo, la vox populi, qui sait rien que ce coeur ne veut lui dire, rien que les secrets qui s'entassent, les mystères, les hallucinations, des trucs qu'elle voit, qu'elle comprend pas. Jo, la scientifique sans plus d'certitudes que l'monde fout le camp.

Sujet: Re: and the walls kept tumbling down ✱ jo Dim 10 Déc - 13:59 ()
and the walls
kept tumbling down
. ☾ .
what happened to the soul that i used to know ?

Elle court, jo, elle court à en perdre ses poumons. Elle réfléchit pas, elle bourdonne. Dans sa tête, c’est un foutu bourdonnement ininterrompu. Elle a peur de ce qui pourrait bien apparaître dans la cervelle si elle se permettait une seule pensée cohérente. Elle a que des flashs, la gamine. Couleurs vives, les tags sur les murs, et la voix d’ad. Elle court mais elle est coincée là-bas, dans l’bureau du maire, coincée dans son souvenir. Parce qu’elle ne comprend pas. Ptêt bien qu’elle rêve. Ptêt qu’elle va se réveiller en haletant. Mais elle court, et elle se réveille pas, et elle voit Ad qui court devant elle, et elle ne se réveille pas non plus, et y’a la sirène, et y’a ce gars qu’a obéit comme un toutou et y’a la cabosse de jo qui puise dans des trésors d’imagination pour rationnaliser ce qu’est pas rationnalisable. C’est pas la première connerie qu’elle a vu, la révo. Paris disjoncte sérieusement. Mais merde, c’est sa sœur, sa sœur qui n’a pas disparu elle, alors elle n’a pas le droit de devenir incertaine. C’est son ancre, et déjà jo se sent couler.

La voix d’ad, ce mystère, s’élève de nouveau et la gamine réalise qu’elles ne courent plus. Leurs reflets décousus miroitent dans les vitres. Courbée, l’souffle qui se fait rare dans la cage rouillée, elle s’appuie contre le mur. Ses yeux qui fuient, ses yeux qui s’attardent partout à part sur la figure qui murmure des choses qui lui échappe. Morte de trouille. Merde, jo se mord la lèvre. C’est ptêt bien la première fois qu’ad elle admette avoir peur de quelque chose devant sa cadette. Elle voudrait lui dire que c’est faux, qu’elle est pas un monstre, qu’elle peut pas dire des trucs comme ça, qu’elle ne sait même pas ce qu’elle a vu, qu’elles ont qu’à faire comme si, comme si c’était jamais arrivé, revenir à l’oubli, au déni, à l’invisible. Mais les lèvres sont scellées. Le mensonge implose.

« Je sais même pas de quoi on parle, ad. C’était quoi ? Qu’est-ce t’as foutu pour qu’il t’obéisse comme ça ? Tu l’as payé et tu me l’as pas dit ? Je veux juste comprendre … » La scientifique, elle refuse de voir autre chose, pourtant, putain, ça sonne tellement faux. Si c’était seulement ça, alors pourquoi elle ne peut plus la regarder dans les yeux ? Pourquoi tous les moments où elle a vu l’autorité naturelle d’ad paraître suspecte et qu’elle a détourné le regard lui revienne en boomerang ?

« Depuis quand ? » Elle glisse au sol, les doigts qui s’emmêlent dans ses cheveux. Les questions qu’elle voulait éviter qu’afflue à lui faire exploser la raison. « T’as … T’as déjà fait ça sur moi ? » Dis, ad, est-ce que tu lui as déjà volé sa volonté à elle aussi ? Les flics, la fuite, elle n'y pense plus, elle n'y arrive plus, il n'y a qu'ad qu'elle lui sent glisser entre les doigts.

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